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	<title>El Correo</title>
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		<title>Nicholas Winton, l'homme qui sauva 669 enfants.</title>
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		<dc:date>2021-02-09T12:40:38Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Nicholas Winton, l'homme qui sauva 669 enfants. A la rencontre de ce v&#233;ritable h&#233;ros d'avant-guerre...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Winton&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nicholas Winton&lt;/a&gt; d&#233;c&#233;d&#233; le mercredi 1er juillet 2015, &#224; l'&#226;ge de 106 ans et il a r&#233;p&#233;t&#233; jusqu'&#224; la fin : &#171; Si quelque chose n'est pas impossible ... il doit y avoir un moyen d'y arriver &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_9626 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L319xH500/if_it_s_not_impossible-abd52-1a684.jpg?1694098134' width='319' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;V&#233;ritable h&#233;ros qui ne s'est jamais consid&#233;r&#233; comme tel, cet homme a n&#233;anmoins sauv&#233; 669 enfants &#224; la veille de la Seconde Guerre mondiale. En d&#233;cembre 1938, le jeune banquier de la City de Londres, alors &#226;g&#233; de vingt-neuf ans, s'appr&#234;tait &#224; partir en vacances au ski en Suisse lorsque son ami, Martin Blake, lui demanda de l'aide depuis Prague en lui disant : &#171; J'ai une proposition tr&#232;s int&#233;ressante pour toi. Ne prends pas la peine d'apporter tes skis &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En arrivant &#224; Prague, Blake lui a demand&#233; s'il voulait lui donner un coup de main et travailler temporairement dans les camps de r&#233;fugi&#233;s de la r&#233;gion, o&#249; des milliers d'&#234;tres humains, dont beaucoup &#233;taient des enfants d'origine h&#233;bra&#239;que, vivaient dans des conditions sous-humaines. La vision du drame l'a profond&#233;ment marqu&#233;. Il a d&#233;cid&#233; d'installer un bureau de fortune dans sa chambre d'h&#244;tel o&#249; il s&#233;journait et a commenc&#233; &#224; &#233;laborer un plan pour faire sortir le plus d'enfants juifs possible du pays vers d'autres pays et sauver leur vie menac&#233;e par les nazis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En peu de temps, la communaut&#233; juive de la capitale tch&#232;que a pris conscience de la pr&#233;sence de Winton dans la ville et du motif qui l'a pouss&#233; &#224; continuer. Des centaines de familles sont venues lui rendre visite pour essayer de le persuader d'inclure leurs enfants dans la liste des enfants qu'il allait essayer de sauver. Le flot de candidatures l'a contraint &#224; ouvrir un nouveau bureau rue Vorsilska afin de servir le plus de monde possible. Son ami Trevor Chadwick s'est personnellement occup&#233; de ce bureau. En quelques jours, des centaines de familles sont venues demander de l'aide pour sauver leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conscient de l'ampleur du probl&#232;me devant lui, il a contact&#233; les ambassadeurs des pays qui, selon lui, pouvaient prendre soin des enfants, mais seul le gouvernement su&#233;dois a accept&#233; de s'occuper d'un groupe d'enfants. De son c&#244;t&#233;, la Grande-Bretagne a promis d'accepter ceux qui avaient moins de 18 ans mais seulement si , auparavant on trouvait des familles dispos&#233;es &#224; les accueillir et qui devraient &#233;galement accepter de payer &#224; l'avance une caution de 50 livres pour chaque enfant afin de payer leur futur retour &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois le Comit&#233; cr&#233;&#233;, Winton a d&#251; faire face au probl&#232;me majeur d'obtenir les fonds n&#233;cessaires pour payer les frais du voyage en train des enfants depuis la Tch&#233;coslovaquie jusqu'au pays d'accueil et de trouver des personnes qui accepteraient d'accueillir les enfants et de payer les 50 livres qu'exigeait le gouvernement anglais. Winton a commenc&#233; &#224; diffuser des annonces dans les journaux britanniques, dans les &#233;glises et dans les synagogues pour demander de l'aide. La r&#233;ponse des Londoniens a &#233;t&#233; enthousiaste. En quelques semaines, des centaines de familles ont accept&#233; d'accueillir les enfants et ont vers&#233; l'argent n&#233;cessaire pour d&#233;marrer le transport de la Tch&#233;coslovaquie vers la capitale anglaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier d'entre eux eut lieu le 14 mars 1939 en avion. Dans les mois suivants, sept autres transports ont &#233;t&#233; organis&#233;s, tous par train. Le dernier a eu lieu le 2 ao&#251;t. Les trains avaient comme destination la gare de Liverpool Street &#224; Londres, o&#249; les familles d'accueil attendaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le huiti&#232;me train devait quitter Prague le 1er septembre 1939 et 250 autres enfants devaient y voyager, mais ce m&#234;me jour, l'Allemagne a envahi la Pologne et ferm&#233; les fronti&#232;res. Les enfants ont disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Nicholas Winton va taire cette histoire pendant cinquante ans Ce geste h&#233;ro&#239;que passa inaper&#231;u jusqu'en 1988. Pendant ces cinquante ans, les enfants ne surent pas &#224; qui ils devaient leur sauvetage, jusqu'au jour o&#249; son &#233;pouse, d&#233;couvre en rangeant son grenier, une serviette de cuir avec un &#233;trange carnet oubli&#233;. Photos d'enfants, documents, visa, tout est l&#224;. Son mari Nicholas, est bien le h&#233;ros si discret qui a sauv&#233; tous ces enfants d'une mort certaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greta partage alors l'histoire avec l'historienne &#201;lisabeth Meynard-Maxwell, sp&#233;cialiste de la Shoah et mari&#233;e au magnat de presse britannique Robert Maxwell. Celui-ci prend des dispositions pour que son journal publie des articles sur les actes de Winton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 1988, Winton invit&#233; &#224; une c&#233;l&#232;bre &#233;mission de la BBC &#171; &lt;i&gt;That's Life !&lt;/i&gt; &#187; pr&#233;sent&#233;e par Esther Rantzen sur BBC1. un v&#233;ritable &#171; miracle t&#233;l&#233;visuel &#187; va se produire quand la journaliste pr&#233;sente aux cam&#233;ras le carnet oubli&#233; de Winton. Il d&#233;couvre stup&#233;fait que les personnes du public assises autour de lui sont les enfants qu'il a sauv&#233;s cinquante ann&#233;es plus t&#244;t. Les &#171; enfants de Winton &#187; se sont pr&#233;sent&#233;s &#224; lui et lui ont exprim&#233; leur gratitude pour avoir sauv&#233; leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;REGARDER LES HOMMAGES&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=6_nFuJAF5F0&amp;feature=emb_logo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;SIR NICHOLAS WINTON&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;. BBC Programme &#171; That's Life &#187; (1988)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=fkp08UYXe6A&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;REMEMBERING NICHOLAS WINTON&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187; (2015)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Nicholas-Winton-l-homme-qui-sauva-669-enfants?var_mode=calcul&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 9 f&#233;vrier 2019&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maradona : le dieu fragile du Sud Global</title>
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		<dc:date>2020-11-27T17:28:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pepe Escobar *</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Maradona : le dieu fragile du Sud Global. Une d&#233;it&#233; du football jou&#233;e non-stop sur le terrain mondial, une vie sauvage de hauts vertigineux et de bas d&#233;moniaques &#224; jamais dans l'&#339;il du public...Pepe Escobar&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une d&#233;it&#233; du football jou&#233;e non-stop sur le terrain mondial, une vie sauvage de hauts vertigineux et de bas d&#233;moniaques &#224; jamais dans l'&#339;il du public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_9610 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/jpg/diego_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L450xH344/diego_1-b4847-828ed.jpg?1694098135' width='450' height='344' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sa vie &#233;tait un pop op&#233;ra plan&#233;taire permanent pour les g&#233;n&#233;rations. De la Somalie au Bangladesh, tout le monde conna&#238;t les grandes lignes de son histoire : el pibe de Villa Fiorito, une banlieue pauvre de Buenos Aires (&#171; Je suis un habitant des bidonvilles &#187;), qui a &#233;lev&#233; le football au rang de pur art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre le roi du terrain est une chose. Jouer non-stop sur le terrain mondial est un jeu compl&#232;tement diff&#233;rent. Des multitudes de personnes ont instinctivement saisi ce qu'il &#233;tait &#8211; comme s'il &#233;mettait toujours un bourdonnement magique dans une fr&#233;quence plus &#233;lev&#233;e, au-del&#224; de l'empire des sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Italiens, qui connaissent une chose ou deux du g&#233;nie esth&#233;tique, le comparent au Caravage : une divinit&#233; pa&#239;enne sauvage, humaine &#8211; trop humaine -, qui vit dans la lumi&#232;re et les ombres, au plus mal encore et encore, pendant que pratiquement toute sa vie se d&#233;roule en public : le ballet vertigineux de tous les d&#233;mons int&#233;rieurs explosant, les scandales familiaux, les divorces, les rivi&#232;res d'alcool, le dopage, l'&#233;vasion fiscale, l'Himalaya de la poudre colombienne d&#233;ferlant, d'innombrables signes de mort au milieu d'une joie perp&#233;tuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il personnifiait le croisement incessant des Sommets Olympiques avec &#171; &lt;i&gt;The Harder They Fall&lt;/i&gt; &#187; : un festival de contradictions sauvages en marche &#8211; dribble &#8211; au-del&#224; du bien et du mal. Pour emprunter, lat&#233;ralement, &#224; T.S. Eliot, il &#233;tait comme une rivi&#232;re, &#171; a &lt;i&gt;strong brown god&lt;/i&gt; &#8211; maussade, indomptable et intraitable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Feu le grand Eduardo Galeano l'a d&#233;crit comme une divinit&#233; pa&#239;enne, tout comme l'un d'entre nous : &#171; arrogant, coureur de jupons, faible&#8230; Nous sommes tous comme &#231;a ! &#187; El Pibe &#233;tait le dieu sale ultime : &#171; un p&#233;cheur, irresponsable, pr&#233;somptueux, un ivrogne &#187;. Il ne pouvait &#171; jamais retourner &#224; la multitude anonyme d'o&#249; il venait &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a peut-&#234;tre hypnotis&#233; le monde entier avec le maillot de la Celeste et Blanche argentine, mais son chef-d'&#339;uvre a certainement &#233;t&#233; jou&#233; en temps r&#233;el au Napoli FC &#8211; la quintessence du club ouvrier italien. Instinctivement, une fois de plus, il s'est align&#233; sur les outsiders, les m&#233;pris&#233;s, le banquet des mendiants, et comme un David n&#233;, il a tu&#233; les Goliath du nord &#8211; Juventus, Milan, Inter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a jamais cess&#233; de se consid&#233;rer comme un enfant du quartier. Et cela a forg&#233; sa politique &#8211; son instinct toujours tourn&#233; vers la justice. Il &#233;tait toujours du c&#244;t&#233; progressiste de l'histoire &#8211; un tatouage du Che sur son bras droit, un tatouage de Fidel sur sa jambe gauche.