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9 octobre 2013

Les Etats-Unis d’Amérique et sa guerre secrète dans 120 pays

par Nick Turse *

 

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En chaque endroit de cette planète, un commando étasunien est en train de mener à bien en ce moment une mission. Même si nous répétons cela 70 fois… cela n’aura pas suffi pour aujourd’hui. Sans que le peuple américain n’en sache rien, une force secrète à l’intérieur de l’armée des EU a entrepris toute une série d’opération dans une majorité des pays du monde. Cette nouvelle élite du pouvoir dans le Pentagone se livre à une guerre globale dont la taille et l’étendue n’ont encore jamais été révélées jusqu’ici.

Depuis qu’une SEAL (Sea, Air, Land, groupes conjoints dont l’emblème est le phoque. NdT) de la Marine US eut mis une balle dans la poitrine et une autre dans la tête de Osama Bin Laden, après avoir donné assaut au refuge dans lequel il était caché au Pakistan, une des plus secrètes parmi les unités d’opération sous couverture de l’armée US s’est convertie en centre de l’attention générale. Voilà qui est peu commun. Malgré que l’on sache que les Forces d’Opérations Spéciales des EU sont déployées dans les zones de guerre d’Afghanistan et d’Irak ; et qu’il soit toujours plus évident que ces unités interviennent dans des zones conflictuelles difficiles, comme le Yémen ou la Somalie ; l’extension totale de ces guerres, d’une ampleur mondiale est restée profondément enfouie dans l’ombre.

L’année passée, Karen De Young et Greg Jaffe, du Washington Post, donnèrent l’information : les forces Spéciales des EU étaient déployées dans 75 pays. A la fin de la présidence de Georges W. Bush, ces forces se retrouvaient dans 60 pays. Le porte-parole du commandement des dites Opérations Spéciales Tim Nye, me dit que pour la fin de cette année (2011) ce chiffre atteindra probablement 120. « Nous n’arrêtons pas de nous déplacer, il ne s’agit pas seulement de l’Afghanistan et de l’Irak. » dit-il récemment. Cette présence globale ‘dans près de 60 % des nations du monde et beaucoup plus étendue qu’elle ne l’était reconnue antérieurement – elle donne une nouvelle et surprenante preuve de l’existence et de la montée en pouvoir d’une élite clandestine à l’intérieur du Pentagone qui est en train d’entreprendre une guerre secrète dans tous les coins de la planète.

L’apparition d’une « armée secrète » au sein de l’armée.

Apparu depuis l’échec de l’assaut de 1980 qui tentait de sauver les otages étasuniens en Iran, dans lequel 8 soldats étasuniens perdirent la vie, le Commandement des Opérations Spéciales étasuniennes (SOCOM) fut créé en 1987. Une fois que l’armée régulière surmonta la perte de confiance et la manque de fonds des années post-Vietnam, les Forces d’Opérations Spéciales de rencontrèrent soudain unifiées, dotées un budget stable et d’un commandant 4 étoiles comme défenseur.

Depuis lors, SOCOM a grandi en proportion alarmantes en tant que force combinée. Elle est composée d’unités issues de toutes les branches de l’armée, incluant les « Bérets Verts » et les Rangers, les SEAL de la Marine, les Commandos des Forces Aériennes et les Equipes d’Opérations Spéciales du Corps des Marines, en plus d’équipages spécialisés d’hélicoptères, équipages de bateaux, personnel des affaires civiles, corps de secours paramilitaires jusqu’à des contrôleurs du trafic aérien de batailles et météorologues des opérations spéciales ; les SOCOM mènent les missions les plus secrètes et les plus spécialisées des EU.

Ces missions incluent les assassinats, attaques contre-terroristes, missions de reconnaissance de longue portée ; analyse de renseignements, entraînement des troupes étrangères et opération de contre-prolifération d’armes de destruction massive.

