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		<title>Argentine, YPF, nouvelle donne</title>
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		<dc:date>2012-05-01T00:17:00Z</dc:date>
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		<dc:creator> Serge Halimi *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le changement, c'est maintenant&#8230; Encourag&#233; par sa victoire &#233;lectorale, le chef de l'Etat impose sa volont&#233; au gouverneur de la banque centrale, institue un contr&#244;le des changes et annonce qu'il va nationaliser un secteur-cl&#233; de l'&#233;conomie brad&#233; au priv&#233; treize ans plus t&#244;t. Deux membres du gouvernement, nomm&#233;s par d&#233;cret &#224; la t&#234;te de la grande entreprise redevenue publique, en chassent s&#233;ance tenante les anciens patrons. La Commission europ&#233;enne mais aussi le Wall Street Journal et le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le changement, c'est maintenant&#8230; Encourag&#233; par sa victoire &#233;lectorale, le chef de l'Etat impose sa volont&#233; au gouverneur de la banque centrale, institue un contr&#244;le des changes et annonce qu'il va nationaliser un secteur-cl&#233; de l'&#233;conomie brad&#233; au priv&#233; treize ans plus t&#244;t. Deux membres du gouvernement, nomm&#233;s par d&#233;cret &#224; la t&#234;te de la grande entreprise redevenue publique, en chassent s&#233;ance tenante les anciens patrons. La Commission europ&#233;enne mais aussi le &lt;i&gt;Wall Street Journal &lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Financial Times &lt;/i&gt; (&#171; un acte mesquin de piraterie &#233;conomique &#187;) laissent &#233;clater leur col&#232;re. L'hebdomadaire &lt;i&gt;The Economist&lt;/i&gt; recommande m&#234;me que le pays &#171; pirate &#187; soit exclu du G20 et que ses citoyens (qui ont mal vot&#233;) ne puissent plus voyager &#224; l'&#233;tranger sans visa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat dont il est question n'est pas situ&#233; sur le Vieux Continent. Il s'agit de l'Argentine. &#171; Nous sommes le seul pays en Am&#233;rique latine, et je dirais dans le monde, qui ne contr&#244;le pas ses ressources naturelles &#187;, a justifi&#233; la pr&#233;sidente Cristina Kirchner, le 16 avril dernier, au moment de nationaliser l'essentiel des avoirs de la multinationale espagnole Repsol, jusque-l&#224; actionnaire majoritaire de la compagnie p&#233;troli&#232;re argentine YPF. La propri&#233;t&#233; publique des ressources strat&#233;giques est moins universelle que Mme Kirchner ne le sugg&#232;re &#8212; Total, BP, Exxon, etc., sont des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es &#8212;, mais elle renvoie &#224; d'autres combats : la nationalisation de l'&lt;i&gt;Anglo-Iranian Oil Company&lt;/i&gt; par Mohammad Mossadegh en Iran en 1951, celle du canal de Suez par Gamal Abdel Nasser en Egypte en 1956, celle des actifs alg&#233;riens d'Elf et de Total par Houari Boumediene en 1971, la mise sous s&#233;questre de l'entreprise Ioukos par M. Vladimir Poutine en Russie &#224; partir de 2003. Sans oublier, &#224; la m&#234;me &#233;poque, la prise en main de &lt;i&gt;Petr&#243;leos de Venezuela SA &lt;/i&gt; (PDVSA) par M. Hugo Ch&#225;vez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement de Buenos Aires reproche aux anciens propri&#233;taires d'YPF d'avoir distribu&#233; &#224; ses actionnaires 90 % des profits r&#233;alis&#233;s par l'entreprise. Faute d'investissements, la production nationale de p&#233;trole a baiss&#233; de 20 % depuis 2004, et les importations &#233;nerg&#233;tiques ont &#233;t&#233; multipli&#233;es par vingt. Une situation d'autant plus f&#226;cheuse que l'Argentine, instruite par une exp&#233;rience douloureuse, ne veut plus d&#233;pendre de cr&#233;anciers &#233;trangers (et encore moins du Fonds mon&#233;taire international) pour &#233;quilibrer ses comptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien accueillie par son peuple, l'audace du gouvernement argentin lui vaut des demandes d'indemnisations extravagantes, des menaces de boycott commercial et les plus sombres proph&#233;ties. Mais Buenos Aires se souvient des oiseaux de mauvais augure. En 2001, quand l'Argentine, exsangue, cessa de rembourser sa dette puis d&#233;valua sa monnaie, on lui pr&#233;dit une crise de la balance des paiements et la faillite &#233;conomique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Maurice Lemoine, &#171; Face aux cr&#233;anciers, effronterie argentine et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Depuis, ses comptes ext&#233;rieurs sont devenus exc&#233;dentaires, sa production a augment&#233; de 90 %, le ch&#244;mage et la pauvret&#233; ont recul&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Mark Weisbrot, &#171; Argentina's critics are wrong again about (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Plut&#244;t que de se solidariser avec les actionnaires de la multinationale espagnole, l'Europe gagnerait &#224; s'inspirer du volontarisme politique argentin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Serge Halimi&lt;br/&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/HALIMI/47654&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LMD&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, mai 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire Maurice Lemoine, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2012/04/LEMOINE/47600&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Face aux cr&#233;anciers, effronterie argentine et frilosit&#233; grecque&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;, Le Monde diplomatique, avril 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire Mark Weisbrot, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cifamerica/2012/apr/18/argentina-critics-oil-nationalise&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Argentina's critics are wrong again about renationalising oil&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &#187;, The Guardian, Londres, 18 avril 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>YPF, l'Argentine a raison</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/YPF-l-Argentine-a-raison</link>
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		<description>
&lt;p&gt;La pr&#233;sidente Cristina Fernandez a annonc&#233; le 16 avril que l'Etat argentin prenait le contr&#244;le de l'entreprise YPF (nagu&#232;re Yacimientos Petrol&#237;feros Fiscales), filiale locale de la multinationale espagnole des hydrocarbures Repsol. Un projet de loi pr&#233;sent&#233; par la chef de l'&#201;tat d&#233;clare la production d'hydrocarbures &#171; d'int&#233;r&#234;t public national &#187;, et annonce que 51 % des actions d'YPF seront expropri&#233;es. Un organisme d'&#201;tat d&#233;terminera le prix d'achat des titres. Le ministre de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pr&#233;sidente Cristina Fernandez a annonc&#233; le 16 avril que l'Etat argentin prenait le contr&#244;le de l'entreprise YPF (nagu&#232;re Yacimientos Petrol&#237;feros Fiscales), filiale locale de la multinationale espagnole des hydrocarbures Repsol. Un projet de loi pr&#233;sent&#233; par la chef de l'&#201;tat d&#233;clare la production d'hydrocarbures &#171; d'int&#233;r&#234;t public national &#187;, et annonce que 51 % des actions d'YPF seront expropri&#233;es. Un organisme d'&#201;tat d&#233;terminera le prix d'achat des titres. Le ministre de la Planification, Julio De Vido, a &#233;t&#233; imm&#233;diatement nomm&#233; &#224; la t&#234;te de l'entreprise par d&#233;cret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidente a justifi&#233; la mesure par le d&#233;clin de la production (YPF repr&#233;sente pr&#232;s de 40 % du p&#233;trole et du gaz extraits en Argentine), imputable selon elle au manque d'investissements de Repsol, qui a conduit le pays, nagu&#232;re exportateur net d'hydrocarbures, &#224; devoir payer une facture p&#233;troli&#232;re de pr&#232;s de 10 milliards de dollars en 2011. Cristina Fernandez a pr&#233;cis&#233; qu'il ne s'agissait pas d'une &#233;tatisation, 49 % du capital d'YPF devant demeurer dans le secteur priv&#233; (actuellement, aux c&#244;t&#233;s de Repsol, le groupe priv&#233; argentin Petersen d&#233;tient 25,4 % de la soci&#233;t&#233;, le solde &#233;tant sur le march&#233;), &#224; l'image de ce qu'a fait le Br&#233;sil avec Petrobras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'Argentine, c'est une d&#233;-privatisation, car il s'agit de revenir sur le vaste programme de privatisations qui avait marqu&#233; la pr&#233;sidence n&#233;olib&#233;rale de Carlos Menem dans les ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des priorit&#233;s de Cristina Fernandez est de refaire passer dans le giron de l'Etat les entreprises et les services privatis&#233;s durant la d&#233;cennie ultralib&#233;rale. Avec YPF, le gouvernement argentin fait le choix de la ma&#238;trise publique du secteur de l'&#233;nergie. Il faut rappeler que, sous Carlos Menem, tout ou presque tout avait &#233;t&#233; privatis&#233; : les services postaux et jusqu'&#224; la gestion du spectre hertzien (l'Argentine &#233;tant le seul pays au monde &#224; avoir vendu &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s le contr&#244;le de son spectre hertzien, indispensable pour la t&#233;l&#233;vision, la radio et la t&#233;l&#233;phonie mobile) confi&#233;e au fran&#231;ais Thales. Un autre groupe fran&#231;ais, Suez, avait acquis la distribution de l'eau potable. Les retraites elles-m&#234;mes ont &#233;t&#233; privatis&#233;es en 1994 et confi&#233;es &#224; des fonds priv&#233;s. Les compagnies a&#233;riennes publiques Aerolinas Argentinas et Austral avaient &#233;galement &#233;t&#233; vendues au groupe priv&#233; espagnol Marsans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l &#8216;&#233;lection de Nestor Kirchner en 2003, la plupart de ces secteurs ont &#233;t&#233; renationalis&#233;s. Et c'est cette d&#233;marche de souverainet&#233; et de r&#233;cup&#233;ration des secteurs strat&#233;giques de l'&#233;conomie que poursuit Cristina Fernandez, avec le soutien enthousiaste de l'immense majorit&#233; du peuple argentin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;YPF, alors compagnie publique, avait &#233;t&#233; privatis&#233;e au profit de Repsol dans les ann&#233;es 1990. Pour le p&#233;trolier espagnol (lui-m&#234;me ancienne entreprise publique espagnole, privatis&#233;e en 1989 par Felipe Gonzalez, socialiste, pr&#233;sident du gouvernement), qui avait acquis une dimension internationale avec cette acquisition, c'est donc un coup tr&#232;s rude : il perd une filiale qui repr&#233;sente un tiers de ses b&#233;n&#233;fices et une part plus importante encore de ses r&#233;serves internationales. Ce qui explique sans doute les violentes r&#233;actions du gouvernement conservateur espagnol de Mariano Rajoy. Celui-ci a menac&#233; l'Argentine de &#171; repr&#233;sailles &#187; et r&#233;clame le soutien de l'Union europ&#233;enne (UE). Cette derni&#232;re, par la voix de Catherine Ashton, Haute repr&#233;sentante de l'UE pour les affaires &#233;trang&#232;res et les politiques de s&#233;curit&#233; et vice-pr&#233;sidente de la Commission europ&#233;enne, a confirm&#233; ce soutien : &#171; &lt;i&gt;L'annonce (du gouvernement argentin) constitue une grave pr&#233;occupation&lt;/i&gt; (&#8230;). (Elle) &lt;i&gt;cr&#233;&#233;e une ins&#233;curit&#233; l&#233;gale pour les entreprises &#233;trang&#232;res et de l'Union europ&#233;enne dans ce pays&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux articles ci-dessous, le journaliste argentin Roberto Montoya, qui vit en Espagne, s'interroge sur l' &#171; espagnolit&#233; &#187; de Repsol, dont plusieurs des principaux actionnaires sont usam&#233;ricains, mexicains ou britanniques et qui, &lt;strong&gt;&#224; l'image de Total en France&lt;/strong&gt;, ne paye quasiment pas d'imp&#244;ts en Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A propos des &#171; repr&#233;sailles &#187; dont parle le gouvernement de Mariano Rajoy, Roberto Montoya rappelle aussi qu'elles paraissent difficiles &#224; exercer dans la mesure o&#249; le montant des investissements espagnols en Argentine s'&#233;l&#232;ve &#224; pr&#232;s de 30 milliards d'euros, alors que celui des investissements argentins en Espagne atteint &#224; peine 67 millions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.medelu.org/L-Argentine-a-raison&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;moire des luttes&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, 20 avril 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La nationalisation d'YPF, filiale de Repsol, par le gouvernement de l'Argentine</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-nationalisation-d-YPF-filiale-de-Repsol-par-le-gouvernement-de-l-Argentine</link>
