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2 février 2026

L’EMPIRE VERTUEUX

par Rafael Poch-de-Feliu*

 

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Après Gaza, la question qui taraude une partie de l’opinion publique européenne, particulièrement consciente, est comment expliquer la complicité et la coopération des gouvernements, des institutions et des médias européens avec le génocide colonial israélien. La réponse se trouve dans l’histoire : c’est l’histoire coloniale européenne qui lie les gouvernements occidentaux au massacre perpétré par Israël.

L’industrie du divertissement est un instrument fondamental de l’hégémonisme occidental. En étroite collaboration avec les pouvoirs politique, militaire, financier et médiatique, sa production s’infiltre quotidiennement dans tous les foyers, jouant un rôle idéologique clé, parfaitement identifié et connu. Rétrospectivement, l’industrie hollywoodienne a réussi à transformer en récits d’exploits héroïques, épopées et histoires romantiques, une véritable encyclopédie universelle de l’infamie, qu’est l’histoire du colonialisme européen, et plus particulièrement celui des Britanniques, parents directs de l’hégémonie actuelle. La liste des films glorifiant les grands crimes coloniaux reste à établir, mais il suffit de citer des classiques comme « Lawrence d’Arabie » (1962), « 55 jours à Pékin » (1963), « Zulu » (1964) ou « Khartoum » (1966) pour se souvenir comment toute une génération a grandi bercée et divertie par ce genre exaltant, dont elle a intériorisé la légende.

Il est instructif de comparer toute étude sérieuse sur les agissements de l’Empire britannique en Inde ou en Chine avec des films comme « Victoria & Abdul » (2017) de Stephen Frears ou « Tai Pan » (1986) de Daryl Duke, afin de saisir toute l’horreur de ces bombardements. Frears présente la profonde amitié entre la reine Victoria et son serviteur indien à une époque où les Indiens mouraient de faim lors de crises effroyables directement liées à la gestion coloniale. Le film de Duke s’inspire de la personne de William Jardine (1784-1843) pour construire une fiction romantique, érotique et héroïque autour du plus célèbre trafiquant de drogue de l’histoire, qui a plongé 150 millions de Chinois dans la toxicomanie et est devenu l’un des hommes les plus puissants et les plus riches de son temps.

Maintenu pendant plus de deux siècles par la violence, le racisme et l’exploitation, l’Empire britannique se présente toujours de la manière la plus hautaine et arrogante comme une entreprise civilisatrice et exemplaire, aux côtés des empires français, espagnol, portugais, etc., déclarés défectueux ou ayant manifestement échoué.

« Pour certaines nations, l’Espagne par exemple, l’ouverture du monde fut une invitation à la prospérité, à la splendeur et à l’ambition – une façon de faire traditionnelle. Pour d’autres, comme les Pays-Bas et l’Angleterre, ce fut l’occasion d’innover, de surfer sur la vague du progrès technologique », écrit David S. Landes (dans : « La Richesse et la Pauvreté des Nations », 1998). Cette cohérence avec la notion plus qu’ambiguë de « vecteur de progrès » que l’illustre historien de Harvard met si volontiers en avant, pourrait expliquer la nostalgie actuelle et renouvelée de l’Empire britannique, à propos de laquelle deux auteurs critiques du phénomène (Hickel et Sullivan) mettent en garde. « Des ouvrages très influents tels que « Empire : Comment la Grande-Bretagne a façonné le monde moderne » de Niall Ferguson et « Le Dernier Impérialiste » de Bruce Gilley ont affirmé que le colonialisme britannique avait apporté prospérité et développement à l’Inde et aux autres colonies. Il y a deux ans, un sondage YouGov révélait que 32 % des Britanniques étaient fiers de l’histoire coloniale de leur pays », notent-ils.

Ce même orgueil envers le passé colonial est, sans aucun doute, honteusement présent dans de nombreuses autres anciennes nations impériales, mais nulle part ce sentiment n’a autant de conséquences sur le présent que chez les « Anglais des deux côtés de l’Atlantique », que Benjamin Franklin a définis comme « le noyau le plus important du peuple blanc ».

