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		<title> &#171; Angela Merkel, nouveau Machiavel &#187; Ulrich Beck </title>
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		<dc:date>2012-11-13T13:32:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ulrich Beck *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Nombreux sont ceux qui voient en la chanceli&#232;re allemande la reine sans couronne de l'Europe. Quand on pose la question de savoir d'o&#249; Angela Merkel tient son pouvoir, on est renvoy&#233; &#224; l'une des caract&#233;ristiques qui d&#233;finissent sa fa&#231;on de faire : une habilet&#233; machiav&#233;lique. &lt;br class='autobr' /&gt; Selon Nicolas Machiavel (1467-1529), premier penseur &#224; se pencher sur la nature du pouvoir, le prince ne doit tenir sa parole donn&#233;e hier que si elle peut lui apporter des avantages. Si l'on transpose cette maxime &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Union-Europeenne" rel="directory"&gt;Union Europ&#233;enne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nombreux sont ceux qui voient en la chanceli&#232;re allemande la reine sans couronne de l'Europe. Quand on pose la question de savoir d'o&#249; Angela Merkel tient son pouvoir, on est renvoy&#233; &#224; l'une des caract&#233;ristiques qui d&#233;finissent sa fa&#231;on de faire : une habilet&#233; machiav&#233;lique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/sujet/b39d/nicolas-machiavel.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Machiavel&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (1467-1529), premier penseur &#224; se pencher sur la nature du pouvoir, le prince ne doit tenir sa parole donn&#233;e hier que si elle peut lui apporter des avantages. Si l'on transpose cette maxime &#224; la situation d'aujourd'hui, cela donne : il est possible de faire aujourd'hui le contraire de ce que l'on a annonc&#233; hier, si cela augmente les chances de gagner les prochaines &#233;lections. Les affinit&#233;s politiques entre Merkel et Machiavel - le fameux mod&#232;le Merkiavel, comme je l'appelle - reposent en gros sur quatre composantes destin&#233;es &#224; se compl&#233;ter les unes les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; L'Allemagne est le pays le plus riche et &#233;conomiquement le plus puissant de l'Union europ&#233;enne. Dans l'actuel contexte de crise financi&#232;re, tous les pays endett&#233;s d&#233;pendent de la bonne volont&#233; des Allemands pr&#234;ts &#224; se porter garants des cr&#233;dits n&#233;cessaires. Le machiav&#233;lisme de la chanceli&#232;re tient au fait que, dans le conflit virulent qui oppose les architectes de l'Europe et les souverainistes, elle se garde de prendre parti - ou plut&#244;t elle reste ouverte aux deux options.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n'est pas solidaire des Europ&#233;ens (ni en Allemagne ni &#224; l'&#233;tranger) qui demandent &#224; cor et &#224; cri des garanties allemandes, pas plus qu'elle ne soutient la fraction des eurosceptiques qui s'opposent &#224; toute aide. Mme Merkel pr&#233;f&#232;re - et c'est l&#224; toute l'ironie machiav&#233;lique de sa posture - faire d&#233;pendre la disposition de l'Allemagne &#224; accorder des cr&#233;dits de la disposition des pays endett&#233;s &#224; accepter les conditions de la politique allemande de stabilit&#233;. C'est le premier principe de Machiavel : quand il s'agit d'aider les pays endett&#233;s avec l'argent allemand, la position d'Angela Merkel n'est ni un oui franc ni un non cat&#233;gorique, mais un &#034;mouais&#034; entre les deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. &lt;/strong&gt; Comment est-il possible de faire passer cette position paradoxale dans la pratique politique ? Chez Machiavel, il conviendrait &#224; cet endroit de faire preuve de vertu, m&#233;lange d'&#233;nergie politique et de pugnacit&#233;. C'est ici que nous touchons du doigt une autre forme d'ironie : le pouvoir de Merkiavel repose en effet sur le