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	<title>El Correo</title>
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		<title>Marie-Anne Erize Tisseau&#171; La disparue de San Juan &#187; Philippe Broussard</title>
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		<dc:date>2017-01-31T08:03:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Estelle Leroy-Debiasi *, Philippe Broussard *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un nom. Deux dates. Un destin. Une disparition. Marie-Anne Erize Tisseau est n&#233;e le 28 mars 1952 &#224; Espartillar, province de Buenos Aires. Enlev&#233;e le 15 octobre 1976, &#224; San Juan, &#224; 24 ans devant un magasin de cycles, jet&#233;e- comme beaucoup d'autres &#224; cette &#233;poque en pleine dictature argentine- dans une Ford Falcon par des hommes en civil vers une destination qui restera inconnue de tous, &#224; commencer par les t&#233;moins de cette sc&#232;ne Domingo Palacio, r&#233;parateur de v&#233;lo et son &#233;pouse Magdalena. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Livres" rel="directory"&gt;Livres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un nom. Deux dates. Un destin. Une disparition. Marie-Anne Erize Tisseau est n&#233;e le 28 mars 1952 &#224; Espartillar, province de Buenos Aires. Enlev&#233;e le 15 octobre 1976, &#224; San Juan, &#224; 24 ans devant un magasin de cycles, jet&#233;e- comme beaucoup d'autres &#224; cette &#233;poque en pleine dictature argentine- dans une Ford Falcon par des hommes en civil vers une destination qui restera inconnue de tous, &#224; commencer par les t&#233;moins de cette sc&#232;ne Domingo Palacio, r&#233;parateur de v&#233;lo et son &#233;pouse Magdalena.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un nom. Deux dates. Un destin. Une disparition. Marie-Anne Erize Tisseau est n&#233;e le 28 mars 1952 &#224; Espartillar, province de Buenos Aires. Enlev&#233;e le 15 octobre 1976, &#224; San Juan, &#224; 24 ans devant un magasin de cycles, jet&#233;e- comme beaucoup d'autres &#224; cette &#233;poque en pleine dictature argentine- dans une Ford Falcon par des hommes en civil vers une destination qui restera inconnue de tous, &#224; commencer par les t&#233;moins de cette sc&#232;ne Domingo Palacio, r&#233;parateur de v&#233;lo et son &#233;pouse Magdalena.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8044 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L299xH475/330-0b3e7.jpg?1694869994' width='299' height='475' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La disparue de San Juan
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Philippe Broussard, journaliste &#224; l'Express, est le fruit d'une enqu&#234;te de plusieurs ann&#233;es, &#224; la suite d'un reportage fait il y a dix ans. Marie-Anne Erize est une des victimes -quelque 30 000- de la dictature argentine entre 76 et 83. C'est bien plus qu'une enqu&#234;te sur la ou les personnalit&#233;s de la &#171; &lt;strong&gt;&lt;a target=&#034;_blank&#034; href=&#034;http://www.amazon.fr/gp/search/ref=as_li_qf_sp_sr_tl?ie=UTF8&amp;keywords=La%20disparue%20de%20San%20Juan&amp;tag=elcordeladiaa-21&amp;index=aps&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&#034;&gt;La disparue de San Juan&lt;/a&gt;&lt;img src=&#034;http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=elcordeladiaa-21&amp;l=ur2&amp;o=8&#034; width='1' height='1' border=&#034;0&#034; alt=&#034;&#034; style='border:none !important; margin:0px !important;' /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt; &#187; et son parcours &#233;tonnant qu'il nous propose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie-Anne, franco-argentine &#8211; une fran&#231;aise qui a grandi en Argentine- issue d'une famille nombreuse catholique, de pionniers fran&#231;ais, ouverts. Elle poussera dans les espaces de libert&#233; de l'Argentine profonde, en pleine nature. N&#233;e dans la pampa a Espartillar dans le fief familial des Erize, son p&#232;re va trouver un job &#224; &lt;i&gt;Puerto Esperanza&lt;/i&gt; dans la province de Misiones au nord de l'Argentine, une autre argentine &#224; la terre humide et fi&#233;vreuse. Une famille ciment&#233;e, par la foi, un m&#233;lange d'esprit d'aventure et d' endurance auquel viendra s'ajouter pour Marie-Anne un m&#233;tissage &#171; plus indien &#187;, h&#233;ritage de sa vie &#224; Misiones, plus t&#233;m&#233;raire, et libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille