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	<title>El Correo</title>
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		<title>Savoir dire non aux partisans de la guerre</title>
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		<dc:date>2015-07-23T12:35:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jeffrey D. Sachs* </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;NEW YORK &#8211; L'accord conclu &#224; Vienne dans le but de maitriser les activit&#233;s nucl&#233;aires de l'Iran suscite actuellement la col&#232;re d'un certain nombre d'acteurs bellicistes. C'est pourquoi il est n&#233;cessaire que les citoyens du monde entier soutiennent le pr&#233;sident des Etats-Unis d'Amerique Barack Obama dans son effort face aux va-t-en-guerre, en puisant leurs forces dans le fait que les &#201;tats-Unis sont loin d'&#234;tre les seuls signataires de l'accord, puisque le sont &#233;galement les cinq membres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;NEW YORK &#8211; L'accord conclu &#224; Vienne dans le but de maitriser les activit&#233;s nucl&#233;aires de l'Iran suscite actuellement la col&#232;re d'un certain nombre d'acteurs bellicistes. C'est pourquoi il est n&#233;cessaire que les citoyens du monde entier soutiennent le pr&#233;sident des Etats-Unis d'Amerique Barack Obama dans son effort face aux va-t-en-guerre, en puisant leurs forces dans le fait que les &#201;tats-Unis sont loin d'&#234;tre les seuls signataires de l'accord, puisque le sont &#233;galement les cinq membres permanents du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies, accompagn&#233;s par l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se trouve qu'un grand nombre des partisans du conflit &#233;voluent au sein m&#234;me des agences gouvernementales du pr&#233;sident Obama. La plupart des Etasuniens peinent &#224; admettre ou &#224; comprendre combien leur pays &#233;volue en permanence dans un &#233;tat d'inqui&#233;tude s&#233;curitaire, au sein duquel les dirigeants politiques &#233;lus semblent mener la danse, alors m&#234;me que la CIA et le Pentagone prennent bien souvent les commandes &#8211; inqui&#233;tude qui a naturellement tendance &#224; graviter autour de choix militaires, plut&#244;t qu'autour de solutions diplomatiques aux d&#233;fis de politique &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la cr&#233;ation de la CIA en 1947, les &#201;tats-Unis ont toujours appliqu&#233; une politique semi-secr&#232;te ou semi-ouverte consistant &#224; renverser tel ou tel gouvernement &#233;tranger. La CIA fut en r&#233;alit&#233; mise en place de sorte d'&#233;chapper &#224; une supervision d&#233;mocratique v&#233;ritable, et afin de conf&#233;rer aux pr&#233;sidents la possibilit&#233; d'un &#171; d&#233;ni plausible &#187;. Cette d&#233;marche a conduit au renversement de plusieurs dizaines de gouvernements, dans toutes les r&#233;gions du monde, sans qu'aucune mise en cause ne s'op&#232;re, que ce soit au sein du pays concern&#233; ou en Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pu r&#233;cemment m'int&#233;resser &#224; une p&#233;riode particuli&#232;re des agissements de la CIA, dans mon ouvrage intitul&#233; &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://jeffsachs.org/books/to-move-the-world/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;To Move the World : JFK's Quest for Peace&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;. Peu apr&#232;s l'accession de Kennedy &#224; la pr&#233;sidence en 1961, celui-ci est &#171; inform&#233; &#187; par la CIA de l'existence d'un plan consistant &#224; renverser Fidel Castro. Kennedy est alors sous le choc : doit-il approuver le plan de la CIA consistant &#224; envahir Cuba, ou bien y opposer son veto ? Peu coutumier des sombres d&#233;marches de ce genre, Kennedy s'efforce alors de jouer sur les deux tableaux, en laissant s'op&#233;rer la mission, mais sans fournir d'appui de la part de l'arm&#233;e de l'air am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette invasion foment&#233;e par la CIA, et ex&#233;cut&#233;e dans la Baie des cochons par un groupe d&#233;sordonn&#233; d'exil&#233;s cubains, aboutira &#224; un fiasco militaire ainsi qu'&#224; une v&#233;ritable catastrophe au niveau de la politique &#233;trang&#232;re, donnant lieu l'ann&#233;e suivante &#224; la crise des missiles de Cuba. Au cours de cette crise, la plupart des hauts dirigeants de la s&#233;curit&#233; nationale qui conseillent le pr&#233;sident entendent d&#233;clencher une intervention militaire contre les forces sovi&#233;tiques. Cette escalade aurait tout &#224; fait pu aboutir &#224; une apocalypse nucl&#233;aire. Kennedy parviendra n&#233;anmoins &#224; passer outre les d&#233;marches guerri&#232;res, et &#224; r&#233;soudre cette crise de mani&#232;re diplomatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1963, Kennedy n'a plus confiance dans les conseils que lui prodiguent l'arm&#233;e et la CIA. Il consid&#232;re en effet un grand nombre de ses pr&#233;tendus conseillers comme une menace pour la paix mondiale. Cette ann&#233;e-l&#224;, le pr&#233;sident usera intens&#233;ment et brillamment des voies diplomatiques, ce qui lui permettra de faire &#233;merger un accord nucl&#233;aire r&#233;volutionnaire avec l'Union sovi&#233;tique, &#224; savoir le &lt;a href=&#034;http://www.state.gov/t/isn/4797.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Trait&#233; d'interdiction partielle des essais nucl&#233;aires&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple am&#233;ricain va alors soutenir vivement &#8211; et &#224; juste titre &#8211; les choix de Kennedy contre le recours &#224; la force militaire. JFK sera malheureusement assassin&#233; trois mois apr&#232;s la signature du trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examin&#233; sous le prisme de l'histoire, la principale t&#226;che des pr&#233;sidents am&#233;ricains consiste &#224; faire preuve de suffisamment de maturit&#233; et de sagesse pour s'opposer &#224; une machine de guerre permanente. Kennedy s'est efforc&#233; d'y parvenir ; ce qui ne sera pas le cas de son successeur Lyndon Johnson, avec pour cons&#233;quence le d&#233;sastre de la guerre du Vi&#234;tnam. Jimmy Carter fournira &#224; nouveau l'effort ; contrairement &#224; son rempla&#231;ant Ronald Reagan (sous le mandat duquel la CIA contribuera &#224; un d&#233;cha&#238;nement de chaos et de massacres en Am&#233;rique centrale au cours des ann&#233;es 1980). Clinton renouvellera globalement la d&#233;marche (&#224; l'exception des Balkans), qu'abandonnera ensuite George W. Bush, ce qui entra&#238;nera de nouvelles guerres et perturbations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, Obama s'est dans l'ensemble efforc&#233; de ma&#238;triser la ferveur de ses collaborateurs les plus belliqueux, bien qu'il leur ait souvent c&#233;d&#233; &#8211; non seulement en faisant intervenir massivement des drones arm&#233;s, mais &#233;galement en approuvant des guerres secr&#232;tes en Syrie, en Lybie, au Y&#233;men, en Somalie et ailleurs. Il n'a pas non plus &#233;t&#233; v&#233;ritablement en mesure de mettre un terme aux guerres d'Irak et d'Afghanistan, ayant davantage remplac&#233; les troupes de terrain par l'emploi de drones am&#233;ricains, de frappes a&#233;riennes, et de contractants &#171; priv&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute &#233;vidence, l'Iran vit une p&#233;riode majeure, et franchit une &#233;tape historique qui exige toute notre attention. La difficult&#233; politique li&#233;e &#224; un effort de paix avec l'Iran est aujourd'hui comparable avec la d&#233;marche d'apaisement op&#233;r&#233; par JFK avec l'Union sovi&#233;tique en 1963. Les Am&#233;ricains font preuve de suspicion &#224; l'&#233;gard de l'Iran depuis la R&#233;volution islamique de 1979 et depuis la crise des otages survenue plus tard, au cours de laquelle des &#233;tudiants iraniens retiendront 52 Etasuniens pendant 444 jours au sein de l'ambassade am&#233;ricaine. Pour autant, leur suspicion refl&#232;te &#233;galement une manipulation &#224; la nature patriotique excessive, ainsi qu'un manque de perspective sur les relations entre les &#201;tats-Unis et l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu d'Am&#233;ricains savent que le CIA a renvers&#233; en 1953 un gouvernement iranien d&#233;mocratique. &#192; l'&#233;poque, les Iraniens avaient eu le courage d'&#233;lire un Premier ministre progressiste et la&#239;c, qui consid&#233;rait que le p&#233;trole du pays appartenait &#224; son propre peuple, et non au Royaume-Uni ou aux &#201;tats-Unis. Rares sont &#233;galement les Am&#233;ricains qui se rappellent qu'&#224; l'issue du coup d'&#201;tat, la CIA mit en place un violent r&#233;gime policier sous le r&#232;gne du Chah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, &#224; l'issue de la r&#233;volution iranienne de 1979, les &#201;tats-Unis ont d&#233;cid&#233; d'armer l'Irak de Saddam Hussein afin que celui-ci puisse mener sa guerre contre l'Iran, ce qui engendra plusieurs centaines de milliers de morts iraniennes au cours des ann&#233;es 1980. Enfin, les sanctions internationales impos&#233;es par les &#201;tats-Unis &#224; partir des ann&#233;es 1990 ont eu pour objectif d'appauvrir, de d&#233;stabiliser, et en fin de compte de renverser le r&#233;gime islamiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici d&#233;sormais que les partisans de la guerre s'efforcent de dynamiter l'accord de Vienne. L'Arabie saoudite dispute aujourd'hui un violent combat contre l'Iran aux fins de la supr&#233;matie r&#233;gionale, via un affrontement g&#233;opolitique qui converge en direction de la rivalit&#233; entre sunnites et chiites. Seule et unique puissance nucl&#233;aire du Moyen-Orient, Isra&#235;l entend conserver son monopole strat&#233;gique. Et pourtant, les plus bellicistes d'Am&#233;rique semblent se contenter de consid&#233;rer chaque pays islamique comme suffisamment m&#251;r pour le renversement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Obama est dans le vrai lorsqu'il affirme que les int&#233;r&#234;ts v&#233;ritables de l'Am&#233;rique et du monde se situent du c&#244;t&#233; de la paix, et non de la poursuite d'un conflit avec l'Iran. Les &#201;tats-Unis ne prennent nullement parti dans la division chiites-sunnites ; l'Am&#233;rique lutte d'ailleurs principalement contre le terrorisme sunnite, financ&#233; par l'Arabie saoudite, plut&#244;t que contre le terrorisme chiite qu'appuie l'Iran. Obama a &#233;galement raison d'expliquer que malgr&#233; les arguments d'Isra&#235;l, l'accord conclu vient r&#233;duire les risques de voir l'Iran devenir jamais un &#201;tat nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le meilleur chemin dans cette direction consiste &#224; normaliser les relations avec le pays, &#224; favoriser sa reprise &#233;conomique, et &#224; soutenir son int&#233;gration au sein de la communaut&#233; internationale. L'Iran abrite une formidable culture ancestrale. Son ouverture sur le monde, en tant que lieu d'affaires, de tourisme, d'art et de sports repr&#233;senterait une aubaine pour la stabilit&#233; et la prosp&#233;rit&#233; du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau trait&#233; permettra de mani&#232;re v&#233;rifiable d'emp&#234;cher l'Iran de concevoir une arme atomique pendant au moins une d&#233;cennie &#8211; et par la suite de contraindre le pays aux dispositions sur la non-prolif&#233;ration des armes nucl&#233;aires. L'heure est &#224; un rapprochement plus large entre les &#201;tats-Unis et l'Iran, ainsi qu'&#224; la construction d'un nouveau syst&#232;me s&#233;curitaire au Moyen-Orient, afin que le monde s'oriente vers un d&#233;sarmement nucl&#233;aire total &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire. Dans cette perspective, il s'agira avant tout de remplacer les interventions militaires (y compris les guerres secr&#232;tes de la CIA) par des d&#233;marches commerciales et autres formes d'&#233;changes pacifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeffrey D. Sachs*&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.project-syndicate.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Project Syndicate&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.project-syndicate.org/commentary/iran-deal-us-security-state-by-jeffrey-d-sachs-2015-07/french&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Project Syndicate&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, 17 juillet 2015&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;* &lt;strong&gt;Jeffrey D. Sachs&lt;/strong&gt;, est &#233;conomiste et Professeur de D&#233;veloppement Durable, Professeur de Politique sanitaire et Management et le Directeur du &lt;i&gt;Earth Institute&lt;/i&gt; de l'Universit&#233; de Columbia, aussi il est le Conseiller Sp&#233;cial au Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Nations Unies sur les Buts de d&#233;veloppement du Mill&#233;naire. Ses livres sont &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://jeffsachs.org/books/the-end-of-poverty/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;The End of Poverty&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://jeffsachs.org/books/common-wealth/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Common Wealth&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/i&gt; &#187;, et plus r&#233;cemment, &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://jeffsachs.org/books/the-age-of-sustainable-development/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;The Age of Sustainable Development&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Savoir-dire-non-aux-partisans-de-la-guerre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la diaspora latinoamericaine&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 23 juillet 2015.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Plan du Dr Sch&#228;uble pour l'Europe, les Europ&#233;ens l'approuvent-ils ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-Plan-du-Dr-Schauble-pour-l-Europe-les-Europeens-l-approuvent-ils</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Le-Plan-du-Dr-Schauble-pour-l-Europe-les-Europeens-l-approuvent-ils</guid>
		<dc:date>2015-07-22T17:01:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yanis Varoufakis*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cinq mois de n&#233;gociations entre la Gr&#232;ce et l'Europe nous ont conduits dans l'impasse, parce que le Dr Sch&#228;uble en avait d&#233;cid&#233; ainsi. Lorsque j'ai point&#233; mon nez pour la premi&#232;re fois &#224; l'une des rencontres de Bruxelles, une puissante majorit&#233; s'&#233;tait d&#233;j&#224; constitu&#233;e au sein de l'eurogroupe. Group&#233;e autour de la grave figure du Ministre allemand des finances, cette fraction s'&#233;tait donn&#233; pour but d'emp&#234;cher tout accord bas&#233; sur des convergences entre notre gouvernement nouvellement &#233;lu et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinq mois de n&#233;gociations entre la Gr&#232;ce et l'Europe nous ont conduits dans l'impasse, parce que le Dr Sch&#228;uble en avait d&#233;cid&#233; ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque j'ai point&#233; mon nez pour la premi&#232;re fois &#224; l'une des rencontres de Bruxelles, une puissante majorit&#233; s'&#233;tait d&#233;j&#224; constitu&#233;e au sein de l'eurogroupe. Group&#233;e autour de la grave figure du Ministre allemand des finances, cette fraction s'&#233;tait donn&#233; pour but d'emp&#234;cher tout accord bas&#233; sur des convergences entre notre gouvernement nouvellement &#233;lu et le reste de l'eurozone. &#171; Les &#233;lections ne peuvent rien changer &#187; et &#171; Ou la d&#233;claration commune d'intention, ou rien &#187; - voil&#224; quelques propos typiques qui ont salu&#233; ma premi&#232;re apparition &#224; l'eurogroupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq mois d'intenses n&#233;gociations n'ont donc jamais eu aucune chance d'aboutir. Elles &#233;taient condamn&#233;es &#224; nous mener dans l'impasse et &#224; ouvrir la voie &#224; ce que le Dr Sch&#228;uble jugeait &#171; optimal &#187;, bien avant l'&#233;lection de notre gouvernement actuel : pousser la Gr&#232;ce hors de l'eurogroupe, pour faire rentrer dans le rang des &#201;tats-membres qui s'opposaient &#224; son plan personnel d'une refonte de l'eurozone. Ce n'est pas l&#224; une th&#233;orie que j'aurais invent&#233;e. D'o&#249; tenais-je que le Grexit &#233;tait un &#233;l&#233;ment important du projet du Dr Sch&#228;uble pour l'Europe ? De lui-m&#234;me, qui me l'avait dit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'&#233;cris pas ces mots en tant que politicien grec, qui porte un regard aussi critique sur la diffamation par la presse allemande de nos propositions raisonnables que sur le refus de Berlin de prendre s&#233;rieusement en compte notre plan tr&#232;s mod&#233;r&#233; pour venir &#224; bout de nos dettes, ou sur la d&#233;cision hautement politique de la BCE d'&#233;trangler notre gouvernement, ou celle de l'eurogroupe de donner &#224; celle-ci le feu vert pour la fermeture de nos banques. J'&#233;cris ces mots en Europ&#233;en qui observe la mise en &#339;uvre d'un projet pr&#233;cis pour l'Europe. Celui du Dr Sch&#228;uble. Et je voudrais poser aux lecteurs et lectrices bien inform&#233;s de la ZEIT une question tr&#232;s simple : Voulez-vous de ce projet ? Est-il bon pour l'Europe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le plan du Dr Sch&#228;uble Plan pour l'Eurozone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avalanche de fonds de sauvetage empoisonn&#233;s qui a suivi la premi&#232;re crise financi&#232;re de l'eurozone a suffisamment prouv&#233; que l'invraisemblable &#171; clause de non-assistance &#187;, l'interdiction de garantir les obligations &#233;mises par les &#201;tats-membres &#233;tait un lamentable