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		<title>De nouvelles tactiques de protestation en Argentina</title>
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		<dc:date>2004-08-03T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Laura Vales</dc:creator>



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&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous, un article d'une journaliste qui rend compte des d&#233;bats qui traversent actuellement le mouvement piqueteros en Argentine. Le gouvernement Kirchner tente de stabiliser la situation en prenant des mesures contre les secteurs les plus corrompus des &#034;&#233;lites gouvernantes historiques&#034; de l'Argentine. En m&#234;me temps, il propose d'encadrer le &#034;mouvement social&#034; et, y compris, de prendre des mesures r&#233;pressives s&#233;lectives. La situation sociale et &#233;conomique de l'Argentine est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Piqueteros" rel="directory"&gt;Piqueteros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous, un article d'une journaliste qui rend compte des d&#233;bats qui traversent actuellement le mouvement piqueteros en Argentine. Le gouvernement Kirchner tente de stabiliser la situation en prenant des mesures contre les secteurs les plus corrompus des &#034;&#233;lites gouvernantes historiques&#034; de l'Argentine. En m&#234;me temps, il propose d'encadrer le &#034;mouvement social&#034; et, y compris, de prendre des mesures r&#233;pressives s&#233;lectives. La situation sociale et &#233;conomique de l'Argentine est loin d'&#234;tre stabilis&#233;e. Ce d&#233;bat parmi le mouvement des piqueteros - acteurs sociaux embl&#233;matiques du soul&#232;vement de d&#233;cembre 2001 en Argentine, pays rong&#233; par un ch&#244;mage brutal - participe des discussions du mouvement social et de la gauche politique dans la nouvelle phase politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;d. &lt;a href=&#034;http://www.alencontre.org/page/page/news/ArgentinePiquete.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A l'Encontre&lt;/a&gt;, juin 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Por Laura Vales&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
P&#224;gina 12, ??&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'on a &#233;puis&#233; le recours aux coupures de route ? Le d&#233;bat sur cette question est men&#233; &#224; l'int&#233;rieur des organisations de piqueteros [le blocage des voies de communications a &#233;t&#233; l'un des instruments de lutte le plus visible de ces travailleurs ch&#244;meurs et travailleuses ch&#244;meuses ; le terme piqueteros &#224; la fois &#224; une tradition d'un syndicalisme r&#233;volutionnaire issu de l'Italie et diffus&#233; en Argentine et au terme &#034;piquet de gr&#232;ve&#034;]. Et m&#234;me si seulement quelques-unes de ces organisations r&#233;pondent clairement qu'effectivement ce moyen a &#233;t&#233; &#233;puis&#233;, il n'y a aucun secteur du mouvement qui ne soit en train de tester d'autres formes de protestation. Des lev&#233;es de barri&#232;res de p&#233;ages [les autoroutes et grandes routes sont payantes, car privatis&#233;es ; il y a aussi le p&#233;age des trains de la banlieue du grand Buenos Aires] jusqu'au blocage d'entreprises. Ces actions mettent plus souvent qu'auparavant en &#233;vidence la responsabilit&#233; des multinationales dans le niveau de pauvret&#233; et de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Piqueter les b&#233;n&#233;fices&#034; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que les ch&#244;meurs du Bloc Ouvrier Populaire (BOP) appellent cette nouvelle forme de protestation. Avec le visage couvert pour &#233;viter d'&#234;tre identifi&#233;s par les cam&#233;ras de surveillance, ils entourent les billetteries des gares ferroviaires et emp&#234;chent la vente de billets, invitant les passagers &#224; voyager gratuitement. S'il s'agit d'une usine, ils utilisent le piquet classique, et emp&#234;chent les camions d'entrer ou de sortir de l'enceinte de l'entreprise. C'est ainsi qu'ils ont proc&#233;d&#233; &#224; Quilmes [brasserie], &#224; Massalin Particulares [fabrique de cigarettes], Repsol-YPF [p&#233;trole], Trains de Buenos Aires et au Metropolitain. Dans cette derni&#232;re entreprise, qui g&#232;re &#233;galement la concession ferroviaire de Roca, ils ont ainsi pu obtenir 52 postes