d&#233;sir de ne rien faire, sur son penchant pour le ne-pas-encore-agir, &#224; agir plus tard, &#224; h&#233;siter. Cet art de l'atermoiement s&#233;lectif, ce m&#233;lange d'indiff&#233;rence, de refus de l'Europe et d'engagement europ&#233;en est &#224; l'origine de la position de force de l'Allemagne dans une Europe malmen&#233;e par la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il y a de multiples raisons qui poussent &#224; h&#233;siter - la situation mondiale est si complexe que personne n'est capable de la d&#233;brouiller ; on n'a souvent plus le choix qu'entre des alternatives dont on ne peut mesurer les risques. Mais ces raisons justifient en m&#234;me temps la politique de l'atermoiement comme strat&#233;gie de pouvoir. Angela Merkel a men&#233; &#224; un point de perfection la forme de souverainet&#233; involontaire l&#233;gitim&#233;e par le credo de l'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle puissance allemande en Europe ne repose donc pas, comme ce fut le cas par le pass&#233;, sur la violence en tant qu'ultima ratio. Elle n'a besoin de recourir &#224; aucune arme pour imposer sa volont&#233; &#224; d'autres Etats. Voil&#224; pourquoi il est absurde de parler de &#034;IVe Reich&#034;. La nouvelle puissance fond&#233;e sur l'&#233;conomie est bien plus souple et bien plus mobile : elle est partout pr&#233;sente, sans qu'il soit n&#233;cessaire de lancer les troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; C'est de cette fa&#231;on que peut &#234;tre r&#233;alis&#233; ce qui apparaissait comme la quadrature du cercle : r&#233;unir en une seule et m&#234;me personne la capacit&#233; &#224; &#234;tre r&#233;&#233;lue dans son propre pays et &#224; passer en m&#234;me temps pour une architecte de l'Europe. Mais cela veut dire aussi que toutes les mesures n&#233;cessaires au sauvetage de l'euro et de l'Union europ&#233;enne doivent d'abord r&#233;ussir leur test d'aptitude &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res allemandes - savoir si elles sont propices aux int&#233;r&#234;ts de l'Allemagne et &#224; la position de force de Merkel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus les Allemands deviennent critiques &#224; l'&#233;gard de l'Europe, plus ils se sentent encercl&#233;s par des pays peupl&#233;s de d&#233;biteurs qui n'en veulent qu'au porte-monnaie des Allemands, plus il sera difficile de maintenir ce grand &#233;cart. Merkiavel a r&#233;pondu &#224; ce probl&#232;me en sortant sa carte &#034;l'Europe allemande&#034;, qui est un v&#233;ritable atout autant &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur des fronti&#232;res de l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En politique int&#233;rieure, la chanceli&#232;re rassure les Allemands, qui ont peur pour leurs retraites, leur petit pavillon et leur miracle &#233;conomique, et elle d&#233;fend avec une rigueur toute protestante la politique du non - bien dos&#233; -, tout en se profilant comme la ma&#238;tresse d'&#233;cole seule capable de donner des le&#231;ons &#224; l'Europe. En m&#234;me temps, elle con&#231;oit, dans les affaires ext&#233;rieures, sa &#171; responsabilit&#233; europ&#233;enne &#187;, en int&#233;grant les pays europ&#233;ens dans une politique du moindre mal. Son offre qui a aussi valeur d'app&#226;t se r&#233;sume en cette formule : mieux vaut que l'euro soit allemand plut&#244;t qu'il n'y ait pas d'euro du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, Mme Merkel continue &#224; se r&#233;v&#233;ler une tr&#232;s bonne &#233;l&#232;ve de Machiavel. &#171; Vaut-il mieux &#234;tre aim&#233; que craint ? &#187; demande celui-ci dans Le Prince. &#171; La r&#233;ponse est qu'il faudrait l'un et l'autre, mais comme il est difficile d'accorder les deux, il est bien plus s&#251;r d'&#234;tre craint qu'aim&#233;, si l'on devait se passer de l'un d'eux. &#187; La chanceli&#232;re allemande recourt &#224; ce principe de fa&#231;on s&#233;lective : elle veut &#234;tre crainte &#224; l'&#233;tranger et aim&#233;e dans son pays - peut-&#234;tre justement parce qu'elle a enseign&#233; la crainte aux autres pays. N&#233;olib&#233;ralisme brutal &#224; l'ext&#233;rieur, consensus teint&#233; de social-d&#233;mocratie &#224; l'int&#233;rieur : telle est la formule qui a permis &#224; Merkiavel de consolider sa position de force et celle de l'Europe allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; Angela Merkel veut prescrire et m&#234;me imposer &#224; ses partenaires ce qui passe pour &#234;tre une formule magique en Allemagne au niveau &#233;conomique et politique. L'imp&#233;ratif allemand est le suivant : Economiser ! Economiser au service de la stabilit&#233;. Mais dans la r&#233;alit&#233;, cette politique d'&#233;conomie r&#233;v&#232;le qu'elle est surtout synonyme de coupes claires au niveau des retraites, de la formation, de la recherche, des infrastructures, etc. Nous avons affaire &#224; un n&#233;olib&#233;ralisme d'une extr&#234;me violence, qui va maintenant &#234;tre int&#233;gr&#233; dans la Constitution europ&#233;enne sous la forme d'un pacte budg&#233;taire - sans faire cas de l'opinion publique europ&#233;enne (trop faible pour r&#233;sister).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre composantes du merkiavellisme - la liaison op&#233;r&#233;e entre souverainisme et leadership de la construction europ&#233;enne, l'art de l'atermoiement comme strat&#233;gie de mise au pas, le primat donn&#233; aux &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales et enfin la culture allemande de stabilit&#233; - se confortent les unes les autres et constituent le noyau dur de l'Europe allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on trouve m&#234;me chez Merkel un parall&#232;le avec ce que Machiavel appelle la n&#233;cessita, cette situation d'urgence &#224; laquelle le prince doit &#234;tre capable de r&#233;agir : l'Allemagne comme &#171; &lt;i&gt;aimable h&#233;g&#233;mon&lt;/i&gt; &#187;, position tant vant&#233;e par Thomas Schmid, directeur de la publication du quotidien &lt;i&gt;Die Welt&lt;/i&gt;, se voit contrainte de placer ce qui r&#233;sulte d'un danger au-dessus de ce qui est interdit par les lois. Pour &#233;largir &#224; toute l'Europe, et de fa&#231;on contraignante, la politique d'aust&#233;rit&#233; de l'Allemagne, les normes d&#233;mocratiques peuvent, selon Merkiavel, &#234;tre assouplies ou m&#234;me contourn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes on assiste en ce moment &#224; l'&#233;mergence d'un front d'opposition constitu&#233; par tous ceux qui pensent que l'avanc&#233;e rapide de l'europ&#233;anisation met &#224; mal les droits du Parlement allemand et qu'elle est contraire &#224; la Loi fondamentale, l'&#233;quivalent de la Constitution. Mais, en habile manoeuvri&#232;re, Mme Merkel parvient &#224; instrumentaliser ces bastions de r&#233;sistance en les int&#233;grant dans sa politique de domestication par atermoiement. Une fois de plus, elle gagne sur les deux tableaux : davantage de pouvoir en Europe et davantage de popularit&#233; &#224; l'int&#233;rieur, tout en recueillant la faveur des &#233;lecteurs allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se pourrait n&#233;anmoins que la m&#233;thode Merkiavel touche peu &#224; peu &#224; ses limites, car il faut bien reconna&#238;tre que la politique d'aust&#233;rit&#233; allemande n'a pour l'instant enregistr&#233; aucun succ&#232;s. Au contraire : la crise de l'endettement menace maintenant aussi l'Espagne, l'Italie et peut-&#234;tre m&#234;me bient&#244;t la France. Les pauvres deviennent encore plus pauvres, les classes moyennes sont menac&#233;es de d&#233;classement et l'on ne voit toujours pas le bout du tunnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas, ce pouvoir pourrait bien conduire &#224; l'&#233;mergence d'un contre-pouvoir, d'autant plus qu'Angela Merkel a perdu l'un de ses plus solides alli&#233;s en la personne de Nicolas Sarkozy. Depuis que Fran&#231;ois Hollande est