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	<title>El Correo</title>
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		<title>Jour de gloire au Rick's, Caf&#233; Am&#233;ricain </title>
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		<dc:date>2019-10-02T15:37:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Horacio Gonz&#225;lez *</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Jour de gloire au Rick's, Caf&#233; Am&#233;ricain... Horacio Gonzales&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une sc&#232;ne de &lt;i&gt;Casablanca&lt;/i&gt;, toujours dans nos plus chers souvenirs, avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, dans le plus c&#233;l&#232;bre film de 1942, nous rappelle un peu la r&#233;sistance et le sacrifice insondable des hommes et des femmes plong&#233;s dans la boue de l'histoire, comme l'a toujours dit Jos&#233; Pablo Feinmann&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jos&#233; Pablo Feinmann philosophe argentin, professeur, &#233;crivain, essayiste, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'orchestre du Rick's ne pouvait jouer n'importe quoi, &#224; cause de la surveillance de la police aux ordres du gouvernement de Vichy, l'administration fantoche de l'occupation allemande en France, qui regardait. La pas tr&#232;s fiable, mais dans le cas vraiment mena&#231;ante, la gendarmerie coloniale du Maroc, qui gardait la ville de Casablanca. Vient ensuite Lazlo, le militant insoumis, comme on l'appellerait aujourd'hui. Il veut agir &#224; tout prix, exprimer &#224; tout moment son opposition, son rejet juste du r&#233;gime d'occupation. Et dans le Rick's, debout devant l'orchestre du Caf&#233;, devant le chef de la police, il commence &#224; chanter la Marseillaise pour que le clarinettiste, le pianiste, le ... ma m&#233;moire s'estompe en ce qui concerne l'identit&#233; des autres instrumentistes, pour que les musiciens l'accompagnent. Cela ne se produit pas tout de suite, car les artistes de cabaret doutent. Il est logique qu'ils &#233;prouvent de la peur m&#234;me s'ils interpr&#232;tent l'hymne national, car des officiers nazis au bar chantaient leurs chansons pr&#233;f&#233;r&#233;es. Les circonstances ne semblaient pas propices dans ce suspect casino clandestin du Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les musiciens regardent Rick, le propri&#233;taire du bar - comme chacun sait, l'une des meilleures performances de Bogart, ou du moins la plus m&#233;morable. &#171; &lt;i&gt;Rick&lt;/i&gt; &#187;, cet homme qui se d&#233;clare indiff&#233;rent &#224; tout, seulement absorb&#233; par ses postures et ses malheurs. Et que fait le Rick apparemment impassible ? Avec un l&#233;ger signe de t&#234;te mesur&#233; indique que oui, l'orchestre peut d&#233;fier le farfelu chef de police et les euphoriques nazis. Le chef de la police fran&#231;aise aux ordres de l'arm&#233;e d'occupation, roublard opportuniste mais au plus profond de lui, il est m&#233;content de l'occupation de la France. Au fond de lui, il est &#233;galement m&#233;content de la subordination de la France. Et la Marseillaise sonne ; les gens du coin chantent, le militant croit en raison de sa contestation &#224; la force d'occupation, de sa pr&#233;sence d'esprit, de sa conviction et de sa foi en la r&#233;demption du pays. &lt;i&gt;Allons enfants de la patrie ... le jour de gloire est arriv&#233;&lt;/i&gt;...&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En fran&#231;ais dans le texte&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rick ne fait pas le moindre effort pour s'en octroyer le m&#233;rite, cette &#233;motion du jour, il est sur autre chose. Mais quand les patates br&#251;lent, &#224; ce moment culminant o&#249; il est impossible d'&#234;tre &lt;i&gt;au-dessus de la m&#233;l&#233;e&lt;/i&gt; [en fran&#231;ais dans le texte], au dessus de tout ce qui est important qui arrive, ce moment qui est d&#233;fini par un grain de temps infime et fugace, Rick expose sa figure aventureuse envelopp&#233;e dans son romantisme subreptice, quelque chose qui ne l'avait jamais quitt&#233;. Il a gard&#233; les vertus du r&#233;sistant &#233;teintes, mises en sourdine. La gloire il l'a laiss&#233;e au militant, dont le r&#244;le n'&#233;tait pas seulement na&#239;f ou subalterne. Il est vrai que le militant Lazlo se croyait l'initiateur de toute la sc&#232;ne. Mais les &#233;v&#233;nements s'&#233;taient produits par un signal microscopique de Rick. Cependant, sans le pr&#233;tendu d&#233;tonateur agit&#233; par le militant, Rick n'aurait pas agi non plus. Une action - celle du m&#233;lancolique aventurier d&#233;racin&#233; - chevauche l'autre, celle du militant f&#233;brile et convaincu. Les deux ont besoin l'un de l'autre, tout comme ils aimaient la m&#234;me femme. Les deux &#233;taient un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le couple apparemment contradictoire entre aventurier et militant, propag&#233; mais qui n'a pas &#233;t&#233; invent&#233; par Sartre, reste valable pour penser les questions ardues de la d&#233;cision politique. Il est vrai que le film Casablanca est une histoire d'amour au service d'une propagande en temps de guerre, mais comme nous le savons, il a myst&#233;rieusement transcend&#233; tous ses motifs originels. C'est pourquoi il n'est pas moins vrai que cela soul&#232;ve la question toujours fondamentale d'une passion intime au