rejoint Buenos Aires pour des raisons scolaires principalement, et l'on retrouve Marie-Anne inscrite &#224; la section locale des scouts de France&#8230;L'occasion plus tard de rencontrer le p&#232;re Jean Loison, h&#233;ritier du concile de Vatican 2, pr&#234;tre moderne et ouvert &#224; la jeunesse, sans doute proche de la th&#233;ologie de la lib&#233;ration, des pr&#234;tes des humbles qui d&#233;fendent une &#233;glise solidaire et de gauche. Celle dont le surnom est &#171; l&#233;zard d&#233;brouillard &#187;, est d&#233;j&#224; d&#233;crite comme pleine de vie, enthousiaste, g&#233;n&#233;reuse, rayonnante, mais loin de tout combat politique, alors que l'Argentine depuis le d&#233;part de Peron vit au rythme des putschs militaires. Mais la foi et le go&#251;t de la libert&#233; vont s&#251;rement &#234;tre d&#233;terminants dans la suite de son histoire. Rebelle, r&#233;volt&#233;e ? qui r&#234;ve d'aider les pauvres, elle mettra en action quelques ann&#233;es plus tard ses r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin des &#233;tudes, s&#233;jour en France rue de Longchamp chez la grand-m&#232;re maternelle, &#224; 18 ans la voil&#224; plong&#233;e dans la vie trop&#233;zienne et les mondanit&#233;s parisiennes. Le livre transcrit ce puzzle &#233;tonnant, amassant documents, t&#233;moignages, permettant de cerner les multiples facettes de Marie-Anne, avec des allers-retours entre Paris et Buenos Aires. Comme beaucoup de jeunes, elle r&#234;ve d'une soci&#233;t&#233; plus &#233;quitable, devient sensible au combat id&#233;ologique de l'&#233;poque. Elle va dans les bidonvilles s'occuper des plus d&#233;munis, d'abord dans la &#171; Villa &#187; de &lt;i&gt;Belgrano bajo&lt;/i&gt;, non loin de la maison familiale, alors qu'elle est assistante maternelle &#224; l'&#233;cole fran&#231;aise. Le hasard des rencontres fait qu'elle devient mannequin, sollicit&#233;e par les plus r&#233;put&#233;s des cr&#233;ateurs de mode &#224; Buenos Aires, l'Espagne, Paris o&#249; elle a fr&#233;quent&#233; des artistes connus (Moustaki, Paco de Lucia &#8230;), fait les &#171; &lt;i&gt;covers&lt;/i&gt; &#187; de plusieurs magazines, &#224; 20 ans, d&#233;file sur les podium des couturiers. Marie-Anne, passe d'un monde &#224; l'autre avec intelligence. Elle finira par tourner le dos &#224; une vie facile, un milieu qu'elle trouvait sans doute superficiel, motiv&#233;e par une vraie &#171; conscience sociale &#187;. L&#224; elle se rapprochera des Montoneros, ce mouvement p&#233;roniste de gauche&#8230;Puis au fil des mois, l'&#233;tau se resserre, bien que Marie-Anne n'ait rien &#224; se reprocher dans une vie apparemment lisse d'h&#244;tesse de l'air. Les menaces se font de plus en plus pressantes : sa vie devient clandestine, apr&#232;s l'arrestation de son compagnon, changeant de domicile ou de pr&#233;nom &#8230;jusqu'&#224; sa disparition. Jamais Marie-Anne n'a voulu &#233;chapp&#233; &#224; son destin, fuir l'Argentine comme ses proches lui ont demand&#233; &#224; maintes reprises. Et le t&#233;moignage bouleversant de sa petite s&#339;ur, qui avait 14 ans quand elle a disparu, recueilli par l'auteur r&#233;sume tout : pas question de l'id&#233;aliser, pas besoin, car elle &#233;tait honn&#234;te avec elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La structure m&#234;me du livre porte &#224; l'&#233;motion : ce r&#233;cit chronologique du parcours de Marie- Anne est ponctu&#233; des lettres que l'auteur &#233;crit &#224; sa m&#232;re, &#226;g&#233;e de 84 ans, afin de l'informer de ses recherches et de lui d&#233;voiler la part d'ombre de sa fille. D'en finir aussi avec les peurs de la famille avec une version en quelque sorte &#171; convenue &#187; et peut &#234;tre simpliste de l'histoire de Marie-Anne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une premi&#232;re rencontre lors d'une enqu&#234;te en novembre 2000, Philippe Broussard a repris une correspondance avec la m&#232;re de Marie-Anne en novembre 2008, une correspondance &#224; sens unique qui jalonne cet ouvrage. Une m&#232;re qui pr&#233;f&#232;re ne pas s&#8216;exprimer sur le sujet, peut &#234;tre aussi parce que la chape de plomb qui s'est abattue dans les mois et les ann&#233;es qui suivirent la disparition de Marie-Anne, a &#233;touff&#233; de peur cette m&#232;re qui tremblait pour ses six autres enfants. Une famille, qui &#224; la surprise de beaucoup, semblait r&#233;ticente dans les ann&#233;es 78-80 face aux