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		<dc:date>2012-04-19T18:50:32Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Le gouvernement de l'Argentine, pr&#233;sid&#233; par Cristina Fern&#225;ndez de Kirchner, a confirm&#233; les rumeurs de ces derniers jours et a annonc&#233; la nationalisation de l'entreprise YPF, filiale de la multinationale REPSOL. Dans cet article nous compilons l'information la plus significative que nous avons publi&#233;e ces derniers jours sur cette question. &lt;br class='autobr' /&gt; - En premier lieu, il convient de faire quelques &#233;claircissements au sujet de la mesure elle-m&#234;me, puisque pour le moment les informations sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement de l'Argentine, pr&#233;sid&#233; par Cristina Fern&#225;ndez de Kirchner, a confirm&#233; les rumeurs de ces derniers jours et a annonc&#233; la nationalisation de l'entreprise YPF, filiale de la multinationale REPSOL. Dans cet article nous compilons l'information la plus significative que nous avons publi&#233;e ces derniers jours sur cette question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En premier lieu&lt;/strong&gt;, il convient de faire quelques &#233;claircissements au sujet de la mesure elle-m&#234;me, puisque pour le moment les informations sont impr&#233;cises. On parle d'une &#171; expropriation&#171; et d'une &#171; nationalisation &#187; et d'un &#171; achat &#187;, sans plus de pr&#233;cision. Les d&#233;finitions sont importantes et doivent accompagner les concepts, mais jusqu'&#224; pr&#233;sent l'information disponible nous indique qu'il s'agit, effectivement, d'une nationalisation &#8211; par cons&#233;quent pay&#233;e, mais sans prix assign&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent - de la part du gouvernement argentin. Il ne s'agit pas d'une d&#233;cision volontaire de la part des deux parties, mais d'une d&#233;cision unilat&#233;rale qui assigne, cependant, un prix &#224; l'entit&#233; pour l'acqu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En deuxi&#232;me lieu&lt;/strong&gt;, YPF est un organisme qui n'est pas propri&#233;t&#233; &#224; 100% de la multinationale Repsol. En r&#233;alit&#233;, Repsol contr&#244;le autour de 57 % d'YPF, ce qui la transforme en actionnaire majoritaire et qui a donc le pouvoir de contr&#244;le et de gestion, mais il n'est pas le seul b&#233;n&#233;ficiaire de l'activit&#233; d'YPF. Le reste de l'entreprise est la propri&#233;t&#233; de capital priv&#233; argentin et de capital flottant (propri&#233;t&#233; de capital argentin et &#233;tranger).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En troisi&#232;me lieu&lt;/strong&gt;, l'histoire est importante. YPF a &#233;t&#233; fond&#233; en 1922 par l'&#201;tat argentin et il fut une entreprise publique jusqu'&#224; 1992, quand a commenc&#233; le processus de privatisation dirig&#233; par les organisations internationales &#8211; sp&#233;cialement le Fonds mon&#233;taire international - dans le cadre des soi-disant plans de rigueur. L'entreprise a fini d'&#234;tre privatis&#233;e en 1999 quand Repsol &#8211; une autre entreprise qui fut dans un autre temps publique, dans ce cas espagnole - a pris la majorit&#233; des actions d'YPF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'&#233;tape de la &#171; substitution des importations &#187; - &#224; partir des ann&#233;es trente - YPF a jou&#233; un r&#244;le fondamental dans la refonte de l'&#233;conomie argentine. L'influence des auteurs d&#233;pendantistes et n&#233;o-marxistes a amen&#233; l'Argentine &#224; une structure &#233;conomique qui l'a situ&#233;e parmi les pays les plus avanc&#233;s du monde &#224; l'&#233;poque de l'apr&#232;s-guerre, attirant une grande partie des r&#233;fugi&#233;s de la II&#232;me Guerre mondiale. Son mod&#232;le d'exportation de mati&#232;res premi&#232;res a &#233;t&#233; progressivement substitu&#233; par un mod&#232;le dans lequel l'industrie jouait un r&#244;le crucial, permettant un mod&#232;le de croissance plus solide qui a permis des conditions de travail stables et un syst&#232;me naissant de protection sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la dictature militaire et la crise structurelle des ann&#233;es soixante-dix et quatre-vingt, le gouvernement argentin de Carlos Menem fut le responsable de la privatisation, bien que ce furent les politiques du &lt;i&gt;Consensus de Washington&lt;/i&gt; qui ont inspir&#233; le processus pr&#233;cit&#233;. &#192; c&#244;t&#233; de cette privatisation ont &#233;t&#233; prises les r&#233;formes structurelles qui ont amen&#233; la privatisation des plans de retraite, les r&#233;formes du march&#233; du travail qui ont pr&#233;caris&#233; les conditions de travail et d'autres r&#233;formes qui ont amen&#233; &#224; la tr&#232;s grave crise de 2000. C'est seulement apr&#232;s que l'Argentine se soit rebell&#233;e contre le FMI et ses plans de rigueur, m&#234;me en entreprenant une remise de la dette &#8211; ne pas payer une partie de la dette ext&#233;rieure &#8211; que le pays a pu recommencer &#224; remonter cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En quatri&#232;me lieu&lt;/strong&gt;, Repsol n'est pas techniquement une entreprise espagnole, et elle n'est pas du tout propri&#233;t&#233; de tous les Espagnols. Plus de 50 % de la multinationale est propri&#233;t&#233; de capitaux &#233;trangers (42 % appartiennent aux fonds communs de placement &#233;trangers &#8211; g&#233;r&#233;s d'habitude par de grandes banques - et 9,5 % appartiennent &#224; l'entreprise mexicaine PEMEX). Le reste d'entreprise est propri&#233;t&#233; du groupe de capital priv&#233; espagnol &lt;i&gt;Sacyr&lt;/i&gt; (10 %), d'une soci&#233;t&#233; financi&#232;re espagnole comme &lt;i&gt;Caixabank&lt;/i&gt; (12,83 %) et autres capitaux priv&#233;s espagnols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En cinqui&#232;me lieu&lt;/strong&gt;, Repsol apporte des b&#233;n&#233;fices &#224; l'&#233;conomie espagnole qu'on pourrait consid&#233;rer insignifiants. Repsol d&#233;clare en Espagne 25 % de ses b&#233;n&#233;fices totaux dans le monde entier, et en 2010 a pay&#233; des imp&#244;ts ici &#8211;en Espagne- sur 949 millions d'euros &#224; un taux fiscal effectif de 8 %. Cela veut dire qu'il ne paie m&#234;me pas 30 % de ce qui correspond comme taux nominal pour payer en Espagne. Repsol paie d'autres types d'imp&#244;ts dans les pays o&#249; il op&#232;re, comme l'Argentine ou la Libye, mais a aussi des op&#233;rations dans des paradis fiscaux. Et sa soci&#233;t&#233; financi&#232;re tr&#232;s probablement n'est pas comptabilis&#233;e en Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En sixi&#232;me lieu&lt;/strong&gt;, la croissance et le d&#233;veloppement de Repsol &#8211; qui doit beaucoup &#224; la privatisation argentine d'YPF &#8211; ne profitent pas de la m&#234;me fa&#231;on &#224; toutes les parties qui fa&#231;onnent la multinationale. Tandis que ses b&#233;n&#233;fices comptables ont progress&#233; de 11,97 % entre 1998 et 2007, le salaire moyen de son personnel a seulement grandi 1,71 %. Cela veut dire que les plus grands b&#233;n&#233;ficiaires ont &#233;t&#233; les actionnaires priv&#233;s &#8211; des grandes entreprises fondamentalement &#233;trang&#232;res et d'autres espagnoles - et non ses travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En septi&#232;me lieu&lt;/strong&gt;, Repsol-YPF en tant qu' entreprise priv&#233;e a pour seul objectif de maximiser ses b&#233;n&#233;fices &#224; court terme &#8211; pour ses actionnaires, de plus - de mani&#232;re que sa strat&#233;gie patronale n'ait pas a s'aligner n&#233;cessairement avec la strat&#233;gie de d&#233;veloppement de l'&#233;conomie argentine. C'est pr&#233;cis&#233;ment l'une des raisons qu'avance le gouvernement argentin, qui d&#233;sire r&#233;cup&#233;rer l'entreprise pour pouvoir l'utiliser comme instrument effectif de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, nous parlons d'un ph&#233;nom&#232;ne &#233;conomique qui doit &#234;tre analys&#233; depuis un point de vue ad&#233;quat. Ne s'affrontent pas les int&#233;r&#234;ts de deux nations distinctes, mais les int&#233;r&#234;ts nationaux de l'Argentine et les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques de sujets priv&#233;s de nationalit&#233;s distinctes &#8211; et parmi celles-ci, &#224; un moindre degr&#233;, les Espagnols-. Par cons&#233;quent, c'est faux de consid&#233;rer cette mesure &#233;conomique comme une attaque &#224; l'Espagne. C'est un achat l&#233;gal, qui pourrait &#234;tre en tout cas sous&#233;valu&#233; &#8211; nous verrons - et qui touche les int&#233;r&#234;ts de quelques sujets &#233;conomiques &#8211; de grandes entreprises et banques - qui ne partagent pas de b&#233;n&#233;fices avec le reste de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la guerre des travailleurs espagnols. En tout cas il reste &#224; voir si la gestion d'YPF, &#224; partir de maintenant en pouvoir de l'&#201;tat argentin, sera avantageuse pour les travailleurs argentins ou si, au contraire, YPF sera un instrument au service de l'oligarchie argentine. Cependant, ce n'est pas ce sujet qui maintenant nous occupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une honte que le gouvernement espagnol sort en d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des grandes entreprises espagnoles qui poss&#232;dent un capital minoritaire dans Repsol, au pr&#233;judice des int&#233;r&#234;ts nationaux d'un pays souverain comme l'Argentine. Encore plus quand tandis que cela arrive le gouvernement effectue politiques d'ajustements qui font retomber le poids de la crise sur la population espagnole la plus d&#233;favoris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le gouvernement du PP le degr&#233; d'attention et d'aide pr&#234;t&#233;e d&#233;pend de la taille de la poche. Ce que devrait faire le PP, au lieu de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts des plus riches, est de reconsid&#233;rer sa politique &#233;conomique et de r&#233;fl&#233;chir si ce n'est pas une meilleure option de politique &#233;conomique celle d'imiter l'Argentine et de proc&#233;der &#224; la r&#233;cup&#233;ration d' instruments politiques d&#233;termin&#233;s. Instruments qui devraient se mettre au service des Espagnols dans leur ensemble, et non de certains riches ayant la capacit&#233; de sp&#233;culer sur divers march&#233;s financiers &#8211; dont celui d'actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus d'information : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.agarzon.net/?p=1794&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques donn&#233;es sur Repsol.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.agarzon.net/?p=1796&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Combien paie Repsol d'imp&#244;ts en Espagne ?&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.agarzon.net/?p=1804&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alberto Garz&#243;n&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, le 16 avril 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-nacionalizacion-de-YPF-filial-de-Repsol-por-el-gobierno-de-Argentina&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-nacionalizacion-de-YPF-filial-de-Repsol-por-el-gobierno-de-Argentina&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 17 avril 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argentine : &#171; Les d&#233;fis du nouvel YPF &#187; Claudio Katz </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-Les-defis-du-nouvel-YPF-Claudio-Katz</link>
