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	<title>El Correo</title>
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		<title>Le &#171; B&#233;n&#233;fice social &#187; est aussi une valeur &#233;conomique.</title>
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		<dc:date>2012-02-26T16:45:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alfredo Zaiat</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une propri&#233;t&#233; priv&#233;e ou &#233;tatique. Un concessionnaire qui n'investit pas et de plus grands contr&#244;les &#233;tatiques. R&#233;duire les subventions publiques et les gains des entreprises qui administrent le r&#233;seau. Toutes ces notions et d'autres sont li&#233;es &#224; la gestion qui r&#233;affirment, encore plus apr&#232;s l'horreur de la station Onze [51 morts et 700 bless&#233;s], font une partie de la d&#233;t&#233;rioration conceptuelle et, par cons&#233;quent, du service ferroviaire, compte tenu de l'alt&#233;ration du concept fondateur de ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Transport" rel="directory"&gt;Transport&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une propri&#233;t&#233; priv&#233;e ou &#233;tatique. Un concessionnaire qui n'investit pas et de plus grands contr&#244;les &#233;tatiques. R&#233;duire les subventions publiques et les gains des entreprises qui administrent le r&#233;seau. Toutes ces notions et d'autres sont li&#233;es &#224; la gestion qui r&#233;affirment, encore plus apr&#232;s l'horreur de la station Onze [51 morts et 700 bless&#233;s], font une partie de la d&#233;t&#233;rioration conceptuelle et, par cons&#233;quent, du service ferroviaire, compte tenu de l'alt&#233;ration du concept fondateur de ce qu'implique un syst&#232;me de transport public de passagers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la campagne de communication r&#233;ussie aupr&#232;s &#171; &lt;i&gt;Madame Michu&lt;/i&gt; &#187;, encourag&#233;e par des int&#233;r&#234;ts divers et les medias &#171; aujourd'hui &#187; indign&#233;s, s'est intensifi&#233;e l'utilisation de cat&#233;gories &#233;conomiques communes &#224; tous qu'ils ont d&#233;form&#233;es, et continuent de le faire, quand on parle des trains : entreprise priv&#233;e, profits, services rentables, lignes non productives, subventions de l'Etat, concessionnaires priv&#233;s. Tous ces concepts qui, tel qu'ils sont pris en compte dans d'autres secteurs &#233;conomiques, sont d&#233;figur&#233;s jusqu'&#224; cacher l'essentiel du service ferroviaire : le &#171; b&#233;n&#233;fice social &#187;, qui est aussi une cat&#233;gorie &#233;conomique malgr&#233; sa pauvre utilisation en tant que tel dans les analyses traditionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trains, comme service public indispensable, ont leurs particularit&#233;s, dont la gestion ne devrait pas se conformer &#224; une standardisation comme s'il s'agissait d'un &lt;i&gt;fast-food&lt;/i&gt;, bien que l'on voyage comme du b&#233;tail. Le &#171; b&#233;n&#233;fice social &#187; du r&#233;seau que l'on peut quantifier, mais qui ne se traduit pas par des billets vendus, est la cl&#233; pour commencer &#224; s'engager sur le chemin pour r&#233;cup&#233;rer les trains, la qualit&#233; du service, l'obligation d'&#201;tat et la place des priv&#233;s, comme fournisseurs et m&#234;me comme op&#233;rateurs. Selon les termes des &#233;conomistes, il s'agit d'&#233;valuer les &#171; externalit&#233;s &#187; positives d'un r&#233;seau ferroviaire au moment de r&#233;aliser l'exercice comptable et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on atteignait l'acceptation sociale et politique pour obtenir d'administrer le r&#233;seau sous cette conception, le d&#233;bat serait plus profond entre les protagonistes du syst&#232;me, en s'&#233;loignant de ces visions &#233;troites qui s'arr&#234;tent seulement au r&#233;sultat final du bilan, comme on le fait &#224; gauche et droite avec &#171; &lt;i&gt;A&#233;rolineas Argentinas&lt;/i&gt; &#187;, qui fait aussi partie du r&#233;seau de transport et par voie de cons&#233;quence avec son &#171; b&#233;n&#233;fice social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela implique une approche pas seulement comptable sur les co&#251;ts d'exploitation et l'investissement dans le syst&#232;me de transport. Par exemple, l'Allemagne applique ce crit&#232;re depuis 1979, en calculant le &#171; bienfait public &#187; des chemins de fer de ce pays, et le situe environ 2 200 millions de dollars [1 636M&#8364;]de moyenne par an depuis ce temps-l&#224;. Cette utilit&#233; int&#232;gre moins de pollution, r&#233;duction du temps des voyages, l'&#233;conomie de combustibles fossiles, l'&#233;pargne de vies et d'accidents, moins d'infrastructure pour mobiliser la m&#234;me quantit&#233; de passagers ou unit&#233;s de charge par an. Des sp&#233;cialistes du secteur rappellent qu'en 1983, l'administration &#233;tatique de l'&#233;poque &#171; &lt;i&gt;Ferrocarriles Argentinos&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;[Chemins de Fer Argentins] a aussi utilis&#233; ce