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		<title> Monopoles dans la pand&#233;mie</title>
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		<dc:date>2020-08-03T13:45:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#243;nica Peralta-Ramos*</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Monopoles dans la pand&#233;mie, la vigueur de la rumeur de crise &#233;conomique mondiale plonge une poign&#233;e de monopoles au centre de la sc&#232;ne politique mondiale. &#192; partir de l&#224;, ils g&#232;rent un avenir impr&#233;visible.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De nouvelles vagues de Covid-19 se d&#233;cha&#238;nent &#224; travers le monde. Elles s&#232;ment une mer d'incertitudes sur l'avenir et accumulent les destructions dans une &#233;conomie mondiale pleine de contradictions et de conflits non r&#233;solus. Certains s'attendent &#224; l'&#233;mergence d'un &#171; nouveau &#187; capitalisme dans l'apr&#232;s-pand&#233;mie. D'autres ne perdent pas de temps et nagent dans des eaux agit&#233;es, ils essaient de red&#233;finir ce qui va venir. Dans ce contexte de chocs, la crise &#233;conomique se d&#233;guise avec des v&#234;tements neufs. Cependant, la vigueur de sa rumeur plonge une poign&#233;e de monopoles au centre de la sc&#232;ne politique mondiale. &#192; partir de l&#224;, ils g&#232;rent un avenir impr&#233;visible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pand&#233;mie &#233;crase jusqu'aux os la trame du tissu social impr&#233;gn&#233;e du rugissement des monopoles et de la plainte d'une population mondiale de plus en plus exclue, fragment&#233;e, confin&#233;e &#224; l'isolement et &#224; la manipulation, une humanit&#233; qui souffre &#233;tonn&#233;e et d&#233;mobilis&#233;e des coups d'un pr&#233;sent qu'elle ne domine pas. Cependant, comme un tremblement de terre qui secoue les couches g&#233;ologiques les plus profondes, la pand&#233;mie ouvre la possibilit&#233; de construire quelque chose de nouveau dans le bouillon de l'ancien qui agonise. Nous n'avons aucun concept pour comprendre profond&#233;ment le drame que nous vivons. Cependant, le r&#244;le des monopoles dans la catastrophe mondiale montre que seulement en d&#233;nouant leurs privil&#232;ges qu'on pourra trouver le moyen de sortir d'une crise qui, pour la premi&#232;re fois, accable simultan&#233;ment l'humanit&#233; dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;gabanques et crise financi&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La forte intervention de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale US sur les march&#233;s financiers a contenu ces derniers mois la d&#233;b&#226;cle financi&#232;re d&#233;clench&#233;e en mars. Cependant, les flammes d'un incendie irr&#233;pressible br&#251;lent toujours. Son &#233;clat met en lumi&#232;re le r&#244;le dans la crise de certaines m&#233;ga banques et entit&#233;s financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 2017, la FDI (Federal Deposit Insurance Corporation ), une agence f&#233;d&#233;rale cr&#233;&#233;e par le Congr&#232;s pour superviser la stabilit&#233; du syst&#232;me financier, consid&#233;rait que cinq m&#233;gabanques US : Citigroup, JP Morgan, Morgan Stanley, Bank of America et Goldman Sachs, repr&#233;sentait un danger imminent pour la sant&#233; du syst&#232;me financier dans son ensemble. &#192; l'&#233;poque, ces banques r&#233;alisaient des investissements et des transactions financi&#232;res tr&#232;s risqu&#233;s, mettant leurs d&#233;p&#244;ts en p&#233;ril. Elles d&#233;tenaient &#233;galement d'importantes quantit&#233;s d'actifs ext&#233;rieurs et &#233;taient fortement interconnect&#233;es les unes aux autres et au syst&#232;me financier international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, comme cela s'est produit lors de la crise financi&#232;re de 2008, un probl&#232;me dans l'une d'entre elles pouvait infecter l'ensemble et d&#233;stabiliser rapidement le syst&#232;me financier international. La situation a &#233;t&#233; encore compliqu&#233;e par le lourd endettement de ces banques avec des produits d&#233;riv&#233;s (instruments financiers complexes qui tirent leur valeur d'autres actifs). &#192; l'&#233;poque, 25 banques &#233;tasuniennes avaient 242,3 billions de dollars de dette d&#233;riv&#233;e, la majeure partie est li&#233;e &#224; l'&#233;volution des taux d'int&#233;r&#234;t. 89% du total de cette dette se trouvait entre les mains de ces cinq banques (occ.gov 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au premier trimestre de cette ann&#233;e, les perspectives n'avaient pas beaucoup chang&#233; (occ.gov 2020). Il est bon de se rappeler que quatre de ces cinq banques sont les principaux actionnaires, avec Bank of New York Mellon, de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale de New York, la plus puissante des entit&#233;s financi&#232;res qui composent la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale des &#201;tats-Unis et donc avec une gravitation d&#233;cisive sur cette derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces cinq m&#233;gabanques ont pass&#233; avec succ&#232;s les stress tests financiers p&#233;riodiquement impos&#233;s par la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale pour surveiller leur r&#233;silience &#224; une r&#233;cession. Cependant, le constat fait en juin dernier de l'&#233;norme disparit&#233; entre les revenus de ces cinq banques et l'argent qu'elles distribuaient en dividendes et pour l'achat de leurs actions, nous a permis d'entrevoir une situation compl&#232;tement diff&#233;rente (bloomberg.com 24 6 2020). Ainsi, par exemple : au cours des quatre derni&#232;res ann&#233;es, Citigroup - dont le r&#244;le en 2008 a conduit au plus grand renflouement de l'histoire financi&#232;re - a rendu &#224; ses actionnaires presque le double de l'argent qui est entr&#233; dans ses coffres. Dans le m&#234;me temps, son endettement a augment&#233; de 24% et s'&#233;l&#232;ve aujourd'hui &#224; 102,5 milliards de dollars, avec une &#233;ch&#233;ance entre 2020 et 2022.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Gestion du sauvetage financier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;soudre le probl&#232;me des d&#233;fauts de paiement imminents des banques et des entreprises, la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale a con&#231;u un programme de sauvetage, injectant de l'argent pour &#233;changer l'ancienne dette contre une nouvelle dette. Elle a choisi BlackRock, l'un des plus grands fonds d'investissement au monde, pour g&#233;rer cela. Ce dernier , avec deux autres fonds d'investissement, Vanguard et State Street, contr&#244;lent 80% des investissements passifs (investissements guid&#233;s par l'&#233;volution des indices des march&#233;s financiers) et, ensemble, ils sont les principaux actionnaires de plus de 90% des soci&#233;t&#233;s cot&#233;es sur le S&amp;P 500.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conflits d'int&#233;r&#234;ts d&#233;coulant de ce sauvetage sont notoires. Au 1er juin, BlackRock avait investi 48% des fonds de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale vers&#233;s jusque-l&#224;, dans l'achat de ses propres actifs. Cela a eu un impact positif sur leurs prix et a stimul&#233; leur demande croissante de la part des investisseurs qui ont effectu&#233; des op&#233;rations suivant l'orientation d&#233;tect&#233;e dans les op&#233;rations de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale (front running).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, deux acteurs jouent aujourd'hui un r&#244;le crucial dans le sauvetage financier : d'une part, une R&#233;serve F&#233;d&#233;rale domin&#233;e par la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale de New York dont les principaux actionnaires sont pr&#233;cis&#233;ment quatre des 5 m&#233;ga banques pr&#233;sentant le risque syst&#233;mique le plus &#233;lev&#233;. D'autre part, BlackRock, avec une forte participation dans de grandes entreprises cot&#233;es dans le S&amp;P 500.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette semaine, la R&#233;serve a d&#233;cid&#233; de prolonger le programme de sauvetage financier jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e, alors que l'endettement augmente et que le dollar se d&#233;pr&#233;cie rapidement par rapport &#224; l'or. Celle-ci a atteint son apog&#233;e en une d&#233;cennie, refl&#233;tant une m&#233;fiance croissante dans la capacit&#233; de la R&#233;serve &#224; g&#233;rer une crise avec des taux d'int&#233;r&#234;t fluctuant autour de z&#233;ro et avec un endettement public, priv&#233; et avec des d&#233;riv&#233;s qui explosera si les taux d'int&#233;r&#234;t augmentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la sortie par un endettement accru aggrave les probl&#232;mes et menace le dollar en tant que monnaie de r&#233;serve internationale. La possibilit&#233; que cela se produise &#224; court terme est aujourd'hui reconnue par les m&#233;gabanques (i.e Deutsche Bank, Goldman Sachs, entre autres, voir zerohedge.com 22, 28/7 2020), et les dirigeants de grands fonds d'investissement (ie Ray Dalio, J Grundlach entre autres, voir zerohedge.com 25, 26/7 2020).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Monopoles, conflits politiques et rumeurs de guerre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un groupe de d'entreprises du secetur technologique (&lt;i&gt;Amazon&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Microsoft&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Google&lt;/i&gt;/&lt;i&gt;Alphabet&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Facebook&lt;/i&gt; ),ayant grandement b&#233;n&#233;fici&#233;, avec Apple, de la r&#233;cente sp&#233;culation financi&#232;re, a acquis un r&#244;le de plus en plus actif dans la vie politique du pays. Avec &lt;i&gt;Twitter &lt;/i&gt;, ils se sont publiquement oppos&#233;s &#224; Trump et exercent un contr&#244;le explicite sur les informations circulant sur Internet et sur les r&#233;seaux sociaux, censurant les opinions &#171; dangereuses &#187; sur un large &#233;ventail de questions allant de la pand&#233;mie au racisme de Trump et &#224; ses politiques. Cette semaine, leur &#233;norme pouvoir sur les march&#233;s et leur capacit&#233; &#224; contr&#244;ler les informations ont &#233;t&#233; expos&#233;s lors des sessions du comit&#233; antitrust du Congr&#232;s des Etats-Unis (&lt;i&gt;zerohedge.com&lt;/i&gt; 30 7 2020).