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<item xml:lang="fr">
		<title>Des documents de la CIA r&#233;v&#232;lentle fonctionnement du Plan Condor</title>
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		<dc:date>2019-04-15T15:03:23Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Des documents de la CIA r&#233;v&#232;lent le fonctionnement du Plan Condor. Au pire moment des dictatures latinoam&#233;ricaines, un petit espace existait o&#249; l'on votait la torture et la mort... Sergio Kiernan&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Plan-Condor-argentin" rel="directory"&gt; Plan Condor argentin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le si&#232;ge central &#233;tait Condor 1, Argentine. Les frais de mission des assassins &#233;taient de 3500 dollars par jour. Le &lt;i&gt;Commando Central&lt;/i&gt; prenait deux heures pour le d&#233;jeuner et s'arr&#234;tait &#224; sept heures et demie. Chaque d&#233;l&#233;gu&#233; proposait une cible et on votait l'envoi d'un groupe commando.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au pire moment des dictatures latinoam&#233;ricaines, un petit espace existait o&#249; l'on votait. Les d&#233;l&#233;gu&#233;s de l'Argentine, de l'Uruguay, du Chili, du Paraguay et de la Bolivie d&#233;battaient au si&#232;ge central du &#171; &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Condor&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Plan Condor&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187; et choisissaient &#224; la majorit&#233; simple leurs victimes. Chaque d&#233;l&#233;gu&#233; pr&#233;sentait une &#171; &lt;i&gt;proposition d'op&#233;ration&lt;/i&gt; &#187; et la discussion sur l'opportunit&#233;, le co&#251;t politique et le mat&#233;riel se terminait par un vote. S'il y avait un d&#233;saccord, un document &#233;tait &#233;tabli avec des copies pour chaque pays participant. Si une &#171; &lt;i&gt;op&#233;ration&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait approuv&#233;e la machine bureaucratique se mettait en marche, incluant des billets de transports et des indemnit&#233;s de d&#233;fraiement allant jusqu'&#224; 3 500 dollars par jour pour les commandos comprenant jusqu'&#224; cinq agents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les documents secrets d&#233;class&#233;s par les &#201;tats-Unis et re&#231;us par le ministre de Justice Germ&#225;n Garavano ce vendredi, comprennent un &lt;i&gt;Rapport d'Information d'Intelligence&lt;/i&gt; de la CIA dat&#233; du 16 ao&#251;t 1977, qui d&#233;crit en d&#233;tail la partie bureaucratique du &lt;strong&gt;Plan Condor&lt;/strong&gt;. Le rapport n'est pas class&#233; comme secret, mais il commence avec l'avertissement de ce qu'il inclut &#171; &lt;i&gt;des sources et des m&#233;thodes sensibles d'intelligence&lt;/i&gt; &#187;, sorte de code pour pr&#233;venir qu' il ne peut &#234;tre diffus&#233; afin de ne pas compromettre agents, sources ou m&#233;thodes de vol de papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document informe le Centre d'op&#233;ration que les services d'intelligence de cinq pays et &#171; jusqu'&#224; une certaine mesure du Br&#233;sil &#187; ont sign&#233; en septembre 1976 un accord de coop&#233;ration pour &#171; &lt;i&gt;des op&#233;rations contre des cibles subversives&lt;/i&gt; &#187;. La CIA fait une distinction, jusqu'&#224; pr&#233;sent in&#233;dite, dans la m&#233;canique du &#171; Plan Condor &#187; en affirmant que &#171; Condor &#187; est le nom du pacte de coop&#233;ration, qui s'appelle dans la pratique &#171; &lt;strong&gt;Op&#233;ration Teseo&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agents de la CIA en Argentine qui ont r&#233;dig&#233; le Rapport affirment avoir vu une copie de l'acte original, qui commence par un paragraphe intitul&#233; &#171; &lt;i&gt;R&#232;glement de Teseo, Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt; &#187;. Le premier sujet est la d&#233;finition de la mission, ce qui consiste &#224; identifier des cibles &#171; conform&#233;ment aux demandes pr&#233;sent&#233;es par les participants, et de d&#233;signer des opportunit&#233;s et des priorit&#233;s &#187;. Le &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt; doit instruire les &#171; &#233;quipes d'intelligence et d'op&#233;rations &#187;, les premiers sont en charge de trouver et d'identifier les cibles et les deuxi&#232;mes de les tuer et de s'enfuir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la mani&#232;re militaire, le Centre a la responsabilit&#233; d'administrer les ressources humaines et mat&#233;rielles de chaque op&#233;ration, d'instruire les services de chaque pays de la collaboration qu'il doit apporter et de leur rappeler que suivant leur accord, les services &#233;trangers doivent donner une priorit&#233; aux requ&#234;tes de l' &#171; &lt;i&gt;Op&#233;ration Teseo&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Organigramme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L' &#171; Op&#233;ration Teseo &#187; a une base &#224; Buenos Aires, qui est d&#233;sign&#233;e comme &lt;strong&gt;Condor 1&lt;/strong&gt; dans le jargon interne. Le Centre d'Op&#233;rations est form&#233; par des repr&#233;sentants permanents des services d'intelligence des pays participants. Sous les ordres de ce Centre sont plac&#233;es des &#233;quipes d'intelligence et d'op&#233;rations, &#171; form&#233;es par le personnel des pays membres &#187;, et des &#233;quipes de r&#233;serve si les choses se compliquent. Ces &#233;quipes n'ont pas le droit de se rendre dans le &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt; &#224; moins qu'elles ne re&#231;oivent d'ordres sp&#233;cifiques de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le document, &#171; le nombre minimal d'agents fourni par chaque service participant sera, si possible, de quatre personnes, dont &#233;ventuellement une femme. Chaque pays aura une &#233;quipe similaire en r&#233;serve, pr&#234;te &#224; couvrir toute &#233;ventualit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les d&#233;fraiements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Centre d'Op&#233;rations en Argentine est en charge d'administrer les fonds de &lt;i&gt;l'Op&#233;ration Teseo&lt;/i&gt;, et de recevoir le solde de tout compte des frais de chaque groupe commando. Chaque pays participant a mis une quotit&#233; de dix mille dollars pour d&#233;marrer l'Op&#233;ration et a accept&#233; d'apporter un chiffre similaire &#224; la fin de chaque op&#233;ration, &#171; dans un d&#233;lai pas plus de quinze jours &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de ces frais d'op&#233;ration, le Condor est comme un club dans lequel chaque pays paie une quote-part de deux cents dollars par mois &#171; qui arrive &#224; &#233;ch&#233;ance le trente de chaque mois &#187;. Ce chiffre modeste est destin&#233; &#224; &#171; couvrir les frais de fonctionnement et de maintenance du Centre d'Op&#233;rations &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tant de modestie &#233;conomique se contredit avec les frais des op&#233;rations pr&#233;vus par le r&#232;glement lui m&#234;me. Les groupes commandos re&#231;oivent &#224; l'&#233;tranger une indemnit&#233; de d&#233;placement estim&#233;e &#224; 3 500 dollars &#171; par jour et par personne, plus un chiffre fixe de mille dollars pour des v&#234;tements &#187;. Tous ces frais doivent &#234;tre pr&#233;sent&#233;s au Centre par les chefs de groupe, pour qu'ils soient approuv&#233;s par les membres participants. S'il n'y a pas d'objection, chaque repr&#233;sentant permanent a le devoir de communiquer avec son gouvernement pour couvrir les fonds du &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le, les agents recevaient l'&#233;quipement du &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt; ou sinon, des services locaux d'intelligence. Cela incluait des armes, des munitions, des explosifs, des documents, des v&#234;tements, des &#233;quipements &#233;lectroniques et des communications, et &#171; autres mat&#233;riaux divers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#8216;organisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; &#233;quipes de travail &#187;, comme ceux de la CIA appellent les groupes commando, &#171; seront form&#233;es par des membres d'un ou plusieurs services conform&#233;ment &#224; leur exp&#233;rience, qualifications personnelles et aux caract&#233;ristiques de la cible &#187;. Le &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt; d&#233;termine une cible &#224; &#233;liminer et le moment de le faire. Une fois la d&#233;cision prise, les &#233;quipes d'intelligence sont en charge &#171; d'identifier la cible, la localiser, le suivre, communiquer avec le &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt; et se retirer &#187;. Un membre de l'&#233;quipe d'intelligence et seulement un seul peut prendre contact avec l'&#233;quipe des op&#233;rations. Cet agent doit s'assurer que l'information arrive aux op&#233;rationnels et doit leur indiquer la cible, et ensuite se retirer de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe action doit &#171; ex&#233;cuter la cible &#187; en accomplissant trois &#233;tapes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;&#192;&lt;/strong&gt;, intercepter la cible, &lt;strong&gt;B&lt;/strong&gt;, accomplir l'op&#233;ration et, &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;, &#233;chapper. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons de s&#233;curit&#233; de l'op&#233;ration, les membres de chaque &#233;quipe ne peuvent pas conna&#238;tre ceux de l'autre &#233;quipe. Les seuls qui se parlent ce sont les chefs de chaque groupe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les ambassades&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;Op&#233;ration Teseo&lt;/strong&gt; &#187; dispose de son propre r&#233;seau de communications nomm&#233; &lt;strong&gt;Condortel&lt;/strong&gt;, pour g&#233;rer tout trafic entre le &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt; et les services des pays participants. Si c'est n&#233;cessaire, on parlera par t&#233;l&#233;phone, avec l'appel &#224; charge de la centrale au Buenos Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais s'il est n&#233;cessaire d'envoyer des documents, des papiers de tout type, il est &#233;tabli qu'on utilisera la &#171; valise diplomatique &#187; des ambassades respectives, ou les envoy&#233;s sp&#233;ciaux qui connaissent les mesures de s&#233;curit&#233; n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une d&#233;mocratie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre final du document de la CIA indique que le &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations de Teseo&lt;/i&gt; prend deux heures pour le d&#233;jeuner, puisqu'il op&#232;re de 9.30 &#224; 12.30 et de 14.30 &#224; 19.30. Seulement lorsqu'il y a une op&#233;ration en cours, les horaires s'allongent avec la nomination d un &#171; officier de garde de nuit &#187;, dont la nationalit&#233; change parmi les membres permanents. D'un point de vue administratif, il est &#233;tabli que le logement, la nourriture et le transport de cet employ&#233; seront pay&#233;s par le &lt;i&gt;Centre d'Op&#233;rations&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et ici une surprise appara&#238;t, juste &#224; la enfin :&lt;/strong&gt; le Condor fonctionnait comme une d&#233;mocratie interne o&#249; les choses &#233;taient vot&#233;es entre membres &#233;gaux. Pour choisir les cibles, explique le document de la CIA, &#171; chaque repr&#233;sentant pr&#233;sente sa s&#233;lection d'une cible sous la forme d'une proposition. La s&#233;lection finale d'une cible se fera par vote et son approbation se d&#233;terminera &#224; la majorit&#233; simple. En cas de d&#233;saccord, on &#233;tablit un document du d&#233;bat qui sera sign&#233; par les repr&#233;sentants respectifs et envoy&#233; aux services correspondants pour leur information. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'expansion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tandis que la CIA obtenait les documents fondateurs et d'organisation du Condor, le Bureau d'Intelligence et d'Investigations du D&#233;partement d'&#201;tat faisait circuler ses analyses de la coordination dans le C&#244;ne Sud. Sur un rapport dat&#233; du 6 octobre 1977, qu'on diffuse maintenant sans coupes ni ratures, les diplomates sp&#233;culent sur la formation possible d'un bloc sud-am&#233;ricain &#224; partir de la coordination de leur services d'intelligence. Avec justesse, ils soulignent la possibilit&#233; d' &#171; inimiti&#233;s pr&#233;-existantes &#187; et parce que le Br&#233;sil ne montre pas un grand enthousiasme sur l'id&#233;e et pr&#233;f&#232;re investir dans ses propres efforts de propagande internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans le texte un nouveau sujet appara&#238;t, celui de l'id&#233;e d'ouvrir des bureaux op&#233;rationnels du Plan Condor aux &#201;tats-Unis et en Europe Occidentale. La mission de ces bureaux sera celle de &#171; &lt;i&gt;programmer l'assassinat d'adversaires suppos&#233;s subversifs des gouvernements participants&lt;/i&gt; (au Condor) &lt;i&gt;qui vivent en Europe Occidentale&lt;/i&gt; &#187;. Selon les diplomates, les trois pays les &#171; plus enthousiastes &#187; avec l'id&#233;e sont le Chili, l'Uruguay et l'Argentine, &#224; cause de l'activit&#233; de leurs exil&#233;s respectifs. Le Br&#233;sil, dit l'analyse, n'est pas int&#233;ress&#233; et a repouss&#233; l'id&#233;e. Selon le D&#233;partement d'&#201;tat, les br&#233;siliens ne veulent pas payer le co&#251;t politique qu' une op&#233;ration semblable soit connue ni avoir comme associ&#233;s la fameuse DYNA chilienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays int&#233;ress&#233;s &#224; op&#233;rer en Europe l'ont fait &#224; travers de leurs ambassades, en cr&#233;ant des structures d'intelligence, comme l'argentine &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sergio Kiernan&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;https://www.pagina12.com.ar/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pagina12.com.ar/187372-el-funcionamiento-del-plan-condor-revelado-por-un-documento-&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Le Buenos Aires, le 14 avril 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Documentos-de-la-CIA-revelanel-funcionamiento-del-Plan-Condor&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Voir tous les documents dans le National Security Archives&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/southern-cone/2017-04-27/trump-continues-us-declassified-diplomacy-argentina&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;TRUMP CONTINUES U.S. DECLASSIFIED DIPLOMACY WITH ARGENTINA&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href=&#034;https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/southern-cone/2017-04-27/trump-continues-us-declassified-diplomacy-argentina&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;National Security Archives&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Apr 27, 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
Edited by Carlos Osorio - Briefing Book #588&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;For further information, contact Carlos Osorio&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;mailto:cosorio@gwu.edu&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;cosorio@gwu.edu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Des-documents-de-la-CIA-revelentle-fonctionnement-du-Plan-Condor&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris,le 15 avril 2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Plan Condor Argentine : 15 anciens militaires condamn&#233;s pour leur participation</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Plan-Condor-Argentine-15-anciens-militaires-condamnes-pour-leur-participation</link>
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		<dc:date>2016-05-29T15:40:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Quinze anciens militaires ont &#233;t&#233; condamn&#233;s vendredi en Argentine &#224; des peines de prison allant jusqu'&#224; 25 ans de prison pour leur participation &#224; des enl&#232;vements et assassinats de dissidents gauchistes dans le cadre de l'op&#233;ration Condor pendant les ann&#233;es de dictature militaire. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette campagne d'assassinats d'opposants en exil a &#233;t&#233; organis&#233;e par les services secrets des dictatures militaires en place dans plusieurs pays d'Am&#233;rique latine, dont l'Argentine, le Chili, l'Uruguay, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Plan-Condor-argentin" rel="directory"&gt; Plan Condor argentin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quinze anciens militaires ont &#233;t&#233; condamn&#233;s vendredi en Argentine &#224; des peines de prison allant jusqu'&#224; 25 ans de prison pour leur participation &#224; des enl&#232;vements et assassinats de dissidents gauchistes dans le cadre de l'op&#233;ration Condor pendant les ann&#233;es de dictature militaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette campagne d'assassinats d'opposants en exil a &#233;t&#233; organis&#233;e par les services secrets des dictatures militaires en place dans plusieurs pays d'Am&#233;rique latine, dont l'Argentine, le Chili, l'Uruguay, le Paraguay, le Br&#233;sil et la Bolivie, dans les ann&#233;es 70 et 80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancien dictateur argentin Reynaldo Bignone, 88 ans, dernier dirigeant de la junte militaire en Argentine (1982-1983) et personnalit&#233; la plus en vue dans le proc&#232;s, a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; 20 ans de r&#233;clusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatorze accus&#233;s ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; des peines allant de huit &#224; vingt ans de prison et deux ont &#233;t&#233; acquitt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains crimes particuliers commis dans le cadre de l'op&#233;ration Condor avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; l'objet de pr&#233;c&#233;dents proc&#232;s. Le proc&#232;s qui s'est achev&#233; vendredi &#233;tait le premier consacr&#233; &#224; la participation au projet lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette d&#233;cision, sur la coordination des dictatures militaires en Am&#233;rique pour commettre des atrocit&#233;s, constitue un puissant pr&#233;c&#233;dent pour faire en sorte que ces graves violations des droits de l'homme ne puissent plus jamais avoir lieu dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa d&#233;cision, la cour a cit&#233; la disparition de 105 personnes durant la dictature argentine, qui a eu lieu entre 1976 et 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle &#233;tablit non seulement que le terrorisme d'&#201;tat en Argentine &#233;tait une conspiration criminelle, mais qu'il &#233;tait coordonn&#233; avec les autres dictatures &#187;, a d&#233;clar&#233; Luz Palmas Zaldua, une avocate du &lt;i&gt;Center for Legal and Social Studies&lt;/i&gt;, qui repr&#233;sentait un grand nombre de victimes dans cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;i&gt;Op&#233;ration Condor&lt;/i&gt;, du nom d'un grand rapace vivant dans la cordill&#232;re des Andes, &#233;tait coordonn&#233;e &#224; partir d'un centre d'information commun au si&#232;ge de la c&#233;l&#232;bre police secr&#232;te du dictateur Augusto Pinochet &#224; Santiago, la capitale du Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une visite d'&#201;tat en Argentine en mars dernier, le pr&#233;sident usam&#233;ricain Barack Obama a d&#233;clar&#233; que les &#201;tats-Unis avaient &#233;t&#233; trop lents &#224; condamner les atrocit&#233;s commises sous la dictature, mais il n'est pas all&#233; jusqu'&#224; pr&#233;senter des excuses pour le soutien apport&#233; par Washington &#224; la dictature militaire &#224; ses d&#233;buts. [&lt;strong&gt;Lire &lt;/strong&gt; : &#171; &lt;a href=&#034;http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2016/05/28/001-argentine-militaire-assassinat-elevement-dictature.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Obama rend hommage aux victimes de la dictature argentine, mais ne s'excuse pas&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;radio Canada, le 24 mars 2016]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2016/05/28/001-argentine-militaire-assassinat-elevement-dictature.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Radio Canada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ottawa, le 28 mai 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour la premi&#232;re fois, un ancien militaire argentin r&#233;v&#232;le des m&#233;thodes de torture </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Pour-la-premiere-fois-un-ancien-militaire-argentin-revele-des-methodes-de-torture</link>
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		<dc:date>2010-08-13T21:17:23Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Durant la journ&#233;e de lundi au cours de laquelle 4 anciens r&#233;presseurs &#233;taient jug&#233;s, le t&#233;moin Roberto Reyes a r&#233;v&#233;l&#233; l'un des secrets les mieux gard&#233;s par les militaires : quand et o&#249; il avait appris &#224; torturer, avec quelles m&#233;thodes, avec des instructeurs venus des Etats-Unis. Roberto Reyes a ajout&#233; que les Usam&#233;ricains avaient fini pour apprendre la torture des militaires argentins. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans ce tribunal f&#233;d&#233;ral n&#176;2 de San Rafael, o&#249; sont jug&#233; 4 anciens r&#233;presseurs, a &#233;t&#233; la sc&#232;ne d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Plan-Condor-argentin" rel="directory"&gt; Plan Condor argentin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Durant la journ&#233;e de lundi au cours de laquelle 4 anciens r&#233;presseurs &#233;taient jug&#233;s, le t&#233;moin Roberto Reyes a r&#233;v&#233;l&#233; l'un des secrets les mieux gard&#233;s par les militaires : quand et o&#249; il avait appris &#224; torturer, avec quelles m&#233;thodes, avec des instructeurs venus des Etats-Unis. Roberto Reyes a ajout&#233; que les Usam&#233;ricains avaient fini pour apprendre la torture des militaires argentins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce tribunal f&#233;d&#233;ral n&#176;2 de San Rafael, o&#249; sont jug&#233; 4 anciens r&#233;presseurs, a &#233;t&#233; la sc&#232;ne d'un des r&#233;v&#233;lations les plus attendues par les familles de disparus. C'est la premi&#232;re fois que ce type de t&#233;moignage est entendu au cours d'un proc&#232;s pour crimes contre l'humanit&#233; en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux juges, Roberto Reyes, ancien militaire aujourd'hui policier, a reconnu qu'en 1967 il avait suivi un cours anti gu&#233;rilla &#224; Tartagal, province de Salta. Le contenu de ce cours &#233;tait loin de ressembler &#224; une m&#233;thode propre &#224; un Etat de droit. Il s'agissait plut&#244;t de sombres m&#233;thodes. Robert Reyes a pr&#233;cis&#233; que pour cette exp&#233;rience, 20 &lt;i&gt;rangers &lt;/i&gt; usam&#233;ricains &#233;taient venus entra&#238;ner 20 coll&#232;gues argentins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cours s'appuyait sur des livres et des explications pour effectuer tout type de torture &#224; des d&#233;tenus. Ces techniques avaient pour objectif, a expliqu&#233; Roberto Reyes, de faire parler les personnes arr&#234;t&#233;es afin qu'ils d&#233;noncent leurs compagnons ou les militants. Les tortures devaient &#234;tre si fortes que certains demanderaient &#224; ce qu'on les tue, ont expliqu&#233; les &lt;i&gt;rangers &lt;/i&gt; aux Argentins. Mais, d'apr&#232;s Roberto Reyes a dit, ce sont les Usam&#233;ricains qui ont fini par apprendre comment maltraiter les gens. C'est-&#224;-dire que les Argentins &#233;taient plus dou&#233;s que les instructeurs du nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manuels abordaient les techniques de la &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9g%C3%A8ne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;G&#233;g&#232;ne &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;, du sous-marin, comment couper les paupi&#232;res, entre autres m&#233;thodes, a d&#233;taill&#233; Roberto Reyes qui a ajout&#233; qu'&#224; ce cours avaient particip&#233; 200 hommes, des officiers et des sous-officiers venus de tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'avocat des plaignants, Pablo Salinas, &#171; la confession de Reyes d&#233;montre qu'il y a bien eu un plan syst&#233;matique de terrorisme d'Etat, le plan Condor, pr&#233;par&#233; d&#232;s les ann&#233;es 60 pour &#234;tre mis en marche dans les ann&#233;es 70 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce proc&#232;s sont jug&#233;s &lt;strong&gt;Raul Alberto Ruiz Soppe &lt;/strong&gt; (chef de l'unit&#233; r&#233;gionale II de la police de Mendoza), &lt;strong&gt;Anibal Alberto Guevara &lt;/strong&gt; (lieutenant dans l'arm&#233;e), &lt;strong&gt;Jos&#233; Martin Mussere &lt;/strong&gt; (liaison entre la police et le commandement militaire), &lt;strong&gt;Juan Roberto Labarta &lt;/strong&gt; (D2 de San Rafa&#235;l). Le 5e accus&#233;, &lt;strong&gt;Ruiz Pozo&lt;/strong&gt;, a &#233;t&#233; suspendu parce qu'il est hospitalis&#233; pour une maladie au stade terminal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mdzol.com/mdz/nota/226756-Por-primera-vez-un-ex-militar-se-quebro-y-revelo-metodos-de-tortura/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;MDZ Diario de Mendoza&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Argentine, le 27 juillet 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Condor aurait tu&#233; Romero au Salvador. </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Condor-aurait-tue-Romero-au-Salvador</link>