de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce changement vient du fait que le BOP essaie de centrer davantage ses efforts sur l'obtention de v&#233;ritables emplois que sur l'obtention d'allocations [les organisations de piqueteros distribuent des allocations &#233;tatiques &#224; leurs membres ; ces allocations sont un instrument du client&#233;lisme du parti au pouvoir et un moyen de chantage]. Pour le dirigeant Jos&#233; Villalba, le principal risque des blocages est de &#034;g&#233;n&#233;rer un affrontement entre les ch&#244;meurs et les travailleurs ayant un emploi&#034;. C'est pour cette raison que, avant tout blocage, ils prennent des contacts avec les gens sur place, et qu'ensuite ils n&#233;gocient avec les entreprises pour obtenir des am&#233;liorations des conditions de travail, ce qui leur vaut un certain soutien de la part des employ&#233;s de ces entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe &#233;galement une autre raison de fond pour choisir ce mode de protestation. Les organisations de piqueteros qui l'impulsent pensent qu'il faut &#233;lever les niveaux des affrontements Selon Villalba : &#034;Apr&#232;s 8 ans [le mouvement piqueteros a commenc&#233; plusieurs ann&#233;es avant l'Argantinazo] de lutte, nous pensons que nous sommes entr&#233;s dans une autre &#233;tape, que nous devons accepter avec maturit&#233; que la lutte s'oriente vers l'obtention de v&#233;ritables emplois et de meilleures conditions de travail, dans un mouvement unitaire avec la classe ouvri&#232;re&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Escrachar&#034; le ministre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres organisations, comme par exemple le MTD (Mouvement de travailleurs ch&#244;meurs) Anibal Veron, se situent presque &#224; l'oppos&#233; de cette pratique, puisqu'elles essaient de diminuer le niveau d'affrontement plut&#244;t que de l'augmenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant l'&#233;t&#233;, le Minist&#232;re du D&#233;veloppement social de la province de Buenos Aires a fait un nouveau recensement et a revu &#224; la baisse quelques 20'000 allocations. Cet &#034;ajustement&#034; a donn&#233; lieu dans la province &#224; deux mois de coupures ininterrompues de routes. Le 6 mai, apr&#232;s plusieurs actions de protestation qui sont rest&#233;es sans r&#233;ponse, le MTD s'est lanc&#233; dans une s&#233;rie d'actions. Un groupe de militants s'est encha&#238;n&#233; au Minist&#232;re du D&#233;veloppement Social (de l'Etat) situ&#233; dans la ville de La Plata [ville de la province de Buenos Aires]. Le groupe a commenc&#233; &#224; y faire une gr&#232;ve de la faim, alors que 700 personnes &#233;tablissaient un campement dans la place Moreno. Mais ce qui a eu le plus d'&#233;cho a &#233;t&#233; une action d'&#233;clat [escrache] dans l'ex-Jockey Club contre le Ministre du D&#233;veloppement Social, Juan Pablo Cafiero [action qui s'est d&#233;roul&#233;e le 7 mai 2004].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une c&#233;r&#233;monie &#233;tait organis&#233;e &#224; l'occasion d'une remise de subsides &#224; des ONG qui travaillent avec des handicap&#233;s. Cette manifestation avait d&#233;j&#224; commenc&#233;, et des fonctionnaires et des assistants &#233;taient r&#233;unis dans la Salle des Miroirs, lorsque les ch&#244;meurs y ont fait irruption dans la salle, et ont exig&#233; des explications concernant la diminution de 800 allocations, dans cette province, en f&#233;vrier 2004. Cafiero a d&#251; abandonner le plateau pour s'occuper d'eux. Le lendemain, il les accusait publiquement d'avoir &#034;pris en otage des adultes et des handicap&#233;s&#034;. Malgr&#233; cela, les militants des divers groupes MTD ont pu r&#233;gulariser la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luis Hessel, du MTD de Eseiza [r&#233;gion du grand Buenos Aires, o&#249; se trouve l'a&#233;roport international], expliquait : &#034;Nous avions souvent discut&#233; pour savoir s'il fallait ou non continuer &#224; effectuer des coupures de route, et nous avons d&#233;cid&#233; de donner la priorit&#233; au travail interne, et d'&#234;tre moins dans la rue. Nous pensons que nous sommes dans une &#233;tape o&#249; nous devons r&#233;sister, o&#249; les coupures de routes ont perdu de leur l&#233;gitimit&#233;. Il y a un d&#233;bat pour savoir s'il faut ou non changer [de tactique], mais jusqu'&#224; maintenant nous n'avons pas trouv&#233; beaucoup d'alternatives. A vrai dire, m&#234;me si nous exp&#233;rimentons d'autres moyens, la coupure de route continue &#224; &#234;tre le moyen le plus fort.