« L’empire britannique, tel qu’on le connaissait, a officiellement pris fin dans les années 1960, mais son héritage malheureux perdure dans le monde d’aujourd’hui, où de nombreux conflits éclatent dans les anciens territoires coloniaux », observe Richard Gott dans son ouvrage de référence sur l’impérialisme britannique (Britain’s Empire, 2012). « Si la Grande-Bretagne a connu un tel succès avec ses colonies, pourquoi autant d’entre elles demeurent-elles des foyers majeurs de violence et de troubles ? », s’interroge-t-il. Les Britanniques – désormais réduits au rang de simples adjoints de shérif, plus encore que le reste des Européens – « ont continué à mener des guerres sur les terres de leur ancien empire au XXIe siècle, et une grande partie de la population britannique est revenue sans broncher à son ancienne attitude consistant à accepter sans questionner ce qui est fait en son nom aux quatre coins du monde », affirme Gott. Le rôle que la « civilisation », le « commerce » et le « christianisme », imposés aux « sauvages », ont joué au XIXe siècle est aujourd’hui tenu par l’idéologie des droits de l’homme, de l’égalité des sexes et d’autres causes nobles. Dès lors, se remémorer les exploits exemplaires d’un tel empire vertueux n’est pas un simple exercice historique, mais une nécessité pour comprendre le présent, et notamment comprendre la complicité européenne (politique, financière, commerciale, militaire et médiatique) dans le génocide palestinien.

Le goulag britannique

L’Empire britannique était une dictature militaire où les gouverneurs coloniaux imposaient la loi martiale à la moindre dissidence. Pendant plus de deux siècles, il fut le théâtre de révoltes incessantes et d’une répression féroce. Dans la métropole même, des centaines de milliers de personnes étaient détenues dans le Goulag insulaire de sa majesté. Surtout après que l’indépendance des États-Unis ferma ce territoire colonial du Nouveau Monde – durant les trente années précédant 1776, un quart des immigrants arrivant dans le Maryland étaient des condamnés –, des îles des Caraïbes comme les Bermudes et Roatán au Honduras, des îles asiatiques comme Penang en Malaisie, et des îles de l’océan Indien comme les Seychelles et les îles Andaman devinrent faisaient partie de la colonie pénitentiaire insulaire britannique, qui envoya également de nombreux prisonniers indiens et chinois à Singapour.

Au XIXe siècle, les Seychelles servirent de prison pour les chefs de révoltes et les notables locaux de Zanzibar, de Somalie, d’Égypte et du Ghana qui, pour une raison ou une autre, ne pouvaient être exécutés. L’archevêque Makarios, chef du nationalisme hellénique à Chypre, y fut emprisonné jusqu’en 1956. Mais c’est l’Australie, ce grand continent insulaire qui offrait un espace illimité, la destination idéale dont le gouvernement avait besoin pour les déchets sociaux de sa catastrophique révolution industrielle, une étape importante de ce « progrès » idéalisé par Landes.

En 1840, la moitié de la population de Tasmanie, soit environ 30 000 personnes, était composée de condamnés. L’entretien des prisonniers dans les prisons métropolitaines étant coûteux, la peine minimale de déportation en Australie, même pour des délits mineurs, était de sept ans. Entre 1788 et 1868, 162 000 condamnés furent envoyés en Australie, dont 4 000 syndicalistes, chartistes, luddites, les célèbres « Filles de Rebecca » galloises, qui brisèrent les péages et les barrières pour protester contre la privatisation et les taxes routières, ainsi que 2 000 révolutionnaires irlandais.