actions organis&#233;es &#224; Paris sur la cause des disparus franco-argentins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des investigations qui l'aideront, peut &#234;tre &#224; mieux la comprendre et aussi qui montrent bien que Marie-Anne comme tant d'autres victimes de la dictature n'avait que ses id&#233;aux &#224; se reprocher. Que la machine infernale de la dictature, la croisade &#8211;car contre cette jeunesse &#233;tait lanc&#233;e une croisade- avait une volont&#233; de destruction organis&#233;e et syst&#233;matique, ce que l'on comprendra apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Philippe Broussard ne fait non plus l'impasse, loin de l&#224;, sur le r&#244;le de l'&#233;glise catholique int&#233;griste aux cot&#233;s du pouvoir de l'&#233;poque, une &#233;glise p&#233;trie de haine ; sur la relative faiblesse et l'embarras du pouvoir fran&#231;ais de l'&#233;poque face &#224; la disparition de certains de ses ressortissants et l'attitude molle des ambassadeurs ; sur la difficult&#233; de poursuivre- la traque- que ce soit en Argentine, en France, en Italie, celui qui est responsable de la disparition de Marie-Anne, malgr&#233; l'&#233;nergie d&#233;ploy&#233;e par les avocats de la famille, notamment en France avec ma&#238;tre Sophie Thonon. Philippe Broussard m&#232;ne l'enqu&#234;te sur Olivera, ses croyances exalt&#233;es, son parcours, sa reconversion d'ex officier devenu avocat, sa vie, ses r&#233;seaux, ses soutiens. Enfin arr&#234;t&#233; en Italie en ao&#251;t 2000, la justice le rel&#226;che apr&#232;s un curieux proc&#232;s. Qu'en disent les juges qui l'ont jug&#233;s &#224; l'&#233;poque ? Malaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jorge Olivera est aujourd'hui incarc&#233;r&#233;. Deux proc&#233;dures judiciaires sont en cours, en France et en Argentine. L'auteur confie au fil de sa correspondance ses doutes, ses espoirs, face &#224; ce drame familial qui traduit bien un drame national, et qui attend encore un ultime chapitre, actuellement dans les mains de la justice argentine. Un chapitre qui s'&#233;crit dans l'Argentine d'aujourd'hui chaque jour au fil des proc&#232;s, pour ne jamais oublier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?La-disparue-de-San-Juan-Philippe-Broussard&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;El Correo&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 19 avril 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe src=&#034;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=elcordeladiaa-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=B005PFH08A&amp;ref=qf_sp_asin_til&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_top&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=FFFFFF&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&#034; style=&#034;width:120px;height:240px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; marginwidth=&#034;0&#034; marginheight=&#034;0&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un ex-militaire condamn&#233; en Argentine &#224; perp&#233;tuit&#233; pour la disparition de la fran&#231;aise Marie-Anne Erize Tisseau </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Un-ex-militaire-condamne-en-Argentine-a-perpetuite-pour-la-disparition-de-la-francaise-Marie-Anne-Erize-Tisseau</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Un-ex-militaire-condamne-en-Argentine-a-perpetuite-pour-la-disparition-de-la-francaise-Marie-Anne-Erize-Tisseau</guid>
		<dc:date>2013-07-05T16:10:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Broussard *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Jorge Olivera, jug&#233; pour des dizaines d'atteintes aux droits l'homme &#224; l'&#233;poque de la dictature, est le principal responsable du destin tragique de Marie-Anne Erize, 24 ans, disparue en 1976. &lt;br class='autobr' /&gt; La famille de Marie-Anne Erize attendait ce moment depuis des dizaines d'ann&#233;es : la justice argentine a enfin d&#233;sign&#233; des coupables dans l'affaire de la disparition de cette Fran&#231;aise de 24 ans, enlev&#233;e par un petit groupe d'hommes en civil, le 15 octobre 1976, devant un magasin de cycles de San (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-98" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jorge Olivera, jug&#233; pour des dizaines d'atteintes aux droits l'homme &#224; l'&#233;poque de la dictature, est le principal responsable du destin tragique de Marie-Anne Erize, 24 ans, disparue en 1976.