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	<title>El Correo</title>
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		<title>40 ans apr&#232;s. Juger les violences sexuelles commises pendant le terrorisme d'Etat en Uruguay</title>
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		<dc:creator>Estelle Leroy-Debiasi *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois dans un pays d'Am&#233;rique latine qui a subi le terrorisme d'Etat et la dictature, une plainte a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e concernant les violences sexuelles subies par les femmes prisonni&#232;res. Faire reconnaitre ces crimes comme imprescriptibles et non-amnistiables demeure un combat. &lt;br class='autobr' /&gt; C'&#233;tait le 28 octobre 2011, 28 femmes ex-prisonni&#232;res politiques ont port&#233; plainte contre plus d'une centaine de militaires qui ont particip&#233; &#224; la torture et aux violences sexuelles qu'elles ont subies (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Uruguay-338" rel="directory"&gt;Uruguay&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois dans un pays d'Am&#233;rique latine qui a subi le terrorisme d'Etat et la dictature, une plainte a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e concernant les violences sexuelles subies par les femmes prisonni&#232;res. Faire reconnaitre ces crimes comme imprescriptibles et non-amnistiables demeure un combat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait le 28 octobre 2011, 28 femmes ex-prisonni&#232;res politiques ont port&#233; plainte contre plus d'une centaine de militaires qui ont particip&#233; &#224; la torture et aux violences sexuelles qu'elles ont subies durant la dictature et le terrorisme d'Etat en Uruguay. Ces plaintes portent sur des actes qui se sont d&#233;roul&#233;s dans vingt lieux de d&#233;tention entre 1972 et 1985.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour y parvenir, ce fut un tr&#232;s long et tr&#232;s douloureux chemin qu'ont du parcourir ces femmes meurtries au plus profonds de leur chair. Comment formuler et dire l'indicible. Tel fut leur ultime d&#233;fi apr&#232;s avoir du subir des actes de barbaries aussi violents, trente ans auparavant. Briser le silence. Sur le groupe de 60 femmes, seules 28 ont pu aller au bout de leur combat apr&#232;s plus de deux de rencontres et d'&#233;changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des juges mal pr&#233;par&#233;s, instruisant ces plaintes entre deux d&#233;lits de droits communs, sans aucune formation, mettant vite les victimes en position de coupables d'avoir &#233;t&#233; &#171; l&#224; bas &#187; &#224; cette &#233;poque l&#224;, ou trop jeunes ignorant une partie de l'histoire, ou pire ayant peur pour leur carri&#232;re et donc r&#233;ticents &#224; instruire ce type de plaintes... comme en a t&#233;moign&#233; de fa&#231;on bouleversante Yvonne Klinder Larnaudie, ex prisonni&#232;re, lors d'une r&#233;cente conf&#233;rence organis&#233;e notamment par les associations &#171; &lt;a href=&#034;http://donde-estan.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Donde Estan&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ? &#187; et &#171; &lt;a href=&#034;https://www.justice-paix.cef.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Justice et Paix&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187; sur le th&#232;me &#171; Lutter contre l'oubli, lib&#233;rer la parole &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crimes de violences sexuelles perp&#233;tr&#233;s durant le terrorisme d'Etat doivent &#234;tre d&#233;clar&#233;s comme des crimes contre l'humanit&#233; et donc imprescriptibles et non amnistiables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors que 40 ans ont pass&#233; depuis l'arriv&#233;e de la dictature en Uruguay, la justice a du mal &#224; avancer sur les proc&#232;s li&#233;s aux exactions commises durant cette p&#233;riode. Une d&#233;cision la Cour Supr&#234;me, prise il y a quelques mois, va m&#234;me &#224; l'encontre du fonctionnement de la justice et du droit international (voir : &#171; &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-chemin-chaotique-des-proces-de-la-dictature-en-Uruguay&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le chemin chaotique des proc&#232;s de la dictature en Uruguay&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;), r&#233;tablissant l'impunit&#233;, en d&#233;clarant inconstitutionnels