<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>El Correo</title>
	<link>https://www.elcorreo.eu.org/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.elcorreo.eu.org/spip.php?id_auteur=958&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Coup d'Etat en Honduras. De quel c&#244;t&#233; sont les Etats-Unis ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Coup-d-Etat-en-Honduras-De-quel-cote-sont-les-Etats-Unis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Coup-d-Etat-en-Honduras-De-quel-cote-sont-les-Etats-Unis</guid>
		<dc:date>2013-10-17T19:16:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dana Frank *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour certains ce fut un &#233;pisode sanglant de plus dans un pays baign&#233; par le sang. Aux premi&#232;res heures du 11 mai, un groupe d'indig&#232;nes qui voyageaient en cano&#235; sur une rivi&#232;re de la r&#233;gion de la Mosquita, fut attaqu&#233; depuis un h&#233;licopt&#232;re. Quand les coups de feu cess&#232;rent au moins 4 personnes gisaient mortes, deux d'entre elles selon certaines versions, &#233;taient des femmes enceintes. Dans ce pays d'Am&#233;rique centrale, ce type de violence et quelque chose de banal. Mais cet incident rendit (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Honduras" rel="directory"&gt;Honduras&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour certains ce fut un &#233;pisode sanglant de plus dans un pays baign&#233; par le sang. Aux premi&#232;res heures du 11 mai, un groupe d'indig&#232;nes qui voyageaient en cano&#235; sur une rivi&#232;re de la r&#233;gion de la Mosquita, fut attaqu&#233; depuis un h&#233;licopt&#232;re. Quand les coups de feu cess&#232;rent au moins 4 personnes gisaient mortes, deux d'entre elles selon certaines versions, &#233;taient des femmes enceintes. Dans ce pays d'Am&#233;rique centrale, ce type de violence et quelque chose de banal. Mais cet incident rendit manifeste le r&#244;le important que les USA jouent dans une guerre locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A bord de l'h&#233;licopt&#232;re se trouvaient des commandos de la DEA (Drug Enforcement Administration). Les autorit&#233;s &#233;tasuniennes affirment que ces commandos ne se sont pas servis de leurs armes pendant l'attaque et que ce furent par contre les policiers honduriens qui press&#232;rent la g&#226;chette. Ce qui ne fut pas remis en cause c'est que des forces US furent m&#234;l&#233;es &#224; cet &#233;pisode, et que les h&#233;licopt&#232;res appartenaient au D&#233;partement d'&#233;tat US&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom du combat contre les drogues, Washington a augment&#233; sa pr&#233;sence militaire au Honduras, donnant chaque fois plus d'armes et d'argent au gouvernement du pr&#233;sident Porfirio Lobo. La DEA use de m&#233;thodes contrinsurectionnelles d&#233;velopp&#233;es en Irak, d&#233;ployant des patrouilles de commandos avec des formations de Forces Sp&#233;ciales, en &#233;troite collaboration avec les forces militaires et polici&#232;res du pays. L'ambassadrice US Lisa Kubiske dit r&#233;cemment &#171; A pr&#233;sent que notre arm&#233;e a abandonn&#233; l'Iraq, se pr&#233;sente &#224; nous l'opportunit&#233; d'user d'un budget d&#233;j&#224; assign&#233; qui autrement se perdrait &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'histoire officielle et la couverture journalistique des principaux m&#233;dias ne disent pas c'est que l'alli&#233; des USA dans cet acharnement est un r&#233;gime surgit ill&#233;gitimement d'un coup d'&#233;tat militaire Le coup d'&#233;tat du 28 juin de 2009, men&#233; par Roberto Micheletti, renversa un pr&#233;sident &#233;lu d&#233;mocratiquement, Manuel Zelaya. D'abord critiqu&#233; (Condamn&#233; formellement, ainsi que par l'ONU et l'OEA NdT) par le pr&#233;sident Obama et la secr&#233;taire d'&#233;tat Clinton, le soul&#232;vement fut ensuite l&#233;gitim&#233; par les m&#234;mes. Les &#233;lections r&#233;alis&#233;es &#224; la suite du coup d'&#233;tat qui port&#232;rent Lobo au pouvoir furent boycott&#233;es par quasiment tous les candidats d'opposition, les observateurs internationaux et les chefs d'&#233;tats de la r&#233;gion, mais Washington les c&#233;l&#233;br&#232;rent comme un retour &#224; la d&#233;mocratie et une mani&#232;re d'obtenir la r&#233;conciliation nationale. Le d&#233;partement d'&#233;tat et Clinton continu&#232;rent &#224; r&#233;p&#233;ter ces mensonges, de