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/jpg/Marie-Anne_Erize.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L450xH201/Marie-Anne_Erize-cddfd-01dfd.jpg?1711348333' width='450' height='201' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&lt;b&gt;Marie-Anne Erize a &#233;t&#233; enlev&#233;e en 1976. Son corps n'a jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;.&lt;/b&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La famille de &lt;a href=&#034;http://www.lexpress.fr/actualite/societe/un-ex-militaire-argentin-mis-en-cause-dans-la-disparition-d-une-francaise_701031.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Marie-Anne Erize&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; attendait ce moment depuis des dizaines d'ann&#233;es : la justice argentine a enfin d&#233;sign&#233; des coupables dans l'affaire de la disparition de cette Fran&#231;aise de 24 ans, enlev&#233;e par un petit groupe d'hommes en civil, le 15 octobre 1976, devant un magasin de cycles de San Juan, une ville du nord-ouest du pays. Son corps, comme ceux de milliers de victimes de la dictature militaire (1976-1983), n'a jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;, mais les principaux responsables de cette op&#233;ration sont d&#233;sormais connus. Au terme d'un proc&#232;s d'un an et huit mois, le tribunal f&#233;d&#233;ral de San Juan a rendu son verdict dans la soir&#233;e de jeudi : le principal suspect, Jorge Olivera, un militaire devenu avocat, a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; la r&#233;clusion criminelle &#224; perp&#233;tuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce proc&#232;s, qui portait au total sur 60 victimes de la dictature dans la r&#233;gion de San Juan (dont deux disparus et un mort), a &#233;galement abouti &#224; la condamnation de six autres personnes. Parmi elles, un ancien chef local de la police f&#233;d&#233;rale, Horacio Nieto, &#233;galement condamn&#233; &#224; la prison &#224; vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire Erize est particuli&#232;rement connue en Argentine, o&#249; Marie-Anne Erize, issue d'une famille fran&#231;aise install&#233;e de longue date dans ce pays, fut tour &#224; tour top-mod&#232;le &#224; la Une des magazines f&#233;minins et gu&#233;rillera de gauche au sein des Montoneros. Son destin, d'une richesse d&#233;routante, l'a men&#233;e de Buenos Aires &#224; Paris, des podiums aux bidonvilles. Recherch&#233;e par les militaires arriv&#233;s au pouvoir lors du putsch de mars 1976, elle a fini par &#234;tre enlev&#233;e sept mois plus tard, &#224; San Juan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette ville, comme dans toutes les autres, fonctionnait alors, en marge de l'arm&#233;e r&#233;guli&#232;re, une sorte de milice charg&#233;e de traquer les opposants hors de tout cadre l&#233;gal. Jorge Olivera en &#233;tait le responsable. Ag&#233; &#224; l'&#233;poque de 26 ans, il menait de front ses activit&#233;s de &#171; simple &#187; lieutenant au R&#233;giment 22 (RIM 22), et la direction de cette unit&#233; secr&#232;te dont les membres intervenaient en civil, &#224; bord de voitures banalis&#233;es (surtout des Ford Falcon). Selon &lt;a href=&#034;http://www.lexpress.fr/actualite/monde/argentine-le-bourreau-de-marie-anne-erize-demasque_957793.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;un ancien chauffeur du RIM 22&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, dont L'Express a recueilli le t&#233;moignage en 2010, le groupe fonctionnait &#171; &lt;i&gt;comme la Gestapo par rapport &#224; l'arm&#233;e allemande&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivera a toujours ni&#233; avoir dirig&#233; une telle unit&#233;. De la m&#234;me mani&#232;re, il assurait n'avoir &#171; jamais rencontr&#233; &#187; Marie-Anne Erize. Mais une enqu&#234;te publi&#233;e par L'Express en 2011 a confirm&#233; &#224; la fois son implication dans la milice et sa responsabilit&#233; dans l'enl&#232;vement de la jeune femme le 15 octobre 1976. Ce jour-l&#224;, un vendredi, elle fut probablement conduite vers un lieu de d&#233;tention et de torture situ&#233; en p&#233;riph&#233;rie de la ville. Cette prison clandestine &#233;tait install&#233;e dans un centre de vacances de l'arm&#233;e baptis&#233; &#171; &lt;i&gt;La Marquesita&lt;/i&gt; &#187;. Des dizaines de personnes y ont subi des s&#233;vices.