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9611 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/jpg/diego_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L450xH238/diego_2-d430d-5a5ae.jpg?1711377949' width='450' height='238' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Maradona montre son tatouage de Fidel &#224; Fidel.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;El Comandante Fidel &#233;tait comme un p&#232;re de substitution. (Une autre indication du ciel : Ils sont morts &#224; la m&#234;me date, &#224; quatre ans d'intervalle). Il a embrass&#233; Hugo Chavez, Evo Morales et Lula. Et il se consid&#233;rait comme un &#171; Palestinien &#187;. Anti-empire &#8211; jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la justice po&#233;tique, la &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=-ccNkksrfls&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Main de Dieu&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; devait s'entrelacer, dans le m&#234;me match, avec le but le plus spectaculaire de l'histoire. &#171; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=1wVho3I0NtU&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;De quelle plan&#232;te viens-tu&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ? &#187; s'est &#233;cri&#233; le l&#233;gendaire narrateur d'origine uruguayenne sur une radio argentine. Le dieu sale lui-m&#234;me a reconnu plus tard qu'il s'agissait d'une contre-attaque en une-deux contre les Britanniques pour les Malouines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://hernancasciari.com/blog/10_6_segundos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;10,6 secondes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;, dont l'action se d&#233;roule en ce fatidique 22 juin 1986 &#224; l'Aztec Stadium de Mexico, l'&#233;crivain argentin Hernan Casciari se livre &#224; une &#233;tonnante mise &#224; jour &#171; d'&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Aleph&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Aleph&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;, de ce Bouddha en costume gris Jorge Luis Borges. La l&#233;gende est ainsi grav&#233;e dans la pierre et r&#233;sonne dans l'&#233;ternit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le joueur savait qu'il faisait quarante-quatre pas et douze touches de balle, toutes avec son pied gauche. Il sait que l'action durera 10,6 secondes. Ensuite, il pense qu'il est temps de dire au monde entier qui il est, qui il &#233;tait et qui il sera jusqu'&#224; la fin des temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pepe Escobar&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;https://asiatimes.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Asia Times&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Original in english :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://asiatimes.com/2020/11/maradona-the-fragile-god-of-the-global-south/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Maradona : the fragile god of the Global South &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://asiatimes.com/2020/11/maradona-the-fragile-god-of-the-global-south/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Asia Times&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Hong Kong, November 26, 2020.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;* &lt;strong&gt;Pepe Escobar&lt;/strong&gt; est un journaliste br&#233;silien de l'Asia Times et d'Al-Jazeera. &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/gp/search/ref=as_li_qf_sp_sr_tl?ie=UTF8&amp;keywords=Pepe%20Escobar%20&amp;tag=elcordeladiaa-21&amp;index=aps&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&#034;&gt;Pepe Escobar &lt;/a&gt;&lt;img src=&#034;https://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=elcordeladiaa-21&amp;l=ur2&amp;o=8&#034; width='1' height='1' border=&#034;0&#034; alt=&#034;&#034; style='border:none !important; margin:0px !important;' /&gt;&lt;/strong&gt;est aussi l'auteur de : &lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/gp/search/ref=as_li_qf_sp_sr_tl?ie=UTF8&amp;keywords=Globalistan%3A%20How%20the%20Globalized%20World%20is%20Dissolving%20into%20Liquid%20War&amp;tag=elcordeladiaa-21&amp;index=aps&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&#034;&gt;Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War&lt;/a&gt;&lt;img src=&#034;https://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=elcordeladiaa-21&amp;l=ur2&amp;o=8&#034; width='1' height='1' border=&#034;0&#034; alt=&#034;&#034; style='border:none !important; margin:0px !important;' /&gt;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (Nimble Books, 2007) ; &lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/gp/search/ref=as_li_qf_sp_sr_tl?ie=UTF8&amp;keywords=Red%20Zone%20Blues%3A%20a%20snapshot%20of%20Baghdad%20during%20the%20surge&amp;tag=elcordeladiaa-21&amp;index=aps&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&#034;&gt;Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge&lt;/a&gt;&lt;img src=&#034;https://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=elcordeladiaa-21&amp;l=ur2&amp;o=8&#034; width='1' height='1' border=&#034;0&#034; alt=&#034;&#034; style='border:none !important; margin:0px !important;' /&gt;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; ; &lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/gp/search/ref=as_li_qf_sp_sr_tl?ie=UTF8&amp;keywords=Obama%20does%20Globalistan&amp;tag=elcordeladiaa-21&amp;index=aps&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&#034;&gt;Obama does Globalistan&lt;/a&gt;&lt;img src=&#034;https://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=elcordeladiaa-21&amp;l=ur2&amp;o=8&#034; width='1' height='1' border=&#034;0&#034; alt=&#034;&#034; style='border:none !important; margin:0px !important;' /&gt; &lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (Nimble Books, 2009), &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.com/Empire-Chaos-Pepe-Escobar/dp/1608881644/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1415219043&amp;sr=8-1&amp;keywords=the+empire+of+chaos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Empire of Chaos&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (Nimble Books, 2014), et &lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/suivi-Dialogues-inactuels-Jorge-Borges-ebook/dp/B01BZ59G0S/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1456778509&amp;sr=1-1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;2030&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; en format Kindi. Vous pouvez le suivre sur &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/pepe.escobar.77377&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Facebook.&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'anglais pour et par :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;https://reseauinternational.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;R&#233;seau International&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Envar &#171; Cacho &#187; El Kadri (1941-1998)</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Envar-Cacho-El-Kadri-1941-1998</link>
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		<dc:date>2019-05-30T12:42:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Javier Torres Molina</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il est n&#233; &#224; Ri&#243; Cuarto, dans la province de Cordoba, en Argentine, le 1er mai 1941. Il &#233;tait avocat, il a commenc&#233; &#224; militer apr&#232;s le renversement de Per&#243;n en 1955 dans les rangs de la Jeunesse P&#233;roniste. &lt;br class='autobr' /&gt; Il n'y a pas de doute, Envar &#171; Cacho &#187; El Kadri est l'un des symboles du militantisme populaire qui en Argentine a constitu&#233; ce vaste mouvement qui a d'abord &#233;t&#233; connu comme la R&#233;sistance P&#233;roniste &#224; la fin des ann&#233;es 50 et pendant les ann&#233;es 60 et ensuite comme le P&#233;ronisme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est n&#233; &#224; Ri&#243; Cuarto, dans la province de Cordoba, en Argentine, le 1er mai 1941. Il &#233;tait avocat, il a commenc&#233; &#224; militer apr&#232;s le renversement de Per&#243;n en 1955 dans les rangs de la Jeunesse P&#233;roniste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7905 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L100xH125/envar_log-c30b0.jpg?1694098135' width='100' height='125' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de doute, Envar &#171; &lt;i&gt;Cacho&lt;/i&gt; &#187; El Kadri est l'un des symboles du militantisme populaire qui en Argentine a constitu&#233; ce vaste mouvement qui a d'abord &#233;t&#233; connu comme la R&#233;sistance P&#233;roniste &#224; la fin des ann&#233;es 50 et pendant les ann&#233;es 60 et ensuite comme le P&#233;ronisme R&#233;volutionnaire. Le calendrier signale des dates pour les quelles le souvenir doit n&#233;cessairement &#234;tre ext&#233;rioris&#233; et alors que dix ans se sont &#233;coul&#233;s depuis son d&#233;c&#232;s, rien de mieux que r&#233;cup&#233;rer &#224; travers ses propres mots cette partie de l'histoire dont il a &#233;t&#233; le protagoniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son militantisme a commenc&#233; quelque temps apr&#232;s le renversement de Per&#243;n. Les bombardements de la Place de Mai, les ex&#233;cutions de Jos&#233; Le&#243;n Su&#225;rez et la proscription du p&#233;ronisme ont &#233;t&#233; des &#233;v&#233;nements qui l'ont marqu&#233; &#224; vif. Sur les causes qui l'ont amen&#233; lui et toute sa g&#233;n&#233;ration, &#224; s'impliquer activement dans la politique, il disait : &#171; Je crois que la premi&#232;re de toutes a &#233;t&#233; un sens profond de r&#233;bellion face &#224; l'injustice &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine &#233;tait-il sorti de l'adolescence, aux cot&#233;s d'une poign&#233;e de coll&#232;gues il a fond&#233; la Jeunesse P&#233;roniste. Au d&#233;but, les actions qu'ils r&#233;alisaient consistaient &#224; se rassembler dans la rue Florida et &#224; suspendre un portrait de Per&#243;n et d'Evita, et d&#233;fiant le d&#233;cret-loi 4161 qui interdisait que de les nommer en public, ils criaient des slogans en leur faveur et chantaient la marche p&#233;roniste. &#171; C'&#233;tait plut&#244;t de gagner la rue et de faire actes de pr&#233;sence, ce qui s'appellerait apr&#232;s, agitation. Nous ne connaissions pas ce noms, nous le faisions empiriquement, de fa&#231;on un peu inorganique, comme une mani&#232;re de dire &#8216;nous sommes l&#224;'. &#187; Bien entendu la r&#233;pression ne s'est pas faite attendre et avec l'application du &#171; &lt;a href=&#034;http://es.wikipedia.org/wiki/Plan_CONINTES&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plan Conintes&lt;/a&gt; &#187; [Plan de commotion interne de l'Etat], il fut emprisonn&#233; entre 1960 et 1963.