milieu d'une conflagration guerri&#232;re g&#233;n&#233;rale. Alors, quel c&#244;t&#233; des &#233;motions fondamentales triomphe, m&#233;moire affectueuse ou sacrifice patriotique ? C'est un probl&#232;me aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot aventurier n'a pas bonne r&#233;putation en politique, c'est lui qui n'appr&#233;cie pas les conditions impos&#233;es par la r&#233;alit&#233; historique et qui frole la gratuit&#233; de son h&#233;ro&#239;sme personnel. Il ne faut pas manquer de mentionner son in&#233;vitable fardeau p&#233;joratif, puisque l'aventurier est entour&#233; de la modeste renomm&#233;e de l'opportuniste. Le militant, quant &#224; lui, ne prend pas de mesures inattendues, il est int&#233;gr&#233; dans une organisation et obtient sa libert&#233; de la n&#233;cessit&#233; de nouer des relations avec le groupe. La libert&#233; de l'aventurier est plus large, mais il n'en conna&#238;t pas l'&#233;tendue, car elle doit toujours &#234;tre mise en contraste avec l'environnement commun, avec la routine des institutions, dont Rick est absent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;rit&#233; est qu'il y aura toujours des militants de telle ou telle r&#233;sistance &#224; l'injustice des pouvoirs qui se croient p&#233;rennes. Bien qu'il ne soit pas vain de souligner l'apparition n&#233;cessaire de la p&#233;pite d'or de l'aventurier, le personnage inattendu qui tire les faits de sa rectiligne et ancienne accumulation. Par cons&#233;quent, une vision du moment national actuel, dans un &#233;clair &#224; peine perceptible, nous conseille de voir le militant &#224; l'&#233;tincelle de l'aventurier et ce dernier &#224; l'&#233;clat du militant. C'est une fusion, au moins artistique. Un art des petits signes, des flashs rapides que seul un &#339;il aguerri comprend. Si le militant ne se retrouvait pas dans son identit&#233; publique et concr&#232;te, la tension musicale &#224; la quelle serait bient&#244;t livr&#233; l'orchestre du caf&#233; n'aurait pas commenc&#233;. Sans le clin d'&#339;il invisible de l'aventurier, cette tension n'aurait jamais explos&#233; dans l'ex&#233;cution vitale de la Marseillaise. Dans le militant habite le citoyen pr&#234;t &#224; donner sa part pour g&#233;n&#233;rer le jour du bonheur public et de justice rendue. Dans l'aventurier r&#233;side le d&#233;sir de rompre la continuit&#233; insipide des &#233;v&#233;nements avec une invention artistique inattendue. Ils vont de pair avec le militant, le citoyen, l'aventurier et l'artiste, chacun porte le visage de l'autre et tous ceux des pauvres, qui s'attendent &#224; ce qu'ensuite soit coup&#233;e en deux une histoire sombre pour s&#233;parer le segment abominable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour o&#249; cette coupure aura lieu ici est proche, il n'aura pas la r&#233;sonance th&#233;ologique de la sombre journ&#233;e de la justice sur laquelle Walsh a &#233;crit, mais dans notre pays, la date est indiqu&#233;e sur le calendrier. Ce sera le 27 octobre 2019, le jour o&#249; nous chanterons nos chansons par-dessus les autres. Ce sont les m&#234;mes quI partout et dans toute l'histoire ont c&#233;l&#233;br&#233; ce genre de journ&#233;e, ce moment m&#233;morable et irrempla&#231;able o&#249; une page de vilenie se tourne sous l'impulsion du vent de l'histoire et du souffle de voix infinies. Elles seront entendues parmi nous, comme celles entendues &#224; cette &#233;poque dans le Maroc lointain et r&#234;veur, au Rick's Caf&#233; Americain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Horacio Gonz&#225;lez*&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;https://www.pagina12.com.ar/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pagina12.com.ar/220160-dia-de-gloria-en-el-bar-de-rick&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 23 septembre 2019.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;* &lt;strong&gt;Horacio Gonz&#225;lez&lt;/strong&gt; (Buenos Aires 1944). sociologue, essayiste, chercheur argentin. Il est professeur de Th&#233;orie Esth&#233;tique, de Pens&#233;e Sociale Latino-am&#233;ricaine, de Pens&#233;e Politique Argentine. Il exerce dans plusieurs universit&#233;s nationales. Entre 2005 et 2015, il est directeur de la Biblioth&#232;que nationale.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Dia-de-gloria-en-el-bar-de-Rick&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Jour-de-gloire-au-Rick-s-Cafe-Americain&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 2 octobre 2019&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Lire une autre r&#233;flexion compl&#233;mentaire sur le m&#234;me sujet : &lt;br/&gt;&#171; &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Journee-de-doutes-au-Rick-s-Cafe-American&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Journ&#233;e de doutes au Rick's Caf&#233; American&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Jos&#233; Pablo Feinmann&lt;/strong&gt; philosophe argentin, professeur, &#233;crivain, essayiste, sc&#233;nariste et auteur-animateur d'&#233;missions culturelles sur la philosophie&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En fran&#231;ais dans le texte&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Manguel et Mediapart : r&#233;ponse de Horacio Gonz&#225;lez &#224; Philippe Ri&#232;s</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Manguel-et-Mediapart-reponse-de-Horacio-Gonzalez-a-Philippe-Ries</link>