La situation terrible de ceux qui, persécutés et condamnés par la métropole, se vengeaient et massacraient les populations autochtones des colonies – une situation si tragiquement observée aux États-Unis avec les nations amérindiennes – se répéta dans d’autres colonies européennes et en Australie. En 1824, le gouverneur militaire de Nouvelle-Galles du Sud autorisa les colons, dont beaucoup étaient d’anciens bagnards déportés, à tuer les Aborigènes à leur guise. Ce gouverneur s’appelait Thomas Brisbane, et son nom de famille est aujourd’hui celui d’une des principales villes australiennes.

La famine en Irlande

Certains considèrent la famine chinoise survenue pendant le Grand Bond en avant (1958-1962) comme la pire de l’histoire. Un siècle plus tôt, la famine irlandaise (« An Gorta Mór ») fut considérablement plus dévastatrice, compte tenu de la proportion de la population touchée. Avec huit millions d’habitants, la famine et ses conséquences firent entre un et deux millions de victimes en Irlande. Certaines régions perdirent un tiers de leur population, la moitié par décès et l’autre moitié par émigration. (Patrick Joyce, 2024, « Remembering Peasants : A Personal History of a Vanished World »).

« J’ai visité les vestiges désolés de ce qui furent jadis de nobles peaux-rouges dans leurs réserves d’Amérique du Nord et j’ai exploré les quartiers noirs où les Africains sont dégradés et réduits en esclavage », écrivait James Hack Tuke, un philanthrope quaker anglais, dans une lettre de 1847 après sa visite au Connaught, « mais je n’ai jamais vu autant de misère, ni une telle dégradation physique, que celle des habitants des vasières d’Irlande ».

D’autres pays, comme la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Russie, ont également subi des épidémies de mildiou de la pomme de terre en 1846-1847. Cependant, contrairement à ce qui s’est passé en Irlande sous domination britannique, ils ont interrompu leurs exportations d’autres denrées alimentaires pour compenser les pertes. La politique britannique privilégiait l’exportation des produits alimentaires irlandais, une stratégie dont le maintien était jugé plus important que la vie des Irlandais. L’une des figures clés de cette politique, le sous-secrétaire d’État à l’Échiquier Charles Trevelyan, était davantage préoccupé par la « modernisation » de l’économie irlandaise que sauver des vies humaines et voyait donc dans la famine une occasion de mettre en œuvre des réformes radicales en faveur du libre échange.

« Nous n’avons aucun doute que, compte tenu des lois insondables mais immuables de la nature, le Celte est moins actif, moins indépendant et moins travailleur que le Saxon. C’est la condition archaïque de sa race », écrivait le Times, principal journal du pouvoir impérial.

L’Economist, ce même hebdomadaire qui, dans les années 1990, vantait les mérites de la thérapie de choc russe – responsable de la mort d’un demi-million de personnes, principalement des hommes en âge de travailler – tout en dénonçant les réformes chinoises imparfaites, publia un éditorial le 30 janvier 1847 consacré à la crise irlandaise : « les innocents souffrent aux côtés des coupables est une triste réalité, disait-il, mais c’est l’une des conditions essentielles à l’existence de toute société. Toute violation des lois de la morale et de l’ordre social entraîne sa propre punition. C’est la première loi de la civilisation ». (Extrait de : « The Economist and the Irish Famine » – Crooked Timber)

Dès le XVIe siècle, la dîme était en vigueur en Irlande, imposant à la population irlandaise, majoritairement catholique, de verser un dixième de son revenu annuel pour financer l’Église protestante. Jusqu’en 1829, les catholiques refusant de prêter serment d’allégeance à la Couronne étaient exclus de toute fonction publique. Durant la famine, des théologiens protestants anglais attribuèrent le mildiou de la pomme de terre au « papisme », c’est-à-dire au catholicisme, qui, selon eux, avait « provoqué la colère de Dieu ». L’hebdomadaire satirique Punch publiait régulièrement des caricatures représentant les Irlandais comme des singes brutaux, sales, paresseux et violents, seuls responsables de leur propre malheur.

En 1847, tandis que le Times ignorait les ravages de la famine, une campagne d’aide fut lancée aux États-Unis, révélant l’inaction du gouvernement londonien. Des colis étiquetés « Irlande » furent acheminés gratuitement par voie ferrée, et 114 navires furent affrétés pour transporter l’aide.