Un de ses éléments clé est le Commandement des Opérations Spéciales Conjointes ou JSOC, un sous commandement clandestin qui a pour missions principales la poursuite et l’assassinat de terroristes supposés. Le JSOC présente ses rapports au président et agit sous son autorité, il maintient une liste noire globale qui inclut des citoyens des EU. Il développe une campagne de « chasse et capture » extra-légale que John Nagl, un ancien conseiller en contre-insurrection du général 4 étoiles et prochain directeur de la CIA David Petraeus, appelle une machine a tuer des terroriste à dimension industrielle.

Ce programme de meurtres est accompli par des unités de commandos comme les SEAL de la Marine et les Forces Delta de l’Armée, tout aussi bien que par l’intermédiaire d’avions sans pilotes, qui font partie des guerres secrètes dans lesquelles la CIA est impliquée dans des pays comme la Somalie, le Pakistan, et le Yémen. En plus le commando dirige et contrôle un réseau de prison secrètes, sans doute jusqu’à 20 sites noires, rien qu’en Afghanistan, qui sont utilisée pour des interrogatoires.

Industrie en croissance

D’une forcé de quelques 36 000 membres au début de la décennie des 90, le personnel du commandement des opérations spéciales a augmenté pour atteindre 60 000 hommes, parmi lesquels un tiers son membres permanents de SOCOM ; les autres ont d’autres spécialités occupationnelles militaires et opèrent une tournante dans le monde entier.

La croissance des budgets de base de la SOCOM a été exponentielle depuis le 11 septembre, depuis 2001, ils ont presque triplé passant de 2300 millions de dollar à 6 300 millions. Et si on y ajoute le financement pour les guerres d’Irak et d’Afghanistan, il a plus que quadruplé atteignant 9 800 millions de dollars au cours de ces années. Il n’est donc pas surprenant que le nombre de personnel déployé à l’étranger ait quadruplé lui aussi. Des nouvelles augmentations et des opérations plus larges se pointent aussi à l’horizon.

Le général en fonction Denis Hejlik, qui auparavant était chef de Commandement des Opérations Spéciales des Forces du Corps des Marines –la dernière des branches de l’armée à incorporer la SOCOM en 2006 - annonce qu’il prévoit de doubler son unité qui est composée de 2600 effectifs. « Je les vois comme une force qui disposera de 5 000 membres, l’équivalent du chiffre de SEAL qui est sur le champ de bataille. Entre 5000 et 6000 » dit-il lors d’un déjeuner célébré au moins de juin avec un journaliste du domaine de la défense de Washington. Les plans à longue échéance exigent que la force augmente déjà de 1 000 unités effectives.

Durant sa récente audition de confirmation au Sénat, le Vice-amiral de la Marine William Mac Raven, chef entrant de SOCOM et ancien chef de JSOC (celui qui commandait lors de l’attaque de Bin Laden) obtint un rapide taux d’augmentation de 3 % à 5 % par année, cependant il luttait pour obtenir d’avantage de ressources, incluant plus d’avions téléguidés et la construction de nouvelles installations pour les opérations spéciales.

Un ex SEAL qui en certaines occasions accompagne encore les troupes sur le champ de bataille, Mac Raven, affirme que comme les forces conventionnelles sont en diminution en Afghanistan, les troupes des opérations spéciales devraient y tenir un rôle toujours croissant. En Irak, ajoute-t-il, ce serait tout bénéfice si les forces étasuniennes continuaient à travailler là une fois passée la limite de décembre 2011 pour un retrait total des troupes étasuniennes. Il assura aussi au Comité de Service Armé du Sénat que « comme ancien commandant de la JSOC, il peut affirmer qu’ils ont travaillé fort dur au Yémen et en Somalie »

Pendant un discours au Symposium Annuel des Conflits de Basse Intensité et des Opérations spéciales de l’Association Industrielle de la Défense Nationale célébré le premier de l’an, l’Amiral de la Marine Eric Olson, le chef sortant du commandement des Opérations Spéciales, signala une image de satellite obtenue de nuit. Avant le 11-s, on pouvait considérer comme zones clés les portions illuminées de la planète – dans leur majorité des nations industrialisées du Nord global – « Mais le monde a beaucoup changé au cours de la dernière décennie » dit-il. « « Notre point de vue a changé en grande mesure concernant le Sud… assurément à l’intérieur de la communauté des opérations spéciales, nous abordons les menaces émergentes depuis les zones qui ne sont pas illuminées ».

