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15 février 2017

Stella Calloni parle de son livre « Mujeres de fuego (Femmes de feu)

« La femme est la colonne vertébrale de toute société »
Stella Calloni

par Stella Calloni *

 

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Parmi les entretiens réalisés pour son livre phare, l’écrivain et journaliste a choisi des « femmes qui furent essentielles mais qui sont restées dans l’ombre » comme Gloria Gaitán, Fanny Edelman, Danielle Mitterrand, Nélida Piñon, Nidia Díaz, Rigoberta Menchú et Olga Orozco, entre autres.

« Les femmes ont eu un rôle fondamental
dans les rebellions anti-néolibérales
en Amérique Latine »
Stella Calloni.




« J’aurais besoin de journées de 48 heures. Si je n’arrive pas à écrire tout ce que j’ai, je m’en irai par là en disant : ‘ils ne m’ont pas donné le temps’ ». A 81 ans, Stella Calloni dit qu’elle vit comme « une vieille adolescente, une vieille dame indigne » qui fait entendre sa voix en tant qu’écrivain, journaliste, chercheuse et spécialiste en politique internationale. A peine revenue de La Havane, Cuba – où elle a participé au jury du 58° Prix littéraire Maison des Amériques –, elle a repris l’écriture d’un roman sur Francisco « Pancho » Ramírez qu’elle avait commencé en 1993. Elle a tant de matériel en attente, des entretiens avec des femmes oubliées, qu’elle se plaint qu’il lui manque du temps avec une douceur accentuée par la tonalité attachante de sa langue d’Entre Rios [1]. Dans la première partie de Femmes de feu. Histoires d’amour, d’art et d’engagement militant (Peña Lillo, Editions Continente), réédition corrigée qui inclut des illustrations de Nora Patrich, Calloni dialogue avec la colombienne Gloria Gaitán – fille du révolutionnaire Jorge Eliécer Gaitán –, avec la militante communiste argentine Fanny Edelman (1911-2011), la militante communiste chilienne Gladys Marín (1938-2005), la dirigeante française Danielle Mitterrand (1924-2011), l’écrivain brésilienne Nélida Piñon, la salvadorienne Nidia Díaz, fondatrice du Front Farabundo Martí pour la Libération Nationale (FMLN) ; avec la leader guatémaltèque Rigoberta Menchú, avec l’ex-detenue urugayenne disparue Sara Méndez et avec la poétesse Olga Orozco (1920-1999). Dans la deuxième partie du livre elle trace le profil de trois femmes qui laisseront des flammes sur leur pas : l’équatorienne Manuela Sáenz (1795-1856), les mexicaines Frida Kahlo (1907-1954) et Rosario Castellanos (1925-1974).

« Elle avait un respect énorme pour Fanny Edelman, parce qu’elle a été une des figures les plus importantes et les plus méconnues ; elle a eu une vie périlleuse et merveilleuse avec tout ce qui lui a été donné de vivre, comme la Guerre Civile Espagnole. J’ai choisi des femmes qui ont été essentielles bien qu’elles soient restées dans l’ombre », raconte Calloni dans son entretien avec Página12. « Je crois que Gladys Marín a été l’une des meilleures dirigeantes communistes que j’ai connues ; elle était très courageuse, elle jouait beaucoup, dégageait une empathie extraordinaire, et elle comprenait le marxisme latinoamericain, que nous devons bien comprendre une fois pour toutes. Je suis allée à la ‘Fête des embrassades’ et il me semblait fascinant que beaucoup de gens arrêtaient Gladys et lui disaient : ‘Madame, moi je ne pense pas comme vous, mais je vous respecte beaucoup’ ».

Une des similitudes entre ces femmes est que plusieurs d’entre elles ont été des militantes du parti communiste, comme Frida Kahlo.