ersatz d'union politique. Wolfgang Sch&#228;uble en est bien conscient et il a propos&#233; un plan parfaitement clair pour une union plus &#233;troite. &#171; Dans l'id&#233;al, l'Europe serait une union politique &#187;, a-t-il &#233;crit avec Karl Lamers, l'ex-porte-parole de la CDU pour les Affaires &#233;trang&#232;res, le 31 ao&#251;t 2014, dans le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ft.com/intl/cms/s/0/5565f134-2d48-11e4-8105-00144feabdc0.html?siteedition=intl#axzz3BwDyx9jA&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Financial Times&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; 1er septembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Sch&#228;uble a raison de plaider pour des changements institutionnels qui &#233;tabliraient pour l'eurozone les m&#233;canismes politiques qui lui manquent. Non seulement parce qu'il est sans cela impossible de ma&#238;triser la crise actuelle, mais aussi pour pr&#233;parer notre union mon&#233;taire &#224; la prochaine crise. La seule question qui se pose, c'est : Concr&#232;tement, ce projet est-il un bon projet ? Les Europ&#233;ens doivent-ils en faire leur projet ? Et comment peut-il &#234;tre r&#233;alis&#233; en conformit&#233; avec la volont&#233; ses auteurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Sch&#228;uble-Lamers se base sur deux id&#233;es. La premi&#232;re : &#171; Que penseriez-vous d'un commissaire europ&#233;en au budget qui pourrait refuser les budgets nationaux s'ils ne correspondent pas aux r&#232;gles que nous avons &#233;tablies en commun ? &#187; La deuxi&#232;me : &#171; Nous approuvons un &#8216;Parlement de l'eurozone' constitu&#233; de membres du Parlement europ&#233;en des pays de l'eurozone pour confirmer la l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique de d&#233;cisions affectant le domaine mon&#233;taire de l'euro &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re objection au plan Sch&#228;uble-Lamers est qu'il contredit toute id&#233;e de f&#233;d&#233;ralisme d&#233;mocratique. Une d&#233;mocratie f&#233;d&#233;rale - l'Allemagne, les USA, l'Australie - est fond&#233;e sur la souverainet&#233; de ses citoyens, qui se manifeste par le droit absolu de ses d&#233;put&#233;s &#224; promulguer des lois b&#233;n&#233;fiques &#224; leur propre peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au contraire, le plan Sch&#228;uble-Lamers ne pr&#233;voit que des comp&#233;tences n&#233;gatives : un &#171; surveillant en chef &#187; des budgets (peut-&#234;tre une version am&#233;lior&#233;e du Pr&#233;sident de l'eurogroupe) qui ne disposerait face aux Parlements nationaux que de comp&#233;tences n&#233;gatives, entendez : un droit de veto. Ce projet pr&#233;sente deux probl&#232;mes : premi&#232;rement, il ne suffirait pas &#224; s&#233;curiser la macro-&#233;conomie de l'eurozone. Et deuxi&#232;mement il enfreindrait les principes fondamentaux de la d&#233;mocratie lib&#233;rale occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons-nous ce qui s'est pass&#233; avant l'&#233;clatement de la crise de l'euro en 2010 et &#224; la suite de cette crise.Si le gardien-chef fiscal du Dr Sch&#228;uble avait exist&#233; &#224; l'&#233;poque, il ou elle aurait pu opposer son veto &#224; la prodigalit&#233; du gouvernement grec, mais il n'aurait rien pu contre le tsunami de cr&#233;dits que d&#233;versaient les banques priv&#233;es francfortoises et parisiennes sur leurs homologues de la p&#233;riph&#233;rie. (En outre : si le commissaire au budget du Dr Sch&#228;uble avait emp&#234;ch&#233; l'&#201;tat grec de prendre de nouveaux cr&#233;dits, la dette grecque se serait accumul&#233;e en passant par les banques priv&#233;es, comme cela s'est fait en Irlande et en Espagne.) Ces flux de capitaux ont favoris&#233; un endettement insoutenable qui serait obligatoirement retomb&#233; sur les &#233;paules de l'&#201;tat quand les march&#233;s financiers se sont effondr&#233;s. Et apr&#232;s la crise, le L&#233;viathan budg&#233;taire du Dr Sch&#228;uble aurait &#233;t&#233; tout aussi impuissant, quand plusieurs &#201;tats auraient &#233;t&#233; menac&#233;s d'insolvabilit&#233; en raison du sauvetage (direct ou indirect) de leurs banques priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bref : le titulaire de la noble fonction pr&#233;vue par le plan Sch&#228;uble-Lamers aurait &#233;t&#233; aussi peu en mesure d'agir contre les causes de la crise que d'en surmonter les cons&#233;quences. En outre, chaque veto effectif du noble fonctionnaire contre un budget national mettrait hors circuit la souverainet&#233; d'un peuple europ&#233;en sans la remplacer par une souverainet&#233; de rang sup&#233;rieur, f&#233;d&#233;rale ou supranationale. Le Dr Sch&#228;uble, lorsqu'il s'engage en faveur d'une union politique en contradiction avec les principes fondamentaux d'une f&#233;d&#233;ration d&#233;mocratique, fait preuve une impressionnante suite dans les id&#233;es. C'est ainsi qu'il rejetait d&#233;j&#224;, dans un article paru le 8 juin 2000 dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) le&#171; d&#233;bat acad&#233;mique &#187; pour savoir si l'Europe devait &#234;tre &#171; un &#201;tat f&#233;d&#233;ral ou une conf&#233;d&#233;ration d'&#201;tats. &#187; A-t-il raison d'affirmer qu'il n'y a aucune diff&#233;rence entre un &#201;tat f&#233;d&#233;ral et une conf&#233;d&#233;ration d'&#201;tats ? Je pense que ne pas faire de distinction entre les deux constitue une grave menace pour la d&#233;mocratie europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oubli&#233;s les pr&#233;alables pour une union politique d&#233;mocratique, multinationale lib&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une caract&#233;ristique trop oubli&#233;e des d&#233;mocraties lib&#233;rales est que ce n'est pas le contenu juridique de leurs lois et de leurs constitutions qui fonde leur l&#233;gitimit&#233;, mais la politique. En affirmant, comme le Dr Sch&#228;uble l'a fait explicitement en 2000 et implicitement en 2014, qu'il n'y a aucune diff&#233;rence entre un &#201;tat f&#233;d&#233;ral et une conf&#233;d&#233;ration d'&#201;tats souverains, on veut ignorer que le premier peut cr&#233;er une l&#233;gitimit&#233; politique, mais pas le second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une conf&#233;d&#233;ration d'&#201;tats peut bien s&#251;r, par exemple en tant que membre d'une alliance d&#233;fensive, conclure en son sein des accords qui repr&#233;sentent un avantage mutuel contre un &#201;tat ennemi. Elle peut se mettre d'accord sur des normes industrielles ou m&#234;me cr&#233;er une zone de libre-&#233;change. Jamais une conf&#233;d&#233;ration d'&#201;tats souverains ne peut l&#233;gitimement assigner &#224; un gardien-chef le droit d'abroger la souverainet&#233; d'un &#201;tat, car il n'existe pas de souverainet&#233; &#224; l'&#233;chelon f&#233;d&#233;ral qui dispose de la l&#233;gitimit&#233; politique exig&#233;e pour proc&#233;der &#224; un tel acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi la distinction entre &#201;tat f&#233;d&#233;ral et conf&#233;d&#233;ration d'&#201;tats rev&#234;t une grande importance. Car tandis qu'un &#201;tat f&#233;d&#233;ral peut remplacer une souverainet&#233; abandonn&#233;e par l'&#201;tat ou la nation par une nouvelle souverainet&#233; &#224; l'&#233;chelon f&#233;d&#233;ral ou de l'Union, une centralisation du pouvoir dans une conf&#233;d&#233;ration d'&#201;tats est r&#233;dhibitoirement ill&#233;gale. Il lui manque le l&#233;gislateur souverain qui pourrait lui accorder son onction. Et une Chambre europ&#233;enne issue du Parlement europ&#233;en, qui n'a pas lui-m&#234;me comp&#233;tence &#224; promulguer des lois comme bon lui semble, ne peut l&#233;gitimer le droit de veto d'un commissaire au budget &#224; l'encontre de Parlements nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou autrement dit : de petites nations souveraines comme l'Islande doivent prendre des d&#233;cisions dans un contexte de conditions-cadres fondamentales, que leur posent la nature et le reste de l'humanit&#233;. Mais si restreint que soit son espace de d&#233;cision, la communaut&#233; islandaise conserve pourtant pleine autorit&#233; pour placer les dignitaires qu'elle a &#233;lus devant leur responsabilit&#233; pour les d&#233;cisions qu'ils ont prises face &#224; ces conditions-cadres ext&#233;rieures et &#224; r&#233;viser tout acte juridique promulgu&#233; par le pass&#233;. &#192; l'inverse, les Ministres des finances de l'eurozone quittent souvent les r&#233;unions de l'eurogroupe en regrettant des d&#233;cisions qu'ils ont approuv&#233;es, et en donnant pour excuse -d&#233;sormais creuse- qu'ils ont &#171; fait de leur mieux dans le cadre de l'eurogroupe. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'euro a terriblement &#233;largi ces br&#232;ches situ&#233;es au coeur m&#234;me de l'Europe. L'eurogroupe, un groupe informel, qui ne fournit pas de comptes-rendus, ne suit aucune r&#232;gle &#233;crite et n'est responsable devant exactement personne, est &#224; la t&#234;te de la premi&#232;re macro-&#233;conomie mondiale. &#192; ses c&#244;t&#233;s se tient une Banque centrale qui lutte pour appliquer de vagues r&#232;gles qu'elle &#233;dicte elle-m&#234;me au fil du temps. Elle ne dispose d'aucune communaut&#233; politique sur laquelle asseoir la l&#233;gitimit&#233; politique qui fonderait ses d&#233;cisions en mati&#232;re de fiscalit&#233; et de monnaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan du Dr Sch&#228;uble rem&#233;diera-t-il &#224; ce syst&#232;me de gouvernement intenable ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce cas il couvrirait d'une pseudo-l&#233;gitimit&#233; l'actuelle macro-commande inefficace et l'autoritarisme politique de l'eurogroupe. Les maux inh&#233;rents &#224; l'actuelle f&#233;d&#233;ration d'&#201;tats seraient grav&#233;s dans le marbre et le r&#234;ve d'une f&#233;d&#233;ration europ&#233;enne d&#233;mocratique encore repouss&#233; &#224; un avenir bien incertain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La p&#233;rilleuse strat&#233;gie du Dr Sch&#228;uble pour ex&#233;cuter le Plan Sch&#228;uble-Lamers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois de mai dernier j'ai eu, en marge d'une autre r&#233;union de l'eurogroupe, le privil&#232;ge d'un entretien fascinant avec le Dr Sch&#228;uble. Nous avons abondamment parl&#233; de la Gr&#232;ce et de l'avenir de l'eurozone. Ce jour-l&#224; l'ordre du jour comportait entre autres les futures modifications institutionnelles visant &#224; renforcer l'eurozone. Cette conversation me montra clairement que le plan du docteur Sch&#228;uble &#233;tait la base m&#234;me o&#249; se mouvaient la majorit&#233; des ministres des finances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que dans cette rencontre r&#233;unissant 19 ministres le Grexit n'ait pas &#233;t&#233; explicitement mentionn&#233;, il y fut fait sans nul doute possible des allusions voil&#233;es. J'entendis un coll&#232;gue dire que les &#201;tats membres qui ne pouvaient satisfaire &#224; leurs engagements ne pouvaient compter sur l'indivisibilit&#233; de l'eurozone, car il &#233;tait extr&#234;mement important de renforcer la discipline. Quelques ministres soulign&#232;rent l'int&#233;r&#234;t qu'il y aurait &#224; accorder &#224; un Pr&#233;sident permanent de l'eurogroupe le droit de contester des budgets nationaux. D'autres parl&#232;rent de la n&#233;cessit&#233; d'une euro-Chambre compos&#233;e de parlementaires europ&#233;ens pouvant l&#233;gitimer les comp&#233;tences attribu&#233;es au(x) Pr&#233;sident (s). Le plan du Dr Sch&#228;uble trouvait des &#233;chos dans toute la salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; en juger d'apr&#232;s ces r&#233;unions de l'eurogroupe et mes discussions avec le ministre allemand des Finances, le Grexit donne le signal du d&#233;part pour l'application du plan du Dr Sch&#228;uble. Une escalade contr&#244;l&#233;e, pendant des ann&#233;es, des souffrances du peuple grec, exacerb&#233;es par la fermeture des banques et parall&#232;lement adoucies par un peu d'aide humanitaire, devraient &#234;tre les signes avant-coureurs de la nouvelle eurozone. D'un c&#244;t&#233; le destin des Grecs gaspilleurs servirait de le&#231;on de morale aux gouvernements qui joueraient avec l'id&#233;e d'un changement des &#171; r&#232;gles &#187; en vigueur (par exemple l'Italie) ou qui r&#233;pugneraient &#224; transf&#233;rer leur souverainet&#233; &#224; l'eurogroupe (par exemple la France). D'autre part la perspective d'un r&#233;&#233;quilibrage financier (limit&#233;), par exemple au moyen d'une union bancaire plus &#233;troite et d'une assurance-ch&#244;mage commune offrirait aux petites nations la carotte n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En laissant de c&#244;t&#233; toutes les objections morales ou philosophiques qu'on pourrait &#233;lever contre l'id&#233;e de forger une meilleure Union en accroissant de mani&#232;re contr&#244;l&#233;e les souffrances d'un de ses Etats membres, posons d'urgentes questions de fond :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les moyens sont-ils adapt&#233;s aux fins ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La suppression, de l'indivisibilit&#233; constitutive de l'eurozone est-elle un moyen s&#251;r de garantir son avenir comme zone commune de bien-&#234;tre g&#233;n&#233;ral ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le sacrifice rituel d'un de ses membres rapprochera-t-il les Europ&#233;ens les uns des autres ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'argument selon lequel des &#233;lections ne peuvent rien changer dans un pays endett&#233; inspire-t-il confiance dans les institutions europ&#233;ennes ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;Ou ne pourrait-il pas induire l'effet contraire, si la peur et le d&#233;go&#251;t deviennent des incontournables dans les rapports intra-europ&#233;ens ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion : l'Europe &#224; la crois&#233;e des chemins&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;fectuosit&#233; des fondements de l'eurogroupe s'est r&#233;v&#233;l&#233;e &#233;vidente en Gr&#232;ce avant m&#234;me l'extension de la crise aux autres pays. Cinq ans plus tard la Gr&#232;ce est &#224; nouveau sous les feux des projecteurs, parce que le seul homme d'&#201;tat rescap&#233; du groupe fondateur de l'euro, le Dr Sch&#228;uble, a un plan d'assainissement de l'union mon&#233;taire europ&#233;enne. Ce plan implique de laisser tomber la Gr&#232;ce, pr&#233;tendument parce que le gouvernement grec n'a aucune r&#233;forme cr&#233;dible &#224; proposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;rit&#233;, c'est qu'un eurogroupe vendu au Dr Sch&#228;uble n'a jamais eu s&#233;rieusement l'intention de proc&#233;der pour la Gr&#232;ce &#224; un &#171; New Deal &#187; qui refl&#233;terait les int&#233;r&#234;ts communs des cr&#233;anciers et d'une nation dont les recettes se sont effondr&#233;es par suite d'un &#171; programme &#187; qui a lamentablement &#233;chou&#233; et dont la soci&#233;t&#233; se d&#233;lite. L'obstination de l'Europe officielle &#224; exiger de notre gouvernement la poursuite de ce &#171; programme &#187; en plein &#233;chec n' &#233;tait rien d'autre que le coup d'envoi du plan du Dr Sch&#228;uble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est assez r&#233;v&#233;lateur que l'argument de notre gouvernement - tout plan r&#233;alisable pr&#233;supposait une restructuration de la dette grecqu -, ait &#233;t&#233; reconnu au moment o&#249; les n&#233;gociations ont &#233;t&#233; rompues. C'est le Fonds mon&#233;taire international qui a ouvert le bal. Il faut remarquer que le Dr Sch&#228;uble a lui-m&#234;me admis qu'une part de la dette devait &#234;tre effac&#233;e, mais en ajoutant imm&#233;diatement que c'&#233;tait politiquement &#171; impossible. &#187; Je suis s&#251;r qu'en r&#233;alit&#233; il voulait dire par l&#224; que lui-m&#234;me n'en voulait pas, car son but &#233;tait de justifier un Grexit qui donnerait le signal pour appliquer son plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre l'opinion que je me suis form&#233;e, en tant que Grec et apr&#232;s avoir particip&#233; &#224; ces cinq mois de n&#233;gociations, du plan Sch&#228;uble-Lamers et des moyens &#224; utiliser, est-elle trop entach&#233;e de parti pris pour avoir quelque valeur en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Allemagne a toujours &#233;t&#233; un &#171; &#233;l&#232;ve mod&#232;le &#187; europ&#233;en et il faut cr&#233;diter le peuple allemand de s'&#234;tre toujours efforc&#233; d'int&#233;grer sa nation dans une Europe unie et en un certain sens de s'y fondre. Si je fais abstraction de mes propres jugements &#224; ce sujet, une question continue toutefois &#224; se poser :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que pensez-vous, chers lecteurs et lectrices, du plan du Dr Sch&#228;uble ? Correspond-il &#224; votre r&#234;ve d'une Europe d&#233;mocratique ? Ou sa mise en &#339;uvre, dont le point de d&#233;part consiste &#224; faire de la Gr&#232;ce un mix d'&#201;tat-paria et d'agneau sacrifi&#233;, ne d&#233;clenchera-t-elle pas un feed-back sans fin entre l'instabilit&#233; &#233;conomique et l'autoritarisme qu'elle nourrit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yanis Varoufakis&lt;/strong&gt; pour son &lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;blog&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Original&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/17/dr-schaubles-plan-for-europe-do-europeans-approve-english-version-of-my-article-in-die-zeit/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Dr Sch&#228;uble's Plan for Europe : Do Europeans approve ?&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/17/dr-schaubles-plan-for-europe-do-europeans-approve-english-version-of-my-article-in-die-zeit/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Yanis Varoufakis&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ath&#232;nes, le 17 juillet 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'anglais pour &lt;a href=&#034;http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Tlaxcala&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de&lt;/strong&gt; : Mich&#232;le Mialane&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt; * &lt;strong&gt;Y&#225;nis Varouf&#225;kis&lt;/strong&gt; est un &#233;conomiste et homme politique grec. Ex-Ministre de l'Economie dans le Gouvernement Syriza.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-Plan-du-Dr-Schauble-pour-l-Europe-les-Europeens-l-approuvent-ils&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Paris, le 22 juillet 2015.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Le plan de privatisation rancunier de l'Europe pour la Gr&#232;ce &#187; Yanis Varoufakis</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-plan-de-privatisation-rancunier-de-l-Europe-pour-la-Grece-Yanis-Varoufakis</link>