A cette fin, Olson lança le “Projet Lawrence », un effort pour augmenter les habilitations culturelles – comme les formations avancées en langues et une meilleure connaissance de l’histoire et des coutumes – pour les opérations à l’étranger. Le programme s’appelle ainsi à cause de l’officier britannique, Thomas Edward Lawrence (plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie) ; qui s’unit aux combattants arabes pour entreprendre une guerre de guérilla au Moyen-Orient durant la première guerre mondiale. Mentionnant l’Afghanistan, le Pakistan, le Mali et l’Indonésie, Olson a ajouté que le SOCOM nécessite à présent « Lawrence de toutes parts’.

Quoique Olson n’ai fait référence qu’à 51 pays qui constitueraient un objet de préoccupation pour SOCOM , Nye me dit un jour que les forces d’opérations spéciales étaient déployées dans plus ou moins 70 nations de tout le monde. Dans chacune d’elles, s’empresse-t-il d’ajouter, à la demande des gouvernements hôtes.

Selon le témoignage d’Olson au début de l’année devant le Comité des Services des Armées du Congrès, environs 85% des troupes des Opérations Spéciales déployées à l’étranger se rencontre dans 20 pays de la zone d’opération de CENTCOM dans le Grand Moyen Orient : Afghanistan, Bahreïn, Egypte, Iran, Irak, Jordanie, Kazakhstan, Koweït, Kirghizstan, Liban, Oman, Pakistan, Qatar, Arabie Saoudite, Syrie, Tadjikistan, Turkménistan, Emirats Arabes Unis, Ouzbékistan et le Yémen. Le reste étant dispersé dans le monde entier, depuis l’Amérique du Sud, au Sud Est Asiatique, quelques-unes en petit nombre, d’autres en grands contingents

Le Commando des Opération spéciale ne veut pas révéler dans quel pays ces forces sont localisées. « Il est clairement avantageux pour nous de ne pas révéler certains des lieux où nous sommes installés » dit Nye. « Toutes les nations hôtes ne désirent pas le savoir, quelles que soient les raisons, qu’elles soient internes ou régionales »

Mais ce n’est pas un secret, (ou alors bien mal gardé) que les troupes d’opérations spéciales noires, comme les SEAL et la forcé Delta, mènent des mission de capture et de meurtres en Afghanistan, en Irak, au Pakistan et au Yémen, pendant que les forces blanches comme les “Bérets vert” et les Rangers entraînent des forces indigènes pour faire face à une guerre secrète mondiale contre Al Qaeda et d’autres groupes militants.

Aux Philippines par exemple, les EU ont dépensé 50 millions de dollars par an dans un contingent de 600 effectifs des Forces d’Opérations Spéciales de l’armée, les SEAL de la Marine, des opérateurs spéciaux de la Force Aérienne et d’autres qui mènent des opérations de contre-terrorisme avec des alliés philippins contre des groupes d’insurgés comme la Yemaah Islamiyah et Abu Sayaf.

L’année passée, comme le révèle une analyse de documents de SOCOM, de documents de sources ouvertes du Pentagone et de bases de données des missions des Opérations Spéciales compilées par la journaliste d’investigation Tara McKelvey (pour l’Initiative de Journalisme de Sécurité Nationale de la Faculté Medill de Journalisme), la majorité des troupes d’élite étasuniennes ont réalisé des exercices d’entraînement conjoint à Belize, au Brésil, en Bulgarie, au Burkina Faso, en Allemagne, en Indonésie, au Mali, à Noriega, à Panama et en Pologne.