Frida Kahlo a été tellement banalisée qu’elle voulait montrer d’elle un autre visage, parce que moi je n’oublierai jamais que quand a eu lieu l’invasion du Guatemala, Frida, qui était dans un fauteuil roulant, a demandé qu’on l’emmène à la manifestation contre l’invasion de juillet 1954, peu avant de mourir. Je voudrais aussi raconter le caractère mexicain de sa vie, parce que comme je le dis dans le livre, ses peignes étaient mexicains, mais aussi ses fleurs, son style, ses jupes, tout. Frida a sauvé le processus révolutionnaire mexicain, qui est si endormi sur le continent que l’on ne parle jamais de la Révolution Mexicaine. Rosario Castellanos est allée au Chiapas avant que quiconque ne le découvre. Ces femmes sont un peu le réceptacle des histoires occultes de ce continent, comme quand Fanny Edelman m’a raconté que le Parti Communiste avait tenu caché le linceul de Evita, ce que je ne savais pas.

Avez-vous trouvé un fil quelconque qui relie la vie ou l’engagement militant de ces femmes ?

Ce qui m’enchante dans l’histoire de ces femmes, c’est que j’ai rencontré en elles un anti-dogmatisme très important. Ainsi tout comme je dis que j’ai vécu tant de vies, les femmes elles-mêmes vivent tant de vies : la vie des enfants, la vie des compagnons ; la femme est la colonne vertébrale de toute société. Dans cette période historique nous voyons hélas le travail brutal des divertissements télévisuels. Depuis que la femme a gagné sa place, la violence contre la femme est revenue à partir du moment où l’on filme les femmes sur la plage et la seule chose que l’on montre est leur derrière. On ne montre pas les visages ; elles sont des objets. Et donc nous sortons dans la rue, des milliers de femmes, pour dire : « Pas une de plus » [2]” et nous retournons à la maison à regarder la télévision, et nous savons qu’il y en aura une de plus chaque jour si nous ne nous rendons pas compte de la façon dont se propage ce processus de les convertir en objets. Les femmes ont eu un rôle fondamental dans les rébellions anti-néolibérales en Amérique Latine.

Comment avez-vous appris à conduire des entretiens ?

L’entretien est un genre merveilleux, que j’ai appris à conduire sur le tas, par à-coups, comme apprenaient ceux de notre génération. C’était fondamental pour moi que de choisir ces femmes, mais j’ai eu aussi beaucoup d’entretiens avec des femmes qui ont lutté dans les guérillas centre-américaines. J’ai réuni un matériel énorme, mais ce qui se passe, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai pas le temps de conjuguer une vie de journaliste et une vie d’écrivain. Je suis allée dans des zones de conflit et de guerre et j’ai pu constater le rôle impressionnant des mères des victimes dans toute l’Amérique Latine. Il y a là des femmes très courageuses comme Marta Dillon et tant d’autres, qui luttent pour que notre Amérique Latine devienne ce qu’elle doit être, ce qu’on ne nous a jamais laissé être. Nous sommes au XXIème siècle, et il faut qu’une femme, pour être femme et avoir le courage de faire certaines choses, comme Milagro Sala, soit en prison. La manière dont ils présentent Milagro Sala est la même que celle dont on présentait les sorcières qu’on faisait brûler au Moyen Age. Nous sommes revenus au Moyen Age, ou plus exactement, certains sont restés au Moyen Age.

Après avoir lu Femmes de feu il est évident qu’au cours des années 70 les hommes comme les femmes voulaient changer le monde, mais l’impression aujourd’hui c’est que seules les femmes veulent changer le monde. Partagez-vous ce point de vue ?