crit&#232;re pour comptabiliser les externalit&#233;s positives avec un r&#233;sultat &#233;tonnant. Le bilan traditionnel annuel d&#233;gageait un d&#233;ficit op&#233;rant &#233;quivalent &#224; environ 300 millions de dollars [223M &#8364;], sur une ligne sous concession priv&#233;e &#171; &lt;i&gt;les trains perdent un million de dollars quotidiens&lt;/i&gt; &#187;. Mais le b&#233;n&#233;fice social avait &#233;t&#233; d'environ 600 millions de dollars. Cela signifiait que la gestion op&#233;rante du train donnait une perte, mais il offrait un gain social public positif &#224; toute la population sup&#233;rieure &#224; cette perte comptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'implique pas d'ignorer les restrictions budg&#233;taires et la n&#233;cessit&#233; de contr&#244;les indispensables de gestion et d'administration des fonds, mais les prendre en consid&#233;ration dans une conception plus large. Pour cela, pr&#233;alablement, il semble essentiel de contr&#244;ler ce que les concessionnaires ont fait de l'argent apport&#233; par l'&#201;tat &#224; travers les subventions, y compris dans toutes les rubriques, dont celle de l'achat publicitaire &#224; des medias qui aujourd'hui sont en premi&#232;re ligne en critiquant l'&#233;tat des trains et qui jusqu'&#224; il y a peu, avaient une consid&#233;ration particuli&#232;re pour la TBA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour am&#233;liorer le r&#233;seau de trains de l'aire m&#233;tropolitaine, d&#233;truit dans les ann&#233;es quatre-vingt-dix et qui a connu des am&#233;liorations peu significatives durant le cycle kirchneriste, il faudrait investir bien davantage, des versements que seul l'&#201;tat peut faire, et faire plus de subventions, pas moins, en imposant des contr&#244;les sur la destination et l'usage de ces ressources. Le r&#233;seau ferroviaire est un service public, concept qui reste flou quand on d&#233;bat seulement sur des th&#232;mes autour de l'exploitation, que ce soit d&#233;j&#224; pour des concessionnaires priv&#233;s ou pour l'&#201;tat. Les trains sont une ressource tr&#232;s importante pour le d&#233;veloppement, ce qui est une &#233;vidence dans les pays o&#249; l'&#201;tat les met en valeur, en plus de leur importance dans l'&#233;conomie, par le b&#233;n&#233;fice social qu'il offre.&lt;br /&gt;
Le d&#233;mant&#232;lement du r&#233;seau ferroviaire a commenc&#233; avec le gouvernement de Frondizi (1958-1962), quand le transport automobile a &#233;t&#233; privil&#233;gi&#233;, a continu&#233; avec la politique de destruction &#233;tatique des dictatures et a &#233;t&#233; approfondi avec la privatisation m&#233;n&#233;miste. Celle-ci a mis &#224; la rue 80.000 cheminots, avec la complicit&#233; du secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral de l'Uni&#243;n Ferroviaria, Jos&#233; Pedraza, qui non seulement a r&#233;duit les 35 746 kilom&#232;tres du r&#233;seau exploitable de l'&#233;poque, &#224; moins de 11 000 maintenant, mais qui a produit le d&#233;mant&#232;lement de l'industrie ferroviaire. Les gouvernements kirchneristes, malgr&#233; les subventions croissantes et les investissements, n'ont pas modifi&#233; la situation de fa&#231;on substantielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sch&#233;ma de privatisation avec concession &#224; des investisseurs priv&#233;s des trains a atteint aujourd'hui la m&#234;me station o&#249; a pris fin l'exp&#233;rience britannique de Margaret Thatcher : en catastrophe. Dans ce pays, l'&#233;tape suivante fut une forme de r&#233;-&#233;tatisation de &#171; &lt;i&gt;Railtrack&lt;/i&gt; &#187;, entreprise qui a fait partie de la traditionnelle et tr&#232;s c&#233;l&#232;bre &lt;i&gt;&#171; British Rail &#187;&lt;/i&gt;. Ce processus a eu un parcours similaire &#224; ce qu'on a vu ici en Argentine : aspirateur d'allocations et de fonds publics, chute de la qualit&#233; du service par une absence de confort et la non-tenue des horaires et augmentation de l'ins&#233;curit&#233; par manque d'investissements. La nouvelle gestion publique de &#171; British Rail &#187; est rest&#233;e avec la propri&#233;t&#233; et la gestion de l'infrastructure et de tous les biens ferroviaires, sans but lucratif, et dans sa direction sont pr&#233;sents l'&#201;tat, les syndicats, les usagers, les compagnies exploitantes de lignes passagers et l'industrie du mat&#233;riel ferroviaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme au Royaume-Uni, en Argentine le transfert des chemins de fer vers des entreprises priv&#233;es n'a pas fait baisser les subventions mais, tout au contraire, les a augment&#233;es. La r&#233;gulation &#233;tatique est rest&#233;e alors effac&#233;e face de la logique de maximisation des profits d&#233;ploy&#233;e par les entreprises concessionnaires des services de trains urbains. Dans ce syst&#232;me, la logique dominante est la rentabilit&#233; de chaque op&#233;rateur priv&#233;, qui surgit du non respect des engagements d'investissements et de maintenance, et des subventions. Ceux-ci surpassent les revenus de guichet et sont permis par