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Jorge Olivera, catholique int&#233;griste et ultra-nationaliste convaincu, &lt;br/&gt;ici photographi&#233; en 2000, est aujourd'hui &#226;g&#233; de 62 ans.&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_8576 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;128&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L400xH270/Jorge_Olivera-443b8-9ed61.jpg?1711348333' width='400' height='270' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&lt;b&gt;Jorge Olivera, catholique int&#233;griste et ultra-nationaliste convaincu, ici photographi&#233; en 2000, est aujourd'hui &#226;g&#233; de 62 ans.&lt;/B&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Photo&lt;/strong&gt; : Nicolas Trombeta/DR&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;
Apr&#232;s avoir quitt&#233; l'arm&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 1990 avec le grade de lieutenant-colonel, il est devenu avocat, sp&#233;cialis&#233; dans la d&#233;fense des anciens tortionnaires. Il s'est &#233;galement occup&#233; du dossier d'un ancien nazi r&#233;fugi&#233; pendant des ann&#233;es en Argentine, Erich Priebke. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Ces quinze derni&#232;res ann&#233;es, l'affaire Erize a donn&#233; lieu &#224; de nombreux rebondissements judiciaires. Un &#233;pisode a particuli&#232;rement marqu&#233; les esprits : la br&#232;ve incarc&#233;ration d'Olivera en Italie, &#224; l'&#233;t&#233; 2000, et sa lib&#233;ration dans des conditions tr&#232;s troubles. La d&#233;cision de la justice transalpine, prise sur la foi de faux documents fournis par l'entourage d'Olivera, fit scandale et provoqua des frictions diplomatiques. Tout indique que l'ancien &#171; simple lieutenant &#187; du RIM 22 a b&#233;n&#233;fici&#233; du soutien de r&#233;seaux d'extr&#234;me-droite, en Argentine mais aussi en Italie. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Sa condamnation est une victoire pour la famille Erize, en particulier sa m&#232;re, Fran&#231;oise, &#226;g&#233;e de 85 ans, qui n'a jamais cess&#233; de se battre, depuis 1976, pour savoir ce qu'&#233;tait devenue sa fille. L'un des fr&#232;res de Marie-Erize, Etienne se r &#233;jouit lui aussi de ce verdict au nom de l'ensemble de la famille : &#171; &lt;i&gt;cette journ&#233;e historique marque la fin d'une &#233;tape difficile et douloureuse. Pour nous, c'est un soulagement. Les bourreaux ne se sont pas repentis, nous ne savons pas ou sont les restes de Marie-Anne, mais nous savons maintenant que ses assassins seront en prison le reste de leur vie&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;Philippe Broussard&lt;/strong&gt;, pour L'Express.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/argentine-un-ex-militaire-condamne-a-perpetuite-pour-la-disparition-d-une-francaise_1264031.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'Express&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 5 juillet 2013.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
***&lt;BR/&gt;
&lt;strong&gt;El Correo vous propose de lire aussi &lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Marie-Anne-Erize-Tisseau-La-disparue-de-San-Juan-Philippe-Broussard&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;MARIE-ANNE ERIZE TISSEAU. &#171; La disparue de San Juan &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;strong&gt;Philippe Broussard&lt;/strong&gt;, est un journaliste fran&#231;ais laur&#233;at du prix Albert-Londres en 1993 et R&#233;dacteur en chef du service &#171; Enqu&#234;tes &#187;. de l'Express.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Argentine : le myst&#232;re Sandoval</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-le-mystere-Sandoval</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-le-mystere-Sandoval</guid>