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		<dc:date>2015-07-21T13:46:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yanis Varoufakis*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ATH&#200;NES &#8211; Le 12 juillet, le sommet des dirigeants de la zone euro a dict&#233; les termes de sa capitulation au Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui, terrifi&#233; par les autres solutions, a tout accept&#233; en bloc. Un de ces termes concernait la liquidation des avoirs publics restants de la Gr&#232;ce. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les dirigeants de la zone euro ont exig&#233; que des biens publics grecs soient transf&#233;r&#233;s &#224; un fonds de type Treuhand (un v&#233;hicule de vente au rabais, similaire &#224; celui utilis&#233; apr&#232;s la chute du mur de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ATH&#200;NES&lt;/strong&gt; &#8211; Le 12 juillet, le sommet des dirigeants de la zone euro a dict&#233; &lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/15/the-euro-summit-agreement-on-greece-annotated-by-yanis-varoufakis/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;les termes de sa capitulation&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; au Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui, terrifi&#233; par les autres solutions, a tout accept&#233; en bloc. Un de ces termes concernait la liquidation des avoirs publics restants de la Gr&#232;ce. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de la zone euro ont exig&#233; que des biens publics grecs soient transf&#233;r&#233;s &#224; un fonds de type Treuhand (un v&#233;hicule de vente au rabais, similaire &#224; celui utilis&#233; apr&#232;s la chute du mur de Berlin pour privatiser rapidement, au prix d'une forte perte financi&#232;re et avec des effets d&#233;vastateurs sur l'emploi, de tous des biens publics de l'&#201;tat moribond de l'Allemagne de l'Est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce Treuhand grec devait &#234;tre bas&#233; (tenez-vous bien) au Luxembourg et devait &#234;tre dirig&#233; par un groupe supervis&#233; par le ministre des Finances de l'Allemagne, &lt;a href=&#034;http://www.project-syndicate.org/columnist/wolfgang-sch-uble&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Wolfgang Sch&#228;uble&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, l'auteur du plan. Il est cens&#233; effectuer l'ensemble des ventes au rabais d'ici trois ans. Mais alors que les travaux du plan Treuhand original s'accompagnaient d'investissements importants dans les infrastructures en Allemagne de l'Ouest et de transferts sociaux &#224; grande &#233;chelle pour la population d'Allemagne de l'Est, les citoyens de la Gr&#232;ce ne vont recevoir aucun avantage correspondant d'aucune sorte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Euclid Tsakalotos, qui m'a succ&#233;d&#233; au poste de ministre des Finances de la Gr&#232;ce il y a deux semaines, a fait de son mieux pour am&#233;liorer les pires aspects du plan Treuhand grec. Il a r&#233;ussi &#224; faire domicilier le fonds &#224; Ath&#232;nes et a extorqu&#233; aux cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce (la tro&#239;ka de la Commission europ&#233;enne, de la Banque Centrale Europ&#233;enne et du Fonds Mon&#233;taire International) la concession importante selon laquelle les ventes pourraient s'&#233;taler sur 30 ans, plut&#244;t que sur trois ans seulement. Ce point a &#233;t&#233; essentiel car va permettre &#224; l'&#201;tat grec de conserver ses capitaux sous-&#233;valu&#233;s, jusqu'&#224; ce que leurs prix remontent par rapport aux baisses actuelles induites par la r&#233;cession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, le Treuhand grec reste une abomination, qui va peser comme un stigmate sur la conscience de l'Europe. Pire, c'est une occasion perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan est politiquement toxique, car les fonds, bien que domicili&#233;s en Gr&#232;ce, seront en fait g&#233;r&#233;s par la tro&#239;ka. Cela est &#233;galement nuisible sur le plan financier, parce que les profits seront allou&#233;s &#224; ce que m&#234;me le FMI reconna&#238;t &#224; pr&#233;sent comme une dette impossible &#224; acquitter. Et c'est un &#233;chec &#233;conomique, parce qu'il g&#226;che une occasion merveilleuse de cr&#233;er des investissements nationaux pour aider &#224; contrer l'impact r&#233;trograde de la consolidation fiscale punitive qui fait &#233;galement partie des &#171; termes &#187; du sommet du 12 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses auraient pu se d&#233;rouler autrement. Le 19 juin, j'ai communiqu&#233; au gouvernement allemand et &#224; la tro&#239;ka une proposition diff&#233;rente, dans le cadre d'un document intitul&#233; &#171; Mettre fin &#224; la crise grecque &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le gouvernement grec propose de regrouper les richesses nationales (&#224; l'exclusion de celles concernant la s&#233;curit&#233; du pays, les &#233;quipements publics et le patrimoine culturel) dans une holding distincte de l'administration du gouvernement et g&#233;r&#233;e comme une entit&#233; priv&#233;e, sous l'&#233;gide du Parlement grec, dans le but de maximiser la valeur de ses capitaux fondamentaux et de cr&#233;er un flux d'investissement national. L'&#201;tat grec sera l'actionnaire unique, mais ne garantira pas son passif ni sa dette. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La holding devait jouer un r&#244;le actif dans la pr&#233;paration &#224; la vente des actifs. Elle devait &#171; &#233;mettre des obligations enti&#232;rement garanties sur les march&#233;s internationaux de capitaux &#187; pouvant s'&#233;lever &#224; 30 ou 40 milliards d'euros (32 ou 43 milliards de dollars), qui, &#171; en tenant compte de la valeur actuelle des actifs, &#187; pourraient &#171; &#234;tre investies dans la modernisation et la restructuration des actifs sous son contr&#244;le. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan pr&#233;voyait un programme d'investissement de 3 &#224; 4 ans, r&#233;sultant en &#171; d&#233;penses suppl&#233;mentaires de 5% du PIB par an &#187; avec des conditions macro&#233;conomiques actuelles impliquant &#171; un multiplicateur de croissance positive sup&#233;rieur &#224; 1,5 &#187;, qui &#171; devait stimuler la croissance du PIB nominal &#224; un niveau sup&#233;rieur &#224; 5% pendant plusieurs ann&#233;es. Ceci devait induire &#224; son tour &#171; une augmentation proportionnelle des recettes fiscales &#187; en &#171; contribuant ainsi &#224; la viabilit&#233; des finances publiques, tout en permettant au gouvernement grec d'exercer la ma&#238;trise de ses d&#233;penses sans r&#233;duire davantage l'&#233;conomie sociale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sc&#233;nario, l'exc&#233;dent primaire (qui exclut les paiements d'int&#233;r&#234;ts) devait &#171; atteindre sa vitesse d'&#233;vasion &#187; en absolu termes absolus et relatifs au fil du temps. &#187; En cons&#233;quence, la soci&#233;t&#233; de holding &#171; se verrait accorder une licence bancaire &#187; dans un an ou deux, se transformant ainsi en une Banque de D&#233;veloppement &#224; part enti&#232;re, capable d'attirer les investissements priv&#233;s vers la Gr&#232;ce et d'entrer dans des projets de collaboration avec la Banque europ&#233;enne d'investissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Banque de D&#233;veloppement que nous avons propos&#233;e devait &#171; permettre au gouvernement de choisir quels capitaux devaient &#234;tre privatis&#233;s ou non, tout en garantissant un plus fort impact sur la r&#233;duction de la dette sur les privatisations choisies. &#187; Apr&#232;s tout, &#171; la valeur des actifs devait augmenter au-del&#224; du montant r&#233;el consacr&#233; &#224; la modernisation et &#224; la restructuration, avec l'aide d'un programme de partenariats public-priv&#233; dont la valeur serait en hausse selon la probabilit&#233; d'une privatisation future. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre proposition a &#233;t&#233; accueillie par un silence assourdissant. Plus pr&#233;cis&#233;ment, l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro et de la tro&#239;ka ont continu&#233; &#224; laisser entendre &#224; la presse mondiale que les autorit&#233;s grecques n'avaient aucune proposition novatrice cr&#233;dible &#224; fournir : leur rengaine habituelle. Quelques jours plus tard, une fois que le pouvoir en place s'est rendu compte que le gouvernement grec &#233;tait sur le point de capituler enti&#232;rement face aux exigences de la tro&#239;ka, ils ont jug&#233; bon d'imposer &#224; la Gr&#232;ce leur mod&#232;le Treuhand : un mod&#232;le humiliant, sans imagination et pernicieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; un tournant de l'histoire de l'Europe, notre solution innovante a &#233;t&#233; jet&#233;e aux oubliettes. Elle y restera jusqu'&#224; ce que d'autres personnes la ram&#232;nent au grand jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yanis Varoufakis&lt;/strong&gt;* pour son blog &lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Yanis Varoufakis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Original&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/21/europes-vindictive-privatization-plan-for-greece-project-syndicate/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Europe's Vindictive Privatization Plan for Greece&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'anglais par et pour &lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.project-syndicate.org/commentary/greece-privatization-plan-public-assets-by-yanis-varoufakis-2015-07/french&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Project Syndicate&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/21/europes-vindictive-privatization-plan-for-greece-project-syndicate/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Yanis Varoufakis&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ath&#232;nes, 21 juillet 2015.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Version int&#233;grale de l'accord de spoliation de la Gr&#232;ce, annot&#233;e par Yanis Varoufakis</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Version-integrale-de-l-accord-de-spoliation-de-la-Grece-annotee-par-Yanis-Varoufakis</link>
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		<dc:date>2015-07-16T12:01:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yanis Varoufakis*</dc:creator>



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&lt;p&gt;Euro sommet de la zone euro Bruxelles, le 12 juillet 2015 &lt;br class='autobr' /&gt; Le sommet de la zone euro souligne la n&#233;cessit&#233; cruciale de r&#233;tablir la confiance avec les autorit&#233;s grecques [le gouvernement grec doit instaurer une aust&#233;rit&#233; encore plus rigoureuse frappant les citoyens grecs les plus vuln&#233;rables, qui ont d&#233;j&#224; largement souffert], condition pr&#233;alable pour un &#233;ventuel futur accord sur un nouveau programme du MES [pour un report de ce pr&#234;t non viable]. &#192; cet &#233;gard, il est essentiel que la ma&#238;trise (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Euro sommet de la zone euro Bruxelles, le 12 juillet 2015&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sommet de la zone euro souligne la n&#233;cessit&#233; cruciale de r&#233;tablir la confiance avec les autorit&#233;s grecques [&lt;strong&gt;le gouvernement grec doit instaurer une aust&#233;rit&#233; encore plus rigoureuse frappant les citoyens grecs les plus vuln&#233;rables, qui ont d&#233;j&#224; largement souffert&lt;/strong&gt;], condition pr&#233;alable pour un &#233;ventuel futur accord sur un nouveau programme du MES [&lt;strong&gt;pour un report de ce pr&#234;t non viable&lt;/strong&gt;]. &#192; cet &#233;gard, il est essentiel que la ma&#238;trise du processus revienne aux autorit&#233;s grecques [&lt;strong&gt;le gouvernement Syriza doit signer une d&#233;claration stipulant qu'il s'est soumis &#224; la &#8216;logique' de la tro&#239;ka&lt;/strong&gt;], et les engagements pris dans ce contexte devraient &#234;tre suivis d'une mise en &#339;uvre effective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est attendu d'un &#201;tat membre de la zone euro demandant l'assistance financi&#232;re du MES qu'il adresse, lorsque cela est possible, une demande similaire au FMI. Il s'agit d'une condition pr&#233;alable pour que l'Eurogroupe approuve un nouveau programme du MES. La Gr&#232;ce demandera donc que le FMI maintienne son soutien (surveillance et financement) &#224; partir de mars 2016 [&lt;strong&gt;Berlin continue &#224; croire que la Commission n'est pas digne de confiance pour faire la &#8216;police' sur ses propres programmes europ&#233;ens de &#8216;sauvetage'&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de la n&#233;cessit&#233; de r&#233;tablir la confiance avec la Gr&#232;ce, le sommet de la zone euro se f&#233;licite que la Gr&#232;ce ait pris l'engagement de l&#233;gif&#233;rer sans d&#233;lai sur une premi&#232;re s&#233;rie de mesures [&lt;strong&gt;la Gr&#232;ce doit s'infliger &#224; elle-m&#234;me un supplice de waterboarding fiscal, avant m&#234;me qu'un quelconque financement soit propos&#233;&lt;/strong&gt;]. Ces mesures, prises en accord total et pr&#233;alable avec les institutions, porteront sur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Pour le 15 juillet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Une rationalisation du r&#233;gime de TVA [&lt;strong&gt;le rendre plus r&#233;gressif, par des hausses de taux qui encouragent la fraude &#224; la TVA&lt;/strong&gt;] et un &#233;largissement de l'assiette fiscale afin d'accro&#238;tre les recettes [&lt;strong&gt;porter un grand coup au seul secteur grec de croissance &#8211; le tourisme&lt;/strong&gt;].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Des mesures directes pour am&#233;liorer la viabilit&#233; &#224; long terme du syst&#232;me des retraites dans le cadre d'un programme global de r&#233;forme des retraites [diminuer les plus basses des petites retraites tout en faisant semblant de ne pas voir que l'&#233;puisement des fonds des caisses de retraite est d&#251; au PSI [ndt : accord de ren&#233;gociation de la dette avec les cr&#233;anciers priv&#233;s) &#233;labor&#233; par la tro&#239;ka en 2012 et aux effets de la baisse du nombre d'emplois et de la hausse du travail au noir].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La garantie de la pleine ind&#233;pendance juridique d'ELSTAT [&lt;strong&gt;la tro&#239;ka exige un contr&#244;le total sur la mani&#232;re dont la Gr&#232;ce &#233;labore son &#233;quilibre budg&#233;taire, en vue de contr&#244;ler compl&#232;tement l'ampleur de l'aust&#233;rit&#233; qu'elle impose au gouvernement&lt;/strong&gt;].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La pleine mise en &#339;uvre des dispositions pertinentes du trait&#233; sur la stabilit&#233;, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire, notamment en rendant op&#233;rationnel le conseil budg&#233;taire avant la finalisation du protocole d'accord et en introduisant des r&#233;ductions quasi automatiques des d&#233;penses en cas de d&#233;rapages par rapport &#224; des objectifs ambitieux d'exc&#233;dents primaires, apr&#232;s avoir sollicit&#233; l'avis du conseil budg&#233;taire et sous r&#233;serve de l'accord pr&#233;alable des institutions [&lt;strong&gt;le gouvernement grec, qui sait que les objectifs fiscaux impos&#233;s ne seront jamais atteints avec l'aust&#233;rit&#233; impos&#233;e, doit s'engager dans une aust&#233;rit&#233; plus forte et syst&#233;matique du fait des derni&#232;res erreurs de la tro&#239;ka&lt;/strong&gt;].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour le 22 juillet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'adoption du code de proc&#233;dure civile, qui repr&#233;sente une refonte en profondeur des proc&#233;dures et modalit&#233;s propres au syst&#232;me de justice civile et peut acc&#233;l&#233;rer consid&#233;rablement les proc&#233;dures judiciaires et r&#233;duire les co&#251;ts dans ce domaine [&lt;strong&gt;les saisies, les expulsions et la liquidation de milliers d'habitations et d'entreprises qui ne sont pas en mesure de rembourser leurs emprunts&lt;/strong&gt;].