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		<dc:date>2010-03-08T21:13:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Leer en espa&#241;ol &lt;br class='autobr' /&gt;
Trente ans apr&#232;s l'assassinat du c&#233;l&#232;bre homme d'&#233;glise du Salvador, le crime n'a pas &#233;t&#233; r&#233;solu, mais la piste la plus solide pointe du doigt un r&#233;presseur du Bataillon 601, du nom d'Emilio Antonio Mendoza. Mais, il n'a jamais &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233; par la Justice. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mois cela fait trente ans que l'archev&#234;que du Salvador Oscar Arnulfo Romero, ic&#244;ne universelle de la d&#233;fense des droits de l'homme, a &#233;t&#233; assassin&#233;. Le crime n'a pas &#233;t&#233; encore &#233;clairci, mais la piste la plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Plan-Condor-argentin" rel="directory"&gt; Plan Condor argentin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/esp/?Condor-mata-en-El-Salvador-al&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Leer en espa&#241;ol&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente ans apr&#232;s l'assassinat du c&#233;l&#232;bre homme d'&#233;glise du Salvador, le crime n'a pas &#233;t&#233; r&#233;solu, mais la piste la plus solide pointe du doigt un r&#233;presseur du Bataillon 601, du nom d'Emilio Antonio Mendoza. Mais, il n'a jamais &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233; par la Justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mois cela fait trente ans que l'archev&#234;que du Salvador Oscar Arnulfo Romero, ic&#244;ne universelle de la d&#233;fense des droits de l'homme, a &#233;t&#233; assassin&#233;. Le crime n'a pas &#233;t&#233; encore &#233;clairci, mais la piste la plus solide dit qu'un argentin l'a tu&#233;, un r&#233;presseur de la dictature argentine du nom Emilio Antonio Mendoza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son nom figure dans un document de la CIA, d&#233;class&#233; par le gouvernement de Clinton en 1993, aux c&#244;t&#233;s de 12.000 autres documents en rapport avec le Salvador r&#233;dig&#233;s par la CIA, l'ambassade, le D&#233;partement de l'&#201;tat, le D&#233;partement de la D&#233;fense et d'autres agences f&#233;d&#233;rales, en r&#233;ponse &#224; une demande du Congr&#232;s qui venait de clore une investigation sur des abus des droits de l'homme dans ce pays. Le document sur &#171; Mendoza &#187; a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; par le journaliste salvadorien Ricardo Valencia en 2006 dans une enqu&#234;te journalistique du quotidien &lt;i&gt;El Dia&lt;/i&gt; de ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c&#226;ble dit clairement, sans avoir recours aux verbes au conditionnel que &#171; l'officier militaire argentin Emilio Antonio Mendoza, a &#233;t&#233; envoy&#233; en 1980 au Honduras aux c&#244;t&#233;s d'autres argentins par le g&#233;n&#233;ral Viola &#187; et que Mendoza &#171; a admis de fait avoir tir&#233; sur Romero &#187;, et demande &#224; l'Agence d'obtenir plus d'information sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut &#234;tre un bobard. Le document d&#233;class&#233; est plein de ratures des censeurs de l'Agence et il ne pr&#233;cise pas la source originale de l'information, ne dit pas comment l'agent a appris cela. Duane Claridge, un chef de la CIA qui supervisait l'intelligence de la r&#233;gion durant ces ann&#233;es, a dit &#224; Valencia qu'il s'agit d'une l'information brute, qui n'avait pas &#233;t&#233; trait&#233;e par les analystes &#224; Washington. Mais il n'a pas ni&#233; son existence. Le diplomate &#233;tasunien Robert White, qui a pris ses fonctions &#224; l'ambassade peu de semaines apr&#232;s l'assassinat, a reconnu dans la m&#234;me enqu&#234;te journalistique qu'il &#233;tait au courant de l'existence du c&#226;ble, bien que son impression fut que ce n'&#233;tait pas une &#171; trouvaille &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faudrait pas l'&#233;carter. Le c&#226;ble est envoy&#233; par l' &#171; agent l&#233;gal &#187; de l'ambassade &#224; San Salvador, c'est &#224; dire un homme de la compagnie. Les agents de la CIA pourront &#234;tre des menteurs pour le reste de monde, mais ils essaient de passer de la bonne information &#224; leurs chefs. Ne serait- ce que pour toucher le bonus de fin d'ann&#233;e. De plus, il est prouv&#233; qu'au moment du crime, la t&#234;te pensante Roberto D'Aubisson, recevait l'instruction de militaires argentins qui avaient &#233;t&#233; envoy&#233;s au Salvador par le chef de l'Arm&#233;e argentine de l'&#233;poque, qui &#233;tait Viola. Et comme le montrent d'autres c&#226;bles d&#233;class&#233;s par le gouvernement &#233;tasunien, chaque fois qu'il avait une rencontre avec des fonctionnaires des gouvernements de Carter et de Reagan, Viola se montrait obs&#233;d&#233; par le conflit d'Am&#233;rique Centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand est apparu le document de la CIA, le dossier judiciaire pour l'assassinat de Romero &#233;tait clos et scell&#233; par une loi d'amnistie. C'est pourquoi la Justice du Salvador n'a jamais enqu&#234;t&#233; sur &#171; Emilio Antonio Mendoza &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Argentine on a beaucoup &#233;crit et fait des recherches sur la participation des r&#233;presseurs argentins dans le conflit de l'Am&#233;rique Centrale. Mais pour des raisons diverses on sait tr&#232;s peu sur le fonctionnement des structures d'Intelligence que la Marine et l'Arm&#233;e ont mont&#233; dans la r&#233;gion. On conna&#238;t les noms d'au moins un marin, Carlos D&#252;rich, et d'un membre de l'Arm&#233;e, Alfredo Zarattini, qui &#233;taient au Salvador autour de mars 1980, en contact direct avec ceux qui ont ordonn&#233; et ont planifi&#233; l'assassinat. Mais l'existence de Mendoza &#8211; si c'est son vrai nom de famille &#8211; continue d'&#234;tre un myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; - -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monseigneur Romero savait qu'ils allaient le tuer et il savait d'o&#249; viendrait la balle. Il est mort le 24 mars 1980 d'un coup de feu unique en plein c&#339;ur tandis qu'il faisait la messe dans la chapelle d'un h&#244;pital pour des malades du cancer. Il &#233;tait alors le leader le plus populaire du pays et aussi un pacifiste g&#234;nant dans un pays au bord de la guerre civile. Ses hom&#233;lies, qui &#233;taient transmises par la radio, parvenaient dans tous les recoins du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il l'avait &#233;t&#233; nomm&#233; archev&#234;que en 1977 avec l'appui des pans les plus conservateurs de l'&#201;glise. Mais la mort d'un ami proche, pr&#234;tre de base, assassin&#233; par des paramilitaires aux c&#244;t&#233;s de deux paysans, l'a amen&#233; &#224; d&#233;noncer chaque fois avec plus de force les massacres des groupes paramilitaires qui avaient lieu tous les jours. Cela l'a aussi amen&#233; &#224; approfondir son choix pour les pauvres &#224; partir des textes de Vatican II et du Congr&#232;s du Medell&#237;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quinze jours avant l'assassinat, on avait trouv&#233; 72 b&#226;tons de dynamite sous l'autel principal de l'&#233;glise du Sacr&#233; C&#339;ur de J&#233;sus de San Salvador, activ&#233;s par horlogerie pour &#233;clater pendant qu'il ferait la messe. &#171; Ils pourront me tuer mais ils ne pourront pas faire taire la v&#233;rit&#233; &#187;, leur a-t-il r&#233;pondu dans l'hom&#233;lie suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour pr&#233;c&#233;dent sa mort il a fait un sermon sur la mort. &#171; Aux soldats je leur dis que les paysans sont votre peuple et de tenir compte du commandement &#171; Tu ne tueras point &#187;. Aucun ordre n'est au-dessus de la loi de Dieu. Au nom de Dieu, au nom de ce peuple en souffrance, je vous demande, je vous prie, d'arr&#234;ter avec la r&#233;pression &#187;, a t&#8211;il- pr&#234;ch&#233;. Au Salvador, dans ces jours l&#224;, beaucoup moins de gens ont &#233;t&#233; tu&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour suivant son assassinat une bombe a &#233;clat&#233; dans la cath&#233;drale et des francs - tireurs ont ouvert le feu contre la foule qui participait &#224; la procession, avec un bilan de six morts et des dizaines de bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; - -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, l'enqu&#234;te judiciaire fut une farce. Trois jours, apr&#232;s avoir pris le dossier, le juge &#233;chappe &#224; un attentat, on tire sur la porte de sa maison. Depuis, il n'a montr&#233; aucun int&#233;r&#234;t pour s'approcher de la v&#233;rit&#233;. Il a attendu neuf jours pour demander l'intervention d'experts sur la sc&#232;ne du crime, quand il ne restait d&#233;j&#224; plus de preuves ni de t&#233;moins. Il n'a jamais rien trouv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dossier a &#233;t&#233; r&#233;ouvert en 1986 avec un autre juge pendant le gouvernement du d&#233;mocrate-chr&#233;tien Napol&#233;on Duarte. Cela fut gr&#226;ce &#224; un fait, disons, fortuit. Trois mois apr&#232;s l'assassinat, l'arm&#233;e du Salvador avait pris d'assaut une propri&#233;t&#233; o&#249; Roberto D'Aubisson, &#224; l'&#233;poque major, conspirait avec un groupe de civils et de militaires pour renverser la junte militaire qui gouvernait alors. D'Aubisson &#233;tait le chef des escadrons de la mort et plus tard il serait le fondateur du parti d'extr&#234;me droite, Arena, qui a gouvern&#233; le pays pendant une grande partie de ces trente derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les pr&#233;sents, il y avait aussi, le capitaine de la force a&#233;rienne Alvaro Saravia. Les conspirateurs ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s un peu plus tard, mais dans l'op&#233;ration, les militaires ont mis sous s&#233;questre et pr&#233;sent&#233; &#224; la Justice plusieurs documents, dont l'agenda de Saravia. Dans cet agenda figuraient des registres d'achats d'armements et parmi ceux-ci l'achat de deux fusils calibre 22 compatibles avec les fragments de projectile&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Figuraient aussi les donn&#233;es du chauffeur personnel de Saravia, Antonio Garay, un membre de la Garde Nationale. Garay a d&#233;clar&#233; qu'il avait &#233;t&#233; pr&#233;sent quand D'Aubisson a ordonn&#233; la mort de Romero et a charg&#233; Saravia d'embaucher un franc-tireur devant plusieurs t&#233;moins