m&#234;me que le fit Obama en recevant Lobo &#224; la Maison Blanche en octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, les fonctionnaires US soutiennent que la cause des actuels probl&#232;mes au Honduras est le narcotrafic. &#171; Il est tentant d'attribuer la culpabilit&#233; de tout le mal qui afflige ce pays &#224; un groupe de g&#233;n&#233;raux aux lunettes noires ou &#224; des &#233;lections frauduleuses &#187;, &#233;crivit l'ex ambassadeur US James Creagan dans une lettre adress&#233;e au New York Times, &#171; Mais rien n'est moins s&#251;r. Nous ne sommes plus dans les ann&#233;es 70 ou 80, avec des coups d'&#233;tats, des contras et des r&#233;volutionnaires qui pullulent en Am&#233;rique centrale. &#187; &#171; La violence actuelle, affirme-t-il, est caus&#233;e par le trafic de drogues, les gangs, la corruption aliment&#233;s par le march&#233; de production de la feuille de coca. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant c'est seulement dans le contexte de ce coup d'&#233;tat que nous pouvons comprendre les v&#233;ritables causes de la crise actuelle. Avant le coup d'&#233;tat, s'&#233;tait install&#233;e dans le pays une nocive culture de la drogue, avec une expansion des gangs et des fonctionnaires corrompus, mais ce fut la criminalit&#233; rampante du nouveau r&#233;gime qui ouvrit la porte &#224; une floraison sans pr&#233;c&#233;dent du trafic. Le trafic de drogue, selon des sources dignes de foi, est &#224; pr&#233;sent enkyst&#233; dans tout l'appareil d'&#233;tat, depuis le policier du coin aux plus hauts niveaux du gouvernement. Non seulement les critiques du r&#233;gime, mais des fonctionnaires comme le ministre de la d&#233;fense Marlon Pascua parlent de &#171; narco-juges &#187; qui bloquent les enqu&#234;tes et de &#171; narco-l&#233;gislateurs &#187; que manipulent les cartels. Alfredo Landaverde, un ex congressiste et charg&#233; de commissionner la police, qui a enqu&#234;t&#233; &#224; ce sujet, d&#233;clara l'ann&#233;e pass&#233;e que un sur dix des membres du congr&#232;s est un narcotrafiquant et il d&#233;tenait des preuves qui incriminaient des figures &#233;minentes de la politique. Landaverde fut assassin&#233; le 7 d&#233;cembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'Associeted Press, bien plus que les bandes de criminels des rues et les trafiquants individuels, c'est l'&#233;tat hondurien lui-m&#234;me qui transforma le pays, en &#171; un des lieux les plus dangereux du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Washington dit qu'ils aident &#224; assainir la police hondurienne moyennant le provisionnement de fonds additionnels pour &#171; entra&#238;nement &#187;. Mais comme l'ex pr&#233;sident Zelaya me le dit dans une discussion qui eut lieu le premier mai, la police est le probl&#232;me et non la solution. &#171; Donner l'argent &#224; la police, c'est la m&#234;me chose que de le donner aux narcos &#187;, dit Zelaya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Lobo entra en fonction en janvier 2010, il d&#233;signa &#224; des postes de premi&#232;re importance des militaires (avec les lunettes noires et tout) qui avaient conduit le coup d'&#233;tat. Le leader du soul&#232;vement Le g&#233;n&#233;ral Romeo Vasqu&#232;s Velasquez, fut nomm&#233; &#224; a t&#234;te de Hondutel, la compagnie de t&#233;l&#233;phone de l'&#233;tat et Manuel Enrique Caceres, un ministre du cabinet de Micheletti, fut nomm&#233; directeur de l'autorit&#233; a&#233;ronautique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup d'&#233;tat d&#233;clencha une vague de violence de la part des forces de s&#233;curit&#233; qui n'a pas cess&#233;. Le 22 octobre dernier, la police de Tegucigalpa tua le fils de Juliette Castellanos, recteur de la plus grande universit&#233; du pays et membre de la Commission de la V&#233;rit&#233; d&#233;sign&#233;e par le gouvernement, et aussi un ami de celui-ci. De hauts fonctionnaires reconnurent que les responsables de ces meurtres furent des policiers, mais ils permirent aux suspects de dispara&#238;tre avant d'&#234;tre appr&#233;hend&#233;s. Cet &#233;v&#232;nement provoqua une grande crise de l&#233;gitimit&#233;, et des figures publiques &#233;minentes comme Landaverde, descendirent dans l'ar&#232;ne pour d&#233;noncer la corruption syst&#233;matique de la police. Selon ces critiques, le d&#233;partement de police est infest&#233; par des escadrons de la mort &#224; la solde des