des contr&#244;les peu abondants sur le respect des obligations de l'emprunteur, qui s'abrite derri&#232;re le d&#233;cret d'urgence ferroviaire, encore en vigueur apr&#232;s &#234;tre rest&#233; dans la &lt;i&gt;Loi d'urgence &#201;conomique&lt;/i&gt;. Des sp&#233;cialistes du syst&#232;me remarquaient que les entreprises ferroviaires d&#233;clarent comme investissements, financ&#233;s par l'&#201;tat, les frais de maintenance qu'elles devraient payer, sans &#234;tre inqui&#233;t&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'immense travail pour relancer le r&#233;seau ferroviaire comme partie d'un plan g&#233;n&#233;ral, qui int&#232;gre chacun des moyens d'un transport (maritime, ferroviaire et terrestre), avec chacune des modalit&#233;s, a besoin d'une coordination qui demande aujourd'hui la cr&#233;ation d'un minist&#232;re sp&#233;cifique. Il faut commencer par quelque chose. Ce model&#233; hybride mixte, avec des concessionnaires priv&#233;s, des entreprises publiques, des compagnies priv&#233;es, des subventions publiques &#224; des priv&#233;s avec des investissements financ&#233;s par des fonds &#233;tatiques, avec un r&#233;seau d&#233;sordonn&#233;, a montr&#233; ses limites, encore plus quand avec un cycle de croissance soutenue on exige toujours plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/economia/2-188386-2012-02-26.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 26 f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-Benefice-social-est-aussi-une-valeur-economique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-Benefice-social-est-aussi-une-valeur-economique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 26 f&#233;vrier de 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s les incidents dans les trains en Argentine : &#171; La distribution du dessous de table &#187; </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Apres-les-incidents-dans-les-trains-en-Argentine-La-distribution-du-dessous-de-table</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Apres-les-incidents-dans-les-trains-en-Argentine-La-distribution-du-dessous-de-table</guid>
		<dc:date>2008-09-06T17:48:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Lavaca , Buenos Aires, le 5 septembre 2008. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'un des accus&#233;s des incidents qui ont culmin&#233; avec l'incendie de quelques trains &#224; Castelar [banlieue de Buenos Aires], le metteur en sc&#232;ne Fernando Pino Solanas, a &#233;chnag&#233; avec Lavaca sur la situation g&#233;n&#233;r&#233;e le jour de la premi&#232;re de son film &#171; La pr&#243;xima estaci&#243;n &#187; (La prochaine gare), il d&#233;nonce le pillage &#233;tatique et priv&#233; sur le syst&#232;me ferroviaire, tout un symbole du mod&#232;le &#233;conomique en vigueur. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Pourquoi me montrent-ils du doigt ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Transport" rel="directory"&gt;Transport&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lavaca.org/seccion/actualidad/1/1735.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Lavaca&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Buenos Aires, le 5 septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des accus&#233;s des incidents qui ont culmin&#233; avec l'incendie de quelques trains &#224; Castelar [banlieue de Buenos Aires], le metteur en sc&#232;ne Fernando &lt;i&gt;Pino&lt;/i&gt; Solanas, a &#233;chnag&#233; avec Lavaca sur la situation g&#233;n&#233;r&#233;e le jour de la premi&#232;re de son film &#171; &lt;i&gt;La pr&#243;xima estaci&#243;n&lt;/i&gt; &#187; (La prochaine gare), il d&#233;nonce le pillage &#233;tatique et priv&#233; sur le syst&#232;me ferroviaire, tout un symbole du mod&#232;le &#233;conomique en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pourquoi me montrent-ils du doigt ? Parce que le film leur fait beaucoup de mal, puisque ce n'est pas seulement une critique fond&#233;e selon mes opinions, mais dans les rapports de l'Auditeur G&#233;n&#233;ral de la Nation et du D&#233;fenseur du Peuple de la Nation. C'est pourquoi le gouvernement tire pour me salir et pour essayer de diminuer l'impact de cette d&#233;nonciation &#187;. Solanas a v&#233;cu le cr&#233;puscule d'un jour agit&#233; apr&#232;s les incidents et l'incendie de 7 rames de trains sur la ligne Sarmiento dans la localit&#233; de Castelar, le jour m&#234;me de la premi&#232;re de son film &#171; &lt;i&gt;La pr&#243;xima estaci&#243;n&lt;/i&gt; &#187; dans lequel il d&#233;masque justement le pillage &#233;tatique et priv&#233; d'un bien public, les chemins de fer, et la succession d'humiliations et de violences quotidiennes contre les millions de passagers qu'il serait injuste de qualifier comme du b&#233;tail. Le c&#233;l&#232;bre b&#233;tail argentin voyage mieux, les travailleurs qui prennent le train souffrent d'une violation quotidienne de leur droit &#233;l&#233;mentaire : de voyager pour travailler et pour survivre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solanas a abord&#233; ces questions, apr&#232;s