qui ont approuv&#233; la d&#233;cision, ceux que Garay a aussi nomm&#233;s. Il a dit qu'il a conduit le franc-tireur jusqu'au lieu du crime, que son passager &#233;tait &#8220;un homme barbu et bel homme &#187; qu'il ne le connaissait pas, qu'il a gar&#233; sa voiture en face de la chapelle et a vu comment le passager sortait de l'auto et appuyait le viseur d'un fusil sur la roue arri&#232;re. Il a dit qu'apr&#232;s il a entendu un coup de feu et que le barbu est remont&#233; dans la voiture et qu'il l'a emmen&#233; en lieu s&#251;r. Ils lui ont montr&#233; de nombreuses photos de beaux barbus, mais Garay n'a pas pu identifier son passager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge a inclu le dossier de la proc&#233;dure &#224; l'affaire de l'assassinat de Romero et sur la base des donn&#233;es de l'agenda et le t&#233;moignage de Garay a design&#233; D'Aubisson comme la t&#234;te pensante et Saravia comme l'auteur op&#233;rant. Mais il n'a accus&#233; personne comme auteur mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; - -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Aubisson n'a jamais &#233;t&#233; accus&#233; parce qu'il avait immunit&#233; parlementaire et il est mort d'un cancer avant qu'ils ne puissent lui retirer. Saravia avait d&#233;m&#233;nag&#233; &#224; Modesto, Californie, o&#249; il a pris un avocat on&#233;reux pour se battre contre l'extradition. En 1987 la Cour supr&#234;me du Salvador a donn&#233; raison &#224; Saravia et elle a retir&#233; la demande envoy&#233;e aux autorit&#233;s &#233;tasuniennes. Selon le &lt;i&gt;Center for Justice and Accountability&lt;/i&gt; (CJA), une ONG &#233;tasunienne qui suit le dossier depuis plusieurs ann&#233;es avec l'appui de l'archidioc&#232;se du San Salvador, le pr&#233;sident de la Cour qui a retir&#233; la demande d'extradition avait &#233;t&#233; l'avocat de D'Aubisson durant le premier proc&#232;s. Le cas Romero a &#233;t&#233; inclus dans le rapport de la Commission de la V&#233;rit&#233; publi&#233; en 1993 et quelques semaines apr&#232;s Saravia fut couvert par une loi d'amnistie approuv&#233;e par le Congr&#232;s du Salvador.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saravia a v&#233;cu tranquille pendant un temps. En 1996 la Commission Interam&#233;ricaine des Droits de l'homme (CIDH) a ordonn&#233; de r&#233;-ouvrir l'enqu&#234;te et de d&#233;dommager les parents de l'archev&#234;que pour la responsabilit&#233; qu'a eu l'&#201;tat du Salvador dans l'assassinat. Le gouvernement a mis trois ans &#224; r&#233;pondre et quand il l'a fait, il a dit qu'il ne r&#233;-ouvrirait pas le dossier parce que les responsables &#233;taient couverts par la loi d'amnistie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2004 une cour civile de Californie a cit&#233; Saravia &#224; faire une d&#233;claration sur l'assassinat dans un proc&#232;s ouvert par le CJA au nom des parents de Romero. Le capitaine ne s'est jamais pr&#233;sent&#233; et la cour l'a condamn&#233; par contumace &#224; payer dix millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis ce temps-l&#224; Saravia est en fuite mais on a l'impression que la Justice &#233;tasunienne ne le cherche pas trop. Dans un entretien avec le Miami Herald depuis sa clandestinit&#233; en 2006, Saravia a refus&#233; de parler sur ce dossier, sauf pour dire qu'il n'avait pas &#233;t&#233; le franc-tireur. Il a offert de n&#233;gocier son t&#233;moignage avec les autorit&#233;s de son pays et a menac&#233; : &#171; Si je parle, le Salvador tremble &#187;. Il n'a pas donn&#233; plus de pr&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; - -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D'Aubisson &#233;tait le lien principal entre la dictature du Salvador et les r&#233;presseurs argentins &#187;, dit au t&#233;l&#233;phone depuis le Maine le politologue du Colby College, Ariel Armony, auteur de &#171; Argentine, &#201;tats-Unis et la Croisade Anticommuniste en Am&#233;rique Centrale 1977-1984 (UNQ, 1999), le livre de r&#233;f&#233;rence sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les salvadoriens admiraient les argentins. Ils n'avaient pas besoin qu'ils leur apprennent &#224; &#234;tre violents, parce que leur histoire est remplie de violence. Ce qu'ils leur apprenaient c'&#233;tait comment utiliser cette violence de mani&#232;re plus efficace. Au Guatemala, ils ont jet&#233; des paysans &#224; la mer depuis des avions et des h&#233;licopt&#232;res, quelque chose de jamais vu jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des argentins. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'Aubisson lui-m&#234;me a reconnu avoir &#233;t&#233; instruit par des militaires argentins au Salvador dans un entretien de 1983 avec Laurie Becklund du Los Angeles Times : &#171; Ils (les argentins) ont &#233;t&#233; ici peu de temps mais ce temps fut tr&#232;s utile. Ils ont transmis leurs exp&#233;riences et inform&#233; nos gens pour leur sugg&#233;rer qu'ils agissent de telle fa&#231;on ou de telle autre en utilisant ce syst&#232;me, comment obtenir une information et comment l'analyser &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le t&#233;moignage secret du r&#233;presseur Leandro &#171; Lenny &#187; S&#225;nchez Riesse, devant une sous-commission du Congr&#232;s des &#201;tats-Unis, &#224; partir de 1979 a d&#233;barqu&#233; en Am&#233;rique Centrale un &#171; Groupe de missions &#224; l'ext&#233;rieur - (GTE) &#187; du Bataillon 601, la structure d'intelligence de l'Arm&#233;e, sous la conduite du colonel Jos&#233; Osvaldo &#171; &lt;i&gt;Balita&lt;/i&gt; &#187; Riviero [balita = petite bale]. Armony a obtenu une transcription de ce t&#233;moignage &#224; travers la loi d'information publique. D'autres investigations universitaires et journalistiques ont apport&#233; davantage de noms et de preuves sur la pr&#233;sence de r&#233;presseurs argentins dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand l'assassinat de Romero s'est produit, le GTE se trouvait &#224; son apog&#233;e, puisque peu de mois apr&#232;s, en 1981, dans les derni&#232;res semaines du gouvernement de James Carter, le gouvernement des Etats-Unis a approuv&#233; la premi&#232;re op&#233;ration clandestine de la CIA contre les sandinistes. Jusqu'alors les argentins faisaient le sale travail &#187;, dit Armony.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les c&#226;bles d&#233;class&#233;s en 1993 indiquent que pour la CIA les militaires argentins &#233;taient utiles, mais aussi difficiles &#224; manier. &#171; Ils sont pr&#234;ts &#224; tout. Il faut seulement que nous leur disions ce qu'ils ont &#224; faire &#187;, dit l'un de ces c&#226;bles. &#171; Dans un bon jour ils sont laconiques et de mauvaise humeur, dans un mauvais jour ils agissent pour leur propre compte contre la politique de notre gouvernement &#187;, dit un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &gt; - -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e derni&#232;re l'ex-groupe de gu&#233;rilleros du Front Farabundo Marti pour la Lib&#233;ration Nationale a gagn&#233; pour la premi&#232;re fois les &#233;lections pr&#233;sidentielles au Salvador. Dans le discours du jour du triomphe, le pr&#233;sident flambant neuf Mauricio Funes a proclam&#233; qu'il suivrait l'id&#233;ologie de monseigneur Romero. Le jour de l'assomption, quelques heures avant la c&#233;r&#233;monie, Funes s'est rendu sur la tombe de l'archev&#234;que dans la cath&#233;drale de San Salvador. La semaine suivante il a renouvel&#233; la visite avec Lula.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, on raconte au Salvador, que le trenti&#232;me anniversaire de la mort de Romero ne sera comme aucun autre, avec des &#233;venements importants et des c&#233;r&#233;monies officielles. On dit qu'une fresque gigantesque de l'archev&#234;que est entrain d'&#234;tre peinte &#224; l'entr&#233;e de l'a&#233;roport international pour recevoir avec son image les visiteurs qui arrivent au pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre de l'ann&#233;e derni&#232;re l'ambassadrice devant l'OEA du gouvernement de Funes a annonc&#233; la r&#233;ouverture du dossier sur l'assassinat de Romero en r&#233;ponse &#224; la demande de la CIDH de 1986.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, en Argentine, le Secr&#233;tariat des Droits de l'Homme du Minist&#232;re de la D&#233;fense n'a encore re&#231;u aucune demande d'information sur l'assassin suppos&#233; Emilio Antonio Mendoza, a dit la directrice du secr&#233;tariat, Ileana Arduino. La fonctionnaire a avanc&#233; qu'elle avait bien re&#231;u d'autres demandes de la part d'autres gouvernements sur d'autres r&#233;presseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dit Mendoza ne figure pas avec ce nom dans les fichiers de la Conadep, ni dans ceux du CELS, ni dans ceux du Cemida, le journaliste du Salvador Valencia l'a constat&#233; en 2006. Ce journaliste a pu v&#233;rifier qu'il n'y a pas non plus de donn&#233;es sur &#171; Mendoza &#187; dans les diferentes d&#233;pendances du gouvernement qui s'occupent du sujet, ni dans les listings du personnel civil d'Intelligence du Bataillon 601, r&#233;cemment d&#233;class&#233;s par d&#233;cret du gouvernement de Cristina Kirchner, ni dans la base de donn&#233;es qu' a publi&#233;e la revue &lt;i&gt;Veintitr&#233;s&lt;/i&gt; sur le personnel qui a agi dans le 601 pendant la dictature. L&#224;, un Jos&#233; Emilio Mendoza figure en qualit&#233; de &#171; dactylographe &#187;, mais ce quotidien a pu v&#233;rifier que pendant la dictature il &#233;tait bas&#233; dans la province de Formosa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est facile d'enqu&#234;ter sur l'activit&#233; d'espions op&#233;rant &#224; l'ext&#233;rieur dans aucun pays. Le d&#233;cret sign&#233; par Cristina Kirchner exclut les activit&#233;s &#224; l'&#233;tranger et la guerre des Malouines. De plus, la collaboration depuis l'Am&#233;rique Centrale a &#233;t&#233; limit&#233;e ou nulle. &#171; Nous &#233;crivons souvent au gouvernement sandiniste les interrogeant sur les agissements des militaires argentins &#224; l'&#233;poque de la dictature mais les nicaraguayens ne nous ont jamais donn&#233; d'information et parfois ils ne nous ont m&#234;me pas r&#233;pondu &#187;, pr&#233;cise une source gouvernementale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mois-ci on c&#233;l&#232;bre les trente ans de l'assassinat de monseigneur Romero, une ic&#244;ne universelle de la d&#233;fense des droits, et son assassin est toujours libre. En ce moment, il pourrait prendre une pi&#241;a colada &#224; Miami. Ou &#234;tre en train de manger une &lt;i&gt;pupusa de chicharron&lt;/i&gt; au San Salvador. Ou, pourquoi pas, en marchant tranquillement dans les ruelles de Buenos Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo &lt;/i&gt;par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-141544-2010-03-07.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Le Buenos Aires, le 7 mars 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Op&#233;ration Mexique : Programme argentin de &#171; reddition extraordinaire &#187; r&#233;v&#233;l&#233; par des documents d&#233;classifi&#233;s.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Operation-Mexique-Programme-argentin-de-reddition-extraordinaire-revele-par-des-documents-declassifies</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Operation-Mexique-Programme-argentin-de-reddition-extraordinaire-revele-par-des-documents-declassifies</guid>
		<dc:date>2009-12-10T23:28:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;L'analyste du National Security Archive pr&#233;sente de nouvelles preuves devant un tribunal argentin. Des documents des archives paraguayennes corroborent la version du seul t&#233;moin survivant, Jaime Dri. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Carlos Osorio &lt;br class='autobr' /&gt;
Assist&#233; par Marianna Enamoneta &lt;br class='autobr' /&gt;
National Security Archive Electronic Briefing Book 300. Washington, DC, le 8 d&#233;cembre 2009. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour plus d'information contacter : &lt;br class='autobr' /&gt;