cartels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cela fait plus peur de croiser 5 policiers dans la rue que 5 membres d'un gang &#187; d&#233;clare en novembre l'ex membre de la Commission sur la police Maria Luisa Borjas. Selon le Comit&#233; des Familles de D&#233;tenus et de Disparus du Honduras (Cofadeh), depuis le coup d'&#233;tat plus de 10 000 plaintes officielles contre des abus policiers et militaires furent d&#233;pos&#233;es, mais aucune de ces plaintes ne fut prise au s&#233;rieux par les autorit&#233;s. Marvin Pones, vicepr&#233;sident du congr&#232;s, signale que 40 % de la police du Honduras est en relation avec le crime organis&#233;. La pire perversit&#233; de cette force fut mise en &#233;vidence le jour de la Saint Valentin, quand le pire incendie de prison de l'histoire du Honduras co&#251;ta la vie &#224; 361 intern&#233;s de la prison de Comayagua. La furie de l'incendie se dut en partie au fait que les gardes, officiers de police commune ( ?), emp&#234;ch&#232;rent l'arriv&#233;e des pompiers pendant une demi-heure&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration Lobo et le congr&#232;s ont promis des r&#233;formes, mais elles n'ont pas eu lieu. Une commission d'investigation de haut niveau fut mise sur pied et d&#233;sactiv&#233;e, et celle qui aurait d&#251; la remplacer en est toujours &#224; &#171; Nous verrons &#187;. Parmi les figures cl&#233;s du pr&#233;tendu &#171; nettoyage &#187; se retrouvent Eduardo Villanueve, un des principaux ministres de l'auteur du coup d'&#233;tat Micheletti et Hector Ivan Mejia, actuel Porte-parole de la police, qui le 15 septembre de 2010 alors chef de la police de San Pedro Sula ordonna la dispersion avec des gaz lacrymog&#232;nes d'une manifestation de l'opposition, &#224; laquelle participait notamment une bande musicale d'&#233;coliers,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse aux r&#233;clamations d'un groupe de &#171; droits humains &#187;, la 24 avril, Lobo d&#233;signa le g&#233;n&#233;ral Aquiles Blu Rodrigu&#233;z &#224; la t&#234;te d'une nouvelle commission d'investigation. Ce g&#233;n&#233;ral est accus&#233; d'obstruction &#224; la justice et de liens avec le narcotrafic au Chili. Le 1er mai, le gouvernement reconnu que jusqu'alors, il n'avait enqu&#234;t&#233; que sur 18 plaintes contre des policiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Incapable de se purger lui-m&#234;me, le gouvernement a r&#233;pondu &#224; la crise de la s&#233;curit&#233; avec une r&#233;pression croissante. Codafeh et le Centre Pour la Justice et la Loi Internationale ont attir&#233; l'attention sur des mesures r&#233;centes qui sont suppos&#233;es combattre la criminalit&#233;, mais qui en r&#233;alit&#233; restreignent les droits humains de la population, par exemple une loi qui r&#233;duit les restrictions mises aux &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques et une autre qui permet au gouvernement d'inspecter les comptes bancaires d'organisations non gouvernementales (le congr&#232;s Hondurien a &#233;galement mis &#224; l'&#233;tude la l&#233;gislation en mati&#232;re de contraception la plus r&#233;pressive du monde qui criminalise la d&#233;livrance de la pilule du lendemain (et la prise, pr&#233;tendant mettre en prison les mineures qui en ferait usage NdT), m&#234;me concernant les victimes de viol). Le 20 mars, une mesure &#171; d'urgence &#187; a prolong&#233; de trois mois l'autorisation qui permet &#224; l'arm&#233;e d'exercer des fonctions de police commune comme de patrouiller dans les rues. Lobo a dit qu'il pr&#233;tend que ces autorisations deviennent permanentes, ce qui constituerait une violation flagrante de la constitution, qui s&#233;pare les fonctions des forces arm&#233;es de celles de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e hondurienne, elle aussi est corrompue Le 1er novembre 2010, un a&#233;roplane employ&#233; dans la lutte contre le narcotrafic a &#233;t&#233; &#171; vol&#233; &#187; dans une base militaire de San Pedro Sula. Selon le quotidien de droite La Tribune, au moins 19 membres de l'arm&#233;e, en ce inclus des officiers sup&#233;rieurs et moyens, furent complices de l'op&#233;ration En ao&#251;t 2011, 300 fusils automatiques et 300 000 munitions disparurent d'un magasin de l'unit&#233; d'&#233;lite Cobras. Malgr&#233; ces ant&#233;c&#233;dents, un nouveau d&#233;cret permit &#224; l'arm&#233;e d'&#233;tablir des tractations directes avec les fournisseurs, ce qui