		<dc:date>2012-07-05T16:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Broussard *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quel r&#244;le cet ex-policier a-t-il jou&#233; sous la dictature ? Install&#233; &#224; Paris, accus&#233; d'avoir &#233;t&#233; un tortionnaire, le Franco-Argentin explique sa version des faits ce jeudi devant la justice fran&#231;aise. &lt;br class='autobr' /&gt; Qui est vraiment Mario Sandoval ? Ce Franco-Argentin de 58 ans, qui se pr&#233;sente comme un expert en intelligence &#233;conomique, aura l'occasion de s'expliquer sur ses activit&#233;s, actuelles et pass&#233;es, le 12 janvier, devant le tribunal d'Auxerre (Yonne). Ce jour-l&#224;, la justice examinera sa plainte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-98" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quel r&#244;le cet ex-policier a-t-il jou&#233; sous la dictature ? Install&#233; &#224; Paris, accus&#233; d'avoir &#233;t&#233; un tortionnaire, le Franco-Argentin explique sa version des faits ce jeudi devant la justice fran&#231;aise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8578 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;87&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH199/Mario_Sadoval_conteste_son_implication_dans_la_disparition_de_Hernan_Abriata_en_1976--52dd0-0f9cd.jpg?1694570623' width='150' height='199' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&lt;b&gt;Mario Sadoval &lt;br/&gt;conteste son implication dans la disparition de Hernan Abriata en 1976. &lt;/b&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Qui est vraiment Mario Sandoval ? Ce Franco-Argentin de 58 ans, qui se pr&#233;sente comme un expert en intelligence &#233;conomique, aura l'occasion de s'expliquer sur ses activit&#233;s, actuelles et pass&#233;es, le 12 janvier, devant le tribunal d'Auxerre (Yonne). Ce jour-l&#224;, la justice examinera sa plainte en diffamation contre huit sites Internet poursuivis pour avoir produit, ou simplement relay&#233;, des articles l'accusant d'avoir &#233;t&#233; un tortionnaire au service de la junte au pouvoir en Argentine entre 1976 et 1983. Parmi les m&#233;dias incrimin&#233;s figurent &lt;i&gt;Marianne2&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;France Info&lt;/i&gt;, mais aussi des sites associatifs de gauche. Mario Sadoval conteste son implication dans la disparition de Hernan Abriata en 1976.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;limination des &#171; &#233;l&#233;ments subversifs &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La plupart de ces articles, diffus&#233;s en mars et avril 2008, reprenaient des informations du journal argentin &lt;i&gt;Pagina 12&lt;/i&gt;, r&#233;put&#233; pour ses enqu&#234;tes sur la p&#233;riode de la dictature. D'apr&#232;s ce quotidien, Mario Sandoval &#233;tait alors policier f&#233;d&#233;ral &#224; Buenos Aires, et appartenait &#224; un groupe sp&#233;cialis&#233; dans la traque, et parfois l'&#233;limination, des &#171; &#233;l&#233;ments subversifs &#187;. Toujours selon &lt;i&gt;Pagina 12&lt;/i&gt;, il aurait jou&#233; un r&#244;le d&#233;cisif dans la disparition, le 20 octobre 1976, d'un &#233;tudiant de 24 ans, Hernan Abriata. A l'&#233;poque, le surnom de Sandoval dans les rangs policiers &#233;tait para&#238;t-il &#171; Churasco &#187; (&#171; beau gosse &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains m&#233;dias ont avanc&#233; d'autres &#233;l&#233;ments biographiques &#224; son sujet. Apr&#232;s la chute de la junte, en 1983, alors que le monde d&#233;couvrait l'ampleur des disparitions forc&#233;es en Argentine (30 000 personnes selon les d&#233;fenseurs des droits de l'homme), Sandoval a fait carri&#232;re &#224; l'&#233;tranger. En Colombie, il aurait fr&#233;quent&#233; les paramilitaires d'extr&#234;me droite et particip&#233;, en tant que &#171; conseiller politique &#187;, &#224; une importante r&#233;union clandestine de leurs chefs, en juillet 2001, &#224; Ralito.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Paris, ensuite, o&#249; il a obtenu la nationalit&#233; fran&#231;aise, Sandoval a trac&#233; sa voie dans &#171; l'intelligence &#233;conomique &#187;. Comme &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt; l'indiquait d&#232;s 2007, il a donn&#233; des cours &#224; l'&lt;i&gt;Institut des hautes &#233;tudes de l'Am&#233;rique Latine&lt;/i&gt; (Iheal), et entretenu des liens avec les universit&#233;s de la Sorbonne Nouvelle et de Marne-la-Vall&#233;e. Enfin, ces derni&#232;res ann&#233;es, il a pris part &#224; divers colloques sp&#233;cialis&#233;s. Quatre de ces interventions, entre 2006 et 2011, l'ont conduit &#224; c&#244;toyer Alain Juillet, qui fut un temps directeur de la DGSE (services secrets) avant de devenir conseiller de Fran&#231;ois Fillon, &#224; Matignon. Des m&#233;dias colombiens ont &#233;t&#233; plus loin en voyant en Sandoval un &#034;conseiller&#034; officieux de Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hernan Abriata, &#233;tudiant &#224; Buenos Aires, fait partie des dizaines de milliers de personnes enlev&#233;es sous le r&#233;gime militaire (1976-1983).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8577 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;139&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH168/Hernan_Abriata-0a406-844a6.jpg?1694570623' width='150' height='168' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&lt;b&gt;Hernan Abriata, &#233;tudiant &#224; Buenos Aires, fait partie des dizaines de milliers de personnes enlev&#233;es sous le r&#233;gime militaire (1976-1983).&lt;/b&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;
