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12 décembre 2014

La « Destinée manifeste » et l’exceptionnalisme ’americain’

 

Histoire de deux concepts essentiels

L’origine de la fondation des États-Unis découle d’une vision idéaliste et religieuse. La découverte du « Nouveau Monde » devait permettre la construction d’un état idyllique, en opposition aux nations décadentes d’Europe [1]. Dès 1630, l’avocat puritain et fondateur de la Colonie de la baie du Massachusetts, John Winthrop, dans son sermon « A Model of Christian Charity », déclara que les puritains du Nouveau Monde avaient la mission divine de construire une « Cité sur la colline » (City upon a hill) [Exceptionnalisme américain] ; expression tirée de l’Évangile selon Matthieu (5:14) : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ». La Révolution américaine et l’apparition de la première nation républicaine et démocratique forgèrent le concept d’ « exceptionnalisme américain ». En effet, la Déclaration d’indépendance de 1776 et la Constitution US de 1787 mentionnèrent des principes et des valeurs, dont la vocation était d’être appliqués à l’ensemble de l’humanité.

À son retour de voyage, Alexis de Tocqueville déclara :

« La situation des Américains est donc entièrement exceptionnelle, et il est à croire qu’aucun peuple démocratique n’y sera jamais placé. »
Alexis de Tocqueville, 1835-1840, « De la démocratie en Amérique ».

Cette conception justifia alors l’idée que les États-Unis étaient dotés d’une « Destinée manifeste », et qu’une mission civilisatrice leur avait été dévolue afin de répandre leur modèle sur l’ensemble du continent [Destinée manifeste]. En 1812, lorsque les États-Unis profitèrent des conquêtes napoléoniennes pour porter la guerre aux colonies britanniques du Canada, Andrew Jackson, alors général en chef et futur président des États-Unis d’Amérique, révéla déjà des prétentions impériales :

« Nous allons nous battre pour défendre notre droit au libre-échange et pour ouvrir le marché aux produits de notre sol » [...] « les jeunes hommes d’Amérique sont animés par l’ambition d’égaler les exploits de Rome ».
Andrew Jackson, 1812, University of Tennesee

Le terme de « Destinée manifeste » apparut pour la première fois en 1844, dans un article du directeur de la Democratic Review, John O’Sullivan :

« Notre Destinée Manifeste [consiste] à nous étendre sur tout le continent que nous a alloué la Providence pour le libre développement de nos millions d’habitants qui se multiplient chaque année »
John O’Sullivan, cité p. 23 de Nouailhat Yves-Henri, Les États-Unis et le monde, de 1898 à nos jours, 2003

Ainsi, les Américains avaient pour mission divine de s’implanter démographiquement et institutionnellement sur l’ensemble du continent nord-américain. Pour parvenir à la création de cet État exceptionnel, les fondateurs des États-Unis décidèrent de limiter l’implication américaine dans la politique européenne. Ceci se traduisit à travers la doctrine du « non-engagement », , dont Thomas Jefferson (1801-1809) fut l’un des avocats :

« J’ai toujours considéré comme fondamental pour les États-Unis de ne jamais prendre part aux querelles européennes. Leurs intérêts politiques sont entièrement différents des nôtres. Leurs jalousies mutuelles, leur équilibre des puissances (forces), leurs alliances compliquées, leurs principes et formes de gouvernement, ils nous sont tous étrangers. Ce sont des nations condamnées à la guerre éternelle. Toutes leurs énergies sont dévolues à la destruction du travail, de la propriété et des vies de leurs peuples. »
Thomas Jefferson, 1823, Source

La volonté messianique d’expansion des dirigeants américains fut sécurisée avec la doctrine Monroe (1823) qui sanctuarisa le territoire continental en condamnant toute intervention européenne dans les affaires « des Amériques » comme celle des États-Unis dans les affaires européennes.

À partir de la fin du XIXe siècle, les États-Unis, une fois leurs frontières continentales fixées, cherchèrent à exporter leurs valeurs marchandes et culturelles dans le reste du monde. Dès lors, la notion de « Destinée manifeste » se divisa entre deux visions des relations internationales, l’une réaliste et l’autre idéaliste. Théodore Roosevelt utilisa la « Destinée manifeste » pour justifier l’interventionnisme des États-Unis au-delà de leurs frontières nationales. Son discours de 1904, « corollaire à la doctrine Monroe », affirma que les États-Unis avaient le devoir d’intervenir en Amérique Latine et aux Caraïbes, lorsque leurs intérêts étaient menacés :

« L’injustice chronique ou l’impuissance qui résulte d’un relâchement général des règles de la société civilisée peut exiger, en fin de compte, en Amérique ou ailleurs, l’intervention d’une nation civilisée et, dans l’hémisphère occidental, l’adhésion des États-Unis à la doctrine de Monroe peut forcer les États-Unis, même à contrecœur, dans des cas flagrants d’injustice et d’impuissance, à exercer un pouvoir de police international. »
Théodore Roosevelt, Discours prononcé au Congrès, 6 décembre 1904, Wikipedia

Cette « police internationale » initiée par la vision réaliste de Roosevelt, avait pour objectif premier, non pas la propagation du modèle américain, mais la répression des déviances politiques faisant obstacle aux intérêts des États-Unis [Les héritages fondamentaux : réalisme et idéalisme en matière de politique étrangère.

Pour le président américain Thomas Woodrow Wilson, les États devaient se conformer à des règles internationales représentées par des institutions supranationales. Wilson se servit du concept de « Destinée manifeste » pour légitimer le fait que les États-Unis avaient la mission d’apporter la liberté et la justice au reste du monde :

« Je crois que Dieu a présidé à la naissance de cette nation et que nous sommes choisis pour montrer la voie aux nations du monde dans leur marche sur les sentiers de la liberté. »
Woodrow Wilson, cité par Ronald Steel, Mr Fix-it, in New York Review of Books, 5 octobre 2000, pp.19-21

À la suite de la Première Guerre mondiale, il représenta les États-Unis comme le « sauveur de monde », porteur d’un modèle exceptionnel à vocation universelle :

« L’Amérique est la seule nation idéale dans le monde […] L’Amérique a eu l’infini privilège de respecter sa destinée et de sauver le monde […] Nous sommes venus pour racheter le monde en lui donnant liberté et justice. »
Woodrow Wilson, cité par Bernard Vincent, La Destinée Manifeste, Messène, Paris, 1999

L’idéologie impérialiste et suprémaciste américaine, représentée par les concepts de « Destinée manifeste » et d’ « exceptionnalisme américain », est donc l’héritière des visions réaliste et idéaliste de Roosevelt et Wilson.

Bien que le concept d’ « exceptionnalisme américain » date des années 1830, l’expression « American exceptionalism » fut utilisée pour la première fois en 1929, lorsque Joseph Staline condamna les propos des membres du Parti communiste américain, qui considéraient que les États-Unis étaient indépendants des lois marxistes de l’Histoire, « grâce à leurs ressources naturelles, leurs capacités industrielles, et à l’absence d’une importante lutte des classes ». Staline dénonça alors « l’hérésie de l’exceptionnalisme américain »[Pease, Donald E. Editors : Bruce Burgett and Glenn Hendler. « Exceptionalism », pp.108–112, in Keywords for American Cultural Studies. NYU Press, 2007]. La Grande Dépression mit à mal la théorie de l’exceptionnalisme américain, et en juin 1930, lors du congrès national du Parti communiste américain à New York, il fut déclaré que :

« La tempête de la crise économique aux Etats-Unis a renversé le château de cartes de l’exceptionnalisme américain, ainsi que le système tout entier des théories opportunistes et des illusions qui ont été forgées sur le mythe de la prospérité du capitalisme américain. »
Johnpoll, Bernard K, « A Documentary History of the Communist Party of the United States », Vol. II, Westport, Conn : Greenwood Press, 1994, p. 196

Dans le contexte historique de la Guerre froide, la doctrine américaine Truman – opposée à la future doctrine soviétique Jdanov – s’inspira du concept de « Destinée manifeste » quant au devoir de protection des « peuples libres » :

« Je crois que les États-Unis doivent soutenir les peuples libres qui résistent à des tentatives d’asservissement […]. Je crois que nous devons aider les peuples libres à forger leur destin […]. Je crois que notre aide doit consister essentiellement en un soutien économique et financier. […] de maintenir la liberté des États du monde et à les protéger de l’avancée communiste. » Harry Truman, Congrès des États-Unis, 12 mars 1947, Wikipedia

Ce « soutien économique et financier », à travers le plan Marshall, permit de faire entrer les nations européennes dans la zone d’influence US. Malgré les tensions induites par le contexte de Guerre froide, les présidents américains continuèrent à faire référence à « l’exceptionnalisme américain » et à leur « Destinée manifeste ». En 1961, le Président John F. Kennedy reprit l’expression « City upon a hill » de Winthrop et déclara :

« Plus que n’importe quel peuple sur Terre, nous portons les fardeaux et acceptons les risques sans précédent – de part leur taille et leur durée – non pas pour nous seuls mais pour tous ceux qui souhaitent être libres. »
John F. Kennedy, 1961, Foreign Policy

Le président Jimmy Carter affirma quant à lui dans son discours du 2 mai 1977 :

« Nous avons notre forme de gouvernement démocratique que nous pensons être la meilleure. Dans tout ce que je fais concernant la politique intérieure ou extérieure, j’essaie de faire en sorte que les gens réalisent que notre système fonctionne […] et que cela puisse servir d’exemple à d’autres. » Jimmy Carter, 1977, Source

