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		<title>Le Condor &#224; l'export : Trafic de drogues, Terrorisme d'Etat et D&#233;mocratie militaris&#233;e</title>
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		<dc:date>2004-11-16T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Samuel Blixen</dc:creator>



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&lt;p&gt;Publication conjointe de The Transnational Institute, Centre de Documentation et information-Bolivie et Inforpress Centre-am&#233;ricaine, Guatemala, avril 1997 prim&#233; par le Prix Sim&#243;n Bolivar 1997 &lt;br class='autobr' /&gt; En avril 1996, quand le processus de n&#233;gociation entre le gouvernement mexicain et les dirigeants indig&#232;nes de l'Arm&#233;e Zapatista de Lib&#233;ration Nationale f&#234;tait ses deux ans, le g&#233;n&#233;ral Mario Ren&#225;n Castillo, chef de la force de taches (intervention) Arco Iris (Arc-en-ciel) s'est d&#233;ploy&#233; dans l'&#233;tat (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Publication conjointe de &lt;i&gt;The Transnational Institute&lt;/i&gt;, Centre de Documentation et information-Bolivie et Inforpress Centre-am&#233;ricaine, Guatemala, avril 1997 prim&#233; par le Prix Sim&#243;n Bolivar 1997&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En avril 1996, quand le processus de n&#233;gociation entre le gouvernement mexicain et les dirigeants indig&#232;nes de l'Arm&#233;e Zapatista de Lib&#233;ration Nationale f&#234;tait ses deux ans, le g&#233;n&#233;ral Mario Ren&#225;n Castillo, chef de la force de taches (intervention) Arco Iris (Arc-en-ciel) s'est d&#233;ploy&#233; dans l'&#233;tat du Chiapas, &#171; d&#233;couvrait &#187; des d&#233;p&#244;ts de drogues dans trois localit&#233;s : Les Marguerites, Ocosingo et Altamirano, trois points g&#233;ographiques &#233;quidistants d'Aguascalientes construit par les zapatistas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois suivant, le 19 mai, des effectifs du groupe sp&#233;cial Ledin, de l' arm&#233;e mexicaine, ont ratiss&#233; les collines entre les lieux dits Tianal et Sikiculum, &#224; la recherche de &#171; substances &#187;, comme a expliqu&#233; l'Institut National pour le Combat des Drogues. L'arm&#233;e a mont&#233; quatre campements aux alentours d'Aguascalientes II, confirmant dans une certaine mesure les d&#233;nonciations zapatistes sur une offensive militaire imminente qui, comme tout le long du processus de n&#233;gociation, agissait comme contrepoint des conversations intermittentes de paix. Le g&#233;n&#233;ral Castillo a r&#233;fut&#233; la d&#233;nonciation attribuant le d&#233;ploiement des troupes &#224; la r&#233;pression d'un hypoth&#232;tique &#171; cartel du Sud-est &#187;, qui s'ouvrait dans les &#233;tats du Chiapas, Campeche et Tabasco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers le milieu de 1996, le Centre de Droits Humains Fray Bartolom&#233; de las Casas d&#233;non&#231;ait que le nord du Chiapas &#171; vivait un &#233;tat de guerre civile latente &#187; , cons&#233;quence de l'action des groupes paramilitaires : &#171; Les Chinchulines &#187; op&#233;rant dans la commune de Chil&#243;n ; &#171; Paix et Justice &#187; &#224; Sabanilla ; &#171; Front Civique Luis Donaldo Colosio &#187; et l'&#171; Organisation Juv&#233;nile Ind&#233;pendante &#187; harcelant Tila et Salto de Aguas. Quelque 600 paysans ont &#233;t&#233; assassin&#233;s ou ont disparu durant les trois derni&#232;re ann&#233;es, des mains des gardes blanches, form&#233;es ou soutenues par les appareils &#233;tatiques de s&#233;curit&#233;, selon les plaintes des organismes de droits humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simultan&#233;ment, en juin 1996, le D&#233;partement d'&#201;tat des &#201;tats-Unis a annonc&#233; qu'il accorderait cinq millions de dollars suppl&#233;mentaires pour un programme de qualification des militaires mexicains dans la guerre contre