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La transposition de la directive relative au redressement des banques et &#224; la r&#233;solution de leurs d&#233;faillances, avec le soutien de la Commission europ&#233;enne. Ce n'est qu'apr&#232;s &#8211;et imm&#233;diatement apr&#232;s&#8211; que les quatre premi&#232;res mesures susmentionn&#233;es auront fait l'objet d'une mise en &#339;uvre au plan juridique et que le Parlement grec aura approuv&#233; tous les engagements figurant dans le pr&#233;sent document, avec v&#233;rification par les institutions et l'Eurogroupe, qu'une d&#233;cision pourra &#234;tre prise donnant mandat aux institutions de n&#233;gocier un protocole d'accord [&lt;strong&gt;le gouvernement Syriza doit &#234;tre humili&#233;, au point qu'il lui est demand&#233; de s'imposer &#224; lui-m&#234;me une aust&#233;rit&#233; rigoureuse, en pr&#233;lude &#224; une nouvelle demande de pr&#234;t toxique de sauvetage, ce type m&#234;me de pr&#234;t dont le rejet a fait la c&#233;l&#233;brit&#233; internationale de Syriza&lt;/strong&gt;].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision serait prise sous r&#233;serve de l'ach&#232;vement des proc&#233;dures nationales et &#224; condition que les conditions pr&#233;alables pr&#233;vues &#224; l'article 13 du trait&#233; instituant le MES soient r&#233;unies, sur la base de l'&#233;valuation vis&#233;e &#224; l'article 13, paragraphe 1. Afin de pouvoir servir de base &#224; la conclusion positive du protocole d'accord, les mesures de r&#233;forme pr&#233;sent&#233;es par la Gr&#232;ce doivent &#234;tre s&#233;rieusement renforc&#233;es compte tenu de la profonde d&#233;gradation de la situation &#233;conomique et budg&#233;taire du pays au cours de l'ann&#233;e derni&#232;re [&lt;strong&gt;le gouvernement Syriza doit acquiescer au mensonge que c'est lui, et non les tactiques d'asphyxie des cr&#233;anciers, qui a provoqu&#233; la forte d&#233;t&#233;rioration de la situation &#233;conomique au cours des six derniers mois &#8211; on demande &#224; la victime de prendre sur elle la faute qui incombe au m&#233;chant&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement grec doit s'engager formellement &#224; renforcer ses propositions [&lt;strong&gt;de les rendre plus r&#233;gressives et plus inhumaines&lt;/strong&gt;] dans un certain nombre de domaines recens&#233;s par les institutions, en les accompagnant d'un calendrier suffisamment pr&#233;cis pour ce qui est de la l&#233;gislation et de la mise en &#339;uvre, y compris des crit&#232;res de r&#233;f&#233;rence structurels, des &#233;ch&#233;ances et des crit&#232;res de r&#233;f&#233;rence quantitatifs, afin de donner une id&#233;e claire de l'orientation des politiques &#224; moyen terme. Il doit notamment, en accord avec les institutions :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Mener d'ambitieuses r&#233;formes [&lt;strong&gt;coupes&lt;/strong&gt;] des retraites et d&#233;finir des politiques visant &#224; compenser pleinement l'incidence budg&#233;taire de l'arr&#234;t de la cour constitutionnelle relatif &#224; la r&#233;forme des pensions de 2012 [&lt;strong&gt;annuler la d&#233;cision de la Cour favorable aux retrait&#233;s&lt;/strong&gt;] et mettre en &#339;uvre la clause de d&#233;ficit z&#233;ro [&lt;strong&gt;r&#233;duire de 85% les compl&#233;ments de retraite que le gouvernement Syriza avait d&#233;fendus bec et ongle au cours des cinq derniers mois&lt;/strong&gt;] ou des mesures alternatives mutuellement acceptables [&lt;strong&gt;trouver des victimes &#8216;&#233;quivalentes'&lt;/strong&gt;] d'ici octobre 2015 ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Adopter des r&#233;formes plus ambitieuses du march&#233; des produits assorties d'un calendrier pr&#233;cis de mise en &#339;uvre de toutes les recommandations du volume I du manuel de l'OCDE pour l'&#233;valuation de la concurrence [&lt;strong&gt;les recommandations auxquelles l'OCDE a d&#233;sormais renonc&#233; apr&#232;s avoir red&#233;fini ces r&#233;formes en coop&#233;ration avec le gouvernement Syriza&lt;/strong&gt;], y compris dans les domaines suivants : ouverture des magasins le dimanche, p&#233;riodes de soldes, propri&#233;t&#233; des pharmacies, lait et boulangeries, &#224; l'exception des produits pharmaceutiques vendus sans ordonnance qui feront l'objet d'une mise en &#339;uvre &#224; un stade ult&#233;rieur, ainsi qu'en ce qui concerne l'ouverture de professions ferm&#233;es essentielles au niveau macro-&#233;conomique (par exemple, les transports par ferry). En ce qui concerne le suivi du volume II du manuel de l'OCDE, l'industrie manufacturi&#232;re doit &#234;tre comprise dans les actions pr&#233;alables ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En ce qui concerne les march&#233;s de l'&#233;nergie, proc&#233;der &#224; la privatisation de l'op&#233;rateur du r&#233;seau de distribution d'&#233;lectricit&#233; (ADMIE), &#224; moins que l'on puisse trouver des mesures de remplacement ayant un effet &#233;quivalent sur la concurrence, comme convenu par les institutions [&lt;strong&gt;ADMIE sera liquid&#233; au profit d'int&#233;r&#234;ts particuliers &#233;trangers sous commandement des institutions&lt;/strong&gt;] ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En ce qui concerne le march&#233; du travail, entreprendre un r&#233;examen rigoureux et une modernisation des n&#233;gociations collectives [&lt;strong&gt;s'assurer qu'aucune n&#233;gociation collective n'est possible&lt;/strong&gt;], de l'action syndicale [&lt;strong&gt;qui doit &#234;tre interdite&lt;/strong&gt;] et, conform&#233;ment &#224; la directive pertinente de l'UE et aux bonnes pratiques, des proc&#233;dures de licenciement collectif [&lt;strong&gt;qui doivent &#234;tre soumises aux caprices des employeurs&lt;/strong&gt;], selon le calendrier et l'approche convenus avec les institutions [&lt;strong&gt;c'est la tro&#239;ka qui d&#233;cide&lt;/strong&gt;]. Sur la base de ces r&#233;examens, les politiques du march&#233; du travail devraient &#234;tre align&#233;es sur les meilleures pratiques internationales et europ&#233;ennes, sans que cela se traduise par un retour aux politiques ant&#233;rieures qui ne sont pas compatibles avec les objectifs de croissance durable et inclusive [&lt;strong&gt;il ne doit exister aucun m&#233;canisme permettant aux salari&#233;s d'obtenir de meilleures conditions des employeurs&lt;/strong&gt;] ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Adopter les mesures n&#233;cessaires pour renforcer le secteur financier, y compris des mesures radicales concernant les pr&#234;ts non performants [&lt;strong&gt;un tsunami de saisies s'annonce&lt;/strong&gt;] et des mesures visant &#224; renforcer la gouvernance du Fonds hell&#233;nique de stabilit&#233; financi&#232;re (HFSF) et des banques [&lt;strong&gt;les Grecs qui g&#232;rent le HFSF et les banques n'auront exactement aucun pouvoir de contr&#244;le sur le HFSF et les banques], en particulier en &#233;liminant toute possibilit&#233; d'interf&#233;rence politique, notamment dans les processus de nomination [sauf l'interf&#233;rence politique de la tro&#239;ka&lt;/strong&gt;]. Par ailleurs, les autorit&#233;s grecques prendront les mesures suivantes :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;laborer un programme de privatisation nettement plus &#233;toff&#233; avec une meilleure gouvernance ; des actifs grecs de valeur seront transf&#233;r&#233;s dans un fonds ind&#233;pendant qui mon&#233;tisera les actifs par des privatisations et d'autres moyens [&lt;strong&gt;une structure similaire au Treuhand pour l'Allemagne de l'est est envisag&#233;e pour liquider tous les biens publics, mais sans l'&#233;quivalent des lourds investissements que l'Allemagne de l'Ouest avait d&#233;vers&#233;s &#224; l'est pour compenser le d&#233;sastre du Treuhand&lt;/strong&gt;]. La mon&#233;tisation des actifs constituera une source permettant le remboursement programm&#233; du nouveau pr&#234;t du MES et g&#233;n&#233;rera sur la dur&#233;e du nouveau pr&#234;t un montant total fix&#233; &#224; 50 milliards d'euros, dont 25 milliards d'euros serviront au remboursement de la recapitalisation des banques et d'autres actifs, et 50% de chaque euro restant (c'est-&#224;-dire 50% de 25 milliards d'euros) serviront &#224; diminuer le ratio d'endettement, les autres 50% &#233;tant utilis&#233;s pour des investissements [&lt;strong&gt;les biens publics seront liquid&#233;s et les maigres sommes ainsi obtenues seront destin&#233;es au service d'une dette insoutenable &#8211; sans qu'il reste rien pour des investissements publics ou priv&#233;s&lt;/strong&gt;]. Ce fonds serait mis en place en Gr&#232;ce et g&#233;r&#233; par les autorit&#233;s grecques sous la supervision des institutions europ&#233;ennes concern&#233;es [&lt;strong&gt;il sera officiellement en Gr&#232;ce mais, comme le HFSF ou la Banque de Gr&#232;ce, il sera int&#233;gralement contr&#244;l&#233; par les cr&#233;anciers&lt;/strong&gt;]. En accord avec les institutions, et sur la base des bonnes pratiques internationales, un cadre l&#233;gislatif devrait &#234;tre adopt&#233; pour garantir des proc&#233;dures transparentes et une valorisation ad&#233;quate des ventes d'actifs, conform&#233;ment aux principes et aux normes de l'OCDE sur la gestion des entreprises publiques [&lt;strong&gt;la tro&#239;ka fera ce qu'elle voudra&lt;/strong&gt;].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Conform&#233;ment aux ambitions du gouvernement grec, moderniser et consid&#233;rablement renforcer l'administration publique grecque, et mettre en place, sous l'&#233;gide de la Commission europ&#233;enne, un programme de renforcement des capacit&#233;s et de d&#233;politisation de l'administration publique grecque [&lt;strong&gt;faire de la Gr&#232;ce une zone sans d&#233;mocratie sur le mod&#232;le de Bruxelles, une forme de gouvernement soi-disant technocratique, politiquement toxique et macro-&#233;conomiquement inepte&lt;/strong&gt;]. Une premi&#232;re proposition devrait &#234;tre pr&#233;sent&#233;e d'ici le 20 juillet apr&#232;s discussion avec les institutions. Le gouvernement grec s'engage &#224; r&#233;duire encore les co&#251;ts de l'administration publique grecque [&lt;strong&gt;diminuer les bas salaires tout en augmentant l&#233;g&#232;rement les salaires des quelques apparatchiks proches de la tro&#239;ka&lt;/strong&gt;], conform&#233;ment &#224; un calendrier convenu avec les institutions ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Normaliser compl&#232;tement les m&#233;thodes de travail avec les institutions, y compris le travail n&#233;cessaire sur le terrain &#224; Ath&#232;nes, pour am&#233;liorer la mise en &#339;uvre et le suivi du programme [&lt;strong&gt;la tro&#239;ka contre-attaque et exige que le gouvernement grec l'invite &#224; revenir &#224; Ath&#232;nes en vainqueur &#8211; la paix carthaginoise dans toute sa splendeur&lt;/strong&gt;]. Le gouvernement doit consulter les institutions et convenir avec elles de tout projet l&#233;gislatif dans les domaines concern&#233;s dans un d&#233;lai appropri&#233; avant de le soumettre &#224; la consultation publique ou au Parlement [&lt;strong&gt;le parlement grec doit &#224; nouveau, apr&#232;s cinq mois d'une ind&#233;pendance &#233;ph&#233;m&#232;re, se faire l'annexe de la tro&#239;ka &#8211; faire passer m&#233;caniquement des lois traduites&lt;/strong&gt;]. Le sommet de la zone euro souligne une nouvelle fois que la mise en &#339;uvre est capitale et, dans ce contexte, se f&#233;licite que les autorit&#233;s grecques aient l'intention de demander d'ici le 20 juillet le soutien des institutions et des &#201;tats membres en vue d'une assistance technique, et demande &#224; la Commission europ&#233;enne de coordonner ce soutien de l'Europe ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#192; l'exception de la loi sur la crise humanitaire, le gouvernement grec proc&#233;dera &#224; un r&#233;examen en vue de modifier les dispositions l&#233;gislatives adopt&#233;es qui sont contraires &#224; l'accord du 20 f&#233;vrier puisqu'elles constituent un retour en arri&#232;re par rapport aux engagements pris au titre du programme pr&#233;c&#233;dent ou il d&#233;finira des mesures compensatoires clairement &#233;quivalentes pour les droits acquis qui ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par la suite [&lt;strong&gt;en plus de promettre qu'il ne l&#233;gif&#233;rera plus de mani&#232;re autonome, le gouvernement grec annulera r&#233;trospectivement toutes les lois qu'il a fait voter durant ces cinq derniers mois&lt;/strong&gt;].&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les engagements &#233;num&#233;r&#233;s plus haut correspondent au minimum exig&#233; pour entamer les n&#233;gociations avec les autorit&#233;s grecques. Toutefois, le sommet de la zone euro a clairement indiqu&#233; que le fait de commencer des n&#233;gociations n'exclut pas la possibilit&#233; d'un accord final sur un nouveau programme du MES, qui devra reposer sur une d&#233;cision relative &#224; l'ensemble du paquet (y compris les besoins de financement, le caract&#232;re soutenable de la dette et un financement-relais &#233;ventuel) [&lt;strong&gt;flagellez-vous, imposez plus d'aust&#233;rit&#233; &#224; une &#233;conomie d&#233;j&#224; &#233;cras&#233;e par l'aust&#233;rit&#233;, et nous verrons ensuite si l'Eurogroupe vous marquera encore au fer avec de nouveaux pr&#234;ts toxiques et non viables&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de la zone euro prend acte de ce que les besoins de financement du programme pourraient se situer entre 82 et 86 milliards d'euros, selon les estimations des institutions [&lt;strong&gt;l'Eurogroupe a sorti du chapeau un montant exorbitant, bien sup&#233;rieur &#224; ce qui est r&#233;ellement n&#233;cessaire, pour souligner qu'une restructuration de la dette est hors de question et que le but du jeu est en fait la servitude infinie de la dette&lt;/strong&gt;]. Il invite ces derni&#232;res &#224; &#233;tudier les possibilit&#233;s de r&#233;duire l'enveloppe de financement, en suivant une autre trajectoire budg&#233;taire ou gr&#226;ce &#224; des recettes plus &#233;lev&#233;es tir&#233;es des privatisations [&lt;strong&gt;et d'ailleurs, il est bien possible que les cochons puissent voler&lt;/strong&gt;]. R&#233;tablir l'acc&#232;s au march&#233;, ce qui est un des objectifs de tout programme d'assistance financi&#232;re, diminue la n&#233;cessit&#233; de puiser dans l'enveloppe de financement totale [&lt;strong&gt;ce que les cr&#233;anciers feront tout pour &#233;viter, par exemple en s'assurant que la Gr&#232;ce n'acc&#233;dera au programme d'assouplissement quantitative de la BCE qu'en 2018, une fois que l'assouplissement quantitatif sera&#8230; termin&#233;&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de la zone euro prend note des besoins de financement urgents de la Gr&#232;ce qui rendent d'autant plus n&#233;cessaire de progresser rapidement pour prendre une d&#233;cision sur un nouveau protocole d'accord : d'apr&#232;s les estimations, ces besoins s'&#233;l&#232;veraient &#224; 7 milliards d'euros d'ici le 20 juillet, et &#224; 5 milliards d'euros suppl&#233;mentaires d'ici la mi-ao&#251;t [&lt;strong&gt;encore une nouvelle version de report de pr&#234;ts non viables&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de la zone euro est conscient qu'il importe de veiller &#224; ce que l'&#201;tat grec souverain puisse r&#233;gler ses arri&#233;r&#233;s vis-&#224;-vis du FMI et de la Banque de Gr&#232;ce et honorer ses titres de cr&#233;ances dans les semaines qui viennent afin de cr&#233;er les conditions qui permettront de mener &#224; bonne fin les n&#233;gociations. Le risque de ne pas pouvoir conclure rapidement les n&#233;gociations demeure entier pour la Gr&#232;ce [&lt;strong&gt;on exige encore une fois de la victime qu'elle prenne sur elle la faute qui incombe au m&#233;chant&lt;/strong&gt;]. Le sommet de la zone euro invite l'Eurogroupe &#224; discuter d'urgence de ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de l'acuit&#233; des probl&#232;mes rencontr&#233;s par le secteur financier grec, l'enveloppe totale d'un nouveau programme &#233;ventuel du MES devrait inclure la constitution d'un fonds de r&#233;serve de 10 &#224; 25 milliards d'euros pour le secteur bancaire afin de pouvoir faire face aux &#233;ventuels besoins de recapitalisation des banques et aux &#233;ventuels co&#251;ts de r&#233;solution, dont 10 milliards d'euros seraient imm&#233;diatement mis &#224; disposition dans un compte s&#233;gr&#233;gu&#233; au MES [&lt;strong&gt;la tro&#239;ka reconna&#238;t que la recapitalisation des banques en 2013-2014, qui ne n&#233;cessitait tout au plus que 10 milliards, &#233;tait insuffisante &#8211; mais, bien entendu, rejette la faute sur&#8230; le gouvernement Syriza&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de la zone euro est conscient qu'une d&#233;cision doit &#234;tre prise rapidement sur un nouveau programme pour que les banques puissent rouvrir, ce qui permettrait d'&#233;viter une augmentation de l'enveloppe de financement totale [&lt;strong&gt;la tro&#239;ka a ferm&#233; les banques grecques pour forcer le gouvernement Syriza &#224; capituler et r&#233;clame maintenant leur r&#233;ouverture&lt;/strong&gt;]. La BCE/le MSU proc&#233;dera &#224; une &#233;valuation compl&#232;te apr&#232;s l'&#233;t&#233;. La r&#233;serve globale permettra de combler les &#233;ventuelles insuffisances de fonds propres suivant l'&#233;valuation compl&#232;te apr&#232;s que le cadre juridique aura &#233;t&#233; appliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De s&#233;rieux doutes planent sur le caract&#232;re soutenable de la dette grecque [&lt;strong&gt;NB : s&#233;rieusement ? &#199;a alors !