Carlos Osorio - 202/994-7061 &lt;br class='autobr' /&gt;
Leer en espa&#241;ol / English version &lt;br class='autobr' /&gt;
Le National Security Archive r&#233;v&#232;le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Plan-Condor-argentin" rel="directory"&gt; Plan Condor argentin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'analyste du National Security Archive pr&#233;sente de nouvelles preuves devant un tribunal argentin. Des documents des archives paraguayennes corroborent la version du seul t&#233;moin survivant, Jaime Dri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Carlos Osorio&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Assist&#233; par Marianna Enamoneta&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB300/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;National Security Archive Electronic Briefing Book 300&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;Washington, DC, le 8 d&#233;cembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour plus d'information contacter&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;
Carlos Osorio - 202/994-7061 &lt;a href=&#034;mailto:cosorio@gwu.edu&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;cosorio@gwu.edu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/esp/article.php3?id_article=10176&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;Leer en espa&#241;ol&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; / &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB300/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;English version&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7648 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L203xH152/doc-971-9a3fff55-e4306.jpg?1711707998' width='203' height='152' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;National Security Archive&lt;/i&gt; r&#233;v&#232;le aujourd'hui un document que Jaime Dri, seul survivant, a directement connu sur l'&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Op&#233;ration Mexique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;qui a forc&#233; des disparus d&#233;tenus &#224; Rosario &#224; participer &#224; un escadron de la mort pour infiltrer la direction des Montoneros dans la ville de Mexico en janvier 1978. &#171; DRI, JAIME &#171; Pelado &#187; (Chauve) &#187; indique le document, fut pr&#233;sent quand vint &#171; de retour de Mexico, la commission officielle &#187; qui partie de Rosario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dri a &#233;t&#233; captur&#233; en d&#233;cembre 1977 et ensuite est pass&#233; par un p&#233;riple qui l'a port&#233; &#224; plusieurs centres de d&#233;tention clandestine y compris celui de Rosario o&#249; il a trouv&#233; 14 d&#233;tenus aujourd'hui disparus, &#171; Tucho &#187; Valenzuela et des agents d'intelligence qui ont oblig&#233; plusieurs d'eux &#224; aller au Mexique. Le 19 juillet Dri s'est &#233;chapp&#233; de Asuncion au Paraguay. Ses kidnappeurs clandestins, ont envoy&#233; demandes d&#233;sesp&#233;r&#233;es &#224; leurs homologues au Paraguay et ont laiss&#233; des pistes selon lesquelles Dri a &#233;t&#233; vu ces huit mois. Un rapport du 21 juillet 1978 de l'&#201;tat Major G&#233;n&#233;ral des Forces Arm&#233;es Paraguayennes trouv&#233; dans les Archives de la Terreur dit qu'ils ont re&#231;u une demande de recherche d'une agence secr&#232;te argentine pour Jaime Dri qui &#171; s'est &#233;chapp&#233; des Autorit&#233;s Argentines de Pilcomayo, Argentine &#187; vers le Paraguay. La demande de l'Argentine inclut un manuel de deux pages sur Dri o&#249; ils &#233;tablissent clairement que &#171; de retour du Mexique, la commission officielle qui accompagne &#171; TUCHO &#187; fit savoir &#224; DRI JAIME &#171; Chauve &#187; &#187; des nouvelles du Mexique. &#171; TUCHO &#187; &#187; Valenzuela fut un des s&#233;questr&#233;s sorti d'une prison en Argentine et oblig&#233; &#224; voyager avec les agents d'intelligence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d&#233;couvert par Carlos Osorio, directeur du Projet de Documentation du C&#244;ne Sud du &lt;i&gt;National Security Archive&lt;/i&gt;, dans les Archives de la Terreur du Paraguay, a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; hier devant le tribunal num&#233;ro 1 de Rosario Argentine, o&#249; sont jug&#233;s des agents du d&#233;tachement d'intelligence 121. L'affaire Guerrieri, du nom d'un des inculp&#233;s, traite de la d&#233;tention ill&#233;gale et du meurtre qui a suivi de 14 insurg&#233;s Montoneros dans une prison secr&#232;te dans la ville de Rosario, Argentine. Les prisonniers ont &#233;t t&#233;moins et forc&#233;s de collaborer &#224; ce que l'on appelle l'Op&#233;ration Mexique, un groupe d'intelligence militaire envoy&#233; &#224; Mexico pour &#233;liminer des dirigeants Montoneros en janvier 1978. [Voir :&lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB241%2findex.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;1978 : Op&#233;ration Clandestine de l'Intelligence Militaire Argentine au Mexique&lt;/U&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, National Security Archivez Electronic Briefing Book 241]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les documents du Paraguay sont compl&#233;t&#233;s par la &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/http%3a%2f%2fwww.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB241%2findex.htm'&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;demie douzi&#232;me d'autres publi&#233;s en janvier 2008&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par le National Security Archive provenant de la Direction F&#233;d&#233;rale de S&#233;curit&#233; du Mexique (DFS) qui rendent compte que la DFS a captur&#233; et a interrog&#233; deux des agents secrets argentins et les a expuls&#233; vers leur pays. &#171; Les nouveaux documents concluent une triangulation de preuves documentaires internationales sur l'Op&#233;ration Mexique et confirment la v&#233;racit&#233; du t&#233;moignage de Dri qui durant des ann&#233;es, fut seulement connu &#224; travers le livre &lt;i&gt;Recuerdos de la Muerte&lt;/i&gt; &#187; a dit Carlos Osorio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bulletin &#233;lectronique comprend les documents centraux provenant des Archives de la Terreur et ils sont accompagn&#233;s de douze autres des USA, de l'Argentine et du Mexique qui v&#233;rifient la solidit&#233; de l'histoire parue dans le livre &lt;i&gt;Recuerdos de la Muerte&lt;/i&gt; [de Miguel Bonasso]. Pas &#224; pas, les documents que nous pr&#233;sentons aujourd'hui dans cette note pr&#233;sentent un r&#233;cit qui colle parfaitement avec le t&#233;moignage de Dri : sa capture et blessure en Uruguay, son transfert clandestin &#224; l'&#201;cole de M&#233;canique de l'Armada (ESMA)[Marine Argentine] &#224; Buenos Aires et ensuite Rosario, le fait d'&#234;tre t&#233;moin de l'Op&#233;ration Mexique, &#234;tre &#224; nouveau dans l'ESMA et s'&#234;tre &#233;chapp&#233; par Asuncion au Paraguay. Un rapport de l'Ambassade des USA par exemple informe que Dri a &#233;t&#233; &#171; prisonnier pr&#232;s de Montevideo le 15 d&#233;cembre dernier &#187; et livr&#233; &#171; discr&#232;tement aux autorit&#233;s argentines &#187; en 1977. D'autre part un document secret d'une agence d'intelligence argentine informe qu'en juillet 1978 &#171; il s'est &#233;chapp&#233; d'un Taxi en route pour It&#225; Enramada [Paraguay] de sa garde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre &#233;chapp&#233; au Paraguay, Dri s'est r&#233;fugi&#233; &#224; l'Ambassade du Panama, pays d'origine de son &#233;pouse et o&#249; il s'est finalement &#233;tabli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;________________________________________&lt;br /&gt;
Documents :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les documents des Archives de la Terreur utilis&#233;s dans cette publication sont propri&#233;t&#233; de la Cour Supr&#234;me de Justice et ont &#233;t&#233; mis &#224; la disposition publique gr&#226;ce &#224; la courtoisie et l'assentiment de l'Excellentissime Cour Supr&#234;me de Justice, dans le cadre de &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/http%3a%2f%2fwww.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB239a%2findex.htm'&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;plusieurs accords&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; en appui au Centre de Documentation et Archives (CDyA). Des copies officielles des originaux peuvent &#234;tre demand&#233;es au CDyA, au PALAIS de JUSTICE, Testanova et Mariano Roque Alonso, 8vo. &#201;tage Of.13, Asuncion - Paraguay, Tel : 595-21-424212/15 Internes : 2269, e-mail : cdya_py@hotmail.com, &lt;a href=&#034;http://www.pj.gov.py/fcdya&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;http://www.pj.gov.py/cdya&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Les nouvelles d&#233;couvertes ont &#233;t&#233; faites en utilisant un outil clef de recherche du CDyA, les Archives de la Terreur Num&#233;rique (ATD). L'ATD est un instrument qui dispose de la digitalisation dans une base de donn&#233;es des 300.00 documents des Archives de la Terreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;30 d&#233;cembre 1977
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB300/19771230.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Droits Humains : Arrestation par le GOU du Pianiste Miguel Estrella et Autres Pr&#233;sum&#233;s Montoneros en Uruguay&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
C&#226;ble Secret de l'Ambassade des USA &#224; Montevideo.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7649 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-972.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 80.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19771230
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'Ambassade des USA en Uruguay informe que l'arrestation du pianiste argentin r&#233;fugi&#233; en Uruguay Miguel Angel Estrella fait partie d'une s&#233;rie de coups de filet men&#233;s &#224; bien entre le 15 et 16 d&#233;cembre o&#249; ont &#233;t&#233; captur&#233;es huit Montoneros. Ces derniers &#171; attendent d'&#234;tre extrad&#233;s vers l'Argentine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime Dri, dans le r&#233;cit de sa d&#233;tention clandestine, raconte* qu'il est tomb&#233; dans ce filet. Le mot &#171; extrad&#233;s &#187; est utilis&#233; dans le c&#226;ble comme un euph&#233;misme. Des recherches effectu&#233;es post&#233;rieurement donnent la preuve que les prisonniers ont &#233;t&#233; ill&#233;galement transf&#233;r&#233;s d'une force de s&#233;curit&#233; uruguayenne &#224; une force de s&#233;curit&#233; argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &#171; Au moins c'&#233;tait tout ce que le &lt;i&gt;Pelado&lt;/i&gt; [Jaime Dri] se rappelait. L'explication la plus simple &#233;tait que toute la structure clandestine &#233;tait tomb&#233;e &#224; partir de la surveillance du sommet de l'iceberg : la maison de [Miguel Angel] Estrella &#187;. (Bonasso, 56)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 janvier 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/http%3a%2f%2fwww.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780104.pdf'&gt;&lt;u&gt;Droits Humains : Rub&#233;n de Gregorio&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
C&#226;ble Secret de l'Ambassade des USA &#224; Montevideo&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7650 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-973.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 42.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780104