À partir des années 1980, Ronald Reagan fit la synthèse entre le réalisme de Roosevelt et l’idéalisme wilsonien. D’un côté, il chercha à provoquer la chute de l’URSS en la désignant comme « l’Empire du mal » [Ronald Reagan, Discours sur l’état de l’Union de 1985], en l’entraînant dans la « Guerre des étoiles », et en finançant les opposants au communisme dans plusieurs pays. D’autre part, Reagan renoua avec la « Destinée manifeste » en se faisant le défenseur de la diffusion de la démocratie dans le monde :

« Dans le monde entier aujourd’hui, la révolution démocratique gagne en force […]. Nous devons être fermes dans notre conviction que la liberté n’est pas uniquement la prérogative de quelques privilégiés mais un droit inaliénable et universel pour tous les êtres humains. »
Ronald Reagan, Discours du 8 juin 1982, in « Les relations internationales au temps de la guerre froide », Paul Vaiss, Klaus Morgenroth, 2006, p.181

Après l’effondrement de l’URSS, l’administration du président Georges Bush lança le concept de « Nouvel Ordre Mondial », dont le but était d’assurer la suprématie des États-Unis et la sécurité de leurs alliés :

« Nous nous devons aujourd’hui, en tant que peuple, d’avoir une intention de rendre meilleure la face de la nation et plus douce la face du monde. »
George Bush, 1989, Current Documents, p. 4

Sous la présidence de Bill Clinton, la diffusion du modèle politique US à travers le monde se conjugua avec la défense du libéralisme économique :

« Notre stratégie de sécurité nationale est donc fondée sur l’objectif d’élargir la communauté des démocraties de marché tout en dissuadant et en limitant la gamme des menaces qui pèsent sur notre nation, nos alliés et nos intérêts. Plus la démocratie et la libéralisation politique et économique s’imposeront dans le monde, notamment dans les pays d’importance stratégique pour nous, plus notre nation sera en sécurité et plus notre peuple sera susceptible de prospérer. »
Extrait du document Stratégie de sécurité nationale, présenté par le Conseil de sécurité Nationale de l’administration Clinton (1994-96), Source

L’administration Clinton reprit à son compte l’exceptionnalisme américain en créant l’expression de « nation indispensable » pour caractériser les États-Unis d’Amérique vis-à-vis du reste du monde.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont provoqué une radicalisation de la stratégie internationale des États-Unis, notamment à travers l’élaboration d’une politique étrangère « hyper-interventionniste ». Sous l’influence des néo-conservateurs us [voir les révélations de Wesley Clark : Le plan US post 11/9 : envahir 7 pays, selon le général US Wesley Clark ], les États-Unis ont ouvertement planifié le renversement des régimes qui étaient alors hostiles aux intérêts US :

« Les États-Unis s’efforceront constamment d’attirer le soutien de la communauté internationale, mais n’hésiteront pas à agir seuls, si nécessaire, afin d’exercer leur droit à la défense, en agissant de façon préventive contre les terroristes, dans le but de les empêcher de causer des dommages au peuple américain et au pays. »
Stratégie de Sécurité Nationale de l’administration Bush en 2002, Source

C’est encore au nom de la « Destinée manifeste », de l’ « exceptionnalisme américain », que les États-Unis sont pris la décision d’entrer en guerre contre « l’axe du mal », sans estimer nécessaire de recevoir l’aval de l’ONU. Pour les néo-conservateurs américains, cette violation du droit international n’est pas condamnable. En effet, l’ « exceptionnalisme américain » comporte également un aspect psychologique qui est « l’inculpabilité de l’américanisme, c’est-à-dire l’impossibilité absolue que l’américanisme puisse être coupable dans le sens d’un acte répondant à une intention, une appréciation, un jugement mauvais ». Les États-Unis d’Amérique sont ainsi considérés comme « bien absolu et justice pure », et par conséquent, « rien de ce que fait l’Amérique dans le reste du monde ne peut être objectivement mauvais pour le reste du monde » [L’« inculpabilité » comme fondement de la psychologie américaniste. Ainsi, au regard du passé, l’administration Bush est moins le symbole d’une rupture que de la mise en œuvre de l’idéologique « néo-conservatrice », alliant l’idéalisme théorique wilsonien au réalisme pratique de Roosevelt :

« […] pour la première fois, le wilsonisme serait réaliste puisqu’il ne s’affirmerait plus par l’intermédiaire d’une organisation internationale impuissante ou suspecte, mais par celui d’un empire irrésistible et bienveillant. »
Pierre Hassner et Justin Vaisse, Questions Internationales, p. 55

Plus récemment, l’ « exceptionnalisme américain » a été placé au centre du débat politique américain. Le 4 avril 2009, lors d’une conférence de presse tenue à Strasbourg, Barack Obama déclara :

« Je crois dans l’exceptionnalisme américain, exactement comme je suspecte que les Britanniques croient dans l’exceptionnalisme britannique et les Grecs croient dans l’exceptionnalisme grec. » Barack Obama, 2009, conférence de presse à Strasbourg, The American Presidency Project

En 2010, un sondage a révélé que 80 % des Américains soutenaient l’idée que les États-Unis « possèdent un caractère unique, qui en fait le plus grand pays du monde », et que seulement 58 % d’entre eux affirmaient que « Barack Obama le pense également »[Americans See U.S. as Exceptional ; 37% Doubt Obama Does]. Dans un objectif purement électoraliste, les Républicains se sont alors emparés de ce concept et l’ « exceptionnalisme américain » a été au cœur du débat de la campagne présidentielle [L’exceptionnalisme américain au cœur de la campagne. Slate, Mugambi Jouet, 20.10.2012].

Aujourd’hui, les moyens d’accomplir la « Destinée manifeste » des États-Unis diffèrent selon le contexte, l’emplacement géographique et la présence ou non de matières premières. D’après l’article de Philippe Grasset (DeDefensa) « Notre exceptionnalisme-suprémacisme » :

« les pays européens, ont endossé cette dialectique prédatrice caractérisant aujourd’hui l’Occident dans son entier. [...] L’exceptionnalisme-suprématisme a complètement envahi l’UE, à visage découvert, véritablement comme une doctrine active de fonctionnement [...] Ce qui était sur le moment le simple résultat d’une mécanique bureaucratique est devenue une sorte de doctrine activiste, fondée sur l’affirmation d’une sorte de supériorité morale, psychologique et technologique comme un équivalent postmoderniste à la supériorité raciale et ethnique des suprématismes des XIXème-XXème siècles. »
Philippe Grasset, 4 juin 2014, Dedefensa

1973-1993 : Nixon, Reagan, Bush père et le contexte de la Guerre Froide

Richard Nixon, 37e président des États-Unis : 1969-1974

Quatrième rapport annuel au Congrès des États-Unis sur la politique étrangère, 3 mai 1973 :

« Nous avons subi des pressions sur notre territoire, qui menaçaient de faire basculer l’Amérique de la sur-expansion dans le monde à un retrait irréfléchi de celui-ci. Le peuple américain avait supporté avec enthousiasme et générosité les fardeaux du leadership mondial dans les années 1960. Mais après presque trois décennies, notre enthousiasme déclinait et les résultats de notre générosité étaient mis en question. [...] En 1969, nous risquions que le public soutenant la poursuite de notre rôle mondial, ne finisse par s’évanouir à force de lassitude, de frustration et de réaction disproportionnée. Nous étions convaincus de la nécessité de forger de nouvelles politiques pour faire face à ses problèmes. Mais notre première exigence était philosophique. Nous avions besoin d’une vision novatrice pour inspirer et intégrer nos efforts.

Nous avons commencé avec la conviction que notre engagement mondial restait indispensable. Les nombreux changements du paysage d’après-guerre n’avait modifié en aucune façon cette réalité centrale. L’Amérique était si puissante, notre engagement si important et nos préoccupations si profondes, que le fait de supprimer notre influence aurait provoquer des tremblements tout autour du globe. Nos amis auraient été désespérés, nos adversaires auraient été tentés, et notre propre sécurité nationale aurait été rapidement menacée. Il n’y avait aucun moyen d’échapper à la réalité de notre influence cruciale en faveur de la paix.

Mais la modernité a exigé que l’on redéfinisse cet engagement. Pendant de longues années, notre politique étrangère a été forgée autour d’une mission à vocation universelle que seule l’Amérique pouvait accomplir ; pour fournir un leadership politique, une défense commune et un développement économique. Nos alliés étaient faibles, les autres nations étaient trop jeunes, les menaces étaient palpables et la puissance américaine était dominante.

À partir de 1969, une mission de cette échelle était devenu obsolète à l’étranger et insupportable sur notre sol. Nos alliés s’étaient renforcés, les jeunes nations d’autrefois avaient mûri, les menaces s’étaient diversifiées et la puissance américaine n’était plus à la hauteur. Il était temps pour nous de passer d’une mission paternaliste dédiée à d’autres nations, à une mission en coopération avec d’autres nations. »

Walter F. Mondale, candidat démocrate (1984) et Vice-président des États-Unis (1977-1981)

Annonce de candidature à l’élection présidentielle de 1984, 21 février 1983 :

« Je me porte candidat à la présidence pour restaurer notre leadership mondial. Notre président doit comprendre et réunir tous nos avantages réels : efficacité militaire, force économique, indépendance énergétique, autorité morale, alliances qu’aucun ennemi ne peut affaiblir, et armée qu’aucune nation n’ose défier. Nous devons être une Amérique dont la justice sociale chez nous attire l’amitié à l’étranger, et dont la voix condamne la répression – des camps du Goulag russe aux geôles des généraux latins. Nous devons voir le monde tel qu’il est vraiment – l’arène d’une compétition que l’Amérique peut gagner, où notre liberté, nos valeurs et nos réalisations sont un pôle d’attraction pour le monde entier. »

Ronald Reagan, 40e président des États-Unis : 1981-1989

Allocution devant une session commune du Congrès sur l’état de l’Union, 27 janvier 1987 :

« Nous entrons dans notre troisième siècle d’existence, mais il serait inexact de juger notre nation par le nombre de ses années. L’Amérique ne peut se mesurer à l’aune de calendrier car il était écrit que nous serions une expérience infinie de liberté : sans limite dans nos buts, sans limite à ce que nous pouvons faire, sans limite dans nos espoirs. La Constitution des États-Unis est le canal passionné et inspiré par lequel nous voyageons à travers l’histoire. Elle est née de l’inspiration la plus fondamentale de notre existence : que nous sommes ici pour Le servir en vivant libres, que vivre libres libère en nous les plus nobles impulsions et le meilleur de nos capacités ; que nous devons utiliser ces dons à de bonnes et généreuses fins et les sécuriser non seulement pour nous et nos enfants mais pour l’humanité tout entière. [...]