&lt;/strong&gt;]. Cela est d&#251; au rel&#226;chement des politiques au cours des douze derniers mois, qui a entra&#238;n&#233; la d&#233;gradation r&#233;cente de l'environnement macro&#233;conomique et financier du pays [&lt;strong&gt;Ce n'est donc pas le report des pr&#234;ts de &#8216;sauvetage' non viables en 2010 et 2012 qui, conjugu&#233; avec une aust&#233;rit&#233; destructrice de PIB, a entra&#238;n&#233; la dette sur des hauteurs aussi &#233;lev&#233;es &#8211; c'est la perspective, devenue r&#233;alit&#233;, d'un gouvernement qui critiquait ces reports de pr&#234;ts de &#8216;sauvetage' non viables qui a&#8230; provoqu&#233; la non viabilit&#233; de la dette&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de la zone euro rappelle que les &#201;tats membres de la zone euro ont, tout au long de ces derni&#232;res ann&#233;es, adopt&#233; une s&#233;rie impressionnante de mesures pour soutenir la viabilit&#233; de la dette de la Gr&#232;ce, qui ont all&#233;g&#233; le service de la dette de la Gr&#232;ce et sensiblement r&#233;duit les co&#251;ts. [&lt;strong&gt;les premiers et seconds plans de &#8216;sauvetage' ont &#233;chou&#233;, la dette explose comme &#231;a devait &#234;tre le cas puisque le but r&#233;el de ces plans de &#8216;sauvetage' &#233;tait de transf&#233;rer les pertes des banques vers les contribuables europ&#233;ens&lt;/strong&gt;]. En cons&#233;quence, dans le cadre d'un &#233;ventuel programme futur du MES, et conform&#233;ment &#224; l'esprit de la d&#233;claration de l'Eurogroupe de novembre 2012 [&lt;strong&gt;une promesse de restructuration de la dette au pr&#233;c&#233;dent gouvernement grec n'a jamais &#233;t&#233; tenue par les cr&#233;anciers&lt;/strong&gt;], l'Eurogroupe est pr&#234;t &#224; envisager, si n&#233;cessaire, d'&#233;ventuelles mesures suppl&#233;mentaires (un allongement &#233;ventuel des p&#233;riodes de gr&#226;ce et des d&#233;lais de remboursement) afin de faire en sorte que les besoins bruts de financement demeurent &#224; un niveau soutenable. Ces mesures seront subordonn&#233;es &#224; la mise en &#339;uvre int&#233;grale des mesures &#224; convenir dans le cadre d'un nouveau programme &#233;ventuel et seront envisag&#233;es apr&#232;s le premier r&#233;examen qui aura abouti &#224; un r&#233;sultat concluant [&lt;strong&gt;encore une fois, la tro&#239;ka laissera le gouvernement grec s'&#233;chiner sous le poids d'une dette impossible &#224; rembourser et lorsque, au final, le programme se r&#233;v&#233;lera &#234;tre un &#233;chec, la pauvret&#233; s'amplifiera et les revenus s'effondreront encore plus, alors nous envisagerons peut-&#234;tre une r&#233;duction de la dette &#8211; exactement ce qu'a promis la tro&#239;ka en 2012&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de la zone euro souligne que l'on ne peut pas op&#233;rer de d&#233;cote nominale sur la dette [&lt;strong&gt;NB : le gouvernement Syriza a sugg&#233;r&#233;, depuis janvier, une restructuration de la dette, sans r&#233;duction, qui maximisait la valeur nette actuelle des remboursements de la Gr&#232;ce &#224; ses cr&#233;anciers &#8211; proposition rejet&#233;e par la tro&#239;ka car son objectif &#233;tait tout simplement d'humilier Syriza&lt;/strong&gt;]. Les autorit&#233;s grecques r&#233;affirment leur attachement sans &#233;quivoque au respect de leurs obligations financi&#232;res vis-&#224;-vis de l'ensemble de leurs cr&#233;anciers, int&#233;gralement et en temps voulu [&lt;strong&gt;NB : ce qui ne peut arriver qu'apr&#232;s une substantielle restructuration de la dette&lt;/strong&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant que toutes les conditions n&#233;cessaires figurant dans le pr&#233;sent document soient remplies, l'Eurogroupe et le conseil des gouverneurs du MES peuvent, conform&#233;ment &#224; l'article 13, paragraphe 2, du trait&#233; instituant le MES, charger les institutions de n&#233;gocier un nouveau programme du MES, si les conditions pr&#233;alables &#233;nonc&#233;es &#224; l'article 13 du trait&#233; instituant le MES sont r&#233;unies sur la base de l'&#233;valuation vis&#233;e &#224; l'article 13, paragraphe 1. Pour contribuer &#224; soutenir la croissance et la cr&#233;ation d'emplois en Gr&#232;ce (au cours des trois &#224; cinq prochaines ann&#233;es) [&lt;strong&gt;NB :apr&#232;s avoir d&#233;j&#224; d&#233;truit la croissance et les emplois au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es&#8230;&lt;/strong&gt;], la Commission travaillera &#233;troitement avec les autorit&#233;s grecques pour mobiliser jusqu'&#224; 35 milliards d'euros (dans le cadre de diff&#233;rents programmes de l'UE) en vue de financer des investissements et l'activit&#233; &#233;conomique, y compris au niveau des PME [&lt;strong&gt;utilisera le m&#234;me volume de fonds structurels, plus quelques fonds imaginaires, comme ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; disponible entre 2010 et 2014&lt;/strong&gt;]. &#192; titre de mesure exceptionnelle et compte tenu de la situation exceptionnelle dans laquelle se trouve la Gr&#232;ce, la Commission fera une proposition visant &#224; augmenter le niveau de pr&#233;financement d'un milliard d'euros afin de donner une impulsion imm&#233;diate aux investissements, dont se chargeront les col&#233;gislateurs de l'UE [&lt;strong&gt;sur les 35 milliards annonc&#233;s, vous pouvez consid&#233;rer qu'1 milliard existe r&#233;ellement&lt;/strong&gt;]. Le plan d'investissement pour l'Europe offrira &#233;galement des possibilit&#233;s de financement pour la Gr&#232;ce [&lt;strong&gt;la plupart des ministres des finances de l'eurozone parlent de ce plan comme d'un programme fant&#244;me&lt;/strong&gt;] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yanis Varoufakis&lt;/strong&gt; pour son &lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/15/the-euro-summit-agreement-on-greece-annotated-by-yanis-varoufakis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;blog&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, 15 juillet 2015&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt; * &lt;strong&gt;Y&#225;nis Varouf&#225;kis&lt;/strong&gt; est un &#233;conomiste et homme politique grec. Ex-Ministre de l'Economie dans le Gouvernement Syriza.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Version-integrale-de-l-accord-de-spoliation-de-la-Grece-annotee-par-Yanis-Varoufakis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 16 juillet 2015.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jacques Sapir &#171; L'Euro, raison d&#233;lirante &#187; [de Fran&#231;ois Hollande]</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Jacques-Sapir-L-Euro-raison-delirante-de-Francois-Hollande</link>
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		<dc:date>2015-07-15T17:42:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Sapir*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les diff&#233;rentes r&#233;v&#233;lations sur les conditions dans lesquelles a &#233;t&#233; arrach&#233; l'accord, et il vaut mieux parler de diktat entre la Gr&#232;ce et ses cr&#233;anciers illustrent bien ce que l'on pouvait en penser &#224; chaud. Cet accord est un v&#233;ritable d&#233;sastre pour l'ensemble de ses signataires, et pour la Gr&#232;ce en premier lieu. La longue interview donn&#233;e le mercredi 14 juillet dans la nuit par Alexis Tsipras &#224; la t&#233;l&#233;vision d'Etat ERT le confirme . Il avoue d'ailleurs que cet accord est un &#171; mauvais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les diff&#233;rentes r&#233;v&#233;lations sur les conditions dans lesquelles a &#233;t&#233; arrach&#233; l'accord, et il vaut mieux parler de &lt;i&gt;diktat&lt;/i&gt; entre la Gr&#232;ce et ses cr&#233;anciers illustrent bien ce que l'on pouvait en penser &#224; chaud. Cet accord est un v&#233;ritable d&#233;sastre pour l'ensemble de ses signataires, et pour la Gr&#232;ce en premier lieu. La longue interview donn&#233;e le mercredi 14 juillet dans la nuit par Alexis Tsipras &#224; la t&#233;l&#233;vision d'Etat ERT le confirme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;RE - WATCH NOW : Prime Minister Alexis Tsipras interview in english translation&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il avoue d'ailleurs que cet accord est un &#171; mauvais accord &#187;. L'analyse qui en est faite sur son blog par l'ex-Ministre des finances, M. Yannis Varoufakis va dans le m&#234;me sens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Varoufakis Y., &#171; On the Euro Summit's Statement on Greece : First thoughts (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De plus, le Fonds Mon&#233;taire International a rendu public une note d'analyse, qui avait &#233;t&#233; communiqu&#233;e &#224; TOUTES les parties en pr&#233;sence d&#232;s le 6 juillet et qui montre de mani&#232;re irr&#233;futable que cet accord n'est pas viable&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;IMF, an update of imf staff's preliminary public debt sustainability (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. D&#232;s lors se d&#233;voile une autre face du drame qui s'est d&#233;roul&#233; dans la nuit du 12 au 13 : tout ceci ne sert &#224; rien. Un autre accord devra &#234;tre trouv&#233; rapidement, et la perspective d'une expulsion de la Gr&#232;ce hors de la zone Euro reprend force &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11739985/IMF-stuns-Europe-with-call-for-massive-Greek-debt-relief.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;IMF stuns Europe with call for massive Greek debt relief&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; &#187; &lt;i&gt;The Telegraph&lt;/i&gt;, 15 July 2015. Le Ministre des finances allemand, M. Sch&#228;uble l'a lui-m&#234;me reconnu ainsi que l'ancien gouverneur de la Banque Centrale de Belgique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Luc Coene : &#171; Je me demande si un Grexit n'aurait pas &#233;t&#233; mieux par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela rend les proclamations de succ&#232;s de notre Pr&#233;sident a faites &#224; Bruxelles le matin du 13 particuli&#232;rement d&#233;risoires. Le vote qui s'est d&#233;roul&#233; au Parlement fran&#231;ais l'est tout autant. On demande aux d&#233;put&#233;s de se prononcer sur un accord que l'on sait inapplicable. Les d&#233;put&#233;s du PCF, d'abord enclin &#224; voter oui, n'est-ce pas Pierre Laurent, pour des raisons alimentaires, se sont ainsi ressaisi et devraient voter &#171; non &#187;. Le drame ici se marrie &#224; l'absurde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Euro avant la Gr&#232;ce, l'Euro avant la France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut cependant lire en d&#233;tail la d&#233;claration de Fran&#231;ois Hollande qu'il a faite le 13 juillet au matin ; mais pour cela, il faut avoir le c&#339;ur bien accroch&#233;. Remarquons, d'abord, qu'il ne parle pas de la Gr&#232;ce, mais uniquement de la zone Euro. Cela montre bien quelles &#233;taient ses priorit&#233;s : &#171; &lt;i&gt;L'objectif &#233;tait de faire en sorte que la zone euro puisse &#234;tre pr&#233;serv&#233;e dans son int&#233;grit&#233;, dans son unit&#233;, dans sa solidarit&#233;&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On constate ainsi que les premiers mots r&#233;serv&#233;s &#224; la substance de ce texte ne font nullement mention des souffrances, des efforts et des espoirs du peuple grec. Non, la chose qui importe au premier chef c'est l'int&#233;grit&#233; de la zone Euro. Tout est dit dans ces lignes, et en particulier la pr&#233;f&#233;rence pour une construction bureaucratique, et que de nombreux &#233;conomistes jugent non viable, sur la volont&#233; et la vie des peuples. Ceci est corrobor&#233; par le troisi&#232;me paragraphe de ce texte : &#171; &lt;i&gt;Ce que j'ai voulu, c'&#233;tait plus que l'int&#233;r&#234;t de la Gr&#232;ce, c'&#233;tait l'int&#233;r&#234;t de l'Europe. Et c'&#233;tait aussi l'int&#233;r&#234;t de la France. Parce que l'int&#233;r&#234;t de la France ne se dissocie pas de l'int&#233;r&#234;t de l'Europe&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'ordre des priorit&#233;s est ainsi &#233;tabli : c'est l'Europe, puis la France et enfin la Gr&#232;ce. Mais, ceci repose sur un mensonge, ou plus pr&#233;cis&#233;ment un double mensonge : celui qui assimile la zone Euro &#224; l'Union europ&#233;enne, et celui qui assimile, ensuite, l'Union europ&#233;enne &#224; l'Europe. Les deux sont parfaitement scandaleux. La Zone Euro n'est nullement l'Union europ&#233;enne. Des pays appartenant &#224; l'Union europ&#233;enne ne font nullement partie de la zone Euro. C'est le cas de la Grande-Bretagne, de la Su&#232;de, de la Pologne ou de la Hongrie. De plus, l'Union europ&#233;enne n'englobe nullement l'Europe. Que ce soit la Suisse, la Norv&#232;ge, ou encore la Serbie dans les Balkans, le Belarus, la Russie ou l'Ukraine, tous ces pays font partie de l'Europe, comme r&#233;alit&#233; g&#233;ographique mais aussi culturelle, et ce sans faire partie de l'UE. Veut-on faire croire que Munch, l'auteur du &#171; Cri &#187;, ou que des artistes comme Dosto&#239;evski, Pouchkine ou Tolsto&#239; ne sont pas europ&#233;ens ? Oublie-t-on que l'Union europ&#233;enne est une alliance politique et &#233;conomique de &lt;i&gt;certains&lt;/i&gt; pays d'Europe ? Vouloir la faire passer pour l'Europe toute enti&#232;re est un mensonge. Le fait que celui-ci soit prof&#233;r&#233; par la plus haute autorit&#233; de l'Etat ne retire rien &#224; l'affaire. Au contraire, il l'aggrave. Il &#233;tablit en dogme, mais sans pour autant en faire une v&#233;rit&#233;, ce qui s'av&#232;re un mensonge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mensonge, il le r&#233;p&#232;te bien plus bas dans ce texte, en particulier quand il affirme : &#171; &lt;i&gt;La Gr&#232;ce est un pays ami qui a voulu entrer dans l'Union europ&#233;enne apr&#232;s des ann&#233;es de dictature &lt;/i&gt; &#187;. En fait, et la date d'adh&#233;sion le montre bien, c'est aux Communaut&#233;s Economiques Europ&#233;ennes, autrement dit au &#171; March&#233; Commun &#187; que la Gr&#232;ce a adh&#233;r&#233; apr&#232;s l'&#233;pisode de la dictature des colonels. Elle ne pouvait adh&#233;rer en 1981 &#224; l'UE alors que cette derni&#232;re ne date que de 1992 et l'Acte unique europ&#233;en de 1986. Fran&#231;ois Hollande bouleverse donc l'histoire et ne tient gu&#232;re compte de la chronologie. Mais, l&#224; encore, il y a une logique dans le mensonge : celle de pr&#233;tendre que l'UE, projet titanesque, projet inou&#239;, a exist&#233; avant m&#234;me que de na&#238;tre. Si ce n'est pas de l'aveuglement id&#233;ologique on ne sait pas ce que c'est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Euro &lt;i&gt;&#252;ber &#228;lles&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, alors, voir les cons&#233;quences de ce mensonge. Une autre citation de cette d&#233;claration du Pr&#233;sident Hollande est &#224; cet &#233;gard des plus instructives. &#171; &lt;i&gt;L'objectif, c'&#233;tait que l'Europe puisse &#234;tre &#224; la hauteur du d&#233;fi qui lui &#233;tait lanc&#233;, &#234;tre capable de r&#233;gler une crise qui depuis plusieurs ann&#233;es minait la zone euro. L'objectif &#233;tait aussi de donner un espoir &#224; la Gr&#232;ce apr&#232;s tant d'ann&#233;es de souffrance, d'aust&#233;rit&#233; &#8211; m&#234;me si la Gr&#232;ce n'en a pas termin&#233; et qu'elle devra encore faire des efforts&#8230;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; Le mensonge ici en devient path&#233;tique. Non seulement cet accord n'a pas &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt;&#224; la hauteur du d&#233;fi&lt;/i&gt; &#187;, tout simplement parce que rien n'a &#233;t&#233; r&#233;gl&#233;. On le voit bien dans les positions prises par le FMI les 14 et 15 juillet. Mais en plus cet accord ne redonne aucun espoir au peuple grec. Au contraire, ce dernier vit comme une terrible humiliation les clauses politiques de cet accord, qui imposent d&#233;sormais l'aval des institutions europ&#233;ennes sur les lois qui seront appel&#233;es &#224; &#234;tre vot&#233;es par le parlement grec. Le quatri&#232;me paragraphe est lui aussi ravageurs quant aux pr&#233;tentions de notre Pr&#233;sident : &#171; &lt;i&gt;La France a un r&#244;le particulier &#224; jouer : faire en sorte que ce processus, cette construction qui se sont nou&#233;s au lendemain de la guerre puisse se poursuivre avec, bien s&#251;r, des &#233;preuves, des d&#233;fis, mais en m&#234;me temps toujours avec la volont&#233; d'incarner une force, celle de la zone euro, une zone mon&#233;taire qui doit permettre la stabilit&#233; et la croissance. Il n'y a pas de stabilit&#233; sans croissance, il n'y a pas de croissance sans stabilit&#233;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Retenons le m&#233;lange des genres, qui n'est certes pas accidentel. On pr&#233;sente la zone Euro comme venant dans la continuit&#233; du Plan Marshall et de la Communaut&#233; Economique Europ&#233;enne (le &#171; March&#233; Commun &#187;). Ceci constitue une erreur flagrante, une distorsion &#233;tonnante de la v&#233;rit&#233; historique. Mais, l'affirmation sur laquelle se conclut cette citation, en associant croissance et stabilit&#233;, constitue &#224; nouveau un impudent mensonge. Car, la zone Euro a entra&#238;n&#233; une chute de la croissance pour les pays membres de l'Euro, et s'est accompagn&#233;e de fluctuations extr&#234;mement importantes. Ceci est &#233;tabli dans de nombreux ouvrages&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Bibow, J., et A. Terzi (eds.), Euroland and the World Economy&#8212;Global (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et dans le livre que j'avais &#233;crit en 2012 en particulier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sapir J., &#171; Faut-il sortir de l'Euro ? &#187;, Le Seuil, Paris, 2012&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De fait, la zone Euro n'a jamais &#233;t&#233; un facteur de stabilit&#233; ni un facteur de croissance pour les pays membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La raison d&#233;lirante d'une nouvelle religion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette id&#233;e de l'Euro a tout emport&#233; dans l'esprit de notre Pr&#233;sident et sous la plume de ses conseillers. Quand il revient sur ce th&#232;me dans sa d&#233;claration, c'est pour faire cette citation : &#171; &lt;i&gt;Si la Gr&#232;ce &#233;tait sortie de la zone euro, qu'aurait-on dit ? Que la zone euro n'&#233;tait pas capable d'assurer son int&#233;grit&#233;, sa solidarit&#233;. Qu'aurait-on dit des Grecs ? Qu'ils n'&#233;taient pas capables de prendre leurs responsabilit&#233;s. Qu'aurait-on dit de la France, de l'Allemagne, qui ont vocation &#224; donner cette impulsion ? Que nous n'aurions pas &#233;t&#233; au rendez-vous. La zone euro aurait recul&#233; alors que l'Europe doit avancer et porter un projet qui puisse prot&#233;ger les peuples &#8211; car l'euro prot&#232;ge les pays qui sont partie prenante de cette zone mon&#233;taire. Qu'aurait-on dit sur cette dislocation de cette grande id&#233;e ?