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'Ambassade des Etats Unis &#224; Montevideo informe que le citoyen argentin Rub&#233;n de Gregorio a &#233;t&#233; captur&#233; par des autorit&#233;s uruguayennes alors qu'il essayait d'entrer dans le pays &#8230;. Au moment d'&#234;tre arr&#234;t&#233;, de Gregorio &#233;tait en possession d'un revolver calibre 38 &#8230; &#034; Plus tard, dit le c&#226;ble, il a &#233;t&#233; &#171; livr&#233; aux autorit&#233;s argentines &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime Dri dans ses d&#233;clarations* rend compte d'avoir &#233;t&#233; prisonnier avec de Gregorio dans le centre clandestin de d&#233;tention de l'&#201;cole de M&#233;canique de la marine Argentine, ESMA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &#171; Sordo [Sourd] de Gregorio, un membre sup&#233;rieur du Parti [Montoneros] qui &#233;tait tomb&#233; &#224; Colonia, quand ils l'ont trouv&#233; avec un r&#233;volver dans un termos pour le mat&#233; &#187; (Bonasso, 55-56)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 janvier 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/http%3a%2f%2fwww.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780106.pdf'&gt;&lt;u&gt;Rub&#233;n de Gregorio&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br / &gt;
C&#226;ble secret de l'Ambassade des USA &#224; Buenos Aires.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7652 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-977.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 71.2 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780106
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Faisant suite au c&#226;ble de l'Ambassade &#224; Montevideo du 4 janvier, l'Ambassade des USA en Argentine informe que &#171; une source habituellement fiable&#8230; a dit le 19 d&#233;cembre 1977 que Gregorio &#233;tait un cadre du haut rang au sein des Montoneros et qu'il &#233;tait d&#233;tenu dans l &#201;cole de M&#233;canique de l'Armada &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gregorio a disparu apr&#232;s avoir &#233;t&#233; vu prisonnier &#224; l'ESMA par plusieurs t&#233;moins y compris Jaime Dri*.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &#171; Pr&#232;s de l'ESMA ceux de la [voiture Ford] Falcon ont appel&#233; Selenio, annon&#231;ant le retour. Dix minutes apr&#232;s les infirmiers d&#233;posaient le Sordo [de Gregorio] sur un brancard de l'infirmerie &#187;. (Bonasso, 321)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12 janvier 1978
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780112.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Demande d'Assistance des USA pour Trouver un Parlementaire&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
C&#226;ble Secret de l'Ambassade des USA &#224; Rome.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7653 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-978.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 59.3 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780112
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Ministre Conseil (Deputy Chief of Mission) &#233;tasunien &#224; Rome explique au D&#233;partement d'&#201;tat et aux Ambassades &#224; Montevideo et Buenos Aires que l'Ambassadeur a re&#231;u une lettre du Nonce Apostolique demandant de l'aide pour localiser le parlementaire argentin Jaime Dri. Le Nonce a pris cette initiative &#224; la demande du fr&#232;re de Jaime Dri, qui est pr&#234;tre &#224; Rome. Selon l'information fournie, Jaime Dri se trouvait en Uruguay quand il a cess&#233; de communiquer avec sa famille en d&#233;cembre. On dit que la famille Dri est amie du pr&#233;sident panam&#233;en Omar Torrijos. Le Nonce sollicite que l'ambassade &#233;tasunienne &#224; Montevideo fasse des recherches pour clarifier ce qui est arriv&#233; &#224; Jaime Dri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 janvier 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fwww.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780118.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Conf&#233;rence de Presse de Tucho Valenzuela&lt;/U&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Transcription de la Direction F&#233;d&#233;rale de S&#233;curit&#233; du Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7651 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-976.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.5 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780118
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans une conf&#233;rence de presse explosive &#224; Mexico, le Montonero Tulio [Tucho] Valenzuela raconte comment il a &#233;t&#233; captur&#233; &#224; Rosario, en Argentine, &#224; la fin de l'ann&#233;e 1977, d&#233;tenu clandestinement avec un groupe de Montoneros forc&#233;s &#224; collaborer avec l'Arm&#233;e argentine, et emmen&#233; au Mexique avec un autre collaborateur et des agents d'intelligence argentins afin de porter un coup aux Montoneros qui ont une base politique &#224; Mexico. Une fois dans cette ville, Valenzuela &#233;chappe au contr&#244;le des agents d'intelligence argentins et d&#233;nonce l'op&#233;ration devant la presse. Ce document obtenu de la Direction F&#233;d&#233;rale de S&#233;curit&#233; du Mexique, transcrit les d&#233;clarations de Valenzuela. Parmi d'autres r&#233;v&#233;lations, Valenzuela rend compte que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans un endroit du Second Corps de l'arm&#233;e [argentine &#224; Rosario] un des compagnons qui est dans cette villa est le compagnon Jaime Dri, qui m'a racont&#233; l'histoire de sa d&#233;tention et comment il est arriv&#233; jusque l&#224;. Le compagnon a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; dans la rue quand il &#233;tait dans une voiture, apr&#232;s un rendez-vous avec le compagnon Juan Alejandro Barry. Ils les ont heurt&#233;s dans une voiture. Ils &#233;taient d&#233;sarm&#233;s. C'&#233;tait en Uruguay. Ils ont essay&#233; de s'&#233;chapper &#8230; ils ont tu&#233; le compagnon Barry et le compagnon Jaime Dri a re&#231;u deux impacts, un dans chaque jambe. Il est imm&#233;diatement transf&#233;r&#233; &#8230; [&#224;] des d&#233;pendances militaires de l'Arm&#233;e de l'Uruguay et est tortur&#233; sauvagement pendant 15 jours &#8230;. Ils prennent part l'interrogatoire des membres de l'&#201;cole de M&#233;canique de l'Armada &#8230; ils Transf&#232;rent au compagnon Jaime Dri &#224; l'&#201;cole M&#233;canique de l'Armada &#8230; plus tard le compagnon Jaime Dri est transf&#233;r&#233; &#224; Rosario, dans cette m&#234;me maison o&#249; je suis &#8230; Il m'a aussi racont&#233; les circonstances de la capture d'un commandant en second du parti [Montoneros], compagnon de Gregorio, qui a &#233;t&#233; captur&#233; &#224; Colonia [Uruguay] le 14 novembre &#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tulio Valenzuela explique en outre qu'avant d'arriver au Mexique les agents d'intelligence et les prisonniers sont pass&#233;s par le Br&#233;sil et le Guatemala. Dans ses d&#233;clarations parues dans le livre Recuerdo de la Muerte, Jaime Dri raconte qu'il a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; de l'ESMA &#224; Rosario temporairement, o&#249; il a trouv&#233; &#224; Tulio Valenzuela et il a &#233;t&#233; inform&#233; de l'op&#233;ration de l'intelligence militaire au Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note &lt;/strong&gt; : Le transcripteur de la conf&#233;rence de presse est s&#251;rement un agent d'intelligence mexicain qui ne conna&#238;t pas le contexte ce pourquoi plusieurs noms dans la transcription sont chang&#233;s s&#251;rement par ignorance du transcripteur sur comment &#233;crire les noms&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;originaux. Jaime Dri par exemple appara&#238;t comme Jaime Lit. Une version originale de ces d&#233;clarations trouv&#233;e parmi les documents du D&#233;partement des USA, a &#233;t&#233; publi&#233;e en 2008 dans la note &#233;lectronique &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB241%2findex.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Op&#233;rations Clandestines de l'Intelligence Militaire Argentine au Mexique&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, National Security Archive Electronic Briefing Book 241.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 janvier 1978
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780120.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Lettre au Pr&#233;sident des USA James Carter de Olimpia D&#237;az&lt;/U&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Copie de lettre dans les archives du D&#233;partement d'&#201;tat des USA&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7654 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-979.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 186.4 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780120
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux jours apr&#232;s avoir &#233;t&#233; inform&#233; du t&#233;moignage du citoyen argentin Tulio Valenzuela au Mexique, l'&#233;pouse de Jaime Dri, la panam&#233;enne Olimpia Diaz, envoie une lettre adress&#233;e au pr&#233;sident am&#233;ricain James Carter sollicitant son aide pour localiser son conjoint. Olimpia explique qu'avant de dispara&#238;tre, son conjoint a &#233;t&#233; vu pour la derni&#232;re fois &#224; Montevideo le 10 d&#233;cembre 1977, en route vers Panama. En outre, elle a &#233;t&#233; inform&#233;e que vers le milieu de d&#233;cembre, plusieurs argentins ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s en Uruguay et ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s en Argentine, ce qui co&#239;ncide avec la disparition de son conjoint et elle craint qu'il se trouve parmi eux. Ce qui a confirm&#233; ses soup&#231;ons ce fut les d&#233;clarations faites par Tulio Valenzuela. &#192; la fin de sa lettre, Olimpia ajoute que son beau-fr&#232;re, fr&#232;re de Jaime Dri, &#171; a fait des d&#233;marches aupr&#232;s du Saint Si&#232;ge &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;23 janvier 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780123.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Parlementaire Disparu - Jaime Feliciano Dri Lodi&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
C&#226;ble Secret de l'Ambassade des USA &#224; Montevideo&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7655 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-980.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 48.3 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780123
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; la demande de l'ambassade &#233;tasunienne &#224; Rome le 12 janvier 1978, l'ambassade &#233;tasunienne &#224; Montevideo envoie un c&#226;ble secret destin&#233; &#224; ses homologues &#224; Rome, en expliquant que Jaime Dri a &#233;t&#233; fait &#171; prisonnier pr&#232;s de Montevideo le 15 d&#233;cembre dernier, pendant un coup de filet des forces de s&#233;curit&#233; locales contre des terroristes argentins Montoneros &#187;. Et il ajoute que &#171; le sujet a offert une r&#233;sistance arm&#233;e et a &#233;t&#233; bless&#233; &#224; la jambe avant sa capture. De plus ils nous ont inform&#233; que le GOU [Gouvernement de l'Uruguay] a l'intention de livrer tous les prisonniers de fa&#231;on cach&#233;e aux autorit&#233;s argentines &#8230; la d&#233;tention du sujet [Dri] n'est pas, r&#233;p&#232;te t-on, de connaissance publique &#8230; les d&#233;tails de l'incident, les identit&#233;s de ceux arr&#234;t&#233;s n'ont pas &#233;t&#233; publi&#233;s et leur destin &#233;ventuel, est information retenue fermement par le GOU &#187;. Le c&#226;ble termine en disant que &#171; l'information pr&#233;c&#233;dente est class&#233;e et extr&#234;mement sensible et c'est tout ce qui est &#224; la disposition de l'ambassade et nous ne pensons pas qu'il est possible d'extraire une information utile et d&#233;classifi&#233;e qui puisse &#234;tre transmise au Nonce Apostolique &#224; Rome &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;17 mars 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780317a.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Lettre &#224; Olimpia D&#237;az&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780317b.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Enqu&#234;te sur ce qui concerne Jaime Dri&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Documents de l'Ambassade des USA en Panama&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7657 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-982.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 21 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780317b