Pourquoi la Constitution des États-Unis est-elle si exceptionnelle ? Eh bien, la raison est si petite qu’elle vous échappe presque mais elle est tellement grande qu’elle vous dit tout en seulement trois mots : Nous, le peuple. Dans d’autres Constitutions, le gouvernement dit au peuple de ces pays ce qu’il est autorisé à faire. Dans notre Constitution, nous, le peuple, disons au gouvernement ce qu’il peut faire et il ne peut faire que ce qui est dit dans ce document et rien d’autre. Quasiment toutes les autres révolutions dans l’Histoire ont seulement troqué un groupe de dirigeants contre un autre. Notre révolution est la première à dire que le peuple est le maître et le gouvernement son serviteur. [...] Nous, le peuple – ainsi sont les cœurs chaleureux innombrables qui commencent leur journée par une petite prière pour des otages qu’ils ne connaîtront jamais et des familles disparues qu’ils ne rencontreront jamais. Pourquoi ? Parce qu’ils sont ainsi, cette race exceptionnelle que nous appelons les Américains. [...] Nous, le peuple – ils refusent les commentaires de la semaine dernière à la télévision qui dévalorisent notre optimisme et notre idéalisme. Entrepreneurs, constructeurs, pionniers et pour la plupart gens ordinaires : ce sont eux les vrais héros de notre pays qui composent la plus exceptionnelle nation de faiseurs de l’Histoire. Vous savez qu’ils sont américains car leur esprit est aussi grand que l’univers et leur cœur est plus grand encore que leur esprit. »

George H. W. Bush, 41e président des Etats-Unis : 1989-1993

Déclaration du Secrétaire de la Presse Fitzwater sur la rencontre du président avec Mme Gro Harlem Brundtland, Premier ministre de Norvège, 5 juin 1992 :

« Le président a rencontré pendant à peu près 40 minutes Mme Gro Harlem Brundtland, Premier ministre de Norvège. Les deux dirigeants ont également passé en revue différentes questions portant sur la sécurité européenne et se sont mis d’accord sur l’importance du leadership mondial américain et sur le fait qu’une présence militaire américaine forte et permanente en Europe est essentielle à la paix et la stabilité. »
  • 1993-2001 : Clinton et la « nation indispensable »

William J. Clinton, 42e président des Etats-Unis : 1993-2001

Discours à l’Assemblée nationale coréenne de Séoul, 10 juillet 1993 :

« La meilleure manière pour nous de dissuader les agressions régionales, de perpétuer la robuste croissance économique que connaît la région, et de sécuriser nos propres intérêts – maritimes et autres – est d’être une présence active. Nous devons continuer à diriger et nous le ferons. Pour certains en Amérique, il y a la crainte que le leadership mondial américain ne soit un luxe démodé que nous ne pouvons plus nous permettre. Eh bien, ils ont tort. En vérité, notre leadership global n’a jamais été aussi indispensable ou un investissement aussi rentable pour nous. Tant que nous resterons bordés par des océans et enrichis par le commerce, tant que notre drapeau est le symbole de la démocratie et de l’espoir face à un monde désuni, le leadership américain demeurera un impératif. »

William J. Clinton, Discours à la Conférence du Comité politique des affaires publiques américano-israëlien, 7 mai 1995 :

« Ecoutez : tout le monde est content que l’on aide à l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan à débarrasser leur territoire des armes nucléaires. Cela augmente notre sécurité. Mais on ne peut pas le faire gratuitement. On aide à construire la démocratie en Europe centrale et en Europe de l’Est, mais on ne peut pas faire ça gratuitement. On combat les flux de drogues internationaux qui ruinent nos communautés, mais on ne peut pas faire ça gratuitement.

Partout dans le monde, dans des pays désespérément pauvres, des gens essaient d’apprendre à s’en sortir et protéger leur environnement pour qu’ils puissent avoir une société réglée et participer à une coopération pacifique, et ne pas être emportés par les courants radicaux qui ravagent le monde. Et pour une bouchée de pain, à l’échelle américaine, nous pouvons faire toute la différence dans le monde. Mais on ne peut pas le faire gratuitement.

Plus que n’importe quel public peut-être dans ce pays, vous comprenez cela. Vous comprenez l’importance de notre leadership et le prix raisonnable que nous devons payer pour le maintenir. Si nous devions abandonner ce rôle simplement parce qu’on nous refuse les instruments de l’aide internationale et de l’assistance sécuritaire, l’un des premiers à en être affecté serait Israël, parce qu’Israël est en première ligne de la bataille pour la liberté et la paix, et la force d’Israël est adossée à la force de l’Amérique et à notre leadership mondial. »

William J. Clinton, Remarques sur des questions de sécurité internationale à l’Université George Washington, 5 août 1996 :

« L’Amérique fait face à trois grand défis alors que nous entrons dans le XXIe siècle : conserver le rêve américain en vie pour tous ceux qui veulent travailler pour l’obtenir ; rassembler notre pays et non le diviser ; et faire en sorte que l’Amérique demeure la plus grande force dans le monde œuvrant pour la paix, la liberté, la sécurité et la prospérité. [...]

Je suis venu dans ce lieu d’enseignement et de raison, cet endroit si focalisé sur l’avenir, afin d’expliquer pourquoi nous ne pourrons pas faire face à nos propres défis d’opportunité, de responsabilité et de communauté si nous ne maintenons pas également notre rôle indispensable de leader pour la paix et la liberté dans le monde. [...]

Le fait est que l’Amérique demeure la nation indispensable. Il y a des moments où l’Amérique et seulement l’Amérique, peut faire la différence entre la paix et la guerre, entre la liberté et la répression, entre l’espoir et la peur. Bien entendu, nous ne pouvons pas prendre en charge le monde entier. Nous ne pouvons pas devenir son gendarme. Mais là où nos intérêts et nos valeurs le réclament et là où nous pouvons faire la différence, l’Amérique doit agir et montrer le chemin.

Dans ce combat ainsi que dans bien d’autres défis tout autour du monde, le leadership américain est indispensable. En assumant notre leadership dans la lutte contre le terrorisme, nous ne devons être ni réticents ni arrogants, mais réalistes, déterminés et confiants. Et nous devons comprendre que dans cette bataille nous devons déployer plus que de la police et des ressources militaires. Chacun d’entre vous compte. Chaque Américain compte.

Notre plus grande force est notre confiance. Et c’est la cible des terroristes. Ne vous y trompez pas : les bombes qui tuent et mutilent des innocents ne leur sont pas vraiment destinées mais visent l’esprit de tout le pays et l’esprit de liberté. Donc la lutte contre le terrorisme implique davantage que les nouvelles mesures de sécurité que j’ai ordonnées et celles à venir. En fin de compte, il faut la volonté confiante du peuple américain de conserver nos convictions pour la liberté et la paix et de rester la force indispensable pour créer un monde meilleur à l’aube d’un siècle nouveau. [...]

Lorsque nous nous souvenons des jeux Olympiques du Centenaire, des semaines de courage et de triomphe, le meilleur de la jeunesse du monde lié ensemble par les règles du jeu dans un véritable respect mutuel, engageons-nous à travailler pour un monde qui ressemble davantage à cela dans le XXIe siècle, à faire face fermement dans les moments de terreur qui autrement détruiraient notre esprit, à faire face pour les valeurs qui nous ont apporté tant de bénédictions, valeurs qui ont fait de nous à ce moment crucial, la nation indispensable. Merci beaucoup. »

William J. Clinton, Allocution présidentielle à la radio, 16 novembre 1996 :

« Bonjour. Comme je l’ai dit à maintes reprises, l’Amérique est le pays indispensable au monde, le pays que le monde envie pour sa première place grâce à sa force et ses valeurs. Cette semaine, j’ai pris deux décisions importantes, correspondant aux responsabilités de l’Amérique dans le monde. La première est l’accord, de principe, pour nos troupes de participer à une mission pour alléger la souffrance au Zaïre. La seconde est l’approbation, toujours de principe, pour nos troupes de faire partie des forces de sécurité présentes en Bosnie. Aujourd’hui, je veux vous dire en quoi notre rôle dans ces missions est important. »

William J. Clinton, Discours inaugural, 20 janvier 1997 :