deux articles de la loi 18 831 permettant de juger les auteurs des crimes de la dictature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'expliquait, lors de cette conf&#233;rence, Madelon Aguerre, repr&#233;sentant le &lt;a href=&#034;https://www.serpaj.org.uy&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;SERPAJ&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; en Uruguay qui m&#232;ne une lutte active contre l'impunit&#233; aux cot&#233;s d'autres organisations depuis plus de trente ans, il faut lutter contre le silence de plomb qui est tomb&#233; sur la soci&#233;t&#233; uruguayenne et la volont&#233; de certains de tourner la page, de laisser faire la culture d'impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Car les actes barbares de torture commis sous la dictature ne l'&#233;taient plus &#224; un moment pour obtenir de l'information mais ont &#233;t&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;s et syst&#233;matis&#233;s pour faire r&#233;gner la peur et le silence et d&#233;truire &#224; jamais la population &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les g&#233;n&#233;rations futures ont le droit et le devoir de savoir ce qui s'est pass&#233;. C'est pourquoi l'Etat ne doit pas organiser l'oubli et qu'il faut faire obstacle au silence qu'on a voulu installer dans l'espace public. Le documentaire &#171; &lt;i&gt;Prison Libert&#233;&lt;/i&gt; &#187; r&#233;alis&#233;, par Lucia Wainberg, souligne bien le degr&#233; d'occultation de la soci&#233;t&#233; uruguayenne au niveau de la conscience collective, dans l'enseignement ou l'autocensure des m&#233;dias pendant ces derni&#232;res ann&#233;es, malgr&#233; le retour &#224; la d&#233;mocratie, il existe une sorte d' anesth&#233;sie de la m&#233;moire collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, comme le rappelle Louis Joinet, d&#233;fenseur des droits de l'homme, artisan de la convention des Nations Unies sur les disparitions forc&#233;es, apr&#232;s la d&#233;cision de la Cour Supr&#234;me, en Uruguay l'application de la loi est devenue un acte de r&#233;sistance dans un pays pourtant revenu &#224; la d&#233;mocratie&lt;/i&gt; &#187;. Il est donc n&#233;cessaire que des tribunaux sp&#233;cialis&#233;s soient cr&#233;es pour enqu&#234;ter et instruire ces dossiers, et que la justice puisse suivre son cours, avec l'appui du gouvernement uruguayen. En France, pour soutenir et faire conna&#238;tre le combat de ces 28 femmes ex-prisonni&#232;res, un comit&#233; de 28 &#171; Marraines &#187; vient d'&#234;tre cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Estelle Leroy-Debiasi&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/40-ans-apres-Juger-les-violences-sexuelles-commises-pendant-le-terrorisme-d-Etat-en&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 27 juin 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>40 ans apr&#232;s le coup d'Etat en Uruguay, la g&#233;n&#233;ration du silence.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/40-ans-apres-le-coup-d-Etat-en-Uruguay-la-generation-du-silence</link>
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		<dc:date>2013-06-27T15:47:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jorge Majfud *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A trois ans je suis mont&#233; sur la tour de contr&#244;le de la caserne Rivera, en Uruguay, et j'ai d&#233;clench&#233; les alarmes. Au cri de &#171; les tupas s'&#233;chappent &#187;, les militaires se sont d&#233;ploy&#233;s jusqu'&#224; ce qu'ils m'aient d&#233;couvert et m'ont cri&#233; &#171; Descends de l&#224;, fils de grande pute ! &#187;. Ceci je m'en rappelle bien. En revanche je ne me souvient pas , ce que racontait ma grand-m&#232;re et d'autres le r&#233;p&#233;taient, que je suis descendu f&#226;ch&#233; et que le milico m'a tra&#238;n&#233; par un bras. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela se passait durant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Uruguay-338" rel="directory"&gt;Uruguay&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A trois ans je suis mont&#233; sur la tour de contr&#244;le de la caserne Rivera, en Uruguay, et j'ai d&#233;clench&#233; les alarmes. Au cri de &#171; &lt;i&gt;les tupas&lt;/i&gt; s'&#233;chappent &#187;, les militaires se sont d&#233;ploy&#233;s jusqu'&#224; ce qu'ils m'aient d&#233;couvert et m'ont cri&#233; &#171; &lt;i&gt;Descends de l&#224;, fils de grande pute !