la premi&#232;re du film qui d&#233;nonce comment depuis les temps d'&#193;lvaro Alsogaray comme ministre pour passer l'hiver, en passant &#233;videmment par la dictature, la gestion inoubliable de Carlos Menem, et pour arriver &#224; l'actuel gouvernement, toutes les politiques se sont rejointes dans la destruction de ce patrimoine public, et les concessionnaires priv&#233;s comme Cirigliano, Romero, Roggio, Urqu&#237;a, Macri, Techint, Union Ferroviaire et les br&#233;siliennes Camargo Correa et A.L.L, se maintiennent. Le film raconte que le gouvernement paie jusqu'au dernier salaire ferroviaire, et toutes les ruptures et remplacements de mat&#233;riel. Pour le compte de l'&#201;tat, les concessionnaires r&#233;parent des wagons, des locomotives et des gares, avec un extra cr&#233;atif : ce qui vaut un peso est factur&#233; quelque fois plus, pour augmenter la perception de subvention &#233;tatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quoi voyagent les ministres ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux incidents de jeudi [4/09/08] &#224; 7 heures du matin, quand un train qui allait vers Onze [Terminus &#224; Buenos Aires] est rest&#233; &#224; l'arr&#234;t et ce qui a fini par rendre &#224; furieux les passagers, le gouvernement a fait comme d'habitude : accuser la gauche, le Parti Ouvrier, Qu&#233;bracho et cette fois, soi-disant en passant, le cin&#233;aste Fernando Solanas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais que je me demande alors o&#249; ils &#233;taient toutes cette ann&#233;e durant le ministre de la Justice (An&#237;bal Fern&#225;ndez), le Procureur G&#233;n&#233;ral de La Nation (Esteban Righi) et tant d'autres qui auraient du enqu&#234;ter sur les plaintes pr&#233;sent&#233;es par l'Auditeur G&#233;n&#233;ral de la Nation et le D&#233;fenseur du Peuple &#187; dit Solanas &#187;. &#171; Ce qui se passe, c'est que ces fonctionnaires ne voyagent pas en train. Mais toutes les semaines, quelque chose de semblable se passe, les trains se r&#233;chauffent, il y a des d&#233;but d'incendie, et les passagers ont &#224; marcher sur les voies qui sont &#233;lectrifi&#233;es. N'importe qui connait toute cette sottise sauf ces fonctionnaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;bellion des &#233;c&#339;ur&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Solanas, le drame est double : &#171; Le citoyen &#233;nerv&#233;, parce que personne ne s'occupe de lui, d&#233;verse sa rage contre le wagon du train comme si c'&#233;tait lui l'ennemi, le concessionnaire, et il finit par le payer lui m&#234;me parce que l'&#201;tat est celui qui prend en charge ces d&#233;gradations &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que ses avocats pr&#233;paraient des arguments pour que le gouvernement ratifie ou non la plainte, Solanas, dans le hall du cin&#233;ma o&#249; a d&#233;but&#233; son film, raconte : &#171; Le citoyen le plus modeste, le travailleur, perd le sens des r&#233;alit&#233;s, il est hors de lui, mais vraiment hors de lui, humili&#233;, maltrait&#233;. C'est un sujet qu'on se tra&#238;ne. Ce que nous avons fait est de placer la loupe et de dire &#224; tous ces sourds qu'ils ne fassent plus les idiots. Il y a des juges f&#233;d&#233;raux, des l&#233;gislateurs qui sont pay&#233;s par le peuple pour qu'ils d&#233;fendent le travailleur et le citoyen qui veut &#234;tre &#224; l'heure et en s&#233;curit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; quoi attribuez-vous la th&#233;orie du sabotage et du complot, lanc&#233;e par le gouvernement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ils ont fait pareil quand a pris feu la rame d'Haedo [Banlieue de Buenos Aires]. Ils inventent, et ils sont soutenus par quelques medias, qui ne sont pas tous des ing&#233;nus, et parlent de 'hordes d'infiltr&#233;s'. Je ne peux pas vous reconstruire les faits de ce matin, mais c'est une histoire qui se r&#233;p&#232;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sottise b&#234;le&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, le gouvernement continue comme en extase &#224; parler du TGV. Solanas : &#171; Quand le TGV arrive en Europe, c'est apr&#232;s que fonctionnent comme une horloge les trains traditionnels qui vont &#224; 130 kilom&#232;tres par heure. Mais c'est un train pour une &#233;lite, les billets vont co&#251;ter comme un billet d'avion, et vont g&#233;n&#233;rer un endettement externe pour 30 ans &#224; un taux d'usure de 12%. Il n'a pas de transfert technologique : on reste attach&#233; &#224; une technologie fran&#231;aise pour 30 ans. La v&#233;rit&#233; est que c'est une sottise monumentale : avec la moiti&#233; de cet investissement on reconstruit tous les trains inter-ruraux de la R&#233;publique et toutes les industries ferroviaires se mettent en ordre de fonctionnement avec milliers de postes de travail &#224; pourvoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela, on peut supposer, s'approcherait plus de l'id&#233;e d'une authentique redistribution de la richesse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Bien