« La dernière fois que nous nous sommes réunis, notre marche vers ce nouvel avenir semblait moins sûre qu’elle ne l’est aujourd’hui. Nous nous étions alors juré de mettre notre Nation à nouveau sur la bonne voie. Pendant ces quatre ans, nous avons été touchés par la tragédie, exaltés par le défi, renforcés par le succès. L’Amérique reste la seule nation indispensable au monde. Une fois encore, notre économie est la plus forte de la planète. Une fois encore, nous construisons des familles plus soudées, des communautés plus prospères, des moyens d’éducations meilleurs, un environnement plus propre. »

William J. Clinton, Discours à l’Université de la Défense nationale, 29 janvier 1998 :

« Dans ce nouveau monde, notre leadership mondial est plus important que jamais. Cela ne signifie pas que nous pouvons y aller tout seul ni répondre à chaque crise. Nous devons être clairs quand nos intérêts nationaux sont en jeu. Mais plus que jamais, le monde se tourne vers l’Amérique pour faire le boulot. Notre Nation guide la construction d’un nouveau réseau d’institutions et d’accords destinés à maîtriser les forces du changement, tout en nous préservant de leurs dangers. Nous contribuons à écrire les règles internationales de la route vers le XXIe siècle, en protégeant ceux qui ont rejoint la famille des nations, et en isolant ceux qui ne l’ont pas fait. »

William J. Clinton, Allocution à bord du navire américain Ville de Hue à New York, le 4 juillet 2000 :

« En ce jour j’espère que chaque Américain prendra un moment pour réfléchir à la façon dont nous avons gagné notre place exceptionnelle dans l’histoire humaine. En 1776 l’action ne s’est pas uniquement déroulée dans le Hall de l’Indépendance à Philadelphie où la Déclaration d’Indépendance a été signée. C’est ici, à New York, que George Washington a préparé ses troupes à la bataille. Cinq longues années et d’innombrables engagements plus tard, les soldats et les marins de l’Amérique ont remporté la victoire et contribué à allumer la flamme de liberté qui brûle à présent dans le monde entier. Aujourd’hui donc, jour anniversaire de notre Nation, je crois que nous devrions rendre hommage à ceux qui ont engagé leur vie, leur fortune et leur honneur sacré pour notre liberté. Et aujourd’hui je pense que nous devrions aussi honorer tous les Américains, indépendamment de leur passé, que leurs ancêtres soient venus ici sur des bateaux d’immigrants ou de négriers, qu’ils aient volé à travers le Pacifique ou traversé le détroit de Behring, car tous les Américains ont apporté leur aide à la marche pour la liberté, la démocratie et pour notre avenir. »
  • 2001-2008 : Bush Jr. et la défense du « monde civilisé »

George W. Bush, 43e président des États-Unis : 2001-2009

Discours du 20 septembre 2001, avant une session extraordinaire du Congrès, sur la réponse des États-Unis aux attaques terroristes du 11 septembre :

« Le monde civilisé se rallie au côté de l’Amérique. Ils comprennent que si cette terreur reste impunie, leurs propres villes, leurs propres citoyens peuvent être les prochains. Sans réponse, la terreur peut non seulement abattre des bâtiments, mais peut menacer la stabilité de gouvernements légitimes. Et vous savez quoi ? Nous n’allons pas le permettre. Les Américains demandent, qu’est-ce qu’on attend de nous ? Je vous demande de vivre vos vies et d’embrasser vos enfants. Je sais que ce soir beaucoup de citoyens ont des craintes et je vous demande d’être calmes et résolus, même face à une menace persistante. Je vous demande de soutenir les valeurs de l’Amérique et je rappelle pourquoi tant de vous sont venus ici. Nous sommes dans un combat pour nos principes et notre première responsabilité est de les suivre. Personne ne devrait être discriminé par un traitement injuste ou des mots désobligeants à cause de son origine ethnique ou de sa foi religieuse. […] Je sais qu’il y a des luttes à venir et des dangers à affronter. Mais ce pays définira notre temps, et ne sera pas défini par lui. Tant que les États-Unis d’Amérique seront forts et déterminés, ce ne sera pas un âge de terreur ; ce sera un âge de liberté, ici et à travers le monde. [...] Le progrès de la liberté de l’humanité, la réussite de notre temps et le grand espoir de chaque instant, reposent à présent sur nous. »

George W. Bush, Discours aux cadres dirigeants de la fonction publique, 15 octobre 2001 :

« Ce sont des temps extraordinaires, des temps d’épreuve pour notre gouvernement et pour notre nation. Pourtant, nous tous pouvons être fiers de la réponse de notre gouvernement et de la force de caractère exceptionnelle de la nation que nous servons. Je ne me suis jamais senti plus certain des qualités de l’Amérique ni plus confiant de l’avenir de l’Amérique. »

George W. Bush, Discours radiodiffusé du président, 2 juin 2007 :

« [...] Le peuple américain peut être fier de notre leadership mondial et de notre générosité. Notre Nation apporte de l’aide et du réconfort à ceux qui sont dans le besoin. Nous aidons à étendre les opportunités à travers le monde. Nous posons la fondation d’un avenir plus pacifique et porteur de plus d’espoir pour tous nos citoyens. »

Le premier mandat de Barack Obama

Rudy Giuliani, candidat républicain à l’élection présidentielle de 2008

Allocution à la Société fédéraliste à Washington, DC, 16 novembre 2007

« Il y a des gens qui aujourd’hui, je crois, doutent que l’Amérique ait une mission particulière, voire d’inspiration divine, à l’échelle mondiale. Je ne comprends pas comment on peut observer l’histoire et ne pas voir la sagesse et la réalité de ce fait. La majorité des pays sur terre ont leur propre ethnie, leur propre religion, des caractéristiques communes qui unissent le peuple avant même qu’il soit une nation. L’Amérique est très, très différente. Nous ne sommes pas d’une seule appartenance ethnique, nous sommes toutes les ethnies. Nous ne sommes pas d’une seule race, nous sommes toutes les races. Nous ne sommes pas une seule religion. Notre société s’est établie de sorte que nous ne soyons pas une seule religion. Donc nous sommes aussi différents dans nos origines, qu’à peu près n’importe quel autre pays sur terre. [...] Nous sommes juste très, très chanceux et nous ne le reconnaissons pas, je ne pense pas que nous faisons honneur à notre histoire et à notre devoir. C’est cette nation qui a pris toutes ces idées qui se sont développées depuis très longtemps, issues de l’Ancien Testament, de la philosophie grecque, du Droit romain et des Lumières.

C’étaient vraiment des idées jusqu’à ce qu’elles aient été réellement mises en pratique et personne ne savait vraiment si ces idées mises en pratique marcheraient et l’Amérique l’a fait. Et l’Amérique a établi ce gouvernement démocratique constitutionnel sous la forme d’une République et cette nation a vu dès le début, que la tyrannie et l’oppression étaient illégitimes et qu’il fallait y faire face. C’est cette nation qui a sauvé le monde des deux grandes tyrannies du XXe siècle, le nazisme et le communisme. C’est ce pays qui est en passe de sauver une civilisation du terrorisme islamique. Les États-Unis d’Amérique ont été et continueront d’être une lueur d’espoir pour le monde. […] Cette génération d’Américains est aussi forte que les précédentes générations, parce que nous venons d’eux et que nous leur devons, à eux comme à nous-mêmes, de nous assurer que ce principe de démocratie et de liberté est respecté, préservé et étendu partout dans le monde. »

Barack Obama, 44e président des États-Unis

Conférence de presse du président à Strasbourg, 4 avril 2009

« - Question : [...] puis-je vous demander si vous souscrivez, ainsi que beaucoup de vos prédécesseurs l’ont fait, à l’école de l’exceptionnalisme américain qui voit l’Amérique comme spécialement qualifiée pour diriger le monde, ou avez-vous une philosophie légèrement différente ? Auquel cas, pourriez-vous entrer dans les détails à ce sujet ?

- Barack Obama  : Je crois à l’exceptionnalisme américain, comme je soupçonne les Britanniques de croire en l’exceptionnalisme britannique et les Grecs en l’exceptionnalisme grec. Je suis extrêmement fier de mon pays et de son rôle et son histoire dans le monde. Si vous songez à cet endroit où a lieu ce sommet et ce qu’il signifie, je ne pense pas que l’Amérique devrait être embarrassée de voir les preuves des sacrifices de nos troupes, la quantité immense de ressources qui furent engagées en Europe après la guerre, et notre leadership dans la construction d’une alliance qui a finalement mené à l’unification de l’Europe. Nous devrions être fiers de tout cela.

Et si vous pensez à notre situation actuelle, les États-Unis demeurent la plus grande économie du monde. Nous avons des capacités militaires inégalées. Et je pense que nous avons un système de valeurs qui est sanctuarisé dans notre Constitution, dans notre code législatif, dans nos pratiques démocratiques, et dans notre foi en la liberté d’expression et en l’égalité qui, quoique imparfaites, sont exceptionnelles.

Dès lors, le fait que je sois très fier de mon pays et que je pense que nous avons beaucoup à offrir au monde ne diminue en rien mon intérêt à reconnaître la valeur et les merveilleuses qualités des autres pays, ou à reconnaître que nous n’aurons pas toujours raison, ou que d’autres gens puissent avoir de bonnes idées, ou qu’afin que nous puissions travailler collectivement, toutes les parties se doivent de faire des compromis, nous y compris. »

Barack Obama, Discours à l’Académie militaire des États-Unis de West Point, New York, 22 mai 2010

« Aujourd’hui, même si nous combattons dans les guerres qui sont en face de nous, nous devons aussi voir l’horizon au-delà de ces guerres, car contrairement à un terroriste dont le but n’est que de détruire, notre avenir sera défini par ce que nous bâtissons. Nous devons voir cet horizon, et pour y parvenir nous devons poursuivre une stratégie de renouveau national et de leadership global. Nous devons construire les sources de la force américaine, influencer et modeler un monde qui sera plus pacifique et plus prospère. »

Barack Obama, Discours devant les chambres du Parlement de Londres, Angleterre, 25 mai 2011

« Et pourtant, alors que ce changement rapide a eu lieu, il est devenu à la mode, dans certains quartiers, de remettre en question le fait de savoir si l’émergence de ces nations s’accompagnera du déclin de l’influence américaine et européenne sur le monde. Peut-être, dit-on, que ces nations représentent l’avenir, et que le temps de notre domination est passé.

