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	<title>El Correo</title>
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		<title> De la chasse au Che &#224; sa vente aux ench&#232;res</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/De-la-chasse-au-Che-a-sa-vente-aux-encheres</link>
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		<dc:date>2012-10-14T22:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hernando Calvo Ospina *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En mars 1967, une vingtaine d'hommes des forces sp&#233;ciales &#233;tasuniennes, dont quelques-uns provenaient du Sud Vi&#234;tnam, s'installa en Bolivie. Sp&#233;cialistes en contre-insurrection, ils faisaient partie des Equipes mobiles d'Entrainement (Mobile Training Team). A leur t&#234;te se trouvait le major Ralph &#171; Pappy &#187; Shelton, v&#233;t&#233;ran de la guerre de Cor&#233;e et des op&#233;rations sp&#233;ciales au Laos et au Vi&#234;tnam. Ils &#233;taient charg&#233;s d'organiser et d'entra&#238;ner un bataillon de &#171; chasseurs &#187; de la for&#234;t, corps (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Portugal" rel="directory"&gt;Portugal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mars 1967, une vingtaine d'hommes des forces sp&#233;ciales &#233;tasuniennes, dont quelques-uns provenaient du Sud Vi&#234;tnam, s'installa en Bolivie. Sp&#233;cialistes en contre-insurrection, ils faisaient partie des Equipes mobiles d'Entrainement (&lt;i&gt;Mobile Training Team&lt;/i&gt;). A leur t&#234;te se trouvait le major Ralph &#171; Pappy &#187; Shelton, v&#233;t&#233;ran de la guerre de Cor&#233;e et des op&#233;rations sp&#233;ciales au Laos et au Vi&#234;tnam. Ils &#233;taient charg&#233;s d'organiser et d'entra&#238;ner un bataillon de &#171; chasseurs &#187; de la for&#234;t, corps d'&#233;lite connu aussi sous le nom de &#171; Rangers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shelton d&#233;cida qu'une bonne partie des recrues devait &#234;tre d'origine quechua. Selon ce militaire, leur connaissance du terrain, de la langue et leur temp&#233;rament faciliteraient les relations et la collaboration avec la population rurale. En outre, Shelton soutenait que les Quechuas r&#233;sistaient mieux aux rigueurs de la jungle que les indiens Aymara.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gillet, Jean-Pierre. &#171; Les b&#233;rets verts. Les commandos de la CIA &#187;. Albin (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement au groupe de Shelton, arriv&#232;rent F&#233;lix Rodr&#237;guez Mendigutia et Gustavo Villoldo Sampera, d'origine cubaine, membres de l'Agence centrale de renseignement des Etats-Unis, CIA. Howard Hunt, l'un des hommes cl&#233;s de la CIA lors du renversement du pr&#233;sident guat&#233;malt&#232;que Jacobo Arbenz, en juin 1954, se joignit &#224; eux. Lors du &#171; Projet Cuba &#187;, qui pr&#233;parait l'invasion rat&#233;e de Cuba &#224; partir de Playa Giron, en avril 1961, Hunt avait &#233;t&#233; le responsable charg&#233; de l'organisation du &#171; Gouvernement provisoire cubain &#187;. Il y avait aussi Antonio Veciana Blanch, d'origine cubaine, qui travaillait &#224; l'ambassade &#233;tasunienne &#224; La Paz, en tant que fonctionnaire de l'Agence des Etats-Unis pour le d&#233;veloppement international, (&lt;i&gt;United States Agency for International Development, USAID&lt;/i&gt;), une institution cr&#233;&#233;e en 1961, d&#233;pendant du D&#233;partement d'Etat et principal agent d'ex&#233;cution des actions de la CIA &#224; l'&#233;tranger. Veciana avait &#233;t&#233; l'un des principaux interm&#233;diaires entre la CIA et la mafia de la &#171; Cosa Nostra &#187;, lorsque le pr&#233;sident John F. Kennedy autorisa cette &#171; relation &#187; dans le but d'assassiner Fidel et Raul Castro, ainsi que Che Guevara.