L’holocauste irlandais s’est poursuivi pour ceux qui ont réussi à émigrer. Au cours du dernier des trois siècles de la traite négrière, durant lesquels quelque dix millions d’Africains furent déportés vers le Nouveau Monde, dont la moitié périrent lors de la capture et du transport, selon l’un des plus grands historiens de ce commerce (Joseph Miller, 1988, dans « Way of Death »), les émigrants irlandais connurent un sort semblable à celui du reste du monde. Sur les navires anglais qui transportaient les émigrants irlandais vers l’Amérique, les conditions étaient si épouvantables qu’un quart d’entre eux mouraient pendant la traversée ou dans les six mois suivant leur arrivée dans le Nouveau Monde. Le taux de mortalité sur ces navires, surnommés « navires cercueils », n’était pas inférieur à celui des navires transportant les Africains réduits en esclavage vers les colonies.

Le fait que ce taux de mortalité fût particulièrement élevé sur les navires britanniques témoigne d’une négligence criminelle manifeste : pour chaque migrant mort à bord d’un navire des Etats-Unis, il y en avait quatre sur un navire britannique, et pour chaque malade arrivé aux États-Unis sur un navire étasunien, cinq arrivaient sur un navire britannique. En 1847, sur les 98 000 migrants arrivés au Canada à bord de navires britanniques, 25 000 périrent durant la traversée ou dans les six mois suivant leur arrivée. Ces faits furent rapportés par la presse étasunienne et canadienne, mais le Times de Londres les passa sous silence. Le gouvernement britannique ne commença à agir qu’en 1854, sept ans plus tard. (Thomas Gallagher, « Famine in Ireland : Pady’s Elegy », 2007).

L’industrie du divertissement a largement ignoré la famine irlandaise, mais en 2018, une rare exception irlandaise, produite au Luxembourg, a vu la sortie de « Black 47 », réalisé et écrit par Lance Daly. Ce film d’action trépidant au rythme de western se déroule sur fond de cette tragédie historique. Le Times a souligné cette fois la « théâtralité machiste » du film, notant que « tout est profondément absurde, mais dans un contexte d’une profondeur troublante ». L’Independent a insisté sur le caractère « excessivement sombre » de ce qu’il a qualifié de « western de pacotille », en référence aux westerns spaghetti, et le Guardian a déploré que « les méchants caricaturaux amoindrissent l’impact » de ce film par ailleurs excellent, qui a néanmoins connu un succès commercial.

L’Irlande en Occident et la Birmanie en Orient furent les territoires les plus puissants et tenaces dans leur résistance aux Britanniques, la répression y fut donc particulièrement brutale, mais en Inde aussi, les convulsions, les famines et les révoltes étaient chroniques.

Inde

Selon une estimation récente, la colonisation britannique aurait causé la mort d’environ 100 millions de personnes en Inde entre 1880 et 1920, conséquence de l’appauvrissement de la population et de l’aggravation des famines (Jason Hickel, Dylan Sullivan, « Comment le colonialisme britannique a tué 100 millions d’Indiens en 40 ans »). « Il s’agit de l’une des plus grandes crises de mortalité induites par des politiques de l’histoire de l’humanité », soulignent les auteurs. « Ce chiffre est supérieur au nombre cumulé de décès survenus lors de toutes les famines en Union soviétique, en Chine maoïste, en Corée du Nord, au Cambodge de Pol Pot et en Éthiopie de Mengistu », toutes survenues au XXe siècle, précisent-ils. Auparavant, en 1770, une grande famine avait frappé le Bengale, emportant environ 10 millions de ses habitants, soit un tiers de la population. La situation avait été aggravée par le monopole du riz et d’autres produits imposé par la Compagnie Britannique des Indes Orientales, qui administrait le territoire. L’effondrement et les taxes, combinés à la sécheresse et à la famine, marquèrent le début de la domination britannique en Inde, une situation qui allait perdurer pendant 200 ans.