&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En fait, tout est dit. Tant la croyance mystique en un Euro &#171; &lt;i&gt;protecteur&lt;/i&gt; &#187; des peuples que celle qui assimile l'Euro &#224; l'Europe. La raison, l'intelligence, le sens de la mesure, ont &#233;t&#233; balay&#233; par une id&#233;e fixe qui tourne au d&#233;lire, mais toujours mue par la m&#234;me logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette raison d&#233;lirante explique pourquoi et comment on peut travestir en accord librement n&#233;goci&#233; ce qui n'a &#233;t&#233; que le viol de la souverainet&#233; de la Gr&#232;ce. Un viol en r&#233;union, perp&#233;tr&#233; par l'Allemagne, mais aussi par l'Eurogroupe et son Pr&#233;sident M. Dijsselbloem, par la Commission europ&#233;enne avec Jean-Claude Juncker. Et si la France n'y a pas particip&#233;, elle a verrouill&#233; la porte du local o&#249; s'est tenu ce crime et elle a pouss&#233; le b&#226;illon dans la gorge de la victime. La phrase prononc&#233;e et &#233;crite par Fran&#231;ois Hollande prend alors un tour sinistre : &#171; &lt;i&gt;Mais aujourd'hui, m&#234;me si cela a &#233;t&#233; long, je pense que &#231;a a &#233;t&#233; pour l'Europe, une bonne nuit et un bon jour&lt;/i&gt; &#187;. Car, nous savons aujourd'hui que cette torture aura &#233;t&#233; inflig&#233;e pour rien. L'accord sign&#233; le 13 juillet au matin se d&#233;fait d&#233;sormais d'heure en heure. La perspective d'une sortie de la Gr&#232;ce hors de la zone Euro est &#224; nouveau &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut commettre un crime en politique, mais s'en vanter alors que le r&#233;sultat est des plus incertain n'est pas le signe d'une grande intelligence. C'est, tout au plus, le produit d'un aveuglement profond, d'un fanatisme id&#233;ologique, d'une raison d&#233;lirante qui sont appel&#233;s &#224; &#234;tre sanctionn&#233;s aux prochaines &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Sapir*&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;http://russeurope.hypotheses.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;RussEurope&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://russeurope.hypotheses.org/4111&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;RussEurope&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris le 15 juillet 2015&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;*Jacques Sapir&lt;/strong&gt; est un &#233;conomiste fran&#231;ais, il enseigne &#224; l'EHESS-Paris et au Coll&#232;ge d'&#233;conomie de Moscou (MSE-MGU). Sp&#233;cialiste des probl&#232;mes de la transition en Russie, il est aussi un expert reconnu des probl&#232;mes financiers et commerciaux internationaux. Il est l'auteur de nombreux livres dont le plus r&#233;cent est &#171; La D&#233;mondialisation &#187; (Paris, Le Seuil, 2011).&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Titre original &lt;/strong&gt; : &#171; &lt;a href=&#034;http://www.rebelion.org/noticia.php?id=201212&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'Euro, raison d&#233;lirante&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Jacques-Sapir-L-Euro-raison-delirante-de-Francois-Hollande&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 15 juillet 2015.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://webtv.ert.gr/katigories/enimerosi/14iol2015-interview-of-greek-prime-minister-on-ert/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;RE - WATCH NOW : Prime Minister Alexis Tsipras interview in english translation&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Varoufakis Y., &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/14/on-the-euro-summits-statement-on-greece-first-thoughts/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;On the Euro Summit's Statement on Greece : First thoughts&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187;, note post&#233;e le 14 juillet 2015,&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2015/cr15186.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;IMF, an update of imf staff's preliminary public debt sustainability analysis&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, IMF Country Report No. 15/186,14 juillet 2015, Washington DC.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;http://trends.levif.be/economie/politique-economique/luc-coene-je -me-demande-si-un-grexit-n-aurait-pas-ete-mieux/article-normal-405469.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Luc Coene : &#171; Je me demande si un Grexit n'aurait pas &#233;t&#233; mieux&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par S&#233;bastien Buron. Trends.be, 14/07/15&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, texte provenant du &lt;a href=&#034;http://www.elysee.fr/declarations/article/conference-de-presse-a-l-issue-du-sommet-de-la-zone-euro-2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;site&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;officiel&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, op.cit..texte provenant du &lt;a href=&#034;http://www.elysee.fr/declarations/article/conference-de-presse-a-l-issue-du-sommet-de-la-zone-euro-2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;site&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;officiel&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, op.cit.texte provenant du &lt;a href=&#034;http://www.elysee.fr/declarations/article/conference-de-presse-a-l-issue-du-sommet-de-la-zone-euro-2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;site&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;officiel&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, op.cit.texte provenant du &lt;a href=&#034;http://www.elysee.fr/declarations/article/conference-de-presse-a-l-issue-du-sommet-de-la-zone-euro-2.&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;site&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;officiel&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Bibow, J., et A. Terzi (eds.), &lt;i&gt;Euroland and the World Economy&#8212;Global Player or Global Drag&lt;/i&gt; ? Londres, Palgrave, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sapir J., &#171; &lt;i&gt;Faut-il sortir de l'Euro ? &#187;&lt;/i&gt;, Le Seuil, Paris, 2012&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conf&#233;rence de Presse du Pr&#233;sident Fran&#231;ois Hollande du 13 juillet 2015, op.cit.texte provenant du &lt;a href=&#034;http://www.elysee.fr/declarations/article/conference-de-presse-a-l-issue-du-sommet-de-la-zone-euro-2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;site&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;officiel&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Euroclart&#233;</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-Euroclarte</link>
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		<dc:date>2015-07-13T21:16:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rafael Poch-de-Feliu*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'escroquerie &#224; laquelle nous assistons nous rend un peu plus lucides. La crise de l'UE n'a rien fait de plus que commencer. &lt;br class='autobr' /&gt; Il s'agissait de punir un d&#233;fi. Un d&#233;fi &#224; la stupidit&#233; &#233;conomique et surtout au principe d'autorit&#233;. Noyer une manifestation donquichottesque de dignit&#233; pour &#233;viter l'exemple. &#171; Ne doutez pas que la r&#233;ponse au r&#233;f&#233;rendum sera implacable &#187;, &#171; Pr&#233;parez-vous au cirque m&#233;diatique qui approche &#187;, &#233;crivions-nous mardi. Avec le &#171; Grexit &#187; ou sans lui, c'est ce qui est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'escroquerie &#224; laquelle nous assistons nous rend un peu plus lucides. La crise de l'UE n'a rien fait de plus que commencer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'agissait de punir un d&#233;fi. Un d&#233;fi &#224; la stupidit&#233; &#233;conomique et surtout au principe d'autorit&#233;. Noyer une manifestation donquichottesque de dignit&#233; pour &#233;viter l'exemple. &#171; &lt;i&gt;Ne doutez pas que la r&#233;ponse au r&#233;f&#233;rendum sera implacable&lt;/i&gt; &#187;, &#171; Pr&#233;parez-vous au cirque m&#233;diatique qui approche &#187;, &#233;crivions-nous mardi. Avec le &#171; Grexit &#187; ou sans lui, c'est ce qui est arriv&#233;. Mais, &#224; quel prix ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merkel a sauv&#233; la face devant la partie majoritaire de son opinion publique qui croit &#224; la l&#233;gende selon laquelle la crise est le r&#233;sultat de l'exc&#232;s de d&#233;pense sociale et de la mauvaise administration de gouvernements dispendieux. Cette l&#233;gende a offert &#171; les grecs &#187; comme nouveaux Juifs. Avec elle la Cinqui&#232;me Allemagne a tiss&#233; un mythe pour canaliser la col&#232;re sociale et pour &#233;viter une mise en cause du syst&#232;me euro et du casino en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce &#171; les grecs &#187;, le nationalisme allemand a &#233;t&#233; catalogu&#233; comme ce qu'il a toujours &#233;t&#233; : un sujet ethnique et supr&#233;matiste qui nourrit la contrainte et la domination. Aujourd'hui beaucoup d'Europ&#233;ens retournent &#224; la vieille id&#233;e qu'est impossible une relation &#233;galitaire avec l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle de torture de la Gr&#232;ce, la France repr&#233;sentait le r&#244;le du &#171; &lt;i&gt;bon policier&lt;/i&gt; &#187;. Des fonctionnaires fran&#231;ais ont aid&#233; le gouvernement grec &#224; r&#233;diger les termes de sa capitulation gangst&#233;rienne. Hollande a jou&#233; le &#171; &lt;i&gt;collabo&lt;/i&gt; &#187; de service, mais il s'est align&#233; avec les forces extra-europ&#233;ennes, le FMI et le gouvernement des &#201;tats-Unis, pour mod&#233;rer Merkel et son sinistre ministre. Le Pr&#233;sident Hollande a d&#233;j&#224; commenc&#233; la campagne de sa r&#233;&#233;lection (2017) et a mis&#233;, &#224; travers l'opposition au Grexit, sur une mani&#232;re diff&#233;rente de participer au ch&#226;timent. Cependant, cette diff&#233;rence et son recours &#224; ceux de dehors a fissur&#233; le mythe de &#171; &lt;i&gt;l'axe franco-allemand&lt;/i&gt; &#187;. Avec la Gr&#232;ce, l'Allemagne voulait discipliner en m&#234;me temps la France (et l'Italie), tandis qu'elle voulait mettre en &#233;vidence l'Allemagne. La b&#234;te n&#233;olib&#233;rale, dans ses deux ailes, social-d&#233;mocrate et conservatrice, est davantage divis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Politbur&#243;&lt;/i&gt; de Bruxelles, son r&#233;gime de souverainet&#233; limit&#233;e, son id&#233;ologie (le stalinisme de march&#233;) et son comportement antid&#233;mocratique, sont devenus plus &#233;vidents pour de plus en plus de citoyens europ&#233;ens. Les m&#233;dias encore moins cr&#233;dibles. L''escroquerie &#224; laquelle nous avons assist&#233; nous rend, en d&#233;finitive, un peu plus lucides. Un peu plus de clart&#233; sur l'Europe r&#233;ellement existante et le malaise que toute personne d&#233;cente sent en elle. La crise de l'U.E. n'a rien fait de plus que commencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Rafael Poch* &lt;/strong&gt;pour sa colonne le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://blogs.lavanguardia.com/paris-poch/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Diario de Paris&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dans &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lavanguardia.com/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Vanguardia&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://blogs.lavanguardia.com/paris-poch/2015/07/13/euroclaridad-24193/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Vanguardia&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Barcelone, le 13 juillet 2015.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;* Rafael Poch&lt;/strong&gt;, Rafael Poch-de-Feliu (Barcelone, 1956) a &#233;t&#233; vingt ans correspondant de &#171; &lt;i&gt;La Vanguardia&lt;/i&gt; &#187; &#224; Moscou et &#224; P&#233;kin. Avant il a &#233;tudi&#233; l'Histoire contemporaine &#224; Barcelone et &#224; Berlin-Ouest, il a &#233;t&#233; correspondant en Espagne du &#171; &lt;i&gt;Die Tageszeitung&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;dacteur de l'agence allemande de presse &#171; &lt;i&gt;DPA&lt;/i&gt; &#187; &#224; Hambourg et correspondant itin&#233;rant en Europe de l'Est (1983 &#224; 1987). Actuellement correspondant de &#171; &lt;i&gt;La Vanguardia&lt;/i&gt; &#187; &#224; Paris.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Euroclaridad&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la di&#225;spora latinoamericana&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/L-Euroclarte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la diaspora latinoam&#233;ricaine&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 13 juillet 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gr&#232;ce : un accord contraint qu'il ne faut pas soutenir</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Grece-un-accord-contraint-qu-il-ne-faut-pas-soutenir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Grece-un-accord-contraint-qu-il-ne-faut-pas-soutenir</guid>
		<dc:date>2015-07-13T19:39:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Luc M&#233;lenchon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Un revolver sur la tempe &#187;, selon ses propres termes : Tsipras a sign&#233; un &#171; compromis &#187;. Aussit&#244;t, les trompettes des louanges relaient la traditionnelle propagande gouvernementale pour c&#233;l&#233;brer le r&#244;le de facilitateur de Hollande, la force du &#171; couple franco-allemand &#187; et r&#233;citer les refrains, les mantras et les calembredaines habituelles des eurol&#226;tres. La v&#233;rit&#233; toute crue est, une fois de plus, &#224; des lustres des pseudos analyses de commentateurs qui ne comprennent pas ce qu'ils voient, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Un revolver sur la tempe &#187;, selon ses propres termes : Tsipras a sign&#233; un &#171; compromis &#187;. Aussit&#244;t, les trompettes des louanges relaient la traditionnelle propagande gouvernementale pour c&#233;l&#233;brer le r&#244;le de facilitateur de Hollande, la force du &#171; couple franco-allemand &#187; et r&#233;citer les refrains, les mantras et les calembredaines habituelles des eurol&#226;tres. La v&#233;rit&#233; toute crue est, une fois de plus, &#224; des lustres des pseudos analyses de commentateurs qui ne comprennent pas ce qu'ils voient, parlent de textes qu'ils n'ont pas lu et font r&#233;agir des &#171; responsables politiques &#187; sans autres informations que celles donn&#233;es par ces plus que douteux interm&#233;diaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur tous les &#233;crans la m&#234;me image : madame Merkel face &#224; Alexis Tsipras flanqu&#233;e de Donald Tusk et de Fran&#231;ois Hollande. Un spectacle inacceptable. Pas seulement pour un Fran&#231;ais &#224; qui il est p&#233;nible de se voir de ce c&#244;t&#233; de la table et de surcro&#238;t assis en bout de banc ! Mais surtout pour un Europ&#233;en. Car cette r&#233;union devenue, faute de critique des commentateurs, une &#171; instance &#187;, n'a aucune l&#233;gitimit&#233;. Il y a un Conseil des gouvernements, il y a un Eurogroupe. Il n'y a pas de tandem faisant office d'audit ! La proposition issue de cette r&#233;union n'a donc aucune l&#233;gitimit&#233;. D'ailleurs, les Italiens (troisi&#232;me &#233;conomie du continent) ont lourdement protest&#233;. Et le gouvernement finlandais o&#249; r&#232;gne la coalition de la droite et de l'extr&#234;me droite a d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233; que cet accord n'&#233;tait pas le sien ! Voil&#224; qui devrait au moins faire r&#233;fl&#233;chir les eurol&#226;tres fran&#231;ais. Quelle genre d'Europe est-ce l&#224; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la discussion dans ce cadre, quelle valeur a-t-elle ? La partie grecque n'y &#233;tait pas du tout libre. Le pays est en &#233;tat de blocus financier depuis quinze jours ! L'asphyxie est amplement commenc&#233;e. Que vaut dans ces conditions une discussion de treize heures sans pause ? Et comment accepter le genre de pression que signifie la pr&#233;sence d'un c&#244;t&#233; des experts des deux premi&#232;res &#233;conomies, appuy&#233;s par les assistants du pr&#233;sident du Conseil des gouvernements face &#224; un gouvernement seul ? Est-ce ainsi que l'on traite ses partenaires en Europe ? Asphyxie financi&#232;re du pays et asphyxie physique des n&#233;gociateurs comme cadre d'&#233;change ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quoi je me dis mal &#224; l'aise du fait du soutien apport&#233; dans notre gauche ici ou l&#224; a cet &#171; accord &#187;. Je veux croire qu'il n'aura pas &#233;t&#233; lu ou lu trop vite&#8230; En effet, le texte sign&#233; pr&#233;voit par exemple l'abrogation de toutes les lois vot&#233;es depuis f&#233;vrier dernier, la remise en cause du code du travail jusque dans des d&#233;tails comme le travail du dimanche, la surveillance r&#233;tablie de la Tro&#239;ka sur chaque minist&#232;re et le devoir de son approbation pr&#233;alable avant chaque proposition de loi. Quand au r&#233;&#233;chelonnement de la dette, question prioritaire, il est, d'une part, mis au conditionnel et, d'autre part, subordonn&#233; &#224; l'approbation pr&#233;alable de tout ceci par le Parlement Grec !