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport de la Commission sp&#233;ciale pr&#233;sid&#233;e par le s&#233;nateur Frank Church : &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous &#233;taient en Bolivie pour poursuivre, capturer ou faire dispara&#238;tre Che Guevara. La CIA n'avait pas pu remplir cet objectif au Congo. Le 24 avril 1965, le Che &#233;tait arriv&#233; en Tanzanie avec un petit groupe de Cubains. De l&#224;, ils &#233;taient pass&#233;s au Congo, prenant contact avec les rebelles qui combattaient le dictateur Joseph-D&#233;sir&#233; Mobutu, lequel comptait sur l'appui d'Etasuniens et d'Europ&#233;ens. Le Che s'&#233;tait rendu au Congo pour r&#233;pondre &#224; l'appel du dirigeant Laurent-D&#233;sir&#233; Kabila qui avait demand&#233; au gouvernement cubain de l'assistance en techniques de gu&#233;rilla. Le Che et ses hommes quitt&#232;rent le Congo en novembre, en accord avec les rebelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;volutionnaire &#233;tait arriv&#233; en Bolivie en novembre 1966, sous le nom d'Adolfo Mena Gonzalez, avec un passeport uruguayen. Peu de jours apr&#232;s, il s'incorpora &#224; la gu&#233;rilla naissante. Son intention &#233;tait de consolider un mouvement rebelle qui serait le d&#233;but de l'expansion des processus de lib&#233;ration &#224; travers l'Am&#233;rique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presqu'un an auparavant, le 3 octobre 1965, lors de la c&#233;r&#233;monie de constitution du Comit&#233; Central du Parti Communiste de Cuba, Fidel Castro avait lu l'&#233;mouvante lettre d'adieu du Che, dans laquelle il renon&#231;ait &#224; toutes ses fonctions officielles que lui avait confi&#233; la R&#233;volution naissante. &#171; D'autres terres du monde r&#233;clament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t'est refus&#233;, en raison de tes responsabilit&#233;s &#224; la t&#234;te de Cuba et l'heure est venue de nous s&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux que tu saches que je le fais avec un m&#233;lange de joie et de douleur ; je laisse ici les plus pures de mes esp&#233;rances de constructeur et le plus cher de tous les &#234;tres que j'aime [...] Sur les nouveaux champs de bataille je porterai en moi la foi que tu m'as inculqu&#233;e, l'esprit r&#233;volutionnaire de mon peuple, le sentiment d'accomplir le plus sacr&#233; des devoirs : lutter contre l'imp&#233;rialisme o&#249; qu'il soit ; ceci me r&#233;conforte et gu&#233;rit les plus profondes d&#233;chirures. Je r&#233;p&#232;te une fois encore que je d&#233;livre Cuba de toute responsabilit&#233;, sauf de celle qui &#233;mane de son exemple [&#8230;] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordre d'envoyer cette &#233;quipe &#171; chasser &#187; le Che avait &#233;t&#233; donn&#233; apr&#232;s que la CIA e&#251;t pris connaissance des photos prises depuis un avion espion, de type U-2. Cet &#171; oiseau invisible &#187; avait r&#233;alis&#233; ses premiers vols en 1956. L'existence de ce type d'avions fut brusquement r&#233;v&#233;l&#233;e &#224; la une de la presse mondiale lorsque les Sovi&#233;tiques en abattirent un sp&#233;cimen au-dessus de leur territoire, le 1er mai 1960, provoquant une grande tension entre les deux nations. Deux ans plus tard, le 14 octobre, ce furent les photos prises au-dessus de Cuba par l'un de ces appareils qui d&#233;cha&#238;n&#232;rent la Crise des Missiles. Le U-2 jouissait d'un grand prestige gr&#226;ce &#224; sa capacit&#233; &#224; r&#233;aliser des photographies du sol tout en volant &#224; une altitude de 20 kilom&#232;tres. Ses cam&#233;ras &#233;taient &#233;quip&#233;es d'un syst&#232;me de d&#233;tection &#224; infrarouge, qui imprimait le moindre rayonnement thermique sur une pellicule ultra sensible. Cet avion de reconnaissance ne fut pas le seul moyen auquel eut recours l'Equipe Sp&#233;ciale &#233;tasunienne afin de localiser avec exactitude la colonne du Che. Si l'information tir&#233;e de transfuges et de prisonniers &#8211; qui parl&#232;rent volontairement ou sous la torture &#8211; fut importante, on compta aussi avec la surveillance d'autres avions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la journ&#233;e, des avions lou&#233;s par la CIA, camoufl&#233;s au milieu de ceux des entreprises p&#233;troli&#232;res et de gaz, surveillaient toute la partie m&#233;ridionale de la Bolivie, depuis Santa Cruz jusqu'&#224; la fronti&#232;re avec le Br&#233;sil, le Paraguay et l'Argentine.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Pierre Gillet. Op.cit.