Cet argument est faux. Le temps de notre domination, c’est maintenant. Ce sont les États-Unis et le Royaume-Uni et nos alliés démocratiques qui ont modelé un monde dans lequel de nouvelles nations peuvent émerger et les individus s’épanouir. Et même si plus de nations endossent les responsabilités d’un leadership mondial, notre alliance reste indispensable pour atteindre notre objectif d’un siècle plus pacifique, plus prospère et plus juste.

Au moment où les menaces et les défis exigent des nations qu’elle travaillent de concert les unes avec les autres, nous restons le plus grand des catalyseurs de l’action mondiale. Dans une ère définie par le flux rapide du commerce et de l’information, c’est notre tradition de libre échange, notre ouverture, renforcées par notre implication à offrir la sécurité de base à nos citoyens, qui offre la meilleure chance d’avoir une prospérité à la fois forte et partagée. Tandis qu’on refuse encore à des millions de personnes les droits humains de base en raison de qui ils sont, ou de ce qu’ils croient, ou du type de gouvernement auquel ils sont soumis, nous sommes les nations les plus volontaires pour nous lever au nom de la défense des valeurs de tolérance et d’autodétermination qui conduisent à la paix et à la dignité. »

Barack Obama, Déclarations lors d’une collecte de fonds pour la Victoire d’Obama à San Francisco, Californie, le 16 février 2012

« Les peuples admettent que nous restons la seule nation indispensable, non pas seulement parce que nous sommes grands et puissants, mais aussi parce que nous avons cette idée qu’il y a certains principes universels, droits universels et normes internationales, qui doivent être respectés et que nous sommes peut-être la seule superpuissance dans l’histoire à chercher non seulement son propre intérêt personnel, mais aussi ce qui est bon pour reste du monde. Et cela fait partie de notre pouvoir. »

Barack Obama, Discours d’introduction à l’école de l’armée de l’air des États-Unis de Colorado Springs, Colorado, 23 mai 2012

« Avec toutes les tragédies que nous avons su surmonté, on peut penser que les gens puisse comprendre cette évidence : ne jamais parier contre les États-Unis d’Amérique. Et l’une des raisons à cela est que les États-Unis ont été, et seront toujours, la seule nation indispensable dans les affaires du monde. C’est un des nombreux exemples qui montrent pourquoi l’Amérique est exceptionnelle. C’est pourquoi je suis fermement convaincu que si nous accédons à ce moment de l’Histoire, si nous faisons face à nos responsabilités, alors – tout comme l’a été le XXe siècle - le XXIe sera un autre Grand Siècle Américain. C’est l’avenir que je vois. C’est l’avenir que vous pouvez construire.

Je vois un siècle américain parce que nous avons la force de traverser cette période économique difficile. Nous allons remettre l’Amérique au travail en investissant dans les domaines où nous restons compétitifs – l’éducation et les industries de pointe, la science et l’innovation. Nous rembourserons nos crédits, réformerons notre code fiscal et continuerons à réduire notre dépendance vis-à-vis du pétrole étranger. Nous devons bâtir notre nation ici, chez nous. Et je sais que nous le pouvons, parce que nous sommes toujours l’économie la plus grande, la plus dynamique et la plus innovante du monde. Et quels que soient les défis auxquels nous ferons face, nous n’échangerons notre place avec aucune autre nation de la Terre.

Je vois un siècle américain parce vous appartenez à la meilleure et à la plus compétente armée que le monde ait jamais connue. Aucune autre nation ne vous arrive à la cheville. Oui, alors que les guerres d’aujourd’hui prennent fin, notre armée – et notre aviation – va se réduire. Mais en tant que Commandant en chef, je ne laisserai pas les erreurs passées se reproduire. Nous faisons encore face à de très sérieuses menaces. Comme nous l’avons vu ces dernières semaines, avec Al-Qaida au Yémen, il y a encore des terroristes qui cherchent à tuer nos ressortissants. Donc nous avons besoin que vous soyez prêts à répondre à toutes sortes de menaces. Des menaces conventionnelles aux menaces non-conventionnelles, des nations cherchant à obtenir des armes de destruction massives jusqu’aux cellules terroristes planifiant leur prochain attentat, du danger de la vieille piraterie aux nouvelles attaques cybernétiques – nous devons être vigilants. Et ainsi guidés par notre stratégie militaire, nous conserverons une armée – et une aviation – rapide, flexible et polyvalente. Nous maintiendrons notre supériorité militaire dans tous les domaines – aérien, terrestre, marin, spatial et cybernétique. Et nous garderons foi en nos soldats et en nos corps d’armées. [...]

Et pour terminer, je vois un siècle américain en raison du caractère de notre pays – l’esprit qui nous a toujours rendus exceptionnels. Cette idée simple mais révolutionnaire – présente depuis notre fondation et qui n’a jamais quitté nos cœurs – qu’il est en notre pouvoir de construire un monde nouveau et de faire de l’avenir ce que nous voulons qu’il soit. C’est cette foi fondamentale – cet optimisme américain – qui dit qu’aucun défi n’est trop grand, qu’aucune mission n’est trop ardue. C’est l’esprit qui guide votre classe : “Aucune hésitation, aucun échec”. C’est l’essence de l’Amérique, et il n’y a rien de comparable ailleurs dans le monde.

C’est ce qui inspire les opprimés de chaque coin du monde qui réclament les mêmes libertés pour eux-mêmes. C’est ce qui a inspiré des générations abordant nos rivages, nous renouvelant de leur énergie et de leurs espoirs. Et cela inclut un cadet parmi vous, un cadet qui célèbre sa promotion aujourd’hui, qui a grandi au Venezuela, a pris un aller-simple pour l’Amérique, et est aujourd’hui sur le point de réaliser son rêve de devenir un pilote de l’aviation des États-Unis : Edward Camacho. Edward a déclaré ce que nous savons tous être vrais : « Je suis convaincu que l’Amérique est la terre de toutes les opportunités. »

Vous avez raison, Edward. C’est ce que nous sommes. C’est l’Amérique que nous aimons. Toujours jeune, toujours tournée vers l’avant, vers cette lumière d’une nouvelle aube à l’horizon. Et, cadets, en vous regardant dans les yeux – quand vous rejoindrez la Longue Ligne Bleue – je sais que vous nous porterez encore plus loin, encore plus haut. Et grâce à votre fier dévouement, je suis absolument certain que les États-Unis d’Amérique passeront les épreuves de notre époque. Nous resterons la terre de toutes les opportunités. Et nous resterons forts, la plus grande force pour la liberté et pour la dignité humaine que le monde ait jamais connu.

Que Dieu vous bénisse. Que Dieu bénisse la classe de 2012. Et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. »

Barack Obama, Discours à la Convention nationale des Vétérans des guerres extérieures à Reno, Nevada, 23 juillet 2012

« Parce que vous avez protégé l’Amérique, nous allons transmettre à la prochaine génération notre pays plus fort, plus sûr, et plus respecté dans le monde. Alors si quiconque essaie de vous dire que notre grandeur est passée, que l’Amérique est en déclin, vous lui répondez : exactement comme le XXe siècle, le XXIe siècle sera un autre grand siècle américain. Parce que nous sommes les Américains, bénis d’avoir la plus grande forme de gouvernement jamais conçue par l’homme, une démocratie vouée à la liberté et au service des idéaux qui éclairent toujours le monde. Nous ne demanderons jamais pardon pour notre style de vie ; nous ne renoncerons jamais à le défendre.

Nous sommes une nation qui a libéré des hommes par millions et qui a transformé ses adversaires en alliés. C’est nous, les Américains, qui avons défendu la paix et riposté à l’agression. C’est nous, les Américains, qui avons embrassé nos responsabilités mondiales et notre leadership mondial. Les Etats-Unis ont été et resteront, la seule nation indispensable dans les affaires du monde.

Et vous, vous êtes les soldats, les marins, les aviateurs, les forces spéciales et les gardes-côtes qui ont fait que nous sommes restés forts. Nous honorerons votre héritage. Et nous veillerons à ce que l’armée que vous avez servie et l’Amérique que nous aimons demeure la force la plus grande pour la liberté que le monde ait jamais connue. »

  • La campagne pour l’élection présidentielle de 2012 :

The Washington Post  : « Exceptionnalisme américain : une vieille idée et une nouvelle bataille politique », 29 novembre 2010

« Cette réorientation qui s’écarte de la célébration de l’exceptionnalisme américain est erronée et vouée à l’échec », écrit l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney dans son livre de lancement de campagne : « Pas d’excuses : en faveur de la Grandeur de l’Amérique ».

Lundi, le représentant Mike Pence (Républicain – indépendant), qui est également considéré comme un possible candidat à la Maison Blanche, doit faire un discours au Club économique de Détroit : « Restaurer l’exceptionnalisme américain : une vision pour la croissance économique et la prospérité ».

Pour l’ancien gouverneur de l’Alaska Sarah Palin, le concept est un thème récurrent de ses discours, ses publications Facebook, ses tweets et ses apparitions sur la chaîne Fox News. Son nouveau livre, « l’Amérique par cœur », a un chapitre intitulé « L’exceptionnelle Amérique ».