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		<dc:date>2016-07-24T20:46:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Horacio Gonz&#225;lez *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Th&#233;&#226;tre d'op&#233;rations : &#171; &#201;taient faux un ou deux noms propres &#187; Borges, &#171; Emma Zunz &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Un article curieux [&#171; Argentine : L'&#233;crivain Alberto Manguel est cibl&#233; par les pro-Kirchner &#187; par Philippe Ri&#233;s ou voir ci joint plus bas], qui m&#233;prise la Biblioth&#232;que Nationale d'Argentine, son personnel et, paradoxalement, son directeur, Alberto Manguel, a &#233;t&#233; publi&#233; dans l&#180;&#233;dition en ligne du journal fran&#231;ais Mediapart, r&#233;dig&#233; par le journaliste Philippe Ri&#232;s. Tout son &#233;crit est un v&#233;ritable th&#233;&#226;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Guerre-des-medias" rel="directory"&gt;Guerre des m&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Th&#233;&#226;tre d'op&#233;rations : &#171; &lt;i&gt;&#201;taient faux un ou deux noms propres&lt;/i&gt; &#187; Borges, &#171; Emma Zunz &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un article curieux [&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/argentine._l_ecrivain_alberto_manguel_est_cible_par_les_pro-kirchner._philippe_ries.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Argentine : L'&#233;crivain Alberto Manguel est cibl&#233; par les pro-Kirchner &#187; par Philippe Ri&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ou voir ci joint plus bas], qui m&#233;prise la Biblioth&#232;que Nationale d'Argentine, son personnel et, paradoxalement, son directeur, Alberto Manguel, a &#233;t&#233; publi&#233; dans l&#180;&#233;dition en ligne du journal fran&#231;ais &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt;, r&#233;dig&#233; par le journaliste Philippe Ri&#232;s. Tout son &#233;crit est un v&#233;ritable th&#233;&#226;tre d'op&#233;rations de l'imposture. Avec M. Ri&#232;s, j'ai eu un &#233;change par courrier que j'adjoins &#224; cette r&#233;ponse en consid&#233;rant qu'il illustre assez bien le d&#233;bat. L'&#233;tonnement que j'&#233;prouve &#224; la lecture de son article requiert, je crois, quelques lignes suppl&#233;mentaires &lt;i&gt;sine ira et studio.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans aucun doute, il ne s'agit pas d'un article sur Manguel car il semble porter l'&#233;tendard de sa d&#233;fense. Pourtant dans les eaux troubles de ses affirmations, sans en avoir l'intention, il diffame Manguel indirectement par des &#233;lucubrations &#233;loign&#233;es de la v&#233;rit&#233; et, plus indirectement encore, en jetant son m&#233;pris sur les travailleurs culturels argentins. Bien &#233;videmment, il faut dire que l'attaque qu'on est en train de commenter n'est pas dirig&#233;e, &#224; la lettre, contre Manguel, mais contre la personne du directeur pr&#233;c&#233;dent (auteur de ces lignes), avec tant de bassesse et un tel esprit de grossi&#232;ret&#233; qu'elle finit par toucher d'innombrables personnes, m&#234;me celles qu'on pr&#233;tendait prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ri&#232;s a &#233;crit ce qui lui a &#233;t&#233; command&#233; d'&#234;tre &#233;crit, ce que les courriers que nous avons &#233;chang&#233;s d&#233;montrent &#8211;et je demande qu'ils soient lus avec la plus grande attention en tant que preuve d'une grande d&#233;fection journalistique, h&#233;las fr&#233;quente dans l'&#233;tat actuel des styles adopt&#233;s par les moyens de communication dans le monde. L'inadmissible dans ce genre d'articles c'est l'utilisation des pires proc&#233;d&#233;s du journalisme de diffamation, qui rendent indigne leur auteur et viennent heurter leurs lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, les images inclues rappellent le contraste entre &#171; le monde polic&#233; des lumi&#232;res &#187; (photos de la couverture d'un livre de Manguel) et &#171; un monde vulgaire &#187;, repr&#233;sent&#233; par une jeune femme &#171; &#224; moiti&#233; nue &#187; (qui, comme le dirait Borges, &#171; nous cong&#233;die avec une confortable indignit&#233; vers les modiques d&#233;lices du pornographe&#8221;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un &#171; nu populaire &#187; cathartiquement extrait de l'une parmi bien d'autres couvertures du m&#234;me style qui caract&#233;risent le journal &lt;i&gt;Cr&#243;nica&lt;/i&gt;. C'est un journal &#171; sensationnaliste &#187; pareil en cela aux autres existants partout dans le monde, mais dans les archives de celui-ci l'on conserve des millions de photographies concernant l'histoire argentine contemporaine, qui sont en cours de num&#233;risation dans la Biblioth&#232;que Nationale gr&#226;ce &#224; une convention sign&#233;e avec ce journal. La convention qui a pour but cette num&#233;risation est mise en question, semble-t-il, par Manguel (s'il en est ainsi, ce serait une grossi&#232;re erreur). Les photographies de &lt;i&gt;Cr&#243;nica&lt;/i&gt;, pr&#233;cis&#233;ment pour provenir d'un journal qui a accompli son travail sous le signe de &#171; la vie nue &#187; (Agamben : permettez-nous l'ironie), t&#233;moignent de la terreur militaire puisqu'elles la documentaient avec &#171; indiff&#233;rence biopolitique &#187; ; c'est pourquoi les fonds photographiques de ses archives sont un auxiliaire irrempla&#231;able pour les chercheurs qui se consacrent &#224; la dictature militaire des ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sachant que les organisations argentines de d&#233;fense des Droits de l'Homme ont d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; travailler sur ces images-l&#224;, peut-on soup&#231;onner, dans l'ind&#233;chiffrable cours obscur&#233;ment poursuivi par l'article de &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt;, une volont&#233; de co&#239;ncidence avec le gouvernement qui a nomm&#233; Manguel en t&#234;te de la Biblioth&#232;que Nationale ? Ce gouvernement est en train d'accomplir un grand effacement historique, une annulation historiographique, une &#233;limination des plis contradictoires de l'histoire argentine, une rature de la m&#233;moire en tant qu&#180;&#233;v&#233;nement. M. Manguel agit d'une mani&#232;re curieuse : nous partageons avec lui ses pr&#233;occupations concernant la culture consum&#233;riste (la &#171; consommation culturelle &#187; substituant la question g&#233;nuine &#224; propos de la surprise originaire que provoque l'existence &#8211;m&#234;me s'il l'exprime autrement), mais lorsqu'il doit d&#233;finir ce qu'est une biblioth&#232;que il fait appel &#224; des crit&#232;res solennels et superficiels, en combattant imaginairement un ennemi invent&#233;, qui provient de son manque de familiarit&#233; avec la culture argentine contemporaine et m&#234;me de sa m&#233;connaissance de ses complexit&#233;s. Il accepte de la sorte que la propagande minist&#233;rielle organis&#233;e autour de lui, ainsi que l'effort de ses propres porte-paroles mod&#232;lent des articles tel que celui paru en France, dans lequel on nous accuse d'avoir refus&#233; le logiciel Aleph, dont le nom &#233;voque un titre de Borges &#8211;ce qui oblige le r&#233;dacteur &#224; nous rappeler que le nom est celui de l'entreprise isra&#233;lienne qui le d&#233;veloppe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est mal renseign&#233; et recourt &#224; des proc&#233;d&#233;s &#224; ce point ignobles qu'ils ne seraient pas accept&#233;s par le strident journal &lt;i&gt;Cr&#243;nica&lt;/i&gt; qui lui d&#233;pla&#238;t tant ! Il pr&#233;tend de cette mani&#232;re, que nous n'oserons point qualifier avec des adjectifs qui noirciraient notre &#233;crit, sugg&#233;rer qu'il y aurait eu un relent d'antis&#233;mitisme dans nos d&#233;cisions. Manguel et ses adjoints culturels savent bien de quoi il s'agit. Des paroles de ce genre ne le pr&#233;sentent pas sous un jour favorable, ni lui ni ses commensaux et informateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce logiciel-l&#224; a &#233;t&#233; adopt&#233; par la Biblioth&#232;que apr&#232;s le dressage d'un inventaire de l'int&#233;gralit&#233; de son patrimoine documentaire avec un autre logiciel. Il n'est donc pas juste de pr&#233;tendre que le catalogue n'est pas achev&#233;, m&#234;me s'il n'a pas la m&#234;me rigueur catalographique de la BNf, que sans aucun doute nous envions. Pour autant Aleph pr&#233;sente le d&#233;savantage au futur d'&#234;tre un logiciel &#171; propri&#233;taire &#187;, alternative que nous avons due accepter vu l'insuffisant d&#233;veloppement dans notre pays de logiciels libres, que nous aurions pr&#233;f&#233;r&#233;s et auxquels la Biblioth&#232;que devra t&#244;t ou tard acc&#233;der. Moins que cet aspect technique concernant la catalogation, ce qui importe cependant c'est le barbarisme journalistique dont fait preuve par M. Ri&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barbarisme au sens de laisser flotter dans l'air des accusations qu'il sait fausses et qu'il insinue en laissant planer d'obscurs soup&#231;ons, d'une mani&#232;re non moins obscure que celles des &#171; services de renseignements &#187; qui prolif&#232;rent partout dans le monde. Nous voudrions ajouter que c'est nous qui avons install&#233; &#224; la Biblioth&#232;que Nationale la statue du c&#233;l&#232;bre auteur de &lt;i&gt;L'Aleph&lt;/i&gt; (c&#233;l&#233;bration inspir&#233;e par la complexit&#233; de son &#339;uvre, qui poss&#232;de tant une m&#233;taphysique qu'une antim&#233;taphysique, et c'est ce qui la rend fondamentale, et non pas la d&#233;votion pseudo-intimiste de Manguel et ses nouveaux &lt;i&gt;Bouvard et P&#233;cuchet&lt;/i&gt;). Et contre l'opposition ferme des ultra-droites argentines (probablement M. Ri&#232;s ne croit pas y prendre part, mais il a beaucoup contribu&#233; &#224; leur &#233;panouissement), c'est nous qui avons retir&#233; du fronton de l'une de salles de lectures le nom d'un ancien directeur antis&#233;mite de la Biblioth&#232;que, en poste pendant deux d&#233;cennies entre les ann&#233;es 1940 et 1950. Nous l'avons fait sans aucune vanit&#233;, sans fanfare, dans la conviction profonde d'orienter la Biblioth&#232;que vers son destin culturel le plus ouvert, sans exclusion d'aucune manifestation culturelle et politique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous est p&#233;nible de devoir donner ces pr&#233;cisions car personne n'ignore dans le pays les faits auxquels nous faisons r&#233;f&#233;rence, &#224; l'exception de l'apologiste de Manguel, aussi faiblement renseign&#233; qu'enfl&#233; de pr&#233;jug&#233;s maladroits qui, comme on l'a d&#233;j&#224; dit, porte pr&#233;judice &#224; Manguel lui-m&#234;me, qui certes n'a pas &#233;t&#233; bien renseign&#233; &#224; ce sujet, et qui d&#233;livre des opinions si controuv&#233;es sur les biblioth&#232;ques (&#171; elles ne sont pas de stades de football &#187;) qu'on ignore &#224; qui il les adresse. On devrait mieux lui expliquer quelle a &#233;t&#233; notre t&#226;che dans la r&#233;invention du rapport de la Biblioth&#232;que avec une soci&#233;t&#233; complexe, travaill&#233;e par des exigences critiques et intellectuelles in&#233;dites, qu'il a pr&#233;f&#233;r&#233;es remplacer par de petites ruses de pr&#233;servation de r&#233;putations creuses. Sauf que, tandis que de nombreux employ&#233;s &#233;taient licenci&#233;s, il a attendu patiemment pendant plusieurs mois pour prendre en charge la direction de la Biblioth&#232;que, comme un &lt;i&gt;condottiere&lt;/i&gt; timide attendant dans sa chartreuse que le champ de bataille soit d&#233;gag&#233; pendant qu'il feuill&#232;te distraitement la &lt;i&gt;Divine Com&#233;die&lt;/i&gt;. Certes, apr&#232;s tant de licenciements il y a eu beaucoup de r&#233;incorporations (&#224; l'&lt;i&gt;Enfer&lt;/i&gt; peut succ&#233;der le &lt;i&gt;Paradis&lt;/i&gt;), ce qui prouve qu'il n'y avait pas tant de personnel en exc&#232;s, comme sans plus de pr&#233;caution le dit une douce dame colombienne. Mais aujourd'hui la figure du &#171; r&#233;incorpor&#233; &#187; surgit comme r&#233;sultat d'un acte outrageant, duquel elle revient fragilis&#233;e et apeur&#233;e &#224; son poste apr&#232;s avoir connu la travers&#233;e de l'ab&#238;me et re&#231;u le pardon des grands hommes de l'administration g&#233;n&#233;rale de la survivance. On les appellent &#171; Ceo's &#187; (de l'Anglais &lt;i&gt;chief executive officer&lt;/i&gt;). Ils gouvernent avec des hauts salaires la Biblioth&#232;que, entre la peur et la maladroite abjuration du pass&#233; imm&#233;diat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a &#233;t&#233; trait&#233; ainsi, avec des tactiques qui combinent l'amabilit&#233; et l'indiff&#233;rence accompagn&#233;es par la pauvre consolation que leurs diffusent leurs informateurs sur ce qui en nous &#233;tait une politique culturelle explicite et des dimensions plurielles bien d&#233;clar&#233;es et &#233;tablies. En soumettant, en d&#233;shonorant et en lan&#231;ant des injures faciles, que nous d&#233;mentons seulement aujourd'hui en hommage &#224; tant des personnes d'une v&#233;ritable autorit&#233; intellectuelle qui dans le monde entier (intellectuels europ&#233;ens, argentins et latino-am&#233;ricains) ont cru en nous et qui r&#233;fl&#233;chissent librement sur les biblioth&#232;ques. Nos amis du monde entier sont ceux qui pensent qu'une biblioth&#232;que n'est jamais &#233;gale &#224; soi-m&#234;me et toujours est en exc&#232;s sur sa maigre identit&#233; parm&#233;nidienne. Surtout en France, o&#249; les noms importants, qui sont ceux de nos compagnons et philosophes inspir&#233;s nous ont aid&#233; avec leurs propres pr&#233;occupations (qui sans doute sont une petite partie en relation avec celles qui aujourd'hui affligent le monde et la France elle-m&#234;me) mais &#224; qui nous devons ces rapides &#233;claircissements puisque c'est d'un secteur de la presse digitale fran&#231;aise (et par une lamentable &#233;quivoque d&#233;finie, semble-t-il, par les m&#234;mes id&#233;aux progressistes que nous-m&#234;me professons) que sort donc ce pamphlet qui prouve au minimum la grave irresponsabilit&#233; d'un journaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dommage qu'il cause n'est pas r&#233;parable, parce que peut-&#234;tre aucun dommage n'est r&#233;parable, mais ces pages qu'aujourd'hui nous &#233;crivons demeurent comme t&#233;moignage pour les r&#233;sistants du monde entier, ceux qui r&#233;sistent &#224; la calomnie et aussi aux b&#234;tises dans un monde culturel o&#249; m&#234;me dans les professions culturelles les plus distingu&#233;es ne s'absentent pas du tout les nouveaux masques du n&#233;o-f&#233;tichisme de la marchandise. Elles sont aussi gratuites que dangereuses pour l'espace subtil des d&#233;mocraties qui se fragilisent avec les obscures man&#339;uvres qui s&#232;ment les graines de soup&#231;ons. Une d&#233;mocratie n'est jamais tautologique. Elle est toujours plus qu'elle m&#234;me, mais dans cet autod&#233;passement de soi &#171; elle ne sait pas ce que peut son corps &#187;. C'est pourquoi elle doit &#234;tre toujours une ligne tendue vers un futur utopique plus d&#233;sirable que ce triste pr&#233;sent. Manguel avec toute son &#233;rudition (et toute &#233;rudition est toujours accumulative) d&#233;cide pour les tautologies quand il dit &#171; une biblioth&#232;que est une biblioth&#232;que &#187;. A = A ? Non, il est clair que personne ne na&#238;t ni ne vit uniquement de sa r&#233;plique mim&#233;tique. Une Biblioth&#232;que, tel que le v&#233;ritable Borges l'a pressenti, c'est A = l'infini. Ce n'est pas le Borges de Manguel, celui qu'il &#233;voque en tant que connaissance superficiellement idol&#226;tre. L &#8216;idol&#226;tre croit que quelque chose toujours est elle-m&#234;me, et non pas elle-m&#234;me et son double, pleine de nuits et d'&#233;nigmes. C'est cela qui manque &#224; Manguel, mais nous pensons que rien de cela ne l'emp&#234;che de diriger une biblioth&#232;que. Ce qui r&#233;ellement doit le pr&#233;occuper ce sont les p&#233;nombres trompeuses