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces jours-ci, Trump a &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; de reporter les &#233;lections en raison du risque de fraude possible et a avanc&#233; son pari de mobiliser ses &#233;lecteurs en envoyant plus de troupes f&#233;d&#233;rales du DHS (&lt;i&gt;Department of Homeland Security&lt;/i&gt;) pour r&#233;primer les manifestations raciales dans plusieurs villes. Ces exp&#233;ditions, non autoris&#233;es par les autorit&#233;s locales, ont d&#233;clench&#233; de nouvelles manifestations exigeant le d&#233;part imm&#233;diat des troupes f&#233;d&#233;rales. La r&#233;pression violente de cette manifestation a entrain&#233; de nouvelles poursuites judiciaires contre le gouvernement f&#233;d&#233;ral par les autorit&#233;s locales de plusieurs &#201;tats, intensifiant la crise institutionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, une nouvelle offensive contre la Chine a domin&#233; la semaine. La fermeture d'un consulat chinois s'est accompagn&#233;e de plusieurs op&#233;rations navales et a&#233;riennes dans le sud et l'est de la mer de Chine. Le gouvernement chinois a fermement averti qu'il d&#233;fendrait sa souverainet&#233; sur la r&#233;gion, y compris par des actions militaires (zerohedge.com 27 et 28 7 2020). Dans le m&#234;me temps, la Banque de Chine a annonc&#233; la possibilit&#233; d'abandonner le syst&#232;me &lt;i&gt;Swift&lt;/i&gt; de transactions financi&#232;res (zerohedge.com 29 7 2020). Si cela se produit, la perspective que la Chine commence &#224; abandonner ses avoirs en dollars soul&#232;ve d'&#233;normes questions sur son avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce climat, les annonces de la plus forte baisse annualis&#233;e du PIB (-32,9%) de l'histoire du pays, associ&#233;es &#224; un ch&#244;mage massif, &#224; la faim et &#224; l'incertitude sur la poursuite de la relance budg&#233;taire, contribuent &#224; brosser un tableau avec des lignes fortes rappelant les turbulences qui ont frapp&#233; les ann&#233;es 30 du si&#232;cle dernier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Argentine en situation d'urgence nationale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le pays s'approche d'une urgence nationale unique dans son histoire : une progression incontr&#244;lable des infections et des d&#233;c&#232;s li&#233;s au Covid-19, alors que la capacit&#233; hospitali&#232;re est au bord de l'effondrement et que se complique gravement la situation &#233;conomique locale et internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands cr&#233;anciers ext&#233;rieurs font bloc et exigent de nouvelles conditions que le gouvernement consid&#232;re comme inacceptables. Dans ce climat, les &#171; pouvoirs de facto &#187; et le &lt;i&gt;journalisme de guerre&lt;/i&gt; [&lt;i&gt;Grupo Clar&#237;n&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Naci&#243;n&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Infobae&lt;/i&gt;, etc] grondent pour exiger un accord pour que &#171; &lt;i&gt;les investissements futurs soient possibles&lt;/i&gt; &#187;. Cela est assaisonn&#233; par des menaces de fuite des devises et de d&#233;rive de l'inflation si ce n'est pas accept&#233;, des critiques du gouvernement pour avoir trop &#233;mis et d&#233;pens&#233;, et des demandes de subventions de toutes sortes pour stimuler la reprise &#233;conomique. La perte persistante de r&#233;serves et le d&#233;sespoir infantile pour le dollar donnent de la musique &#224; ce th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; pouvoirs de facto &#187; ne se demandent pas comment ils peuvent contribuer &#224; att&#233;nuer la faim et &#224; contenir la pand&#233;mie. Au lieu de cela, ils exigent que les d&#233;penses budg&#233;taires soient contr&#244;l&#233;es et que l'&#233;conomie soit rapidement relanc&#233;e pour augmenter les exportations. C'est-&#224;-dire que le gouvernement approfondisse &#224; tout prix la rigueur budg&#233;taire et la matrice productive actuelle, celle qui a garanti l'impunit&#233; dans son contr&#244;le monopolistique / oligopolistique des domaines cl&#233;s de l'&#233;conomie locale, des d&#233;cennies de d&#233;pendance technologique, d'endettement et de fuite des capitaux et de domination sur la politique et l'&#233;conomie du pays, m&#234;me en p&#233;riode d'ouverture financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La clameur des &#171; &lt;i&gt;pouvoirs de facto&lt;/i&gt; &#187; n'est pas accidentelle. Elle survient dans le contexte d'une grave crise financi&#232;re et &#233;conomique internationale d'une nature sans pr&#233;c&#233;dent et d'une dur&#233;e inconnue. Une crise qui, ajout&#233;e &#224; l'impact de la pand&#233;mie et &#224; une &#233;conomie d&#233;vast&#233;e par la gestion de Macri et du FMI,pr&#233;figure un d&#233;sordre brutal. Ce dernier, paradoxalement, ouvre l'opportunit&#233; de donner une autre orientation &#224; la croissance &#233;conomique future : croissance avec une forte pr&#233;sence d'un &#201;tat entrepreneurial, qui garantit la s&#233;curit&#233; alimentaire, le d&#233;veloppement du march&#233; int&#233;rieur, la cr&#233;ation d'emplois, le d&#233;veloppement technologique local et l'int&#233;gration des cha&#238;nes de valeur tant dans l'industrie que entre elle et l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela terrifie les &#171; &lt;i&gt;pouvoirs de facto&lt;/i&gt; &#187; et ils se plient &#224; la nouvelle vague qui exige pour la post-pand&#233;mie une substitution des PDG et des directeurs financiers par des gestionnaires productifs. C'est une erreur dangereuse. Ce qui se fait aujourd'hui d&#233;finit ce que sera notre avenir. De m&#234;me, si les politiques mises en &#339;uvre aujourd'hui approfondissent la matrice productive actuelle, les causes structurelles de la crise &#233;conomique brutale que nous traversons aujourd'hui se reproduiront. Celle-ci n'est pas une simple cons&#233;quence de la pand&#233;mie, ni de Macri et du FMI. Ces facteurs s'ajoutent aux causes structurelles qui viennent de loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des moments comme ceux-ci, lorsqu'un ancien pr&#233;sident d&#233;rape vers Paris dans des circonstances o&#249; s'accumulent les preuves contre lui d'espionnage ill&#233;gal et de magouilles &#233;conomiques de toutes sortes, lorsque le pouvoir judiciaire se barricade contre une r&#233;forme qui tente d'imposer des limites &#224; ses manigances, Lorsque les doigts &lt;i&gt;de BlackRock se&lt;/i&gt; serrent pour extraire plus de sang &#224; une &#233;conomie vide et incapable de se maintenir, en ces temps-l&#224;, les paroles prononc&#233;es par le g&#233;n&#233;ral &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_de_San_Mart%C3%ADn&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jos&#233; de San Mart&#237;n&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; en 1819 devant l'avanc&#233;e de l'arm&#233;e espagnole, sont particuli&#232;rement &#233;clairantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous devons faire la guerre comme nous le pouvons. Si nous n'avons pas d'argent, de viande et un peu de tabac, ils ne nous manquerons pas ; Lorsque les v&#234;tements seront us&#233;s, nous nous habillerons avec les tissus que nos femmes font pour nous et sinon, nous marcherons en chiffons comme nos compatriotes indiens. Soyons libres, le reste n'a pas d'importance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#243;nica Peralta Ramos*&lt;/strong&gt; para &lt;a href=&#034;https://www.elcohetealaluna.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El cohete a la luna&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.elcohetealaluna.com/monopolios-en-la-pandemia/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El cohete a la luna&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 2 de Agosto de 2020&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;* M&#243;nica Peralta Ramos&lt;/strong&gt; a &#233;tudi&#233; sociologie &#224; l'Universit&#233; de Buenos Aires et elle est docteur dans cette discipline de l'Universit&#233; Ren&#233; Descartes des sciences humaines de la Sorbonne, &#224; Paris. Attach&#233; en sciences et technologie &#224; l'ambassade d'Argentine &#224; Washington, USA (1992) ; Professeur &#224; l'Institut d'Etudes Latinoam&#233;ricaines, Universit&#233; de Londres, GB (en 1992). Elle combine ses activit&#233;s d'enseignante et de chercheuse dans les domaines de l'&#233;conomie politique, de la sociologie et de l'anthropologie, et a &#233;t&#233; conseill&#232;re politique et analyste. Ella a publi&#233; &#171; &lt;i&gt;Etapas de acumulaci&#243;n y alianzas de clase en la Argentina, 1930-1970&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Acumulaci&#243;n del capital y crisis pol&#237;tica en la Argentina, 1930-1974&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;From Military Rule to Liberal Democracy in Argentina&lt;/i&gt; &#187; y &#171; &lt;i&gt;La economia politica Argentina. Poder y clases sociales (1930-2006) &lt;/i&gt; &#187;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Monopolios-en-la-pandemia&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;. Paris, le 3 ao&#251;t 2020&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le dossier pour blanchiment contre BNP Paribas en Argentine progresse...</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-dossier-pour-blanchiment-contre-BNP-Paribas-en-Argentine-progresse</link>