Newt Gingrich, l’ancien président de la Chambre, relève dans ses discours que les vues d’Obama sur le sujet sont « franchement alarmantes ».

Lors d’une interview au mois d’août pour Politico, l’ancien gouverneur de l’Arkansas Mike Huckabee est allé jusqu’à déclarer à propos de Barack Obama : « Sa vision du monde est radicalement différente de celle qu’ont eue jusqu’à présent tous les présidents, républicains ou démocrates » [...] Nier l’exceptionnalisme américain revient, en substance, à renier le cœur et l’âme de cette nation.

Et la semaine dernière, Rick Santorum, ancien sénateur de Pennsylvanie, a dit à un groupe d’étudiants du « College Republicans at American University » : « Ne soyez pas dupes de ce mensonge. L’Amérique est exceptionnelle, et les Américains sont inquiets qu’un groupe de gens à Washington n’y croient plus ».

[...] C’est également ancré dans la croyance religieuse. Un récent sondage de l’Institut de Recherche sur la Religion et de l’Institut Brookings montre que 58 % des Américains approuvent l’affirmation : « Dieu a donné à l’Amérique un rôle particulier dans l’histoire de l’humanité. »

Rick Perry, candidat à la présidence 2012

Remarques annonçant la candidature à la présidentielle à Charleston, Caroline du Sud, 13 août 2011

« Pour paraphraser Abraham Lincoln et Ronald Reagan, j’ai réalisé que les États-Unis d’Amérique sont vraiment le dernier grand espoir de l’humanité. J’ai vu des systèmes de gouvernement qui élevaient des dirigeants au détriment du peuple. Les systèmes socialistes se drapaient dans de bonnes intentions mais ne prodiguaient que misère et stagnation. Puis j’ai appris que tout le monde ne considérait pas la vie avec autant de valeur que les Américains, et que tout le monde n’avait pas la même conception que les états-Unis, des droits qu’un Dieu d’amour distribue à chaque être humain. Voyez-vous, en tant qu’Américains nous ne sommes pas définis par notre classe, et jamais on ne nous assignera notre place. Ce qui fait que notre nation est exceptionnelle, c’est que chacun, quelle que soit son origine, peut monter jusqu’aux plus hauts sommets. »

Mitt Romney, candidat Républicain à l’élection présidentielle de 2012

Remarques sur la politique étrangère des États-Unis, Charleston, Caroline du Sud, 7 octobre 2011

« Mais je suis ici aujourd’hui pour vous dire que je suis guidé par une conviction et une passion inébranlables : Ce siècle doit être un siècle américain. Lors d’un siècle américain, l’Amérique a l’économie la plus forte et l’armée la plus puissante du monde. Lors d’un siècle américain, l’Amérique dirige le monde libre et le monde libre dirige le monde entier. Dieu n’a pas créé ce pays pour être une nation de suiveurs. L’Amérique n’est pas destinée à être une puissance planétaire parmi d’autres, d’égal à égal. L’Amérique doit diriger le monde, ou quelqu’un d’autre le fera. Sans le leadership américain, sans la direction déterminée et la résolution américaines, le monde devient un lieu bien plus dangereux, et la liberté et la prospérité seraient parmi les premières victimes. Soyons bien clairs. En tant que président des États-Unis, je me dévouerai à un siècle américain. Et jamais au grand jamais je ne demanderai pardon au nom de l’Amérique.

Certains pourraient demander, « Pourquoi l’Amérique ? Pourquoi l’Amérique devrait-elle être différente des autres pays autour du globe ? » Je crois que nous sommes un pays exceptionnel avec un destin et un rôle uniques au monde. [...] Nous sommes exceptionnels parce que nous sommes une nation fondée sur une idée rare qui naquit lors de la Révolution américaine, proposée par nos plus grands hommes d’État, dans nos documents fondateurs. Nous sommes un peuple qui a rejeté le joug de la tyrannie et a établi un gouvernement, selon les mots d’Abraham Lincoln, « du peuple, par le peuple, et pour le peuple. » Nous sommes un peuple qui, selon les termes de notre déclaration d’Indépendance, tient certaines vérités pour évidentes par elles-mêmes : à savoir que tous les hommes reçoivent de leur Créateur certains droits inaliénables. Nous croyons en l’universalité de ces droits inaliénables qui nous amènent à notre rôle exceptionnel sur la scène du monde, celui d’un grand champion de la dignité humaine et de la liberté. »

Jon Huntsman, candidat à la Présidentielle 2012
Discours à l’université Sud du New Hampshire, à Manchester, 10 octobre 2011

« Je crois que les États-Unis ont l’opportunité d’une génération, celle de redéfinir leur place dans le monde, et reprendre le sceptre du leadership mondial. L’approche de mon administration des affaires étrangères sera guidée par ce qui définit l’exceptionnalisme américain, et ce sont nos valeurs : la liberté, la démocratie, les droits de l’Homme, le libre marché. Les valeurs de l’Amérique, Mesdames et Messieurs, sont le plus grand cadeau de l’Amérique à l’humanité. Avec ces nations qui partagent nos valeurs, et que nous appelons amies et alliées, nous rétablirons la confiance et renforcerons nos liens, à la fois économiques et militaires. Aux nations qui continuent à s’opposer à la marche invincible de la liberté humaine, politique et économique, nous leur ferons voir clairement qu’elles sont du mauvais côté de l’Histoire, en nous assurant que la lumière de l’Amérique brille de manière éclatante à chaque coin du globe, tel un phare d’espoir et d’inspiration. »

Convention nationale démocrate 2012, « Faire avancer l’(US)Amérique »

[( « Le président Obama et le parti Démocrate savent qu’il n’y a aucune responsabilité plus grande que la protection des Américains. Nous comprenons aussi le rôle indispensable que les États-Unis doivent continuer à jouer dans la promotion de la paix internationale et de la prospérité. Et grâce aux étapes que nous avons franchies, les États-Unis sont en tête encore une fois et l’Amérique est plus en sécurité, plus forte et plus sûre qu’il y a quatre ans. »

Barack Obama, Discours devant une session commune du Congrès sur l’état de l’Union, le 24 janvier 2012

« Quelqu’un qui vous dit autre chose, qui vous dit que l’Amérique est en déclin ou que notre influence est en perte de vitesse, ne sait pas de quoi il parle. Ce n’est pas le message que nous transmettent les leaders du monde entier qui sont impatients de travailler avec nous. Ce n’est pas ainsi que les gens le ressentent de Tokyo à Berlin, de Cape Town à Rio, où les avis concernant l’Amérique sont plus favorables qu’ils ne l’ont été depuis des années. Oui, le monde change. Non, nous ne pouvons pas contrôler chaque événement. Mais l’Amérique reste la nation indispensable dans les affaires mondiales et tant que je serai Président, je poursuivrai dans cette voie. »

ABC News : Obama repousse Romney sur « l’exception américaine », 2 avril 2012

« Notre président a une conception de l’exceptionnalisme américain, qui est totalement différente de la nôtre », a déclaré Romney samedi. « Et je pense que, ces trois ou quatre dernières années, des gens dans le monde entier ont commencé à remettre cela en question. Ce mardi, nous avons l’occasion – vous avez l’occasion – de voter et de franchir la prochaine étape dans la réhabilitation de la nature exceptionnelle du peuple américain. »

Barack Obama, Conférence de presse du président avec le président mexicain Calderon et le Premier ministre canadien Harper, 2 avril 2012

Question : Et ensuite une question pour le président Calderon et le premier ministre Harper : Pendant le week-end, le gouverneur Mitt Romney a dit que les États-Unis avaient eu l’habitude de promouvoir la libre entreprise dans le monde entier et il a dit, « Notre président a une conception de l’exceptionnalisme américain, qui est totalement différente de la nôtre, et je pense que, ces trois ou quatre dernières années, des gens dans le monde entier ont commencé à remettre cela en question ». Donc ma question à vous deux est : est-ce que vous pensez que l’influence américaine a diminué ces trois ou quatre dernières années ? Et monsieur le président Obama, si vous souhaitez également répondre.