qu'introduit en son nom un journaliste sans plume et sans id&#233;es. Et m&#234;me si ce que nous disons para&#238;t vouloir prot&#233;ger notre propre nom, en v&#233;rit&#233; c'est &#224; propos du nom de Manguel dont nous nous sentons aujourd'hui pr&#233;occup&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour le &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/carlos-schmerkin/blog/230716/manguel-et-mediapart-reponse-de-horacio-gonzalez&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;blog de Carlos Schmerkin&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par :&lt;/strong&gt; Elena Donato)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Echanges de courriels par ordre chronologique entre Philippe Ri&#232;s et Horacio Gonz&#225;lez&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; El 07/06/2016 a las 11:57 a.m., Philippe Ries escribi&#243; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cher Monsieur Gonzalez,&lt;br class='autobr' /&gt;
Journaliste au journal en ligne fran&#231;ais M&#233;diapart (&lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.mediapart.fr/&lt;/a&gt;), je conduis actuellement une enqu&#234;te sur l'affaire de la Biblioth&#232;que Nationale Argentine, qui a pris une dimension internationale avec la p&#233;tition sign&#233;e par plusieurs centaines de personnalit&#233;s du monde de la culture d&#233;non&#231;ant une menace de &#034;d&#233;mant&#232;lement&#034;, publi&#233;e dans sa version fran&#231;aise par le quotidien Le Monde. Les donn&#233;es, documents et t&#233;moignages dont je dispose posent, au contraire de ce texte, de s&#233;rieuses questions sur la gestion de cette grande institution pendant les dix ann&#233;es de votre mandat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme il est de r&#232;gle, je souhaiterais vous interroger avant de publier cette enqu&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je lis et comprend le castillan mais ne le parle pas, malheureusement. Fran&#231;ais ou anglais, je vous laisse le choix de la langue. Je peux soit vous appeler, au num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone que vous voudrez bien me communiquer. Ou encore vous envoyer les questions par &#233;crit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec l'expression de ma consid&#233;ration distingu&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Philippe Ri&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Le 7 juin 2016 &#224; 18:27, Horacio Gonz&#225;lez &lt;&lt;a href=&#034;mailto:horagonzalez@ciudad.com.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;horagonzalez@ciudad.com.ar&lt;/a&gt;&gt; a &#233;crit :
&lt;p&gt;Estimado Philippe&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Es l&#243;gico que tenga versiones contrapuestas, pues la cuesti&#243;n de la Biblioteca Nacional es compleja, y hay tantas versiones y pruebas en juego, pues responden al gran debate por el que atraviesa el pa&#237;s. Con todo, la cuesti&#243;n de la BN tiene una especificidad que origina una cuesti&#243;n que merece un tratamiento especial. No tengo inconveniente en responder a sus preguntas. Mi tel&#233;fono celular es 154000000, puede llamarme preferentemente de ma&#241;ana, aunque si tiene cuestiones que me env&#237;e por escrito, me parecer&#237;a mejor. Afectuosamente. Horacio Gonz&#225;lez&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;El 08/06/2016 a las 12:00 p.m., Philippe Ries escribi&#243;&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;
Cher Monsieur Gonzalez, &lt;br /&gt;
Voici les points sur lesquels je souhaite des &#233;claircissements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les personnes qui critiquent votre action &#224; la t&#234;te de la BN estiment que les 270 licenciements r&#233;cents (dont la moiti&#233; annul&#233;s ensuite) sont en fait le r&#233;sultat de la politique de gonflement des effectifs que vous avez conduite depuis 2005 : de 300 personnes &#224; votre arriv&#233;e &#224; 1048 &#224; votre d&#233;part. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ils d&#233;noncent non seulement la quantit&#233; des recrutements mais leur qualit&#233; : embauches &#034;politiques&#034;, &#034;syndicales&#034; et m&#234;me &#034;familiales&#034; (n&#233;potisme) et recrutement de personnes qui n'ont jamais effectu&#233; de travail effectif, ni m&#234;me de pr&#233;sence au travail &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ils affirment qu'une grande partie de ces recrutements s'est faite avec votre seule signature, sans respect pour les proc&#233;dures en vigueur en Argentine pour pourvoir aux emplois publics&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ils estiment que les derni&#232;res embauches de votre mandat (142 personnes) reproduisaient ce qui s'est pass&#233;, sur injonction de l'ancienne pr&#233;sidente de la R&#233;publique, dans d'autres entit&#233;s publiques (institutions d'Etat et entreprises publiques), pour y placer des gens de confiance ou plus simplement de rendre plus difficile l'action du nouveau pouvoir d&#233;mocratiquement &#233;lu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ils comparent les effectifs de la BN &#224; la fin de votre mandat avec ceux d'institutions comparables dans le monde : le double en moyenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ils affirment que votre gestion a sacrifi&#233; la vocation premi&#232;re