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		<dc:date>2012-04-19T18:15:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Claudio Katz *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'intervention d'YPF et l'introduction d'une gestion &#233;tatique de l'entreprise sont des mesures n&#233;cessaires pour commencer &#224; inverser la mise &#224; sac &#233;nerg&#233;tique. Mais ils constituent seulement un point de d&#233;part pour r&#233;cup&#233;rer les ressources p&#233;troli&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt; Une d&#233;cennie durant REPSOL fut &#224; la t&#234;te de la d&#233;vastation des puits, des r&#233;serves et des installations pr&#233;-existantes. Il a extrait le maximum possible sans investir et il a expatri&#233; des profits de fa&#231;on scandaleuse. Cette conduite n'a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'intervention d'YPF et l'introduction d'une gestion &#233;tatique de l'entreprise sont des mesures n&#233;cessaires pour commencer &#224; inverser la mise &#224; sac &#233;nerg&#233;tique. Mais ils constituent seulement un point de d&#233;part pour r&#233;cup&#233;rer les ressources p&#233;troli&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une d&#233;cennie durant REPSOL fut &#224; la t&#234;te de la d&#233;vastation des puits, des r&#233;serves et des installations pr&#233;-existantes. Il a extrait le maximum possible sans investir et il a expatri&#233; des profits de fa&#231;on scandaleuse. Cette conduite n'a irrit&#233; aucun des critiques n&#233;olib&#233;raux de l'expropriation en cours. Maintenant ils mettent en cause &#171; un viol &#224; l'ordre juridique &#187;, en oubliant le total non-respect des contrats de la part de l'entreprise. Cette double &#171; mesure &#187; est en accord avec l'approbation habituelle des attaques contre les droits des salari&#233;s ou des retrait&#233;s. A ces cat&#233;gories, ils n'&#233;tendent jamais les principes de la s&#233;curit&#233; juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fausset&#233; n&#233;olib&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes de droite r&#233;cr&#233;ent les fant&#244;mes de 2001-2005 et r&#233;p&#232;tent les m&#234;mes arguments qu'ils ont r&#233;pandu apr&#232;s la cessation de payements. Ils mettent en garde contre les cons&#233;quences terribles de &#171; s'isoler du monde &#187;, omettant le nombre de leur de pronostics rat&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains disculpent REPSOL en affirmant qu'il a subi la punition de prix d&#233;favorables. Mais ils passent sous silence les ajustements successifs des derni&#232;res ann&#233;es, l'autorisation de solder des devises &#224; l'ext&#233;rieur et la permission d'exporter aux d&#233;pens de l'autosuffisance. Les r&#233;tentions mobiles aux ventes externes mises en cause ont &#233;t&#233; une compensation t&#233;nue du drainage terrible dont a souffert du pays. Ils ne rappellent pas non plus que le manque d'investissements remonte aux ann&#233;es 90, quand le combustible &#233;tait tr&#232;s cher en dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les porte-parole locaux de REPSOL affirment que l'expropriation chassera les investissements dont on a besoin pour relancer la production. Mais le d&#233;veloppement p&#233;trolier de l'Argentine n'est jamais provenu des capitaux &#233;trangers. C'&#233;tait un r&#233;sultat de la propri&#233;t&#233; &#233;tatique du brut et de l'&#233;quilibre entre l'exploration et l'exploitation des puits, qui a &#233;t&#233; obtenue gr&#226;ce &#224; un syst&#232;me int&#233;gr&#233; d'extraction, de raffinage et de commercialisation. Ce r&#233;gime a &#233;t&#233; d&#233;moli par la privatisation et devrait &#234;tre r&#233;habilit&#233; pour reconstruire l'approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout pas en cette direction est vu par la droite comme une expression &#171; du populisme, de la caisse ou de la d&#233;magogie nationaliste &#187;. Mais avec son soutien &#224; la privatisation ils ont d&#233;j&#224; d&#233;montr&#233; comment ils con&#231;oivent l'id&#233;al oppos&#233; &#224; la conduite r&#233;publicaine, m&#251;re et responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;fenseurs les plus effront&#233;s de REPSOL mettent en garde contre le conflit imminent entre argentins et espagnols que suscitera l'expropriation, comme si l'entreprise affect&#233;e &#233;tait la repr&#233;sentation du peuple ib&#233;rique. En r&#233;alit&#233;, c'est une entreprise priv&#233;e de propri&#233;t&#233; douteuse espagnole, puisque la taille de son capital se trouve distribu&#233;e entre plusieurs centres financiers du monde. Comme elle se sp&#233;cialise, de plus, &#224; localiser ses soci&#233;t&#233;s dans des paradis fiscaux, promeut l'&#233;vasion fiscale qui a d&#233;t&#233;rior&#233; les finances espagnoles, pr&#233;cipitant l'ajustement brutal dont souffre ce pays.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Note de El Correo : Une affaire de capitaux priv&#233;s, pas un sujet pour les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REPSOL est naturellement d&#233;fendu par une monarchie et un gouvernement r&#233;actionnaire qui continuent de d&#233;ployer un orgueil n&#233;o-colonial avec une &#233;tourderie croissante. La r&#233;p&#233;tition locale de cette diatribe est particuli&#232;rement choquante. Comme l'entreprise a recouru &#224; ses alli&#233;s de l'Europe et du G 20 pour g&#233;n&#233;rer un conflit juridique international, il est imp&#233;rieux que l'Argentine se retire du CIADI. Ce tribunal a d&#233;j&#224; un jugement pr&#233;par&#233; en faveur du groupe p&#233;trolier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une entreprise mixte ou publique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principaux probl&#232;mes du nouvel YPF ne se trouvent pas dans le flanc externe. Il est &#233;vident que le gouvernement a d&#233;cid&#233; l'expropriation par n&#233;cessit&#233; et non par conviction. Il &#233;tait press&#233; par la chute de la production et de l'obligation qui en d&#233;coulait de financer l' importation avec le peu de ressources que la Tr&#233;sorerie a. Press&#233; par ces circonstances il a entame un virage &#224; 180 degr&#233;s dans son idylle pr&#233;c&#233;dente avec l'entreprise affect&#233;e. Il a n&#233;goci&#233; sans r&#233;sultats un engagement sur plus d'investissement et il a finalement opt&#233; pour le choc avec ses vieux associ&#233;s. L'expropriation ne fait pas de partie d'une strat&#233;gie pr&#233;vue, ni ob&#233;it au grand nombre de votes obtenu aux derni&#232;res &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconstruction d'YPF se trouve maintenant dans des mains de ceux qui ont particip&#233; &#224; sa destruction. Une grande partie de l'actuelle &#233;lite de fonctionnaires ont jou&#233; le r&#244;le principal dans la destruction m&#233;n&#233;miste de l'entreprise et la fin de ses actions. Sa responsabilit&#233; dans le revers &#233;nerg&#233;tique des huit derni&#232;res ann&#233;es est impossible &#224; occulter. De Vido c'est l'antith&#232;se de Mosconi. Par son bureau sont pass&#233;es toutes les autorisations requises pour valider l'an&#233;antissement d'YPF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative d'expropriation est positive, mais ses effets r&#233;els d&#233;pendront des prochaines mesures. Une d&#233;cision clef se joue dans la gestion de l'indemnisation. On ne peut pas payer pour ce qui est n&#244;tre, ne r&#233;compenser par des grands important qui a d&#233;capitalis&#233; l'entreprise. Il faut encore v&#233;rifier quels ont &#233;t&#233; les gains r&#233;els que REPSOL a accumul&#233;s avec la distribution de b&#233;n&#233;fices aux d&#233;pens des actifs &#233;nerg&#233;tiques et avec l'expansion internationale de la compagnie, en utilisant les ressources du sous-sol national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de parler de toute &#233;valuation de l'entreprise (par cotation boursi&#232;re, comptable ou patrimoniale) il faut voir les r&#233;sultats d'un audit, qui &#233;claire sur l'&#233;tat des puits et des dommages environnementaux. Si sont utilis&#233;s, les fonds de l'ANSES, les r&#233;serves de la Banque Centrale ou l'&#233;mission de nouvelle dette pour payer REPSOL, se r&#233;p&#233;tera, la vieille histoire de l'&#233;tat idiot qui se charge des pertes occasionn&#233;es par d'ex-concessionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouvel YPF est con&#231;u comme une soci&#233;t&#233; anonyme, suivant compl&#232;tement un mod&#232;le d'entreprise mixte tr&#232;s distante de la vieille compagnie &#233;tatique. Cette d&#233;cision est erron&#233;e et conspire contre le projet de reconstruction &#233;nerg&#233;tique. Il n'est pas courant qu'existent autant d'exemples internationaux de gestion totalement publique d'une ressource vitale. Ce mod&#232;le de propri&#233;t&#233; publique a maintenu la taux d'exploration requis dans le pass&#233; pour un pays comme l'Argentine, qui a des r&#233;serves limit&#233;es et une extraction co&#251;teuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;cessit&#233; d'un long processus d'investissement n'est pas compatible avec les sch&#233;mas id&#233;alis&#233;s de compagnies mixtes, qui ont &#233;t&#233; d&#233;j&#224; essay&#233;s dans la premi&#232;re &#233;tape de privatisation d'YPF. Un prochain test des probl&#232;mes auxquels ce mod&#232;le est confront&#233;, &#233;mergera quand devra &#234;tre r&#233;solue, la situation du groupe Eskenazi. Cette famille est rest&#233;e comme associ&#233;e minoritaire du nouvel YPF, apr&#232;s avoir perp&#233;tr&#233; une fraude sup&#233;rieure aux abus commis par REPSOL. Elle a achet&#233; sa participation sans mettre un seul centime, en recourant &#224; un cr&#233;dit &#224; payer par la distribution de b&#233;n&#233;fices. Sa permanence est en doute, depuis le moment o&#249; elle devra solder ce pr&#234;t avec son propre argent. Si sa d&#233;sertion se pr&#233;cise : Qui se chargera de ce paquet ? L'&#233;tat gr&#226;ce &#224; des pertes additionnelles ? Ou y aura-t-il un transfert &#224; d'autres &#171; &lt;i&gt;capitalistes amis&lt;/i&gt; &#187; (Bulgheroni, Crist&#243;bal L&#243;pez, L&#225;zaro B&#225;ez, Eurekian), qui sont d&#233;j&#224; rest&#233;s dans quelques affaires sans r&#233;aliser aucun investissement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le danger de la soci&#233;t&#233; mixte ne r&#233;side pas seulement en ce favoritisme. La forte pr&#233;sence du capital priv&#233; dans la compagnie exige d'op&#233;rer avec les crit&#232;res de rentabilit&#233; imm&#233;diate, qui obstruent la priorit&#233; d'investissement. Ce mod&#232;le induit, de plus, &#224; l'augmentation des prix &#224; sortie de gisement sous la pression d'obtenir de plus grands b&#233;n&#233;fices, g&#233;n&#233;rant un ench&#233;rissement additionnel du combustible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gestion, l&#233;gislation et propri&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement promet une administration professionnelle du nouvel YPF. Mais ce but exige non seulement des connaissances techniques, mais aussi une grande ind&#233;pendance du &lt;i&gt;lobby&lt;/i&gt; p&#233;trolier. Si les entreprises priv&#233;es font partie du directoire, augmentera le danger de r&#233;p&#233;ter les vices du pass&#233; (l'endettement indu de la compagnie) ou de tomber dans les nouvelles erreurs (usage des ressources pour financer le trou d'importation). Il est &#233;videmment important de d&#233;finir comment la compagnie sera administr&#233;e et ENARSA offre un mauvais pr&#233;c&#233;dent imm&#233;diat. Il semble indispensable de doter YPF d'une r&#233;gulation authentique sociale, populaire et des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus grand probl&#232;me r&#233;side en ce qui arrivera avec ce 70 % de l'activit&#233; p&#233;troli&#232;re qui se d&#233;veloppe actuellement en dehors d'YPF. Le gouvernement n'a pas d&#233;fini quel type de modifications seront introduites, dans un secteur r&#233;gi par des principes n&#233;olib&#233;raux de libre disponibilit&#233; du brut de la part des concessionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;vision des contrats suscrits avec ces normes a r&#233;cemment commenc&#233; et dans sa majorit&#233; il a affect&#233; des puits marginaux. Le projet de loi courante n'&#233;claircit pas ce qui arrivera avec le cadre l&#233;gal qui a habilit&#233; l'atomisation du secteur et la prolif&#233;ration d'une grande vari&#233;t&#233; d'accords lourds. Ici s'impose la r&#233;cup&#233;ration imm&#233;diate de l'attribution de l'Etat pour contr&#244;ler toute la commercialisation interne et externe, en fixant les conditions et les prix d'extraction et de traitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propri&#233;t&#233; provinciale du sous-sol constitue un autre emp&#234;chement pour atteindre ce but. Elle maintient le pouvoir discr&#233;tionnaire des gouverneurs pour g&#233;rer une ressource de toute la nation. L'engagement d'une syndication commune &#233;tablie avec les provinces pour la gestion d'YPF, ne s'&#233;tend pas sur le reste du secteur et ajourne seulement la n&#233;cessit&#233; de r&#233;introduire la propri&#233;t&#233; nationale. Marginaliser les provinces non p&#233;troli&#232;res de la nouvelle conduite d'YPF ne participe pas &#224; cette recomposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'expropriation un nouveau chapitre de l'histoire p&#233;troli&#232;re est ouvert. Il y a des conditions nationales et internationales tr&#232;s favorables pour reconstruire notre fondation &#233;nerg&#233;tique, en avan&#231;ant vers une entreprise totalement publique. Seul ce sch&#233;ma permettra d'&#233;quilibrer les co&#251;ts d'extraction avec les prix requis pour le d&#233;veloppement industriel. Ce type de gestion est indispensable pour diversifier la matrice &#233;nerg&#233;tique, r&#233;duire la d&#233;pendance de l'hydrocarbure et &#233;viter une plus grande d&#233;t&#233;rioration de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ussite de ces objectifs exige de toucher aux int&#233;r&#234;ts capitalistes que jusqu'&#224; pr&#233;sent le gouvernement a prot&#233;g&#233;s et d'adopter une attitude souveraine face aux pressions externes. La mobilisation populaire avec ses propres drapeaux est le grand instrument pour cette action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Buenos Aires, 18 avril de 2012&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Professeur de l'UBA-CONICET et membre de l'EDI (&#201;conomistes de Gauche).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Argentina-Los-desafios-de-la-nueva-YPF-Claudio-Katz&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Argentine-Les-defis-du-nouvel-YPF-Claudio-Katz&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 19 avril 2012.