&lt;/i&gt; &#187;. Ceci je m'en rappelle bien. En revanche je ne me souvient pas , ce que racontait ma grand-m&#232;re et d'autres le r&#233;p&#233;taient, que je suis descendu f&#226;ch&#233; et que le &lt;i&gt;milico&lt;/i&gt; m'a tra&#238;n&#233; par un bras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela se passait durant l'ann&#233;e 1973. J'avais connu auparavant la prison de &lt;i&gt;Salto&lt;/i&gt; et finalement celle de &lt;i&gt;Libertad&lt;/i&gt;, &#224; l'occasion des visites que ma famille faisait &#224; mon grand-p&#232;re, Ursino Albernaz, &#171; &lt;i&gt;le Lion chauve&lt;/i&gt; &#187;, le vieux rebelle, la brebis galeuse d'une famille de paysans conservateurs. Selon divers t&#233;moignages, le vieux a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; pour avoir donn&#233; &#224; manger dans sa ferme agricole &#224; des &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Tupamaros&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;tupamaros&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; en cavale. D&#232;s lors il a d&#251; supporter tout type de tortures, cagoul&#233; et frapp&#233; par certains de ses voisins de peu de rang ; avec les mains attach&#233;es par derri&#232;re, il a d&#251; &#233;viter les pains du d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre capitaine Nino Gavazzo, que m&#234;me les services d'intelligence des Etats-Unis d'Am&#233;rique (qui ont un historique honteux dans les dictatures de l'&#233;poque) ont emp&#234;ch&#233; d'entrer dans le pays en le qualifiant &#171; d'&lt;i&gt;ivrogne parleur&lt;/i&gt; &#187; quand on fut au courant de sa menace contre la vie du parlementaire US Edward Koch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces cours dans l'enfer, mon grand-p&#232;re est sorti avec un genou &#233;clat&#233; et quelques coups qui n'ont pas &#233;t&#233; aussi d&#233;molisseurs que ceux dont a d&#251; souffrir son fils cadet, Ca&#237;to, mort avant de voir la fin de ce qu'il appelait des &#171; &lt;i&gt;temps obscurs&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la prison &lt;i&gt;Libertad&lt;/i&gt; (la plus c&#233;l&#232;bre maison d'arr&#234;t de prisonniers politiques se nommait ainsi parce qu'elle &#233;tait dans une petite ville du m&#234;me nom, et non &#224; cause de l'incurable ironie du Rio de la Plata), l'oncle Ca&#237;to a confess&#233; &#224; sa m&#232;re qu'il avait &#233;t&#233; l&#224;, dans cette prison, o&#249; il avait &#233;t&#233; transform&#233; en ce pourquoi il avait &#233;t&#233; emprisonn&#233;. Ils parlaient toujours &#224; travers une vitre. Ensuite nous les enfants arrivions par une autre porte et sortions dans une cour &#171; &lt;i&gt;gentiment&lt;/i&gt; &#187; &#233;quip&#233;e de jeux pour enfants. L&#224;, se trouvait l'oncle, avec sa moustache lourde et son &#233;ternel sourire. Sa calvitie naissante et ses questions pu&#233;riles. Ils me choisissaient toujours pour m&#233;moriser les messages longs dont je me souviens encore, puisque depuis lors j'ai perdu la g&#233;n&#233;reuse capacit&#233; d'oublier. Entre les enfants se balan&#231;ant et se jetant des toboggans, je m'approchais de l'oncle et lui disait, &#224; voix tr&#232;s basse pour que le garde qui marchait pr&#232;s ne l'&#233;coute pas, le message que j'avais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oncle avait &#233;t&#233; tortur&#233; avec diff&#233;rentes techniques : dans la ville de Tacuaremb&#243; ils l'avaient submerg&#233; de fa&#231;on r&#233;p&#233;t&#233;e dans un cours d'eau, ils l'avaient tra&#238;n&#233; par un champ plein d'&#233;pines. Ils l'avaient enferm&#233; dans un cachot et, en lui montrant un sac banane ensanglant&#233;e, ils l'avaient inform&#233; qu'ils allaient le ch&#226;trer le jour suivant, raison pour laquelle il avait pass&#233; la nuit &#224; essayer de dissimuler ses testicules dans le ventre jusqu'&#224; les &#233;clater. Au jour suivant ils ne l'ont pas ch&#226;tr&#233;, mais ils ont dit &#224; son &#233;pouse qu'ils l'avaient fait, et qu'ainsi son conjoint flambant neuf n'allait d&#233;j&#224; plus lui servir ni de conjoint, ni de p&#232;re pour ses enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tante Marte est retourn&#233;e au domaine de ses beaux-p&#232;res et s'est tir&#233; un coup de feu dans la poitrine. Mon fr&#232;re et moi, ce jour de 1973 dans cette maison du domaine, &#224; Tacuaremb&#243;, jouions dans la cour &#224; c&#244;t&#233; d'une charrette. Quand nous avons entendu le coup, nous sommes all&#233;s voir ce qu'il se passait. Tante Marte &#233;tait allong&#233;e sur un lit et une tache couvrait sa poitrine. Sont ensuite entr&#233;es des personnes que je ne peux pas identifier &#224; tant de distance et qui nous ont oblig&#233; &#224; nous sortir de l&#224;. Mon fr&#232;re plus grand, il avait six ans a commenc&#233; &#224; se demander : &#171; &lt;i&gt;Pourquoi naissions-nous si nous devons mourir ?