- Barack Obama : Et bien, sur la seconde partie de votre question, c’est encore la saison des primaires au parti républicain. Il vont désigner celui qui va être leur candidat. Ça ne compte pas que le premier discours que j’ai prononcé sur la scène nationale, lors de la convention démocrate, ait porté entièrement sur l’exceptionnalisme américain et que toute ma carrière ait été une preuve de cette défense de l’exceptionnalisme américain. Mais je ne vais pas m’occuper de ces personnes pour l’instant, parce qu’ils en sont encore à essayer d’obtenir leur nomination. »

Barack Obama, Discours lors d’un meeting de campagne à Glen Allen, en Virginie, le 14 juillet 2012

« Et à travers ces voyages que j’ai effectué lors de ma première campagne, je suis souvenu de cette idée fondamentale qui est centrale pour ce pays, ce qui nous rend exceptionnels, ce qui nous rend supérieurs. Ce n’est pas le nombre de nos gratte-ciels ; ce n’est pas la puissance de notre armée. Ce qui nous rend spéciaux, c’est cette idée que dans ce pays, si tu acceptes de travailler dur, si tu acceptes de prendre ta vie en main, alors tu peux réussir si tu essaies. Peu importe d’où tu viens, peu importe ton apparence, peu importe ton nom de famille, peu importe la modestie de tes débuts. Tu peux y arriver dans ce pays si tu travailles dur. Parce que l’Amérique n’a jamais été un pays de Cocagne. Nous sommes une nation de travailleurs d’entrepreneurs, de rêveurs et de preneurs de risques. Nous travaillons pour obtenir nos résultats. Et tout ce que nous demandons en tant qu’Américains, c’est que notre labeur soit récompensé. Tout ce que nous demandons, c’est que notre responsabilité soit récompensée pour que, si nous y mettons assez d’efforts, nous puissions trouver un travail pour payer les factures, nous puissions nous offrir une maison bien à nous, nous ne soyons pas sur la paille lorsque nous sommes malades, et pour qu’on se prenne des vacances en famille de temps en temps, rien d’extravagant. »

Plateforme du parti républicain en 2012, le 27 août 2012

« Nous sommes le parti de la paix issue de la force. Professant l’exceptionnalisme américain – la conviction que notre pays détient une place et un rôle unique dans l’histoire de l’humanité – nous sommes fiers de nous associer à ces Américains de tous les horizons politiques, qui, il y a plus de trois décennies, dans un monde aussi dangereux que celui d’aujourd’hui, se sont unis pour faire avancer la cause de la liberté. En rejetant la folie d’une politique étrangère d’amateurs et en défiant l’avancée marxiste mondiale, ils ont annoncé leur stratégie avec le slogan indémodable que nous répétons aujourd’hui : la paix issue de la force – une paix solide fondée sur la liberté et la volonté de la défendre, et sur les valeurs démocratiques américaines et la volonté de les défendre. Alors que le XX siècle a été indéniablement un siècle américain – avec un leadership puissant, l’adhésion aux principes de liberté et de démocratie que nos Pères fondateurs ont scellés dans la Déclaration d’Indépendance et dans la Constitution de notre nation, et dans une confiance perpétuelle dans la Divine Providence – le XXI siècle sera lui aussi un siècle de grandeur américaine.

Les adversaires d’aujourd’hui sont différents, tout comme le sont leurs armes et leur idéologie, mais cela revient au même : l’unité des Américains, par-delà les partis, en hommage à ceux qui ont défendu notre pays et pourchassé ses attaquants jusqu’au bout du monde, et monté une garde vigilante aujourd’hui dans nos villes, sur nos côtes et dans les pays étrangers. Nous assurons à nos soldats l’autorité et les ressources dont ils ont besoin pour protéger la nation et pour défendre la liberté de l’Amérique. Poursuivre notre vigilance, en particulier sur les voyages et le commerce, est nécessaire pour empêcher le bioterrorisme et le cyberterrorisme, et tous les autres actes de guerre asymétriques et non-traditionnels, et pour s’assurer que l’horreur du 11 septembre 2001 ne se répètera jamais sur notre sol. »

Le second mandat de Barack Obama

Barack Obama, 44e président des États-Unis : 2009 à nos jours

Discours d’inauguration, 21 janvier 2013

« Chaque fois que nous nous réunissons pour la prise de fonction d’un président, nous sommes les témoins de la force éternelle de notre Constitution. Nous réalisons la promesse de notre démocratie. Nous nous souvenons que ce qui lie ensemble cette Nation n’est pas la couleur de notre peau ou les piliers de notre foi, ou les origines de nos noms. Ce qui nous rend exceptionnels – ce qui fait de nous des Américains – c’est notre allégeance à une idée articulée dans une déclaration faite il y a plus de deux cents ans : nous tenons ces vérités comme évidentes et sans conteste, que tous les hommes ont été créés égaux ; que leur Créateur leur a accordé certains droits inaliénables ; que parmi ceux-ci se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Aujourd’hui, nous poursuivons un voyage éternel pour relier le sens de ces paroles avec les réalités de notre époque. Car si l’Histoire nous dit que ces vérités sont évidentes et sans conteste, elles ne se sont jamais accomplies d’elles-mêmes ; car si la liberté est un don de Dieu, elle doit être assurée par son peuple ici sur la Terre. [...] Les possibilités de l’Amérique sont sans limite, car nous détenons toutes les qualités que requiert ce monde sans frontières : jeunesse et conduite, diversité et ouverture, une capacité infinie à prendre des risques et un don pour la réinvention.

Mes compatriotes américains, nous sommes faits pour cet instant, et nous le saisirons – pour autant que nous le saisissions ensemble. [...] Nous, le peuple, croyons toujours que nos obligations en tant qu’Américains ne concernent pas seulement nous-mêmes mais également la postérité. [...] Nous soutiendrons la démocratie de l’Asie à l’Afrique, des Amériques au Moyen-Orient, parce que nos intérêts et notre conscience nous forcent à agir au nom de ceux qui aspirent à la liberté. Et nous devons être une source d’espoir pour les pauvres, les malades, les exclus, les victimes de discriminations – non seulement par simple charité, mais parce que la paix en nos temps requiert l’avancée constante de ces principes décrits par notre crédo commun : tolérance et chance, dignité humaine et justice. [...] Soumettons-nous, chacun d’entre nous, dans le devoir solennel et la joie immense, à ce qui est notre droit de naissance éternel. Dans un effort commun et un but commun, avec passion et dévouement, répondons à l’appel de l’Histoire et portons dans cet avenir incertain cette précieuse lumière de la liberté. »

Barack Obama, Discours à la Nation sur la situation en Syrie, 10 septembre 2013

« Mes compatriotes américains, depuis presque sept décennies, les États-Unis ont été l’ancre de la sécurité mondiale. Cela nous a demandé bien plus que de forger de simples accords internationaux. Cela nous a demandé de les faire appliquer. Le fardeau du commandement est souvent lourd, mais le monde est meilleur parce que nous les avons portés. [...] Franklin Roosevelt a dit un jour, « Notre détermination nationale à rester loin des guerres et des embrouilles étrangères ne peut pas nous empêcher de nous sentir profondément inquiets lorsque les idéaux et les principes que nous avons chéris sont attaqués ». Nos idéaux et nos principes, tout comme notre sécurité nationale, sont en jeu en Syrie, tout comme l’est notre prééminence dans un monde où nous cherchons à nous assurer que les pires armes ne seront jamais utilisées. L’Amérique n’est pas le gendarme du monde. Des choses terribles se produisent partout sur le globe, et redresser tous les torts serait au-delà de nos moyens. Mais si, avec un effort et un risque modérés, nous pouvons stopper le gazage d’enfants – et par la même occasion, assurer une plus grande sécurité à nos enfants à long terme – je crois que nous devrions agir. C’est ce qui fait que l’Amérique est différente. C’est ce qui fait que nous sommes exceptionnels. Avec humilité, mais résolution, ne perdons jamais de vue cette vérité essentielle. »

Réponse de Vladimir Poutine dans le New York Times – 12 septembre 2013 (traduction legrandsoir.info)

« Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par une confiance croissante. J’apprécie cela. J’ai étudié attentivement son discours à la nation de mardi dernier. Et je serais plutôt en désaccord avec un exemple qu’il a pris à propos de l’exceptionnalisme américain, en déclarant que la politique des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnels ». Il est extrêmement dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation. Il y a de grands pays et de petits pays, des riches et des pauvres, ceux qui ont de longues traditions démocratiques et ceux qui cherchent encore leur voie vers la démocratie. Leurs politiques diffèrent aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux. »

Barack Obama, Discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, 24 septembre 2013

« Eh bien, je crois qu’un tel désengagement serait une erreur. Je crois que l’Amérique doit rester engagée pour notre propre sécurité. Mais je crois aussi que le monde est meilleur grâce à cet engagement. Certains pourraient ne pas être d’accord, mais je crois que l’Amérique est exceptionnelle, en partie parce que nous avons montré notre volonté, à travers le sacrifice du sang et de nos trésors, de nous lever non seulement pour nos propres intérêts égoïstes, mais dans l’intérêt de tous. Je dois cependant être honnête. Nous sommes bien plus susceptibles d’investir notre énergie pour des pays qui veulent travailler avec nous, qui investissent dans leur propre peuple plutôt que dans un petit nombre de corrompus [...] Parce que, de l’Europe à l’Asie, de l’Afrique aux Amériques, les nations qui ont persévéré sur le chemin de la démocratie en sont sorties plus prospères, plus pacifiques, et plus investies dans la défense de notre sécurité commune et de notre humanité commune. Et je crois que la même chose sera vraie pour le monde arabe. »

Barack Obama, Discours sur la Loi sur la poursuite des appropriations de 2014, le 17 octobre 2013

« L’Amérique est la pierre fondatrice de l’économie mondiale pour une bonne raison. Nous sommes la nation indispensable, que le reste du monde considère comme la zone la plus sûre et la plus fiable pour investir, ce qui a facilité les choses pour les générations d’Américains qui souhaitaient investir dans leur propre avenir. Nous assumons cette responsabilité depuis plus de deux siècles, grâce au dynamisme de notre économie et de nos entrepreneurs, à la productivité de nos travailleurs, mais aussi parce que nous tenons notre parole et que nous faisons face à nos obligations. Voilà ce que signifient la foi totale et le crédit : Vous pouvez compter sur nous. »

Barack Obama, Discours au quartier-général de DreamWorks Animation SKG, à Glendale, Californie, 16 novemebre 2013

« Et croyez-le ou pas, les loisirs font partie de la diplomatie américaine. Cela fait partie de ce qui nous rend exceptionnels, de ce qui fait de nous une puissance mondiale. Vous pouvez aller n’importe où sur la planète et vous trouverez un gamin portant un T-shirt de « Madagascar ». Vous pouvez dire « Que la Force soit avec toi » et ils sauront de quoi vous parlez. Des centaines de millions de personnes ne mettront peut-être jamais les pieds aux États-Unis, mais grâce à vous, ils ont vécu un peu de ce qui rend notre pays spécial. Ils ont appris quelque chose de nos valeurs. Nous avons modelé une culture mondiale à travers vous. Et les histoires que nous racontons transmettent des valeurs et des idéaux sur la tolérance et la diversité ; et dans notre ADN nous avons la créativité et la capacité à surmonter les épreuves. Et en conséquence de ce que vous avez réalisé, vous avez contribué à modeler la culture mondiale dans un sens qui a rendu le monde meilleur. »

John Kerry, Secrétaire d’État, Washington DC
Discours lors de la Conférence du Conseil Atlantique « Vers une Europe Complète et Libre »

« Cela fait 15 ans, 10 ans et 5 ans que l’OTAN a accueilli des nouveaux partenaires dans l’ère de l’après-guerre froide. Et en même temps que nous nous sommes étendus en tant qu’organisation, que l’OTAN s’est étendu en tant qu’organisation, je crois qu’on peut facilement dire que nous avons également étendu la démocratie, la prospérité et la stabilité en Europe, que nous avons ouvert de nouvelles opportunités afin d’être en mesure de faire avancer la sécurité plus loin encore, et que nous avons stimulé la croissance économique autour du globe. [...]