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Note de El Correo : &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-nationalisation-d-YPF-filiale-de-Repsol-par-le-gouvernement-de-l-Argentine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une affaire de capitaux priv&#233;s, pas un sujet pour les Espagnols&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Etats s'emparent de l'arme p&#233;troli&#232;re.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-Etats-s-emparent-de-l-arme-petroliere</link>
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		<dc:date>2007-04-25T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Un r&#233;cent rapport du cabinet d'&#233;tudes Wood Mackenzie (Edimbourg) indique qu'&#224; l'avenir il sera n&#233;cessaire d'investir massivement dans l'extraction d'un p&#233;trole difficile d'acc&#232;s, avec tout ce que cela peut signifier en termes de d&#233;g&#226;ts &#233;cologiques. Le texte confirme, apr&#232;s tant d'autres, la rar&#233;faction des ressources p&#233;troli&#232;res. D&#233;sormais, la lutte s'aiguise entre les compagnies internationales, les compagnies nationales et les Etats pour l'acc&#232;s &#224; l'or noir. Au profit de ces deux derniers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un r&#233;cent rapport du cabinet d'&#233;tudes Wood Mackenzie (Edimbourg) indique qu'&#224; l'avenir il sera n&#233;cessaire d'investir massivement dans l'extraction d'un p&#233;trole difficile d'acc&#232;s, avec tout ce que cela peut signifier en termes de d&#233;g&#226;ts &#233;cologiques. Le texte confirme, apr&#232;s tant d'autres, la rar&#233;faction des ressources p&#233;troli&#232;res. D&#233;sormais, la lutte s'aiguise entre les compagnies internationales, les compagnies nationales et les Etats pour l'acc&#232;s &#224; l'or noir. Au profit de ces deux derniers protagonistes. Ainsi, le Venezuela ren&#233;gocie les concessions accord&#233;es aux majors et les somme d'entrer dans des soci&#233;t&#233;s mixtes o&#249; l'Etat est majoritaire. La Russie reprend le contr&#244;le de son secteur gazier, brad&#233; aux int&#233;r&#234;ts priv&#233;s dans les ann&#233;es 1980, et redevient actionnaire majoritaire de Gazprom. De leur c&#244;t&#233;, la Chine et dans une moindre mesure l'Inde, de plus en plus actives sur le march&#233; p&#233;trolier, n'h&#233;sitent pas &#224; nouer des relations directes avec les Etats d'Afrique ou du Proche-Orient. Apr&#232;s une &#233;clipse de deux d&#233;cennies, on assiste &#224; un retour en force de la puissance publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Jean-Pierre Sereni&lt;BR /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2007/03/SERENI/14496?var_recherche=Jean-Pierre%20S%C3%A9reni&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, Mars 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/esp/article.php3?id_article=7860&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Leer en espa&#241;ol&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 d&#233;cembre 2006, Petrochina, le premier p&#233;trolier chinois, cot&#233; &#224; Hongkong et &#224; Wall Street, a d&#233;pass&#233; Shell, devenant la sixi&#232;me capitalisation boursi&#232;re mondiale. Cette compagnie n'est pourtant que la filiale d'une importante soci&#233;t&#233; d'Etat, la China National Petroleum Corporation (CNPC), et deux autres compagnies chinoises la talonnent, la China Petroleum &amp; Chemical Corporation (Sinopec) et la Chinese National Off-Shore Oil Company (Cnooc). En 1999, ces soci&#233;t&#233;s op&#233;raient au Venezuela, au Soudan, en Azerba&#239;djan, au Kazakhstan, en Birmanie et en Indon&#233;sie ; elles s'activent d&#233;sormais dans une quarantaine de pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine et l'Inde, d'o&#249; est venu le gros de la demande suppl&#233;mentaire d'hydrocarbures durant ces trois derni&#232;res ann&#233;es, tentent de coordonner leur expansion &#224; l'ext&#233;rieur de leur territoire pour que leurs compagnies chassent en meute. Ce n'est qu'un signe parmi d'autres du bouleversement en cours dans l'industrie p&#233;troli&#232;re mondiale, cach&#233; par le yo-yo incessant des cours de l'or noir qui excite les sp&#233;culateurs, d&#233;prime les automobilistes et affole les consommateurs des deux h&#233;misph&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une poign&#233;e d'acteurs op&#232;rent au d&#233;but de la cha&#238;ne, dans l'exploration et la production, &#224; travers toute la plan&#232;te, et se partagent les r&#233;serves mondiales de p&#233;trole et de gaz. Avec un rapport de forces en plein bouleversement entre les dominants d'hier, les majors surtout anglo-saxonnes, qui ne sont plus que cinq (ExxonMobil, Royal Dutch Shell, BP, Total, Chevron) &#224; contr&#244;ler &#224; peine 9 % des gisements, et les nouveaux titans du brut que sont les compagnies p&#233;troli&#232;res nationales (CPN) des pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de p&#233;trole (OPEP) &lt;i&gt;(cf. &#171; &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2007/03/A/14506&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Principaux acteurs&lt;/a&gt; &#187;)&lt;/i&gt;. Dix d'entre elles disposent de la majorit&#233; des r&#233;serves (53 %) et se savent d&#233;sormais incontournables. Derri&#232;re, loin derri&#232;re, d'autres CPN exploitent 16 % des r&#233;serves. Beaucoup sont les bras arm&#233;s d'Etats comme la Chine, l'Inde, le Br&#233;sil ou la Malaisie dont les besoins explosent au rythme exceptionnel de leur croissance &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il y a les ind&#233;pendants, en g&#233;n&#233;ral des compagnies priv&#233;es, souvent mais pas exclusivement occidentales, de taille plus modeste que les majors ou les CPN, qui r&#232;gnent sur le cinqui&#232;me des r&#233;serves mondiales d'hydrocarbures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors des dix de l'OPEP&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les statistiques cit&#233;es portent sur dix des douze membres de l'OPEP. Elles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les trois autres acteurs puisent dans leurs r&#233;serves, dont ils sont propri&#233;taires, qui diminuent inexorablement, et voient l'avenir avec inqui&#233;tude. L'&#233;cart est pr&#233;occupant d'abord pour les ind&#233;pendants (34 % de la production mondiale, contre seulement 22 % des r&#233;serves), mais aussi pour les CPN qui n'appartiennent pas &#224; l'OPEP (25 %, contre 16 %) et pour les majors (13 %, contre 9 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois acteurs sur quatre se trouvent donc dans la position tr&#232;s inconfortable de pomper chaque jour plus d'hydrocarbures qu'ils n'en acqui&#232;rent par leurs d&#233;couvertes ou des rachats de gisements &#224; d'autres compagnies. Dans le jargon des p&#233;troliers, on dit de mani&#232;re expressive qu'ils sont &#171; d&#233;ficitaires &#187;, faute de pouvoir reconstituer leurs r&#233;serves. S'ils n'acc&#232;dent pas &#224; de nouveaux gisements assez rapidement, leur avenir m&#234;me est en jeu, surtout pour ceux qui sont cot&#233;s en Bourse, et dont les cours peuvent plonger encore plus vite que leurs r&#233;serves, les exposant en permanence &#224; l'offre publique d'achat (OPA) sauvage d'un concurrent. D'o&#249; des &#171; bavures &#187; dans l'&#233;valuation de r&#233;serves qu'on tend volontiers &#224; surestimer. Shell a d&#251; reconna&#238;tre en 2004 avoir &#171; truqu&#233; &#187; les siennes &#224; la hausse (+ 20 % !) pour faire meilleure figure aupr&#232;s de ses actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon PFC Energy, une influente soci&#233;t&#233; internationale de consultants, 77 % des hydrocarbures du monde appartiennent aux CPN, au secteur public donc. En termes g&#233;opolitiques, les compagnies des pays consommateurs sont plut&#244;t au Nord ou &#224; l'Est, et les gisements plut&#244;t au Sud... Le t&#234;te-&#224;-t&#234;te est donc in&#233;vitable entre les premi&#232;res, les compagnies p&#233;troli&#232;res internationales (CPI) et les gouvernements des pays exportateurs. In&#233;vitable mais de plus en plus difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 1970, le mod&#232;le traditionnel, la concession, qui reconnaissait aux compagnies la propri&#233;t&#233; des gisements, a disparu, en dehors des Etats-Unis et de quelques pays europ&#233;ens comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou la Norv&#232;ge. Ailleurs (Colombie, Tha&#239;lande, Golfe...), les derniers contrats de concession qui avaient &#233;chapp&#233; &#224; la grande vague des nationalisations des ann&#233;es 1970 sont arriv&#233;s ou arrivent &#224; &#233;ch&#233;ance. A Abou Dhabi, par exemple, o&#249; trois concessions viennent &#224; terme en 2014 et 2018, les autorit&#233;s ont d&#233;j&#224; fait savoir aux majors qui les exploitent qu'elles ne seraient pas reconduites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour remplacer la concession, une nouvelle formule est apparue apr&#232;s la seconde guerre mondiale, le contrat de partage de production (CPP, en anglais &lt;i&gt;production sharing agreement&lt;/i&gt;). Le principe en est simple : l'Etat s'associe &#224; une compagnie &#233;trang&#232;re, un contrat fixe les conditions &#171; de la prospection, de l'exploration et de la production d'hydrocarbures &#187; pour une dur&#233;e et sur une superficie d&#233;termin&#233;es, un montant minimum d'investissements de recherches et un r&#233;gime fiscal. L'investisseur verse un droit d'entr&#233;e (le bonus), prend &#224; son compte le risque de ne rien trouver, mais, en cas de succ&#232;s, partage avec l'Etat la valeur de la production. La compagnie finance, sur ses deniers, les d&#233;penses d'exploration et de d&#233;veloppement du champ et se rembourse sur la production qui lui revient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CPP rapporte plus que la concession et pr&#233;sente une sup&#233;riorit&#233; politico-juridique sur elle : les ressources naturelles restent propri&#233;t&#233; nationale comme l'exigent d&#233;sormais les opinions publiques unanimes, de la droite &#224; la gauche, des nationalistes aux islamistes, dans les Etats p&#233;troliers. La derni&#232;re d&#233;monstration en a &#233;t&#233; apport&#233;e par les m&#233;comptes des majors anglo-saxonnes en Irak : Washington a pu sans trop de difficult&#233;s r&#233;&#233;crire &#224; sa guise la Constitution du pays occup&#233;, mais toutes ses tentatives pour abolir la loi de nationalisation de 1972 et revenir au r&#233;gime des concessions sont rest&#233;es vaines jusqu'&#224; ce jour...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CPP ont permis aux CPI de retourner dans des pays qui leur avaient longtemps &#233;t&#233; ferm&#233;s, comme le Venezuela, l'Alg&#233;rie, la Birmanie (rebaptis&#233;e Myanmar par la dictature), l'Iran, l'ancienne Union sovi&#233;tique... Mais ce retour s'est fait &#224; un moment o&#249; les prix du p&#233;trole &#233;taient bas, o&#249; l'OPEP semblait promise &#224; l'&#233;clatement et o&#249; les pays exportateurs n'avaient pas d'argent &#224; investir dans leur secteur p&#233;trolier. Loi d'airain, la production d'un puits diminue avec le temps. Si de nouveaux puits ne sont pas for&#233;s r&#233;guli&#232;rement pour compenser cet inexorable d&#233;clin, la production elle-m&#234;me baisse, et avec elle les recettes budg&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;poque, l'avantage allait aux compagnies, qui en ont profit&#233; sur le plan fiscal, parfois outrageusement comme en Russie. A Sakhaline II, gigantesque projet gazier de Sib&#233;rie orientale, Shell a obtenu en 1995, &#224; un moment o&#249; le Tr&#233;sor russe &#233;tait &#224; sec, que ses d&#233;penses lui soient rembours&#233;es en priorit&#233;. Concr&#232;tement, 100 % des recettes vont &#224; Shell tant que le trust anglo-n&#233;erlandais n'a pas r&#233;cup&#233;r&#233; l'int&#233;gralit&#233; de ses investissements. En g&#233;n&#233;ral, ce montant est plafonn&#233; &#224; 50-60 %. A l'automne 2006, la compagnie a d&#251; avouer que ses d&#233;penses avaient pratiquement doubl&#233; par rapport &#224; ce qui avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; contractuellement entre les deux parties ! Soit 22 milliards de dollars au lieu de 12. Avant de voir la couleur du premier dollar, Moscou aurait d&#251; patienter deux fois plus longtemps que pr&#233;vu, soit une bonne dizaine d'ann&#233;es. Intol&#233;rable pour le Kremlin, qui a pris le contr&#244;le de Sakhaline II sans coup f&#233;rir, deux mois plus tard, pour une bouch&#233;e de pain...