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, ils se sont organis&#233;s dans tout le pays sous le &#171; Mouvement de la Jeunesse P&#233;roniste &#187;, qui ensuite fut &#224; l'origine des &#171; Forces arm&#233;es P&#233;ronistes &#187; (FAP), essayant en 1968 de mettre en place un foyer gu&#233;rillero &#224; Tucum&#225;n, qui n'a pas pu se d&#233;velopper apr&#232;s avoir &#233;t&#233; d&#233;couvert par l'arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adoption de la lutte arm&#233;e comme pratique politique fut d&#233;cid&#233;e apr&#232;s qu'aient &#233;chou&#233; les tentatives de coups de militaires p&#233;ronistes et que le retour de Per&#243;n fut emp&#234;ch&#233; : &#171; En 1966 la voie de la lutte arm&#233;e par tous les moyens reste ouverte, les militaires promettent de gouverner vingt ans, promettent d'&#234;tre les r&#233;organisateurs du pays, vont mettre une nouvelle r&#233;publique, et encore une fois, avec ce gouvernement militaire d'Ongan&#237;a, la variante d'ajustement fut les travailleurs, encore une fois la m&#234;me excuse qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de fermer les plantations de sucre qui appartenaient &#224; l'Etat, qu'il fallait les privatiser, il fallait jeter les gens &#224; la rue, alors l&#224; , il y a eu pour nous un point d'inflexion et &#224; partir de l&#224; nous d&#233;cidons de nous organiser pour la lutte arm&#233;e, une partie rurale , une autre urbaine, et d'affronter les militaires sur l'unique terrain qu'ils nous laissaient, qui &#233;tait celui de la lutte arm&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'&#233;chec de Taco Ralo, les FAP sont le premier groupe qui a eu une continuit&#233; dans la lutte arm&#233;e en Argentine : &#171; avec l'&#233;chec on peut faire un roman pour pleurer et se lamenter toute la vie, o&#249; on peut le transformer en signal de d&#233;part de quelque chose, dans notre cas d'imm&#233;diate solidarit&#233; des gens, le fait qu'ils nous reconnaissaient comme militants, le fait qu'il n'y avait pas de doute que tout ce que nous avions fait, f&#251;t en fonction de la lutte et la r&#233;volution a fait que nous nous sentions r&#233;confort&#233;s. Nous &#233;tions un groupe de jeunes argentins qui sans l'aide de personne avait pris la d&#233;cision de porter en avant une lutte r&#233;volutionnaire et nous avions commenc&#233; &#224; la mener. Ce n'est pas que nous nous sommes r&#233;veill&#233;s un jour, comme rebelles ou violents et que nous d&#233;cidions de changer le monde, mais nous venions de ce militantisme dans la dur&#233;e malgr&#233; notre jeunesse et avions &#233;t&#233; contemporains de tout ce processus d'attaque des valeurs de la souverainet&#233; populaire, de la d&#233;mocratie et de la conqu&#234;te des travailleurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ils ne nous ont pas vaincus &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mobilisations populaires qui se sont succ&#233;d&#233;es &#224; partir du Cordobazo, l'apog&#233;e des organisations arm&#233;es et de la campagne &#233;lectorale qui ont men&#233; C&#225;mpora &#224; occuper la pr&#233;sidence pour quelques jours, &lt;i&gt;Cacho&lt;/i&gt; El Kadri les a v&#233;cues depuis la prison : &#171; Il semblait que nous &#233;tions au bord de la r&#233;volution &#187; affirmait-il en ce qui concerne 1973 et ajoutait : &#171; Cette id&#233;e du bord de la r&#233;volution est bonne, parce qu'on peut aussi &#234;tre au bord du pr&#233;cipice, nous &#233;tions au bord et nous avons confondu ce grand appui et cette grande participation populaire pour l'ensemble du mouvement qui a servi de r&#233;sistance &#224; la dictature et qui l'a enferm&#233; et l'a oblig&#233; &#224; faire des &#233;lections et &#224; permettre que le p&#233;ronisme participe et que C&#225;mpora gagne du premier tour. C'&#233;tait une grande erreur de croire que tout ce grand appui qui existait au mouvement de r&#233;volte et de r&#233;sistance aux dictatures &#233;tait un appui direct aux postulats de chaque organisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons voulu forcer les temps de l'histoire, nous n'avons pas &#233;t&#233; capables de voir que les peuples ont d'autres temps, et il fallait respecter ces temps &#187; affirmait-il &#224; la mani&#232;re d'un bilan : &#171; Les gens entre le temps et le sang choisissent le temps, ils disent que nous n'allons pas sacrifier le peu que nous avons, consolidons-le. Tout n'est pas si lin&#233;aire, parce qu'il y a eu beaucoup de groupes qui ont essay&#233; d'arr&#234;ter cela, le P&#233;ronisme de Base avec cette id&#233;e de construire une organisation ind&#233;pendante des bureaucrates ou des tra&#238;tres et de travailler avec les bases, parmi les Montoneros il y a eu aussi des courants qui voyaient cela, mais d&#233;j&#224; les temps s'&#233;taient &#233;puis&#233;s et la dictature militaire a &#233;t&#233; instaur&#233;e pour en finir avec toute tentative m&#234;me r&#233;formiste ou contestataire, ne parlons m&#234;me pas d'une tentative r&#233;volutionnaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir des ann&#233;es 75, il s'est exil&#233; en France, d'o&#249; il a d&#233;nonc&#233; de fa&#231;on internationale les crimes de la dictature militaire. Avec le retour de la d&#233;mocratie, il s'est consacr&#233; aux sujets culturels, en choisissant comme m&#233;tier la production cin&#233;matographique et la direction d'un label discographique, mais toujours en essayant d'apporter &#224; la reconstruction du mouvement national et populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son obsession fut le souvenir des coll&#232;gues tomb&#233;s et la volont&#233; de former la m&#233;moire historique de notre peuple, dans ce sens son apport &#224; travers des conf&#233;rences et des rencontres - surtout aupr&#232;s des jeunes &#8211; que ce soit dans des quartiers, des universit&#233;s ou dans des manifestations dans l'ensemble du pays, fut inestimable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comme mod&#232;le de pays ce n'est pas celui dont nous avions r&#234;v&#233;s &#187; disait-il en 1996, &#171; ce n'est pas ce pays pour lequel nos camarades ont lutt&#233; et ont donn&#233; leur vie, c'est le pays de l'individualisme, du ne t'emm&#234;le pas, du sauve qui peut, de l'exclusion sociale, du mod&#232;le &#233;conomique qui b&#233;n&#233;ficie &#224; peu et laisse maintenant comme marginaux la majorit&#233; de la population &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette situation Cacho Kadri affirmait que &#171; ils ne nous ont pas vaincus, parce que nous sommes beaucoup ceux qui inorganiques, ind&#233;pendants, en dehors des partis ou des mod&#232;les existants, continuons &#224; penser qu'il est possible de construire un autre pays, qu'il est possible de transformer les relations de concurrence, de marcher sur la t&#234;te de celui qui est &#224; c&#244;t&#233;, de grimper, de gagner, ce mod&#232;le qu' ils nous ont mis comme l'unique chose possible, le mod&#232;le du triomphateur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais, il ne s'est habill&#233; du costume de militant pour intervenir dans un collique ou avoir une discussion politique, son militantisme &#233;tait sa vie m&#234;me. Il soutenait que, pour lutter, il n'&#233;tait pas n&#233;cessaire &#171; de lire un manuel &#187; ni que la r&#233;volution &#233;tait faite &#171; avec des &#233;querres ou des r&#232;gles &#187;, il savait qu'il suffisait de s'identifier &#224; la lutte du peuple et que seulement &#171; il faut sentir comme sienne toute injustice qui est commise contre n'importe quelle personne partout dans le monde &#187;, faisant sienne avec une totale autorit&#233; la phrase du Che Guevara . Avec humilit&#233; et avec toutes ces pr&#233;misses, il a cherch&#233; jusqu'&#224; la fin &#171; &#224; creuser sa propre tranch&#233;e o&#249; lutter &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 juillet 1998 ce grand c&#339;ur qu'il avait lui a dit basta, il avait 57 ans charg&#233;s de lutte, de solidarit&#233; et de tendresse. Ceux qui comme nous avons eu la chance de le conna&#238;tre nous sentons l'obligation de donner le t&#233;moignage de sa lutte - qui est la m&#234;me pour laquelle des milliers de militants ont donn&#233; leur vie - et de continuer d'essayer de changer ce pr&#233;sent : &#171; Ainsi je crois que cet &#233;chec d'un projet de pays lib&#233;r&#233; va se retourner dans la mesure o&#249; chacun de nous est capable de construire depuis nous m&#234;mes ce monde solidaire, plus juste, plus fraternel, plus &#233;galitaire dont nous r&#234;vons et pour lequel nous luttons &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rebelion.org/noticia.php?id=70344&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Rebeli&#243;n&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, le 16 juillet 2008.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;&#171; Nous avons perdu, nous n'avons pas pu faire la r&#233;volution.&lt;br/&gt;
Mais nous avons eu, nous avons, nous aurons raison d'essayer.&lt;br/
Et nous gagnerons chaque fois qu'un jeune sait que tout ne s'ach&#232;te pas,&lt;br/&gt;