Oui, cette perception me paraît correcte, parce que nous voyons le retour d’un machisme taliban qui affaiblit les hommes. Les hommes s’affaiblissent quand ils se mettent à jouer ce jeu-là, quand ils sont ceux qui décident toujours des guerres. Et nous sommes un peu lasses de ne pas exister alors que nous sommes celles qui vont perdre le plus à travers ces guerres, parce que les femmes et les enfants sont les victimes les plus navrantes de cette situation. Les femmes, nous avons le courage de dire que nous ne sommes pas certaines que ces guerres sont humanitaires et démocratiques ; ce sont des guerres coloniales, ce sont des invasions. Si l’OTAN a inventé une armée secrète, autrefois au temps de sa naissance et a mis en marche des opérations comme l’Opération Gladio, imagine aujourd’hui être envahi par ces mercenaires contractualisés. J’ai un câble dans lequel l’Arabie Saoudite fait appel aux mercenaires de tous les pays et leur offre « tant » pour leur travail. La majorité des organisations anti-guerre qui ont surgi en Europa sont dirigées par des femmes. Et il est évident que la haine contre les femmes au pouvoir s’est aggravée, et que c’est une haine de genre. Et moi je l’ai vécu avec Evita.

En quel sens avez-vous vécu cette haine ?

Une de mes tantes, María Inés, qui a été une institutrice rurale, a été péroniste. Et je suis allée voir Evita quand elle est venue à Parana. Evita était superbe, comme une figure de cire, mais en plus je l’aimais, parce que tous les dimanches matin j’allais à la messe avec mes tantes à six heures du matin, parce que tant qu’à souffrir autant souffrir dès l’aube (rires). Ils y emmenaient les fillettes des asiles, et moi je me sentais si mal avec mes petits gants, mon petit chapeau, mon petit par-dessus, parce que les fillettes de l’asile entraient avec leur crâne rasé et leur tablier gris. Tous les dimanches après la messe j’avais la fièvre parce que j’ai toujours été sensible et rebelle, et j’avais vu la désolation des ouvriers-journaliers des campagnes qui allaient d’un endroit à un autre. Evita a mis en place un foyer pour enfants et ça s’est terminé avec les asiles. Les dames de bienfaisance accueillaient dans ces asiles des gamines des champs qu’elles soient orphelines ou non, et les préparaient à devenir des servantes dans leur maison. Elles finissaient toutes domestiques. Le terme de domestique [criadas] signifiait qu’elles ne leur donnaient ni un salaire ni rien. Elles leur donnaient une piécette, la nourriture, et en général elles devaient supporter d’être les femmes avec lesquelles s’initiaient les fils de ces dames. Avant toute autre chose, je dirais que j’ai été evitiste [3]. La joie que j’ai ressentie quand ils leur ont fait de beaux vêtements, quand ils leur ont laissé pousser les cheveux… Et je savais par ma tante que Evita se présentait à n’importe quelle heure de la nuit pour voir comment elles étaient traitées. Quelle perception avait Evita de la douleur des autres et comment en faisant la justice elle a rendu la rancœur qu’elle traînait depuis son enfance. J’avais en tête Evita quand je suis venue à Buenos Aires en 1956.

Le bleu intense des yeux de Calloni ressemblent à un océan d’émotions qui émergent à la surface. « Après j’ai vécu dans la maison de Ana María Pedroni, la fille du poète José Pedroni, qui était communiste, à ce moment là j’ai eu beaucoup de relations avec les gens du Parti Communiste. Il ne faut jamais oublier le rôle fondamental que le Parti Communiste a eu dans la culture, parce que pratiquement tous les peintres et tous les écrivains de ce temps sont sortis de là – nous rappelle l’écrivain et journaliste –. Le péronisme véritablement, on ne le voit jamais sans préjugé,. On le voit avec un a-priori « pour » ou « contre ». Mais il faut étudier le péronisme par l’effet qu’il a eu au niveau des masses. Je me rappelle que ma maman a écrit une lettre à Evita. A l’école elle n’avait qu’un seul livre qui s’appelait Pas à pas, parce qu’on ne lui envoyait jamais de livre. Ma maman allait chercher ce papier gris avec lequel on emballait le riz ou les pâtes dans les épiceries de la campagne et elle en demandait une certaine quantité. Elle les coupait en feuilles et la nuit elle les cousait. C’étaient les cahiers qu’avaient les gamins de la campagne ». La maman de Calloni était « plutôt radicale », mais elle avait écrit à Evita et peu de temps après est arrivé à La Paz un camion avec des chaussures, des robes, des livres, des cahiers et des crayons. « Ma maman m’a éduquée à voir l’injustice et à ne pas la laisser passer son chemin. Moi j’admirais Evita et comme me disait Fanny Edelman, c’est une figure que nous devons reconstruire d’une autre manière, parce qu’elle a été inoubliable au niveau des masses – dit-elle –. J’ai toujours respecté le Parti Communiste, parce qu’il a formé beaucoup de gens, mais ce qui s’est passé c’est que nous avions besoin qu’il surgisse de notre propre monde latinoaméricain. Rien ne peut surgir si tu ne connais pas ta propre réalité. Ce tissus de rumeurs qu’il y a en dessous de la société est un monde de femmes. Les femmes font et défont [4] constamment. Et d’une certaine manière avec Femmes de feu j’ai voulu rendre un petit hommage à certaines femmes qui sont pour moi des symboles ».

