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30 juillet 2014

Argentine-Fonds Vautours :
Les créanciers européens se font entendre

par Estelle Leroy-Debiasi *

 

Alors que la négociation entre les représentants de la République Argentine, et le médiateur Daniel Pollack devrait reprendre ce mercredi 30 juillet, à New-York, les détenteurs de titres en euros de dette restructurée argentine ont déposé un mémo devant la Cour new-yorkaise

Alors que la réunion entre les représentants de la République Argentine, et le médiateur Daniel Pollack s’est déroulée jusqu’à tard dans la nuit et devrait reprendre ce mercredi 30 juillet, à New-York, on a appris que les détenteurs de titres en euros de dette restructurée argentine ont demandé au juge Griesa mardi 29 juillet qu’il ordonne une mesure d’urgence de « stay » (conservatoire) qui empêche l’Argentine de tomber en défaut ou cessation de paiement – lui permettant de payer ses créanciers. Ce groupe de détenteurs d’eurobond (Knighthead Capital Management, LLC, Redwood Capital Management, LLC, Perry Capital LLC, VR Global Partners, LP, Monarch Master Funding 2 S.à r.l., QVT Financial LP, and Centerbridge Partners LP. ...) ont déposé un document à la Cour de New-York. (Voir Argentine-Fonds Vautours : Chronique d’un « faux » défaut annoncé)

Ils signalent que cette mesure de « stay » permettrait d’arriver à un accord au niveau global pour la dette impayée ; ils ont indiqué être en contact avec d’autres détenteurs de titres qui sont disposés à ne pas appliquer la clause de RUFO : il s’agirait d’un groupe de détenteurs de titres représentant 4 milliards sur les 11 milliards de dette de titres eurobonds « Discount and Par » qui auraient fait part de leurs intentions au médiateur Daniel Pollack.

La clause de RUFO (Rights Upon Future Offers), concernant les accords de restructuration de la dette, court jusqu’au 31 décembre et les détenteurs de titres dans le cadre des accords de 2005 et 2010, en cas de paiement des fonds vautours, pourraient être susceptibles de demander le même traitement.

C’est pourquoi l’Argentine a demandé depuis des semaines la mise en place d’une clause de « stay » au juge afin de payer l’échéance due au 92.7% des créanciers afin de protéger les accords de la dette restructurée avant d’ouvrir des négociations afin de payer les fonds vautours. Et d’éviter de remette pas en cause toute restructuration de dette souveraine, ce qui créerait un précédent historique. Jusque là le Juge Griesa avait fait la sourde oreille. Une autre source laissait entendre que l’association des banques privées argentines –ADEBA- serait prête a déposer une garantie de 250 millions dollars pour favoriser le rétablissement du « stay » voire à racheter les titres des vautours.

Estelle Leroy-Debiasi pour El Correo

* Estelle Leroy-Debiasi est journaliste professionnelle, Diplômée en Economie, ex rédactrice en chef du quotidien économique La Tribune.

El Correo. Paris, le 30 juillet 2014.

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