ni se vend et qu'il sent l'envie de vouloir changer le monde. &#187;&lt;/strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;ENVAR EL KADRI&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Envar-Cacho-El-Kadri-1941-1998-19342&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Envar-Cacho-El-Kadri-1941-1998&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 30 mai 2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Fidel &#187; par Eduardo Galeano (2008)</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Fidel-par-Eduardo-Galeano-2008</link>
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		<dc:date>2016-11-27T10:32:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eduardo Galeano *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ses ennemis disent qu'il a &#233;t&#233; un roi sans couronne et qu'il confondait l'unit&#233; avec l'unanimit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et en cela ses ennemis ont raison. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses ennemis disent que si Napol&#233;on avait eu un quotidien comme le &#171; granmma &#187;, aucun fran&#231;ais n'aurait appris la d&#233;b&#226;cle de Waterloo. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et en cela ses ennemis ont raison. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses ennemis disent qu'il a exerc&#233; le pouvoir en parlant beaucoup et en &#233;coutant peu, parce qu'il &#233;tait plus habitu&#233; aux &#233;chos qu'aux voix. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et en cela ses ennemis ont raison. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ses ennemis disent qu'il a &#233;t&#233; un roi sans couronne et qu'il confondait l'unit&#233; avec l'unanimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en cela ses ennemis ont raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses ennemis disent que si Napol&#233;on avait eu un quotidien comme le &#171; granmma &#187;, aucun fran&#231;ais n'aurait appris la d&#233;b&#226;cle de Waterloo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en cela ses ennemis ont raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses ennemis disent qu'il a exerc&#233; le pouvoir en parlant beaucoup et en &#233;coutant peu, parce qu'il &#233;tait plus habitu&#233; aux &#233;chos qu'aux voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en cela ses ennemis ont raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ses ennemis ne disent pas que ce fut pas pour poser pour l'Histoire qu'il a offert la poitrail aux balles quand est survenue l'invasion, qu'il a affront&#233; les ouragans d'&#233;gal &#224; &#233;gal, d'ouragan &#224; ouragan, qu'il a surv&#233;cu &#224; 637 attentats, que son &#233;nergie contagieuse a &#233;t&#233; d&#233;cisive pour transformer une colonie en patrie, et que cela ne fut pas par la sorcellerie de &lt;i&gt;Mandinga&lt;/i&gt; ni par un miracle de Dieu que cette nouvelle patrie a pu survivre &#224; 10 pr&#233;sidents des &#201;tats-Unis, dont le couvert &#233;tait mis pour le d&#233;jeuner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ses ennemis ne disent pas que Cuba est un des rares pays qui ne participe pas la coupe mondiale du paillasson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; qu'ils ne disent pas que cette r&#233;volution, qui a grandi dans le ch&#226;timent, est ce qu'elle a pu &#234;tre et non ce qu'elle a voulu &#234;tre. Ni ne disent qu'en grande partie le mur entre le d&#233;sir et la r&#233;alit&#233; est devenu plus haut et plus large &#224; cause du blocus imp&#233;rial, qui a noy&#233; le d&#233;veloppement d'une d&#233;mocratie &#224; la Cubaine, qui a oblig&#233; &#224; la militarisation de la soci&#233;t&#233; et a octroy&#233; &#224; la bureaucratie, qui pour chaque solution a un probl&#232;me, l'alibi dont elle a besoin pour se justifier et pour se perp&#233;tuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; qu'ils ne disent pas que malgr&#233; tous les chagrins, malgr&#233; les agressions venant de dehors et les d&#233;cisions arbitraires de dedans, cette &#238;le en souffrance mais obstin&#233;ment joyeuse a g&#233;n&#233;r&#233; la soci&#233;t&#233; latinoam&#233;ricaine la moins injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ses ennemis ne disent pas que cet exploit fut l'&#339;uvre du sacrifice de son peuple, mais aussi l'&#339;uvre de la volont&#233; t&#234;tue et de l'antique sens de l'honneur de ce caballero qui s'est toujours battu pour les perdants, comme son fameux coll&#232;gue des champs de Castilla.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrait Du livre &#171; &lt;i&gt;Espejos. Una historia casi universal&lt;/i&gt; &#187; &lt;/strong&gt;, 2008.&lt;br/&gt; [&#171; Miroirs. Une histoire presque universelle &#187;. Non traduit en fran&#231;ais et c'est dommage.]&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;*&lt;strong&gt;Eduardo Galeano&lt;/strong&gt;, est un &#233;crivain et journaliste uruguayen, c&#233;l&#232;bre pour avoir &#233;crit &#171; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Veines_ouvertes_de_cl%27Am%C3%A9rique_latine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les veines ouvertes de l'Am&#233;rique Latine&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;. Gagnant du prix Stig Dagerman, il est consid&#233;r&#233; comme l'un des &#233;crivains les plus remarquables de la litt&#233;rature latinoam&#233;ricaine.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Fidel-por-Eduardo-Galeano-2008&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo de la di&#225;spora&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eduardo Galeano, une ardente m&#233;moire, pour un pr&#233;sent de tous les pr&#233;sents</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Eduardo-Galeano-une-ardente-memoire-pour-un-present-de-tous-les-presents</link>
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		<dc:date>2015-04-14T22:50:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Ortiz*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Eduardo... Ton courage ironique, &#233;l&#233;gant, nous a appris &#224; l'aimer. Cette terre rebelle, deux fois belle, pionni&#232;re dans ses laboratoires &#233;mancipateurs, tu la portais rationnellement dans tes entrailles. &lt;br class='autobr' /&gt; Je me souviens d'un petit monsieur, proviseur d'un grand lyc&#233;e, qui nous interdit dans les ann&#233;es 1970 -nous &#233;tions quatre profs d'espagnol- d'inciter nos &#233;l&#232;ves &#224; acheter &#171; Les veines ouvertes de l'Am&#233;rique latine &#187;, car l'essai de cet auteur uruguayen &#233;tait &#171; politique &#187;. Il en avait de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Eduardo... Ton courage ironique, &#233;l&#233;gant, nous a appris &#224; l'aimer. Cette terre rebelle, deux fois belle, pionni&#232;re dans ses laboratoires &#233;mancipateurs, tu la portais rationnellement dans tes entrailles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je me souviens d'un petit monsieur, proviseur d'un grand lyc&#233;e, qui nous interdit dans les ann&#233;es 1970 -nous &#233;tions quatre profs d'espagnol- d'inciter nos &#233;l&#232;ves &#224; acheter &#171; Les veines ouvertes de l'Am&#233;rique latine &#187;, car l'essai de cet auteur uruguayen &#233;tait &#171; politique &#187;. Il en avait de bonnes, cet Eduardo Galeano ! Etudier l'histoire d'un continent par le biais du pillage de ses ressources, de la spoliation de ses mati&#232;res premi&#232;res, de la d&#233;possession de soi-m&#234;me, par le colonialisme puis par les imp&#233;rialismes et leurs multinationales vampires, relevait aux yeux de ce torquemada de quartier, de la propagande moscoutaire. L'Am&#233;rique a &#233;t&#233; d&#233;couverte par les Espagnols et les Portugais, qui l'ont civilis&#233;e, alphab&#233;tis&#233;e, &#233;vang&#233;lis&#233;e... Allez, circulez, l'occident a &#233;t&#233; et veut rester, le pauvre, le nombril (de plus en plus fl&#233;tri) du monde. Les &#171; sauvages &#187; du sud n'ont m&#234;me pas la reconnaissance du ventre !! Car le sud existe, Eduardo... Ton courage ironique, &#233;l&#233;gant, nous a appris &#224; l'aimer. Cette terre rebelle, deux fois belle, pionni&#232;re dans ses laboratoires &#233;mancipateurs, tu la portais rationnellement dans tes entrailles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tes &#171; Veines ouvertes &#187;, ton essai imparable au milieu des poteaux, &#171; best-sellaris&#233; &#187; pour l'&#233;ternit&#233;, que Chavez offrit un jour (&#224; Trinidad et Tobago) au pr&#233;sident amn&#233;sique B. Obama, est devenu une arme de persuasion massive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, oui, Eduardo, par les veines ouvertes de &#171; Nuestra Am&#233;rica &#187; coulait hier &#224; flots l'or et l'argent qui contribu&#232;rent au d&#233;veloppement du capitalisme europ&#233;en, et l'horreur g&#233;nocidaire, l'ethnocide, le commerce triangulaire, l'esclavage d'antan (et celui d'aujourd'hui), le nickel, le sucre, le cuivre, le salp&#234;tre, le p&#233;trole... cette orgie imp&#233;rialiste sans cesse recommenc&#233;e et puis, un jour : BASTA !! BASTA que les Yankis commandent !! Depuis Fidel en 1959, et surtout depuis plus de 15 ans, tes amis Chavez, Maduro, Evo Morales, Correa, Lula, Pepe Mugica, Marcos..., ont interrompu le festin... Tu n'avais que de mauvaises fr&#233;quentations, et les &#171; gringos &#187;, les &#171; agringados &#187;, ne te le pardonnaient pas. En 1973, les &#171; milicos &#187; t'emprisonn&#232;rent et tu pris le chemin du &#171; des-tierro &#187;, de la perte de la terre, de l'exil, jusqu'en 1985.