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7656 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-981.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 19.9 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780317a
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande de la Maison Blanche, la Seconde Secr&#233;taire de l'ambassade &#233;tasunienne au Panama, Ruth Hansen, a pris contact avec Olimpia D&#237;az en l'informant qu'ils sont entrain de demander &#224; l'Ambassade des USA en Argentine de recueillir toute information qu'ils ont en ce qui concerne Jaime Dri. Ce m&#234;me jour, Hansen envoie un m&#233;morandum &#224; l'Ambassade des USA &#224; Buenos Aires en lui demandant de l'information sur le cas de Jaime Dri. &#201;tonnamment, on ne mentionne d'aucune part l'information que d&#233;tient l'Ambassade des USA &#224; Montevideo sur la d&#233;tention effective de Jaime Dri et son transfert probable aux forces de s&#233;curit&#233; argentines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 avril 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB300/19780410.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Lettre de Horacio Dimanche Maggio &#224; Associated Press&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780410b.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Lettre de Horacio Dimanche Maggio &#224; l'Ambassadeur des Etats-Unis&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Lettre personnelle dans les archives du D&#233;partement d'&#201;tat&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7659 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-984.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 581.8 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780410b
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7658 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-983.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 330.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780410
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un prisonnier clandestin qui s'est &#233;chapp&#233; de l'&#201;cole M&#233;canique de la Marine envoie une longue lettre &#224; l'Ambassadeur des Etats-Unis Ra&#250;l Castro. Dans celle-ci il rend compte d'un immense centre de d&#233;tention dans ces installations et des aberrantes pratiques de torture. En particulier, Horacio Domingo Maggio raconte qu &#171; ils m'ont transf&#233;r&#233; &#224; ce que j'ai ensuite su &#233;tait l'&#201;cole M&#233;canique de la Marine. J'ai &#233;t&#233; soumis &#224; des tortures (&#171; picana &#187; ou &#171; machine &#187; et &#171; sous-marin &#187;) tout comme la majorit&#233; des gens qui &#233;taient l&#224; et qui continuent encore &#224; l'&#234;tre. Parmi eux&#8230; le dirigeant national du Mouvement Peronista Montonero, Jaime Dri, qui fut kidnapp&#233; en Uruguay &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juin 23, 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780623.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Disparition de Jaime Dri&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7660 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-985.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 32.2 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780623
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; la lettre de l'ambassade &#233;tasunienne au Panama du 17 mars 1978, l'ambassade &#224; Buenos Aires informe qu'elle a pr&#233;sent&#233; le cas de Jaime Dri au Groupe de Travail de Droits Humains du Bureau du Minist&#232;re des Relations Ext&#233;rieures argentin. Toutefois, Buenos Aires fait remarquer que ce bureau seulement r&#233;pond g&#233;n&#233;ralement &#171; &#224; des demandes o&#249; les personnes ont &#233;t&#233; l&#233;galement arr&#234;t&#233;es sous des charges criminelles ou par d&#233;cret de l'ex&#233;cutif &#187;. L'implication est qu'ils n'obtiendront probablement pas r&#233;ponse positive du au fait que Dri est disparu, c'est-&#224;-dire arr&#234;t&#233; clandestinement. Il surprend qu'&#224; la fin le c&#226;ble laisse entrevoir qui ne connaissent pas l'information que l'Ambassade de Montevideo a en ce qui concerne l'effective d&#233;tention de Dri. L'Ambassadeur Castro conclut en remettant &#171; Pour l'Ambassade de Montevideo : Des mat&#233;riels sur ce cas sont des envoy&#233;s par valise diplomatique parce qu'il para&#238;t que le kidnapping s'est produit en Uruguay &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 juillet 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780720a.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Disparition de Jaime Dri&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7661 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-986.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 39.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780720a
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une br&#232;ve note de l'Ambassade du Panama r&#233;pond au memo de Buenos Aires et indique que Olimpia Diaz a &#233;t&#233; inform&#233;e des maigres r&#233;sultats qui ont &#233;t&#233; obtenus en Argentine. Selon le rapport, Olimpia D&#237;az a &#233;t&#233; aussi mise en contact avec le gouvernement de Panama, qui fait soit disant des recherches sur ce cas &#224; travers son ambassade en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 juillet 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780720b.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Donn&#233;es Personnelles du sujet Jaime Dri&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Note de la Police de Asuncion, Paraguay&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7662 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-987.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 205 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780720b
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Chef de la police de Asuncion, Paraguay, remet &#224; son subalterne le Chef de la Direction de Recherches &#171; photocopie de la photographie et des donn&#233;es personnelles du sujet Jaime Dri, afin que cela permettre sa capture &#187;. Les donn&#233;es ont &#233;t&#233; &#233;videmment fournies aux paraguayens par une force de s&#233;curit&#233; argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la photographie, une s&#233;rie de donn&#233;es indiquent &#171; Jaime Dri, &#171; Pelado &#187;, cadre des Montoneros &#8230; Chemise &#224; carreaux, pantalon gris &#187;. Et ils concluent &#171; Hier, s'est &#233;chapp&#233; d'un Taxi sur la route de It&#225; Enramada et de sa garde &#187; *.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Dans &lt;i&gt;Recuerdo de la Muerte&lt;/i&gt; cet &#233;pisode est ainsi rapport&#233; : &#171; - Je me prends un taxi &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Nous Allons &#224; It&#225; Enramada ! - ordonne [le garde] Alberto &#8230; En marche, Pelado [Jaime Dri] ouvre la porte et se lance &#8230; &#187; (Bonasso, 428)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21 juillet 1978&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780721a.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Demande de recherche N&#176; 020/78 : Activit&#233;s d'&#233;l&#233;ments subversifs Montoneros&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780721b.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;Annexe 1 : Photos, signalement et document d'identit&#233;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Document de l'&#201;tat Major G&#233;n&#233;ral de la Force Arm&#233;e du Paraguay (ESMAGENFA)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7664 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-989.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 740.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780721b
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7663 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-988.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 227.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780721a
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Police d'Asuncion, Paraguay, transcrit un rapport du D&#233;partement II d'Intelligence de l'&#201;tat Major G&#233;n&#233;ral des Forces Arm&#233;es Paraguayennes (ESMAGENFA). L'Arm&#233;e a re&#231;u &#171; d'une Agence d'Intelligence de pays ami &#187; une demande pour capturer Jaime Dri qui &#171; s'est &#233;chapp&#233; des Autorit&#233;s Argentines de Pilcomayo, Argentine &#187; vers le Paraguay. &#171; Au moment de la fuite, l'individu &#233;tait habill&#233; d'une chemise manches longues &#224; raies verticales, de couleur ros&#233; et d'un pantalon gris &#034; *. Parmi les annexes &#224; l'avis de recherche sont incluses des photos, signalement, un document d'identit&#233; et un rapport sur Jaime Dri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Dans &lt;i&gt;Recuerdo de la Muerte&lt;/i&gt;, Jaime Dri indique que &#171; [l] &#224; policier doit avoir ou la description d'un homme haut, chauve, ainsi et ainsi, habill&#233; avec un jean et une chemise de couleur attrayante &#187; (Bonasso, 430).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21 juillet 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19780721c.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Annexe 1 : Manuel : Rapport Sur la Situation Personnelle de Jaime Dri, Pelado&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Document d'Agence de S&#233;curit&#233; Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7665 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-990.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 279.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19780721c
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'avis de Recherche 020/78 de l'ESAMGENFA du Paraguay inclut un Casier d'une agence d'intelligence Argentine inconnue. Le document donne un panorama g&#233;n&#233;ral de Jaime Dri et de ses attitudes dissidentes de Montoneros. Dans un paragraphe remarquable, le document confirme une demi douzaine d'aspects secrets cl&#233; de l''Op&#233;ration Mexique, qui jusqu'&#224; aujourd'hui &#233;taient seulement connus par le t&#233;moignage de Jaime Dri. Lanc&#233;e en janvier 1978, l'Op&#233;ration Mexique a impliqu&#233; des fonctionnaires de l'intelligence argentine, et des Montoneros captur&#233;s, ceux qui ont voyag&#233; depuis l'Argentine vers le Mexique afin d'assassiner la direction des Montoneros &#224; Mexico. L'Op&#233;ration a &#233;chou&#233;, les agents sont retourn&#233;s en Argentine et ont assassin&#233; les prisonniers t&#233;moins. Jaime Dri a surv&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre autres, Dri dans son t&#233;moignage publi&#233; rend compte que &lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; le groupe d'intelligence est sorti en mission officielle de Rosario, Argentine direction le Mexique&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; ils emmenaient prisonnier le Montonero Tulio [Tucho] Valenzuela&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; les agents d'intelligence allaient en mission officielle au Mexique&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; sur le chemin ils ont fait que Tucho feigne de ne pas &#234;tre captur&#233; et appelle &#224; ses contacts au Mexique&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; a r&#233;pondu l'&#233;pouse de Jaime Dri, Olimpia D&#237;az, qui a inform&#233; qu'elle retournerait bient&#244;t &#224; Panama.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;6.&lt;/strong&gt; Jaime Dri a vu les agents d'intelligence repartir apr&#232;s l'&#233;chec de l'Op&#233;ration Mexique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manuel ratifie ce r&#233;cit en disant,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De retour du Mexique, la commission officielle qui accompagne &#171; TUCHO &#187; a fait savoir &#224; DRI JAIME &#171; Pelado &#187;, que &#224; l'occasion d'un appel de &#171; TUCHO &#187; depuis le Br&#233;sil &#224; la maison Argentine &#224; Mexico, il est entr&#233; en contact avec elle [son &#233;pouse] qui &#224; ce moment se trouvait l&#224; ; et avait d&#233;clar&#233; que le jour suivant elle retournait au Panama &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Dans &lt;i&gt;Recuerdos de la Muerte&lt;/i&gt; plusieurs &#233;pisodes sont ainsi rapport&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Valenzuela appelle au Mexique &#8230; A sa surprise lui r&#233;pond Olimpia D&#237;az. La &#171; negra &#187; lui dit &#8230; qu'elle retourne &#224; Panama &#8230; &#187; (Bonasso, 208)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les protagonistes de l'Op&#233;ration Mexique s'&#233;taient d&#233;j&#224; r&#233;int&#233;gr&#233;s &#8230;. &#187; (Bonasso, 280)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 octobre 1978 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu%2f%7ensarchiv%2fNSAEBB%2fNSAEBB300%2f19781004.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;Disparition de Jaime Dri&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7666 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-991.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 54.6 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;19781004