s&#251;r &#187; r&#233;pond-il Solanas, &#171; le pire coup donn&#233; aux provinces a &#233;t&#233; de leur enlever le train, qui facilitait le commerce des petites charges entre des peuples voisins. Tout cela a fini avec la fermeture des rames, en plus de l'exode qu'il a provoqu&#233; et l'appauvrissement g&#233;n&#233;ral. Il faut redessiner l'Argentine, penser en grand, penser avec l'avenir. Il faut reconstruire le syst&#232;me ferroviaire en reconsid&#233;rant l'int&#233;gration des r&#233;gions avec un nouveau dessin. Pas celui des multinationales, mais celui du bien-&#234;tre du pays &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La noblesse entrepreneuriale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce moment Solanas signale : &#171; Et remarquez-vous qu'avec tout ce qui est en jeu, nous n'avons pas eu un seul d&#233;bat sur comment g&#233;rer les entreprises de services d'utilit&#233; publique. Des d&#233;bats o&#249; il faut convoquer des universit&#233;s, des organisations sociales, des techniciens, pour aller vers un mod&#232;le public o&#249; la soci&#233;t&#233; partage le contr&#244;le et le maintien des biens publics &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croyez-vous qu'ils vous ont pris en grippe &#171; parce que le film d&#233;masque la complicit&#233; des fonctionnaires, des juges, de l'association avec la bureaucratie syndicale ? Mais &#233;coutez-moi, M. Cirigliano (l'un des concessionnaires du chemin de fer) est aux manettes depuis Menem jusqu'&#224; aujourd'hui. Comment a-t-il fait ?. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que ce serait une forme de noblesse indemne aux changements ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Non, ce qui se passe, c'est qu'au lieu de la distribution de la richesse que vous mentionniez, c'est la distribution du dessous de table. Les trains nous co&#251;tent deux fois plus de ce qu'ils co&#251;taient avant, mais nous avons 20 % de ceux que nous avions quand ils &#233;taient g&#233;r&#233;s par l'Etat. O&#249; est le reste ? C'est le dessous de table, la caisse noire. Et que la soci&#233;t&#233; se rende compte, c'est ce qui fait le plus de mal aux entrepreneurs et aux fonctionnaires complices de tout cela &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un train Croma&#241;&#243;n &lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Incendie dans la boite de nuit Republique de Cromagnon qui n'avait aucune (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lavaca a re&#231;u ce rapport de la journaliste et du reporter photographe Daniela Reynoso S&#225;nchez, qui a &#233;t&#233; sur les lieus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un autre regard sur ce qu'est arriv&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui sur la ligne de chemin de fer Sarmiento, &#224; 7:30 heures du matin, aurait pu arriver une catastrophe. Apr&#232;s &#234;tre mont&#233; dans un wagon dans des conditions inhumaines, la rame plac&#233;e dans la zone de la localit&#233; de Merlo [Banlieue de Buenos Aires], il a connu un court-circuit et les wagons ont commenc&#233; &#224; prendre feu. C'est l'une des plus nouvelles rames, o&#249; il n'y a pas d'extincteurs d'incendie et il est pratiquement impossible de casser les grandes vitres qui sont recouvertes avec des lames polaris&#233;es, les gens ont commenc&#233; &#224; paniquer, on commen&#231;ait &#224; voir de la fum&#233;e qui envahissait les fourgons. Rapidement, puisque ces wagons ne disposent pas de mat&#233;riel ignifug&#233;, ils ont commenc&#233; &#224; respirer tout ce nuage de fum&#233;e toxique. Finalement, ils ont r&#233;ussi &#224; ouvrir les portes et &#224; se jeter sur les voies. Les fourgons se trouvaient surcharg&#233;s de trois fois leur capacit&#233;, m&#234;me chose qu'&#224; Cromagnon. En aucune fa&#231;on nous avons observ&#233; &#034;des commandos d'inadapt&#233;s&#034;, comme le gouvernement national a laiss&#233; entrevoir dans l'apr&#232;s-midi d'aujourd'hui en faisant allusion &#224; Qu&#233;bracho, au P&#244;le Ouvrier, ou Proyecto Sur, qu'il a accus&#233; de mener une action pr&#233;m&#233;dit&#233;e. Ce simple journaliste a voyag&#233; dans ce train, et ce qu'il a vu fut des gens du travail indign&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol de &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de : &lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Incendie dans la boite de nuit Republique de Cromagnon qui n'avait aucune &#233;l&#233;ment de s&#233;curit&#233; en &#233;tat de marche et sa capacit&#233; largement d&#233;passe de deux tiers. &lt;strong&gt;R&#233;sultat &lt;/strong&gt; : 194 morts y 1524 blesses&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notas :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;chec des privatisations en Argentine.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-echec-des-privatisations-en-Argentine</link>