Qu'en est-il r&#233;ellement ? Sollicit&#233; par &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, Mario Sandoval a fait savoir, par courriels, qu'il s'exprimerait &#171; &lt;i&gt;apr&#232;s l'audience&lt;/i&gt; &#187; d'Auxerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de l'Elys&#233;e, de bonnes sources assurent qu'il est &#171; inconnu au bataillon &#187;. Alain Juillet, &#233;galement sollicit&#233;, a d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;J'ai effectivement crois&#233; ce monsieur lors de colloques. Il a toujours dit que ces accusations &#233;taient mensong&#232;res, et je n'ai pas de raison de ne pas le croire. Pour moi, c'est un lynchage m&#233;diatique. Quant au r&#244;le de &#171; conseiller de Sarkozy &#187; qui lui est pr&#234;t&#233;, c'est absurde&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste le proc&#232;s. Les poursuites engag&#233;es portent avant tout sur le volet argentin des accusations, et non sur les aspects colombiens et fran&#231;ais. Mario Sandoval conteste avoir &#233;t&#233; un tortionnaire. Il affirme que son casier judiciaire est vierge et qu'il n'a pas &#233;t&#233; mis en cause dans le dossier Abriata. De fait, il n'est vis&#233; par aucune proc&#233;dure, actuellement, en Argentine. Mais la nature exacte de ses fonctions dans la police, qu'il n'a lui-m&#234;me pas pr&#233;cis&#233;e, fait myst&#232;re. Appartenait-il bien &#224; un groupe de lutte contre la &#171; &lt;i&gt;subversion&lt;/i&gt; &#187; ? Me Thonon-Wesfreid, avocate de l'un des sites poursuivis (El Correo), en est convaincue : &#171; &lt;i&gt;J'ai communiqu&#233; &#224; la justice des preuves qui &#233;tablissent, selon mes clients et moi-m&#234;me, la r&#233;alit&#233; des faits reproch&#233;s&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Broussard&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/argentine-le-mystere-sandoval_1070638.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'Expresss&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 12 janvier 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* &lt;strong&gt;Philippe Broussard&lt;/strong&gt;, est un journaliste fran&#231;ais laur&#233;at du prix Albert-Londres en 1993 et R&#233;dacteur en chef du service &#171; Enqu&#234;tes &#187;. de l'Express.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MM. Giscard d'Estaing et Messmer pourraient &#234;tre entendus sur l'aide aux dictatures sud-am&#233;ricaines</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/MM-Giscard-d-Estaing-et-Messmer-pourraient-etre-entendus-sur-l-aide-aux-dictatures-sud-americaines</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/MM-Giscard-d-Estaing-et-Messmer-pourraient-etre-entendus-sur-l-aide-aux-dictatures-sud-americaines</guid>
		<dc:date>2003-09-24T21:53:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Broussard *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un avocat parisien a demand&#233; &#224; un juge leur audition apr&#232;s la diffusion d'un film sur la coop&#233;ration de militaires fran&#231;ais avec les dictatures dans les ann&#233;es 1970. &lt;br class='autobr' /&gt; Le documentaire &#171; Les escadrons de la mort : l'&#233;cole fran&#231;aise &#187;, diffus&#233; sur Canal+ lundi 1er septembre, pourrait avoir des cons&#233;quences judiciaires et politiques. Cette enqu&#234;te journalistique, qui a d&#233;j&#224; provoqu&#233; de vives r&#233;actions en Argentine (Le Monde du 13 septembre), d&#233;nonce la mani&#232;re dont l'arm&#233;e fran&#231;aise a, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Actualites" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un avocat parisien a demand&#233; &#224; un juge leur audition apr&#232;s la diffusion d'un film sur la coop&#233;ration de militaires fran&#231;ais avec les dictatures dans les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le documentaire &#171; Les escadrons de la