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour &#224; des prix p&#233;troliers &#233;lev&#233;s, &#224; partir des ann&#233;es 2000, a provoqu&#233; une remise en cause quasi g&#233;n&#233;rale des imp&#244;ts p&#233;troliers pay&#233;s par les op&#233;rateurs. La question du partage de la &#171; rente additionnelle &#187; a &#233;t&#233; clairement pos&#233;e. Londres a donn&#233; l'exemple d&#232;s 2002 en relevant de 10 % l'imp&#244;t des compagnies p&#233;troli&#232;res op&#233;rant en mer du Nord, pour finalement le porter &#224; 60 % en 2005 (contre 30 % avant 2002). Aux Etats-Unis, la commission du budget du S&#233;nat, &#224; l'&#233;poque en majorit&#233; r&#233;publicaine, s'est prononc&#233;e en faveur d'une taxe suppl&#233;mentaire sur les compagnies pour r&#233;duire le d&#233;ficit budg&#233;taire. Victorieux aux &#233;lections l&#233;gislatives de la mi-mandat, en novembre 2006, les d&#233;mocrates ont fait de la fiscalit&#233; p&#233;troli&#232;re l'une de leurs six priorit&#233;s &#224; r&#233;aliser dans les &#171; cent premi&#232;res heures &#187; de pouvoir. Avec de solides arguments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fiscalit&#233; p&#233;troli&#232;re am&#233;ricaine tourne autour de 40 %, contre une moyenne mondiale de 60 &#224; 65 %... Quant aux subventions d&#233;cr&#233;t&#233;es par l'administration Bush pour encourager la prospection en mer (offshore), que les d&#233;mocrates entendent abolir, elles ne semblent pas avoir eu beaucoup d'effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays producteurs n'ont, bien s&#251;r, pas &#233;t&#233; en reste. Selon les calculs du professeur Jean-Marie Chevallier, membre d'un cabinet de consultants r&#233;put&#233;, le Cambridge Energy Research Associates (CERA), ils ont trouv&#233; &#224; juste titre leur part du g&#226;teau trop faible par rapport &#224; celle du fisc des pays consommateurs, des op&#233;rateurs, des banques et autres interm&#233;diaires financiers. Les compagnies li&#233;es par des CPP ont accept&#233;, en g&#233;n&#233;ral de bonne gr&#226;ce, de ren&#233;gocier discr&#232;tement leur r&#233;gime fiscal. Rien ou presque n'a filtr&#233;. Le changement des &#171; conditions de march&#233; &#187; y a aid&#233;. Un simple calcul de coin de table montre que toucher 25 % d'un baril qui vaut 60 dollars rapporte davantage que 33 % d'un baril &#224; 30 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul accrochage s&#233;rieux sur la fiscalit&#233; est survenu au Venezuela, parce qu'il s'est doubl&#233; d'une contestation des contrats eux-m&#234;mes. Et l&#224;, la compr&#233;hension s'est &#233;vanouie. &lt;i&gt;&#171; Dans nos m&#233;tiers, on cumule les risques, d'o&#249; l'importance du contrat qui nous lie au gouvernement h&#244;te. C'est sur cette base que nous investissons des milliards pour vingt-cinq ans ou plus &#187;,&lt;/i&gt; explique M. Patrick Pouyann&#233;, directeur strat&#233;gie, croissance, recherche de la branche &#171; Exploration &amp; Production &#187; de Total. Chez ExxonMobil, num&#233;ro un des majors et plus forte capitalisation boursi&#232;re du monde, on parle m&#234;me de &#171; droits sacr&#233;s &#187; &lt;i&gt;(sanctity of rights)&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux des grands p&#233;troliers occidentaux, MM. Hugo Ch&#225;vez et Vladimir Poutine se disputent la place d'ennemi num&#233;ro un. Arriv&#233; au pouvoir en 1999 &#224; la suite d'&#233;lections incontest&#233;es, le nouveau pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien convainc ses partenaires de l'OPEP et le Mexique de baisser leur production pour faire remonter les cours du brut, tomb&#233;s &#224; moins de 10 dollars le baril apr&#232;s une fausse man&#339;uvre de l'Arabie saoudite. Et &#231;a marche... Les cours reprennent leur progression pour plus de cinq ans. En 2002, M. Ch&#225;vez vient &#224; bout d'un lock-out tr&#232;s politique de deux mois de la compagnie nationale des p&#233;troles (PDVSA). La moiti&#233; des quarante mille salari&#233;s font gr&#232;ve, dix-huit mille perdent leur emploi apr&#232;s son &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivant les conseils de Bernard Mommer, un math&#233;maticien d'Oxford devenu expert p&#233;trolier r&#233;put&#233;, le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien oblige les compagnies &#233;trang&#232;res qui avaient sign&#233;, au moment de l'ouverture lib&#233;rale des ann&#233;e 1990, des contrats de services remboursables sur le p&#233;trole &#224; d&#233;couvrir, &#224; entrer dans des soci&#233;t&#233;s mixtes o&#249; l'Etat d&#233;tient au moins 60 % du capital. Toutes acceptent, sauf l'italienne ENI et Total, qui refusent de voir la part de PDVSA passer &#224; 75 % et la leur reculer &#224; 13 % et 12 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, les Fran&#231;ais redoutent que cela cr&#233;e un pr&#233;c&#233;dent pour Sincor I, un projet dix fois plus important (2 milliards de dollars) qui concerne le brut extra-lourd de la ceinture de l'Or&#233;noque. Apr&#232;s plusieurs mois de n&#233;gociations infructueuses, Caracas menace : la nationalisation passera par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle vague de nationalisme a gagn&#233; l'Equateur, o&#249; Occidental Petroleum a &#233;t&#233; carr&#233;ment expropri&#233;, le P&#233;rou et la Bolivie, o&#249; la nationalisation des gisements de gaz a &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233;e six mois apr&#232;s, sans coup f&#233;rir, par les compagnies &#233;trang&#232;res, dont la plus importante &#233;tait la br&#233;silienne Petrobras. A l'opposition de droite qui reprochait au gouvernement du pr&#233;sident Lula son &#171; attitude de soumission &#187; &#224; l'&#233;gard de son petit voisin, le ministre des relations ext&#233;rieures a r&#233;pondu : &lt;i&gt;&#171; Le Br&#233;sil ne peut pas agir comme une puissance du XIXe si&#232;cle. &#187;&lt;/i&gt; Les n&#233;gociations entre les deux pays sont demeur&#233;es un temps au point mort, M. Evo Morales ne voulant pas, en pleine p&#233;riode &#233;lectorale, g&#234;ner le pr&#233;sident br&#233;silien, candidat &#224; sa propre succession. Celui-ci ayant &#233;t&#233; r&#233;&#233;lu, les conversations ont repris et, le 15 f&#233;vrier, un premier accord a &#233;t&#233; sign&#233; entre Bras&#237;lia et La Paz : le prix du gaz bolivien export&#233; vers la centrale thermo&#233;lectrique br&#233;silienne Gobernador Mario Covas, situ&#233;e &#224; Cuiab&#225; (Mato Grosso), passera de 1,09 dollar &#224; 4,20 dollars par million de BTU (unit&#233; thermique britannique), une augmentation de 285 %. En juin 2006, l'Argentine avait accept&#233; une hausse de 50 % sur le gaz qu'elle importe de Bolivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Poutine a &#233;t&#233; plus brutal avec les majors. M. Jean Lemierre, le pr&#233;sident de la Banque europ&#233;enne pour la reconstruction et le d&#233;veloppement (BERD), tr&#232;s active dans l'ex-Union sovi&#233;tique, en donne la raison : &lt;i&gt;&#171; La Russie a toujours dit que l'&#233;nergie &#233;tait un secteur strat&#233;gique. &#187;&lt;/i&gt; Se voulant le refondateur de l'Etat russe, M. Poutine a besoin des recettes p&#233;troli&#232;res pour financer son budget, &#233;quilibrer ses relations &#233;conomiques avec l'&#233;tranger et exister sur la sc&#232;ne diplomatique internationale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Jean-Maris Chauvier, &#171; La &#034;nouvelle Russie&#034; de Vladimir Poutine &#187;, Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Plus question donc de laisser piller en toute impunit&#233; la principale richesse naturelle russe par une poign&#233;e d'oligarques qui ont fait main basse dessus sans rien payer ou presque du temps de M. Boris Eltsine et qu'on soup&#231;onne de vouloir c&#233;der aux majors la pleine propri&#233;t&#233; des gisements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un livre r&#233;cent sur la &#171; piratisation de la Russie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marshall I. Goldman, The Piratization of Russia : Russia Reform Goes Awry, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, Marshall I. Goldman, titulaire de la chaire d'&#233;tudes russes &#224; l'universit&#233; Harvard, raconte qu'&#224; son arriv&#233;e &#224; la t&#234;te de la F&#233;d&#233;ration de Russie le nouveau pr&#233;sident Poutine s'&#233;tait indign&#233; de l'&#233;cart entre les prix &#224; l'export des hydrocarbures russes et les prix pay&#233;s par les acheteurs. O&#249; allait la diff&#233;rence ? Syst&#233;matiquement, pied &#224; pied, son gouvernement a repris le contr&#244;le du secteur, d'abord dans le gaz avec Gazprom, l'ancien minist&#232;re sovi&#233;tique du gaz privatis&#233; en 1992, dont dix ans plus tard le gouvernement russe ne d&#233;tenait plus que 38 % du capital - la majorit&#233; ayant &#233;t&#233; distribu&#233;e &#224; une coterie men&#233;e par le premier ministre de M. Eltsine et ses familiers. Entre-temps, Gazprom aurait &#171; perdu &#187; en moyenne 2 milliards de dollars par an, d&#233;tourn&#233;s par ses dirigeants, et 10 % de ses r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s son arriv&#233; &#224; la pr&#233;sidence, en juin 2000, M. Poutine nomme un homme &#224; lui &#224; la t&#234;te du groupe qui d&#233;tient un quart et peut-&#234;tre un tiers des r&#233;serves mondiales de gaz naturel. Petit &#224; petit, Gazprom, o&#249; l'Etat redevient majoritaire en d&#233;cembre 2005 (51 % du capital), r&#233;cup&#232;re ses actifs, rachetant les uns &#224; l'amiable, expropriant les autres sans m&#233;nagement, maniant pour parvenir &#224; ses fins rappels d'imp&#244;ts faramineux, amendes records pour &#171; crimes &#233;cologiques &#187;, pas toujours imaginaires, ou coups tordus dignes de l'ex-KGB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute spectaculaire de M. Mikha&#239;l Khodorkovski et de son groupe Ioukos a montr&#233; jusqu'o&#249; allait, en ce domaine, la d&#233;termination de M. Poutine, malgr&#233; de vives pressions am&#233;ricaines. Le vice-pr&#233;sident des Etats-Unis, M. Richard Cheney, ne d&#233;non&#231;ait-il pas l'&#233;t&#233; dernier les hydrocarbures russes comme &lt;i&gt;&#171; un instrument d'intimidation et de chantage &#187;&lt;/i&gt; ? Les nouveaux alli&#233;s de Washington, recrut&#233;s parmi les anciennes r&#233;publiques ou satellites sovi&#233;tiques, ne se font pas faute de relayer ce message, alimentant ce qu'un &#233;crivain russe, Victor Erofeev, appelle la &#171; nouvelle guerre froide &#187;..., celle de l'image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin des beaux jours pour les majors, coinc&#233;es entre leurs actionnaires, qui r&#233;clament des rendements toujours plus &#233;lev&#233;s, et les grands pays producteurs, qui leur ferment l'acc&#232;s aux gisements les plus prometteurs, s'accompagne paradoxalement d'une accumulation de capitaux sans pr&#233;c&#233;dent. ExxonMobil, la plus puissante des majors, affiche un chiffre d'affaires de 370 milliards de dollars en 2005 (450 milliards en 2006, selon les estimations de Wall Street), sup&#233;rieur au produit int&#233;rieur brut (PIB) de cent quatre-vingts des cent quatre-vingt-quinze pays membres des Nations unies. Mais, loin d'&#234;tre un signe de bonne sant&#233;, cette opulence financi&#232;re traduit au contraire une impuissance &#224; r&#233;investir efficacement les &#233;normes profits, &#224; trouver des projets qui r&#233;pondent aux crit&#232;res de rentabilit&#233; extravagants impos&#233;s aux ing&#233;nieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;saventures r&#233;centes de BP illustrent ce paradoxe : en 2005, une de ses raffineries am&#233;ricaines explose, tuant quinze ouvriers et en blessant cent soixante-dix ; en Alaska, il lui faut arr&#234;ter le pompage du plus grand gisement p&#233;trolier d'Am&#233;rique du Nord parce que les ol&#233;oducs, v&#233;tustes, fuient. Une mission d'experts, nomm&#233;e par BP, a incrimin&#233;, dans son rapport de janvier 2007, l'insuffisance d'argent et d'efforts du groupe pour assurer la s&#233;curit&#233; de ses raffineries am&#233;ricaines. La justice des Etats-Unis enqu&#234;te pour d&#233;terminer si ce sous-investissement n'a pas &#233;t&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, demain, le monde manque de p&#233;trole, ce sera plus s&#251;rement faute d'investissements que de gisements. Une d&#233;couverte exige des milliards de dollars d'&#233;quipements pour se transformer en une production, et les op&#233;rateurs les plus riches, les majors, repr&#233;sentent &#224; peine 20 % des investissements en amont, dans l'exploration et la production. C'est pourtant l&#224; que se trouvent les meilleurs sp&#233;cialistes mondiaux, les mieux &#224; m&#234;me de concevoir des projets d'avant-garde &#224; la pointe de la recherche technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de cela, les compagnies marquent une pr&#233;f&#233;rence &#224; peine cach&#233;e pour l'anthropophagie boursi&#232;re, qui les conduit &#224; se manger les unes les autres. La derni&#232;re vague de concentration remonte &#224; la fin des ann&#233;es 1990, quand lord Brown a cr&#233;&#233; la premi&#232;re super-major p&#233;troli&#232;re en fusionnant BP et Arco, et forc&#233; Exxon, Total et Chevron &#224; l'imiter pour ne pas perdre pied. &lt;i&gt;&#171; Dans ces ann&#233;es de vaches maigres o&#249; le baril de brut &#233;tait tomb&#233; &#224; 10 dollars, on &#233;tait tranquillement en train de reconstituer les &#034;sept s&#339;urs&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#171; sept s&#339;urs &#187; sont les sept soci&#233;t&#233;s p&#233;troli&#232;res mondiales (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&#034; de la grande &#233;poque en absorbant les &#034;petites&#034; soci&#233;t&#233;s d'Etat n&#233;es apr&#232;s nous et en asphyxiant l'OPEP &#187;,&lt;/i&gt; raconte un ancien de cette gigantesque bataille boursi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les march&#233;s financiers sont parcourus de rumeurs sur de nouvelles concentrations o&#249; BP fait figure de gibier apr&#232;s la d&#233;mission surprise, au d&#233;but de l'ann&#233;e, de son pr&#233;sident. L'hypoth&#232;se d'une fusion du num&#233;ro deux, Shell, et du num&#233;ro trois, BP, circule sur les march&#233;s. Fin d&#233;cembre, Statoil et Norsk Hydro ont r&#233;uni leurs activit&#233;s offshore &lt;i&gt;&#171; pour r&#233;pondre au d&#233;fi de l'industrie p&#233;troli&#232;re &#187;.&lt;/i&gt; Repsol, la grande compagnie espagnole, est &#224; vendre depuis plusieurs mois. Sans succ&#232;s jusqu'ici, le groupe &#233;tant jug&#233; trop engag&#233; en Am&#233;rique du Sud par les financiers qui redoutent l'effet Ch&#225;vez. D'autres sp&#233;culent sur l'avenir du groupe italien ENI, fond&#233; par Enrico Mattei, et sur ses difficult&#233;s &#224; rester plus longtemps ind&#233;pendant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, les sp&#233;culateurs ont eu le champ libre. Il n'y a pas eu, sur le plan mondial, de r&#233;ponse collective significative aux bouleversements intervenus depuis 2000 sur la sc&#232;ne p&#233;troli&#232;re, au contraire. Les gouvernements des pays d&#233;velopp&#233;s comme des pays &#233;mergents se sont surtout employ&#233;s &#224; s&#233;curiser leur acc&#232;s aux gisements en renfor&#231;ant leurs liens avec les derniers pays producteurs accessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caricature de ce sauve-qui-peut g&#233;n&#233;ral, l'enterrement fin d&#233;cembre du satrape du Turkm&#233;nistan, Saparmourad Niazov, &#171; p&#232;re de tous les Turkm&#232;nes &#187; et champion toutes cat&#233;gories de la corruption et de la mauvaise gestion dans une r&#233;gion, l'Asie centrale, o&#249; les concurrents ne manquent pas ! Les d&#233;mocraties occidentales qui se proclament les plus attach&#233;es aux droits humains y avaient d&#233;p&#234;ch&#233;, sans vergogne, excellences et ministres, l'&#233;norme gisement de gaz de Iolotan Sud, r&#233;cemment d&#233;couvert, valant bien, &#224; l'&#233;vidence, un reniement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Angola, le Nigeria, le golfe de Guin&#233;e, toute l'Afrique au sud du Sahara fascinent autant ou presque que l'Asie centrale. Selon les pr&#233;visions de l'US National Intelligence Council, les Etats-Unis pourraient en importer 25 % de leur p&#233;trole en 2015, contre 15 % actuellement, et r&#233;duire d'autant leur d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard du Proche-Orient... La r&#233;gion pr&#233;sente deux avantages : les contrats y sont &#171; raisonnables &#187; et les compagnies nationales, &#224; la diff&#233;rence de celles du Proche-Orient, trop d&#233;sargent&#233;es pour racheter les actifs des majors comme MM. Poutine ou Ch&#225;vez chez eux. Mais ces ajustements permettront-ils vraiment de r&#233;pondre aux bouleversements en cours ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Jean-Pierre S&#233;r&#233;ni : &lt;/strong&gt;Journaliste, auteur de l'ouvrage &lt;i&gt;Les Emirs de la R&#233;publique. L'aventure du p&#233;trole tricolore&lt;/i&gt; (en collaboration avec Pierre P&#233;an), Seuil, Paris, 1982.