Dans ce que nous faisons cette année, il y a eu des missions d’entraînement semblables en République Dominicaine, en Jordanie, en Roumanie, au Sénégal, en Corée du Sud et en Thaïlande, et dans d’autres pays. En réalité me dit Nye, en ce moment, les travaux d’entraînement se poursuivent dans presque tous les pays dans lesquels les Forces Spéciales sont déployés. « Dans les 120 pays que nous aurons visité en fin d’année, je dirais que dans l’immense majorité il y a des exercices d’entraînement d’une manière ou d’une autre. Nous pourrions classifier cela comme des exercices d’entraînement »

L’élite au pouvoir au Pentagone.

En d’autres temps, pupilles abandonnées de l’establishment militaire, les Forces Spéciales ont grandi exponentiellement non seulement en taille et en budget mais aussi en pouvoir d’influence. Depuis 2002, SOCOM a été autorisé à créer ses propres Détachements Spéciaux Conjoints aux Philippines, une prérogative normalement réservée aux commandos combattants plus grands, comme le CENTCOM. Cette année, sans en faire de publicité, SOCOM a créé son propre Détachement Spécial des Acquisitions Conjointes, un groupe de concepteurs d’équipement et de spécialistes en acquisition.

Avec ce contrôle sur le budget, les formations et l’équipement de ses forces, des pouvoirs normalement réservés aux départements (comme le département de l’Armée ou le Département de la Marine) de ceux à qui se prodiguent des dollars à chaque budget du Département de la Défense et qui a d’influents défenseurs au Congrès, actuellement SOCOM est un acteur doté d’un pouvoir exceptionnel au sein du Pentagone.

Il est capable avec un poids réel de gagner des batailles bureaucratiques, d’acheter du matériel de technologie de pointe, de se dédier à des enquêtes marginales notamment concernant les transmissions de messages électroniques de personnalités influentes ou de développer dans l’ombre des technologies secrètes pour les troupes de terre. Depuis 2001, les contrats importants concédés aux petites entreprises – celles qui produisent généralement des équipements spécialisés et des armes – ce sont multipliés par 6.

Avec ces quartiers à la base de la Force Aérienne Macdill en Floride, mais opérant à l’extérieur de cette scéne, les commandos se répandent sur toute la planète, y compris Hawaï, l’Allemagne et la Corée du Sud, ils sont actifs dans une majorité de pays, le Commandement des Opérations Spéciales est actuellement une force en soi.

Comme chef sortant de SOCOM, Olson signala au début de l’année : SOCOM “est un microcosme du Département de la Défense, avec des composantes terrestres, maritimes et aériennes, une présence globale et une autorités et des responsabilités à l’image des départements militaires, des services de l’armée et des agences de la Défense. »

Chargé de coordonner tous les plans du Pentagone contre les réseaux globaux du terrorisme et, en conséquence, en étroite connections avec d’autres agences gouvernementales, des armées étrangères et des services de renseignement ; armé avec une immense panoplie d’hélicoptère espions, d’avions de pointe avec équipages et d’autres télécommandés super armés, avec des bateaux rapides dotés des technologies les plus perfectionnées. Humvees spécialisés et véhicules adaptés à tous terrains résistants aux mines et embuscades, ou MRAPs ainsi que d’équipements d’avant-garde (et d’autres sont en préparation), SOCOM représente quelque chose de nouveau au sein de l’armée.

Quoique que le défunt spécialiste du militarisme Chalmers Johson se soit référé à la CIA comme armée privée du Président , aujourd’hui le JSOC assume ce rôle., agissant comme chef exécutif des escadrons privés d’assassins et son parent SOCOM fonctionne comme une nouvelle élite de pouvoir au Pentagone, une armée secrète au sein de l’armée qui détient le pouvoir local d’une portée globale.

