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26 février 2019

Pétrole, or et coltan, la trilogie de la mort

Le Venezuela, une nouvelle bataille de Stalingrade

Nous avons besoin de toute la solidarité internationale possible.

par Atilio A. Boron *

 

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L’empire semble prêt à tout. Il menace, rugit, insulte, dérange, sabote, ment, diffame, mobilise sa troupe latinoaméricaine et européenne, les gouvernants qui font honte et sont rejetés par leurs peuples transformés du jour au lendemain en vestales et gardiens de la démocratie, la liberté, la justice et les droits de l’homme. Mais jusqu’à présent ils n’ont pas pu réussir, et la volonté des organisations chavistes et son gouvernement a été indomptable.

Si cette offensive brutale d’un gouvernement comme celui de Trump qui a poursuivi et approfondi la politique suivie par Barack Obama, « faux progressiste » - en réalité, un « nigger Oncle Tom » comme les afroaméricains caractérisent ceux de leur ethnie qui pensent et agissent comme les esclavocrates qui les ont oprimés des siècles durant - qui a préparé le terrain pour l’actuelle agression après avoir émis un ordre présidentiel déclarant que le Venezuela était « une menace inhabituelle et extraordinaire pour la Sécurité nationale et la Politique extérieure des États-Unis, (et) je déclare au moyen de la présente une urgence nationale afin de faire face à la menace précitée. »

Cette déclaration aberrante a ouvert la porte à la brutalité de Trump, moins sophistiqué que son prédécesseur mais également identifié avec le projet impérial US qui se propose non seulement de se réapproprier le Venezuela, mais aussi Cuba,d’ en finir avec le sandinisme au Nicaragua et avec Evo Morales en Bolivie et de faire revenir le continent à la situation dans laquelle il se trouvait à la veille de la révolution cubaine.

Nous ne pouvons pas permettre qu’une telle chose arrive

Tant d’années de luttes, de sacrifices, de tortures, de prisons, d’exils, de vies offertes de façon altruiste pour construire une nouvelle société ne peuvent pas être jetées par-dessus bord devant la domination de la Maison Blanche. C’est pourquoi il n’y a pas une autre alternative que vaincre, que battre l’empire qui, comme Martí disait, reconnaît seulement « le droit barbare, comme seul droit : ceci sera à nous parce que nous en avons besoin ». Ils ont besoin du pétrole, de l’or et du coltan du Venezuela et ils seront capables de perpétrer toute sorte de crime afin de les obtenir.

Pour la première fois depuis le moment le plus critique de la Guerre Froide les États-Unis se sentent menacés. Mais maintenant c’est plus grave, parce que ce n’est pas seulement un pays qui les préoccupe (autrefois c’était l’URSS) mais l’énorme convulsion du panorama géopolitique mondial qui a vu surgir de nouveaux centres de pouvoir puissants (la Chine, la Russie, l’Inde, la Turquie, et cetera) devant qui les EU n’ont pas de réponses : ou avoir recours à la violence ou menacer à travers elle. C’est un tigre gavé parce qu’il a perdu en Afghanistan, il a perdu en Irak, ils n’ont pas pu avec l’Iran, il a perdu en Syrie, il perd au Yémen et son unique victoire, horrible, immonde par ses mensonges et sa cruauté, c’était la Libye. Ils en veulent une autre, dans Notre Amérique. Mais ils ne vont pas l’obtenir. Ils seront battus. Ils le sont déjà diplomatiquement. Déjà aussi ils commencent à reculer sur le terrain médiatique parce que leur prolifération de « fake news » corrode leur crédibilité. Il faudra maintenir la cohésion et l’esprit combatif pour leur infliger l’échec définitif qui démontre que Notre Amérique a commencé transiter par le chemin de la Deuxième et Définitive Indépendance.

Atilio A. Baron* pour son blog

Atilio A. Boron. Buenos Aires, le 22 février 2019

* Atilio A. Boron est politologue et sociologue argentin, docteur en Sciencies Polítiques de l’Université de Harvard. Directeur du PLED, Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini. Son blog est : Atilio A. Boron.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diaspora par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora. Paris, le 26 février 2019

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