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, les militants, les amis des peuples latinos, nous attendions tes ouvrages, essais, romans (&#171; La pierre qui br&#251;le &#187;), r&#233;cits courts, contes, textes parfois scientifiquement pamphl&#233;taires, corrosifs, d'une po&#233;sie de &#171; p&#225;ramo &#187;, d'une &#233;criture parfois laconique, parfois m&#233;taphorique ou/et sensuelle, tes aphorismes, tes saillies en plein dans le mille, si didactiques, si tendres, si efficaces, si toniques. Avec le temps, avec &#171; Les voix du temps &#187;, avec &#171; Le livre des &#233;treintes &#187;, avec tes &#171; Paroles vagabondes &#187;, tu mettais tout &#224; l'endroit face &#224; des mondes &#171; Sens dessus-dessous &#187;, &#171; A l'envers &#187;, si &#171; Versatiles &#187;. Tes titres sont autant d'uppercuts, de directs &#224; la face des promoteurs du &#171; tout-jetable &#187;, jusqu'aux individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu avais, et tu l'&#233;crivis, la &#171; M&#233;moire du feu &#187;, cette trilogie d'une hauteur macchu picchesque (&#171; Les Naissances &#187;, &#171; Le si&#232;cle du vent &#187;, &#171; Les visages et les masques &#187;), une pyramide incandescente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passionn&#233; de football, tu leur en as mis, des buts, &#224; ces &#171; desalmados &#187; (sans &#226;me), essoreurs de peuples. Tu ne te voulais pas un &#171; ma&#238;tre &#224; penser &#187; ; mais pour nous, tu &#233;tais kilom&#233;trique, un r&#233;f&#233;rent, un volcan &#171; imprescindible &#187; (absolument n&#233;cessaire) pour aujourd'hui, et pour demain, car, en fin de compte, tu disais : &#171; nous sommes ce que nous faisons, pour changer ce que nous sommes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Ortiz&lt;/strong&gt; pour &#171; &lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/auteurs/jean-ortiz-544965&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Chroniques Latines&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/blogs/eduardo-galeano-une-ardente-memoire-pour-un-present-de-tous-les-presents-571163&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Chroniques Latines&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, 14 Avril, 2015 - 11:54&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les chroniques Latines&lt;/strong&gt; de Jean Ortiz portent un regard loin des clich&#233;s sur les luttes de lib&#233;ration du continent sud-am&#233;ricains... Toujours un &#339;il vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; propos de la mort de Nelson Mandela : De quel Mandela parlons-nous ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/A-propos-de-la-mort-de-Nelson-Mandela-De-quel-Mandela-parlons-nous</link>
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		<dc:date>2013-12-07T11:39:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;De Madiba &#224; Cuito Cuanevale &lt;br class='autobr' /&gt;
Madiba, signifie &#171; p&#232;re &#187;, en langue xoxa, c'est ainsi que jusqu'&#224; quatre-vingt-quinze ans on nommait Nelson Rolihlahla Mandela, qui est n&#233; le 18 juillet 1917. Aujourd'hui Mandela est un symbole de la conviction des plus hauts id&#233;aux de l'humanit&#233; qui l'ont men&#233;s en prison en 1962, o&#249; il a pass&#233; 27 ann&#233;es humiliantes, isol&#233; dans une cellule sans communication avec le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
En cette &#233;poque de combat, de lutte constante contre l'Apartheid, personne ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De &lt;i&gt;Madiba&lt;/i&gt; &#224; Cuito Cuanevale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madiba, signifie &#171; p&#232;re &#187;, en langue xoxa, c'est ainsi que jusqu'&#224; quatre-vingt-quinze ans on nommait Nelson Rolihlahla Mandela, qui est n&#233; le 18 juillet 1917. Aujourd'hui Mandela est un symbole de la conviction des plus hauts id&#233;aux de l'humanit&#233; qui l'ont men&#233;s en prison en 1962, o&#249; il a pass&#233; 27 ann&#233;es humiliantes, isol&#233; dans une cellule sans communication avec le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette &#233;poque de combat, de lutte constante contre l'Apartheid, personne ne soutenait cet ancien militant et seul Cuba a contribu&#233; &#224; former le &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Umkhonto_we_Sizwe&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Umkhonto we Sizwe&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (La Lance de la Nation) qui &#233;tait le bras arm&#233;e du Congr&#232;s National Africain. A cette &#233;poque n'existaient pas, ceux qui aujourd'hui lui rendent un hommage, ceux qui cherchent les flashes des journaux et des m&#233;dias ou ceux qui cherchent de ressemblances forc&#233;s avec des phrases et des pri&#232;res bien &#233;crites et structur&#233;es de fausses sensibilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'actuel pr&#233;sident des &#201;tats-Unis, Barack Obama, a fait un prologue au dernier livre de Nelson Mandela &#171; Conversations sur moi m&#234;me &#187;, &#224; un prologue bien &#233;crit, ob&#233;issant &#224; une strat&#233;gie de vente d'&#233;diteurs, mais c'est aussi une recherche forc&#233;e pour &#234;tre compar&#233; avec Mandela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas par hasard que la premi&#232;re dame d'USA, Michel Obama, s'est rendue en juin 2011 en Afrique du Sud, se faisant de la publicit&#233; en anticipant l'anniversaire de Mandela, atteint d'un cancer de la prostate d&#232;s 2001. Quand Obama dit dans le prologue du livre de Mandela que &#171; &lt;i&gt;c' est un &#234;tre humain qui a choisi l'espoir sur la peur, et le progr&#232;s au lieu d'une prison du pass&#233;&lt;/i&gt; &#187;, cherche-t-il &#224; interpr&#233;ter en un style hollywoodien tr&#232;s romantique que Mandela n'a pas eu de &#171; peur &#187; de mourir, et nous tous avons peur, mais Mandela n'a pas paniqu&#233; , ce qui est diff&#233;rent donc comme dit Pablo Freire, tous &#224; un moment de nos vies avons peur, mais ce qu'il ne faut pas c'est nous laiss&#233; envahir par la panique et Mandela ne s'est pas laiss&#233; envahir, il s'est arm&#233; de sa force interne que de l'ext&#233;rieur lui donnaient les luttes des mouvements de lib&#233;ration de l'Afrique, de l'Am&#233;rique Latine, des Cara&#239;bes et du Vi&#234;t-Nam h&#233;ro&#239;que, la stimulation de la cr&#233;ation de l'Organisation des &#201;tats Africains, avec la force de Jomo Kenyata, de Kwame Kruma, de Sekou Toure, la solidarit&#233; cubaine active, processus qui a culmin&#233; avec l'&#233;chec de l'invasion Sud-africaine de l'Angola en 1988 avec la &lt;a href=&#034;http://www.online-translator.com/url/translation.aspx?autolink=yes&amp;inframe=1&amp;direction=sf&amp;template=General&amp;sourceURL=http://es.wikipedia.org/wiki/Batalla_de_Cuito_Cuanavale&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bataille de Kuito Kuanavale&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; o&#249; l'ind&#233;pendance totale de l'Angola a &#233;t&#233; scell&#233;e, La Namibie et la desestructuraci&#243;n du r&#233;gime de l'Apartheid qui conduirait &#224; la libert&#233; de Nelson Mandela en f&#233;vrier 1990, en comptant avec la force militaire cubaine, la Swapo dont se d&#233;tachent les noms du G&#233;n&#233;ral angolais Luis Faceira (avec qui nous avons convers&#233; sur ces sujets) de m&#234;me le G&#233;n&#233;ral Cinta Fr&#237;as (de Cuba), les l&#233;gendes vivantes qui ont r&#233;ussi &#224; battre l'&#171; Op&#233;ration du d&#233;sert &#187; sudafricaine constitu&#233;e de plus de cent mille hommes contre 40 mille angolais, namibiens et Cubains. Et voil&#224; que ni les Etats-Unis ni le locataire de la maison blanche ne reconnaissent pas cela et qu'ils ni le reconna&#238;tront jamais. Parler d'espoir dans le cas de Nelson Mandela, c'est de parler de l'espoir rachet&#233; que cet homme a senti quand s'est produit la d&#233;b&#226;cle de l'apartheid et la lib&#233;ration de la Namibie, comme il l'a dit lui-m&#234;me dans l'un de ses discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ose pas cataloguer Mandela entre la gauche et la droite, je le consid&#232;re comme un homme qui a lutt&#233; contre le pire r&#233;gime raciste qu'a connu l'histoire coloniale et contemporaine en Afrique que fut l'Apartheid. Il est conscient que la majorit&#233; de l'appui qu'il a re&#231;u dans les temps les plus difficiles sont venus de la gauche plan&#233;taire, et non de l'imp&#233;rialisme nord-am&#233;ricain, anglais, fran&#231;ais ou isra&#233;lien, puisque tous ont &#233;t&#233; complices de ses 27 ann&#233;es de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut un homme qui s'est trouv&#233; dans le contexte sudafricain o&#249; 4 millions de blancs par la voie de la force et la r&#233;pression dominaient 18 millions de Xoxa, de Zoulou, de Koishan parmi d'autres peuples originaires sud-africains, plus les migrants hindous comme Mahatma Ghandi, qui a souffert du racisme en Afrique du Sud. Si c'est d'&#234;tre de gauche, Mandela fut de Gauche. Il s'est oppos&#233; &#224; la guerre en Irak quand il a sarcastiquement accus&#233; le premier ministre anglais, Tony Blair, d'&#234;tre une esp&#232;ce de Ministre des Affaires &#233;trang&#232;res des &#201;tats-Unis quand celui-ci a justifi&#233;, &#224; c&#244;t&#233; de l'ONU, Collin Powel et George Bush la fausse d&#233;tention d'armes nucl&#233;aires que soit disant Saddam Hussein poss&#233;dait pour justifier l'invasion de la part de l'OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mandela &#8230;. un r&#234;ve incomplet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte de Mandela a port&#233; ses fruits politiques ; en premier lieu il a battu toutes ces th&#233;ories faussement scientifiques et moralement injustifiables de l'incapacit&#233; de l'africain &#224; diriger son propre pays, th&#233;ories invent&#233;es par le r&#233;gime de l'Apartheid. En deuxi&#232;me lieu, il a ouvert le chemin ouvert en peu de temps o&#249; il a &#233;t&#233; pr&#233;sident (1994-1999),&#224; la r&#233;conciliation nationale, pour avancer dans la d&#233;route de la discrimination, du racisme, et ce n'&#233;tait pas si facile puisqu'il faut prendre en consid&#233;ration qu'en seulement 17 ans depuis que le Congr&#232;s National Africain est au pouvoir, parti o&#249; militait Mandela, il n'est pas possible d'en finir avec l'aberration sociale et psychologique accumul&#233;e par plus de 400 ans, mais l'effort est fait et nous croyons que l'Afrique du Sud avancera vers une soci&#233;t&#233; plus juste et &#233;quilibr&#233;e. Ces avanc&#233;es nous les avons vu quand nous visitions justement ce pays il y a une d&#233;cennie dans le cadre de la &lt;i&gt;Conf&#233;rence Mondiale contre le Racisme&lt;/i&gt; qui se tenait dans la ville de Durban en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui Mandela, comme Ch&#225;vez et Fidel Castro, est un symbole pour les peuples du Sud, bien que les occidentaux aient voulu le momifier et le transformer en objet de consommation et &#224; la mode comme ils ont fait avec le &lt;i&gt;Che&lt;/i&gt; Guevara. Aujourd'hui plus que jamais nous devons revoir les discours de Mandela et sa reconnaissance &#224; Fidel Castro, sa condamnation de la Guerre in Irak, nous ne pouvons pas permettre qu'ils le mettent dans le r&#234;ve &#233;ternel de Martin Luther King avec ce fameux discours fameux de &#171; &lt;i&gt;J'ai fait un r&#234;ve&lt;/i&gt; &#187;. Les r&#234;ves de Mandela pour une plus juste soci&#233;t&#233; n'ont pas pu &#234;tre r&#233;alis&#233;s dans le court temps qu'il a exerc&#233; le pouvoir... l'incertitude en Afrique du Sud postmandela n'est pas tr&#232;s encourageante. Aujourd'hui Mandela, avec Graza Machel, ex-&#233;pouse du leader mozambicain Samora Machel, aussi assassin&#233; par les sudafricains sont des r&#233;f&#233;rents pour la r&#233;conciliation plan&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Jes&#250;s &lt;i&gt;Chucho&lt;/i&gt; Garc&#237;a&lt;/strong&gt;, desde Bamako, Mali. (La voz de Afroam&#233;rica).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.alainet.org/active/69586&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alai-Amlatina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ecuador, 6 de diciembre de 2013.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/De-cual-Mandela-estamos-hablando&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/A-propos-de-la-mort-de-Nelson-Mandela-Dequel-Mandela-parlons-nous&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 7 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Assassinat de Ernesto Ch&#233;&lt;/I&gt; Guevara en Bolivie, 8 octobre 1967 </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Assassinat-de-Ernesto-Che-Guevara-en-Bolivie-8-octobre-1967</link>
