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		<title>&#201;lections en Bolivie : qu'a r&#233;ellement perdu Evo ?</title>
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		<dc:date>2015-04-14T15:29:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Federico V&#225;zquez </dc:creator>



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&lt;p&gt;Las elecciones regionales de Bolivia del domingo pasado muestran resultados interesantes. Desde ya, algunos medios comenzaron a instalar la ex&#243;tica idea de que Evo Morales, quien fue votado por el 61% de los bolivianos en octubre pasado, repentinamente fue &#171; noqueado &#187; por esa misma sociedad. Sin embargo, una mirada comparada de los distintos procesos pol&#237;ticos de la regi&#243;n, muestra que el comportamiento electoral de las sociedades sudamericanas es m&#225;s sofisticado y, al mismo tiempo, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Bolivie" rel="directory"&gt;Bolivie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Las elecciones regionales de Bolivia del domingo pasado muestran resultados interesantes. Desde ya, algunos medios comenzaron a instalar la ex&#243;tica idea de que Evo Morales, quien fue votado por el 61% de los bolivianos en octubre pasado, repentinamente fue &#171; noqueado &#187; por esa misma sociedad. Sin embargo, una mirada comparada de los distintos procesos pol&#237;ticos de la regi&#243;n, muestra que el comportamiento electoral de las sociedades sudamericanas es m&#225;s sofisticado y, al mismo tiempo, entendible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;lections r&#233;gionales de dimanche dernier en Bolivie montrent des r&#233;sultats int&#233;ressants. Depuis lors, certains m&#233;dias s'en sont servis pour distiller l'id&#233;e que Evo Morales, pl&#233;biscit&#233; &#224; 61% en octobre dernier, pourrait bien avoir &#233;t&#233; mis &#171; au tapis &#187; par cette m&#234;me soci&#233;t&#233; qui l'avait hiss&#233; au sommet. Cependant, une &#233;tude comparative des diff&#233;rents processus politiques de la r&#233;gion, atteste d'un comportement &#233;lectoral, dans les soci&#233;t&#233;s sud-am&#233;ricaines, &#224; la fois plus sophistiqu&#233; et tr&#232;s compr&#233;hensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux aspects, au moins, ressortent de l'&#233;lection bolivienne. L'un d'eux &#233;tant la r&#233;affirmation d'une dynamique de &#171; nationalisation &#187; du vote du MAS, amplifi&#233;e par rapport au r&#233;sultat pr&#233;c&#233;dent, o&#249; il b&#233;n&#233;ficiait d'un appui assur&#233; dans les hautes terres indig&#232;nes, mais d'une maigre adh&#233;sion dans l'est du pays, de population m&#233;tisse au pouvoir d'achat plus important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, le MAS l'a emport&#233; dans 6 des 9 d&#233;partements (provinces) du territoire, avec la particularit&#233; que parmi eux, deux, Beni et Pando, faisaient jusque-l&#224; partie du vieux &#171; croissant &#187; fief de l'opposition o&#249; les gouvernements locaux, conservateurs acharn&#233;s all&#232;rent jusqu'&#224; tenter de lancer un mouvement s&#233;cessionniste d'avec le reste du pays. Ce croissant n'existe plus d&#233;sormais, le MAS l'a enfonc&#233;, et pas uniquement dans ces deux d&#233;partements : celui de Santa Cruz a vot&#233; la r&#233;&#233;lection du gouverneur de l'opposition Rub&#233;n Costas ; pour m&#233;moire, en octobre dernier Evo Morales avait &#233;t&#233; le candidat &#224; recueillir le plus de voix, avec 49% des suffrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit nullement d'un hasard : apr&#232;s avoir vaincu les forces conservatrices du Croissant en 2009, r&#233;ussi &#224; faire approuver la nouvelle Constitution, n&#233;goci&#233; des r&#233;formes avec l'opposition, Evo a men&#233; &#224; bien de multiples projets positifs dans la r&#233;gion Est, comme par exemple des travaux d'infrastructure, y compris un rapprochement significatif avec l'entreprenariat de Vera Cruz. En d'autres termes, apr&#232;s les avoir battus en politique, il a fait en sorte qu'ils deviennent les vassaux de son objectif de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette nationalisation de l'&#233;lectorat entra&#238;ne &#233;galement une baisse relative de votes dans les bastions historiques, ce qui s'&#233;tait d&#233;j&#224; produit lors des &#233;lections d'octobre, et se v&#233;rifie cette fois encore, avec cependant une touche dramatique suppl&#233;mentaire due &#224; la perte de la ville de El Alto, o&#249; le MAS &#233;tait invaincu depuis 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une dynamique subie aussi par d'autres, tel le PT au Br&#233;sil, qui, au fil des ann&#233;es de gouvernance a vu glisser ses bases de soutien, des traditionnelles masses ouvri&#232;res de la ceinture industrielle de San Pablo vers le nord-est. Cette modification signifie par l&#224; m&#234;me la perte de points dans son berceau &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, si l'on regarde ces processus comme un film, il appara&#238;t que la nationalisation des forces politiques est toujours profitable &#224; la durabilit&#233; des projets de changement : comme moyen de faire adh&#233;rer des circonscriptions hostiles, de diversification des programmes gouvernementaux et de consolidation du pouvoir en place comme axe de l'&#233;chiquier politique, tandis que, d'ordinaire, les mouvements d'opposition se fragmentent et doivent se contenter de la gouvernance de quelques r&#233;gions, se r&#233;sumant ainsi, en fin de comptes, &#224; une opposition &#171; locale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;l&#233;ment important dans cette &#233;lection vient du fait que deux des leaders qui ont inflig&#233; une d&#233;faite au MAS dans le bastion de La Paz avaient &#233;t&#233; alli&#233;s de Evo Marales. F&#233;lix Patzi, qui a remport&#233; le poste de gouverneur de La Paz, &#233;tait ministre de l'&#201;ducation durant le premier mandat de Morales. Apr&#232;s une plainte &#224; son encontre pour conduite en &#233;tat d'ivresse, qui d&#233;boucha sur une peine de travaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, selon la loi indig&#232;ne, monter mille briques en pis&#233;, il fut banni du MAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patzi est un sociologue Aymara qui accuse le gouvernement Morales &#171; d'utiliser l'indig&#233;n&#233;it&#233; comme un folklore, sans respecter ses institutions &#187; et de privil&#233;gier une &#171; vision traditionnelle de gauche, tr&#232;s ferm&#233;e &#187;. Par ailleurs, Luis Revilla, qui a remport&#233; la mairie de La Paz, appartenait au &lt;i&gt;Movimiento Sin Miedo&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mouvement sans peur&lt;/i&gt;), aujourd'hui disparu, emmen&#233; par Juan del Granado, alli&#233; de Morales les premi&#232;res ann&#233;es de gouvernance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;faite la plus marquante et aux antipodes du syst&#232;me d'id&#233;es devenu majoritaire en Bolivie &#224; partir de 2005 reste sans conteste celle de El Alto, forteresse non seulement du MAS, mais des luttes contre les privatisations de l'&#232;re n&#233;olib&#233;rale qui ont conduit &#224; la chute du gouvernement de S&#225;nchez de Losada en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau maire, Madame Soledad Chapet&#243;n, vient d'un parti nettement conservateur, l'&lt;i&gt;Uni&#243;n Nacional&lt;/i&gt; (Union Nationale), du chef d'entreprise Samuel Doria Medina, qui en octobre dernier &#233;tait en lice aux pr&#233;sidentielles contre Evo Morales, finalement devanc&#233; de presque 40 points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que la remise en cause de l'autorit&#233; de Morales, les &#233;lections boliviennes semblent mettre clairement en &#233;vidence une division des r&#244;les : d'un c&#244;t&#233;, le parti au pouvoir comme force h&#233;g&#233;monique de l'&#233;chiquier national (contr&#244;lant le gouvernement central et le Congr&#232;s), de l'autre, une opposition locale, au leadership renouvel&#233; et id&#233;ologiquement divis&#233;, qui trouve une cl&#233; pour red&#233;marrer un lent processus de l&#233;gitimit&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme le reste de l'&#233;lectorat sud-am&#233;ricain, la Bolivie r&#233;v&#232;le un comportement beaucoup plus habile et subtil que l'&#233;tiquette coll&#233;e h&#226;tivement par certains analystes. Un vote massif et populaire quand il s'agit des &#233;lections g&#233;n&#233;rales o&#249; se d&#233;cide le gouvernement (c'est-&#224;-dire les politiques macro-&#233;conomiques qui affectent les sources de main-d'&#339;uvre, les infrastructures, la couverture sociale, etc) et la recherche d'une plus grande diversit&#233;, d'un contrepoids, et de sanctions ponctuelles dans la gestion locale &#224; l'occasion des &#233;lections de m&#234;me nature (locales). Somme toute, quelque chose d'assez simple et &#233;vident, sauf pour ceux qui imaginent &#224; chaque &#233;lection, nationale ou r&#233;gionale, la si souvent proclam&#233;e &#171; fin de cycle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Federico V&#225;zquez&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;http://www.telam.com.ar/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;T&#233;lam&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.telam.com.ar/notas/201504/100121-evo-morales-lecciones-en-bolivia.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;T&#233;lam&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 2 avril 2015&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Elecciones-en-Bolivia-Cuanto&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Florence Olier-Robine&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pour tout contact professionnel avec la traductrice&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:florobine@cegetel.net&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;&lt;strong&gt;florobine@cegetel.net&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Elections-en-Bolivie-qu-a-reellement-perdu-Evo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 14 avril 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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