de la BN (un instrument de conservation du patrimoine &#233;crit du pays et de travail pour les chercheurs et les &#233;tudiants) en une sorte de &#034;maison de la culture&#034;, avec des activit&#233;s tout &#224; fait respectables en elles-m&#234;mes mais qui n'ont pas leur place dans une telle institution&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ils accusent votre gestion de graves manquements aussi bien financiers que technologiques : depuis le paiement des travaux du Mus&#233;e du Livre avant m&#234;me la r&#233;ception l&#233;gale des installations jusqu'au refus d'installer un logiciel de catalogage r&#233;put&#233; le meilleur au monde (et au demeurant baptis&#233; Aleph en hommage &#224; Borges) en raison de son origine (une entreprise priv&#233;e isra&#233;lienne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces questions qui portent sur votre gestion, j'ajouterais personnellement les questions suivantes : &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la d&#233;fense l&#233;gitime de votre action justifiait-elle de mettre en cause, publiquement et internationalement (votre lettre au comit&#233; de l'Abinia) la personnalit&#233; du successeur d&#233;sign&#233; par le nouveau gouvernement ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; m&#234;me en faisant abstraction de la tradition de &#034;spoil system&#034; pratiqu&#233; en Argentine, &#224; tort ou &#224; raison, trouvez-vous ill&#233;gitime votre remplacement &#224; la t&#234;te de la BN apr&#232;s plus de dix ann&#233;es de pouvoir ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; aviez-vous un ou une candidate &#224; qui vous auriez souhait&#233; transmettre cette responsabilit&#233; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; dans votre allocution de d&#233;part devant une partie du personnel de la BN, vous affirmez avoir &#233;t&#233; souvent critique de certaines actions du gouvernement de Christina Kirchner. Que pensez-vous personnellement de son attitude au moment de la passation de pouvoir &#224; son successeur d&#233;mocratiquement &#233;lu ? &lt;br /&gt;
Enfin et d'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale ne pensez-vous pas que des institutions nationales comme la BN (mais aussi la Banque centrale ou l'Institut national de la statistique) devraient &#233;chapper aux rivalit&#233;s et instrumentations politiques (m&#234;me dans un pays aussi polaris&#233; que l'Argentine), au nom de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral du pays et de ces institutions elles-m&#234;mes ?&lt;br /&gt;
Dans l'attente de vous lire et avec mes remerciements&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;Philippe Ri&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;El 08/06/2016 a las 07:39 p.m., Horacio Gonz&#225;lez escribi&#243; :&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Estimado Monsieur Philippe, he le&#237;do su cuestionario y tendr&#233; el placer de responderlo ma&#241;ana o pasado ma&#241;ana, de modo que el fin de semana est&#233; en sus manos. Desde ya le anticipo que las preguntas que usted formula son el m&#225;s exquisito resumen de las posiciones oficiales del actual gobierno argentino, pero veo que tambi&#233;n de otras instancias oscuras cuyo origen ignoro y lamento escuchar, ahora por primera vez, de un periodista de Francia. Tratar&#233; de responderle de la mejor manera posible, incluso ante afirmaciones tan rudimentarias y absurdas en torno a la existencia de un &#034;&lt;i&gt;spoil system&lt;/i&gt;&#034; o directamente ofensivas como la supuesta raz&#243;n del rechazo al sistema Aleph, que a pesar de ser un &#034;software propietario&#034; nunca fue rechazado, antes bien, acogido con satisfacci&#243;n, a pesar de la discusi&#243;n en curso en el pa&#237;s sobre la necesidad de diseminar el &#034;software libre&#034;. La otra cuesti&#243;n que insin&#250;a en la pregunta sobre el origen del software es directamente una infamia que descalifica a su fuente, que ignora a este respecto cuales son mis opiniones sobre ese y otros temas. Espero que usted no quede preso de esa misma y (para m&#237;) sorprendente ignorancia. Igualmente considero leg&#237;timo preguntarme, dada la gran cantidad de informaci&#243;n p&#250;blica existente sobre este tema (emanada del gobierno actual como de numerosas personas part&#237;cipes de este debate) si un periodista, residente o no en este pa&#237;s, debe hacerse eco tan agresivamente de ellas, haci&#233;ndose cargo de transmitirlas sin las m&#237;nimas prevenciones sobre su inverosimilitud. En poco d&#237;as, pues, recibir&#225; mis respuestas a este cuestionario que, sinceramente, me asombra por la gran cantidad de prejuicios que supone. &lt;br/&gt;Afectuosamente, hg&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fecha : Sun, 12 Jun 2016 17:14:03 -0300&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;De : Horacio Gonz&#225;lez &lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;mailto:horagonzalez@ciudad.com.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;&lt;horagonzalez@ciudad.com.ar&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Para : &lt;strong&gt;Philippe Ries&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;mailto:philippe.ries@gmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;&lt;span class='ressource'&gt;&lt;philippe.ries@gmail.com&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Philippe, le env&#237;o las respuestas :&lt;br /&gt;