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre Repsol&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mouvement des travailleurs Teresa Rodriguez (MTR) a engag&#233; un long d&#233;bat avant d'allumer un feu devant le portail de Repsol-YPF durant une action de protestation. Pendant les quatre mois pr&#233;c&#233;dant cette manifestation, l'organisation avait pratiquement suspendu les actions de rue. &#034;Nous avons utilis&#233; ce temps pour une discussion interne, parce que nous consid&#233;rions qu'il devenait contre-productif de sortir couper les routes comme nous le faisions&#034;, a expliqu&#233; Roberto Martino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le MTR : &#034;Les secteurs de la classe moyenne, y compris une partie des travailleurs, ont depuis le d&#233;but vu d'un mauvais &#339;il la revendication concernant les allocations. La crise de 2001 nous a transitoirement unifi&#233;s, mais ensuite, avec le retour d'une certaine normalit&#233;, les couches moyennes ont &#224; nouveau manifest&#233; leur m&#233;contentement au sujet des coupures de routes. Nous pensons que le gouvernement a pris note de ce changement et en a profit&#233; en supprimant beaucoup de plans d'allocations, ce qui a contribu&#233; &#224; rendre plus aigu le conflit, pour que les organisations de piqueteros sortent dans la rue n'importe comment. Cela a entra&#238;n&#233; un ras-le-bol. C'est justement pour cela qu'il fallait changer de m&#233;thode et de fa&#231;on de mettre en avant les revendications&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment, alors, mettre en avant les revendications ? Suite &#224; l'action-surprise &#224; Repsol, le MTR a lanc&#233; une campagne pour que la Justice : &#034;fasse respecter les droits garantis par la Constitution nationale : le droit au travail, aux soins, &#224; l'&#233;ducation et le droit pour les travailleurs de participer aux b&#233;n&#233;fices des entreprises&#034;. Martino signale que la protestation piquetera doit s'&#233;loigner des revendications d'allocations et poser &#224; nouveau celles &#034;pour le plein exercice de nos droits sociaux et humains, consacr&#233;s par la Constitution, car ce sont nos vies qui sont en jeu&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels moyens utiliser ? L'action &#224; Repsol-YPF n'a-t-elle pas favoris&#233; la stigmatisation des piqueteros ? Selon Martino : &#034;les critiques font partie de la lutte. Il est logique que la majorit&#233; des m&#233;dias disent ce qu'ils disent, et dans une certaine mesure cela tend &#224; d&#233;montrer que ce que nous avons fait a eu des effets. Dans les entretiens, le discours est presque toujours le m&#234;me : &#034;Ils ont raison dans leur revendication, il est l&#233;gitime de revendiquer cela, mais ce que nous mettons en cause, c'est la m&#233;thode&#034;. Mais la v&#233;rit&#233;, c'est qu'ils nous critiquent dans tous les cas, ind&#233;pendamment des moyens utilis&#233;s, car ils r&#233;p&#232;tent la m&#234;me chose lorsque nous coupons des routes, quand nous faisons des marches ou quand nous faisons des escraches, y compris, d'ailleurs, quand nous ne faisons que parler&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Devant les p&#233;ages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me l'Assembl&#233;e Nationale des travailleurs, qui a impuls&#233; le plus de coupures de routes au cours de ces derniers mois, a appel&#233;, durant ses derniers mouvements, &#224; lever les barri&#232;res devant p&#233;ages. Ainsi, au lieu d'interrompre le trafic, ils le facilitent, et ils font un clin d'&#339;il aux secteurs de la classe moyenne, qui voyagent ainsi gratuitement. N&#233;stor Pitrola, de Polo Obrero [organisation de piqueteros li&#233;e au Partido Obrero], a estim&#233; que le bilan de ce moyen de protestation &#034;a &#233;t&#233; positif, parce qu'il a frapp&#233; une entreprise privatis&#233;e, mais &#233;galement le pouvoir politique, tout en &#233;tant bien re&#231;ue par les automobilistes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dirigeant est d'avis que &#034;la coupure de routes est le moyen par excellence du mouvement piquetero, autrement dit, de ceux qui