De plus, à travers toute son histoire, je crois sans aucun doute, que l’OTAN a fait plus pour promouvoir la sécurité, la prospérité, et la liberté qu’aucune autre alliance dans l’Histoire de l’humanité.

[...] Nous sommes ensemble, Europe et États-Unis, deux des plus grands marchés du monde. Et de fait, nous pouvons sérieusement renforcer nos liens économiques, accélérer la croissance et la création d’emplois, et servir de tampon à tous les impacts négatifs des mesures que nous devons prendre, si nous avançons rapidement sur les deux rives de l’Atlantique pour finaliser le Partenariat Atlantique sur le Commerce et l’Investissement. Cet accord modifiera bien plus notre manière de faire des affaires et nos considérations stratégiques, que n’importe quel rapprochement économique, exception faite de l’indépendance énergétique.

Alors mes amis, j’achèverai simplement en disant à vous tous que cet instant – sans chercher aucunement la solennité parce que cet instant est suffisamment sérieux comme ça et n’en a pas besoin – cet instant est plus grand que nous-mêmes. De fait, c’est tout notre modèle de leadership mondial qui est en jeu. Et si nous nous serrons les coudes, si nous tirons notre force des leçons du passé et si refusons d’abandonner, alors je suis certain que l’OTAN, la plus puissante alliance de la planète, pourra faire face aux défis, pourra saisir à son avantage les opportunités que lui présentent les crises, et que nous pourrons avancer vers une Europe en paix, libre et forte.

C’est notre objectif, et nous avons hâte de travailler avec nos collègues ministres de chacun de ces pays pour atteindre ce but. Merci de m’accueillir parmi vous. »

Barack Obama, Discours d’accueil à l’Académie militaire des États-Unis de West Point, New York, le 2 mai 2014

« Voyez-vous, l’influence américaine est toujours plus forte lorsque nous donnons l’exemple. Nous ne pouvons nous exempter des règles qui s’appliquent au reste du monde. Nous ne pouvons pas appeler les autres à s’engager face au réchauffement climatique si une grande partie de nos dirigeants politiques nie qu’il a lieu. Nous ne pouvons pas essayer de résoudre les problèmes au Sud de la mer de Chine, alors que nous avons négligé la ratification de la Convention sur le Droit de la Mer par le Sénat, malgré le fait que nos meilleurs chefs militaires aient déclaré que ce traité soit une avancée pour notre sécurité nationale. Ce n’est pas du leadership, c’est une retraite. Ce n’est pas de la force, c’est de la faiblesse. Cela serait complètement étranger à des dirigeants tels que Roosevelt et Truman, Eisenhower et Kennedy. Je crois avec chaque fibre de mon être en l’exceptionnalisme américain. Mais ce qui nous rend exceptionnel n’est pas notre capacité à mépriser les normes internationales et le droit, c’est notre volonté de les affirmer au travers de nos actions. Et c’est pourquoi je continuerai à essayer de fermer Guantanamo, parce que les valeurs américaines et les traditions juridiques ne permettent pas la détention sans fin de personnes hors de nos frontières.

C’est pourquoi nous mettons en place de nouvelles restrictions sur la manière dont l’Amérique recueille et utilise les informations, parce que nous aurons de moins en moins de partenaires et serons de moins en moins efficaces si l’impression que nous menons une surveillance de masse se diffuse. L’Amérique ne fait pas que soutenir la stabilité et l’absence de conflit à tout prix. Nous soutenons une paix plus durable, qui peut seulement découler d’une démocratisation des opportunités et des libertés. Ce qui m’amène à ce quatrième et dernier élément du leadership américain : notre volonté d’agir au nom de la dignité humaine. Le soutien de l’Amérique pour la démocratie et les droits de l’Homme vont au-delà de l’idéalisme ; c’est une question de sécurité nationale. Les démocraties sont nos plus proches amis et sont bien moins susceptibles de partir en guerre. Les économies fondées sur le marché libre et ouvert ont de meilleures performances et deviennent des marchés pour nos marchandises. Le respect des droits de l’Homme est un antidote à l’instabilité et aux douleurs qui alimentent la violence et la terreur. »

Barack Obama, Discours lors d’un comité de collecte de fonds pour la campagne sénatoriale démocrate à Tisbury, Massachusetts, 11 août 2014

« Je veux souligner, néanmoins, à un moment où les médias semblent remplis de nouvelles d’Ukraine, de Gaza et d’Ebola et tout ce que vous voudrez, qu’à chaque fois, les gens cherchent en permanence à savoir comment l’Amérique peut aider à résoudre ces problèmes. Et il y a une raison à cela. Parce qu’en dépit des plaintes et des interprétations, et du sentiment anti-américain que vous entendez parfois à la télévision dans le monde, lorsqu’il y a un vrai problème, ils reconnaissent tous que nous sommes la seule nation indispensable. Ils reconnaissent tous que notre leadership est absolument crucial. Et cela est vrai tant pour les défis que pour les opportunités. [...] Voici ce en quoi je crois : de la même façon que lorsque nous sommes sortis avec résolution et pugnacité de la crise économique dans laquelle nous étions il y a cinq ans, je n’ai aucun doute quant à notre capacité à conduire le monde, unis en tant que pays, à travers les moments mouvementés que nous traversons dans les relations internationales. Mais tout cela requiert du sérieux à Washington. »)]

Barack Obama, Discours lors de la Convention nationale de la Légion américaine à Charlotte, Caroline du Nord, 26 août 2014

« Et comme nous sommes plus forts chez nous, les États-Unis sont en meilleure position encore pour conduire le XXIe siècle qu’aucune autre nation sur la Terre. Ils ne nous arrivent pas à la cheville. Nous avons la plus grande puissance militaire de l’Histoire. On est largement devant. De l’Europe à l’Asie, nos alliances sont sans rivales. Notre économie est la plus dynamique. Nous avons les meilleurs travailleurs. Nous avons les meilleurs hommes d’affaires. Nous avons les meilleures universités et les meilleurs scientifiques. Avec notre révolution énergétique nationale, y compris plus d’énergie renouvelable, nous sommes plus indépendants énergétiquement. Nos technologies relient le monde. Nos libertés et nos opportunités attirent les immigrants qui « sont avides de pouvoir respirer librement ». A travers le globe, nos idéaux fondateurs inspirent les opprimés qui recherchent leur propre liberté. Voilà qui nous sommes.

C’est ce qu’est l’Amérique. Et de plus, personne d’autre ne peut faire ce que nous faisons. Aucune autre nation ne fait plus que nous pour soutenir la sécurité et la prospérité dont le monde dépend. En temps de crise, aucune autre nation ne peut rallier de si grandes coalitions pour se dresser en défense du droit international et de la paix. En temps de désastres, aucune autre nation n’a la capacité d’aider autant et si vite. Aucune nation ne fait autant pour aider les citoyens à revendiquer leurs droits et à construire leurs démocraties. Aucune nation ne fait autant pour aider les gens dans les coins les plus reculés de la Terre à échapper à la pauvreté, à la faim, à la maladie, et à retrouver leur dignité. Même les pays qui nous critiquent, quand les jeux sont faits et qu’ils ont besoin d’aide, savent toujours qui appeler. C’est nous qu’ils appellent. C’est ça le leadership américain. C’est pour cela que les États-Unis sont et resteront la seule nation indispensable du monde. »

Barack Obama, Discours au Forum DNC sur le leadership des femmes, 19 septembre 2014

« Nous avons vu que malgré tous les défis que nous avons affrontés chez nous, l’Amérique reste la seule nation indispensable au monde. Lorsque le monde est menacé, quand le monde a besoin d’aide, le monde nous cherche – cherche l’Amérique. Même les personnes qui nous calomnient nous cherchent. L’Amérique conduit l’effort pour rallier le monde contre l’agression russe. L’Amérique mène le combat pour endiguer et lutter contre l’épidémie d’Ebola en Afrique. L’Amérique mène la coalition qui va amputer et in fine détruire le groupe terroriste appelé EIIS. En tant qu’Américains, nous acceptons ces responsabilités ; nous ne reculons pas devant elles. [...] L’Amérique est mieux placée aujourd’hui que jamais pour saisir l’avenir. Nous sommes mieux placés qu’aucune autre nation sur Terre pour aider à modeler un monde meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants. »

To be continued...

Edouard pour
Les-Crises.fr. Pars, 12 décembre 2014.

Notes

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