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		<title>&#171; L'autorit&#233; publique est aux mains du syst&#232;me financier &#187; Herv&#233; Kempf</title>
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		<dc:date>2013-02-19T14:27:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eduardo Febbro, Herv&#233; Kempt *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Vous d&#233;montrez avec des exemples innombrables comment le monde glisse vers une sorte de r&#233;gime autoritaire dont l'intention unique est de maintenir les privil&#232;ges d'une caste, l'oligarchie. Cela vous am&#232;ne &#224; une conclusion socialement et politiquement dramatique : la fin possible de la d&#233;mocratie. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'oligarchie est la d&#233;finition d'un r&#233;gime politique. L'oligarchie est un concept invent&#233; par les grecs aux IVe et Ve si&#232;cle av. J.-C. Les grecs ont d&#233;fini les fa&#231;ons selon lesquelles les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous d&#233;montrez avec des exemples innombrables comment le monde glisse vers une sorte de r&#233;gime autoritaire dont l'intention unique est de maintenir les privil&#232;ges d'une caste, l'oligarchie. Cela vous am&#232;ne &#224; une conclusion socialement et politiquement dramatique : la fin possible de la d&#233;mocratie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oligarchie est la d&#233;finition d'un r&#233;gime politique. L'oligarchie est un concept invent&#233; par les grecs aux IVe et Ve si&#232;cle av. J.-C. Les grecs ont d&#233;fini les fa&#231;ons selon lesquelles les soci&#233;t&#233;s humaines pouvaient &#234;tre gouvern&#233;es : la dictature, le despotisme, la monarchie, la tyrannie, la d&#233;mocratie, qui est le pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple, et ensuite ils ont d&#233;fini une autre forme de gouvernement qui est pr&#233;cis&#233;ment l'oligarchie. L'oligarchie est le pouvoir aux mains de peu de personnes. Ce que je dis alors c'est que, au moins en Europe, nous glissons vers l'oligarchie. Le syst&#232;me politique actuel fait qu'un groupe de peu de personnes imposent ses crit&#232;res au reste de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous sugg&#233;rez que nous sommes dans une phase de post-d&#233;mocratie dans laquelle, avec l'objectif de se maintenir au pouvoir, l'oligarchie maintient une fiction d&#233;mocratique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r. L'oligarchie r&#233;p&#232;te sans cesse que nous sommes dans une d&#233;mocratie et que tout est parfait. C'est une fiction. M&#234;me les intellectuels ont oubli&#233; le concept d'oligarchie et contribuent &#224; nourrir la fiction. Tous les intellectuels en syntonie id&#233;ologique avec le capitalisme ont maintenu l'id&#233;e selon laquelle existaient seulement deux alternatives : ou la d&#233;mocratie, ou le totalitarisme. Cela pouvait &#234;tre compris au d&#233;but &#224; travers deux exemples : dans les ann&#233;es '30 avec Hitler, ou dans les ann&#233;es '50 ou '60 avec l'Union sovi&#233;tique, on pouvait dire qu'il &#233;tait pr&#233;cis d'opter entre la d&#233;mocratie et ces deux dictatures. Mais cela est fini : depuis la chute du Mur de Berlin en 1989 et le naufrage de l'Union Sovi&#233;tique, nous passons &#224; un autre ordre. Mais les intellectuels qui sont au service du capitalisme ont persist&#233; dans l'id&#233;e selon laquelle il y a seulement deux chemins : ou la dictature, ou la d&#233;mocratie. C'est pourquoi il est important que le concept d'oligarchie soit bien pr&#233;sent pour comprendre que, progressivement, la d&#233;mocratie nous a &#233;t&#233; vol&#233;e. Les pays europ&#233;ens, et beaucoup plus les &#201;tats-Unis, ont gliss&#233; vers un r&#233;gime oligarchique o&#249; le peuple n'a d&#233;j&#224; plus de pouvoir. La d&#233;mocratie europ&#233;enne est malade, elle s'est beaucoup affaiblie, et s'oriente de plus en plus vers l'oligarchie. En revanche, les &#201;tats-Unis ont arr&#234;t&#233; d'&#234;tre une d&#233;mocratie : c'est une oligarchie, parce que c'est l'argent qui d&#233;termine les orientations des d&#233;cisions politiques. En r&#233;alit&#233;, l'oligarchie est une d&#233;mocratie qui fonctionne seulement pour les oligarques. D&#232;s qu'ils se sont mis d'accord entre eux, ils imposent les d&#233;cisions. Nos syst&#232;mes ne peuvent