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En octobre le 1978, l'ambassade &#233;tasunienne en Argentine, envoie un rapport &#224; l'ambassade de Panama regrettant le manque d'information obtenue sur le cas de Jaime Dri. Selon le rapport, &#171; il nous semble que Jaime Dri est un parmi les milliers de disparus dont le destin est inconnu &#8230; &#224; de tr&#232;s rares occasions quelqu'un qui a disparu appara&#238;t dans une liste d'une prison. La r&#233;ponse standard pour quelqu'un qui a disparu est il n'y a pas registre de d&#233;tention &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et conclut &#171; nous sommes d&#233;sol&#233;s de ne pas pouvoir offrir &#224; Madame Dri quelque &#233;l&#233;ment positif ou y compris d'information solide.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les fonctionnaires de l'ambassade [du Panama] se rendront compte du niveau de secret qui r&#232;gne au sein des fonctionnaires argentins sur cet aspect de la campagne anti subversive, et sur pourquoi il est peu probable qu'un jour qu'on connaisse le destin de Jaime Dri &#224; moins - que pour une raison - il soit toujours en vie et les autorit&#233;s militaires d&#233;cident de le faire appara&#238;tre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;________________________________________&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
* [En juillet 1978, des forces de s&#233;curit&#233; argentines, ont envoy&#233; une documentation &#224; leurs homologues au Paraguay cherchant l'&#233;vad&#233; Jaime Dri, seul t&#233;moin survivant de l'Op&#233;ration Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La convention militaire argentine avec les Etats-Unis du 10 mai 1964</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-convention-militaire-argentine-avec-les-Etats-Unis-du-10-mai-1964</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/La-convention-militaire-argentine-avec-les-Etats-Unis-du-10-mai-1964</guid>
		<dc:date>2004-08-22T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Par Histoire G&#233;n&#233;rale des Relations Ext&#233;rieures de la R&#233;publique Argentine &lt;br class='autobr' /&gt;
Les relations avec les Etats-Unis &lt;br class='autobr' /&gt;
La convention militaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Leer en espa&#241;ol &lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;..] Anterior Cliquer ICI D'autre part, depuis des d&#233;buts de 1963, les militaires argentins et le gouvernement des Etats-Unis ont commenc&#233; &#224; travailler plus intens&#233;ment sur la formulation d'un Programme d'Assistance Militaire (Military Assistance Program, MAP). Toutefois, les autorit&#233;s de Washington s'&#233;taient interrog&#233;es pour savoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Plan-Condor-argentin" rel="directory"&gt; Plan Condor argentin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Histoire G&#233;n&#233;rale des Relations Ext&#233;rieures de la R&#233;publique Argentine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations avec les Etats-Unis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La convention militaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/esp/article.php3?id_article=4192&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Leer en espa&#241;ol&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;..] &lt;strong&gt;Anterior &lt;a href=&#034;http://www.argentina-rree.com/13/13-040.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Cliquer ICI&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, depuis des d&#233;buts de 1963, les militaires argentins et le gouvernement des Etats-Unis ont commenc&#233; &#224; travailler plus intens&#233;ment sur la formulation d'un Programme d'Assistance Militaire (Military Assistance Program, MAP). Toutefois, les autorit&#233;s de Washington s'&#233;taient interrog&#233;es pour savoir si l'aide ext&#233;rieure aux militaires argentins contribuerait &#224; construire une force potentiellement d&#233;stabilisatrice, ou &#224; la professionnaliser et &#224; la rendre plus compatible avec la d&#233;mocratie. Pour professionnaliser les militaires, la marine et la force a&#233;rienne avaient besoin d'un niveau ad&#233;quat de stocks et un flux de pi&#232;ces rechanges, et la marine avait besoin des &#233;l&#233;ments importants pour am&#233;liorer sa mobilit&#233; et ses communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Illia et l'ambassadeur am&#233;ricain McClintock ont examin&#233; deux alternatives pour concr&#233;tiser l'aide militaire am&#233;ricaine. Une consistait &#224; am&#233;liorer le flux d'approvisionnements &#224; travers un accord bilat&#233;ral au niveau des gouvernements, et l'autre &#224; garantir l'aide pr&#233;alable &#224; l'approbation parlementaire. Les militaires argentins &#233;taient assez pessimistes en ce qui concerne la derni&#232;re option. S'ils devaient &#234;tre soumis au Congr&#232;s argentin pour approbation, les accords seraient soumis aux oscillations du jeu politique ou ils seraient transform&#233;s en enjeu pour canaliser les attaques nationalistes sur le rapprochement avec Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, les militaires argentins pr&#233;f&#233;raient &#233;tablir un accord &#224; un niveau Ex&#233;cutif, et ont explor&#233; la possibilit&#233; de modifier la l&#233;gislation am&#233;ricaine pour que la garantie d'aide puisse &#234;tre accord&#233;e &#224; l'Argentine sans un accord bilat&#233;ral. Bien que l'ambassadeur McClintock ait &#233;cart&#233; cette alternative, il a recommand&#233; que le terme d' &#034;accord bilat&#233;ral&#034; soit &#233;limin&#233; de toute proposition d'accord, puisque ce dernier avait une &#034;connotation politique offensive&#034; en Argentine qui faisait appara&#238;tre les militaires argentins comme d&#233;pendants de leurs pairs am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition finale de McClintock a &#233;t&#233; de 7.5 millions de dollars pour 1964 et 10 millions de dollars pour 1965.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#233;morandum de conversation avec le ministre de D&#233;fense argentin et les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme fruit de ces n&#233;gociations, le 10 mai 1964, le chancelier Zavala Ortiz et l'ambassadeur McClintock ont sign&#233; l'accord bilat&#233;ral appel&#233; &#034;M&#233;morandum d'entendement&#034; relatif &#224; la coop&#233;ration militaire entre les deux gouvernements, qui, dans le contexte de la pr&#233;occupation am&#233;ricaine renouvel&#233;e sur la manifestation de la menace castro-communiste &#224; l'int&#233;rieur de chacun des pays latino-americains, mettait &#224; disposition des &#233;quipements militaires, mat&#233;riels et des services.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tant Lan&#250;s que Castello sont d'accord pour ins&#233;rer cet accord militaire de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Parmi les aspects plus importants de la convention &#233;taient soulign&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;a)&lt;/strong&gt; l'accord des deux parties de fournir &#224; l'autre des &#233;l&#233;ments et des services de d&#233;fense, compatibles avec la charte des Nations Unies et avec le Trait&#233; Interam&#233;ricain d'Assistance R&#233;ciproque (TIAR) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;b)&lt;/strong&gt; l'assistance militaire &#233;tait fournie dans le cadre des r&#233;solutions de la Huiti&#232;me R&#233;union de Consultation de Punta del Este approuv&#233;es le 31 janvier 1962, qui &#233;tablissaient &#034;l'incompatibilit&#233; du communisme avec le syst&#232;me interam&#233;ricain&#034; et d&#233;non&#231;aient &#034;les actes r&#233;sultants de l'intervention continue des pouvoirs chinois- sovi&#233;tiques&#034; dans l'h&#233;misph&#232;re occidental ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;c)&lt;/strong&gt; l'application de l'Accord serait men&#233; &#224; bien seulement par des fonctionnaires, agents ou employ&#233;s des gouvernements des deux pays ; y&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;d)&lt;/strong&gt; l'acceptation mutuelle du personnel destin&#233; &#224; coordonner l'ex&#233;cution des assistances militaires.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Texte du M&#233;morandum d'Entendement ou accord de coop&#233;ration militaire avec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[.................. ] Suit dans : &lt;a href=&#034;http://www.argentina-rree.com/13/13-041.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Cliquer ICI&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#233;morandum de conversation avec le ministre de D&#233;fense argentin et les commandants militaires effectu&#233; par le D&#233;partement d'Arm&#233;e am&#233;ricaine, secr&#232;te, 23 septembre 1963, Kennedy, National Security Files 1963, Box 7, File 8/63-9/63 ; et M&#233;morandum de conversation avec le g&#233;n&#233;ral Avalos, Cottrell (ARA), Lancaster (EST), Rabenold (RPA), 27 novembre 1963, NARA, 59, Central Foreign Policy Files 1963, Box 3712, File DEF Defense Affairs ARG 2/1/63.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tant Lan&#250;s que Castello sont d'accord pour ins&#233;rer cet accord militaire de l'Argentine avec les Etats-Unis dans le contexte plus vaste que la red&#233;finition de la politique de s&#233;curit&#233; de l'h&#233;misph&#232;re du D&#233;partement d'&#201;tat am&#233;ricain au d&#233;but de la d&#233;cennie de 1960. Selon ce changement, clairement pos&#233; dans un m&#233;morandum du D&#233;partement d'&#201;tat de janvier 1961, intitu&#233; &#034;un nouveau concept pour la d&#233;fense et le d&#233;veloppement de l'h&#233;misph&#232;re&#034;, la s&#233;curit&#233; de l'h&#233;misph&#232;re bas&#233;e une possible agression extracontinentale a &#233;t&#233; remplac&#233;e par une doctrine dans laquelle le danger ou la menace de subversion castro-communiste ne provenait pas de l'ext&#233;rieur, mais &#233;tait dans chacun des pays l'Am&#233;rique latine. En accord avec cette nouvelle doctrine - appel&#233;e &#034;Doctrine de la S&#233;curit&#233; Nationale&#034; - les forces arm&#233;es latino-am&#233;ricaines devenaient alli&#233;es des Etats-Unis dans leur position de gendarmes dans la lutte contre la subversion dans la r&#233;gion. Voir &#224; ce sujet J.A. Lan&#250;s, op. cit., vol. I, pp. 148-150, et A.E. Castello, op. cit., pp. 106-107.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Texte du M&#233;morandum d'Entendement ou accord de coop&#233;ration militaire avec les Etats-Unis cit&#233; dans La Nacion, 8 juillet 1964, pp. 1 et 10. Aussi des r&#233;f&#233;rences dans &#034;Coop&#233;ration militaire avec les Etats-Unis. A &#233;t&#233; officiellement annonc&#233;e une convention &#034;, La Nacion, 13 mai 1964, pp. 1 et 12. Voir analyse de son contenu en J.A. Lan&#250;s, op. cit., vol. 1, pp. 150-151 et en A.E. Castello, op. cit., pp. 108-109.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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