&lt;/i&gt; &#187;. La grand-m&#232;re Joaquina, qui &#233;tait une chr&#233;tienne in&#233;branlable que je n'ai jamais vue dans aucune &#233;glise, a dit que la mort n'est pas quelque chose de d&#233;finitif, mais seulement un pas vers le ciel. Except&#233; pour ceux qui se suicident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Alors tante Marte n'ira pas au ciel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Peut-&#234;tre pas &#8211;r&#233;pondait ma grand-m&#232;re, bien que cela personne ne le sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oncle Ca&#237;to est mort peu apr&#232;s &#234;tre sorti de &lt;i&gt;Libertad&lt;/i&gt;, en 1983, presque dix ans plus tard, quand il avait 39. Il &#233;tait malade du c&#339;ur. Il est mort pour cette raison ou par un accident inexplicable sur sa moto, une nuit, sur un chemin de terre isol&#233;, au milieu de la campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun n'a &#233;t&#233; un disparu. Aucun n'est mort lors d'une session de torture. Comme beaucoup, ils ont &#233;t&#233; simplement d&#233;truits par un syst&#232;me et par une culture de la barbarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le reste, ces enfants que nous avons &#233;t&#233;, nous continueront d'une certaine mani&#232;re li&#233;s &#224; cette barbarie jusqu'&#224; nos morts. Il nous reste, toutefois, la possibilit&#233; d'exercer notre libert&#233; de conscience et de faire quelque chose avec tout ce fumier, comme un agriculteur qui abonde un sol dans &#224; la recherche de quelque chose de plus beau et productif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 juillet 1973 eut lieu le coup d'&#201;tat civil-militaire qui a dur&#233; jusqu'&#224; 1985 et qui a pr&#233;c&#233;d&#233; le coup d'Etat au Chili le 11 septembre et celui de l'Argentine trois ans apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/A-cuarenta-anos-del-golpe-en-Uruguay-la-generacion-del-silencio&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/40-ans-apres-le-coup-d-Etat-en-Uruguay-la-generation-du-silence&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 27 juin 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le chemin chaotique des proc&#232;s de la dictature en Uruguay</title>
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		<dc:creator>Estelle Leroy-Debiasi *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Alors que 40 ans ont pass&#233; depuis l'arriv&#233;e de la dictature en Uruguay, la justice a du mal &#224; avancer sur les proc&#232;s li&#233;s aux exactions commises durant cette p&#233;riode allant jusqu'en 1985. Une d&#233;cision de la Cour Supr&#234;me va &#224; l'encontre du droit international. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Uruguay se trouve aujourd'hui dans une situation particuli&#232;re. Puisque une r&#233;cente d&#233;cision de la Cour Supr&#234;me a ni&#233; l'imprescriptibilit&#233; des crimes contre l'humanit&#233; que sont les disparitions forc&#233;es, ce qui va &#224; l'encontre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Uruguay-338" rel="directory"&gt;Uruguay&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que 40 ans ont pass&#233; depuis l'arriv&#233;e de la dictature en Uruguay, la justice a du mal &#224; avancer sur les proc&#232;s li&#233;s aux exactions commises durant cette p&#233;riode allant jusqu'en 1985. Une d&#233;cision de la Cour Supr&#234;me va &#224; l'encontre du droit international.