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		<dc:date>2015-10-02T17:56:45Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;T&#233;lam &#224; Paris. Le procureur Carlos Gonella a confi&#233; que le juge Osvaldo Rappa va engager &#171; avant la fin de cette ann&#233;e &#187; des poursuites contre 22 accus&#233;s pour blanchiment d'actifs et de fuite de capitaux pour plus d' un milliard de dollars, &#224; travers la filiale argentine de la banque fran&#231;aise BNP Paribas, et a pr&#233;cis&#233; que les man&#339;uvres d&#233;lictueuses ont &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;es sur la p&#233;riode 2002-08 mais &#171; auraient pu avoir &#233;t&#233; initi&#233;es en 1993 &#187; c'est-&#224;-dire peu de temps apr&#232;s l'ouverture (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;lam &#224; Paris.&lt;/strong&gt; Le procureur Carlos Gonella a confi&#233; que le juge Osvaldo Rappa va engager &#171; avant la fin de cette ann&#233;e &#187; des poursuites contre 22 accus&#233;s pour blanchiment d'actifs et de fuite de capitaux pour plus d' un milliard de dollars, &#224; travers la filiale argentine de la banque fran&#231;aise BNP Paribas, et a pr&#233;cis&#233; que les man&#339;uvres d&#233;lictueuses ont &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;es sur la p&#233;riode 2002-08 mais &#171; &lt;i&gt; auraient pu avoir &#233;t&#233; initi&#233;es en 1993&lt;/i&gt; &#187; c'est-&#224;-dire peu de temps apr&#232;s l'ouverture financi&#232;re mise en place par le ministre [de l'&#233;conomie] de l'&#233;poque, Domingo Cavallo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gonella, procureur en charge de la lutte contre la Criminalit&#233; &#201;conomique et le Blanchiment d'Actifs (Procelac), a pr&#233;cis&#233; que &#224; l'annonce des poursuites prononc&#233;es &#224; Buenos Aires, &#171; les accus&#233;s fran&#231;ais devront se pr&#233;senter &#224; un proc&#232;s oral et public en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant une conf&#233;rence de presse &#224; l'Ambassade de la R&#233;publique Argentine &#224; Paris, le procureur a consid&#233;r&#233; comme &#171; &lt;i&gt;un r&#233;sultat tr&#232;s positif qui nous a ouvert les portes de cinq instances officielles de premi&#232;re importance&lt;/i&gt; &#187;, en se r&#233;f&#233;rant aux contacts &#233;tablis depuis lundi dans la capitale fran&#231;aise avec des membres des trois pouvoirs (ex&#233;cutif, l&#233;gislatif et judiciaire) , pour avancer sur l'affaire BNP Paribas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gonella a ensuite d&#233;clarer &#224; T&#233;lam que &#171; ce n'est pas bien pour l'&#201;tat fran&#231;ais qu'une banque qui appartient &#224; son syst&#232;me financier h&#233;berge de l' argent sale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estimant en ce sens que l'avancement du dossier &#171; serait un bon exemple de comment deux pays li&#233;s par une affaire qui a toutes les composantes du blanchiment transnational d'actifs, coop&#232;rent et apportent une r&#233;ponse efficiente du point de vue politique et institutionnel pour un ph&#233;nom&#232;ne si grave &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le responsable de la Procelac a eu des contacts aupr&#232;s de sa coll&#232;gue fran&#231;aise, Eliane Houlette, Procureur national financier ; du pr&#233;sident de la banque de la France, Christian Noyer ; et du directeur du Tracfin (organisme fran&#231;ais de Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), Bruno Dalles ; et fut re&#231;u par les commissions des Finances du S&#233;nat et de l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces rencontres ont &#233;merg&#233; &#171; des engagements sur des &#233;changes d'information, en vue de compl&#233;ter la liste de personnes impliqu&#233;es dans la fuite de capitaux, qui pour le moment comprend trois juges, un vice-ministre (Roberto Garc&#237;a Morit&#225;n, de 2005 &#224; 2008), des fonctionnaires de l'Afip, des membres des forces de s&#233;curit&#233;, des syndicalistes et des parlementaires argentins ayant des comptes dans des paradis fiscaux &#187;, a dit Gonella.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a ajout&#233; que &#171; le reste, concernerait des milliers de personnes physiques ou d'entreprises et notre soup&#231;on est ce que l'argent en fuite provient de l'&#233;vasion fiscale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le procureur a expliqu&#233; qu' &#171; un moyen d'acc&#233;der &#224; la base de donn&#233;es des comptes ouverts en France se fait &#224; travers le r&#233;seau Egmont, qui est une plate-forme o&#249; circule l'information entre toutes les unit&#233;s d'information financi&#232;re dans le monde, qui comprend la France et l'Argentine comme points de contact &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si je demande &#224; l'UIF argentine de solliciter Tracfin, par l'interm&#233;diaire du r&#233;seau Egmont, une information de ce type doit &#234;tre donn&#233;e. c'est pr&#233;vu par la recommandation 38 et suivantes du Groupe d'Action Financi&#232;re Internationale (Gafi), qui parle de la coop&#233;ration internationale pour combattre le blanchiment d'argent &#187;, a indiqu&#233; le responsable de la Procelac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on, il a affirm&#233;, que la quantit&#233; de l'argent en fuite &#171; peut &#234;tre plus grande ; un milliard de dollars c'est ce que nous avons pu &#233;tablir avec les preuves que nous avons eu ; mais cela pourrait &#234;tre davantage si nous prenons en compte que l'Argentine a &#224; l'ext&#233;rieur une masse d'argent qui oscille entre 250 et 370 milliards de dollars, qui sont sortis du pays dans les derni&#232;res d&#233;cennies et sontau mains d'environ 85 000 personnes ou entreprises &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gonella a soulign&#233; que l'&#201;tat argentin tente de r&#233;cup&#233;rer cette richesse, pour des raisons de politique &#233;conomique, par exemple &#224; travers des programmes d'ext&#233;riorisation volontaire de devises qui sont utilis&#233;s dans le monde entier, m&#234;me en France, en Espagne, en Turquie et au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une autre alternative - a-t-il ajout&#233; &#8211; c'est le processus p&#233;nal dans des enqu&#234;tes criminelles, avec des mesures pr&#233;ventives et de confiscation, pour que d&#232;s qu'une sentence est prononc&#233;e, on puisse s'emparer de cet argent qui est sorti ill&#233;galement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'environnement politique, au cours des derniers mois, le d&#233;put&#233; Roberto Feletti, le responsable de l'UIF, Jos&#233; Sbattella, et le directeur de l'Afip, Ricardo Echegaray, ont aussi pris un contact avec le gouvernement fran&#231;ais &#171; &lt;i&gt; cherchant un soutien et essayant de sensibiliser les autorit&#233;s, pour qu'il y ait des accords qui poussent les autres voies qui vont de l'avant&lt;/i&gt; &#187;, a conclu Gonella.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.telam.com.ar/notas/201510/121995-lavado-de-activos-bnp-paribas-francia.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T&#233;lam&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Depuis Paris, le 1er octobre 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Esperan-un-rapido-avance-de-la-causa-por-lavado-contra-BNP-Paribas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la di&#224;spora latinoamericana&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-dossier-pour-blanchiment-contre-BNP-Paribas-en-Argentine-progresse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la diaspora latinoamericaine&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 2 octobre 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#171; L'oligopole bancaire agit comme une bande organis&#233;e &#187;</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-oligopole-bancaire-agit-comme-une-bande-organisee</link>
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		<dc:date>2015-08-03T16:33:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eduardo Febbro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les banques &#171; syst&#233;miques &#187; jouent un r&#244;le n&#233;faste dans les soci&#233;t&#233;s du monde &#224; un moment o&#249; elles ont fait de la d&#233;mocratie un otage de leurs int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Pour la premi&#232;re fois la relation de forces entre le public et le priv&#233; on a fait un tour. &lt;br class='autobr' /&gt; Le monde, la politique, la d&#233;mocratie et les finances sont domin&#233;s par une hydre mondiale compos&#233;e par 28 grandes banques internationales dont les politiques fixent non seulement le cours des finances mais aussi de la d&#233;mocratie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les banques &#171; syst&#233;miques &#187; jouent un r&#244;le n&#233;faste dans les soci&#233;t&#233;s du monde &#224; un moment o&#249; elles ont fait de la d&#233;mocratie un otage de leurs int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Pour la premi&#232;re fois la relation de forces entre le public et le priv&#233; on a fait un tour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le monde, la politique, la d&#233;mocratie et les finances sont domin&#233;s par une hydre mondiale compos&#233;e par 28 grandes banques internationales dont les politiques fixent non seulement le cours des finances mais aussi de la d&#233;mocratie parlementaire. C'est l'argument implacable et s&#233;v&#232;rement d&#233;montr&#233; par l'&#233;conomiste fran&#231;ais Fran&#231;ois Morin dans son livre qui vient d'appara&#238;tre en France : &#171; &lt;a href=&#034;http://www.luxediteur.com/content/lhydre-mondiale&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'Hydre Mondiale, l'Oligopole Bancaire&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187; (Lux Editeur). Professeur &#233;m&#233;rite de sciences &#233;conomiques &#224; l'Universit&#233; de Toulouse, Fran&#231;ois Morin a &#233;t&#233; membre du conseil g&#233;n&#233;ral de la Banque de France et du Conseil d'analyse &#233;conomique. &#171; &lt;i&gt;L'hydre mondiale&lt;/i&gt; &#187; est un conglom&#233;rat de 28 banques coordonn&#233;es entre elles&#8211; &#171; interconnect&#233;es &#187; &#8211; qui g&#232;rent le march&#233; des changes, les taux d'int&#233;r&#234;t, cr&#233;ent les produits toxiques pour lesquels ensuite les &#201;tats, ou bien, les citoyens paient, qui influent sur les &#233;conomiques politiques et mod&#232;lent la d&#233;mocratie &#224; leur guise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Fran&#231;ois Morin &#8211; aussi l'auteur d' &#171; &lt;a href=&#034;http://www.seuil.com/livre-9782021038293.