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13 juillet 2019

« Le mondialisme libéral n’est que le nationalisme des Etats-Unis d’Amérique »

par Diego Fusaro

 

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Un récent entretien réalisé - par un quotidien digital espagnol de droite - a fait que Diego Fusaro ce philosophe et penseur du sud de l’Europe, né en Italie, est passé de parfait inconnu à être le centre de la polémique entre la gauche marxiste et les nouvelles versions de la vieille social-démocratie. Pour éviter les manipulations, auxquelles le philosophe a été soumis, par les médias de droite, le quotidien El Diario Captor vient de publier un petit résumé de ses opinions « controversées ».

LES VRAIES OPINIONS DE FUSARO :

1- J’essaie de mettre en évidence quels sont les contradictions de ce présent dans lequel tout le monde calcule et personne ne pense. Dans lequel la raison économique et technique, technico- savante, s’est imposée comme la seule raison valable, et cherche à remplacer toutes les autres.

2- Finalement, le mondialisme n’est que le nationalisme usaméricain qui s’est fait monde et, par conséquent, c’est une forme du nationalisme porté à son développement maximal.

3- Aujourd’hui l’État peut représenter le vecteur unique d’une révolution contre le capital mondialiste, comme les événements le démontrent parfaitement dans les pays bolivariens, comme la Bolivie, le Venezuela ou l’Équateur, malgré leurs limites structurelles, qui créent des formes de populisme souverainiste, socialiste, patriotique, antimondialiste et identitaire.

4- Aujourd’hui celui qui réaffirme la nécessité de contrôler politiquement l’économie et, par conséquent, de réintroduire la souveraineté contre l’ouverture cosmopolite, est vilipendé et estampillé immédiatement de ‘fasciste’, ‘rougebrun et ‘stalinien’.

5- Le vrai visage du fascisme actuel est celui de la société de marché : le totalitarisme des marchés et des bourses spéculatives.

6- Le travail de la classe intellectuelle, universitaire et journalistique est de garantir que les dominés acceptent la domination de la classe dominante au lieu de se rebeller.

7- Nous assistons à un processus grâce auquel le capital nous enlève les droits sociaux, qui sont des droits liés au travail, à la vie communautaire dans la polis ; il annule ces droits et en revanche accroit les droits du consommateur – voire les ventres de location - toujours liés à une consommation qui se fait de manière individuelle, sans jamais mettre en question l’ordre de la production et qui en fait finissent par renforcer le système capitaliste au lieu de l’affaiblir.

8- Le capital permet que les personnes sortent dans la rue pour la fierté gay, pour les animaux et pour tout, mais qu’ils n’osent pas descendre dans les rues pour lutter contre l’esclavage des salaires, contre la précarité ou contre l’économie capitaliste ! Telle est la répression, comme cela s’est passé en France avec les gilets jaunes.

9- Le capitalisme actuel veut voir partout l’individu sans identité et sans liens, le consommateur qui établi des relations jetables basées sur la consommation pour réduire la société à un unique marché global.

10- La revendication de la langue nationale est une bataille culturelle de résistance à la mondialisation, de résistance à ce ’génocide culturel’, comme l’appelait Pasolini, que la mondialisation mène en détruisant les cultures au nom de l’unique modèle permis : le consommateur d’articles, apatride, post-identitaire qui parle l’Anglais anonyme des marchés financiers apatrides.

Observatorio de la crisis. Le 2 juillet 2019.

El Observatorio Internacional de la Crisis est un collectif de chercheurs sociaux qui a pour objectif d’étudier, analyser et informer sur la crise actuelle de civilisation dans ses différentes dimensions. Notre intention est d’aborder dans la construction théorique et pratique une théorie pour une société post-capitaliste.
* Diego Fusaro (1983) est philosophe, écrivain et un essayiste de nationalité italienne. Il se considère comme « l’élève indépendant » de penseurs comme Hegel et Marx. Parmi les italiens il a une prédilection pour Gramsci et Gentile, et parmi les anciens il cite Spinoza et Fichte.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diasporapar : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora. Paris, le le 13 juillet 2019

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