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on eut la certitude que c'&#233;tait bien le Che qui commandait la colonne de gu&#233;rilla, une autre section de la CIA apporta son soutien aux agents sur le terrain. Elle leur remit le dossier de l'&#233;tude psychiatrique personnelle (&lt;i&gt;Psychiatric Personality Study, PPS&lt;/i&gt;), du dirigeant r&#233;volutionnaire. Comme le fait la CIA avec toute personne qu'elle met sous sa loupe dans le monde, le PPS du Che contenait les enqu&#234;tes de psychologues, de psychiatres et m&#234;me de journalistes, sur sa personnalit&#233; pr&#233;sum&#233;e et son comportement depuis sa jeunesse, en incluant les maladies probables et m&#234;me les pr&#233;f&#233;rences sexuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capture ou l'assassinat du Che &#233;tait d'importance strat&#233;gique, ce qui fut d&#233;montr&#233; le 9 avril 1967. Ce jour-l&#224;, comme cela se fit en peu d'occasions, les hauts responsables civils et militaires pour l'Am&#233;rique Latine se r&#233;unirent afin de d&#233;battre de la marche &#224; suivre. Pour le Pentagone &#233;taient pr&#233;sents le g&#233;n&#233;ral en chef de l'Etat Major de la US Army, et le commandant du &lt;i&gt;Southern Command&lt;/i&gt;, ainsi que les chefs des troupes d'intervention et de renseignement. Y participaient &#233;galement, pour la Maison Blanche et le D&#233;partement d'Etat, le Secr&#233;taire d'Etat adjoint pour les affaires r&#233;gionales, un conseiller du Conseil National de S&#233;curit&#233;, et divers experts. Le secr&#233;taire d'&#233;tat Dean Rusk ainsi que Richard Helms, le chef de la CIA pr&#233;sidaient la r&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre de la zone de combat se situait pr&#232;s du fleuve &#209;ancahuazu. Rodriguez Mendigutia et Villoldo Sampera dirigeaient les effectifs boliviens. Bless&#233; au combat, le Che fut captur&#233; le 8 octobre 1967 et assassin&#233; le lendemain, alors qu'il se trouvait totalement sans d&#233;fense, &#224; l'int&#233;rieur de l'humble &#233;cole de La Higuera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ann&#233;es apr&#232;s, F&#233;lix Rodriguez Mendigutia se glorifiait d'avoir &#233;t&#233; le dernier Etasunien et le dernier Cubain &#224; voir le Che vivant. Ce fut lui qui transmit &#224; un sergent bolivien l'ordre, venant de Washington, de tirer sur le gu&#233;rillero. Dans son actuelle maison-bunker des alentours de Miami, il a son &#171; mus&#233;e &#187; personnel o&#249; il exhibe la montre Rolex en acier et la pipe qu'il prit au Che. Il d&#233;crivit les d&#233;tails de son action dans cette op&#233;ration dans un rapport &#224; la CIA, d&#233;classifi&#233; en 1993.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ex&#233;cutant les directives de Washington, Gustavo Villoldo Sampera se chargea d'enterrer le Che en secret, &#171; pour emp&#234;cher La Havane de v&#233;n&#233;rer ses restes comme un monument &#224; la r&#233;volution. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;55555555555&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il ne put pourtant pas &#233;viter, tout au contraire : le Che devint l'un des plus grands symboles de la lutte r&#233;volutionnaire pour la libert&#233;, dans l'histoire de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne put pas non plus emp&#234;cher le retour du Che &#224; Cuba. Le 28 juin 1997, un groupe d'experts cubains et argentins d&#233;couvrit &#224; Vallegrande en Bolivie, une fosse commune qui renfermait les restes du Che et de six autres gu&#233;rilleros. Le 12 juillet, ils furent transf&#233;r&#233;s &#224; Cuba et re&#231;us par leurs familles ainsi que par tout le peuple de Cuba, lors d'une c&#233;r&#233;monie simple mais extraordinaire. Aujourd'hui, leurs restes reposent dans le mausol&#233;e de la Place Ernesto Che Guevara &#224; Santa Clara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, une vente aux ench&#232;res eut lieu dans une librairie du Texas, &#224; la demande de Villoldo Sampera. Y figuraient les empreintes digitales du Che, une touffe de cheveux coup&#233;s sur le cadavre, ainsi que des cartes de la mission de d&#233;tection et de capture. Il esp&#233;rait en obtenir un demi-million de dollars. M&#234;me si la grande presse mondiale s'en &#233;tait fait l'&#233;cho, cette vente aux ench&#232;res attira beaucoup de curieux mais un seul acheteur &#224; qui Villodo dut vendre ses &#171; troph&#233;es &#187; pour 100 000 dollars. La plupart des gens &#233;taient d'avis que leur acquisition porterait malheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hernando Calvo Ospina&lt;/strong&gt;, journaliste et &#233;crivain. Auteur de &#171; L'&#233;quipe de choc de la CIA &#187;, Le Temps des cerises, Paris, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction &lt;/strong&gt; : H&#233;l&#232;ne Vaucelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://hcalvospina.free.fr/spip.php?article406&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Hernando Calvo Ospina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Le 14 octobre 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gillet, Jean-Pierre. &#171; Les b&#233;rets verts. Les commandos de la CIA &#187;. Albin Michel. Paris, 1981.