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Un monde sans Wall Street&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187; &#8211; r&#233;v&#232;le des &#233;l&#233;ments bancaires in&#233;dits sur le pouvoir de cette hydre globalis&#233;e dont la puissance, pour la premi&#232;re fois dans l'histoire, a retourn&#233; le rapport de forces entre le public et le priv&#233;. Man&#339;uvres frauduleuses, pactes secrets, lobby contre la d&#233;mocratie, manipulation des march&#233;s, ces banques &#171; &lt;i&gt;syst&#233;miques&lt;/i&gt; &#187; jouent un r&#244;le n&#233;faste dans les soci&#233;t&#233;s du monde en faisant de la d&#233;mocratie un otage de leurs int&#233;r&#234;ts priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une donn&#233;e suffit pour mesurer leurs bras : ces 28 banques d&#233;tiennent des ressources sup&#233;rieures &#224; celles de la dette publique de 200 &#201;tats de la plan&#232;te. Les investigations r&#233;alis&#233;es en 2012 ont d&#233;montr&#233;, en partie, les m&#233;andres de leurs man&#339;uvres secr&#232;tes. Fran&#231;ois Morin compl&#232;te l'investigation avec un livre d'une grande solidit&#233; analytique o&#249; les chiffres, expos&#233;s sans le tamis de l'id&#233;ologie, sont fluides comme un oracle de ce qui arrivera. Aujourd'hui ce sont des &#201;tats diminu&#233;s, qui ont perdu leur souverainet&#233; mon&#233;taire et qui doivent affronter un g&#233;ant hyper vigoureux. Actuellement, 90% de la monnaie est cr&#233;&#233;e par les banques, contre 10% par les banques centrales. Donc, cet oligopole manipule comme il lui convient les deux param&#232;tres fondamentaux de la monnaie : le taux de change et les taux d'int&#233;r&#234;t. &#171; &lt;i&gt;Les &#201;tats sont en m&#234;me temps otages de l'hydre bancaire et aussi disciplin&#233;s par celle-ci&lt;/i&gt; &#187;, dit Morin. Parmi les 28 banques de l'oligopole, il y en a 14 qui &#171; &lt;i&gt;produisent&lt;/i&gt; &#187; les produits d&#233;riv&#233;s toxiques dont la valeur atteint les 710 000 millions de dollars, soit, l'&#233;quivalent de dix fois le Produit int&#233;rieur brut mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur insiste pour sonner la mobilisation mondiale pour r&#233;cup&#233;rer la dimension politique s&#233;questr&#233;e par le secteur financier priv&#233; et il ne cesse de souligner que nous continuons &#224; &#234;tre en &#171; &#233;tat d'urgence &#187; parce qu'&#224; l'horizon se forment les silhouettes du casse-t&#234;te d'un nouveau cataclysme. L'hydre bancaire s'est transform&#233;e en oligopole vandale de l'&#233;conomie mondiale et la stabilit&#233; des soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous d&#233;montrez l'existence d'un oligopole compos&#233; par 28 banques qui sont uniquement au service de leurs propres int&#233;r&#234;ts. Dans quelles conditions et &#224; quel moment a surgi cet oligopole ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet oligopole a commenc&#233; &#224; &#233;merger vers le milieu des ann&#233;es 90. La lib&#233;ralisation compl&#232;te du march&#233; de capitaux a permis la cr&#233;ation de vastes march&#233;s mon&#233;taires et financiers &#224; &#233;chelle plan&#233;taire. Les grands acteurs bancaires de cette &#233;poque se sont adapt&#233;s &#224; cet &#233;tat du monde. Il faut remarquer que cette lib&#233;ralisation compl&#232;te du march&#233; de capitaux intervient apr&#232;s deux lib&#233;ralisations pr&#233;c&#233;dentes dans les ann&#233;es 70 : celle du march&#233; des changes et celle des taux d'int&#233;r&#234;t. L'oligopole alors se cr&#233;&#233;e quand ces trois processus arrivent &#224; leur terme. Alors nous pouvons dire qu'&#224; partir de 1995, il y a des banques qui deviennent syst&#233;miques &#224; &#233;chelle mondiale, c'est-&#224;-dire que la chute de l'une d'entre elle peut provoquer un cataclysme financier mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment cet oligopole a influ&#233; sur la crise argentine de 2001 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r il y a une relation. Cet oligopole compte en son sein 14 banques qui fabriquent des produits (financiers) d&#233;riv&#233;s, sp&#233;cialement les produits qui d&#233;pendent du taux de change. Donc, la majorit&#233; des crises syst&#233;miques que nous avons connues &#224; partir de 1990, est dans les pays du Sud-est Asiatique, au Br&#233;sil ou en Turquie, &#233;tait des crises provoqu&#233;es par la sp&#233;culation internationale, par le mouvement de capitaux. Ce mouvement a &#233;t&#233; amplifi&#233; de plus par les produits d&#233;riv&#233;s cr&#233;&#233;s avec le taux de change. La crise argentine de 2001 a &#233;t&#233; une crise acc&#233;l&#233;r&#233;e par ces produits qui permettent &#224; la sp&#233;culation internationale de pouvoir gagner beaucoup et rapidement. Quand, en 2001, l'Argentine s'est &#233;cart&#233;e du dollar il y a eu une forte sp&#233;culation autoris&#233;e par la globalisation des march&#233;s financiers et par les produits d&#233;riv&#233;s qui &#233;taient fabriqu&#233;s, en ce temps-l&#224;, par les grandes banques internationales. Quatorze de ces banques ont sp&#233;cul&#233; contre l'Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parmi les r&#233;v&#233;lations de votre livre, la plus surprenante est que vous d&#233;montrez que le poids de ces 28 banques d&#233;passe la dette publique mondiale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La puissance r&#233;elle de ces 28 banques, soit, leur capacit&#233; de mobiliser des ressources financi&#232;res, est &#233;norme : le bilan global de l'ensemble de ces banques est, en 2012, sup&#233;rieur &#224; la dette publique de 200 &#201;tats. D'un c&#244;t&#233;, cela montre la puissance ph&#233;nom&#233;nale de ces banques et, de l'autre, h&#233;las, la faiblesse des &#201;tats, qui sont surendett&#233;s. Il y a donc une faiblesse par rapport &#224; la force ph&#233;nom&#233;nale qui est en face d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A quel moment de notre histoire r&#233;cente cet oligopole devient-il ce que vous nommez une &#171; hydre mondiale &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela commence quand nous nous rendons compte que, finalement, ces banques se mettent d'accord entre elles, qu'elles pratiquent une sorte de collusion. Ces banques agissent comme une bande organis&#233;e pour influencer collectivement les principaux prix des finances mondiales, sp&#233;cialement les taux de changes et les taux d'int&#233;r&#234;t. Les premi&#232;res investigations sur ces banques sont r&#233;centes. Elles remontent &#224; 2012 et montrent que ces pratiques de collusion commencent r&#233;ellement en 2005. En somme, entre les ann&#233;es 90 et 2005 l'oligopole commence &#224; se former et, &#224; partir de 2005, ses pratiques deviennent courantes. Nous sommes en pr&#233;sence d'un acteur collectif qui devient d&#233;vastateur pour l'&#233;conomie mondiale. C'est une hydre d&#233;vastatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'interconnexion entre les membres de l'oligopole s'&#233;tend &#224; beaucoup de domaines...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils agissent sur diff&#233;rents march&#233;s. Le march&#233; des changes est l'un des plus grands du monde parce qu'aujourd'hui il y a 6 milliards de dollars qui s'&#233;changent chaque jour. En 2012 on a d&#233;couvert que cinq banques contr&#244;laient 51% de ce march&#233;. Mais elles g&#232;rent aussi le march&#233; des taux d'int&#233;r&#234;t &#224; court terme et le march&#233; des certains produits d&#233;riv&#233;s. Ceci est un peu l'&#233;ventail de leurs actes d&#233;lictueux pour lesquels les banques ont pay&#233; des amendes qui sont, par rapport &#224; leurs gains, insignifiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quelle mesure les actions de cet oligopole expliquent-elles les politiques d'aust&#233;rit&#233; qui sont en place un peu partout ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, par le refus &#224; la r&#233;alit&#233; du surendettement des pays europ&#233;ens. Quand on observe les donn&#233;es, il n'y a plus de doutes : avant la crise, l'endettement europ&#233;en &#233;tait de 60 % du PIB. Mais &#224; partir de 2007, juste quand la crise commence, cet endettement s'accro&#238;t brutalement. L'actuel surendettement est li&#233; aux causes de la crise financi&#232;re et non au gaspillage dans les finances publiques, comme ils veulent nous le faire croire. Aujourd'hui on croit que gr&#226;ce &#224; des politiques budg&#233;taires d'aust&#233;rit&#233;, on va combattre le surendettement, mais c'est totalement erron&#233; ! La crise est une cons&#233;quence du comportement des grandes banques durant la crise dess &lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt; (produits financiers sp&#233;culatifs). Si on veut r&#233;duire la dette publique actuelle et future, il faudrait agir sur ce comportement. Mais ces banques continuent la m&#234;me chose que par le pass&#233;. Sans croissance et sans inflation le surendettement ne se r&#233;soudra jamais, encore moins avec des politiques budg&#233;taires d'aust&#233;rit&#233;. Nous sommes sur un chemin sans issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous affirmez que les &#201;tats sont otages de ces banques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Les &#201;tats n'osent pas remettre en question les pratiques de ces grandes banques. Ces institutions ont d&#233;velopp&#233; une logique financi&#232;re tr&#232;s dangereuse, elles sont responsables de l'instabilit&#233; mon&#233;taire et financi&#232;re internationale, mais les &#201;tats sont d&#233;sarm&#233;s en face de cet oligopole qui est capable de met en &#233;chec la loi qui est &#233;labor&#233;e pour le d&#233;sarmer. La logique financi&#232;re pernicieuse qui existait avant la crise de 2007 persiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De fait, cet oligopole constitue une menace pour la d&#233;mocratie. Pire encore, il la mod&#232;le &#224; sa guise.