donne le feu vert &#224; une plus grande corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus dangereux de tout est que d&#232;s que se produit le coup d'&#233;tat le gouvernement a attaqu&#233; syst&#233;matiquement l'opposition La Commission Interam&#233;ricaine de Droits Humains rapporte de &#171; s&#233;rieux incidents de violence et de r&#233;pression &#187; contre des manifestants. Selon Reporters Sans Fronti&#232;re, au moins 22 journalistes et travailleurs de la presse &#8211; dans leur majorit&#233; critiques du gouvernement &#8211; ont &#233;t&#233; assassin&#233;s dans les trois derni&#232;res ann&#233;es. Le 16 mai, une semaine apr&#232;s avoir &#233;t&#233; enlev&#233;, le corps du c&#233;l&#232;bre reporter de radio Alfredo Villatore r&#233;apparu sans vie, il &#233;tait v&#234;tu d'un uniforme de police. Le 7 mai, le populaire journaliste, militant des droits LGBT et candidat &#224; la d&#233;putation du parti d'opposition LIBRE, Enrick Martinez fut retrouv&#233; &#233;trangl&#233; au bord d'un chemin La AFL-CIO a &#233;galement d&#233;nonc&#233; les &#171; nombreux assassinats, attaques et menaces contre des dirigeants syndicaux &#224; cause de leur travail corporatiste ou politique depuis 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quiconque se risque &#224; enqu&#234;ter au sujet de ces abus met en risques sa vie. Les Nations Unies rapportent en f&#233;vrier que les d&#233;fenseurs des Droits Humains continuent &#224; &#234;tre victimes d'ex&#233;cutions sommaires, disparitions forc&#233;es, tortures, maltraitance, menaces de mort, attaques, harc&#232;lement et stigmatisation Le 22 f&#233;vrier, par exemple, un groupe paramilitaire d&#233;nomm&#233; CAM, reli&#233;s aux escadrons de la mort des ann&#233;es 80, envoyait &#224; la co-fondatrice et secr&#233;taire de presse de Cofadeh, Dina Meza, le message suivant : &#171; On va te cramer la chatte &#224; la chaux vive jusqu'&#224; ce que tu cries et apr&#232;s chacun d'entre nous prendra du bon temps avec toi &#187; En avril, le m&#234;me groupe commen&#231;ait &#224; envoyer des menaces de mort &#224; d'autres femmes, une britannique et l'autre fran&#231;aise, qui servaient d'accompagnantes &#224; des Honduriennes menac&#233;es. Les promesses de protection du gouvernement sont rarement tenues, et quand elles le sont, elles sont entre les mains de la m&#234;me police dont les victimes potentielles devraient &#234;tre prot&#233;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix le plus lourd est pay&#233; par les activistes paysans. Dans la vall&#233;e d'Aguan, au moins 46 paysans qui luttaient pour le droit &#224; leur terre ont &#233;t&#233; assassin&#233;s depuis le coup d'&#233;tat. La majorit&#233; des crimes ont &#233;t&#233; commis par une combinaison de forces militaires, polici&#232;res et les milices priv&#233;es de Miguel Facusse, le propri&#233;taire terrien le plus riche et puissant du pays, et un soutien cl&#233; du coup d'&#233;tat. Ceux qui perp&#233;tuent ces crimes jouissent qu'une impunit&#233; quasi absolue. Le 24 juin 2011, par exemple, 65 policier assaillirent la communaut&#233; paysanne de Rigores, br&#251;lant plus de 100 maisons et d&#233;molissant 3 &#233;glises et une &#233;cole. Jusqu'ici personne n'a &#233;t&#233; accus&#233; formellement pour ces faits. Pour le moins dix gardes de s&#233;curit&#233; sont &#233;galement morts dans ce conflit. Dans un mail en r&#233;ponse au questionnaire envoy&#233; pour cet article, Facusse admit que 4 paysans furent assassin&#233;s dans un incident d&#233;crit comme une bagarre avec ses forces de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les 74 minutes, un homme, une femme, un enfant sont assassin&#233;s au Honduras. Selon l'Organisation des Nations unies, le pays obtint en 2011 le taux d'homicide le plus &#233;lev&#233; au monde. Ceci inclut les morts &#224; coups de machette ou de feu dans les cas de violence domestique ou dans les bagarres de bar. Simplement beaucoup de gens donnent libre cours &#224; leurs impulsions criminelles parce que, &#224; cause de la pagaille du syst&#232;me judiciaire, ils croient qu'ils ne subiront aucun ch&#226;timent. L'ONU d&#233;finit la situation au Honduras comme d'impunit&#233; absolue. Selon Human Right Watch, les femmes et les membres de la communaut&#233; LGBT sont particuli&#232;rement signal&#233;s comme des cibles pour l'assassinat, pour des criminels de droits commun comme pour la police. Dans cette situation