arriv&#233; au pouvoir, les &#233;quilibres ont chang&#233;. Les repr&#233;sentants des pays endett&#233;s pourraient se regrouper avec les promoteurs de l'Europe &#224; Bruxelles et &#224; Francfort pour mettre sur pied une alternative &#224; la politique d'aust&#233;rit&#233; de la chanceli&#232;re allemande, souvent tr&#232;s populiste, surtout ax&#233;e sur les seuls int&#233;r&#234;ts allemands et motiv&#233;e par la peur de l'inflation, et repenser ainsi la fonction de la Banque centrale europ&#233;enne pour qu'elle se cale davantage sur la politique de croissance de la Banque centrale am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre sc&#233;nario est aussi possible : on pourrait assister &#224; un duel entre Angela Merkiavel, l'europ&#233;enne h&#233;sitante, et Peer Steinbr&#252;ck, candidat du SPD contre Mme Merkel en 2013, passionn&#233; d'&#233;checs, qui s'est d&#233;couvert une vocation de Willy Brandt sur le plan europ&#233;en. Si la formule gagnante de ce dernier &#233;tait &#034;le changement par le rapprochement&#034; [entre l'Est et l'Ouest], la formule de M. Steinbr&#252;ck pourrait &#234;tre : plus de libert&#233;, plus de s&#233;curit&#233; sociale et plus de d&#233;mocratie - par le biais de l'Europe. On pourrait alors assister &#224; une surench&#232;re de deux proeurop&#233;ens. Soit Peer Steinbr&#252;ck parvient &#224; mettre Merkiavel mat au niveau europ&#233;en ; soit Merkiavel l'emporte parce qu'elle aura d&#233;couvert l'importance strat&#233;gique de l'id&#233;e europ&#233;enne et se sera convertie en fondatrice des Etats-Unis d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une fa&#231;on ou d'une autre, l'Allemagne est confront&#233;e &#224; la grande question de l'Europe : &#234;tre ou ne pas &#234;tre. Elle est devenue trop puissante pour pouvoir se payer le luxe de ne pas prendre de d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Ulrich Beck&lt;/strong&gt; pour Le Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'allemand pour &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/12/angela-merkel-nouveau-machiavel_1789276_3232.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Pierre Deshusses&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;strong&gt;Ulrich Beck&lt;/strong&gt;, sociologue et philosophe allemand et l'auteur notamment de &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/gp/search/ref=as_li_qf_sp_sr_tl?ie=UTF8&amp;keywords=%20La%20soci%C3%A9t%C3%A9%20du%20risque%20%3A%20Sur%20la%20voie%20d%27une%20autre%20modernit%C3%A9%20&amp;tag=elcordeladiaa-21&amp;index=aps&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La soci&#233;t&#233; du risque : Sur la voie d'une autre modernit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#187; (Aubier, 2001) et, avec Edgar Grande, de &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/gp/search/ref=as_li_qf_sp_sr_tl?ie=UTF8&amp;keywords=Pour%20un%20Empire%20europ%C3%A9en&amp;tag=elcordeladiaa-21&amp;index=aps&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pour un Empire europ&#233;en&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; &#187; (Flammarion, 2007). Il enseigne &#224; la London School of Economics et &#224; Harvard. Dernier ouvrage : &#171; L'Europe allemande &#187; (&#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.fr/gp/search/ref=as_li_qf_sp_sr_tl?ie=UTF8&amp;keywords=Das%20Deutsches%20Europa&amp;tag=elcordeladiaa-21&amp;index=aps&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Das Deutsches Europa&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; &#187; non traduit, &#233;d. Suhrkamp).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/12/angela-merkel-nouveau-machiavel_1789276_3232.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;LE MONDE&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 12. novembre 2012 &#224; 14h00 &#8226; Mis &#224; jour le 12.11.2012 &#224; 21h22&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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