mort : l'&#233;cole fran&#231;aise &#187;, diffus&#233; sur Canal+ lundi 1er septembre, pourrait avoir des cons&#233;quences judiciaires et politiques. Cette enqu&#234;te journalistique, qui a d&#233;j&#224; provoqu&#233; de vives r&#233;actions en Argentine (Le Monde du 13 septembre), d&#233;nonce la mani&#232;re dont l'arm&#233;e fran&#231;aise a, semble-t-il, &#034;export&#233;&#034; ses m&#233;thodes de r&#233;pression, et collabor&#233;, par le biais de divers instructeurs, avec plusieurs r&#233;gimes dictatoriaux d'Am&#233;rique du Sud dans les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me William Bourdon, l'avocat des familles de quatre Fran&#231;ais disparus en Argentine &#224; l'&#233;poque de la junte militaire (1976-1982), a &#233;crit, lundi 22 septembre, au juge d'instruction parisien G&#233;rard Cadd&#233;o, charg&#233; des enqu&#234;tes sur ces disparitions. Me Bourdon demande l'audition de sept personnes, de nationalit&#233; fran&#231;aise, dont les noms sont cit&#233;s dans le documentaire. Parmi elles, figurent un ancien diplomate, quatre officiers &#224; la retraite, mais aussi des responsables politiques : l'ancien premier ministre (1972-1974) Pierre Messmer et Val&#233;ry Giscard d'Estaing, pr&#233;sident de la R&#233;publique de 1974 &#224; 1981.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Messmer, qui fut &#233;galement ministre des arm&#233;es de 1960 &#224; 1969, a fait savoir au Monde qu'il &#233;tait &#034;pr&#234;t &#224; r&#233;pondre&#034; &#224; une &#233;ventuelle convocation du juge. Selon son entourage, M. Giscard d'Estaing n'&#233;tait pas joignable, mercredi matin 24 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'appuyant sur le film, Me Bourdon assure que les &#034;plus hauts repr&#233;sentants de l'Etat&#034; &#233;taient &#034;parfaitement inform&#233;s de cette collaboration et de sa nature&#034;. Selon nos informations, le juge Cadd&#233;o a d&#233;j&#224; effectu&#233; des recherches dans les archives militaires afin d'en savoir davantage sur ces accords de coop&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#244;le d&#233;cisif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te de la journaliste Marie-Monique Robin, riche en t&#233;moignages in&#233;dits, tend &#224; d&#233;montrer que la France a jou&#233; un r&#244;le d&#233;cisif dans la formation des militaires argentins. Les officiers dont Me Bourdon demande l'audition avaient tous particip&#233; &#224; la guerre d'Alg&#233;rie - et fr&#233;quent&#233; parfois les rangs de l'OAS - avant de partir en Am&#233;rique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils auraient enseign&#233; aux Sud-Am&#233;ricains les techniques de quadrillage d'une ville, les m&#233;thodes d'interrogatoire et de torture, ainsi que la mise en place des &#034;escadrons de la mort&#034;, charg&#233;s de faire dispara&#238;tre les &#034;&#233;l&#233;ments subversifs&#034;. Pour la seule Argentine, les organisations de d&#233;fense des droits de l'homme estiment &#224; 30 000 le nombre de morts et de disparus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film fait &#233;galement &#233;tat d'une collaboration polici&#232;re &#233;troite, impliquant cette fois la direction de la surveillance du territoire (DST). A en croire le t&#233;moignage de l'ancien ministre argentin de l'int&#233;rieur, Albano Harguindeguy, son homologue fran&#231;ais, Michel Poniatowski - d&#233;c&#233;d&#233; en 2002 -, aurait encourag&#233; cette coop&#233;ration et ordonn&#233; la surveillance des Sud-Am&#233;ricains exil&#233;s en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; ces d&#233;veloppements judiciaires, les trois d&#233;put&#233;s Verts &#224; l'Assembl&#233;e nationale, emmen&#233;s par No&#235;l Mam&#232;re, r&#233;clament la cr&#233;ation d'une commission d'enqu&#234;te parlementaire. &#034;L'honneur de la France, &#233;crivent les &#233;lus &#233;cologistes, est de faire toute la lumi&#232;re sur cette funeste p&#233;riode tant restent opaques et inconnus bien des aspects de cette &#233;trange coop&#233;ration.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Philippe Broussard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3222--335292-,00.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 24 septembre 2003. 13h25&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 25.09.03&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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