de tout est permis les gangs en viennent &#224; contr&#244;ler des quartiers entiers de la capitale, couvrant des imp&#244;ts sur les commerces et le passage de v&#233;hicules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment le coup d'&#233;tat militaire a-t-il influ&#233; sur tout ceci ? Additionnez la corruption rampante de l'&#233;tat hondurien, le crime qu'il d&#233;bride et couvre, sa r&#233;pression brutale des opposants, et il appara&#238;tra qu'il est impossible que la culpabilit&#233; de la situation incombe exclusivement au narcotrafic et aux gangs. Le crime organis&#233; et le trafic de drogue est intrins&#232;quement li&#233; au r&#233;gime criminel de Porfirio Lobo et des oligarques honduriens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, l'alliance entre les USA et un r&#233;gime aussi brutal et antid&#233;mocratique que celui du Honduras a fait l'objet d'un questionnement &#224; Washington. Howard Berman, le d&#233;mocrate au sommet de la hi&#233;rarchie dans le Comit&#233; des Affaires Etrang&#232;res de la Chambre des Repr&#233;sentants, envoya en novembre une lettre &#224; la secr&#233;taire d'&#233;tat Harpie (d&#233;sol&#233;e NdT) Hillary Clinton. Dans celle-ci, il demandait si les USA &#233;taient en train d'armer un r&#233;gime dangereux en Am&#233;rique Centrale. 94 membres de la Chambre, incluant de nombreux leaders d&#233;mocrates ont sign&#233; le 9 mars une lettre patronn&#233;e par le repr&#233;sentant Jan Schakowsi dans laquelle est demand&#233;&#8211; sp&#233;cialement eu &#233;gard &#224; la situation de la vall&#233;e de Aguan &#8211; la suspension de l'aide militaire et polici&#232;re au Honduras. Le 5 mars, 7 s&#233;nateurs avaient sign&#233; une lettre pr&#233;sent&#233;e par Barbara Mikulski, dans laquelle &#233;tait exprim&#233;e une pr&#233;occupation pour l'augmentation des violations des droits humains dans ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non que le Congr&#232;s se soit lev&#233; rapidement avec un d&#233;marrage sur les chapeaux de roues. Les Activistes du Secours Rouge du Honduras et leurs alli&#233;s sont venus insistant pendant trois ans sur ce th&#232;me, obtenant un appui au niveau de la base et faisant pression pour &#234;tre &#233;cout&#233;s &#224; Washington et au Honduras. (Eclaircissement : l'auteure de l'article est membre de ce r&#233;seau). Le D&#233;partement d'Etat a reconnu qu'il existe des &#171; issues &#187; (Probl&#232;mes ? NdT) de droits humains au Honduras et que l'appareil de s&#233;curit&#233; de l'&#233;tat est en crise, mais jusqu'ici n'a pas d&#233;nonc&#233; l'administration de Lobo pour r&#233;pression et corruption. L'ambassade US &#224; Tegucigalpa &#224; r&#233;pondu aux dol&#233;ances exprim&#233;es par des militants des droits humains pour qu'une enqu&#234;te soit men&#233;e concernant le CAM pour des activit&#233;s en tant qu'escadrons de la mort disant que &#171; malheureusement, la capacit&#233; des autorit&#233;s hondurienne pour faire valoir la loi est limit&#233;e &#187; et que le gouvernement US aide son pair centram&#233;ricain &#224; &#171; am&#233;liorer ces capacit&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme justification de leur appui au gouvernement du Honduras, les fonctionnaires US soutiennent que celui-ci a besoin que les USA l'aide &#224; r&#233;gler ses probl&#232;mes. Etant donn&#233; la claire absence de volont&#233; de changement manifest&#233;e par Lobo et son gouvernement, cette justification, est pour le moins, ing&#233;nue. Le vice-pr&#233;sident Jo Biden affirma durant sa r&#233;cente visite au Honduras que &#171; &lt;i&gt;les USA &#233;taient absolument engag&#233;s &#224; continuer &#224; travailler avec ce pays pour gagner la bataille contre le narcotrafic&lt;/i&gt; &#187;. Invoquant l'Initiative de S&#233;curit&#233; R&#233;gionale pour l'Am&#233;rique Centrale, Biden promit d'augmenter les fonds pour aider militaires et policier dans la frileuse aide de 107 millions de $.