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble clair que depuis le moment o&#249; les &#201;tats cessent d'avoir une marge de man&#339;uvre,qu' ils sont soumis aux obligations budg&#233;taires et, par dessus, comme cela se passe depuis les ann&#233;es 70, qu'ils perdent leur souverainet&#233; mon&#233;taire, tout cela converge dans un affaiblissement progressif de notre d&#233;mocratie. Quand l'arme mon&#233;taire dispara&#238;t, quand on compte plus avec l'arme budg&#233;taire, l'&#201;tat reste en inf&#233;riorit&#233; face &#224; des puissances &#233;conomiques qui l'affrontent et le dominent. Aujourd'hui, dans la majorit&#233; des grands pays, la d&#233;mocratie chute et perd sa substance devant un monde &#233;conomique et bancaire super puissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sensation globale que laisse la lecture de votre livre est que le cataclysme nous guette toujours.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, le cataclysme est &#224; venir, fondamentalement parce que les grandes banques n'ont pas chang&#233; leur logique financi&#232;re. Nous sommes devant des groupes priv&#233;s qui agissent selon leurs propres int&#233;r&#234;ts et qui sont hyper puissants. Par cons&#233;quent, les m&#234;mes causes produisent les m&#234;mes effets. L'instabilit&#233; financi&#232;re persiste et comme les dettes publiques ne font plus qu'augmenter dans tous les pays d&#233;velopp&#233;s, nous nous trouvons avec la menace croissante d'une explosion de la bulle des obligations. Les dettes sont constitu&#233;es par des obligations financi&#232;res et, comme la dette augmente, il y a un moment o&#249; la bulle explosera et nous aurons un cataclysme financier plus grave que ceux v&#233;cus jusqu'&#224; pr&#233;sent, puisque les &#201;tats, gr&#226;ce &#224; leurs politiques de rigueur fiscale, ne pourront pas intervenir. Rien n'a chang&#233; dans logique profonde de la globalisation des march&#233;s et on n'a pas, non plus, voulu casser l'oligopole. Il semble &#233;vident que toutes les conditions sont r&#233;unies pour que nous ayons un autre cataclysme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous r&#233;v&#233;lez aussi un fait qui para&#238;t &#234;tre de la science-fiction : cet oligopole a r&#233;ussi &#224; transformer la dette priv&#233;e en dette publique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, 2008, les grandes banques d&#233;tenaient les produits toxiques, mais, au lieu de restructurer ces banques, au lieu de les faire payer pour les cons&#233;quences des effets de leur comportement, les &#201;tats sont intervenus pour recapitaliser ces banques ou pour les nationaliser. Enfin, ces obligations qui repr&#233;sentaient une dette priv&#233;e se sont transform&#233;es en dette publique. Les contribuables ont pay&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que c'est la premi&#232;re fois dans l'histoire de l'humanit&#233; que le rapport de forces entre le priv&#233; et le public s'inverse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re fois que nous avons un monde aussi globalis&#233; o&#249; les capitaux peuvent se d&#233;placer d'un c&#244;t&#233; vers l'autre de la plan&#232;te &#224; la vitesse de la lumi&#232;re, et o&#249; il y a des acteurs si puissants en face des &#201;tats. Dans le pass&#233;, il y a eu des confrontations entre le pouvoir financier et le pouvoir politique, mais c'est la premi&#232;re fois dans l'histoire que cette confrontation a lieu &#224; l'&#233;chelle mondiale. C'est la nouveaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors r&#233;volution, mobilisation citoyenne... Par o&#249; aller avec une soci&#233;t&#233; globale qui a perdu sa puissance, sa capacit&#233; d'action d&#233;cisive, qui a troqu&#233; sa conscience d&#233;mocratique et citoyenne en &#233;change du nouveau statut de consommateur plan&#233;taire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, ce qui va se passer c'est que, si rien n'est fait, il y aura une nouvelle crise financi&#232;re. Et cette attitude passive, apathique, peut g&#233;n&#233;rer d' &#233;normes perturbations dont les effets politiques et sociaux seraient pr&#233;cis&#233;ment dramatiques parce que cette perturbation n'a pas &#233;t&#233; anticip&#233;e par les forces politiques et sociales. Bien s&#251;r, des mobilisations citoyennes sont requises. Ce ne sera pas facile. Regardez ce qui est arriv&#233; en Gr&#232;ce, avec le Premier ministre Alexis Tsipras et le parti Syriza. Les blocages pour changer la relation entre le politique et l'&#233;conomique ont &#233;t&#233; gigantesques. L'histoire n'est pas encore finie. Nous avons vu un gouvernement accepter un accord auquel il ne croit pas. Cela nous montre jusqu'&#224; quel point la d&#233;mocratie est mise en question ! En Espagne, avec le mouvement &lt;i&gt;Podemos&lt;/i&gt;, peut-&#234;tre la m&#234;me chose va se passer . Je ne crois pas que l'on peut dire &#224; l'avance que les mobilisations citoyennes vont initier les changements que nous attendons. Peut-&#234;tre, avec les r&#233;seaux sociaux et les mouvements, on pourra esp&#233;rer le commencement d'un processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il manque une parole politique forte capable de synth&#233;tiser le monde d'aujourd'hui et, aussi, de lancer la consigne capable d'ouvrir le chemin de changements r&#233;els. Les contradictions que nous avons vues en Gr&#232;ce sont le point d'incandescence de ces questions. Rien n'est fini. Comme on dit de fa&#231;on populaire : si nous la Saison 1 en Gr&#232;ce nous a plu, nous allons adorer la Saison 2 ! Il est certain que sans une action collective nous ne sortirons pas de cela. Comment imaginer ce qui vient, comment retourner ce rapport totalement in&#233;gal de forces entre les puissances bancaires et les &#201;tats affaiblis ? Je reconnais que la d&#233;mocratie est en danger, mais je crois que l'unique solution passe par une reconqu&#234;te politique qui peut prendre plusieurs formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, les &#201;tats ont progressivement abandonn&#233; leur souverainet&#233; politique, mon&#233;taire et budg&#233;taire. Nous devons prendre en consid&#233;ration la r&#233;alit&#233; de la globalisation du monde. Les &#201;tats doivent r&#233;cup&#233;rer leur marge de man&#339;uvre, leur souverainet&#233;, mais dans un cadre organis&#233;, &#224; une &#233;chelle plan&#233;taire. Cela suppose que les &#201;tats agissent collectivement en organisant, par exemple, une grande conf&#233;rence de type &lt;i&gt;Bretton Woods&lt;/i&gt; (1944). Un autre chemin, c'est que les citoyens poussent les &#201;tats &#224; agir, dans le monde entier, &#224; travers diff&#233;rents mouvements. Cependant, avant tout, ces options supposent que l'on prenne conscience de l'&#233;tat du monde, des rapports de force existants. Il est indispensable que le politique revienne au premier plan de la gestion des affaires &#233;conomiques. La monnaie doit &#234;tre un bien public et non un bien priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En somme, il s'agirait d'endormir le consommateur et de r&#233;veiller le citoyen mondialis&#233;. Dans ce contexte, la crise grecque est l'explosion visible de la d&#233;gradation de la d&#233;mocratie occidentale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grecs ont quelque chose de tr&#232;s fort dans leur histoire mill&#233;naire : ils ont toujours eu le sens du politique. Depuis les d&#233;buts de la d&#233;mocratie en Gr&#232;ce, les d&#233;bats ont toujours &#233;t&#233; tr&#232;s riches, m&#234;me violents. Ceci est ce qu'il faut r&#233;veiller aujourd'hui dans le monde. Les grecs montrent comment faire de la politique. Nous nous trouvons dans un &#233;tat d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/subnotas/278454-73763-2015-08-02.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;LES 28 BANQUES QUI COMPOSENT L'OLIGOPOLE&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J. P. Morgan Chase
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Bank of America
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Citigroup
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
HSBC
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Deutsches Bank
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Groupe Cr&#233;dit Agricole
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
BNP Paribas
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Barclays PLC
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Mitsubishi Ufjfg
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Bank of China
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Royal Bank of Scotland
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Morgan Stanley
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Goldman Sachs
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Mizuho FG
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Santander
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
ING Bank
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
BPCE
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Wells Fargo
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Sumitomo Mitsui FG
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
UBS
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Unicr&#233;dit Group
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Cr&#233;dit Suisse
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Nordea
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
BBVA
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Standart Chartered
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Bank of New York Mekon
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
State Street&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
El balance total de estos bancos es de &lt;strong&gt;50.341 millones&lt;/strong&gt; de d&#243;lares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eduardo Febbro&lt;/strong&gt; para &lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; desde Par&#237;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-278454-2015-08-02.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 2 de Agosto de 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit du fran&#231;ais pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/El-oligopolio-bancario-actua-como-una-banda-organizada&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la Diaspora Latinoamericaine&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/L-oligopole-bancaire-agit-comme-une-bande-organisee&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la Diaspora Latinoamericaine&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 3 ao&#251;t 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Banques contre Peuples : les dessous d'un match truqu&#233; ! (5e partie)</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Banques-contre-Peuples-les-dessous-d-un-match-truque-5e-partie</link>