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		<dc:date>2008-08-28T22:57:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le vote r&#233;cent &#224; la chambre des D&#233;put&#233;s qui a donn&#233; une mi-sanction &#224; la re&#233;tatisation de Aerolineas Argentinas constitue un pr&#233;cieux pas en avant dans la r&#233;cup&#233;ration de notre bien national. Mais loin d'&#234;tre &#233;puis&#233;, le d&#233;bat commence &#224; peine : les argentins nous nous devons une autocritique profonde sur l'&#233;chec monumental des politiques de privatisation de nos services publics et l'&#233;tat calamiteux des transports. C'est la discussion n&#233;cessaire sur les nouveaux mod&#232;les de gestion publique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Transport" rel="directory"&gt;Transport&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le vote r&#233;cent &#224; la chambre des D&#233;put&#233;s qui a donn&#233; une mi-sanction &#224; la re&#233;tatisation de &lt;i&gt;Aerolineas Argentinas&lt;/i&gt; constitue un pr&#233;cieux pas en avant dans la r&#233;cup&#233;ration de notre bien national. Mais loin d'&#234;tre &#233;puis&#233;, le d&#233;bat commence &#224; peine : les argentins nous nous devons une autocritique profonde sur l'&#233;chec monumental des politiques de privatisation de nos services publics et l'&#233;tat calamiteux des transports. C'est la discussion n&#233;cessaire sur les nouveaux mod&#232;les de gestion publique des entreprises de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, apr&#232;s avoir obtenu des modifications substantielles, avec le Bloc SI, &lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt; a d&#233;cid&#233; d'accompagner, avec des divergences/ dissidences partielles, le projet du Gouvernement pour reprendre la compagnie a&#233;rienne nationale. A cette occasion, la majorit&#233; gouvernementale a surpass&#233; l'ent&#234;tement dont on l'avait vu agir pendant le conflit agraire et a d&#233;montr&#233; une capacit&#233; d'ouverture au dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, nous obtenons que soit &#233;limin&#233;e la possibilit&#233; de reprivatiser l'entreprise. Bien que soit retenu le sch&#233;ma de Soci&#233;t&#233; Anonyme, il a &#233;t&#233; convenu qu'il y aura une majorit&#233; &#233;tatique. On a aussi obtenu que disparaisse la mention de l'Acte de l'Accord que le Gouvernement a sign&#233; avec le groupe Marsans ; et que l'on fixe comme date pour la taxation le moment de l'intervention, le 16 juillet, quand l'entreprise &#233;tait en &#233;tat de faillite. De plus, l'&#233;valuation reste &#224; charge du Tribunal des Taxations et, finalement, le dernier mot sur la valeur de la compagnie reviendra au Congr&#232;s. Si on ne parvenait pas &#224; un accord, le Gouvernement devra proc&#233;der &#224; une expropriation justifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons expliquer que le gouvernement national connaissait depuis des ann&#233;es l'&#233;tat calamiteux d'&lt;i&gt;Aerolineas Argentines&lt;/i&gt;, mais rien n'a fait pour r&#233;cup&#233;rer l'entreprise. D'abord &lt;i&gt;Iberia&lt;/i&gt;, puis &lt;i&gt;American Airlines &lt;/i&gt;et finalement le Groupe Marsans l'ont pill&#233; et l'ont men&#233; &#224; la faillite. En plus de laisser une dette millionnaire, ils ont vendu les bureaux qu'AA avait dans les principales villes du monde ; ils ont d&#233;mantel&#233; le centre le plus avanc&#233; de simulateurs de vol de l'Am&#233;rique Latine et un banc d'essai de moteurs de haute puissance ; ils ont vid&#233; les ateliers sp&#233;cialis&#233;s et les entrep&#244;ts de pi&#232;ces de rechange ; et voil&#224; qu'ils ont vendu les 28 avions que la compagnie poss&#233;dait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En accord avec le pillage de la privatisation et du laisser-aller gouvernemental, le projet que le Gouvernement a originellement pr&#233;sent&#233; semblait scandaleux, parce qu'ils ont d&#233;cid&#233; avec le groupe Marsans que l'&#201;tat argentin prenait en charge la dette de 900 millions de dollars pour tout de suite la reprivatiser &#224; nouveau ; et il &#233;tablissait que devant un d&#233;saccord probable entre le Gouvernement et le groupe priv&#233; sur le prix final des actions, un tiers participant international donnerait un verdict sans appel. Comment a-t-il &#233;t&#233; possible que durant ces 16 derni&#232;res ann&#233;es aucun gouvernement ne commen&#231;&#226;t d'actions p&#233;nales pour le pillage d'AA ? De plus, Marsans, au lieu d'investir, a fait dispara&#238;tre 750 millions de dollars qu'ils ont obtenus pour redresser leurs entreprises. Maintenant, c'est une obligation pour le gouvernement national porter plainte contre celui qui est reponsable de ce d&#233;tournement de fonds. Pour cela, depuis &lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt; nous exigions 180 jours pour enqu&#234;ter &#224; fond sur la situation de l'entreprise et pour arriver &#224; une proposition s&#233;rieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le cas d'&lt;i&gt;Aerolineas Argentines&lt;/i&gt; est une &#233;vidence de plus de l'&#233;chec monumental des privatisations. Devant cela, les organisations sociales et syndicales, les associations