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La visite de Biden se produisit au milieu d'une mont&#233;e de critiques contre la politique anti-drogue des Etats-Unis. Le pr&#233;sident de Colombie Juan Manuel Santos et Otto P&#232;re Molina du Guatemala se prononc&#232;rent publiquement en faveur d'une d&#233;p&#233;nalisation de la consommation de drogues, d&#233;non&#231;ant l'&#233;chec des politiques militaires impuls&#233;es par Washington&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les causes de la politique agressive de l'administration Obama ? Les Usa consid&#232;rent depuis longtemps que le Honduras, sont &#233;tat client le plus captif d'Am&#233;rique Latine, est d'une grande importance strat&#233;gique r&#233;gionale. De m&#234;me que durant la d&#233;cade de 1980, quand il servit de bases pour les op&#233;rations de guerre contre le Nicaragua, ce pays est un centre id&#233;al pour les op&#233;rations militaires en Am&#233;rique centrale. L'ann&#233;e pass&#233;e, il re&#231;ut plus de 50 millions de $ en contrats du Pentagone, incluant 24 millions pour transformer les baraquements de la base a&#233;rienne de Soto Cano, &#233;lev&#233;s en 1954, en installations permanentes. La valeur strat&#233;gique de cette unit&#233; r&#233;side dans ce qu'elle est l'unique base a&#233;rienne entre les USA et l'Am&#233;rique Latine. En 2011, 62 % des fonds attribu&#233;s par le Minist&#232;re de la D&#233;fense &#224; l'Am&#233;rique Centrale aboutirent au Honduras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les int&#233;r&#234;ts des entreprises US sont &#233;galement &#233;normes. Elles embrassent des investissements dans les secteurs miniers et hydro&#233;lectriques, les op&#233;rations banani&#232;res de Dole et Chiquita (qui emploient 11 000 personnes et sont en expansion) et les manufactures de v&#234;tements, pi&#232;ces automobiles et autres &#233;l&#233;ments, qui donnent de l'emploi &#224; 110 000 personnes, inclus les 3 000 travailleurs de la fabrique de syst&#232;me de distributions &#233;lectrique de Lear de San Pedro Sula.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, le coup d'&#233;tat militaire rendit possible ce que les Honduriens appellent &#171; le second coup d'&#233;tat &#187;, un agenda &#233;conomique d'investissement transnational op&#233;r&#233;es par les &#233;lites du pays, qui aujourd'hui ont les mains libres pour faire ce qu'elles veulent. Au sommet de leurs priorit&#233;s se rencontrent la privatisation des fonctions publiques basiques. Au congr&#232;s il y a un projet de loi pour privatiser les syst&#232;mes d'&#233;lectricit&#233;, l'eau courante et les ports. En attaque ouverte aux puissants syndicats d'enseignants, le congr&#232;s a approuv&#233; en mars de l'ann&#233;e pass&#233;e une loi qui ouvre la porte &#224; la privatisation de toutes les &#233;coles du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet agenda comporte l'assaut sur les droits du travail. En novembre 2010, entra en vigueur une loi qui encourage les employeurs &#224; transformer des emplois permanents en emplois temporaires ; sous ces nouvelles conditions de droit du travail, les travailleurs perdraient leur droit aux soins de sant&#233; et &#224; s'organiser en syndicats. Une plainte pr&#233;sent&#233;e sous l'&#233;gide de l'&lt;i&gt;Accord Centram&#233;ricain de Libre Commerce&lt;/i&gt; (CAFTA) par AFL-CIO devant le d&#233;partement d'&#233;tat des USA en mars, d&#233;crit une s&#233;rie de violations syst&#233;matiques des droits du travail les plus &#233;l&#233;mentaires depuis le renversement de Zelaya. Ces violences incluent le renvoi de centaines de travailleurs pour avoir essay&#233; d'organiser des syndicats, le non-paiement de salaires minimums et m&#234;me de tout salaire, point. Les travailleurs Honduriens, conclut le document, ont p&#226;ti d'une r&#233;duction de leurs droits qui sont ignor&#233;s et viol&#233;s en toute impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple encore plus extr&#234;me des abus est la loi dite de &#171; villes mod&#232;les &#187;, approuv&#233;es en juillet de l'ann&#233;e pass&#233;e. Cette loi permet la cr&#233;ation de sones &#233;conomiques autonomes dans lesquelles la constitution et les lois du Honduras n'auront pas cours, ni non plus les plus &#233;l&#233;mentaires r&#232;gles du contr&#244;le gouvernemental. Dans ces dites sones, les investisseurs transnationaux op&#232;rent de fait comme des &#233;tats ind&#233;pendants. (Tiens, tiens, m&#234;me mod&#232;le pour Euro-V&#233;ga en Espagne ! NdT)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique du d&#233;partement d'&#233;tat US envers l'Am&#233;rique Latine est toujours conduite aujourd'hui par des experts de l'&#233;poque de Georges Bush, qui travaillent en &#233;troite collaboration avec la droite Cubano-am&#233;ricaine. Les leaders de celle-ci, &#224; leur tour ont c&#233;l&#233;br&#233; le coup d'&#233;tat au Honduras comme un