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		<dc:date>2013-02-17T23:09:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric Toussaint *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Pour faciliter le financement, les garanties et l'instantan&#233;it&#233; de tout ce commerce, le volume des transactions financi&#232;res devait, lui, cro&#238;tre encore plus vite que le commerce lui-m&#234;me. Il fallait inventer des formes enti&#232;rement nouvelles de finance, d&#233;velopper des d&#233;riv&#233;s de cr&#233;dit, des titres garantis, des achats de p&#233;trole &#224; terme et autres, qui font que le syst&#232;me commercial mondial fonctionne beaucoup plus efficacement. A maints &#233;gards, l'apparente stabilit&#233; de notre commerce et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Pour faciliter le financement, les garanties et l'instantan&#233;it&#233; de tout ce commerce, le volume des transactions financi&#232;res devait, lui, cro&#238;tre encore plus vite que le commerce lui-m&#234;me. Il fallait inventer des formes enti&#232;rement nouvelles de finance, d&#233;velopper des d&#233;riv&#233;s de cr&#233;dit, des titres garantis, des achats de p&#233;trole &#224; terme et autres, qui font que le syst&#232;me commercial mondial fonctionne beaucoup plus efficacement. A maints &#233;gards, l'apparente stabilit&#233; de notre commerce et de notre syst&#232;me financier mondiaux r&#233;affirment le principe, &#233;nonc&#233; par Adam Smith en 1776, simple et v&#233;rifi&#233; par l'Histoire : le libre commerce d'individus travaillant pour leur int&#233;r&#234;t conduit &#224; une &#233;conomie croissante et stable. &#187; Alan Greenspan |1|&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'innovation financi&#232;re pr&#233;sent&#233;e par Alan Greenspan comme une panac&#233;e a fait un grand flop tout en provoquant des d&#233;g&#226;ts &#233;conomiques et sociaux tr&#232;s graves, sans oublier les atteintes aux droits d&#233;mocratiques des citoyennes et citoyens que la dictature des march&#233;s et les oukases de la Tro&#239;ka en Europe impliquent. Les trait&#233;s europ&#233;ens et la politique concr&#232;te des gouvernements successifs rognent progressivement les droits d&#233;mocratiques conquis par les peuples : le pouvoir l&#233;gislatif est soumis &#224; l'ex&#233;cutif, le Parlement europ&#233;en est le cache sexe de la Commission europ&#233;enne, les choix des &#233;lecteurs sont de moins en moins respect&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernants se retranchent derri&#232;re les trait&#233;s afin de reprendre la rengaine de Margaret Thatcher : il n'y a pas d'alternative (TINA, &lt;i&gt;There Is No Alternative&lt;/i&gt;) &#224; l'aust&#233;rit&#233; et au remboursement de la dette. Pendant ce temps, ils font le maximum d'une part pour porter atteinte aux droits &#233;conomiques et sociaux conquis au cours de 20e si&#232;cle (voir la partie 3 de cette s&#233;rie) et d'autre part pour emp&#234;cher qu'une nouvelle crise bancaire majeure ne survienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ils ne prennent aucune mesure contraignante s&#233;rieuse pour imposer aux banques et aux autres institutions financi&#232;res une nouvelle discipline. Les banques n'ont pas r&#233;ellement assaini leurs comptes depuis 2007-2008. Pis, elles sont tr&#232;s actives dans le d&#233;veloppement de nouvelles bulles et dans la fabrication de nouveaux produits structur&#233;s. Dans cette partie |2|, sont pass&#233;s en revue les acrobaties des banques pour se financer, leur d&#233;pendance quasi-totale &#224; l'&#233;gard des aides publiques, les bulles sp&#233;culatives en progression, les innovations financi&#232;res sp&#233;culatives, les effets d&#233;sastreux produits par le syst&#232;me bancaire actuel notamment dans le domaine de la crise alimentaire ainsi que les nouveaux risques que son mode de fonctionnement fait courir aux peuples |3|. (...) &lt;a href=&#034;http://cadtm.org/Les-banques-ces-colosses-aux-pieds&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Lire la suite&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8504 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/Les_banques_ces_colosses_aux_pieds_d_argile.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 625.2 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Les banques, ces colosses aux pieds d'argile
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;ric Toussaint&lt;/strong&gt;, 30 janvier 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;strong&gt;Eric Toussaint&lt;/strong&gt;, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; l'universit&#233; de Li&#232;ge, est pr&#233;sident du CADTM Belgique (Comit&#233; pour l'annulation de la dette du tiers-monde, &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.cadtm.org&lt;/a&gt;) et membre du conseil scientifique d'ATTAC France. Il a &#233;crit, avec Damien Millet, AAA. Audit Annulation Autre politique, Seuil, Paris, 2012.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Banco Macro Bansud sur les rangs pour racheter Banco Bisel</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Banco-Macro-Bansud-sur-les-rangs-pour-racheter-Banco-Bisel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Banco-Macro-Bansud-sur-les-rangs-pour-racheter-Banco-Bisel</guid>
		<dc:date>2006-03-31T14:20:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Banco Macro Bansud, envisage d'acheter Banco Bisel SA, qui va &#234;tre mise aux ench&#232;res par Banco de la Nacion. Banco Bisel fut la filiale du Cr&#233;dit Agricole SA est aujourd'hui administr&#233;e par Banco Nacion depuis que le groupe fran&#231;ais a quitt&#233; brutalement le pays en Mai 2002, laissant en plan salari&#233;s et &#233;pargnants (voir El Correo : [Le cr&#233;dit agricole plante l'Argentine] .) &lt;br class='autobr' /&gt;
Banco Macro Bansur a d&#233;j&#224; rachet&#233; Banco Suquia, &#233;galement ex filiale du Cr&#233;dit Agricole. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'acqu&#233;reur se serait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Banco Macro Bansud, envisage d'acheter Banco Bisel SA, qui va &#234;tre mise aux ench&#232;res par Banco de la Nacion. Banco Bisel fut la filiale du Cr&#233;dit Agricole SA est aujourd'hui administr&#233;e par Banco Nacion depuis que le groupe fran&#231;ais a quitt&#233; brutalement le pays en Mai 2002, laissant en plan salari&#233;s et &#233;pargnants (voir El Correo : &lt;strong&gt;[&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Le-Credit-Agricole-plante-l&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cr&#233;dit agricole plante l'Argentine&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;]&lt;/strong&gt; .)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Banco Macro Bansur a d&#233;j&#224; rachet&#233; Banco Suquia, &#233;galement ex filiale du Cr&#233;dit Agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'acqu&#233;reur se serait une fa&#231;on d'accro&#238;tre son portefeuille de clients et de pr&#234;ts, qui ont augment&#233; en Argentine de 50% en 2006, il est &#233;galement int&#233;ress&#233; par la client&#232;le des exploitations agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des banques argentines ont renou&#233; avec les profits l'an dernier gr&#226;ce aux pr&#234;ts , alors que l'&#233;conomie connu sa troisi&#232;me ann&#233;e de croissance &#224; 8%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Correo 31 mars 2006&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La 9e chambre du TGI a estim&#233; qu'il n'y avait &#034;Pas de pr&#233;judice pour les clients&#034; apr&#232;s que le Cr&#233;dit Agricole les ait abandonn&#233; &#224; leur sort et que soient perdues toutes leurs &#233;conomies.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-9e-chambre-du-TGI-a-estime-qu-il-n-y-avait-Pas-de-prejudice-pour-les-clients-apres-que-le-Credit-Agricole-les-ait-abandonne-a-leur-sort</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/La-9e-chambre-du-TGI-a-estime-qu-il-n-y-avait-Pas-de-prejudice-pour-les-clients-apres-que-le-Credit-Agricole-les-ait-abandonne-a-leur-sort</guid>
		<dc:date>2005-01-12T20:37:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Une quarantaine de clients argentins d'une filiale du Cr&#233;dit agricole qui demandaient &#224; la banque fran&#231;aise r&#233;paration de son comportement lors de la crise financi&#232;re de 2001-2002, ont &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;s mercredi par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Trente-sept clients de la Banco Bisel sur quelque 280.000 avaient saisi la justice fran&#231;aise, estimant que la &#034;banque verte&#034; les avait entretenus dans l'id&#233;e que sa filiale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une quarantaine de clients argentins d'une filiale du Cr&#233;dit agricole qui demandaient &#224; la banque fran&#231;aise r&#233;paration de son comportement lors de la crise financi&#232;re de 2001-2002, ont &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;s mercredi par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Trente-sept clients de la Banco Bisel sur quelque 280.000 avaient saisi la justice fran&#231;aise, estimant que la &#034;banque verte&#034; les avait entretenus dans l'id&#233;e que sa filiale argentine n'aurait pas &#224; subir les effets de la crise financi&#232;re argentine de fin 2001-d&#233;but 2002, du fait de son assise internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La 9e chambre du TGI, pr&#233;sid&#233;e par Christian Hours, a d&#233;bout&#233; &#034;les demandeurs de l'ensemble de leurs pr&#233;tentions&#034;, estimant notamment qu'ils ne d&#233;montraient pas avoir subi un v&#233;ritable pr&#233;judice &#224; cause du d&#233;part pr&#233;cipit&#233; du Cr&#233;dit agricole d'Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait du retrait du Cr&#233;dit agricole, les activit&#233;s de Bisel sont pass&#233;es en mai 2002 sous le contr&#244;le de Banco Nacion, la premi&#232;re banque du pays et les &#233;pargnants se plaignent de ne pas avoir pu retrouver leurs avoirs, au sein de la Nuevo Banco Bisel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La preuve n'est pas rapport&#233;e de la r&#233;alit&#233; des dommages all&#233;gu&#233;s dans la mesure o&#249; il n'est pas &#233;tabli que les sommes transf&#233;r&#233;es dans les livres de la Nuevo Banco Bisel soient irrecouvrables&#034;, affirme le jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PARIS, 12 jan 2005 (AFP) -&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jugement Clients argentins / Cr&#233;dit Agricole </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Jugement-Clients-argentins-Credit-Agricole</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Jugement-Clients-argentins-Credit-Agricole</guid>