ne sont pas ins&#233;r&#233;s dans la production&#034;. Mais, &#034;le probl&#232;me est qu'&#224; force de r&#233;p&#233;tition, ces coupures font perdre de l'impact face au pouvoir politique, qui est le destinataire des revendications. L'autre aspect n&#233;gatif des coupures est qu'elles nous mettent, sans le vouloir, en confrontation avec les automobilistes. En effet, le but n'est pas de porter pr&#233;judice aux automobilistes, mais d'interrompre la production ou la circulation de marchandises. C'est pour cela qu'&#224; l'int&#233;rieur du pays on pratique parfois des coupures s&#233;lectives, en laissant passer les voitures et en ne bloquant que les camions&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prises de b&#226;timents, comme celle de cette semaine [fin mai 2004] &#224; Repsol, les blocages de minist&#232;res et les occupations de terres sont d'autres mesures dont le recours a augment&#233; durant ce semestre. Cette augmentation ne signifie pas que les coupures de route vont cesser. Esp&#233;rer cela - disent-ils - serait comme vouloir que l'on n'utilise pas la gr&#232;ve lors de conflits de travail. Par contre, elle indique que les protestations piqueteras entrent dans une phase de plus grande complexit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les ch&#244;meurs, la recherche (de nouveaux moyens d'action) entra&#238;ne aussi de nouveaux risques. Suite &#224; des mesures comme celles mentionn&#233;es ci-dessus, il y a d&#233;j&#224; eu des d&#233;nonciations judiciaires pour &#034;coercition&#034;, &#034;complicit&#233; d'usurpation&#034; et &#034;privation ill&#233;gitime de la libert&#233;&#034;. Or, ce sont l&#224; des d&#233;lits pour lesquelles on pr&#233;voit des peines plus s&#233;v&#232;res que pour les coupures de routes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#171; L'Asamblearia &#187;, entreprise solidaire. Une cha&#238;ne de commercialisation d'entreprises autog&#233;r&#233;es en Argentine</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-Asamblearia-entreprise-solidaire-Une-chaine-de-commercialisation-d-entreprises-autogerees-en-Argentine</link>
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		<dc:date>2004-05-12T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laura Vales</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; L'Asamblearia &#187;, l'entreprise solidaire : la consommation peut-elle &#234;tre utilis&#233;e comme un outil politique ? A N&#250;&#241;ez, une coop&#233;rative commercialise exclusivement les produits des usines r&#233;cup&#233;r&#233;es ou autog&#233;r&#233;es. L'Asamblearia loue un local de 200 m&#232;tres carr&#233;, un ex-supermarch&#233; de la rue du 3 f&#233;vrier. L&#224;, on vend de l'herbe mat&#233;, des grissinis, du miel, des sucreries, fromages, articles de nettoyage et textiles. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Asamblearia est une coop&#233;rative qui s'occupe de vendre produits de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Recuperees" rel="directory"&gt;R&#233;cup&#233;r&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'Asamblearia &#187;, l'entreprise solidaire : la consommation peut-elle &#234;tre utilis&#233;e comme un outil politique ? A N&#250;&#241;ez, une coop&#233;rative commercialise exclusivement les produits des usines r&#233;cup&#233;r&#233;es ou autog&#233;r&#233;es. L'Asamblearia loue un local de 200 m&#232;tres carr&#233;, un ex-supermarch&#233; de la rue du 3 f&#233;vrier. L&#224;, on vend de l'herbe mat&#233;, des grissinis, du miel, des sucreries, fromages, articles de nettoyage et textiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6990 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L200xH132/doc-180-65d10009-bc755.jpg?1711522906' width='200' height='132' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'Asamblearia est une coop&#233;rative qui s'occupe de vendre produits de l'&#233;conomie sociale, &#233;labor&#233;s dans les usines r&#233;cup&#233;r&#233;es, dans les entreprises n&#233;es de l'&#233;conomie sociale, solidaires autog&#233;r&#233;es et issus des mouvements paysans. Cr&#233;&#233;e par les membres de deux assembl&#233;es de Buenos Aires, il s'agit de la premi&#232;re tentative d'installer &#224; Buenos le concept commerce &#233;quitable, une id&#233;e qui vise la d&#233;fense des sources d'emplois initi&#233;es par le mouvement social. Elle offre aux