succ&#232;s qui marque le retrait des gouvernements d&#233;mocratiques de gauches et centre-gauche, qui sont arriv&#233;s au pouvoir dans toute l'Am&#233;rique Latine, durant les quinze derni&#232;res ann&#233;es. Se faisant &#233;cho de ces raisonnements, le candidat r&#233;publicain Mitt Rommey critiqua Obama, en d&#233;cembre pour son appui suppos&#233; &#224; Zelaya durant le coup d'&#233;tat. &#171; Pendant que le Honduras voulait virer sont pr&#233;sident pro-marxiste, notre pr&#233;sident l'appuyait &#187; disait Rommey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La responsabilit&#233; finale, toutefois, revient au pr&#233;sident Obama et &#224; la secr&#233;taire Clinton, qui sont en train d'utiliser le Honduras pour r&#233;affirmer le pouvoir des USA dans l'h&#233;misph&#232;re Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivant sous les fusils US, les Honduriens ont d&#233;nonc&#233; une r&#233;cente militarisation de leur pays. Dans un article durissime intitul&#233; &#171; Ob&#233;issance &#187;, Cofadeh r&#233;pondit &#224; la visite de Biden en d&#233;clarant ; &#171; La guerre contre les drogues n'est qu'un pr&#233;texte pour &#233;tendre l'occupation militaire US dans le pays et pour bloquer la vague de changement politique impuls&#233;e par la r&#233;sistance nationale &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir support&#233; trois ans de r&#233;pression, les militants de cette vague de r&#233;sistance montrent quelques signes de fatigue. Toutefois les gens continuent &#224; protester dans les rues, ce qui demande beaucoup de courage, &#233;tant donn&#233; que les marches sont r&#233;prim&#233;es, au moins par des gaz lacrymog&#232;ne et des matraques. Rien que dans la derni&#232;re semaine de mars, les conducteurs de bus et taxis, lesbiennes et gays, travailleurs des usines d'&#233;nergie, professeurs et &#233;l&#232;ves ont manifest&#233; sur la voie publique. Un peu avant, un autre groupe avait occup&#233; les fameuses ruines mayas de Copan pour protester contre une loi qui donne aux municipalit&#233;s le contr&#244;le sur les sites historiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le coup d'&#233;tat, tous ces &#233;l&#233;ments avaient converg&#233; dans la formation du Front National de R&#233;sistance Populaire (FNRP). Le Front existe encore, quoique l'excitation des premi&#232;res ann&#233;es &#224; perdu de son brio. Ses participants incluent le mouvement indig&#232;ne, les peuples afro-indig&#232;nes Garifuna (descendant des Cara&#239;bes NdT), le mouvement des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels, f&#233;ministes, avocats et juges, et une myriade d'autres groupes de r&#233;sistance, appuy&#233;e par une culture de m&#233;dias alternatifs. Zelaya fut autoris&#233; &#224; rentrer au pays en mai de 2011, son &#233;pouse Xiomara Castro de Zelaya, est l'actuelle candidate pr&#233;sidentielle de LIBRE, le nouveau parti fond&#233; par le FNRP. Le 1er mai, de centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester dans des marches organis&#233;es par LIBRE et les trois principales f&#233;d&#233;rations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;sistance en plus fleurit dans la culture populaire. Pour donner un d&#233;licieux exemple : dans la veill&#233;e de l'ann&#233;e nouvelle, les Honduriens confectionnent des figurines qui repr&#233;sentent toutes les choses mauvaises qui leur sont arriv&#233;es au cours de l'ann&#233;e qui s'ach&#232;ve et ensuite les br&#251;lent de mani&#232;re rituelle. La premi&#232;re ann&#233;e apr&#232;s le coup d'&#233;tat, les figurines du dictateur Micheletti se voyaient de toutes parts, l'ann&#233;e suivante, le plus repr&#233;sent&#233; fut Lobo. Cette ann&#233;e, les manifestants ont construit des maquettes de taille r&#233;elle des autos de la police qu'ils ont remplis de mannequins qui repr&#233;sentait le fils assassin&#233; de la rectrice et son ami. D'autres maquettes montraient des tanks conduits par Lobo et l'administrateur de la corrompue entreprise nationale de l'&#233;nergie &#233;lectrique. Les quotidiens honduriens ont port&#233; ces images dans tous les coins du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le peuple du Honduras et ses alli&#233;s aux USA et dans le reste du monde le chemin &#224; parcourir est tr&#232;s difficile. Il n'y a pas de solutions simples. Les d&#233;fenseurs des droits humains, depuis Cofadeh &#224; l'ONU et la &lt;i&gt;Commission