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les statistiques cit&#233;es portent sur dix des douze membres de l'OPEP. Elles n'englobent ni l'Irak ni l'Angola, qui n'a adh&#233;r&#233; qu'au d&#233;but de cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire Jean-Maris Chauvier, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2007/02/CHAUVIER/14403&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La &#034;nouvelle Russie&#034; de Vladimir Poutine&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, f&#233;vrier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marshall I. Goldman, &lt;i&gt;The Piratization of Russia : Russia Reform Goes Awry&lt;/i&gt;, Routledge, Londres et New York, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les &#171; sept s&#339;urs &#187; sont les sept soci&#233;t&#233;s p&#233;troli&#232;res mondiales anglo-saxonnes qui ont compl&#232;tement domin&#233; cette industrie depuis 1914 jusqu'au premier choc p&#233;trolier de 1973. Trois ont surv&#233;cu (Exxon, Shell, BP), quatre ont disparu, absorb&#233;es par les premi&#232;res (Texaco, Mobil, Socal, Gulf).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes : &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;Les biocombustibles sont un mode d'imp&#233;rialisme biologique&#034;</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-biocombustibles-sont-un-mode-d-imperialisme-biologique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Les-biocombustibles-sont-un-mode-d-imperialisme-biologique</guid>
		<dc:date>2007-03-26T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le sp&#233;cialiste en agro &#233;cologie a convers&#233; avec APM sur l'actualit&#233; de l'Am&#233;rique Latine. Il a durement critiqu&#233; le d&#233;veloppement de l'&#233;thanol et a soulign&#233; le r&#244;le des mouvements sociaux dans la lutte pour la souverainet&#233; alimentaire. &lt;br class='autobr' /&gt; Par Roberto Aguirre &lt;br class='autobr' /&gt;
APM. La Plata. Argentine, le 22 mars 2007. &lt;br class='autobr' /&gt;
Leer en espa&#241;ol &lt;br class='autobr' /&gt;
Le docteur Miguel Angel Altieri est un des plus grands sp&#233;cialistes de l'agro &#233;cologie dans le monde. N&#233; au Chili et actuellement professeur &#224; l'Universit&#233; de Berkeley, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le sp&#233;cialiste en agro &#233;cologie a convers&#233; avec APM sur l'actualit&#233; de l'Am&#233;rique Latine. Il a durement critiqu&#233; le d&#233;veloppement de l'&#233;thanol et a soulign&#233; le r&#244;le des mouvements sociaux dans la lutte pour la souverainet&#233; alimentaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par &lt;a href=&#034;mailto:raguirre@prensamercosur.com.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;Roberto Aguirre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.prensamercosur.com.ar/apm/nota_completa.php?idnota=2987&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;APM&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. La Plata. Argentine, le 22 mars 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/esp/article.php3?id_article=7759&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Leer en espa&#241;ol&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le docteur Miguel Angel Altieri est un des plus grands sp&#233;cialistes de l'agro &#233;cologie dans le monde. N&#233; au Chili et actuellement professeur &#224; l'Universit&#233; de Berkeley, en Californie, ce sp&#233;cialiste d&#233;finit cette discipline comme une science qui pose un nouveau paradigme scientifique pour le d&#233;veloppement de l'agriculture, qui rejette la d&#233;pendance aux agro-toxiques et &#224; l'utilisation de transg&#233;niques, et r&#233;habilite les savoirs traditionnels des paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'occasion du S&#233;minaire d'Agro-&#233;cologie qui s'est tenu dans la ville de La Plata, en Argentine, sous l'&#233;gide de l'Institut pour la Petite Agriculture Familiale de la r&#233;gion de la Pampa (IPAF de la Pampa) de l'Institut National de Technologie Agricole (INTA) et la Facult&#233; de Sciences Agricoles et Foresti&#232;res de l'Universit&#233; Nationale de La Plata, Miguel Altieri a donn&#233; une conf&#233;rence o&#249; il a expliqu&#233; le d&#233;veloppement de son mod&#232;le. APM a pu &#233;changer avec l'acad&#233;micien sur les sujets li&#233;s &#224; la r&#233;alit&#233; latinoam&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec la visite du pr&#233;sident des Etats-Unis, George Bush, en Am&#233;rique Latine, plus sp&#233;cifiquement au Br&#233;sil, s'est d&#233;clench&#233;e une pol&#233;mique autour de la viabilit&#233; du d&#233;veloppement des biocombustibles. Quel est votre avis &#224; ce sujet ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les biocombustibles sont une trag&#233;die &#233;cologique et sociale. Avec leur production on va cr&#233;er un tr&#232;s grand probl&#232;me de souverainet&#233; alimentaire, puisqu'il y a des milliers d'hectares de soja, de canne &#224; sucre et de palmier africain qui vont se d&#233;velopper, ce qui va produire une d&#233;forestation massive. Ceci est d&#233;j&#224; le cas en Colombie et en Amazonie au Br&#233;sil. Cela va en outre augmenter l'&#233;chelle de production de monocultures m&#233;canis&#233;es, avec de hautes doses d'engrais , sp&#233;cifiquement de l'Atrazine, qui est un herbicide tr&#232;s nuisible avec un effet endocrinien. Disons que les probl&#232;mes de l'agriculture industrielle seront renforc&#233;s de fa&#231;on &#233;norme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le d&#233;veloppement des biocombustibles n'a aucun sens d'un point de vue &#233;nerg&#233;tique, puisque toutes les &#233;tudes qui ont &#233;t&#233; faites d&#233;montrent qu'on a besoin de davantage de p&#233;trole pour fabriquer du biocombustible. Par exemple, dans le cas de l'&#233;thanol de ma&#239;s on a besoin de 1.3 kilocalories de p&#233;trole pour produire une kilocalorie de bio&#233;thanol. Ceci n'a aucun sens. Ce qui arrive, principalement, c'est la conception d'une nouvelle strat&#233;gie de reproduction pour le capitalisme, qui prend le contr&#244;le des syst&#232;mes alimentaires. Se produit ici l'alliance inconnue des multinationales p&#233;troli&#232;res biotechnologiques, des fabricants de voitures, des grands n&#233;gociants de grains et de quelques institutions conservatrices. Alors, il y a un conglom&#233;rat qui va d&#233;cider avec la Chine, &#233;tant donn&#233; sa demande de soja, quels vont &#234;tre les grandes orientations des paysages ruraux de l'Am&#233;rique Latine. Je crois qu'en ce sens nous devons faire tr&#232;s attention &#224; ce que nos gouvernements, bien qu'ils veuillent utiliser cette opportunit&#233;, donnent la priorit&#233; &#224; la souverainet&#233; alimentaire comme un &#233;l&#233;ment de d&#233;veloppement strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces jours -ci des &#233;tudes ont vu le jour confirmant que les Etats-Unis et l'Union Europ&#233;enne n'ont pas assez des terres pour remplir les objectifs impos&#233;s pour le d&#233;veloppement des biocombustibles. Ceci implique qu'on a d&#233;j&#224; pris une d&#233;cision : l'Am&#233;rique Latine et les pays du Tiers Monde sont ceux qui fourniront les ressources n&#233;cessaires...&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je cite seulement un exemple. Pour que les Etats-Unis produisent tout l'&#233;thanol dont ils ont besoin pour remplacer leur p&#233;trole, ils devront cultiver six fois leur surface. Alors, il est clair qu'ils vont le faire dans les pays d'Am&#233;rique Latine et, de fait, ils sont d&#233;j&#224; en chemin ; telle fut la convention qu'a sign&#233; Bush avec Lula et voil&#224; les march&#233;s qui vont dicter ce qu'on va commencer &#224; produire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sommes-nous face &#224; une nouvelle forme de colonialisme ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Totalement, c'est un imp&#233;rialisme &#233;cologique. Mais nous aussi, comme pays, nous devrions avoir la dignit&#233; suffisante pour nous mettre dans cette affaire, en privil&#233;giant la souverainet&#233; alimentaire : la terre en plus que destinerons aux biocombustibles. Il doit y avoir d'importantes d&#233;cisions parce ce qui est en jeu est trop important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans votre dissertation vous posiez que l'agro-&#233;cologie a une dimension politique, et que son d&#233;veloppement doit avoir lieu depuis les mouvements paysans eux-m&#234;mes. Concevez-vous l'agro-&#233;cologie comme l'outil du changement social ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les mouvements paysans et les mouvements sociaux ruraux ont accept&#233; l'agro-&#233;cologie, ce n'est pas que l'agro-&#233;cologie les ait accept&#233;s. De m&#234;me, ils ont reconnu l'agro-&#233;cologie comme un moyen fondamental pour atteindre la souverainet&#233; alimentaire. Ils voient que la proposition agro-&#233;cologique est tr&#232;s compatible avec leurs discours parce que c'est une science et une technologie socialement active qui permet et favorise la participation sociale. C'est une science qui n'est pas contre la rationalit&#233; paysanne mais elle s'est construite, au contraire, sur la connaissance paysanne, en opposition au paradigme traditionnel qui d&#233;truit la connaissance paysanne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part l'agro-&#233;cologie est une ressource &#233;conomiquement durable parce qu'elle se base sur l'utilisation de ressources locales, qui lui permet de d&#233;velopper une proposition beaucoup plus bon march&#233; et non d&#233;pendante. Elle est aussi &#233;cologiquement saine, parce qu'elle ne pr&#233;tend pas modifier l'&#233;cosyst&#232;me campagnard, mais essaye de l'optimiser, contrairement &#224; l'agriculture traditionnelle qui tend &#224; le d&#233;truire. La majorit&#233; des mouvements sociaux voit l'agro-&#233;cologie comme une science, qui fournit les bases scientifiques pour une transformation de l'agriculture, mais compromise avec un agenda de d&#233;veloppement social et durable tr&#232;s clair, &#224; savoir, socialement juste, qui consid&#232;re la r&#233;forme agricole, la r&#233;alit&#233; des paysans et le respect des cultures. C'est pourquoi, les mouvements paysans ont vu que l'agro-&#233;cologie offre un outil tr&#232;s important, et qu'elle est compatible avec leurs objectifs de souverainet&#233; alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme a &#233;t&#233; soulign&#233; le r&#244;le des mouvements sociaux, vous avez soulign&#233; que la voie institutionnelle aurait des limites pour le d&#233;veloppement d'un mod&#232;le agro-&#233;cologique.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oui, il a des limites parce que les institutions, surtout l'&#201;tat, souffrent des oscillations politiques et n'ont pas de continuit&#233; dans les programmes. Nous ne pouvons alors pas penser que le futur de l'agro-&#233;cologie va rester dans la main de d&#233;cisions politiques qui sont changeantes. C'est pourquoi nous devons doter de pouvoir les Communaut&#233;s rurales pour qu'elles reproduisent ce mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais ces processus institutionnels plus ouverts, peuvent &#234;tre utilis&#233;s par les groupements paysans pour d&#233;marrer avec un projet.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oui, il y a plusieurs espaces ouverts, et je crois qu'il faut les utiliser et les soutenir, mais aussi les organisations paysannes doivent avoir un r&#244;le plus actif, non pas si passif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En pensant aux mouvements sociaux comme les v&#233;ritables acteurs de l'agro-&#233;cologie, que vous avez d&#233;fini comme une &#034;r&#233;volution latinoam&#233;ricaine&#034;, pourquoi croyez-vous que la majorit&#233; des mouvements sociaux en Am&#233;rique latine sont attach&#233;s &#224; l'agro-&#233;cologie comme mod&#232;le de lutte ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il arrive que la plus grande partie de la pauvret&#233; est d'origine rurale, les grandes masses de pauvres dans les villes sont, dans leur majorit&#233;, des paysans qui ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s. D'autre part, de nos jours par l'agriculture passent tous les probl&#232;mes fondamentaux de l'humanit&#233; : le probl&#232;me &#233;nerg&#233;tique, celui de la s&#233;curit&#233; alimentaire et celui de la sant&#233;. Les mouvements sociaux observent ceci et voient que l'agro-&#233;cologie leur donne une force &#224; plusieurs endroits. Et ceci se produit aussi dans les espaces urbains, o&#249; les gens se rendent compte que la qualit&#233; de vie d&#233;pend de la qualit&#233; de l'agriculture. En ce sens, les gens savent que s'ils ach&#232;tent du McDonald's, ils ach&#232;tent un type d'agriculture qui endommage leur sant&#233;, tandis que s'ils ach&#232;tent sur les march&#233;s locaux, en plus de soutenir leurs petits agriculteurs, ils ont acc&#232;s &#224; des aliments sains et de la biodiversit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>N&#233;o-lib&#233;ralisme sans finLes Argentins rejettent les pressions d'un fond d'investissement exerc&#233;es par l'interm&#233;diaire de l'ambassade des Etats-Unis.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Neo-liberalisme-sans-finLes-Argentins-rejettent-les-pressions-d-un-fond-d-investissement-exercees-par-l-intermediaire-de-l-ambassade-des</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Neo-liberalisme-sans-finLes-Argentins-rejettent-les-pressions-d-un-fond-d-investissement-exercees-par-l-intermediaire-de-l-ambassade-des</guid>