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Uruguay se trouve aujourd'hui dans une situation particuli&#232;re. Puisque une r&#233;cente d&#233;cision de la Cour Supr&#234;me a ni&#233; l'imprescriptibilit&#233; des crimes contre l'humanit&#233; que sont les disparitions forc&#233;es, ce qui va &#224; l'encontre du droit international et dans le m&#234;me temps un juge instruisant de nombreux dossiers de victimes a &#233;t&#233; dessaisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un colloque organis&#233; par l'association &#171; &lt;i&gt;Donde Estan&lt;/i&gt; &#187; , intitul&#233; &#171; le droit de savoir &#187; a mis en lumi&#232;re la difficult&#233;, malgr&#233; le retour &#224; la d&#233;mocratie, d'en finir avec l'impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux faits sont extr&#234;mement graves, et comme l'a soulign&#233;, lors de ce colloque au S&#233;nat le 21 Mai dernier, Louis Joinet, ancien magistrat et artisan de la convention international sur la disparition forc&#233;e vot&#233;e aux Nations Unies , ils constituent un grave pr&#233;c&#233;dent &#171; dont risquent de s'emparer les Etats pr&#233;dateurs, prompts &#224; tourner la page pour qu'elle ne puisse &#234;tre lue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que le temps dans ce domaine joue contre la r&#233;v&#233;lation de la v&#233;rit&#233; et le devoir de m&#233;moire. L'Uruguay a subi une d&#233;cennie de silence apr&#232;s le retour de la d&#233;mocratie, et si des d&#233;nonciations des exactions de la dictature ont eu lieu, la loi de caducit&#233; de 96 a emp&#234;ch&#233; l'apparition de la v&#233;rit&#233; donc a g&#233;n&#233;r&#233; une impunit&#233; de fait et de droit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le danger de la requalification des faits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les barri&#232;res &#233;rig&#233;es par la Cour Supr&#234;me uruguayenne risquent de g&#233;n&#233;rer un d&#233;ni de justice, d'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de combattre cette d&#233;cision et cette attitude. &#171; Il y a une dichotomie entre le droit international et le droit interne compte-tenu de la position juridique conservatrice de la Cour Supr&#234;me de justice de l'Uruguay &#187; a soulign&#233; l'avocat Oscar Lopez Goldaracena, sp&#233;cialis&#233; dans la d&#233;fense des droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; une telle situation que peut faire le droit international ? Pour Olivier de Frouville, professeur de droit public et pr&#233;sident du groupe de travail sur la disparition forc&#233;e aux Nations Unies, &#171; l'article 28, interdit les amnisties, donc une loi d'amnistie est contraire &#224; la d&#233;claration sur les disparitions forc&#233;es, de m&#234;me le fait de faire entrer en jeu une prescription des faits &#224; travers une requalification de ceux-ci en homicide &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disparition forc&#233;e est un crime continu et ainsi peut &#234;tre appliqu&#233;e &#224; des faits ant&#233;rieurs &#224; la signature de la Convention. Le r&#244;le de ce groupe (compos&#233;s d'experts ind&#233;pendants, est justement de surveiller l'application par les Etats de la convention sur les disparitions forc&#233;es, et si n&#233;cessaire de demander des explications, toutefois il n'a pas de mandat judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision r&#233;cente de la Cour Supr&#234;me en Uruguay &#171; montre aussi que quand on veut faire appliquer la loi, ceux qui la refusent se r&#233;veillent &#187; a rappel&#233; Louis Joinet. Dans le cas de l'Uruguay, comme l'a expliqu&#233; Mirtha Guianze, procureur et repr&#233;sentant en mati&#232;re de droits de l'homme l'Uruguay au sein du Mercosur, malgr&#233; le retour de la d&#233;mocratie &#171; le silence a continu&#233; et le manque de reconnaissance de la disparition forc&#233;e comme m&#233;thode de r&#233;pression pendant la dictature a frein&#233; l'avancement de la justice &#187;, jonchant son chemin d'embuches.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Passivit&#233; ou complicit&#233; du syst&#232;me judiciaire ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et de poser la question de la passivit&#233; ou complicit&#233; du syst&#232;me judiciaire : ainsi, les tribunaux d'appel face aux premiers proc&#232;s, ainsi que la Cour Supr&#234;me ont consid&#233;r&#233; les disparus comme morts, m&#233;connaissant le caract&#232;re permanent du d&#233;lit de disparition, transformant ces crime en homicide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, le syst&#232;me judiciaire uruguayen, ne reconna&#238;t pas que &#171; les violations de droits humains doivent b&#233;n&#233;ficier d'une attention particuli&#232;re dans la fa&#231;on d'enqu&#234;ter, la sp&#233;cificit&#233; des d&#233;lits ou crimes qui doit en &#234;tre pris en compte... &#187; a t&#233;moign&#233; la s&#233;natrice et politologue Constanza Moreira, soulignant la port&#233;e n&#233;gative de la d&#233;cision