plus s'appeler d&#233;mocratie, parce que la puissance financi&#232;re d&#233;tient un pouvoir d&#233;mesur&#233;. L'autorit&#233; publique est dans les mains du syst&#232;me financier. Les pouvoirs publics ne prendront jamais de d&#233;cision que puisse nuire aux int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, aux int&#233;r&#234;ts de l'oligarchie financi&#232;re. Nous devons accepter l'id&#233;e que ceux qui ont les r&#234;nes du pouvoir politique de l'&#201;tat ne prennent pas de d&#233;cisions pour le b&#233;n&#233;fice de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Leurs d&#233;cisions peuvent aller &#224; l' encontre de l'int&#233;r&#234;t public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce raisonnement implique que la souverainet&#233; populaire a disparu, comme id&#233;e et comme pratique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement. D&#233;j&#224; il n'y a plus de souverainet&#233; populaire. Quand le peuple arrive &#224; r&#233;fl&#233;chir, &#224; discuter et &#224; d&#233;lib&#233;rer ensemble et prend une d&#233;cision, l'oligarchie va contredire la d&#233;cision populaire. En 2005 il y a eu en Europe un grand d&#233;bat autour d'un r&#233;f&#233;rendum qui &#224; la fin a &#233;t&#233; organis&#233; en France et ensuite en Irlande et aux Pays-Bas sur un projet de trait&#233; de Constitution europ&#233;enne. Pendant six mois, la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise a discut&#233; de ce sujet comme elle ne le faisait pas depuis de nombreuses ann&#233;es. Les m&#233;dias, appuyant la philosophie capitaliste, disaient &#171; il faut voter oui, il faut voter en faveur du trait&#233; &#187;. Mais le peuple fran&#231;ais a vot&#233; &#171; non &#187;. Et qu'est-il arriv&#233; ensuite ? Presque deux ans plus tard les gouvernements d'Europe ont impos&#233; ce trait&#233; avec quelques l&#233;g&#232;res modifications sous le nom de &lt;i&gt;Trait&#233; de Lisbonne&lt;/i&gt;. Il y a eu alors une trahison extraordinaire de la volont&#233; populaire. Nous retrouvons cet exemple dans d'autres endroits. Sans aller plus loin, en 1991, en Alg&#233;rie, les islamistes ont gagn&#233; les &#233;lections l&#233;gislatives, mais les militaires ont interrompu le processus par un coup d'&#201;tat qui a men&#233; le pays vers une guerre civile &#233;pouvantable. Autre exemple : en 2005 les palestiniens ont vot&#233; pour choisir leurs d&#233;put&#233;s. C'est le Hamas qui a gagn&#233;. Cependant, tous les &#201;tats, des &#201;tats-Unis jusqu'&#224; l'Europe, en passant par Isra&#235;l, ont choisi d'ignorer le Hamas parce qu'ils le consid&#232;rent comme une organisation terroriste. On n'a pas respect&#233; le vote du peuple palestinien. Le peuple en tant que tel est le c&#339;ur de la d&#233;mocratie c'est-&#224;-dire le principe &#224; partir duquel tous partageons quelque chose. Le peuple n'est pas vous, Michel ou moi, mais tous ensembles. Nous partageons quelque chose et nous devons prendre une d&#233;cision conjointe. Nous formons un corps, c'est pourquoi on dit &#171; le corps &#233;lectoral &#187;. Mais ce qui est arriv&#233; en Europe en 2005 marque une rupture profonde avec le peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cependant, entre l'id&#233;e d'oligarchie qui existait au d&#233;but du XXe si&#232;cle et maintenant, il y a eu aussi une coupure radicale dans ce groupe.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Il y a eu une &#233;volution de l'oligarchie. Maintenant nous pouvons parler des d&#233;viations de l'oligarchie pouss&#233;e par l'&#233;volution m&#234;me du capitalisme. Durant les trente derni&#232;res ann&#233;es le capitalisme s'est transform&#233;. Tout commence en 1980, quand Ronald Reagan gagne les &#233;lections pr&#233;sidentielles aux &#201;tats-Unis et Margaret Thatcher arrive au pouvoir en Grande-Bretagne. &#192; partir de l&#224;, non seulement s'est concr&#233;tis&#233; un capitalisme orient&#233; vers la sp&#233;culation financi&#232;re, mais aussi une une transformation culturelle, anthropologique a eu lieu. La philosophie capitaliste s'est r&#233;pandue avec ce message : &#171; &lt;i&gt;La soci&#233;t&#233; humaine n'existe pas&lt;/i&gt; &#187;. Pour les capitalistes, la soci&#233;t&#233; est un une collection d'individus qui se trouvent dans une boule et son unique mission consiste &#224; en tirer un maximum de profit. Pour