Dans 120 pays de toute la planète, les troupes du Commando des Opérations Spéciales mènent des guerres secrètes d’assassinats ciblés et de base intensité, des opérations de captures et de séquestrations, des attaques nocturnes de type « coup dans la porte », des opérations conjointes avec des forces étrangères et des missions d’entraînement avec des associés locaux, étant parties d’un conflit de l’ombre, de ceux aux sujet desquels les étasuniens ne sont pas informés. En d’autres temps « spéciales » s’entendait comme petites, peu consistantes, des équipe qui agissent loin, aujourd’hui elles sont spéciales par leur pouvoir, leurs accès, leur influence, leur rayonnement.

Ce rayonnement bénéficie à présent d’une campagne de relation publique bien orchestrée qui les aide à projeter une image surhumaine à l’intérieur et à l’extérieur, malgré qu’une grande partie de ses activités actuelles s’effectuent toujours plus dans l’ombre. La vision typique qu’ils essayent de diffuser peut se résumer dans la déclaration de l’Amiral Olson : « Je suis convaincu de ce que les forces … sont les associés les plus multiculturels, les chasseurs d’assassins les plus mortels et les conseillers, formateurs, solutionneurs de problèmes et guerriers les plus responsables, agiles, innovateurs et efficaces qu’aucune nation puisse offrir »

Récemment au Forum de Sécurité de l’Institut Aspen, Olson donna quelques commentaires aussi édulcorés mais aussi quelques informations mensongères en affirmant que les Forces d’Opérations Spéciales des EU étaient en train d’opérer dans 65 pays et impliquées dans des combats dans seulement 2 d’entre eux. Quand il fut interrogé au sujet des avions sans équipages au Pakistan, selon les informations, il répondit « Etes-vous en train de parler d’explosions non attribuées ? »

Cependant quelque chose lui échappa. Il signala par exemple que des opérations noires, comme la mission Bin Laden, avec des commandos aéroportés réalisaient des attaques nocturnes, et que c’était devenu quelque chose de très banal. Chaque nuit s’en mènent à bien une douzaine, dit-il. Cependant le commentaire qu’il fit concernant la taille du SOCOM est encore plus éclairant. En ce moment, souligna-t-il, les Forces des Opérations Spéciales des EU sont presque aussi grandes que toute l’armée du Canada en service actif. En réalité cette force est beaucoup plus grande que les armées en service actif de beaucoup de nations dans lesquels les troupes d’élite opèrent chaque année et il a été décidé qu’elles continueraient d’augmenter

Les étasuniens doivent être conscients de ce que cela signifie d’avoir des forces « spéciales » aussi immenses, aussi actives et aussi secrètes et il est fort probables qu’ils commenceront à l’être quand ils disposeront d’une meilleure information. Or cette information, ce ne sera ni Olson, ni ses troupes qui vont la dispenser. « Notre capacité d’accès [à des pays étranger] dépend de notre capacité de ne pas en parler » dit-il en réponse a une question au sujet de ce culte du secret de SOCOM. Quand les missions deviennent objet d’attention comme ce fut le cas avec Bin Laden, les troupes d’élites se sentent molestées. « L’armée secrète » de l’armée veut retourner dans l’ombre et faire ce qu’elle a à faire. »

Nick Turse * pour TomDispatch

Este artículo es una colaboración entre Alternet.org y TomDispatch.com

Original : « Uncovering the Military’s Secret Military  »

*Nick Turse est historien, essayiste et journaliste d’investigation. Il est éditeur associé de TomDispatch.com y nouveau rédacteur de Alternet.org, Son dernier livre : The Case for Withdrawal from Afghanistan (Verso Books).

Traduit de l’espagnol de Rebelion pour Les états d’Anne par : Anne Wolff

El Correo. Paris, le 9 octobre 2013.

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