Pourquoi êtes-vous en train d’écrire un roman sur « Pancho  » Ramírez depuis plusieurs années ?

Ma famille était ramiriste y artiguiste [5] ; bien que Ramírez se soit battu contre Artigas, cela était possible. Ramírez a été la principale arrière-garde de Artigas. Je n’aime pas la façon qu’ont les historiens d’enfermer dans une petite boîte l’histoire des caudillos. J’ai cherché un personnage très particulier qui s’appelle Vinicio Terza, fils d’un italien qui faisait partie de l’armée portugaise – ça c’est la fiction – et qui dit quelque part : « moi, je ne veux pas être le juge, mais bien plutôt l’amoureux de ces jours anciens ». Moi je ne les juge pas, je les montre comme ils étaient, avec leurs hauts et leurs bas, avec leurs moments héroïques et leurs moments de faiblesse, parce que par chance, personne n’est parfait. Le narrateur est un gamin qui perd ses parents en Uruguay et qui est adopté par des franciscains qui vont l’éduquer. Quand Aimé Bonpland a été en Argentine, Ramírez l’a invité à Entre Ríos ; mais la fiction dans mon roman consiste en ce qu’un botaniste connaît le gamin qui veut sortir du couvent et qui s’échappe vers Entre Rios avec le botaniste. Et comme le gamin sait écrire, il reste comme commis aux écritures de Ramírez. Le roman déconstruit l’histoire et la raconte avec un autre point de vue. Ramírez et Artigas s’affronteront à la fin, mais Artigas n’a pas voulu revenir en Uruguay non pas à cause de Ramírez, mais parce que beaucoup l’avaient trahi. Si nous continuons à nous cacher l’histoire véritable, qui comporte tant de coins et recoins, tant de labyrinthes, nous ne pourrons jamais nous assumer comme nous sommes.

Quand achèverez-vous le roman ?

Je promets que je le terminerai dans quelques mois (rires). Ce qui m’amuse c’est que je suis victime de perceptions erronées. On m’a cataloguée comme « une militante égarée de la gauche », sans savoir qu’à l’âge de 16 ans j’avais lu (Franz) Kafka. Que c’est ce qui servait au journalisme tel qu’il se pratiquait autrefois : le journaliste se devait d’être un type cultivé. Dans les années 60 ou 70, pour séduire quelqu’un il fallait avoir un livre à la main. Je suis une femme avec toutes ses imperfections, mais très amusante, parce que s’il y a quelque chose qui m’a soutenue dans ce monde horrible c’est l’humour dont je ne peux jamais me défaire. J’ai 81 ans et maintenant que j’ai été membre du jury du Prix de la Maison des Amériques, avec divers jeunes, ils me disaient : « Estela, nous parlons tous comme si nous avions le même âge ». Comme je vis comme une vieille adolescente, comme une vieille dame indigne, je ne délaisserai jamais ma bonne humeur. On ne me l’enlèvera pas aussi, je crois, tout comme à (Arturo) Jauretche, parce que les peuples tristes ne font pas la révolution.

Silvina Friera pour Página 12

Página 12. Buenos Aires, 6 février 2017.