les capitalistes, l'individu est s&#233;par&#233; des autres, est en concurrence permanente avec eux. Dans cette vision, ce qui est commun n'est plus le peuple, mais le march&#233;. Pour cette raison les gens ont tant de difficult&#233;s &#224; se sentir un citoyen qui participe &#224; un processus commun &#224; tous. Le syst&#232;me a occult&#233; une donn&#233;e : le ph&#233;nom&#232;ne fondamental qui s'est produit au sein du capitalisme au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es fut l'augmentation de l'in&#233;galit&#233;, dans tous les pays, y compris les pays &#233;mergents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous sommes dans une phase cruciale de crise. Il n'y en a d&#233;j&#224; plus une, mais plusieurs, et toutes se concentrent en m&#234;me temps. La r&#233;ponse de l'oligarchie est proportionnelle &#224; l'intensit&#233; de ces crises : l'autoritarisme et la r&#233;pression comme r&#233;ponse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes dans un moment tr&#232;s d&#233;licat de l'humanit&#233;. La crise &#233;cologique s'aggrave de plus en plus et les crises sociales s'accroissent : Europe, &#201;tats-Unis, les pays arabes, la Chine et Inde. Et face &#224; l'augmentation des protestations populaires, l'oligarchie tend &#224; aller vers une direction de plus en plus autoritaire, r&#233;pressive, militaire. C'est ainsi en France, en Italie, en Angleterre, aux &#201;tats-Unis, au Canada. Dans chacun de ces pays nous avons vu le d&#233;veloppement impressionnant des technologies polici&#232;res (cam&#233;ras de surveillance, fichiers informatiques, etc.). Nous affrontons un double danger : non seulement que la d&#233;mocratie se dirige vers l'oligarchie mais, aussi, que l'oligarchie, le capitalisme en g&#233;n&#233;ral, entrent dans une phase autoritaire, insistant sur des sujets comme la x&#233;nophobie, l'ins&#233;curit&#233; ou la rivalit&#233; entre les nations. L'oligarchie ne veut pas adopter des mesures pour pallier &#224; la crise &#233;cologique ou pour diminuer l'in&#233;galit&#233;. Non. Ce que l'oligarchie veut, c'est conserver ses privil&#232;ges fondamentaux. C'est une oligarchie destructrice. Je crois qu'elle ne comprend pas la gravit&#233; de la situation. Au lieu d'&#233;voluer, l'oligarchie est chaque fois plus r&#233;actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui il y a un nouvel &#233;l&#233;ment, qui sera sans doute d&#233;terminant : la crise &#233;cologique, la crise climatique. Cependant, peu sont ceux qui sont dispos&#233;s &#224; relever les d&#233;fis.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes dans un moment essentiel de l'histoire humaine, pour deux raisons. En premier lieu, nous traversons un moment de notre histoire dans lequel l'humanit&#233; arrive aux limites de la biosph&#232;re. L'esp&#232;ce humaine s'est r&#233;pandue et d&#233;velopp&#233; &#224; travers de la plan&#232;te en s'appuyant sur une nature qui nous semblait immense et in&#233;puisable. Mais maintenant l'ensemble de l'esp&#232;ce humaine d&#233;couvre que la plan&#232;te a des limites et qu'il est n&#233;cessaire de trouver un nouvel &#233;quilibre entre l'activit&#233; et la cr&#233;ativit&#233; humaines et les ressources. Nous devons changer de culture et passer de l'id&#233;e selon laquelle la nature est in&#233;puisable &#224; la r&#233;alit&#233; que nous mettons en danger ces ressources. Il nous reste &#224; apprendre &#224; les &#233;conomiser et &#224; les utiliser avec sagesse et prudence. En cela, se joue un changement de culture. Le deuxi&#232;me en importance, est que nous nous trouvons au moment o&#249; nous formons une soci&#233;t&#233; humaine. Avant nous &#233;tions comme des &#233;trangers les uns avec les autres. L&#224; non. M&#234;me si &#224; R&#237;o de Janeiro on vit d'une fa&#231;on diff&#233;rente qu'&#224; Paris, &#224; Londres ou Shanghai, il y a beaucoup d'&#233;l&#233;ments communs qui nous am&#232;nent &#224; prendre conscience que nous appartenons au m&#234;me monde. La mondialisation non seulement est en comp&#233;tition avec la mondialisation de la culture ou de l'&#233;conomie, non, mais aussi atteint la population humaine. Nous d&#233;couvrons que nous avons des int&#233;r&#234;ts communs. Les probl&#233;matiques de l'oligarchie ou de la d&#233;mocratie se jouent aussi en &#171; Am&#233;rique Latine [&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt; propose &#171; &lt;strong&gt;Latinoriginaire&lt;/strong&gt; &#187;, parce que il faut int&#233;grer et non diviser, comme le fait ce concept raciste et s&#233;gr&#233;gationniste] &#187;, en Asie et en Europe. Nous sommes la m&#234;me soci&#233;t&#233;. C'est un nouvel &#233;l&#233;ment dans l'histoire de l'humanit&#233;. Mais cette nouvelle soci&#233;t&#233; doit r&#233;&#233;crire, inventer une nouvelle fa&#231;on de vivre avec la biosph&#232;re et les ressources naturelles. Si nous n'arrivons pas &#224; le faire, cette soci&#233;t&#233; humaine ira vers le chaos, la concurrence et la violence [nous y sommes d&#233;j&#224; au Moyen Orient et Afrique NDLT]. Il n'y aura pas seulement du d&#233;sordre, l'aventure humaine s'arr&#234;tera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour vous, il ne peut pas y avoir un renouvellement de la d&#233;mocratie si la question &#233;cologique n'est pas prise en consid&#233;ration.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cologie et la d&#233;mocratie sont ins&#233;parables. Si nous regardons vers les ann&#233;es 70, quand le mouvement &#233;cologique a pris son impulsion, il l'a fait avec une critique de la d&#233;mocratie. La d&#233;mocratie a toujours &#233;t&#233; dans le c&#339;ur de l'&#233;cologie. Mais ensuite le capitalisme a d&#233;riv&#233; vers l'oligarchie et nous ne sommes d&#233;j&#224; plus dans une situation d&#233;mocratique. Le capitalisme et l'oligarchie poussent toujours vers la croissance &#233;conomique. Mais aujourd'hui nous savons que cette croissance &#233;conomique fait des dommages importants &#224; l'environnement. Nous ne savons pas produire de la croissance &#233;conomique sans d&#233;truire l'environnement, sans &#233;mettre du gaz avec effet de serre, sans d&#233;truire les for&#234;ts comme dans l'Amazonie, ou sans produire d'&#233;normes quantit&#233;s de soja comme en Argentine, pour lequel des tonnes de pesticides sont utilis&#233;s. La croissance permet qu'on oublie l'&#233;norme in&#233;galit&#233; qu'existe. La croissance permet de calmer les tensions sociales. Le d&#233;veloppement de l'oligarchie, c'est-&#224;-dire, le d&#233;lire d'un petit nombre de personnes pour s'enrichir d'une mani&#232;re colossale, pousse &#224; la croissance et, en m&#234;me temps, &#224; la destruction de la nature. C'est pourquoi la question d&#233;mocratique est essentielle. Nous devons arriver &#224; une situation o&#249; nous pouvons discuter et r&#233;ussir &#224; diminuer l'in&#233;galit&#233; et, ainsi, pouvoir red&#233;finir ensemble une &#233;conomie juste qui ne d&#233;truit pas l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En somme, toute reformulation de l'id&#233;e et du principe de d&#233;mocratie passe par l'&#233;cologie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement : il est impossible de penser le monde si nous oublions de la question &#233;cologique. Ce sujet n'est pas exclusif des Europ&#233;ens ou des occidentaux, non, c'est une question mondiale. Le sujet du changement climatique, le sujet de l'&#233;puisement de la biodiversit&#233; ou de la contamination sont des sujets mondiaux. Il est impossible de penser &#224; l'&#233;mancipation humaine, &#224; la dignit&#233; humaine, &#224; la justice sociale, &#224; l'&#233;volution vers une humanit&#233; r&#233;alis&#233;e dans laquelle chaque personne pourra exprimer ses potentialit&#233;s par rapport aux autres, dans le concret, rien de cela ne peut &#234;tre pens&#233; si sont laiss&#233;es de cot&#233; , la nature et la relation avec la biosph&#232;re. La situation actuelle est grave &#224; cause de la crise &#233;cologique mais aussi pleine d'espoir. Nous avons dix ou vingt ans devant nous pour organiser la transition et permettre aux jeunes du futur qu'ils imaginent une soci&#233;t&#233; harmonieuse. Si dans 10 ans nous ne contr&#244;lons pas la contamination, si dans 10 ans nous ne r&#233;ussissons pas &#224; l'emp&#234;cher l'&#233;volution dictatoriale du capitalisme, nous allons tout droit vers des situations tr&#232;s difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eduardo Febbro &lt;/strong&gt; pour P&#225;gina 12 &lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/dialogos/21-214082-2013-02-18.