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		<title> Celui de l'Islande est un bon mod&#232;le pour restructurer la dette</title>
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		<dc:date>2012-08-27T14:39:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert H. Wade *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les argentins et leur gouvernement sont, avec raison, orgueilleux de leur strat&#233;gie de restructuration de la dette ext&#233;rieure, qui a permis &#224; l'&#233;conomie de se relancer assez rapidement apr&#232;s 2002. Cependant, une dizaine d'ann&#233;es ont pass&#233; et il existe un autre pays, qui offre des le&#231;ons plus r&#233;centes et que les gouvernements des pays du sud de l'Europe devraient suivre. Ce pays est l'Islande. &lt;br class='autobr' /&gt; Autour de 2000, le gouvernement conservateur de l'Islande favorable au libre march&#233; a privatis&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/La-Dette" rel="directory"&gt;La Dette&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les argentins et leur gouvernement sont, avec raison, orgueilleux de leur strat&#233;gie de restructuration de la dette ext&#233;rieure, qui a permis &#224; l'&#233;conomie de se relancer assez rapidement apr&#232;s 2002. Cependant, une dizaine d'ann&#233;es ont pass&#233; et il existe un autre pays, qui offre des le&#231;ons plus r&#233;centes et que les gouvernements des pays du sud de l'Europe devraient suivre. Ce pays est l'Islande.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Autour de 2000, le gouvernement conservateur de l'Islande favorable au libre march&#233; a privatis&#233; deux grandes banques publiques tourn&#233;es vers le march&#233; local et a permis la cr&#233;ation d'une troisi&#232;me grande banque priv&#233;e &#224; partir de la fusion d'un ensemble de plus petits &#233;tablissements. Le gouvernement a aussi modifi&#233; la majorit&#233; des limites des banques pour leurs op&#233;rations et les a pouss&#233;es &#224; transformer l'Islande en un centre financier international de l'Atlantique nord. &#171; &lt;i&gt;Si Duba&#239; peut le faire, pourquoi pas nous &lt;/i&gt; &#187;, &#233;tait l'esprit de cette harangue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 2008, les trois grandes banques islandaises se trouvaient parmi les 300 plus grandes banques du monde, dans un pays o&#249; la population s'&#233;l&#232;ve seulement &#224; 310 000 personnes. Leurs actifs atteignaient 10 fois le PIB de l'Islande et leur &lt;i&gt;business model&lt;/i&gt; d&#233;pendait principalement de leur possibilit&#233; de s'endetter massivement via le march&#233; de cr&#233;dit. En octobre 2008, les banques se sont effondr&#233;es. La monnaie nationale, la couronne islandaise, a perdu 60 % de sa valeur d'un jour &#224; l'autre. Le march&#233; des actions s'est effondr&#233;. En peu de mois, le prix des maisons est tomb&#233; de 25 % en termes r&#233;els et l'inflation est mont&#233;e jusqu'&#224; un niveau proche du 20 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FMI a envoy&#233; une mission qui a dict&#233; au gouvernement d'installer un contr&#244;le des capitaux pour &#233;viter une plus grande fuite et a offert des experts techniques pour apprendre aux fonctionnaires de la banque Centrale islandaise &#224; appliquer ces politiques. La forte d&#233;valuation a g&#233;n&#233;r&#233; par elle m&#234;me une r&#233;duction importante de la d&#233;pense. Ainsi, avec la b&#233;n&#233;diction du FMI, le gouvernement a retard&#233; les ajustements fiscaux. Cela a permis d'all&#233;ger les tensions politiques, parce que la d&#233;valuation pouvait se pr&#233;senter comme &#171; un acte divin &#187; qui n'&#233;tait pas de la responsabilit&#233; du gouvernement. Le FMI a tent&#233; que le gouvernement assume les dettes des banques en faillites comme siennes sous la pression de la Su&#232;de, qui s'inqui&#233;tait du fait que si l'Islande s'en sortait avec une cessation de paiements, les pays baltes feraient de m&#234;me avec leurs grands pr&#234;ts du syst&#232;me bancaire