		<dc:date>2007-02-09T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ra&#250;l Dellatorre </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le fond d'investissement &#233;tasunien Eton Park cherche &#224; entrer dans le capital de Transener, mais il mis en cause &#224; cause de ses ant&#233;c&#233;dents, comme le r&#233;v&#232;le P&#225;gina 12 du 12 juillet 2006. L'ambassade des Etats-Unis est intervenue en sa faveur. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Pr&#233;sident de l'Argentine a rejet&#233; hier les pressions que l'ambassade des Etats-Unis a essay&#233; d'exercer pour appuyer l'entr&#233;e du fonds d'investissement Eton Park dans le capital de la soci&#233;t&#233; de distribution d'&#233;lectricit&#233; Transener. &#034;Ils ne vont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le fond d'investissement &#233;tasunien &lt;i&gt;Eton&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Park&lt;/i&gt; cherche &#224; entrer dans le capital de &lt;i&gt;Transener&lt;/i&gt;, mais il mis en cause &#224; cause de ses ant&#233;c&#233;dents, comme le r&#233;v&#232;le &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; du 12 juillet 2006. L'ambassade des Etats-Unis est intervenue en sa faveur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Pr&#233;sident de l'Argentine a rejet&#233; hier les pressions que l'ambassade des Etats-Unis a essay&#233; d'exercer pour appuyer l'entr&#233;e du fonds d'investissement &lt;i&gt;Eton Park&lt;/i&gt; dans le capital de la soci&#233;t&#233; de distribution d'&#233;lectricit&#233; &lt;i&gt;Transener&lt;/i&gt;. &#034;Ils ne vont pas nous obliger &#224; nous d&#233;p&#234;cher de prendre une d&#233;cision&#034;, a r&#233;pondu N&#233;stor Kirchner, en faisant r&#233;f&#233;rence &#224; la d&#233;cision que doivent adopter l'ENRE et la D&#233;fense de la Concurrence &#224; propos de la validit&#233; de l'op&#233;ration entre &lt;i&gt;Eton&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Park&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Petrobras&lt;/i&gt;, l'entreprise qui va c&#233;der ses actifs. &#034;L'Argentine d&#233;cide seule, personne n'est &#224; m&#234;me de nous mettre en demeure de nous d&#233;p&#234;cher, encore moins ces fonds d'investissement sur lesquels, bien souvent, personne ne sait rien, ni comment ils fonctionnent, ni &#224; qui ils appartiennent, ni qui est derri&#232;re&#034;, a insist&#233; Kirchner. Les activit&#233;s pass&#233;es de ce fonds d'investissement sont examin&#233;es &#224; la loupe depuis le milieu de 2006, comme notre journal l'a rapport&#233; le 12 juillet 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La version concernant la lettre que l'ambassadeur Earl Wayne aurait adress&#233;e au Ministre de la Planification F&#233;d&#233;rale et dans laquelle il exprimait sa pr&#233;occupation au sujet d'une soi disant intervention pour s'opposer &#224; l'entr&#233;e d'Eton Park dans &lt;i&gt;Transener&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; publi&#233;e hier par le journal argentin &lt;i&gt;Clarin &lt;/i&gt;(Voir :&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.clarin.com/diario/2007/02/06/elpais/p-01602.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nuevas inversiones del fondo Eton Park&lt;/a&gt;)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. Kirchner a aussi critiqu&#233; le fait que ce m&#233;dia fasse le lien entre cette protestation diplomatique et le scandale &lt;i&gt;Swift&lt;/i&gt;, l'affaire de la r&#233;v&#233;lation d'une demande de dessous de table adress&#233;e &#224; la compagnie frigorifique &lt;i&gt;Swift&lt;/i&gt;, en 1991, de la part soit disant, d'Emir Yoma, qui &#233;tait alors le conseiller du Pr&#233;sident Carlos Menem. La relation entre les deux situations r&#233;side dans le fait que cette affaire-l&#224; fut r&#233;gl&#233;e, en 1991, par l'intervention et la protestation de l'ambassadeur des Etats-Unis, Terence Todman, qui avait pris la d&#233;fense de l'entreprise &#233;tasunienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ils ne vont pas nous obliger &#224; nous presser (...) en ressortant (avec la r&#233;clamation en faveur de &lt;i&gt;Transener&lt;/i&gt;) l'honteux scandale de l'affaire &lt;i&gt;Swift&lt;/i&gt;, pour essayer de nous forcer &#224; donner (le feu vert) &#224; ce fonds d'investissement, oui ou oui, pour &#233;viter que ne se reproduise la m&#234;me chose (...). Il n'est pas question de les laisser nous salir en nous m&#234;lant &#224; ces canailles du pass&#233; qui ont eu une conduite qui nous fait honte, &#224; nous, les Argentins&#034;, a r&#233;pliqu&#233; Kirchner dans un discours politique tr&#232;s tendu, hier, au cours d'une r&#233;union qu'il pr&#233;sidait dans le Salon Sud de la pr&#233;sidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;ration qui est au centre du conflit c'est la vente des actions de &lt;i&gt;Transener&lt;/i&gt; qui appartiennent encore &#224; &lt;i&gt;Petrobras&lt;/i&gt;. La soci&#233;t&#233; br&#233;silienne (&#224; capital majoritaire &#233;tasunien) avait acquis, en 2003, tous les actifs &#233;nerg&#233;tiques du groupe &lt;i&gt;P&#233;rez Companc&lt;/i&gt;, mais le gouvernement d'Eduardo Duhalde avait exig&#233; qu'elle c&#232;de une partie de ses actions pour &#233;viter de se retrouver en position de monopole. &lt;i&gt;Petrobras&lt;/i&gt; avait accept&#233; et, en 2004, avait entam&#233; les n&#233;gociations avec &lt;i&gt;Eton&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Park&lt;/i&gt;. Vers le milieu de 2006, &lt;i&gt;Petrobras&lt;/i&gt; annon&#231;a qu'elle &#233;tait parvenue &#224; un accord pour transf&#233;rer &#224; Eton Park les parts (50 %) qu'elle d&#233;tenait dans la soci&#233;t&#233; majoritaire, &lt;i&gt;Citelec SA&lt;/i&gt; (52.65 % de &lt;i&gt;Transener&lt;/i&gt; ; les actions restantes &#233;tant &#224; la Bourse du Commerce et r&#233;parties entre ses salari&#233;s). Ce paquet d'actions serait &#233;chang&#233; contre 54 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre entreprise int&#233;ress&#233;e, &lt;i&gt;Electroingenier&#237;a Cordobesa&lt;/i&gt;, est oppos&#233;e &#224; l'entr&#233;e du fond &#233;tasunien et a mis en route un processus de recherche sur ses ant&#233;c&#233;dents. &lt;i&gt;Eton Park&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par Eric Mindich en 2004 apr&#232;s avoir quitt&#233; son poste de cadre chez &lt;i&gt;Goldman Sachs&lt;/i&gt; et son principal repr&#233;sentant en Argentine est Dirk Donath. &#201;tabli dans notre pays depuis plus de douze ans, il a fond&#233; la cha&#238;ne &lt;i&gt;Farmacity&lt;/i&gt; et il est l'ancien PDG du fond d'investissement Pegasus. Il est le propri&#233;taire d'autres entreprises en Argentine comme &lt;i&gt;Musimundo&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Freddo&lt;/i&gt; y &lt;i&gt;Aroma&lt;/i&gt;, et il poss&#232;de encore aujourd'hui des parts dans les deux soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux remuants hauts cadres sont responsables de la surprenante croissance d'Eton qui, au cours de sa br&#232;ve existence, et jusqu'&#224; la date de juin 2006, avait accumul&#233;, dans le monde entier, des actifs pour une valeur de 5,3 milliards de dollars. Donath est charg&#233; des march&#233;s &#233;mergents, mais Mindich est le responsable de la conclusion des op&#233;rations dans les centres financiers du pouvoir mondial. S&#251;rement que l'un et l'autre ont d&#251; faire leur part de travail, en mai 2005, pour qu'Eton acqui&#232;re les actifs de &lt;i&gt;Prisma Energy&lt;/i&gt;, &#034;h&#233;riti&#232;re&#034; d'&lt;i&gt;Enron&lt;/i&gt;, le g&#233;ant &#233;tasunien en faillite spectaculaire suite &#224; une scandaleuse et gigantesque escroquerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'Eton Park est entr&#233; dans le capital de centrales &#233;lectriques au Guatemala, au Nicaragua, au Panama, en R&#233;publique Dominicaine et au Br&#233;sil, dans celui de deux gazoducs internationaux (Bolivie-Br&#233;sil et Venezuela-Colombie), de r&#233;seaux de distribution du gaz au Br&#233;sil, de transport d'&#233;lectricit&#233; en Bolivie et dans des usines de liqu&#233;faction de gaz au Venezuela. Associ&#233; a deux &lt;i&gt;hedge funds&lt;/i&gt; (fonds sp&#233;culatifs &#224; tr&#232;s haut risque), &lt;i&gt;Ashmore&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Investment&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;D. E. Shaw&lt;/i&gt;, il est devenu d&#233;tenteur de la totalit&#233; des actions de &lt;i&gt;Prisma Energy&lt;/i&gt; et il est devenu ainsi le successeur d'Enron dans cette partie du monde. Nombreux sont ceux qui soup&#231;onnent que derri&#232;re &lt;i&gt;Eton Park&lt;/i&gt; (dont les actionnaires sont inconnus), on puisse trouver les pr&#233;c&#233;dents propri&#233;taires d'&lt;i&gt;Enron&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous pourrions &#233;crire l'histoire de ce fond, qui l'a cr&#233;e ; le capital qu'il d&#233;tient ; les liens directs entre ce fond et celui cens&#233; l'avoir cr&#233;&#233; ; 3200 euros ; &#8230;. Nous pourrions dire un tas de choses, mais nous allons laisser tout cela aux organismes techniques comp&#233;tents &#034;, a d&#233;clar&#233; hier N&#233;stor Kirchner dans son discours &#224; la &lt;i&gt;Casa Rosada&lt;/i&gt; (Si&#232;ge de la Pr&#233;sidence Nationale). (Voir Clarin :&lt;strong&gt; &lt;a href=&#034;http://www.clarin.com/diario/2007/02/08/um/m-01359763.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Kirchner, sobre el freno a la venta de Transener : &#034;Tomaremos una decisi&#243;n con la soberan&#237;a que corresponde&lt;/i&gt;&#034;&lt;/a&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse de la vente a &#233;t&#233; faite &#224; deux niveaux s&#233;par&#233;s. D'une part, la Commission de D&#233;fense de la Concurrence est comp&#233;tente en ce qui concerne l'obligation faite &#224; &lt;i&gt;Petrobras&lt;/i&gt; de vendre une partie de ses actions. D'autre part, l'organisme de r&#233;gulation &#233;lectrique (ENRE) intervient parce que se trouve au milieu de tout cela, l'administration du r&#233;seau central de transmission de la haute tension. Selon certaines sources, l'ENRE ferait conna&#238;tre, dans les prochaines heures, sa d&#233;cision de refuser la vente de 50% de Citelec (actionnaire majoritaire de &lt;i&gt;Transener&lt;/i&gt;) &#224; &lt;i&gt;Eton&lt;/i&gt;, &#224; cause des ant&#233;c&#233;dents dans le secteur et l'incompatibilit&#233; entre les buts recherch&#233;s par un fond d'investissement (qui vise le court terme) et les n&#233;cessit&#233;s propres &#224; un secteur li&#233; &#224; l'infrastructure. Cela expliquerait l'intervention de l'ambassade des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie &lt;i&gt;Electroingenieria&lt;/i&gt; a d&#233;j&#224; fait une offre qui &#233;gale celle pr&#233;sent&#233;e par &lt;i&gt;Eton Park&lt;/i&gt; pour acqu&#233;rir les actions d&#233;tenues par &lt;i&gt;Petrobras&lt;/i&gt;. &#192; cet effet, elle s'est pr&#233;sent&#233;e associ&#233;e &#224; &lt;i&gt;Enarsa&lt;/i&gt;, l'entreprise &#233;nerg&#233;tique publique. &lt;i&gt;Petrobras&lt;/i&gt; s'est engag&#233; &#224; consid&#233;rer cette offre d&#232;s que les organismes comp&#233;tents se seront prononc&#233;s. Hier, le Pr&#233;sident a donn&#233; un signal clair que telle doit &#234;tre la voie &#224; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mondino demande davantage de contr&#244;le&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le D&#233;fenseur du Peuple de la Nation, Eduardo Mondino, a d&#233;clar&#233; qu'il fallait &#034;analyser attentivement l'acceptation des fonds d'investissement dans des secteurs strat&#233;giques pour le pays, comme le secteur de l'&#233;nergie&#034;. Le fonctionnaire s'est dit d'accord avec le Pr&#233;sident Nestor Kirchner dans le cas de la vente de &lt;i&gt;Transener&lt;/i&gt;, l'entreprise qui g&#232;re le r&#233;seau central du transport &#233;lectrique du pays. Le m&#233;diateur national a soulign&#233; combien il &#233;tait important de conna&#238;tre &#034;avec une transparence totale l'origine de ces fonds&#034; et il a rappel&#233; la conduite qu'ont eue ces fonds d'investissement au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En analysant les exp&#233;riences des ann&#233;es 90, nous voyons comment les fonds d'investissement qui d&#233;tenaient la majorit&#233; du capital de la soci&#233;t&#233; privatis&#233;e YPF, aussit&#244;t que se produisit, en 1994, l'effet Tequila (l'effondrement du syst&#232;me financier au Mexique), ont d&#233;cid&#233; de se retirer de l'entreprise et ils ont paralys&#233;, de ce fait, les 178 puits de prospection p&#233;troli&#232;re&#034;, a rappel&#233; Mondino. &#171; Et c'est ainsi, tr&#232;s clairement, qu'une entreprise engag&#233;e et comp&#233;tente dans le n&#233;goce des hydrocarbures a fini par prendre des d&#233;cisions purement financi&#232;res &#187;, a-t-il ajout&#233;. Mondino a poursuivi en affirmant qu'actuellement &#171; le pays paye tr&#232;s cher cette d&#233;cision-l&#224; et il faudra appr&#233;cier les r&#233;sultats r&#233;els dans 10 ans &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=3569&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par &lt;/strong&gt; : Manuel Colinas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/economia/2-80169-2007-02-09.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 9 f&#233;vrier 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le gouvernement argentin menace les compagnies p&#233;troli&#232;res qui n'investissent pas assez</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-gouvernement-argentin-menace-les-compagnies-petrolieres-qui-n-investissent-pas-assez</link>