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Depuis Paris, le 18 f&#233;vrier 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;***&lt;/strong&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;POURQUOI HERVE KEMPF ? &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/dialogos/subnotas/214082-62500-2013-02-18.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'oligarchie, ce vieux concept&lt;/a&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Par Eduardo Febbro &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Vivons-nous dans une dictature ou dans une d&#233;mocratie ? La question a, pour l'essayiste fran&#231;ais Herv&#233; Kempf, une r&#233;ponse sans concession : les soci&#233;t&#233;s occidentales marchent vers la dictature, les mod&#232;les qui r&#233;gissent aujourd'hui les soci&#233;t&#233;s d&#233;mocratiques d'Occident sont une d&#233;mocratie en carton p&#226;te qui ob&#233;it seulement &#224; un ma&#238;tre : le syst&#232;me financier [international NDLT]. Son pouvoir absolu au dessus de toutes les choses non seulement cr&#233;e des in&#233;galit&#233;s abyssales entre les individus, mais, aussi et surtout, a men&#233; la plan&#232;te &#224; la crise &#233;cologique qui met aujourd'hui en danger la permanence de l'esp&#232;ce humaine. C'est la th&#232;se centrale de son dernier livre par lequel Herv&#233; Kempf termine sa trilogie commenc&#233;e avec ses deux autres livres c&#233;l&#232;bres : &#171; Comment les riches d&#233;truisent la plan&#232;te &#187; et &#171; Pour sauver la plan&#232;te, sortir du capitalisme &#187;. Le livre qui termine ce cycle est, d&#232;s titre, une d&#233;claration de guerre contre ceux qui utilisent la d&#233;mocratie pour s'enrichir : &#171; L'oligarchie, &#231;a suffit, vive la d&#233;mocratie &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le panorama qu'Herv&#233; Kempf d&#233;crit est une radiographie exacte du monde contemporain : les grands m&#233;dias sont contr&#244;l&#233;s par le capital, les &lt;i&gt;lobbies&lt;/i&gt; secrets d&#233;cident du destin de millions de personnes au-dessus de la volont&#233; populaire exprim&#233;e dans les urnes, la culture des finances et leur impunit&#233; radicale dicte les politiques contre le bien commun. En somme, une caste de puissants d&#233;compose la d&#233;mocratie en m&#234;me temps qu'elle d&#233;truit la plan&#232;te. Kempf avance que, pour vivre en paix et pour relever les d&#233;fis du XXIe si&#232;cle, il est indispensable de restaurer la d&#233;mocratie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cela impose une n&#233;cessit&#233; absolue&lt;/strong&gt; : D&#233;masquer l'oligarchie pour la pr&#233;senter telle qu' elle est, comme un r&#233;gime qui vise &#224; maintenir ses privil&#232;ges de caste au d&#233;triment des urgences sociales et &#233;cologiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le livre de Herv&#233; Kempf r&#233;actualise une id&#233;e puissante et nouvelle&lt;/strong&gt;, dont les premi&#232;res formulations remontent aux ann&#233;es 70 : Il est impossible de penser la d&#233;mocratie et l'avenir de l'humanit&#233; sans inclure inclure l'&#233;cologie comme facteur de r&#233;gulation de la m&#234;me d&#233;mocratie.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'epagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-autoridad-publica-esta-en-manos-del-sistema-financiero-Herve-Kempf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/L-autorite-publique-est-aux-mains-du-systeme-financier-Herve-Kempf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 19 f&#233;vrier 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;* Herv&#233; Kempf est journaliste au journal &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et auteur des livres &#171; &lt;i&gt;Comment les riches d&#233;truisent la plan&#232;te&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;Pour sauver la plan&#232;te, sortez du capitalisme&lt;/i&gt; &#187;, Kempf vient de compl&#233;ter sa trilogie avec &#171; &lt;i&gt;L'oligarchie &#231;a suffit, &lt;i&gt;vive la d&#233;mocratie&lt;/i&gt; &#187;, o&#249; il estime que les soci&#233;t&#233;s occidentales marchent vers la dictature et les mod&#232;les qui r&#233;gissent les soci&#233;t&#233;s d&#233;mocratiques d'Occident ob&#233;issent seulement au syst&#232;me financier. Le r&#244;le de l'oligarchie. L'&#233;cologie et les in&#233;galit&#233;s.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
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