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		<dc:date>2013-10-08T21:21:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Ernesto &#171; Ch&#233; &#187; Guevara, le mythique guerrillero argentin, est mort un jour comme aujourd'hui, un 8 octubre, de l'ann&#233;e 1967, assassin&#233; dans une humble petite &#233;cole du village de Higueras, en Bolivie. Cela fait 46 ans aujourd'hui. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sa r&#233;putation depuis lors et d&#233;j&#224; avant, n'a cess&#233; de grandir dans le monde entier, se tranformant en symbole universal de la rebellion et en un exemple de sacrifice personnel pour une cause noble : l'homme N&#233; &#224; Rosario, en Argentine, Ernesto Guevara (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ernesto &#171; Ch&#233; &#187; Guevara, le mythique guerrillero argentin, est mort un jour comme aujourd'hui, un 8 octubre, de l'ann&#233;e 1967, assassin&#233; dans une humble petite &#233;cole du village de Higueras, en Bolivie. Cela fait 46 ans aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa r&#233;putation depuis lors et d&#233;j&#224; avant, n'a cess&#233; de grandir dans le monde entier, se tranformant en symbole universal de la rebellion et en un exemple de sacrifice personnel pour une cause noble : l'homme&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233; &#224; Rosario, en Argentine, Ernesto Guevara Lynch de la Serna est parti &#224; la rencontre de son destin depuis ses ann&#233;es de jeune &#233;tudiant en m&#233;decine pour se lancer &#224; partager sa vie avec les immenses et profondes multitudes de d&#233;sempar&#233;s en Am&#233;rique Latinoriginaire et ainsi se convertir en &#171; el Che &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; son message pour l'&#233;ternit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; SOYEZ SURTOUT CAPABLES DE RESSENTIR, &lt;br/&gt;
AU PLUS PROFOND DE VOUS-MEMES, &lt;br/&gt;
TOUTE INJUSTICE COMMISE CONTRE QUICONQUE &lt;br/&gt;
EN QUELQUE PARTIE DU MONDE. &lt;br/&gt;
C'EST LA PLUS BELLE VERTU D'UN REVOLUTIONNAIRE. &#187;&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Voir un&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=y5X0L_SPgoE&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Interview du Che en fran&#231;ais sur un sujet toujours d'actualit&#233;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;
En avril 1964, l'&#233;quipe de l'&#233;mission Point, conduite par le journaliste Jean Dumur, rencontre Ernesto &#171; Che &#187; Guevara &#224; l'H&#244;tel Intercontinental, &#224; Gen&#232;ve. Il occupe alors le poste de ministre de l'industrie et se trouve &#224; Gen&#232;ve pour une conf&#233;rence internationale. C'est pourquoi le &#171; Che &#187; s'exprime en fran&#231;ais. A notre connaissance, c'est la seule interview faite en fran&#231;ais de Guevara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec d&#233;contraction, &#171; Che &#187; Guevara &#233;voque les questions essentielles de la politique cubaine, notamment les cons&#233;quences du blocus am&#233;ricain, le rapprochement avec l'URSS et les perspectives d'une extension de la r&#233;volution en Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une ann&#233;e apr&#232;s cette interview, il quitte ses fonctions minist&#233;rielles pour organiser la guerre r&#233;volutionnaire en Am&#233;rique latine. Le 8 octobre 1967, il est arr&#234;t&#233; par l'arm&#233;e bolivienne et ex&#233;cut&#233; le lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hasta la victoria siempre Comandante !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Salvador Allende continue son chemin sous sa grande all&#233;e bord&#233;e d'arbres.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Salvador-Allende-continue-son-chemin-sous-sa-grande-allee-bordee-d-arbres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Salvador-Allende-continue-son-chemin-sous-sa-grande-allee-bordee-d-arbres</guid>
		<dc:date>2013-09-15T16:29:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jos&#233; Pablo Feinmann *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;M&#234;me converti en la date de la chute des Tours Jumelles, rien n'&#233;vitera que &#8211; pour nous, pour les hommes et femmes de l'Am&#233;rique Latine &#8211; le 11 septembre demeure la date du coup d'&#201;tat le plus d&#233;testable de tous ceux dont nous avons souffert. Il s'agissait d'un gouvernement &#233;lu d&#233;mocratiquement. Il s'agissait d'un pays avec une arm&#233;e qui &#8211; &#224; la diff&#233;rence de ceux de notre continent &#8211; avait &#233;t&#233; gardienne de l'ordre constitutionnel. Il s'agissait d'un pr&#233;sident qui &#233;tait un homme noble, avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me converti en la date de la chute des Tours Jumelles, rien n'&#233;vitera que &#8211; pour nous, pour les hommes et femmes de l'Am&#233;rique Latine &#8211; le 11 septembre demeure la date du coup d'&#201;tat le plus d&#233;testable de tous ceux dont nous avons souffert. Il s'agissait d'un gouvernement &#233;lu d&#233;mocratiquement. Il s'agissait d'un pays avec une arm&#233;e qui &#8211; &#224; la diff&#233;rence de ceux de notre continent &#8211; avait &#233;t&#233; gardienne de l'ordre constitutionnel. Il s'agissait d'un pr&#233;sident qui &#233;tait un homme noble, avec des id&#233;es et des id&#233;aux, un homme honn&#234;te et un homme brave. Il avait eu un soutien important des masses ouvri&#232;res. Et une plainte constante, un rejet sans tr&#234;ve, du MIR, le principal groupe arm&#233; du Chili. Finalement, tous les secteurs de la soci&#233;t&#233; &#8211;sauf les ouvriers &#8211; se sont unis pour le faire chuter : l'arm&#233;e, les m&#233;dias, les entreprises, les classes privil&#233;gi&#233;es, les classes moyennes et &#8211; avec un engagement criminel, furibond &#8211; les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique de Nixon et de Kissinger. Les classes moyennes ont inaugur&#233; la mode de sortir dans la rue avec des casseroles et de gronder dans le pays demandant de d&#233;mission d'Allende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allende fut le plus original, le plus cr&#233;ateur des leaders socialistes du XXe si&#232;cle. Il n'a pas adh&#233;r&#233; &#224; la c&#233;l&#232;bre dictature du prol&#233;tariat et il a choisi le chemin d&#233;mocratique, pacifique vers le socialisme. Si ce chemin a &#233;chou&#233;, les autres n'ont pas moins &#233;chou&#233;. Avec une &#233;norme diff&#233;rence. Allende n'a pas laiss&#233; des dizaines ou des dizaines de milliers ou de millions de cadavres derri&#232;re lui. Ni des prisonniers politiques. Il avait confiance dans le fait de r&#233;soudre l'antinomie entre le socialisme et la d&#233;mocratie, que l'ordre de la dictature du prol&#233;tariat (issu des pages de Marx et qui celui-ci assume comme son plus grand apport &#224; la th&#233;orie politique) obstruait. La droite &#8211; favoris&#233;e par les erreurs et par les morts des socialismes triomphants et puis vaincus &#8211; n'a aucun int&#233;r&#234;t &#224; tirer de l'exp&#233;rience de l'Unit&#233; Populaire. Sauf qu'ils disent que nationaliser le cuivre revient &#224; fusiller des ennemis politiques, ou pis encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son dernier message, don Salvador Allende a dit &#224; son peuple et &#224; tous les peuples de l'Am&#233;rique :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;sc&gt;Travailleurs de ma Patrie ! : J'ai foi dans le Chili et dans son destin. D'autres hommes surmonteront ce moment gris et amer o&#249; la trahison cherche &#224; s'imposer. Continuez en sachant que, bien plus t&#244;t que tard, seront ouvertes de nouveau, les grandes peupleraies que traverse l'homme libre, pour construire une soci&#233;t&#233; meilleure. Vive le Chili ! Vive le peuple ! Vive les travailleurs !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;p&gt;L'histoire est la n&#244;tre et les peuples la font.&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont mes derniers mots et j'ai la certitude que mon sacrifice ne sera pas en vain, j'ai la certitude de ce qu'au moins ce sera une le&#231;on morale qui punira la f&#233;lonie, la l&#226;chet&#233; et la trahison.&lt;/sc&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le criminel de guerre Richard Nixon et son secr&#233;taire d'&#201;tat, Henry Kissinger, pire criminel de guerre, ha&#239;ssaient Allende avec une passion maladive. En octobre 1970, Nixon a eu sur lui des mots injurieux : &#171; &lt;i&gt;That son of a bitch, that bastard...