su&#233;dois. Les autorit&#233;s de l'Islande ont repouss&#233; l'id&#233;e, vu la taille des dettes bancaires par rapport &#224; sa base fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de 2009, entre 80 et 90 % des entreprises islandaises y compris les plus grandes &#233;taient incapables de faire face &#224; leurs obligations, et entre 25 et 30 % des foyers se trouvaient dans la m&#234;me situation. Les gouvernements du sud de l'Europe pourraient apprendre quelque chose sur la fa&#231;on dont l'Islande a fait face &#224; cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la dette des entreprises, la strat&#233;gie fut que les banques reconnaissent la perte de valeur des obligations qu'avaient les entreprises, au point que les &#233;tablissements bancaires pouvaient esp&#233;rer avoir un gain s'ils restaient avec les actifs des entreprises. Les petites et les moyennes entreprises ont pu solliciter de plus grands all&#233;gements de dette, chaque fois qu'elles pouvaient offrir une preuve plausible de leurs flux de tr&#233;sorerie futur et le montant de l'aide &#233;tait li&#233; &#224; la valeur diminu&#233;e de leurs revenus futurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les dettes des familles, il a &#233;t&#233; n&#233;cessaire que les banques r&#233;duisent la valeur comptable excessive de 110 % de la valeur de chaque propri&#233;t&#233;. Les familles qui ne pouvaient pas faire face m&#234;me aux pr&#234;ts ajust&#233;s ont pu demander des aides sp&#233;ciales. Un &#233;l&#233;ment important fut qu'il n'a pas &#233;t&#233; permis que le degr&#233; de cr&#233;ance des diff&#233;rentes familles soit affect&#233; par ce sc&#233;nario sp&#233;cial. De plus, ceux qui se trouvaient pr&#232;s du seuil de pauvret&#233;, ont pu solliciter une allocation additionnelle pour conserver la propri&#233;t&#233; de leurs foyers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat global a laiss&#233; les banques avec une dette (&lt;i&gt;mora solvendi)&lt;/i&gt; si petite qu'elle &#233;tait possible -sans avoir recours aux ex&#233;cutions hypoth&#233;caires massives ou aux faillites d'entreprises. Peu de familles ont perdu leurs foyers. L'&#233;conomie s'est stabilis&#233;e en 2010 et elle a recommenc&#233; &#224; croitre en 2011, bien que lentement. Le gouvernement et les entreprises ont retrouv&#233; l'acc&#232;s aux march&#233;s internationaux de cr&#233;dit &#224; des taux d'int&#233;r&#234;t soutenables. Cependant, cela n'a pas &#233;t&#233; possible sans aucun co&#251;t politique. Le gouvernement a re&#231;u une attaque virulente des personnes qui n'avaient pas pris de cr&#233;dits impayables et insoutenables. Celles-ci sentant qu'elles payaient pour le gaspillage des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comparaison avec la situation de la Norv&#232;ge, apr&#232;s sa crise bancaire au d&#233;but des ann&#233;es 90 et les &#233;conomies baltes apr&#232;s 2008, la r&#233;cup&#233;ration de l'Islande fut bien meilleure. C'est tr&#232;s li&#233; au fait qu'on a &#233;vit&#233; de faire ce qui est aujourd'hui d&#233;j&#224; tr&#232;s commun en Gr&#232;ce, en Espagne et au Portugal, quand les banques obligent les entreprises et les familles &#224; patrimoine n&#233;gatif &#224; renoncer &#224; la propri&#233;t&#233; de leurs biens, comme si les banques elles m&#234;mes n'&#233;taient pas responsables d'avoir trop pr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Professeur d'&#201;conomie Politique de &#171; &lt;i&gt;Londres School of Economics&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/economia/2-201928-2012-08-27.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 27 ao&#251;t 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/El-de-Islandia-es-un-modelo-exitoso-para-reestructurar-la-deuda&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Celui-de-l-Islande-est-un-bon-modele-pour-restructurer-la-dette&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 27 ao&#251;t 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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