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse allemande comme le &#171; Spiegel &#187; parle de cet accord comme d'un &#171; catalogue de cruaut&#233; &#187;. Le journal &#171; L'Humanit&#233; &#187;, sous la plume de son directeur Patrick Apel Muller, parle de &#171; la dictature froide de l'Allemagne &#187;. &#171; Angela Merkel, &#233;crit-il, r&#233;clame la capitulation sans condition sous peine d'exclusion, accompagn&#233;e par quelques gouvernements servile. &#187; La veille, Mat&#233;o Renzi, le pr&#233;sident du Conseil italien, avait fini par &#233;clater face au gouvernement allemand : &#171; &#199;a suffit ! &#187;. De toutes part, l'indignation est mont&#233;e. &#171; Le Monde &#187; rapporte que m&#234;me les hauts fonctionnaires europ&#233;enns sont outr&#233;s. Il montre Tsipras &#233;puis&#233; et humili&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle est pourtant dor&#233;navant l'Union europ&#233;enne. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a r&#233;sist&#233; pied &#224; pied comme nul autre ne l'a aujourd'hui fait en Europe. Il doit accepter un armistice dans la guerre qui lui est men&#233;e. Notre solidarit&#233; lui est due. Mais rien ne doit nous obliger a accepter de participer &#224; la violence qui lui est faite. Si j'&#233;tais d&#233;put&#233;, je ne voterais pas cet accord &#224; Paris. Ce serait ma mani&#232;re de condamner la guerre faite &#224; la Gr&#232;ce. Ce serait ma mani&#232;re de condamner ceux qui la m&#232;nent et les objectifs qu'ils poursuivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, nous devons condamner de toutes les fa&#231;ons possibles les sacrifices encore demand&#233;s aux Grecs et la violence qui leur est impos&#233;e. Comme d'habitude, cela commence par le sang-froid face &#224; la meute m&#233;diatique et son rouleau compresseur de fausses &#233;vidences. Ne jamais perdre de vue qu'ils mettent en mots la r&#233;alit&#233; pour la faire correspondre &#224; leurs formats de diffusion et que la v&#233;rit&#233; n'est pas leur premi&#232;re exigence, m&#234;me au prix de l'absurdit&#233;. Dans cette ambiance, il est impossible de retourner la tendance du commentaire, car elle est dans la folie panurgique. Mais, en allumant des signaux et en faisant circuler des analyses document&#233;es, on emp&#232;che la d&#233;bandade intellectuelle et on donne des points d'appui. Dans quarante-huit heures, les ravis de la cr&#232;ches vont dessaouler. Toutes sortes de gens intellectuellement exigeants vont lire le texte. La r&#233;sistance va se reconstituer. Certes, personne ne viendra dire merci &#224; ceux qui auront tenus la premi&#232;re ligne de tranch&#233;e. Mais ce qui importe le plus sera acquis : une r&#233;sistance va exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens de bonne foi qui cherchent &#224; se faire une opinion libre n'y comprennent rien, en v&#233;rit&#233;, tant l'accumulation des bavardages transforme en &#171; bruit &#187; toute question. Ils sentent bien qu'on veut leur faire penser quelque chose et ils ne veulent pas se laisser faire. Notre devoir est de tenir bon en tenant tous les bouts du probl&#232;me pos&#233;. Il faut soutenir Alexis Tsipras et ne pas s'ajouter &#224; la meute de ceux qui veulent le d&#233;chirer et se rendent complice du coup d'&#233;tat tent&#233; contre lui et les Grecs. Mais il ne faut pas soutenir l'accord pour ne pas cautionner la violence dont il est issu et qu'il prolonge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que le meilleur atout du peuple grec serait la victoire de Podemos en Espagne et la n&#244;tre en France. Nous y travaillons ! Pour cela, il ne faut pas commettre l'erreur d'approuver aujourd'hui des m&#233;thodes appliqu&#233;es demain aux Grecs, dont on ne supporterait pas qu'elles soient appliqu&#233;es &#224; la France. En laissant faire le putch contre Chypre, la France a valid&#233; une m&#233;thode qui a &#233;t&#233; depuis &#233;tendue &#224; la Gr&#232;ce. Nous f&#251;mes train&#233;s dans la boue pour l'avoir dit et m&#234;me trait&#233; d'antis&#233;mites pour cela par Harlem D&#233;sir, alors premier secr&#233;taire du PS, absent total de la partie europ&#233;enne qui vient de se jouer alors m&#234;me qu'il est le ministre fran&#231;ais des affaires europ&#233;ennes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mobilis&#233;s en &#233;quipe et avec traducteurs, mes amis et moi nous n'avons pas l&#226;ch&#233; les devoirs de la froide analyse et de la &#171; solidarit&#233; raisonn&#233;e &#187; qui est notre r&#232;gle &#233;thique et politique. Cette discipline, nous la pratiquons depuis la p&#233;riode o&#249; nous avons accompagn&#233; et soutenu les r&#233;volutions citoyennes de l'Am&#233;rique latine. En effet, elles posaient d&#233;j&#224; &#224; chaque instant le probl&#232;me de la fa&#231;on de combiner le n&#233;cessaire soutien face &#224; l'ennemi et le droit de ne pas partager une position prise par nos amis sur place. C'est d'ailleurs pour maintenir la possibilit&#233; de cette attitude que nous avons refus&#233; &#224; Chavez la construction d'une &#171; cinqui&#232;me internationale &#187; comme il l'avait propos&#233;, en nous pr&#233;venant &#224; juste titre que le refus de sa proposition nous laisserait sans alternative collective. Nous avons mis en veilleuse nos critiques de Fran&#231;ois Hollande, m&#234;me si nos encouragements &#224; bien faire ont comme d'habitude &#233;t&#233; utilis&#233;s sans scrupule pour faire croire &#224; notre adh&#233;sion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette attitude est celle de la responsabilit&#233; devant notre pays et devant nos amis grecs. Sans surprise, une fois de plus, nous avons vu l'ex&#233;cutif fran&#231;ais deux mains en dessous des &#233;v&#232;nements et revenant de Bruxelles comme d'autres de Munich, le sourire aux l&#232;vres et les fleurs au plastron, acclam&#233; par des meutes hallucin&#233;es. Je dois &#233;videmment souligner que je ne fais cette comparaison que pour &#233;clairer une sc&#232;ne. Je ne compare jamais l'Allemagne actuelle &#224; celle des nazis. Je ne l'ai jamais fait. On m'a &#233;videmment reproch&#233; une phrase pour mieux d&#233;politiser toutes les autres. J'ai dit que pour la troisi&#232;me fois, l'Allemagne &#233;tait en train de d&#233;truire l'Europe. C'&#233;tait le titre ce matin du quotidien proche de Syriza. Avant cela, c'&#233;tait d&#233;j&#224; une appr&#233;ciation de Joska Ficher, l'ancien ministre &#233;cologiste des affaires &#233;trang&#232;res de l'Allemagne du temps de Schr&#246;der&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon*&lt;/strong&gt; pour son &lt;a href=&#034;http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/07/13/grece-un-accord-contraint-quil-ne-faut-pas-soutenir/#more-22762&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Blog&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon&lt;/strong&gt;, n&#233; &#224; Tanger au Maroc1, est un homme politique fran&#231;ais. Militant socialiste &#224; partir de 1977, il est successivement &#233;lu conseiller municipal en (1983), conseiller g&#233;n&#233;ral (1985) puis s&#233;nateur en 1986, 1995 et 2004, enfin d&#233;put&#233; europ&#233;en en 2009. Il est ministre de l'Enseignement professionnel de 2000 &#224; 2002, dans le gouvernement Jospin. Il fait partie de l'aile gauche du Parti socialiste jusqu'au congr&#232;s de Reims de 2008, &#224; l'issue duquel il quitte ce parti pour fonder le Parti de gauche (PG), dont il devient d'abord pr&#233;sident du bureau national, et puis, copr&#233;sident, fonction qu'il conserve jusqu'en 2014. Il est le candidat du [Front de gauche} &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2012, o&#249; il arrive en quatri&#232;me position au premier tour, avec 11,10 % des voix.)]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Yanis Varoufakis : &#171; Derri&#232;re le refus allemand d'accorder l'all&#233;gement de la dette de la Gr&#232;ce &#187; </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Yanis-Varoufakis-Derriere-le-refus-allemand-d-accorder-l-allegement-de-la-dette-de-la-Grece</link>
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		<dc:date>2015-07-11T21:50:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yanis Varoufakis*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Sommet d'UE de demain scellera le destin de la Gr&#232;ce dans la zone Euro. Alors que ces lignes sont &#233;crites, Euclid Tsakalotos, mon grand ami, camarade et successeur comme Ministre des Finances de la Gr&#232;ce se rend au meeting de l'Eurogroupe qui d&#233;terminera l'issue d'un dernier effort d'accord entre la Gr&#232;ce et nos cr&#233;anciers et si cet accord comprend le niveau d'all&#233;gement de la dette qui pourrait rendre viable l'&#233;conomie grecque dans la Zone euro. Euclid va avec un plan de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Sommet d'UE de demain scellera le destin de la Gr&#232;ce dans la zone Euro. Alors que ces lignes sont &#233;crites, Euclid Tsakalotos, mon grand ami, camarade et successeur comme Ministre des Finances de la Gr&#232;ce se rend au meeting de l'Eurogroupe qui d&#233;terminera l'issue d'un dernier effort d'accord entre la Gr&#232;ce et nos cr&#233;anciers et si cet accord comprend le niveau d'all&#233;gement de la dette qui pourrait rendre viable l'&#233;conomie grecque dans la Zone euro. Euclid va avec un plan de restructuration de la dette mod&#233;r&#233;, bien pens&#233; qui est indubitablement dans les int&#233;r&#234;ts les deux parties, de la Gr&#232;ce et de ses cr&#233;anciers. (Dont j'ai l'intention de publier les d&#233;tails ici, lundi, une fois la tension retomb&#233;e.) Si ces propositions modestes de restructuration de la dette sont rejet&#233;es, &lt;a href=&#034;http://www.reuters.com/article/2015/07/09/eurozone-greece-debt-schaeuble-idUSL8N0ZP3CF20150709&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;comme le ministre des Finances allemand l'a annonc&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, le Sommet de l'UE de dimanche d&#233;cidera entre renvoyer la Gr&#232;ce de la Zone euro maintenant ou la garder un peu plus longtemps, dans un &#233;tat de d&#233;nuement s'approfondissant, jusqu'&#224; ce qu'elle la quitte un jour dans le futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est : Pourquoi le ministre des Finances allemand, Dr Wolfgang Sch&#228;uble, s'oppose &#224; une restructuration raisonnable, l&#233;g&#232;re, mutuellement favorable ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;S'il vous pla&#238;t, tenez en compte que le titre qui appara&#238;t dans &lt;i&gt;The Guardian &lt;/i&gt; n'&#233;tait pas celui que j'ai choisi. Le mien est celui qui est en t&#234;te de cette entr&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Derri&#232;re le refus allemand d'accorder l'all&#233;gement de la dette de la Gr&#232;ce&lt;/i&gt; &#187;. L'article peut &#234;tre lu dans le quotidien britannique &lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/jul/10/germany-greek-pain-debt-relief-grexit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;ici&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;ou...&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/business/live/2015/jul/10/greek-crisis-deal-hopes-mps-vote-tsipras-live&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le drame financier&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de la Gr&#232;ce a domin&#233; les titres depuis cinq ans pour une raison : le refus ent&#234;t&#233; de nos cr&#233;anciers de permettre un all&#233;gement indispensable de la dette. Mais contre le sens commun, contre le verdict du FMI et contre les pratiques quotidiennes des banquiers face &#224; des d&#233;biteurs stress&#233;s, pourquoi &lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/business/2015/jul/07/eurozone-calls-on-athens-to-get-serious-over-greece-debt-crisis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;r&#233;sistent-ils &#224; une restructuration de la dette&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ? La r&#233;ponse ne peut pas &#234;tre trouv&#233;e dans l'&#233;conomie parce qu'elle r&#233;side au fond dans le labyrinthe politique de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, l'&#233;tat grec &lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/business/2010/may/05/greece-debt-crisis-timeline&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;est devenu insolvable&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Deux options coh&#233;rentes avec l'adh&#233;sion dans la zone euro se sont pr&#233;sent&#233;es : la raisonnable, que tout banquier d&#233;cent recommanderait &#8211; la restructuration de la dette et r&#233;former l'&#233;conomie ; et l'option toxique &#8211; l'extension de nouveaux pr&#234;ts &#224; une entit&#233; ruin&#233;e en faisant semblant qu'elle demeure solvable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/world/europe-news&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'Europe&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; officielle a choisi la deuxi&#232;me option, mettant en libert&#233; provisoire des banques fran&#231;aises et allemandes expos&#233;es &#224; la dette publique grecque au-del&#224; de la viabilit&#233; socio-&#233;conomique de la Gr&#232;ce. Une restructuration de dette aurait impliqu&#233; des pertes pour les banquiers sur leurs titres de dette grecque. Prompts &#224; &#233;viter d'avouer aux parlements que les contribuables devraient payer de nouveau pour les banques au moyen de nouveaux pr&#234;ts pas soutenables , les fonctionnaires d'UE ont pr&#233;sent&#233; l'insolvabilit&#233; de l'&#233;tat grec comme un probl&#232;me de liquidit&#233;s et ont justifi&#233; le &#171; plan de sauvetage &#187; comme un cas de &#171; solidarit&#233; &#187; avec les Grecs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour encadrer le transfert cynique des pertes priv&#233;es irr&#233;m&#233;diables sur les &#233;paules des contribuables comme un exercice &#034;de qui aime bien ch&#226;tie bien &#187;, une aust&#233;rit&#233; record a &#233;t&#233; impos&#233;e &#224; &lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/world/greece&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;la Gr&#232;ce&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, dont le revenu national, en retour &#8211; &#224; partir duquel les nouvelles et vieilles dettes devaient &#234;tre rembours&#233;es &#8211; a diminu&#233; de plus d'un quart. Il suffit de l'expertise math&#233;matique de quelqu'un d'intelligent &#226;g&#233; de huit pour savoir que ce processus ne pouvait pas se terminer bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois que l'op&#233;ration sordide fut achev&#233;e, l'Europe avait acquis automatiquement une autre raison pour refuser de discuter la restructuration de la dette : elle frapperait maintenant les poches des citoyens europ&#233;ens ! Et ainsi des doses plus importantes d'aust&#233;rit&#233; ont &#233;t&#233; administr&#233;es alors que la dette devenait plus lourde, for&#231;ant les cr&#233;anciers &#224; &#233;tendre les pr&#234;ts en &#233;change d'encore plus d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre gouvernement a &#233;t&#233; &#233;lu sur un mandat pour mettre fin &#224; cette spirale de la mort ; pour demander la restructuration de la dette et la fin de cette aust&#233;rit&#233; &#233;crasante. Les n&#233;gociations ont atteint leur impasse la plus m&#233;diatique pour une raison simple : nos cr&#233;anciers continuent &#224; exclure toute restructuration tangible de la dette, tout en exigeant que notre dette impayable soit rembours&#233;e &#171; param&#233;triquement &#187; par les plus faibles des Grecs, leurs enfants et leurs petits-enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant ma premi&#232;re semaine comme ministre des finances j'ai re&#231;u la visite par Jeroen Dijsselbloem, pr&#233;sident de l'Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro), qui m'a propos&#233; un choix brutal : acceptez &#171; la logique &#187; du plan de sauvetage et laissez tomber toute demande de restructuration de la dette ou votre demande de pr&#234;t &#171; s'&#233;croulera &#187; &#8211; la r&#233;percussion non dite &#233;tant que les banques de la Gr&#232;ce s'effondreraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq mois de n&#233;gociations s'en sont suivis sous des conditions d'asphyxie mon&#233;taire et de la menace induite d'une panique bancaire domin&#233;e et administr&#233;e par la Banque centrale europ&#233;enne. C'&#233;tait &#233;crit sur le mur : &#224; moins que nous capitulions, nous ferions face aux contr&#244;les des capitaux, aux distributeurs de billets, &#224; un &lt;i&gt;bank holiday&lt;/i&gt; prolong&#233; et, finalement, le Grexit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace de Grexit a eu des hauts et des bas dans l'histoire. En 2010, elle a mis une peur de tous les diables dans le c&#339;ur et l'esprit des financiers puisque leurs banques &#233;taient bourr&#233;es de dette grecque. M&#234;me en 2012, quand le ministre des Finances allemand, Wolfgang Sch&#228;uble, a d&#233;cid&#233; que &lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/business/nils-pratley-on-finance/2015/may/11/greece-make-or-break-talks-interesting-sub-plot-emerges-&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;le prix du Grexit &#233;tait un &#171; investissement &#187; int&#233;ressant&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; comme fa&#231;on de discipliner la France , cette perspective a