Interam&#233;ricaine des Droits Humains&lt;/i&gt; ont r&#233;clam&#233; au gouvernement qu'il prenne des mesures pour garantir les droits les plus basiques. Ils r&#233;clament &#233;galement la fin de la r&#233;pression politique, des gaz lacrymog&#232;nes, des &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques, du harc&#232;lement et des ex&#233;cutions clandestines, ainsi que l'application de la loi et des droits du travail, l'assainissement des prisons, l'&#233;limination des &#233;l&#233;ments criminels de la justice, de la police et de l'arm&#233;e et la mise en marche d'une v&#233;ritable r&#233;forme agraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment se feront ces changements, si le pr&#233;sident Lobo et le congr&#232;s, intimement li&#233;s au trafic de la drogue et au crime organis&#233; &#8211; et abrit&#233;s derri&#232;re le parapet des USA - n'ont pas la volont&#233; politique le les mettre en &#339;uvre ? Les membres de l'opposition signalent que l'unique mani&#232;re c'est de reconstruire l'&#233;tat hondurien depuis la base, au moyen d'une assembl&#233;e constituante semblable &#224; celles qui ont eu lieu dans d'autres pays d'Am&#233;rique Latine dans les r&#233;centes ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre temps, Cofadeh et les autres voix notables) de la soci&#233;t&#233; hondurienne demandent &#224; grands cris que les USA et les autres pays suspendent leur aide aux forces arm&#233;es et polici&#232;res. &#171; Arr&#234;tez d'alimenter la b&#234;te, clamait la rectrice Julietta Castellano en novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait nous sommes revenus aux ann&#233;es 80, quand le pr&#233;sident Ronald Reagan, appuyait les gouvernements de droite contre les mouvements d&#233;mocratiques de l'Am&#233;rique Latine. Les cons&#233;quences du renversement de Zelaya ont &#233;t&#233; incommensurables : comme dirait Tirza Flores Lana, une ex juge d'appel de San Pedro Sula d&#233;mise ainsi que d'autres juges pour son opposition au coup d'&#233;tat : &#171; Le coup d'&#233;tat a d&#233;truit la d&#233;mocratie naissante que nous &#233;tions occup&#233;s &#224; construire avec de grands efforts au Honduras, et nous revivons le fant&#244;me des dictatures militaires dans toute l'Am&#233;rique Latine &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dana Frank&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;The Nation&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.thenation.com/article/168058/honduras-%C2%BFde-que-lado-esta-eeuu#&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;The Nation&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. USA, 24 de mars 2012&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &#171; &lt;a href=&#034;http://les-etats-d-anne.over-blog.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les &#233;tats d'Anne&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &#187; : &lt;a href=&#034;http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-honduras-de-quel-cote-sont-les-etats-unis-1-106670651.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Premier partie&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&#034;http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-honduras-de-quel-cote-sont-les-etats-unis-106669855.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Deuxi&#232;me partie&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de&lt;/strong&gt; : Anne Wolff&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Rappel-du-Coup-d-EtatHonduras-de-quel-cote-sont-les-Etats-Unis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 17 octobre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;* &lt;strong&gt;Dana Frank&lt;/strong&gt; es profesora de Historia en la Universidad de California, Santa Cruz, es tambien autor de : &#171; &lt;i&gt;Bananeras : Women...&lt;/i&gt; &#187; ; &lt;a href=&#034;http://www.thenation.com/article/170543/how-low-can-honduras-go&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;How Low Can Honduras Go ?&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&#034;http://www.thenation.com/article/167994/honduras-which-side-us&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Honduras : Which Side Is the US On ?&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.thenation.com/section/drug-war-and-drug-policy&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Drug War and Drug Policy&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