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport de la Commission sp&#233;ciale pr&#233;sid&#233;e par le s&#233;nateur Frank Church : &#171; &lt;i&gt; Alleged Assassination Plots Involving foreign Leaders. &#187; An Interim report of the Select Committee to Study Governmental Operations With Respect to Intelligence Activities United States Senate Together UIT Additional, Supplemental, and Separate Views&lt;/i&gt;. November, 1975. U.S. Government printing office 61-985. Washington, 1975.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Pierre Gillet. Op.cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB5/che15_1.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB5/che15_1.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/El Nuevo Herald, &#8220;Villoldo : Yo enterr&#233; al Che&#8221; Miami, 21 septembre 1997.'&gt;55555555555&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une pierre tombale pour le Portugal...</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Une-pierre-tombale-pour-le-Portugal</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Une-pierre-tombale-pour-le-Portugal</guid>
		<dc:date>2012-08-03T19:12:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Gabriel Puricelli *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;N'importe qui, &#233;tant arriv&#233; hier &#224; Lisbonne et ayant vu les unes des quotidiens dans les kiosques pourrait se sentir transport&#233; vers l'Argentine de 1990 ou sentir qu'il n'est pas sorti de Rome, o&#249; les informations sont semblables, mais &#233;crites dans une langue diff&#233;rente. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Portugal a mis en application un nouveau &#171; Code du Travail &#187; qui consacre le sacro-saint principe de la flexibilisation et enterre les conqu&#234;tes sociales du mouvement ouvrier avec la fervente conviction de qu'en le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Portugal" rel="directory"&gt;Portugal&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N'importe qui, &#233;tant arriv&#233; hier &#224; Lisbonne et ayant vu les unes des quotidiens dans les kiosques pourrait se sentir transport&#233; vers l'Argentine de 1990 ou sentir qu'il n'est pas sorti de Rome, o&#249; les informations sont semblables, mais &#233;crites dans une langue diff&#233;rente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Portugal a mis en application un nouveau &#171; Code du Travail &#187; qui consacre le sacro-saint principe de la flexibilisation et enterre les conqu&#234;tes sociales du mouvement ouvrier avec la fervente conviction de qu'en le faisant cela va chasser les mauvais esprits de la crise &#233;conomique. Et cela, malgr&#233; l'opposition d&#233;termin&#233;e des organisations syndicales, fait en commun avec des mesures r&#233;centes du gouvernement italien. Il est difficile de comprendre les actions du gouvernement conservateur du Premier ministre Pierre Passos Coelho sans les attribuer &#224; une conviction religieuse. C'est-&#224;-dire : comment est-il possible d'&#233;tablir une relation de cause &#224; effet entre la crise de l'&#233;conomie portugaise, qui tire ses origines dans l'insoutenable niveau d'endettement de l'&#201;tat, et le niveau de protection des droits des travailleurs ? O&#249; est l'&#233;vidence selon laquelle des mesures de ce type seront la sortie pour une crise ayant ces caract&#233;ristiques dans n'importe quel autre lieu du monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait simple de se limiter &#224; caract&#233;riser les mesures par les effets impossibles qui en d&#233;coulent, mais cela serait omettre tout ce que ces m&#234;mes mesures impliquent tant elles renoncent &#224; l'imagination politique et au d&#233;bat d&#233;mocratique