continu&#233; &#224; flanquer une trouille bleue &#224; presque tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Syriza est arriv&#233; au pouvoir en janvier dernier et comme pour confirmer notre revendication que les &#171; sauvetages &#187; n'avaient rien &#224; voir avec le fait de sauver la Gr&#232;ce (et tout &#224; voir le &lt;i&gt;ring fencing&lt;/i&gt; (NDT pr&#233;server les activit&#233;s de banque commerciale des fluctuations de march&#233;s et des risques financiers sp&#233;cifiques aux banques d'investissement) de l'Europe septentrionale), une grande majorit&#233; dans l'Eurogroupe &#8211; sous la tutelle de Sch&#228;uble &#8211; avait adopt&#233; le Grexit comme sa solution pr&#233;f&#233;r&#233;e ou comme arme de choix contre notre gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Grecs, &#224; juste titre, frissonnent &#224; la pens&#233;e leur amputation de l'union mon&#233;taire. Sortir de la monnaie commune n'est rien de plus qu'arracher une pat&#232;re, comme &lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/business/2012/sep/13/black-wednesday-20-years-pound-erm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;la Grande-Bretagne l'a fait en 1992&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, quand Norman Lamont l'a c&#233;l&#233;br&#232;rent annonc&#233; le matin o&#249; la sterling a quitt&#233; le m&#233;canisme de taux de change (ERM) europ&#233;en. H&#233;las, la Gr&#232;ce n'a pas de devise dont la pat&#232;re avec l'euro peut &#234;tre cass&#233;e. Elle a l'euro &#8211; une devise &#233;trang&#232;re compl&#232;tement administr&#233;e par un cr&#233;ancier hostile &#224; la restructuration de la dette non viable de notre nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sortir, nous devrions cr&#233;er une nouvelle devise de la cassure. Dans l'Irak occup&#233;, l'introduction d'un nouveau papier-monnaie a pris presque une ann&#233;e, environ 20 Boeing 747s, la mobilisation de la puissance des militaires am&#233;ricains, trois soci&#233;t&#233;s d'imprimerie et des centaines de camions. Faute d'un tel soutien, le Grexit serait l'&#233;quivalent de l'annonce d'une grande d&#233;valuation plus de 18 mois &#224; l'avance : une recette pour liquider tout le stock de capital grec et le transf&#233;rer &#224; l'&#233;tranger par tous les moyens disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le Grexit renfor&#231;ant la faillite bancaire initi&#233;e par la banque centrale europ&#233;enne-, nos tentatives de remettre la restructuration de dette sur la table de n&#233;gociation sont tomb&#233;es dans de sourdes oreilles. Maintes et maintes fois on nous a dit que c'&#233;tait une affaire pour un futur non d&#233;fini qui suivrait l'ach&#232;vement r&#233;ussi du &#171; programme &#187; &#8211; une Prise prodigieuse 22 depuis que le &#171; programme &#187; ne pourrait jamais r&#233;ussir sans une restructuration de dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce week-end apporte le point culminant des pourparlers puisque &lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/business/2015/apr/28/euclid-tsakalotos-greece-debt-bailout-varoufakis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Euclid Tsakalotos&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, mon successeur, s'efforce, de nouveau, de mettre le b&#339;uf avant la charrue &#8211; pour convaincre un Eurogroupe hostile que la restructuration de dettes est un pr&#233;alable pour r&#233;ussir &#224; r&#233;former la Gr&#232;ce, pas une r&#233;compense ex-post pour elle. Pourquoi est-il si difficile d'y parvenir ? Je vois trois raisons.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;L'Europe ne savait pas comment r&#233;pondre &#224; la crise financi&#232;re.&lt;br /&gt;
Devrait-elle se pr&#233;parer &#224; une expulsion (Grexit) ou &#224; une f&#233;d&#233;ration ?&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;
Tout d'abord, c' est cette inertie institutionnelle difficile &#224; battre. Deuxi&#232;mement, que la dette insoutenable donne un pouvoir immense aux cr&#233;anciers sur les d&#233;biteurs &#8211; et le pouvoir, comme nous savons, corrompt m&#234;me le plus parfait. Mais c'est le troisi&#232;me qui me semble plus pertinent et, effectivement, plus int&#233;ressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'euro est un hybride d'un r&#233;gime de taux de change fix&#233;, comme les ann&#233;es 1980 l' ERM, ou l'&#233;talon or des ann&#233;es 1930, et d'une devise d'Etat. Ce dernier repose sur la peur de l'expulsion pour rester uni, pendant que l'argent public implique des m&#233;canismes pour recycler des surplus entre les Etats membres (par exemple, un budget f&#233;d&#233;ral, des obligations communes). La zone euro tombe entre ces &#233;cueils &#8211; c'est plus qu'un r&#233;gime de taux de change et moins qu'un r&#233;gime d'&#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a le fait de s'y faire. Apr&#232;s la crise de 2008/9, l'Europe ne savait pas comment r&#233;pondre. Devrait-elle pr&#233;parer le terrain pour au moins une expulsion (c'est-&#224;-dire le Grexit) pour renforcer la discipline ? Ou &#233;voluer vers une f&#233;d&#233;ration ? Jusqu'&#224; pr&#233;sent elle n'a rien fait, son angoisse d'existentialiste progresse pour toujours. Sch&#228;uble est convaincu que puisque les choses sont ainsi, il a besoin du Grexit pour clarifier l'air, d'une mani&#232;re ou d'une autre. Subitement, l'insoutenable dette publique grecque sans laquelle le risque de Grexit se fanerait, a acquis une nouvelle utilit&#233; pour Schauble. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que veux-je dire par cela ? Bas&#233;e sur les mois de n&#233;gociation, ma conviction est que le ministre des Finances allemand veut que la Gr&#232;ce soit &#233;vinc&#233;e de la monnaie unique pour faire naitre une crainte de tous les diables chez les Fran&#231;ais et leur faire accepter son mod&#232;le d'une zone euro disciplinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yanis Varoufakis*&lt;/strong&gt; pour son blog &lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Yanis Varoufakis&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Original &lt;/strong&gt; : &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/11/behind-germanys-refusal-to-grant-greece-debt-relief-op-ed-in-the-guardian/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Behind Germany's refusal to grant Greece debt relief&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/11/behind-germanys-refusal-to-grant-greece-debt-relief-op-ed-in-the-guardian/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Yanis Varoufakis&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ath&#232;nes, 11 juillet 2015.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt; * &lt;strong&gt;Y&#225;nis Varouf&#225;kis&lt;/strong&gt; est &#233;conomiste, professeur &#224; Cambridge, &#224; Sidney, Glasgow et Louvain. et homme politique grec. D&#233;pute et ex-Ministre de l'&#233;conomie du Gouvernement Syriza.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'anglais pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Yanis-Varoufakis-Derriere-le-refus-allemand-d-accorder-l-allegement-de-la-dette-de-la-Grece&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Yanis-Varoufakis-Derriere-le-refus-allemand-d-accorder-l-allegement-de-la-dette-de-la-Grece&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 12 juillet 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Don Quichotte &#224; Syntagma</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Don-Quichotte-a-Syntagma</link>
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		<dc:date>2015-07-06T14:39:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rafael Poch-de-Feliu*</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ces Messieurs de Bruxelles et de Berlin ne comptaient pas avec Don Quichotte. Ce personnage qui a fui l'Espagne, gri&#232;vement bless&#233; et battu, en 1939 n'apparaissait pas, apparemment, dans les ordinateurs de la Banque Centrale Europ&#233;enne et de l'eurogroupe, si attentifs aux indices des agences de qualification et aux enqu&#234;tes d'une opinion convenablement berc&#233;e. Quelques historiens, manifestement pass&#233;s de mode, rappelaient, cependant, l'avoir vu vingt ans apr&#232;s dans les rues de La Havane. Il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces Messieurs de Bruxelles et de Berlin ne comptaient pas avec Don Quichotte. Ce personnage qui a fui l'Espagne, gri&#232;vement bless&#233; et battu, en 1939 n'apparaissait pas, apparemment, dans les ordinateurs de la Banque Centrale Europ&#233;enne et de l'eurogroupe, si attentifs aux indices des agences de qualification et aux enqu&#234;tes d'une opinion convenablement berc&#233;e. Quelques historiens, manifestement pass&#233;s de mode, rappelaient, cependant, l'avoir vu vingt ans apr&#232;s dans les rues de La Havane. Il a &#233;t&#233; assassin&#233; ensuite dans les for&#234;ts de la Bolivie, il est n&#233; &#224; nouveau bien apr&#232;s dans d'insolites aubes latinoam&#233;ricaines, imm&#233;diatement vilipend&#233;es depuis l'Espagne avec la rancune caract&#233;ristique du nouveau riche utopiste qui ne veut rien savoir du fr&#232;re turbulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe il est apparu le 25 avril au Portugal, mais d&#233;j&#224; dans les ann&#233;es quatre-vingt-dix l'incompatibilit&#233; du personnage avec les nouveaux sentiers asphalt&#233;s de l'Espagne devenue &#171; &lt;i&gt;salopoth&#232;quis&#233;e&lt;/i&gt; &#187; - &#233;tait manifeste. Il n'y avait rien de plus &#171; tiers-mondiste &#187; que l'esprit de Don Quichotte. La lutte pour la v&#233;rit&#233; et la justice &#233;tait illusion. La solidarit&#233; &#171; pseudo ang&#233;lique &#187;, un concept canaille estampill&#233; par Joseph Goebbels dans les ann&#233;es trente. On parlait m&#234;me de sa compl&#232;te extinction, mais c'est ici que, dans la nouvelle Europe sans fronti&#232;res, l'esprit de ce sinistre &#171; Monsieur &#187; a d&#233;m&#233;nag&#233; vers la Gr&#232;ce. Comment cela a-t-il pu arriver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre le changement, quelques sp&#233;cialistes ont rappel&#233; qu'un an apr&#232;s cette premi&#232;re et historique d&#233;route ib&#233;rique de 1939, l'&#233;chec de la France d&#233;j&#224; scell&#233;, un 28 octobre 1940, le &#171; non &#187; des grecs &#224; l'ultimatum de Mussolini a mis un point de dignit&#233; Don Quichottesque en Europe, pr&#233;cis&#233;ment quand les hordes brunes imprimaient leur triomphal pas de l'oie sur le continent. Soixante-quinze ans apr&#232;s, de nouveau la dignit&#233; crucifi&#233;e, et se souvenant de ce que les grecs ont transform&#233; en leur f&#234;te nationale, r&#233;appara&#238;t ce m&#234;me &#171; non &#187;. Don Quichotte &#224; Syntagma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'a servi &#224; rien le chantage malhonn&#234;te qui a entour&#233; ce r&#233;f&#233;rendum. Au contraire, la conscience de cet abus s'est retourn&#233;e contre les ordinateurs de Bruxelles et de Berlin. Pressions sur les entreprises grecques, concubinage avec la droite grecque pour installer le Pr&#233;sident de la banque Centrale Hell&#232;ne au gouvernement d'Ath&#232;nes, comme ils ont d&#233;j&#224; fait avant en Italie et avec la Gr&#232;ce m&#234;me, une intoxication m&#233;diatique impressionnante avec sa sp&#233;cificit&#233; nationale dans chacun des &#201;tats europ&#233;ens, mais particuli&#232;rement vomitive en Allemagne. Et comme cerise sur le g&#226;teau : une crise financi&#232;re, un corralito, sp&#233;cialement organis&#233;e et dessin&#233;e par la banque Centrale Europ&#233;enne, pour rendre fou l'&#233;lecteur. Sans pr&#233;c&#233;dents dans l'histoire financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec toutes ces donn&#233;es dans sa m&#233;moire, l'ordinateur de Bruxelles/Berlin, les calculs de tous ces personnages gris et de leur arm&#233;e de journalistes et d'experts de l'Atlantique Nord bien pay&#233;e, d&#233;duisait une inexorable victoire du &#171; oui &#187;. Cela ne pouvait pas &#234;tre autrement. Ils ont oubli&#233; que Don Quichotte avait d&#233;m&#233;nag&#233; &#224; Ath&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re salve souverainiste en Europe a pris son envol. Y aura-t-il une suite ? Rappelez-vous que sans souverainet&#233;, il n'y a pas de d&#233;mocratie, ni m&#234;me les semblants de d&#233;mocratie de basse intensit&#233; dont nous jouissions. Pas plus d'&#201;tat social. Sans souverainet&#233;, c'est le retour au XIXe si&#232;cle, sous l'empire d'une nouvelle oligarchie. Le spectacle continue. Ils diront que &#171; oui &#187; ou &#171; non &#187;, sur le fond peu importe. Cela importe beaucoup, bien que cela n'apparaisse pas sur vos &#233;crans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rafael Poch&lt;/strong&gt;* para &lt;a href=&#034;http://blogs.lavanguardia.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Vanguardia&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://blogs.lavanguardia.com/paris-poch&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Vanguardia&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Depuis Paris, 5 juillet, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;* Rafael Poch&lt;/strong&gt;, Rafael Poch-de-Feliu (Barcelone, 1956) a &#233;t&#233; vingt ans correspondant de &#171; &lt;i&gt;La Vanguardia&lt;/i&gt; &#187; &#224; Moscou et &#224; P&#233;kin. Avant il a &#233;tudi&#233; l'Histoire contemporaine &#224; Barcelone et &#224; Berlin-Ouest, il a &#233;t&#233; correspondant en Espagne du &#171; &lt;i&gt;Die Tageszeitung&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;dacteur de l'agence allemande de presse &#171; &lt;i&gt;DPA&lt;/i&gt; &#187; &#224; Hambourg et correspondant itin&#233;rant en Europe de l'Est (1983 &#224; 1987). Actuellement correspondant de &#171; &lt;i&gt;La Vanguardia&lt;/i&gt; &#187; &#224; Paris.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Don-Quijote-en-Syntagma&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Don-Quichotte-a-Syntagma&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Paris 6 juillet 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;fi grec : &#171; la Gr&#232;ce demande une sortie comme l'Argentine &#187;</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-defi-grec-la-Grece-demande-une-sortie-comme-l-Argentine</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Le-defi-grec-la-Grece-demande-une-sortie-comme-l-Argentine</guid>
		<dc:date>2015-07-03T11:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le Chef de Cabinet Argentin (&#233;quivalent du premier ministre), An&#237;bal Fern&#225;ndez, a consid&#233;r&#233; que ce que cherche le gouvernement grec, c'est d'&#233;tablir la n&#233;cessit&#233; d'une restructuration, c'est &#171; ce que N&#233;stor Kirchner a dit devant les Nations Unies : ' Les morts ne paient pas de dettes', laissez-moi respirer un peu parce qu'en vivant nous payons les dettes &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Selon Anibal Fernandez, l'objectif des cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce est que ce pays &#171; continue une politique de rigueur, ce qui implique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Chef de Cabinet Argentin (&#233;quivalent du premier ministre), An&#237;bal Fern&#225;ndez, a consid&#233;r&#233; que ce que cherche le gouvernement grec, c'est d'&#233;tablir la n&#233;cessit&#233; d'une restructuration, c'est &#171; ce que N&#233;stor Kirchner a dit devant les Nations Unies : ' &lt;i&gt;Les morts ne paient pas de dettes&lt;/i&gt;', laissez-moi respirer un peu parce qu'en vivant nous payons les dettes &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon Anibal Fernandez, l'objectif des cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce est que ce pays &#171; continue une politique de rigueur, ce qui implique (de prendre) les d&#233;cisions qui affectent de fa&#231;on directe le peuple grec &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui se passe en Gr&#232;ce c'est que, depuis le mois de d&#233;cembre 2013, (le fonds d'investissement) Elliot ach&#232;te des bons de la Gr&#232;ce. Ils se pr&#233;parent tels des charognards &#224; spolier le peuple grec &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, a-t-il ajout&#233; : &#171; Ils ne se rendent pas compte de ce que nous, les argentins, n'avons cess&#233; de crier dans une totale solitude depuis de nombreuses ann&#233;es et qui a r&#233;ussi &#224; r&#233;veiller - de quelque fa&#231;on - les Nations Unies pour &#233;laborer une convention qui permet de garantir la possibilit&#233; d'une restructuration de la dette et de ne pas tomber entre des mains de ces crapules &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sujet du r&#233;f&#233;rendum que r&#233;alisera la Gr&#232;ce dimanche prochain sur la proposition d'accord pr&#233;sent&#233;e par les cr&#233;anciers, Fern&#225;ndez a avanc&#233; que &#171; le responsable de la Commission Europ&#233;enne, qui est le bras ex&#233;cuteur de l'Union Europ&#233;enne, Jean-Claude Juncker, soutient qu'Alexis Tsipras, devrait voter pour le &#171; Oui &#187;, ce qui signifie qu'ils continuent vers la rigueur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/ultimas/20-276310-2015-07-03.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 3 juillet 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/El-desafio-Heleno-Grecia-pide-una-salida-como-Argentina&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la diaspora latinoamericaine&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-defi-grec-la-Grece-demande-une-sortie-comme-l-Argentine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la diaspora latinoamericaine&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 3 juin 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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