		<dc:date>2005-01-12T09:03:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, mercredi 12 janvier, le tribunal de Grande instance (TGI) de Paris doit rendre son jugement dans le proc&#232;s opposant le Cr&#233;dit agricole et une quarantaine d'anciens clients de sa filiale argentine, Banco Bisel. L'audience a eu lieu le 10 novembre dernier. &lt;br class='autobr' /&gt; El Correo, 11 janvier 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;but mai 2003, trente-sept clients de Banco Bisel ont d&#233;cid&#233; de saisir la justice fran&#231;aise estimant que le Cr&#233;dit agricole les avait entretenus dans l'id&#233;e que sa filiale n'aurait pas &#224; subir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, mercredi 12 janvier, le tribunal de Grande instance (TGI) de Paris doit rendre son jugement dans le proc&#232;s opposant le Cr&#233;dit agricole et une quarantaine d'anciens clients de sa filiale argentine, Banco Bisel. L'audience a eu lieu le 10 novembre dernier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;El Correo, 11 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but mai 2003, trente-sept clients de Banco Bisel ont d&#233;cid&#233; de saisir la justice fran&#231;aise estimant que le Cr&#233;dit agricole les avait entretenus dans l'id&#233;e que sa filiale n'aurait pas &#224; subir les effets de la crise financi&#232;re argentine de fin 2001-d&#233;but 2002. Ils demandent environ 7,5 millions d'euros de dommages-int&#233;r&#234;ts en r&#233;paration du comportement fautif du Cr&#233;dit agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur d&#233;fenseur Ma&#238;tre Jean-Pierre Gastaud, a rappel&#233; lors du proc&#232;s du 10 novembre que le Cr&#233;dit agricole avait r&#233;alis&#233; &#034;une intense campagne de publicit&#233; autour de la s&#233;curit&#233; qu'elle garantissait aux clients qui viendraient placer leur argent chez Banco Bisel, du fait de son envergure mondiale&#034;. La banque fran&#231;aise n'a pas, au moment de la crise, respect&#233; cette promesse de s&#233;curit&#233; en se d&#233;sengageant brutalement de sa filiale et en fermant ses guichets du jours au lendemain : [&lt;i&gt;Voir El Correo : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Le-Credit-Agricole-plante-l&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le Credit Agricole plante l' Argentine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alien Tort Claim Act (ATCA) : La justice US d&#233;boute les victimes de l'apartheid </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Alien-Tort-Claim-Act-ATCA-La-justice-US-deboute-les-victimes-de-l-apartheid</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Alien-Tort-Claim-Act-ATCA-La-justice-US-deboute-les-victimes-de-l-apartheid</guid>
		<dc:date>2004-12-03T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Les plaintes contre les multinationales, dont l'UBS et le Credit Suisse, accus&#233;es d'avoir soutenu l'ancien r&#233;gime sud-africain, ont &#233;t&#233; rejet&#233;es. Recours pr&#233;vu. &lt;br class='autobr' /&gt; Par Simon Petite ATS. Mercredi 1 D&#233;cembre 2004 Un juge f&#233;d&#233;ral du district de New York a rejet&#233; hier les plaintes civiles des victimes de l'apartheid contre des multinationales accus&#233;es d'avoir soutenu l'ancien r&#233;gime sud-africain. Vingt-trois banques et entreprises &#233;taient vis&#233;es, parmi lesquelles l'UBS et le Credit Suisse (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les plaintes contre les multinationales, dont l'UBS et le Credit Suisse, accus&#233;es d'avoir soutenu l'ancien r&#233;gime sud-africain, ont &#233;t&#233; rejet&#233;es. Recours pr&#233;vu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Simon Petite&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; ATS. Mercredi 1 D&#233;cembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un juge f&#233;d&#233;ral du district de New York a rejet&#233; hier les plaintes civiles des victimes de l'apartheid contre des multinationales accus&#233;es d'avoir soutenu l'ancien r&#233;gime sud-africain. Vingt-trois banques et entreprises &#233;taient vis&#233;es, parmi lesquelles l'UBS et le Credit Suisse Group. Les plaignants accusaient ces soci&#233;t&#233;s de complicit&#233; dans les crimes commis par le r&#233;gime s&#233;gr&#233;gationniste. De passage &#224; Gen&#232;ve en septembre dernier, l'avocat sud-africain Charles Abrahams avait expliqu&#233; : &#171; Dans les ann&#233;es 80, les banques suisses sont venues au secours du r&#233;gime de l'apartheid. &#187; Selon lui, Pretoria &#233;tait alors coup&#233; des canaux de la finance internationale et n'aurait pas pu tenir longtemps. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fujitsu et IBM sont pour leur part accus&#233;s d'avoir fourni la technologie n&#233;cessaire pour contr&#244;ler, ficher et r&#233;primer la population noire. Quant aux compagnies p&#233;troli&#232;res (Shell, Exxon, BP, Total-Elf-Fina, entre autres), il leur est reproch&#233; d'avoir viol&#233; l'embargo international en vigueur &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge John Sprizzo a rejet&#233; la demande des plaignants en arguant d'un manque de preuve. &#171; Bien qu'il soit clair que les actions commises durant le r&#233;gime de l'apartheid &#233;taient r&#233;pugnantes et que la d&#233;cision des compagnies cit&#233;es de faire des affaires avec ce r&#233;gime soit moralement suspecte (...) il est du devoir de la cour d'appliquer la loi et non de faire respecter un id&#233;al moral &#187;, a-t-il estim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relevant plusieurs &#171; oublis &#187; dans le raisonnement de la cour, Charles Abrahams nous a annonc&#233; par t&#233;l&#233;phone qu'il ferait recours. Avec son homologue &#233;tasunien Michael Hausfeld, l'avocat d&#233;fend 87 victimes de l'apartheid : proches de disparus, bless&#233;s par des tirs lors de manifestations, personnes tortur&#233;es... &#171; Toutes des victimes directes de l'apartheid &#187;, insiste Charles Abrahams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ed Fagan, lui, a introduit des plaintes en juin 2002, pour le compte de milliers de citoyens sud-africains. Des plaintes &#233;galement repouss&#233;es hier par le juge Sprizzo. Rendu c&#233;l&#232;bre par l'affaire des fonds en d&#233;sh&#233;rence, l'avocat avait fait para&#238;tre des annonces dans la presse sud-africaine pour trouver des victimes de l'apartheid...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre l'UBS et le Credit Suisse, la liste des entreprises vis&#233;es par M. Fagan comprenait Novartis, EMS, Holcim, Nestl&#233;, Unaxis et Sulzer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Hier, l'avocat a d&#233;nonc&#233; la d&#233;cision du juge Sprizzo qu'il a qualifi&#233;e de &#171; discriminatoire &#187;. &#171; Je suis triste de constater que le tribunal a refus&#233; de reconna&#238;tre que les droits des Africains devraient &#234;tre examin&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on que l'ont &#233;t&#233; les droits des victimes de l'Holocauste &#187;, a-t-il dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LOI UNIQUE AU MONDE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les actions en justice avaient &#233;t&#233; entam&#233;es au nom des dispositions de l'Alien Tort Claim Act (ATCA). Cette loi unique au monde permet aux victimes d'atteintes aux droits de l'homme de porter plainte aux Etats-Unis m&#234;me si ces torts sont le fait d'entreprises ou de citoyens &#233;trangers. Condition indispensable pour poursuivre les firmes : qu'elles poss&#232;dent un si&#232;ge ou une filiale sur sol &#233;tasunien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Proc&#232;s des clients argentins contre le Cr&#233;dit Agricole</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Proces-des-clients-argentins-contre-le-Credit-Agricole</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Proces-des-clients-argentins-contre-le-Credit-Agricole</guid>
		<dc:date>2004-11-10T12:15:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Une quarantaine de clients d'une filiale argentine du Cr&#233;dit agricole, Banco Bisel, poursuivaient mercredi la banque fran&#231;aise devant le tribunal de grande instance de Paris, demandant r&#233;paration de son comportement lors de la crise du syst&#232;me financier argentin. &lt;br class='autobr' /&gt;