consommateurs la garantie d'acheter des produits ayant une double caract&#233;ristique : ils sont sains (ils sont fabriqu&#233;s sans produits chimiques, dans des processus non polluants pour l'environnement) et sont &#233;labor&#233;s dans des conditions de travail dignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coop&#233;rative fonctionne dans le quartier de N&#250;&#241;ez. Apr&#232;s avoir expos&#233; ses produits dans des salons et des march&#233;s, ses membres ont lou&#233; le local d'un supermarch&#233;, o&#249; maintenant sont commercialis&#233;s les produits de 25 entreprises sociales. L'herbe mat&#233; Titrayj&#250; - cultiv&#233;e par des paysans de Missiones-, les fromages de la coop&#233;rative Montecastro, les produits d'entretien de Burbuja Latina - de l'assembl&#233;e Gast&#243;n Riva - sont quelques uns d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous avons commenc&#233; en janvier 2002, avec un groupe de voisins touch&#233;s par le corralito, on s'est mis &#224; faire des achats communautaires. Cette exp&#233;rience que nous appelons la &#171; Bourse et la vie &#187; nous a &#233;t&#233; utile durant l'&#233;poque la plus dure de la crise &#233;conomique. Elle a dur&#233; tous ces mois, et l&#224; nous nous avons pig&#233; l'avantage d'acheter directement aux producteurs. Nous avons cr&#233;&#233; un petit magasin. Apr&#232;s, la vie m&#234;me de l'assembl&#233;e nous a li&#233;s &#224; des entreprises r&#233;cup&#233;r&#233;es. Quand nous avons pens&#233; &#224; lancer notre propre entreprise sociale nous avons d&#233;cid&#233; que, au lieu de produire, nous voulions nous occuper de la commercialisation&#034;, explique Lucio Salas Oro&#241;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Asamblearia vend de trois fa&#231;ons : dans son local, &#224; de petits commerces &#224; travers d'une &#233;quipe de vendeurs et aux cantines populaires et &#224; celles des municipalit&#233;s, en gros. Son activit&#233; n'a pas de fins lucratives. Les prix de vente ont une marge de gain qui sert &#224; payer les salaires des trois jeunes femmes qui re&#231;oivent le public et les d&#233;fraiements de six vendeurs qui d&#233;marchent &#224; l'ext&#233;rieur. La location du local n'est pas encore couverte en revanche et c'est le sujet de diff&#233;rents d&#233;bats. Celui qui se rend au 3552 de la rue du 3 f&#233;vrier, &#224; N&#250;&#241;ez, trouvera un vaste espace, de 200 m&#232;tres carr&#233;s, am&#233;nag&#233;s tant pour accueillir les acheteurs que pour r&#233;aliser des rencontres et des ateliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les gondoles, les produits sont accompagn&#233;s d'affiches qui expliquent leur origine. Par exemple : &#034;Grissinopolis &#233;tait une entreprise de 40 ans d'histoire sur le march&#233; alimentaire. Elle a &#233;t&#233; vid&#233;e et abandonn&#233;e par ses 17 propri&#233;taires, ce qui a oblig&#233; les travailleurs &#224; vivre des mois dans la fabrique pour &#233;viter que soient emport&#233;es les machines, puisque les patrons devaient des salaires et les cotisations sociales retraite sur quatre ans. Les 16 travailleurs qui composaient le collectif de travail ont form&#233; la coop&#233;rative La Nouvelle Esp&#233;rance. Ils ont introduit de nouveaux produits sur le march&#233; et ont cr&#233;&#233; le centre culturel d'art et des m&#233;tiers de la Grissiculture&#034;, peut-on lire dans le secteur des grissinis. Et &#224; c&#244;t&#233;, il y a les jouets &#034;Bien Argentino&#034; : &#034; Nous sommes une entreprise de l'&#233;conomie sociale form&#233;e de sous-occup&#233;s et de ch&#244;meurs de l'assembl&#233;e populaire de Villa Martelli &#187;. Nous avons mis en commun les connaissances de chacun d'entre nous sur la menuiserie, peinture, design, dessin, et ainsi ces jouets en bois sont n&#233;s. La peinture de ces jouets n'a pas de plomb, d'ars&#233;nique, ni d'&#233;l&#233;ments polluants. Aucun n'a de bords avec lesquels on peut se faire mal, ni clous, ni vis. &#192; l'&#233;ventuelle question de savoir si nous sommes une coop&#233;rative, des artisans associ&#233;s ou quoi, nous pouvons r&#233;pondre seulement que nous avons d&#233;marr&#233; de rien, nous inventons et nous faisons ce que nous pouvons &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Asamblearia compte actuellement 150 soci&#233;taires qui b&#233;n&#233;ficient avec des escomptes sur les prix des produits et des ateliers de formation. Ils se d&#233;brouillent avec les principes du premier coop&#233;rativisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;mocratie dans la prise de d&#233;cisions. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Portes ouvertes, pour que n'importe qui, qui veut s'associer, puisse le faire. Il n'existe aucun privil&#232;ge pour les soci&#233;taires fondateurs et on ne requiert pas d'anciennet&#233; pour participer &#224; l'organe de d&#233;cision, l'assembl&#233;e des associ&#233;s. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La puret&#233; des produits qui sont offerts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, vous vendez ? Demande P&#225;gina/12 &#224; Salas Oro&#241;o. Pour l'instant, ce qui est suffisant pour payer les salaires et rien de plus. Depuis l'Asamblearia a propos&#233; &#224; plusieurs municipalit&#233;s d'&#234;tre incluses dans leurs listes de fournisseurs avec un argument simple : s'ils ach&#232;tent ces produits, ils aident les gens &#224; r&#233;soudre par eux m&#234;me leurs probl&#232;mes d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont aussi pr&#233;sent&#233; un projet au programme &#171; Manos a la obra &#187;, du Minist&#232;re de D&#233;veloppement Social, et ont particip&#233; aux d&#233;bats pour le Budget Participatif. Dans tous les cas, ils ont &#233;t&#233; re&#231;us tr&#232;s aimablement mais avec de maigres r&#233;sultats. &#034;Dans la discussion du Budget Participatif a &#233;t&#233; approuv&#233;e une subvention pour la location du local. C'est l'une des rares choses que les membres n'arrivent pas &#224; r&#233;soudre, mais cela fait d&#233;j&#224; des mois que nous menons des conversations et il ne se passe rien&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au D&#233;veloppement Social, qui estime que les entreprises d'&#233;conomie sociale de &#171; Manos a la obra &#171; seront viables seulement si elles r&#233;ussissent &#224; entrer sur le march&#233;, ils ont apport&#233; un projet pour acqu&#233;rir des r&#233;frig&#233;rateurs industriels ce qui leur permettrait de vendre des aliments frais. Pour l'instant, la coop&#233;rative se d&#233;brouille avec deux r&#233;frig&#233;rateurs marque Siam de 1960 &#224; qui un soci&#233;taire sensible a donn&#233; une couche de peinture d&#233;vou&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fille du 19 et 20 d&#233;cembre, la coop&#233;rative est rod&#233;e pour se d&#233;brouiller dans des situations d'incertitude, mais aussi elle a repens&#233; des alliances plus amples que celles accept&#233;es en 2001. Elle s'est li&#233;e avec le Centre de Gestion Municipale et avec la paroisse du quartier. &#034;Un peu parce cette attitude que nous avions dans l'assembl&#233;e selon laquelle nous pouvions faire tout, tout seul s'est r&#233;v&#233;l&#233;e impossible, et un peu aussi que cet esprit fondateur, d'inventer la vie, &#233;tait tr&#232;s joli mais n'a pas dur&#233; longtemps&#034;, remarque Salas Oro&#241;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ses activit&#233;s, l'Asamblearia a ouvert dans son local une &#233;cole d'&#233;conomie solidaire. Vendredi dernier dans ses installations s'est tenu un atelier pr&#233;paratoire de la rencontre sur l'&#233;conomie sociale qui pr&#233;pare pour juin le Forum Social de Buenos Aires, succursale locale du Forum Social Mondial. La coop&#233;rative est ouverte &#224; tous les groupes qui produisent avec un crit&#232;re conforme &#224; l'&#233;conomie solidaire. Elle propose aux consommateurs de voir la consommation comme un outil politique, une id&#233;e qui en Argentine a eu sa force mais a &#233;t&#233; d&#233;vast&#233;e par la dictature et la culture du &#171; shopping &#187; du n&#233;olib&#233;ralisme. Maintenant on devra essayer de s'enraciner dans un terrain aride : dans le pays, la moiti&#233; de la population &#233;conomiquement active a &#233;t&#233; expuls&#233;e de l'&#233;conomie formelle et ceux qui ont conserv&#233; leur travail n'ont pas une grande capacit&#233; d'achat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12web.com.ar/diario/elpais/1-34282.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;P&#225;gina 12}&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, 12 avril 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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