d'utilisateurs, des universit&#233;s et des forces politiques ont &#224; discuter d'un nouveau mod&#232;le de contr&#244;le et de gestion des entreprises publiques de service, ce qui doit se traduire, &#224; cette occasion, en un projet pour un fonctionnement transparent et efficient de nos compagnies a&#233;riennes. Il est n&#233;cessaire que les &lt;i&gt;Aerolineas Argentinas&lt;/i&gt;, ainsi que les entreprises de chemin de fer et d'autres services publics, se constituent finalement comme Soci&#233;t&#233; d'&#201;tat, situation qui, &#224; la diff&#233;rence des soci&#233;t&#233;s anonymes, exige de plus grands et plus rigoureux contr&#244;les de gestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit, en d&#233;finitive, d'enterrer avec d&#233;cision le mythe selon lequel le d&#233;barquement des capitaux priv&#233;s dans les services publics assure une plus grande efficacit&#233; et une transparence de gestion. Dans le cas de l'a&#233;rien, il semble superflu de remarquer que la s&#233;curit&#233; dans ce service est essentielle. Mais nous savons que le capital priv&#233; a pour un objectif principal le gain et non la s&#233;curit&#233; des passagers. La catastrophe de LAPA et la r&#233;cente trag&#233;die de Spanair d&#233;montrent ce qui arrive quand on essaie de descendre les co&#251;ts de maintenance ou d'op&#233;rer des vols avec de vieux avions pour assurer une rentabilit&#233;. Le service a&#233;rien, ainsi que le chemin de fer et le maritime, sont des services publics. En cons&#233;quence, ils doivent &#234;tre entre les mains de l'&#201;tat qui, en plus de pouvoir assurer un service d'excellence, apporterait des b&#233;n&#233;fices innombrables &#224; la soci&#233;t&#233; en mati&#232;re de communication, culturelle et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Argentine, apr&#232;s cinq ans de gouvernement des Kirchner, nous avons seulement vu comment empire le syst&#232;me des transports. Les passagers n'ont jamais &#233;t&#233; aussi maltrait&#233;s et le d&#233;veloppement non viable du transport routier provoque plus de 8.000 morts chaque ann&#233;e. Devant cela, le gouvernement national propose la construction de l'irraisonnable et &#233;litiste &#171; TGV &#187;, il ne r&#233;cr&#233;e pas la flotte maritime et fluviale, et il a fait cadeaux, pour la premi&#232;re fois, des routes de cabotage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modifications que &lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt; a r&#233;ussies &#224; introduire &#224; l'initiative officielle pour la r&#233;prise d' &lt;i&gt;Aerolineas Argentines&lt;/i&gt; sont une contribution au d&#233;bat que nous nous devons d'avoir sur l'&#233;chec extraordinaire du mod&#232;le privatis&#233; dans les transports, pour avancer vers la constitution de nouvelles soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat avec de nouveaux mod&#232;les de gestion qui assurent des services publics avec la participation de la communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[El Correo]. Paris, le 26 Ao&#251;t 2008. &lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de :Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>l'Argentine perd le train</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/l-Argentine-perd-le-train</link>
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		<dc:date>2003-02-10T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Dans un pays aussi &#233;tendu que l'Argentine, le syst&#232;me de trains n'a pas r&#233;solu ni ne r&#233;sout les besoins de communication que ce soit sous l'aile de l'&#233;tat dans le cadre de concessions d'exploitation priv&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Les hommes qui ont fait l'histoire argentine croyaient fermement dans le d&#233;veloppement du train comme outil de communication et de progr&#232;s, et comme l'explique Rodolfo Terragno, l'Argentine a &#233;t&#233; organis&#233;e sur la base des voies ferr&#233;es. Et c'est pour cette raison, que la suppression (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Transport" rel="directory"&gt;Transport&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un pays aussi &#233;tendu que l'Argentine, le syst&#232;me de trains n'a pas r&#233;solu ni ne r&#233;sout les besoins de communication que ce soit sous l'aile de l'&#233;tat dans le cadre de concessions d'exploitation priv&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les hommes qui ont fait l'histoire argentine croyaient fermement dans le d&#233;veloppement du train comme outil de communication et de progr&#232;s, et comme l'explique Rodolfo Terragno, l'Argentine a &#233;t&#233; organis&#233;e sur la base des voies ferr&#233;es. Et c'est pour cette raison, que la suppression de nombreuses voies ont s&#233;rieusement touch&#233; un grand nombre d'activit&#233;s et de r&#233;gions. &lt;br class='autobr' /&gt;