La cantidad de trabajadores de un Biblioteca Nacional no se pude regir por una estad&#237;stica internacional. En nuestro caso, la ampliaci&#243;n vertiginosa de nuevas funciones, la adquisici&#243;n de tecnolog&#237;as, archivos y construcci&#243;n de nuevos edificios, tanto como la creaci&#243;n de secciones que editaban libros de decisiva importancia para los lectores, hizo necesario el aumento del personal. Ser&#237;a ingenuo pretender que all&#237; no influyan los gremios, y que el Estado no act&#250;e como empleador social de primera instancia, en vez de poner requisitos de acceso al trabajo a trav&#233;s de protocolos meritocr&#225;ticos. El verdadero m&#233;rito lo construye cada instituci&#243;n en la pr&#225;ctica diaria del compromiso laboral, d&#243;nde se hallan los m&#225;s sensibles aprendizajes y crecimientos de la conciencia laboral. Por otra parte, funciones esenciales a las tecnolog&#237;as bilbiotecarias que otras Bibliotecas tercerizan, nosotros la manten&#237;amos dentro de la planta. Es cierto que desde el gobierno no se actu&#243; r&#225;pidamente para regularizar toda su planta, pero eso no puede ser luego un pretexto para despedir a trabajadores comprometidos con su trabajo, que en el &#250;ltimo tiempo han recibido injustificables humillaciones sobre su condici&#243;n laboral. Las formas de ingreso al Estado son muy variadas, y las practicamos todas, pues se establecen seg&#250;n el tipo de responsabilidad : para altas responsabilidades hicimos concursos y los contratos transitorios no precisan m&#225;s que la firma del director de la instituci&#243;n, siempre que se justifica la tarea que se va a cumplir. Nunca nombr&#233; a personas &#034;de mi confianza&#034;. No tengo ese concepto de la vida laboral. Creo que la confianza se crea en el trato diario, proviene de relaciones mutuas donde se cumplen las expectativas comunes y colectivas. Conceb&#237; la Biblioteca como una instituci&#243;n hist&#243;rico-cultural en condiciones de interrogar y movilizar a la cultura argentina, pasada y contempor&#225;nea. Fundamos escuelas internas, editoriales e instancias de discusi&#243;n sobre la lengua (Mueso de la Lengua). El software es el Aleph y fue contratado luego de un concurso internacional. Pasando por alto su absurda inferencia period&#237;stica, y pasado prudentemente por algo la indignaci&#243;n que genera, no le voy a decir nada m&#225;s que lo referido en mi correo anterior. Usted no desconocer&#225; los debates mundiales en este delicado tema. Estuve satisfecho con el software &#034;enlatado&#034;, pero con el tiempo, deber&#225;n perfeccionarse los softwares libres sobre los que en este momento trabajan las universidades del pa&#237;s, para que sean adoptados por las Bibliotecas nacionales que pretendan cierto autonomismo t&#233;cnico-cultural en su gesti&#243;n. La misi&#243;n de la Bibliotecas Nacionales es preservar y acrecentar el patrimonio cultural bibliohemerogr&#225;fico del pa&#237;s. No hay ninguna contraposici&#243;n con las actividades culturales, como usted podr&#225; comprobarlo con una r&#225;pida visita a la p&#225;gina web de la BN de Francia. Monsieur, su modo de formular preguntas est&#225; condicionado por fuertes prejuicios o bien se deja llevar exclusivamente por la opini&#243;n de los nuevos gobernantes, que no se caracterizan por estar bien informados en cuestiones culturales y que asimilan toda gesti&#243;n a un modelo de procedimiento economicista. Hablan de pluralismo y lanzan acusaciones inveros&#237;miles apenas parece una disidencia creativa. Desafortunadamente, encuentran o&#237;dos ligeros que aceptan sin averiguaci&#243;n alguna las torpes acusaciones de populismo o demagogia. Si usted conociera algo sobre mis ideas, no hubiera condescendido a hacerme algunas de sus preguntas, por cierto, bastante desafortunadas. &#191;C&#243;mo piensa que no iba a aceptar a mi sucesor ? Eso s&#237; : no me pida que coincida con sus ideas, cercanas al autoritarismo del &#034;gran se&#241;or&#034;, a pesar de que su obra es portadora de amables curiosidades, ni se asombre por el hecho de que comunique a mis ex colegas de la Bibliotecas Latinoamericanas mis ideas al respecto, que como es evidente, algunos comparten y otros no. Yo no me asombrar&#237;a tanto por eso, sino por el hecho de que el nuevo director demora 5 &#243; 6 meses en asumir su cargo, mientras los &#034;racionalizadoras del Estado&#034;, especialistas en limpiezas administrativas y en generar servidumbres vejatorias, se dedican a denigrar a los administradores anteriores, con tal sorprendente habilidad que de tanto en tanto encuentran conciencias inocentemente receptivas.|&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;* Horacio Gonz&#225;lez&lt;/strong&gt; (Buenos Aires 1944). sociologue, essayiste, chercheur argentin. Il est professeur de Th&#233;orie Esth&#233;tique, de Pens&#233;e Sociale Latino-am&#233;ricaine, de Pens&#233;e Politique Argentine. Il enseigne dans plusieurs universit&#233;s nationales. Entre 2005 et 2015, il est directeur de la Biblioth&#232;que nationale.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Manguel-et-Mediapart-reponse-de-Horacio-Gonzalez-a-Philippe-Ries&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 24 juillet 2016.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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