La 9e chambre du TGI, pr&#233;sid&#233;e par Christian Hours, rendra son jugement le 12 janvier. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;but mai 2003, trente-sept clients de Banco Bisel sur les quelque 280.000 que compte cette banque, avaient d&#233;cid&#233; de saisir la justice (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une quarantaine de clients d'une filiale argentine du Cr&#233;dit agricole, Banco Bisel, poursuivaient mercredi la banque fran&#231;aise devant le tribunal de grande instance de Paris, demandant r&#233;paration de son comportement lors de la crise du syst&#232;me financier argentin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La 9e chambre du TGI, pr&#233;sid&#233;e par Christian Hours, rendra son jugement le 12 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but mai 2003, trente-sept clients de Banco Bisel sur les quelque 280.000 que compte cette banque, avaient d&#233;cid&#233; de saisir la justice fran&#231;aise estimant que le Cr&#233;dit agricole les avait entretenus dans l'id&#233;e que sa filiale n'aurait pas &#224; subir les effets de la crise financi&#232;re argentine de fin 2001-d&#233;but 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Me Jean-Pierre Gastaud, l'avocat des &#233;pargnants dont certains &#233;taient venus assister &#224; l'audience, le Cr&#233;dit agricole a r&#233;alis&#233; &#034;une intense campagne de publicit&#233; autour de la s&#233;curit&#233; qu'elle garantissait aux clients qui viendraient placer leur argent chez Banco Bisel, du fait de son envergure mondiale&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, lors de la crise, la banque fran&#231;aise n'a pas respect&#233; cette promesse de s&#233;curit&#233; en se d&#233;sengageant de sa filiale et donc tromp&#233; la confiance de ses clients, a-t-il fait valoir &#224; l'audience, r&#233;clamant au titre du pr&#233;judice pour ses clients environ 7,5 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;A la fin des ann&#233;es 90, le Cr&#233;dit agricole est peu &#224; peu mont&#233; en puissance en Argentine faisant passer sa participation dans le capital de Banco Bisel de 16 &#224; 70%, puis, brutalement, lors du week-end du 18 mai 2002, il d&#233;cide de se retirer&#034;, a rappel&#233; Me Gastaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La banque Bisel, comme tous les autres &#233;tablissements bancaires argentins, a d&#251; faire face &#224; une crise de tr&#233;sorerie cons&#233;cutive au chaos r&#233;gnant dans le syst&#232;me financier apr&#232;s la mise en place en d&#233;cembre 2001 des restrictions bancaires par Buenos Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait du retrait du Cr&#233;dit agricole, les activit&#233;s de Bisel sont pass&#233;es en mai 2002 sous le contr&#244;le de Banco Nacion, la premi&#232;re banque du pays et les &#233;pargnants se plaignent de ne pas avoir pu retrouver leurs avoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de partir, le Cr&#233;dit agricole aurait pu choisir de &#034;renforcer les fonds propres de sa filiale&#034;, a-t-il soulign&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ils sont partis comme des voleurs&#034;, a expliqu&#233; &#224; quelques journalistes, peu apr&#232;s l'audience, Emma Coso, la porte-parole du groupe des 37 &#233;pargnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il y a plein de cas o&#249; ce d&#233;part a &#233;t&#233; dramatique&#034;, a-t-elle affirm&#233;, racontant l'histoire d'un p&#232;re de famille d&#233;c&#233;d&#233; des suites d'une maladie pour n'avoir pu r&#233;cup&#233;rer les fonds qu'il avait plac&#233;s &#224; la banque afin d'assurer ses d&#233;penses m&#233;dicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'avocat du Cr&#233;dit agricole, la banque fran&#231;aise n'avait &#034;pas d'obligation &#224; garantir la filiale&#034;. Par ailleurs, a-t-il soulign&#233;, les clients &#034;ne d&#233;montrent rien du pr&#233;judice qu'ils ont subi&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les &#233;pargnants ne prouvent pas qu'ils n'ont pas pu retirer leur argent&#034; apr&#232;s le d&#233;part du Cr&#233;dit agricole, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AFP. Paris, le 10 novembre 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le proc&#232;s &#224; Paris des clients argentins au Cr&#233;dit Agricole. Le 10 novembre 2004</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-proces-a-Paris-des-clients-argentins-au-Credit-Agricole-Le-10-novembre-2004</link>
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		<dc:date>2004-10-07T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Carlos Debiasi</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 10 novembre prochain se tiendra au Tribunal de Grande Instance de Paris le proc&#232;s qui oppose les clients argentins du Cr&#233;dit Agricole, d&#233;fendus par Ma&#238;tre Jean-Pierre Gastaud, avocat au barreau de Paris, et le Cr&#233;dit Agricole. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une quarantaine de clients de Banco Bisel, ancienne filiale en Argentine du Cr&#233;dit Agricole ont, il y a un peu plus d'un an, saisi la justice fran&#231;aise, &#224; travers le Tribunal de Grande Instance de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rappel des faits &lt;br class='autobr' /&gt;
En Mai 2002, le Cr&#233;dit Agricole a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 10 novembre prochain se tiendra au Tribunal de Grande Instance de Paris le proc&#232;s qui oppose les clients argentins du Cr&#233;dit Agricole, d&#233;fendus par Ma&#238;tre Jean-Pierre Gastaud, avocat au barreau de Paris, et le Cr&#233;dit Agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une quarantaine de clients de Banco Bisel, ancienne filiale en Argentine du Cr&#233;dit Agricole ont, il y a un peu plus d'un an, saisi la justice fran&#231;aise, &#224; travers le Tribunal de Grande Instance de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rappel des faits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Mai 2002, le Cr&#233;dit Agricole a d&#233;cid&#233; de fermer brutalement l'activit&#233; de sa filiale argentine Banco Bisel, arguant de la crise que traversait le pays. A cette &#233;poque, l'&#233;tablissement est confront&#233; &#224; une crise de tr&#233;sorerie -compte tenu du contexte financier difficile du pays et de la mise en place du Corralito- tout comme d'autres &#233;tablissements bancaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cr&#233;dit Agricole d&#233;cide alors de plier bagage du jour au lendemain sans avertir ni le personnel argentin de ses trois banques (Bisel, Suquia et Bersa), soit 6000 salari&#233;s, ni ses clients (200.000 comptes). Ceux-ci trouvent portes closes. Le personnel fran&#231;ais des filiales du Cr&#233;dit Agricole a quitt&#233; le pays le 18 mai dans la plus grande clandestinit&#233;. A partir du 21 mai, il &#233;tait impossible &#224; n'importe quel client de la banque d'avoir acc&#232;s &#224; son compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de familles argentines d&#233;tenant leur &#233;pargne dans les filiales du Cr&#233;dit Agricole ont ainsi perdu l'essentiel de leurs &#233;conomies. Derri&#232;re cette affaire de v&#233;ritables drames humains se sont d&#233;roul&#233;s parmi certains &#233;pargnants enti&#232;rement ruin&#233;s, ce qui les a conduits parfois &#224; des actes d&#233;sesp&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les manquements du Cr&#233;dit Agricole&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cr&#233;dit Agricole n'a pas cherch&#233; &#224; renforcer les fonds propres de sa filiale, comme l'ont fait d'autres &#233;tablissements bancaires europ&#233;ens en proie aux m&#234;mes difficult&#233;s, &#224; commencer par la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale. Il n'a pas non plus cherch&#233; &#224; mettre en place une liquidation amiable, ce qui aurait permis &#224; ses clients la restitution de l'&#233;pargne d&#233;pos&#233;e. Devant la d&#233;cision unilat&#233;rale du groupe fran&#231;ais de fermer boutique, l'article 35 bis de la loi sur les institutions argentines a &#233;t&#233; appliqu&#233; par la Banque Centrale Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les clients argentins de Banco Bisel estiment donc que la banque fran&#231;aise les a v&#233;ritablement tromp&#233;s, et r&#233;clament des dommages et int&#233;r&#234;ts. Durant des ann&#233;es, la communication de Banco Bisel a mis en avant, pour attirer la client&#232;le argentine, ses liens &#233;troits avec le Cr&#233;dit Agricole, banque de statut mondial, pr&#233;sentant des garanties de solvabilit&#233; et de liquidit&#233;. Les d&#233;clarations des responsables du Cr&#233;dit Agricole allaient &#224; l'&#233;poque dans ce sens. Fort de cela, des milliers de clients argentins ont fait confiance &#224; la Banque Verte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cr&#233;dit Agricole a donc entretenu aupr&#232;s des clients de Banco Bisel la croyance qu'ils b&#233;n&#233;ficiaient des garanties d'une grande banque fran&#231;aise - au m&#234;me titre finalement que les clients fran&#231;ais de cette banque- et du jour au lendemain cette banque a d&#233;nonc&#233; des liens autrefois t&#233;nus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'image de la France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure o&#249; en France, on d&#233;nonce les patrons ind&#233;licats qui ferment ou d&#233;m&#233;nagent en catimini leur entreprise, on ne peut que d&#233;noncer le fait qu'une grande banque fran&#231;aise ait eu &#224; l'&#233;tranger une attitude aussi peu exemplaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette affaire illustre bien les d&#233;rives de la mondialisation : certains groupes multinationationaux n'h&#233;sitent pas &#224; investir dans un pays qui offre des perspectives attrayantes, profitent ainsi de leur renom international pour s&#233;duire une client&#232;le locale, et &#224; la premi&#232;re crise d&#233;laissent ce pays sans plus d'&#233;gard, sans m&#234;me respecter le cadre juridique local. Ce qui en l'occurrence n'honore pas l'image de la France &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Correo. Paris, 7 octobre 2004&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contacts des clients en Argentine :&lt;/strong&gt; Enzo Mariani &lt;a href=&#034;mailto:mariani@arnet.com.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;mariani@arnet.com.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En France El Correo :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;mailto:elcorreo@elcorreo.eu.org&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;elcorreo@elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour contacter Mr et Mme Mariani&lt;/strong&gt; entre le 7 et le 18 novembre laisser un message &#224; leur h&#244;tel : &lt;strong&gt;01 45 48 84 07&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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