de transf&#233;rer la juge Mariana Mota qui instruisait nombre de dossier de victimes. Absence de tribunaux sp&#233;cialis&#233;s, d&#233;placement des juges, inefficacit&#233; du syst&#232;me judiciaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les proc&#232;s sur les crimes de la dictature, &#171; l'analyse juridique ne peut &#234;tre s&#233;par&#233;e de l'analyse politique, du macro-terrorisme d'Etat du plan Condor et aujourd'hui encore, il y a une attitude politique qui cherche &#224; changer l'histoire pour la cacher &#187; a expliqu&#233; Oscar Lopez Goldaracena, pour qui il faut continuer les proc&#232;s sans respecter cette d&#233;cision de la Cour Supr&#234;me mais en respectant les lois internationales .&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La n&#233;cessit&#233; d'une volont&#233; politique forte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; La question est en r&#233;alit&#233; bien politique : &#171; Il y a un conflit, a rappel&#233; Constanza Moreira, entre la Cour Supr&#234;me et le pouvoir ex&#233;cutif, puisque la premi&#232;re est all&#233;e &#224; l'encontre des lois du gouvernement, et ce serait un aveu de faiblesse du gouvernement s'il ne prend pas le probl&#232;me de front. Il faut une reforme de la proc&#233;dure p&#233;nale, un changement du syst&#232;me de nomination et de carri&#232;re dans la justice, une r&#233;forme de la constitution pour y inclure le droit &#224; la v&#233;rit&#233;... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a besoin d'une volont&#233; politique et d'une politique engag&#233;e contre l'impunit&#233; qui passe par des actes , et le gouvernement de Mujica ne peut se d&#233;fausser : renforcer la protection des droits de l'homme, modifier le syst&#232;me et le fonctionnement de la justice pour garantir l'ind&#233;pendance des juges et la d&#233;fense des droits des victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Estelle Leroy-Debiasi&lt;/strong&gt; pour El Correo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Paris, 3 juin 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>MAP 8 de Mars 2013 </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/MAP-8-de-Mars-2013</link>
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		<dc:date>2013-04-04T21:26:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>MAP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sommaire : &lt;br class='autobr' /&gt;
Edito : La blague de trop (p.3) Gouvernance : Etats-Nations, Europe, R&#233;gions et...
&lt;br class='autobr' /&gt;
Macro-R&#233;gions (p.5) FuturHebdo 26/03/2063 : L'humanit&#233; est-elle pr&#234;te pour un nouvel
&lt;br class='autobr' /&gt;
Abu Simbel ? (p.9) Soci&#233;t&#233; : L'in&#233;luctable contre-r&#233;volution du peuple am&#233;ricain (p.11) Euro-BRICS : Vers la conclusion des accords type Schengen entre Euro-BRICS (p.18) Geopolitique : La nouvelle route des Indes passera-t-elle par le Nicaragua ? (p.21) &lt;br class='autobr' /&gt;
Mars 2013.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Uruguay-338" rel="directory"&gt;Uruguay&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sommaire&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edito&lt;/strong&gt; : La blague de trop (p.3)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Gouvernance&lt;/strong&gt; : Etats-Nations, Europe, R&#233;gions et...&lt;br class='autobr' /&gt;
Macro-R&#233;gions (p.5)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;FuturHebdo 26/03/2063&lt;/strong&gt; : L'humanit&#233; est-elle pr&#234;te pour un nouvel&lt;br class='autobr' /&gt;
Abu Simbel ? (p.9)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt; : L'in&#233;luctable contre-r&#233;volution du peuple am&#233;ricain (p.11)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Euro-BRICS&lt;/strong&gt; : Vers la conclusion des accords type Schengen entre Euro-BRICS (p.18)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Geopolitique&lt;/strong&gt; : La nouvelle route des Indes passera-t-elle par le Nicaragua ? (p.21)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class='spip_document_8523 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/MAP8-Mars2013-FR.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 2.5 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772795919' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mars 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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