A un moment o&#249; on parle tant du boom touristique et alors que les tarifs a&#233;riens sont inaccessibles pour une grande majorit&#233; des argentins, un service de trains est la clef du d&#233;veloppement de ce qu'on appelle &#034;l'industrie sans chemin&#233;e&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain c'est que les trains ne satisfont pas actuellement comme ils le devraient les besoins de transport quotidien de courte distance, ni ceux qui impliquent de grands trajets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il s'av&#232;re paradoxal dans le cas de la province de Buenos Aires, qui repr&#233;sente un p&#244;le d'attraction touristique avec la cote Atlantique, qu'elle ne dispose pas de l'infrastructure n&#233;cessaire pour satisfaire la demande. Et que les trains ne fonctionnent pas comme ils devraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer ceci d'un exemple, il suffit de prendre le cas de l'entreprise Ferrobaires, g&#233;r&#233;e par l'ex s&#233;nateur provincial et directeur de l'Institut du Mineur et la Famille, Daniel Bolinaga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le train a &#233;t&#233; inaugur&#233; sous le gouvernement Juan Domingo Per&#243;n, en 1951 et remis &#224; flot par Felipe Sola ; comme certains disent, pour faire plaisir &#224; sa femme, Teresa Fern&#225;ndez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fonctionnaire a organis&#233; un voyage &#224; Mar de Plata auquel &#233;taient invit&#233; outre sa fianc&#233;e, la br&#233;silienne Anama Ferreira, d'autres des vedettes de la &#034;vieille garde&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la joie , les attendaient le gouverneur de Buenos Aires, Felipe Sola avec Daniel Scioli et Alfredo Atanasof. Le voyage, comme l'a comment&#233; la vedette dans son &#233;mission &#171; Plus satelital &#187; a dur&#233; 5 heures, avec air conditionn&#233;, si&#232;ges inclinables, toilettes impeccables et un service bar -restaurant fantastique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une semaine plus tard, comme le raconte un journaliste du &#171; Populaire d'Olavaria &#187; qui a particip&#233; &#224; un autre voyage, le train est rest&#233; 15 heures dans la localit&#233; de Ranchos. Il explique que &#034;la terre gagne tous les coins&#034; en plus d'indiquer que fonctionnaient difficilement les ventilateurs de plafond et que les toilettes n'&#233;taient pas en condition d'&#234;tre utilis&#233;es. Il d&#233;crit la travers&#233;e comme une vraie &#034;odyss&#233;e&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A propos de ce m&#234;me train, le m&#233;diateur de la Nation, Eduardo Mondino, a &#233;crit une note qui parle &#034;de passagers de trains livr&#233;s &#224; leur sort, qui mettent dix-neuf heures pour couvrir le trajet Necochea-Plaza-Constitution (550 Km.) ou seize heures pour rallier Ranchos-Constituci&#243;n&#034;(100 Km.) &lt;br class='autobr' /&gt;
Et il dit que la crise a commenc&#233; avec la privatisation tant des trains de fret, de transport de passagers longue distance, que l'Etat a c&#233;d&#233; aux provinces -Ferrobaires dans toute la province de Buenos Aires ; M&#233;tropolitain, que assure le tron&#231;on Buenos Aires - C&#243;rdoba, et Ferronorte, responsable de la province de Tucuman- et transporte les passagers de la ville de Buenos Aires et de sa banlieue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question &#224; un million est : o&#249; sont pass&#233;s les investissements que l'Etat mais aussi le secteur priv&#233; disent avoir fait ? Le constata est que les utilisateurs ne jouissent pas de tels b&#233;n&#233;fices, ce &#224; quoi les entreprises priv&#233;es r&#233;pondent que c'est parce qu'elles ne re&#231;oivent pas le paiement correspondant de l'&#201;tat. Et le seul moment o&#249; elles l'ont re&#231;ues a &#233;t&#233; pendant la p&#233;riode de l'administration de la R&#250;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain c'est que les entreprises ont l'obligation de maintenir le r&#233;seau de tout ce qui est longue distance, et si les d&#233;raillements arrivent c'est justement parce qu'ils ne l'ont pas fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La note de Mondino indique qu'il &#171; s'agit des entreprises qui demandent davantage de subventions (par le contrat de concession, par la pesificaci&#243;n, etc&#8230;) et en outre que ce sont les entreprises de service public qui ont progress&#233; le plus pendant 2002 par rapport &#224; 2001 et 2000.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain, c'est que le syst&#232;me de trains en Argentine, qui a aid&#233; &#224; construire un pays riche n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir. Et qu'il soit &#233;tatique ou priv&#233;, il ne remplit pas la fonction pour laquelle il a &#233;t&#233; con&#231;u, puisque loin de r&#233;soudre les probl&#232;mes de communication, il est synonyme de lenteur, de ras le bol, de salet&#233; et d'inefficacit&#233; pour la majorit&#233; des argentins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Urgente 24.info&lt;/strong&gt;, 10 f&#233;vrier 2003&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduit pour El Correo par Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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