de la citoyennet&#233;. Parce que la recette administr&#233;e au peuple portugais fut d&#233;finie par la &lt;i&gt;troika&lt;/i&gt; compos&#233;e par le &lt;i&gt;Fonds mon&#233;taire international&lt;/i&gt;, la &lt;i&gt;Banque Centrale Europ&#233;enne&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;Commission Europ&#233;enne&lt;/i&gt; c'est-&#224;-dire par une technobureaucratie qui se con&#231;oit elle-m&#234;me comme porteuse d'une connaissance scientifique de la r&#233;alit&#233; &#233;conomique qui se soustrait au jugement de la citoyennet&#233;. Ses d&#233;cisions sont adopt&#233;es sans aucune r&#233;flexion et sous la l&#233;gitimation d'un discours politique de l'urgence sous des gouvernements, peu importe sa tendance, comme nous le voyons justement dans le cas du Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle norme fut mise en application deux semaines apr&#232;s que la mentionn&#233;e &lt;i&gt;troika&lt;/i&gt; ait donn&#233; l'autorisation de d&#233;blocage de quatre milliards d'euros de pr&#234;t pour l'&#233;viter au Portugal d'avoir &#224; se financer sur les march&#233;s en payant des taux d'int&#233;r&#234;t aussi exorbitants que le risque pays que lui assignent les agences&lt;i&gt; &lt;/i&gt;de notation priv&#233;es. C'est la cinqui&#232;me tranche d'un paquet de 78 000 millions d'euros accord&#233; au gouvernement socialiste de l'&#233;poque de Jos&#233; S&#243;crates en mai 2011. Le pessimisme qui a suivi l'adoption de cet accord a compt&#233; &#224; parts &#233;gales avec la douleur concr&#232;te que causait d&#233;j&#224; la crise &#224; ce moment, pour faire perdre les &#233;lections au Parti socialiste. N&#233;anmoins si l'&#233;lection a formellement consacr&#233; l'alternance et a laiss&#233; passer une administration conservatrice, la politique &#233;conomique n'a pas subi de changement, et a continu&#233; &#224; &#234;tre d&#233;finie par la &lt;i&gt;troika&lt;/i&gt;. C'est l&#224; que se situe tout le non-sens de la situation que vivent les pays de l'arc m&#233;diterran&#233;en europ&#233;en, condamn&#233;s par Bruxelles et Francfort, sous le regard attentif de Berlin, &#224; prendre le m&#234;me rem&#232;de, ind&#233;pendamment du gouvernement qu'ils choisissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la &lt;i&gt;Conf&#233;d&#233;ration G&#233;n&#233;rale des Travailleurs Portugais&lt;/i&gt;, Arm&#233;nio Carlos, a annonc&#233; des mesures de lutte pour &#233;viter que des politiques erron&#233;es finissent par augmenter encore plus le taux de ch&#244;mage, qui a atteint, 15,4 %, son maximum historique et a qualifi&#233; le nouveau &lt;i&gt;Code de Travail&lt;/i&gt; de &#171; criminel &#187;. L'assassinat n'est peut-&#234;tre pas seulement celui des droits fondamentaux de ceux qui ont un travail, mais celui de la d&#233;mocratie ainsi que celui du syst&#232;me qui permet de d&#233;battre librement et de se donner des politiques diff&#233;rentes selon la majorit&#233; qui d&#233;cide. En tournant autour du point fixe d'une v&#233;rit&#233; technocratique non prouv&#233;e dans ce monde, le gouvernement portugais pr&#233;pare les conditions pour que les vrais auteurs de la crise fassent de la soci&#233;t&#233; une &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabula_rasa_%28philosophie%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;tabula rasa&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; sur laquelle ils puissent &#233;difier les futurs sch&#233;mas d'enrichissement d'une minorit&#233;, s&#251;rement sous la forme d'une nouvelle bulle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Coordinateur du Programme de Politique internationale, Laboratoire des Politiques Publiques (&lt;a href=&#034;http://www.lpp-buenosaires.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;http://www.lpp-buenosaires.net&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;)*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-200092-2012-08-02.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 2 ao&#251;t 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Una-lapida-para-Portugal&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Une-pierre-tombale-pour-le-Portugal&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 3 ao&#251;t 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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