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette image de cet homme serein &#8211; bien que capable d'incarner la force d'une tornade &#8211;l'unique chose qui nous a laiss&#233;s, comme lui appartenant, fut le morceau ensanglant&#233; de l'un des verres de ses lunettes, cet homme m&#251;r, aux cheveux blancs qui sort de &lt;i&gt;La Moneda&lt;/i&gt; portant un casque de guerre et une mitraillette pour mourir en se battant, peut-&#234;tre insens&#233;, mais comme il le sentait, c'est, d'apr&#232;s moi, le symbole le plus pur de la r&#233;bellion, parce qu'il a essay&#233; de changer le monde par les chemins de la d&#233;mocratie et de la paix, et parce qu'il n'a pas pu, parce que les assassins du pouvoir international ne l'ont pas laiss&#233;, il a saisi une mitraillette, s'est mis un casque de guerre et a d&#233;cid&#233; (comme ces braves, l&#233;gendaires marins avec leurs bateaux) couler avec sa cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah, don Salvador Allende, quelle chance aurait-on eu si dans ma patrie nous avions eu un leader comme vous ! Simple, dur, mais sensible, ami et compagnon des gens de son peuple, sans pas tortueux, avec une seule parole, la m&#234;me sur toujours, celle qui a marqu&#233; la coh&#233;rence de ses jours et, si cela &#233;tait peu, avec ce courage, don Salvador, qui vous a fait dire : D'ici je ne pars pas, que les autres continuent, ils ne vont pas manquer, et ils vont me porter dans leurs c&#339;urs comme &#224; un homme pur, comme un guerrier et comme un d&#233;mocrate, qui va leur gonfler la poitrine de fiert&#233; et d'exigences p&#233;remptoires. Parce que, d'ores et d&#233;j&#224;, tout chilien qui sait qu'il a derri&#232;re lui la figure de Salvador Allende, sait qu'il ne vient pas &#224; la vie pour jouer, jouir de la l&#233;g&#232;ret&#233; et des tentations, mais pour mettre corps et &#226;me au service de causes dures, de celles de l'injustice, celles de la faim, celles de la torture et de la mort. C'est mon legs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il l'est. Il avait le visage d'un homme bon. Il s'habillait de civil. Il n'arborait ni armes ni d'uniformes de guerre. Il allait parmi les ouvriers. Il parlait dans leurs assembl&#233;es. Il leur a demand&#233;, enfin, de se prot&#233;ger. Qui ne se laissent pas sacrifier facilement par les bouchers qui planaient sur le Chili. Quand Castro lui a rendu visite, il lui a dit qu'il fallait recourir &#224; la violence s'il voulait se pr&#233;server. Allende ne l'a pas fait. De la violence, s'en occupaient les gu&#233;rilleros du MIR qui, bien s&#251;r, l'accusaient d'&#234;tre un bourgeois conciliateur. Pourquoi ceux de la CIA et Nixon et Kissinger se seraient &#8211;ils pr&#233;occup&#233;s d'un bourgeois conciliateur ? Pourquoi l'arm&#233;e aura-t-elle bombard&#233; &lt;i&gt;La Moneda &lt;/i&gt; ? Pourquoi le quotidien &lt;i&gt;El Mercurio&lt;/i&gt; (auquel Nixon a donn&#233; deux millions de dollars pour d&#233;stabiliser le gouvernement) a attaqu&#233; sans piti&#233; ni honte ? Pourquoi les p&#233;tasses chiliennes, qui sont terribles, sont sorties avec leurs casseroles pour l'injurier ? Seulement parce qu'il &#233;tait &lt;br /&gt; un bourgeois conciliateur ? Ceux du MIR ont &#233;t&#233; utiles aux putschistes qui, sauf ceux qui se sont enfuis, sont tous morts, dans le Stade National ou dans les cachots les plus sordides, aussi cruellement que les leaders de l'Unit&#233; Populaire. Non, Allende n'&#233;tait pas un bourgeois conciliateur. C' &#233;tait un socialiste redoutable. Parce qu'il avait choisi la d&#233;mocratie (l'arme id&#233;ologique que la droite croit sienne) pour aller vers le socialisme. Mais, ensuite, il a fait quelque chose de pire. Il est mort avec sa cause. Il a laiss&#233;, pour le socialisme, un exemple moral indubitable. Et voil&#224; qu'il est mort sans perdre espoir. L'homme libre reviendra. Les hautes peupleraies l'attendent. Sous elles Allende est parti de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jos&#233; Pablo Feinmann&lt;/strong&gt; pour P&#225;gina 12&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/contratapa/13-228552-2013-09-08.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 8 septembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Salvador-Allende-sigue-su-camino-bajo-las-grandes-alamedas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Ecouter &lt;a href=&#034;http://www.ciudadseva.com/textos/otros/sa-11sep.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel='external enclosure'&gt;le dernier discours en espagnol de Salvador Allende durant le coup d'Etat le 11 septembre de 2013.&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Texte du &lt;/strong&gt; &#171; &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Dernier-discours-de-Salvador-Allende-le-11-septembre-1973&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Dernier discours de Salvador Allende le 11 de septembre 1973&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Salvador-Allende-continue-son-chemin-sous-sa-grande-allee-bordee-d-arbres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 15 septembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;strong&gt;Jos&#233; Pablo Feinmann&lt;/strong&gt; philosophe argentin, professeur, &#233;crivain, essayiste, sc&#233;nariste et auteur-animateur d'&#233;missions culturelles sur la philosophie.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hugo Chavez, l'enfant pauvre de Sabaneta.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Hugo-Chavez-l-enfant-pauvre-de-Sabaneta</link>
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		<dc:date>2013-03-08T10:31:03Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Hugo Ch&#225;vez fut un personnage en chair et en os sorti du roman le plus fantastique de Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez. Enfant pauvre de Sabaneta (capitale de l'&#233;tat de Barinas) qui a jur&#233; de ne pas trahir son enfance de privations et de pr&#233;carit&#233;, a appris tr&#232;s t&#244;t &#224; semer et &#224; vendre des friandises. Fils d'instituteurs qui a grandi avec sa grand-m&#232;re Rosa In&#233;s et deux autres de ses fr&#232;res, il a v&#233;cu dans une maison en palmes, au mur et sol en terre, qui &#233;tait inond&#233;e par la pluie. Enfant qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hugo Ch&#225;vez fut un personnage en chair et en os sorti du roman le plus fantastique de Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez. Enfant pauvre de Sabaneta (capitale de l'&#233;tat de Barinas) qui a jur&#233; de ne pas trahir son enfance de privations et de pr&#233;carit&#233;, a appris tr&#232;s t&#244;t &#224; semer et &#224; vendre des friandises. Fils d'instituteurs qui a grandi avec sa grand-m&#232;re Rosa In&#233;s et deux autres de ses fr&#232;res, il a v&#233;cu dans une maison en palmes, au mur et sol en terre, qui &#233;tait inond&#233;e par la pluie. Enfant qui r&#234;vait d'&#234;tre peintre et qui portait dans l'&#226;me le r&#234;ve de jouer au base-ball dans les Grandes Ligues, il s'est nourri toute sa vie de ses origines humbles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la main de sa grand-m&#232;re, qu'il nommait Maman Rose, il a appris &#224; lire et &#224; &#233;crire avant d'entrer &#224; l' &#233;cole primaire. &#192; ses c&#244;t&#233;s, il a appris sur les injustices de ce monde et a connu l'&#233;troitesse &#233;conomique et la douleur, mais aussi la solidarit&#233;. De ses l&#232;vres, une narratrice extraordinaire, il a re&#231;u ses premi&#232;res le&#231;ons d'histoire de la patrie, m&#233;lang&#233;e &#224; des l&#233;gendes famili&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfant Hugo Ch&#225;vez a voyag&#233; par le monde &#224; travers les illustrations et les histoires qu'il a lues dans les quatre grands et gros tomes de l'Encyclop&#233;die Autodidacte Quillet, cadeau de son p&#232;re. A la fin de la primaire, il fut choisi pour faire un discours &#224; l'&#233;v&#234;que Gonz&#225;lez Ram&#237;rez, le premier &#224; arriver jusqu'&#224; son village. Depuis ce temps-l&#224;, il a trouv&#233; le go&#251;t de parler en public et les autres, l'int&#233;r&#234;t de l'&#233;couter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son idole fut Isa&#237;as L&#225;tigo Ch&#225;vez, p&#237;tcher dans les Grandes Ligues. Il ne l'a jamais vu, mais il l'imaginait apr&#232;s avoir &#233;cout&#233; les matches &#224; la radio. Le jour o&#249; son h&#233;ros est mort dans un accident d'avion, le monde est tomb&#233; sur le jeune Hugo, &#226;g&#233; de 14ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre comme el L&#225;tigo, le gar&#231;on de la for&#234;t est rentr&#233; dans l'arm&#233;e. Gr&#226;ce &#224; ses qualit&#233;s de joueur de base ball, on lui a ouvert les portes de l'Acad&#233;mie Militaire en 1971. Quatre ans apr&#232;s, il fut dipl&#244;m&#233; comme sous-lieutenant et obtient une licence en sciences et arts militaires, avec un dipl&#244;me en contre-insurrection, avec une boussole qui marquait comme nord, la direction du chemin r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa prise de conscience fut un processus long et complexe, dans lequel se sont combin&#233;s des lectures cl&#233;s et une connaissance de personnages, et &#233;v&#233;nements politiques de l'Am&#233;rique Latine. Dans un des &#233;pisodes de r&#233;alisme magique qui ont marqu&#233; sa vie, en 1975, lors d'une op&#233;ration le sous-lieutenant Ch&#225;vez a trouv&#233; &#224; la Marquese&#241;a, Barinas, une Mercedes Benz noir cach&#233;e dans la for&#234;t. Apr&#232;s avoir ouvert le coffre avec un tournevis, il est tomb&#233; sur un arsenal subversif compos&#233; de livres de Karl Marx et de Valdimir Ilich L&#233;nine, qu'il a commenc&#233; &#224; lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; ce qui a contribu&#233; &#224; forger ses attitudes politiques, son fr&#232;re ain&#233; Adam a eu une influence d&#233;cisive, comme militant du Mouvement de Izquierda R&#233;volutionnaire (MIR). De m&#234;me sa participation &#224; une exp&#233;rience &#233;ducative des forces arm&#233;es appel&#233;e Plan Andr&#233;s Bello, destin&#233;e &#224; proposer aux militaires une formation humaniste. De la m&#234;me mani&#232;re, dans son &#233;ducation politique, clef fut la d&#233;couverte de Simon Bol&#237;var et la voracit&#233; intellectuelle de Chavez l'a conduit &#224; lire tout document trouv&#233; sur la biographie et la pens&#233;e du Libertador. Plus tard, l'influence de Fidel Castro, qu'il a trait&#233; comme s'il &#233;tait son p&#232;re, sera d&#233;finitive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renversement de Salvador Allende en 1973 a provoqu&#233; chez lui un grand m&#233;pris envers les militaires de l'acabit d'Augusto Pinochet, si r&#233;pandus en Am&#233;rique Latine. Au contraire, la connaissance de l'&#339;uvre du panam&#233;en Omar Torrijos et du P&#233;ruvien Juan Velasco Alvarado lui a montr&#233; l'existence d'un autre type de forces arm&#233;es &#224; vocation nationaliste et populaire, si diff&#233;rentes des gorilles form&#233;s &#224; l'&#201;cole des Am&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rebelle devant le manque de respect, il a d&#233;couvert en service les abus et la corruption de ses dirigeants, et comme il a pu , il les a combattu. &#171; Je suis venu au Palais pour la premi&#232;re fois &#8211; racontait Chavez &#8211; chercher une caisse de whisky pour la f&#234;te d'un officier &#187;. Pour les bouger, lors l'anniversaire de la mort de Simon Bol&#237;var en 1982, un petit groupe de memebres du corps militaire, parmi lesquels se trouvait Chavez, a fait le serment de Sam&#225;n de G&#252;ere, dans lequel ils ont fond&#233; le Mouvement Bolivariano Revolucionario 200 (MBR200).