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17 janvier 2006

Ollanta Humala, en tête des sondages, est le nouveau favori pour les présidentielles du Pérou.

 

Par Carlos Noriega
Página 12
. Lima, mardi 17 janvier 2006

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L’ex lieutenant le colonel Ollanta Humala, 43 ans, s’est consolidé comme le favori pour gagner les élections d’avril. Une enquête d’Apoyo le place en tête au niveau national, avec 28 %, dépassant à Lourdes Flores, 47 ans, qui se maintient à 25 %. Flores, du parti Unité Nationale (UN), a été en tête de sondages pendant plusieurs mois, mais maintenant, à trois mois des élections présidentielles, elle a été dépassée par Humala, un ex militaire qui, avec un discours " nationaliste " style Hugo Chavez et avec la promesse d’en finir avec le modèle économique néolibéral, a connu une progression spectaculaire.

Il y a un an, Humala avait à peine 2% des intentions de votes, et il y a deux mois, seulement 11 %. Tandis que Humala continue à progresser, Flores est stoppée avec le même chiffre qu’en décembre. L’enquête d’Apoyo n’inclut pas les zones rurales, où on estime que Humala a un important soutien, ce qui accroîtrait son avantage sur Flores. Pour Alfredo Torres, directeur de l’institut d’enquêtes Apoyo, Flores "arrive à son plafond", c’est pourquoi il lui sera très difficile de dépasser 25 %, tandis que Humala "a encore de la marge pour continuer à croître". "Humala est le président le plus probable du Pérou", telle est la prévision de Torres.

Le triomphe qui jusqu’à il y a peu semblait acquis à Lourdes Flores commence à glisser des ses mains de cette avocate et ex député conservateur, dont son parti politique, le Parti Populaire Chrétien, principale force de l’alliance UN, a été historiquement attaché aux grands chefs d’entreprise. Dans un effort pour obtenir l’appui qui maintenant lui manque tant, Flores a essayé de monter sur char de la victoire de Michelle Bachelet au Chili. Bien qu’elle soit politiquement très loin de Bachelet, Flores a cherché à s’approprier son triomphe, avec l’argument de l’identification féminine, en disant que "l’élection de Bachelet entame un nouveau chapitre en Amérique latine, j’attends qu’il soit complété avec deux femmes en gouvernant l’Amérique latine à partir de juillet (mois du transfert du pouvoir au Pérou)".

Bien que Humala se soit imposé comme la grande surprise des élections et que ses chances de triomphe chaque fois paraissent plus grandes, toutes ne sont pas avec lui non plus. Dimanche un programme de télévision a diffusé des images d’un des dirigeants de son groupement politique, le Parti Nationaliste (PN), entrant dans un pénitencier pour visiter l’ex colonel Robert Huamám, qui fut le bras droit de Vladimiro Montesinos, le sinistre conseillé de l’ex président Alberto Fujimori (1990-2000) prisonnier pour corruption et violations des Droits de l’Homme. Humala a répondu en assurant de ne pas connaître ces liens et a annoncé "une purge" dans son parti après ces accusations.

Mais ce n’est pas le seul cas de relations suspectes du huamalisme. Le candidat à la seconde vice-présidence dans le projet de Humala, Carlos Torres, a été accusé d’avoir émis une série de jugements favorables à la corruption fujimoriste quand il fut procureur durant les années quatre-vingt-dix, temps pendant lequel Montesinos contrôlait le Pouvoir Judiciaire. Ces liens de quelques membres de son environnement avec le fujimorisme ont été une raison clef pour qu’une alliance ne se limite pas entre Humala et des groupes de gauche. Depuis la droite, Humala a été accusé d’"autoritaire" par ses sympathies avec Chavez et d’être un facteur qui "chassera les investissements".

De lui on a aussi dit qu’il est un "amateur" et qu’il n’a pas un plan de gouvernement. Mais aucune de ces accusations ne paraît affecter cet ex militaire, qui continue à progresser dans les enquêtes depuis la tranchée de l’antisystème. Humala a annoncé qu’il ne permettra pas l’entrée de capitaux Chiliens dans des "activités stratégiques", comme les ports et aéroports, ce à quoi le chancelier du Chili, Ignacio Walker, a répondu que son pays est "préoccupé" par ces déclarations et a avancé qu’au cas où Humala gagnerait, cette limitation aux investissements Chiliens serait "un problème potentiel" entre les deux pays.

Les élections tendent à être polarisées entre Humala et Flores, avec l’ex président Alan García (1985-1990) en intervenant dans la lutte pour essayer de passer au second tour en déplaçant Flores. García, du parti social-démocratie divisée, dont le discours s’est significativement déplacé à droite, a, selon Apoyo, 15 %. L’ex président de la transition démocratique, le centre droite, Valentin Paniagua (2000-2001), à peine 10%, selon les données de l’enquête d’Apoyo. Les autres 19 candidats figurent en bas des sondages, y compris le gouvernementaliste Rafaël Belaúnde, qui a 1 %, la fujimoriste Martha Chavez, 2 %, qui représente l’ex président Fujimori, arrêté au Chili, et les trois candidats de gauche, dont aucun dépasse les 2 %.

Traduction pour El Correo de l’espagnol : Estelle et Carlos Debiasi

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