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		<dc:date>2006-08-28T00:00:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Le ministre Julio de Vido a &#233;tabli une liste, zone par zone, des compagnies p&#233;troli&#232;res n'ont pas augment&#233; les r&#233;serves, faute d'investissement. Ce qui ouvre la voie vers la remise en cause des concessions pour non respect du contrat. &lt;br class='autobr' /&gt; D'apr&#232;s Pagina 12, article de Cledis Candelaresi &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le collimateur, on trouve Repsol YPF, Chevron et Petrobas, qui affichent dans certaines zones une baisse des r&#233;serves de 20%, alors que durant la m&#234;me p&#233;riode d'autres compagnies ont les faites (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le ministre Julio de Vido a &#233;tabli une liste, zone par zone, des compagnies p&#233;troli&#232;res n'ont pas augment&#233; les r&#233;serves, faute d'investissement. Ce qui ouvre la voie vers la remise en cause des concessions pour non respect du contrat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'apr&#232;s Pagina 12, article de Cledis Candelaresi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le collimateur, on trouve Repsol YPF, Chevron et Petrobas, qui affichent dans certaines zones une baisse des r&#233;serves de 20%, alors que durant la m&#234;me p&#233;riode d'autres compagnies ont les faites progresser de 50%. Des comparaisons men&#233;es puits par puits qui sonnent comme un rappel &#224; l'ordre, avec le risque de perdre la concession pour celles qui ne respectent pas leurs engagements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Total, Pan American Energy, Wintershall y Oxi semblent avoir tenu la ligne. Au terme de la concession - la majeure partie des contrats arrive &#224; &#233;ch&#233;ance entre 2016-2017- les compagnies devront r&#233;pondre des r&#233;serves consomm&#233;es. Principale pr&#233;occupation du gouvernement, le gaz, qui tient un r&#244;le central dans la ma&#238;trise &#233;nerg&#233;tique du pays, et dont la production baisse dangereusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, &#224; Lomo de Lata, le plus important gisement du pays, exploit&#233; par Repsol, l'engagement pris d'investir quelque 3.5 milliards de dollars dans son d&#233;veloppement ne fut que partiellement tenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que l'Argentine risque de conna&#238;tre une crise &#233;nerg&#233;tique grave faute de gaz. Au d&#233;but des ann&#233;es 90, l'Argentine d&#233;tenait des r&#233;serves de gaz pour 35 ans, un horizon qui s'est r&#233;duit aujourd'hui &#224; moins de dix ans, alors que la demande ne cesse de cro&#238;tre. Ce qui augmente la d&#233;pendance du pays vis &#224; vis du gaz bolivien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proportion de puits en exploitation est de moiti&#233; par rapport &#224; l'&#233;poque o&#249; l'exploitation &#233;tait men&#233;e par la compagnie d'&#233;tat YPF. Les exploitants priv&#233;s se justifient en invoquant des prix trop bas pour pouvoir mener &#224; bien des investissements, consid&#233;r&#233;s comme risqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1998 et 2004, la production de p&#233;trole a baiss&#233; de 17,3 % et les r&#233;serves de 19,3%. Pour ce qui est du gaz, les r&#233;serves ont baiss&#233; de 28 % entre 2000 y 2004. Il faut prendre en compte que les zones de production exploit&#233;es aujourd'hui repr&#233;sentent 32% du &#034;total prospectable&#034; dans le pays. C'est &#224; dire que 68% de la superficie des 24 bassins qui existent dans le pays n'ont pas &#233;t&#233; explor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant que la compagnie d'&#233;tat Enarsa s'associe avec des financiers pour mener &#224; bien de nouvelles explorations, la politique officielle veut obliger les actuels concessionnaires &#224; faire des efforts pour r&#233;pondre &#224; la demande. A la cl&#233; une nouvelle loi sur les hydrocarbures reconnaissant aux provinces la propri&#233;t&#233; du sous-sol, et mentionnant l'obligation pour le concessionnaire d'investir aussi dans l'exploration de gisements. Le gouvernement a accompagn&#233; cela de quelques avantages fiscaux. Ce qui n'a pas suscit&#233; pour autant la mobilisation des compagnies. La menace de leur retirer les concessions faute d'investissement sera peut &#234;tre plus efficace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le gouvernement argentin presse les compagnies p&#233;troli&#232;res d'investir dans l'exploration</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-gouvernement-argentin-presse-les-compagnies-petrolieres-d-investir-dans-l-exploration</link>
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&lt;p&gt;Le ministre Julio de Vido a &#233;tabli une liste, zone par zone, des compagnies p&#233;troli&#232;res qui ont investi ou non dans l'exploration de nouveaux gisements. Ce qui ouvre le chemin vers la remise en cause des concessions pour non respect du contrat, pour celles qui n'ont pas investi pour maintenir les r&#233;serves. &lt;br class='autobr' /&gt; D'apr&#232;s Pagina12, article de Cledis Candelaresi &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le collimateur, on trouve Repsol YPF, Chevron et Petrobas, qui affichent dans certaines zones une baisse des r&#233;serves de 20%, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le ministre Julio de Vido a &#233;tabli une liste, zone par zone, des compagnies p&#233;troli&#232;res qui ont investi ou non dans l'exploration de nouveaux gisements. Ce qui ouvre le chemin vers la remise en cause des concessions pour non respect du contrat, pour celles qui n'ont pas investi pour maintenir les r&#233;serves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'apr&#232;s Pagina12, article de Cledis Candelaresi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le collimateur, on trouve Repsol YPF, Chevron et Petrobas, qui affichent dans certaines zones une baisse des r&#233;serves de 20%, alors que durant la m&#234;me p&#233;riode d'autres compagnies ont les faites progresser de 50%. Des comparaisons men&#233;es puits par puits qui sonnent comme un rappel &#224; l'ordre, avec le risque de perdre la concession pour celles qui ne respectent pas leurs engagements. Alors que Total, Pan American Energy, Wintershall y Oxi semblent avoir tenu la ligne. Au terme de la concession - la majeure partie des contrats arrive &#224; &#233;ch&#233;ance entre 2016-2017- les compagnies devront r&#233;pondre des r&#233;serves consomm&#233;es. Principale pr&#233;occupation du gouvernement , le gaz, qui tient un r&#244;le central dans la ma&#238;trise &#233;nerg&#233;tique du pays, et dont la production baisse dangereusement. Par exemple, &#224; Lomo de Lata, le plus important gisement du pays, exploit&#233; par Repsol, l'engagement pris d'investir quelque 3.5 milliards de dollars dans son d&#233;veloppement ne fut que partiellement tenu. C'est ainsi que l'Argentine risque de conna&#238;tre une crise &#233;nerg&#233;tique grave faute de gaz. Au d&#233;but des ann&#233;es 90, l'Argentine d&#233;tenait des r&#233;serves de gaz pour 35 ans, un horizon qui s'est r&#233;duit aujourd'hui &#224; moins de dix ans, alors que la demande ne cesse de cro&#238;tre. Ce qui augmente la d&#233;pendance du pays vis &#224; vis du gaz bolivien. La proportion de puits en exploitation est de moiti&#233; par rapport &#224; l'&#233;poque o&#249; l'exploitation &#233;tait men&#233;e par la compagnie d'&#233;tat YPF. Les exploitants priv&#233;s se justifient en invoquant des prix trop bas pour pouvoir mener &#224; bien des investissements, consid&#233;r&#233;s comme risqu&#233;s. Entre 1998 et 2004, la production de p&#233;trole a baiss&#233; de 17,3 % et les r&#233;serves de 19,3%. Pour ce qui est du gaz , les r&#233;serves ont baiss&#233; de 28 % entre 2000 y 2004. Il faut prendre en compte que les zones de production exploit&#233;es aujourd'hui repr&#233;sentent 32% du &#034;total prospectable&#034; dans le pays. C'est &#224; dire que 68% de la superficie des 24 bassins qui existent dans le pays n'ont pas &#233;t&#233; explor&#233;s. En attendant que la compagnie d'&#233;tat Enarsa s'associe avec des financiers pour mener &#224; bien de nouvelles explorations , la politique officielle veut obliger les actuels concessionnaires &#224; faire des efforts pour r&#233;pondre &#224; la demande. A la cl&#233; une nouvelle loi sur les hydrocarbures reconnaissant aux provinces la propri&#233;t&#233; du sous-sol, et mentionnant l'obligation pour le concessionnaire d'investir aussi dans l'exploration de gisements. Le gouvernement a accompagn&#233; cela de quelques avantages fiscaux. Ce qui n'a pas suscit&#233; pour autant la mobilisation des compagnies. La menace de leur retirer les concessions faute d'investissement sera peut &#234;tre plus efficace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un plan pour connecter les gazoducs d'Am&#233;rique du Sud</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Un-plan-pour-connecter-les-gazoducs-d-Amerique-du-Sud</link>
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		<dc:date>2005-10-14T13:48:24Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Une &#233;tude de la compagnie br&#233;silienne Petrobras d&#233;montre que l'int&#233;gration des r&#233;seaux de gaz naturel du sous-continent serait financi&#232;rement tr&#232;s rentable. &lt;br class='autobr' /&gt; Por Lamia Oualalou &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Figaro, 13 octobre 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
Les difficult&#233;s chroniques du Mercosur, le march&#233; commun sud-am&#233;ricain ont fini par sugg&#233;rer que l'int&#233;gration du continent n'&#233;tait qu'un d&#233;lire pour doux r&#234;veurs h&#233;ritiers du leader ind&#233;pendantiste Simon Bolivar. Mais avec un baril de p&#233;trole durablement accroch&#233; au-dessus des 60 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Petrole-et-gaz" rel="directory"&gt;Hydrocarbures&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;tude de la compagnie br&#233;silienne Petrobras d&#233;montre que l'int&#233;gration des r&#233;seaux de gaz naturel du sous-continent serait financi&#232;rement tr&#232;s rentable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Por Lamia Oualalou&lt;br /&gt;
Le Figaro&lt;/strong&gt;, 13 octobre 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s chroniques du Mercosur, le march&#233; commun sud-am&#233;ricain ont fini par sugg&#233;rer que l'int&#233;gration du continent n'&#233;tait qu'un d&#233;lire pour doux r&#234;veurs h&#233;ritiers du leader ind&#233;pendantiste Simon Bolivar. Mais avec un baril de p&#233;trole durablement accroch&#233; au-dessus des 60 dollars, les projets les plus pharaoniques deviennent r&#233;alistes. &#171; L'Am&#233;rique du Sud est une des r&#233;gions les plus riches au monde en eau, en aliments, mais surtout en &#233;nergie &#187;, insiste Marco Aurelio Garcia, conseiller du pr&#233;sident br&#233;silien Luiz Inacio Lula da Silva pour les questions internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Venezuela est non seulement l'un des principaux exportateurs de p&#233;trole au monde - et un fournisseur strat&#233;gique des Etats-Unis - il abrite aussi le plus important gisement de gaz d'Am&#233;rique latine. Le Br&#233;sil, pratiquement autosuffisant en p&#233;trole, est l'un des champions des &#233;nergies renouvelables, et vend au monde entier sa technologie de l'&#233;thanol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Potentiel exceptionnel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Argentine, autre pays p&#233;trolier, est toutefois r&#233;guli&#232;rement aux prises avec une crise &#233;nerg&#233;tique, contrainte d'acheter du gaz &#224; la Bolivie. Quant &#224; cette derni&#232;re, elle n'en finit pas de se d&#233;chirer sur l'utilisation de son gaz, refusant par exemple de construire un gazoduc vers le Chili pour cause de conflit frontalier historique. Bref, l'Am&#233;rique du Sud dispose d'un potentiel exceptionnel, mais sa r&#233;partition et la faiblesse des infrastructures de transport sont des obstacles redoutables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que P&#233;trobras, la compagnie nationale br&#233;silienne, a demand&#233; &#224; ses services de plancher sur la faisabilit&#233; d'une int&#233;gration des r&#233;seaux de gaz naturel, l'&#233;nergie du futur. Cette &#233;tude, que Le Figaro s'est procur&#233;e, d&#233;montre qu'un maillage de gazoducs comparable &#224; celui qui existe en Europe co&#251;terait environ 15 milliards de dollars. Une somme importante, pas d&#233;mesur&#233;e pour une entreprise qui associerait les confortables capitaux de la v&#233;n&#233;zu&#233;lienne PDVSA et de Petrobras, surtout si d'autres groupes fran&#231;ais, espagnols et am&#233;ricains install&#233;s dans la r&#233;gion participaient &#224; cet investissement, avec une implication de l'Argentine et de la Bolivie. &#171; Mais un tel projet d&#233;pend d'abord de la volont&#233; politique des Etats &#187;, insiste Ildo Luis Sauer, directeur de la branche gaz et &#233;nergie de Petrobras. La balle est donc dans le camp de Luiz Inacio Lula da Silva, et de son homologue v&#233;n&#233;zu&#233;lien Hugo Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Br&#233;sil, la construction d'un r&#233;seau de gazoduc des plaines gazi&#232;res du Venezuela jusqu'&#224; Buenos Aires permettrait de dynamiser l'activit&#233; &#233;conomique dans des Etats pauvres comme le Para ou l'Amazonie, riches en ressources mini&#232;res (fer, bauxite, mangan&#232;se et cuivre) mais dont l'exploitation est rendue impossible par la p&#233;nurie &#233;nerg&#233;tique. M&#234;me constat pour le Venezuela : le gazoduc qu'imagine Petrobras &#171; arroserait &#187; la r&#233;gion Grand Sabana dans l'Etat de Guayana, pauvre en &#233;nergie mais riche en magn&#233;sium, diamant, phosphate, sel et autres minerais. L'Argentine, le Chili et l'Uruguay se mettraient durablement &#224; l'abri de crises &#233;nerg&#233;tiques annonc&#233;es, &#233;tant donn&#233;e la forte reprise de leur &#233;conomie. Surtout, pour l'ensemble de la r&#233;gion, le gaz, co&#251;t de transport compris, reviendrait beaucoup moins cher que le p&#233;trole, en fait &#171; l'&#233;quivalent d'un baril de p&#233;trole &#224; 20 dollars &#187;, pr&#233;cise Sauer. En se substituant &#224; l'or noir dans certaines activit&#233;s, il permettrait &#224; l'Am&#233;rique du Sud d'&#233;conomiser l'&#233;quivalent d'un million de barils par jour. &#171; Cela permettrait au Br&#233;sil soit de devenir exportateur de p&#233;trole et d'augmenter encore son solde commercial, soit de constituer des r&#233;serves strat&#233;giques dans la perspective de p&#233;nuries futures &#187;, conclut Sauer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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