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque sept ans plus tard s'est produit un soul&#232;vement spontan&#233; des quartiers pauvres du Caracas contre les mesures d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement de Carlos Andr&#233;s P&#233;rez. Le &#171; Caracazo &#187; a &#233;t&#233; &#233;touff&#233; &#224; feu et &#224; sang. La r&#233;bellion populaire a donn&#233; une grande impulsion au mouvement des militaires bolivariens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1992, Ch&#225;vez et ses compagnons se sont soulev&#233;s en armes. L'&#233;meute a &#233;chou&#233; et Chavez est all&#233; en prison. Il a assum&#233; la responsabilit&#233; face aux m&#233;dias. Sa popularit&#233; et son ascendance politique furent &#224; partir de ce moment-l&#224; en hausse. Apr&#232;s &#234;tre sorti libre, sa pr&#233;sence politique a vite progress&#233; face &#224; la d&#233;route du syst&#232;me politique traditionnel. Lors des &#233;lections pr&#233;sidentielles de 1998 il a triomph&#233; avec 56 % des votes. &#192; partir de ce moment, personne n'a pu l'arr&#234;ter. &#192; plusieurs reprises, il a gagn&#233; presque tous les &#233;lections et les referendums auxquels il a particip&#233;, et aussi il a miraculeusement surv&#233;cu &#224; un coup d'&#201;tat et &#224; une gr&#232;ve p&#233;troli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long des presque 20 ans qu'il a dirig&#233; l'&#201;tat v&#233;n&#233;zu&#233;lien, le lieutenant colonel a refond&#233; son pays, il l'a d&#233;colonis&#233;, il a rendu les invisibles visibles, il a redistribu&#233; la rente p&#233;troli&#232;re, il a combattu l'analphab&#233;tisme et la pauvret&#233;, il a incroyablement &#233;lev&#233; les indicateurs de sant&#233;, il a augment&#233; le salaire minimum et il a fait progresser l'&#233;conomie. En m&#234;me temps, dans la cour internationale, il a renforc&#233; le p&#244;le des pays p&#233;troliers sur les grandes compagnies priv&#233;es, il a fait d&#233;raill&#233; le projet d'une aire de libre-&#233;change pour les Am&#233;riques, l'ALCA, pouss&#233; depuis Washington, et a cr&#233;&#233; un projet alternatif d'int&#233;gration continentale et il a &#233;tabli les bases pour un socialisme en accord avec le nouveau si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hugo Ch&#225;vez fut un communicateur formidable, un conteur infatigable d'histoires, un &#233;ducateur populaire. Ses r&#233;cits, h&#233;rit&#233;s des contes que Maman Rose lui offrait dans son enfance, qui m&#233;langeaient histoire de la patrie, lectures th&#233;oriques, anecdotes personnelles, souvent au temps pr&#233;sent. Dans tous, le sens de l'humour &#233;tait pr&#233;sent. &#171; Si ta femme te demande de te jeter par la fen&#234;tre &#8211; il jouait le comique &#8211; il est temps que tu d&#233;m&#233;nages au rez-de-chauss&#233;e... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses narrations suivaient le mod&#232;le classique des sonates musicales, o&#249; deux th&#232;mes en contraste se d&#233;veloppent dans des tonalit&#233;s voisines. Dans ses discours il recourait de la m&#234;me fa&#231;on &#224; la po&#233;sie et au chant. &#171; Je chante tr&#232;s mal &#8211; se justifiait il &#8211; mais, comme l'a dit cet habitant de los llanos, Ch&#225;vez chante mal, mais il chante joli &#187;, pour, ensuite, interpr&#233;ter une chanson villageoise ou une ballade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anti-imp&#233;rialiste, anti-n&#233;olib&#233;ral, il a commenc&#233; par faire le miracle de construire les fondations de l'utopie dans un pays qui imaginairement &#233;tait plus pr&#232;s de Miami que de La Havane. Un llanero pur jus, affabulateur infatigable, Chavez a r&#234;v&#233; de revivre l'id&#233;al socialiste quand tr&#232;s peu voulaient en parler . Et il l'a fait, pour ne jamais trahir son enfance d'enfant pauvre de Sabaneta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Luis Hern&#225;ndez Navarro&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;. Mexique, le 6 mars 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol de &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Hugo-Chavez-el-nino-pobre-de-Sabaneta&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Hugo-Chavez-l-enfant-pauvre-de-Sabaneta&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 8 mars 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Alexander Cockburn. Un homme de caract&#232;re</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Alexander-Cockburn-Un-homme-de-caractere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Alexander-Cockburn-Un-homme-de-caractere</guid>
		<dc:date>2012-08-01T21:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Serge Halimi *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au moment o&#249; la chape de plomb reaganienne s'abattait sur les Etats-Unis, trois plumes radicales et talentueuses ferraillaient presque chaque semaine, dans l'hebdomadaire The Nation, contre la droite lib&#233;rale et ses politiques imp&#233;riales : Andrew Kopkind, Christopher Hitchens et Alexander Cockburn. Ultime rescap&#233; de cette bande informelle, Cockburn est mort le 21 juillet dernier. &lt;br class='autobr' /&gt; Collaborateur du Monde diplomatique, il a apport&#233; &#224; ce journal ce qui le caract&#233;risait en particulier : le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au moment o&#249; la chape de plomb reaganienne s'abattait sur les Etats-Unis, trois plumes radicales et talentueuses ferraillaient presque chaque semaine, dans l'hebdomadaire &lt;i&gt;The Nation&lt;/i&gt;, contre la droite lib&#233;rale et ses politiques imp&#233;riales : Andrew Kopkind, Christopher Hitchens et Alexander Cockburn. Ultime rescap&#233; de cette bande informelle, Cockburn est mort le 21 juillet dernier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Collaborateur du Monde diplomatique, il a apport&#233; &#224; ce journal ce qui le caract&#233;risait en particulier : le d&#233;sir d'affronter les sujets les plus difficiles, au risque de contrarier les convictions ou le confort d'une partie de ses lecteurs. Ainsi, plut&#244;t que d'ignorer les th&#233;ories qui assimilaient les attentats du 11-Septembre &#224; un complot int&#233;rieur foment&#233; par la Maison Blanche, il les a combattues de front. Car elles t&#233;moignaient &#224; ses yeux d'une disposition &#224; appr&#233;cier les &#233;v&#233;nements &#224; travers le seul prisme des conspirations, ce qui d&#233;tournait l'attention collective des manigances bien r&#233;elles &#8212; et moins li&#233;es &#224; un coupable particulier&#8212; du syst&#232;me de domination am&#233;ricain. &#171; &lt;i&gt;L'extinction d'une gauche capable de formuler des critiques dignes de ce nom, &#233;crivit-il dans nos colonnes, explique les r&#233;actions exag&#233;r&#233;ment personnalis&#233;es &#224; l'encontre des politiques men&#233;es par le pr&#233;sident George W. Bush, lesquelles ont contribu&#233; &#224; l'illusion que les d&#233;mocrates repr&#233;sentaient une r&#233;elle solution de rechange, que n'importe lequel d'entre eux ferait l'affaire en 2008&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alexander Cockburn, &#171; La gauche am&#233;ricaine a oubli&#233; ses victoires &#187;, Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souci de ne jamais servir de roue de secours intellectuelle &#224; un Parti d&#233;mocrate qu'il ex&#233;crait a &#233;galement conduit Cockburn, adversaire intraitable du &#171; &lt;i&gt;vote utile&lt;/i&gt; &#187;, &#224; prendre des positions qui tranchaient avec le consensus progressiste. Dans les colonnes de son journal Counterpunch, il a ainsi ni&#233; le r&#244;le de l'activit&#233; humaine dans le r&#233;chauffement climatique et d&#233;fendu la vente libre des armes &#224; feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; d'un talent et d'un humour ravageurs, sa vie aura port&#233; la marque du courage intellectuel. Cockburn fut un des premiers &#224; mettre en accusation l'influence du lobby pro-isra&#233;lien sur la politique et sur la presse am&#233;ricaines. A l'&#233;poque, cela lui valut d'&#234;tre aussit&#244;t trait&#233; d'antis&#233;mite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;galement d&#233;plor&#233; que le r&#244;le croissant des fondations philanthropiques dans le financement des causes progressistes ait institutionnalis&#233;, embourgeois&#233; et &#233;dulcor&#233; nombre de combats d'avant-garde. Leur dimension sociale, anticapitaliste, n'en est pas sortie indemne. L'universit&#233; US non plus, qui sait offrir des emplois confortables aux r&#233;volutionnaires en chaire d&#232;s lors qu'ils manifestent un souci plus vif de leur carri&#232;re que du combat contre les dominations. Cockburn ne se ber&#231;ait d'ailleurs pas trop d'illusions sur la port&#233;e de l'engagement intellectuel. A ses yeux, seules les pens&#233;es critiques li&#233;es au mouvement des forces sociales peuvent produire des effets sur le monde. Dans son dernier texte publi&#233; par &lt;i&gt;The Nation&lt;/i&gt;, il concluait donc, &#224; propos de la crise financi&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Je pense que le syst&#232;me s'effondrera, mais pas du fait de notre action.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, Alexander Cockburn fut un homme int&#232;gre, intransigeant, parfois impr&#233;visible, plein de caract&#232;re. Ses &#233;crits ont aid&#233; des milliers de militants am&#233;ricains &#224; tenir le cap quand, autour d'eux, tout les incitait &#224; rentrer dans le rang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2012/08/HALIMI/48024&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La valise diplomatique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ao&#251;t 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alexander Cockburn, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/COCKBURN/18821&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La gauche am&#233;ricaine a oubli&#233; ses victoires&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;, Le Monde diplomatique, f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt;
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