Dès son arrivée sur le sous-continent indien au XVIIe siècle, la Grande-Bretagne a anéanti le secteur manufacturier indien, qui exportait des textiles dans le monde entier. Le régime colonial a supprimé les droits de douane sur les textiles britanniques et instauré un système de taxes et de barrières internes empêchant les Indiens de vendre leurs produits sur le marché intérieur, et a fortiori de les exporter. « Si l’histoire de la domination britannique en Inde devait se résumer à un seul fait, ce serait celui-ci : entre 1757 et 1947, le revenu par habitant n’a pas augmenté, et dans la seconde moitié du XIXe siècle, il a certainement diminué de plus de 50 % », affirme Mike Davis (« Late Victorian Holocausts », 2002). Cette nouvelle économie coloniale a rendu les populations vulnérables aux sécheresses et aux catastrophes naturelles qui ont engendré des famines. Selon l’historien Robert C. Allen (« Global Economic History : A Very Short Introduction », 2011), sous domination britannique, l’extrême pauvreté est passée de 23 % en 1810 à plus de 50 % au milieu du XXe siècle, les salaires réels ont baissé et les famines sont devenues plus fréquentes et meurtrières. Un passé lointain ?

Winston Churchill, figure politique britannique majeure de la Seconde Guerre mondiale, décédé en 1965, était un raciste notoire. Dans les années 1940, il qualifia les Indiens de « peuple bestial doté d’une religion bestiale » et, concernant la famine de 1943 au Bengale, qui fit trois millions de morts, il affirma que « c’était leur faute, car ils se reproduisaient comme des lapins ». En 1919, Churchill se déclara « entièrement favorable à l’utilisation de gaz toxiques contre les tribus non civilisées ». Dans les années 1930, il décrivit les Palestiniens comme des « hordes barbares qui ne mangent que de la bouse de chameau ». Avant la guerre, il admirait Mussolini (« Je ne pouvais m’empêcher d’être charmé par son allure douce et modeste, et par son calme serein ») et il avait des mots élogieux pour Hitler en 1937, année de Guernica : « On peut détester le système d’Hitler tout en admirant ses réalisations patriotiques. Si notre pays était vaincu, j’espère que nous trouverions un champion tout aussi admirable, qui nous redonnerait courage et nous ramènerait à la place qui nous revient parmi les nations ». Lors de la campagne électorale de 1955, Churchill proposa un slogan pour le Parti Conservateur, slogan que de nombreux Européens approuvent encore aujourd’hui : « Gardons la Grande-Bretagne blanche ».

Rafael Poch de Feliu* pour sa page personnel Rafael Poch de Feliu

Rafael Poch de Feliu. Catalunya, le 28 janvier 2026.

*Rafael Poch-de-Feliu (Barcelone, 1956) a été correspondant international pendant 35 ans, principalement en URSS/Russie (1988-2002) et en Chine (2002-2008) pour le journal La Vanguardia. Il a également été correspondant à Berlin pendant neuf ans, avant et après la chute du mur, ainsi qu’à Paris. Dans les années 70 et 80, il a étudié l’histoire contemporaine à Barcelone et à Berlin-Ouest, a été correspondant en Espagne pour Die Tageszeitung, rédacteur pour l’agence de presse allemande DPA à Hambourg et correspondant itinérant en Europe de l’Est (1983-1987). Il est l’auteur de plusieurs livres : sur la fin de l’URSS (traduit en russe, chinois et portugais), sur la Russie de Poutine, sur la Chine, et d’un petit essai collectif sur l’Allemagne de la crise de l’euro (traduit en italien). Ces dernières années, il a enseigné les relations internationales. Blog personnel : https://rafaelpoch.com

Traduit de l’espagnol depuis El Correo de la Diáspora par : Estelle et Carlos Debiasi.

El Correo de la Diaspora. Paris, le 2 février 2026.

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