La fiche

Stella Calloni est née à Pueblo Leguizamón (La Paz, Entre Ríos) en 1935. Quand elle est arrivée à Buenos Aires, elle s’est liée avec des poètes comme Olga Orozco, Héctor Negro y Alfredo Carlino, et elle a établi des relations avec divers membres du Parti Communiste Argentin, et avec des péronistes de la résistance et des travailleurs. Pendant les années 60 elle a participé au projet de Mouvement pour l’Unité Latinoaméricaine, en liaison avec Gregorio Selser, un de ses grands maîtres. Elle a travaillé dans divers organes de presse d’Amérique Latine et a collaboré à des revues des Etats Unis, de France et d’Italie. Elle a été correspondante dans des zones de conflit et de guerre ; elle est correspondante de la Journée du Méxique et Amérique du Sud. Pendant la dictature civile et militaire elle s’est exilée à Mexico et au Panama, où elle a travaillé comme éditrice de la revue Format 16 et comme scénariste du Groupe Expérimental de Cinéma Universitaire de l’Université de Panamá. Comme correspondante du Journal méxicain UnplusUn [6], elle a couvert la Révolution Sandiniste depuis le Nicaragua. Elle a publié des livres de poésie : Les Subversifs [7] (1975), Lettre à Leroi Jones et autres poèmes (1983) et Poèmes de Tranhumance [8] (1998). Le livre de nouvelles L’homme qui a été crocodile [9], finaliste à La Maison des Amériques en 1992, publié en Argentine en 1998 y à Cuba en 2014. Elle est l’auteur de Nicaragua : le troisième jour (1992), Opération Cóndor (1999), qui será réédité et augmenté avec un nouveau titre : Opération Cóndor : pacte criminel (2001) ; L’invasion de l’Irak : guerre impériale et résistance (2003), Recolonisation ou indépendance : Amérique Latine au XXIème siècle (2005), avec Víctor Ego Ducrot ; et Evo en ligne de mire. CIA et DEA en Bolivie [10] (2009), entre autres. Elle a reçu de nombreux prix et distinctions comme le Prix Latinoamericain de Journalisme José Martí, (Cuba, 1986), le Prix Rubén Darío (Nicaragua, 2008), le Prix de l’Ecole de Journalisme TEA (2003) et le Prix Rodolfo Walsh de l’Université de La Plata (2012), entre autres.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diaspora par : Paul Rouet

El Correo de la Diaspora. Paris, le 15 février 2016.

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Notes

[1Entrerios ou Mésopotamie est une province d’Argentine située au Nord de la province de Buenos Aires et délimitée par deux grands fleuves, avant qu’ils se jettent dans le golfe du Rio de La Plata : le Rio Parana et le Rio Uruguay, d’où son nom.

[2Dans le texte original « Ni una menos ». Il s’agit du slogan de la vive manifestation du 26 mars 2015, place Boris Spivacow à Buenos Aires pour protester contre le machisme de la société argentine, allant jusqu’au meurtre de femmes (286 féminicides en 2015, 66 féminicides pendant les 100 premiers jours de l’année 2016). Ce slogan est dérivé de la chanson de Susana Chavez de 1995 : « Ni una muerta más », « Pas une morte de plus ». Ardente défenseure du droit des femmes, Susana Chavez a été elle-même assassinée en 2011.

[3Partisan d’Evita. « Evitista » en espagnol.

[4Littéralement : tissent et détissent

[5Partisan respectivement de Francisco « Pancho » Ramirez, (1786-1821), leader de l’indépendance de la Province de Entre Rios (Argentine), voir et de José Gervasio Artigas (1754-1850), connu sous le nom de « Libérateur » pendant les luttes pour l’Indépendance des territoires du Rio de la Plata.

[6Original : « Unomásuno » ou « Un plus Un » Voir : https://es.wikipedia.org/wiki/Unom%C3%A1suno

[7Los Subverdes

[8Poemas de Transhumane

[9El hombre que fue yacaré : l’homme qui fut une crocodile noir.

[10Evo en la mira. CIA y DEA en Bolivia

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