les drogues ; et en ao&#251;t, le s&#233;nateur Jesse Helms a lev&#233; son veto &#224; la proposition du g&#233;n&#233;ral Geoffrey Mc Cafrey d'offrir &#224; l'arm&#233;e mexicaine 50 h&#233;licopt&#232;res Huey HU-1H &#171; d'occasion &#187;, sous forme de donation ; en &#233;change, le gouvernement mexicain &#171; acceptait &#187; que la flotte d'h&#233;licopt&#232;res soit soumise &#224; un &#171; monitorat &#187; US sur son utilisation, et en outre autorisait le survol du territoire mexicain par les appareils des agences de s&#233;curit&#233; publique, sp&#233;cialement le Service des Douanes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le vide de l' apr&#232;s-guerre froide et le trafic de drogues&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on les abstrait des oscillations du processus de n&#233;gociation du Chiapas, et des strat&#233;gies des acteurs, les &#233;pisodes indiqu&#233;s sont extr&#234;mement r&#233;v&#233;lateurs d'une tendance : la participation active, op&#233;rationnelle, de l'arm&#233;e mexicaine dans la r&#233;pression du trafic de drogues ; la militarisation croissante de l'&#201;tat ; la d&#233;pendance militaire mexicaine des organismes de s&#233;curit&#233; nationale Am&#233;ricains ; l'installation d&#233;finitive d'une strat&#233;gie politico-militaire de contre-insurrection ; et l'acceptation du sch&#233;ma qui incorpore le concept de &#171; narcoterrorisme &#187; pour d&#233;finir l'&#171; ennemi &#187; sur lequel d&#233;coulera une doctrine de s&#233;curit&#233; continentale, que le Pentagone est d&#233;termin&#233; &#224; ce quelle soit adopt&#233;e par les Forces Arm&#233;es latino-am&#233;ricaines. L'arm&#233;e mexicaine, qui par tradition et par les avatars historiques conservaitt une attitude &#171; nationaliste exacerb&#233;e &#187; face aux Etats-Unis, seconde maintenant une militarisation qui est dissimul&#233;e derri&#232;re la &#171; guerre contre les drogues &#187; pour imposer &#171; une d&#233;mocratie de la s&#233;curit&#233; nationale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue des secteurs sociaux, politiques et militaires latino-am&#233;ricains, de toutes les options possibles, le &#171; trafic de drogues &#187;, et subsidiairement le &#171; narcoterrorisme &#187;, sont consid&#233;r&#233;s comme les plus suspects et mauvais pour soutenir une strat&#233;gie qui globalise dans le continent les int&#233;r&#234;ts de la s&#233;curit&#233; nationale am&#233;ricaine, atteints simultan&#233;ment depuis les divers plans g&#233;ographique, &#233;conomique et militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour remplir le vide de l' apr&#232;s-guerre froide, le trafic de drogues, qui s' il peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une menace pour les processus d&#233;mocratiques par son caract&#232;re corrupteur au niveau politique et destructeur au niveau social, assume le r&#244;le que &#171; le communisme &#187; a occup&#233; durant les ann&#233;es 60 et 70 pour justifier une politique d'intervention militaire et d'h&#233;g&#233;monie &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;finition d'un ennemi commun, transnational et suffisamment dangereux, est vitale pour le soutien d'une strat&#233;gie d'h&#233;g&#233;monie ou de d&#233;pendance, selon depuis o&#249; on le regarde. Comme avant avec le communisme, le trafic de drogues qui est d&#233;fini comme principal ennemi des processus d&#233;mocratiques, tend &#224; masquer la cause premi&#232;re de la d&#233;stabilisation latino-am&#233;ricaine : les profondes injustices sociales et les niveaux insupportables de marginalisation et pauvret&#233; qu'engendrent les recettes &#233;conomiques n&#233;olib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi que le &#171; narcoterrorisme &#187; est une grossi&#232;re g&#233;n&#233;ralisation pour expliquer les explosions sociales, les r&#233;bellions, les violences et les r&#233;voltes, du &#171; trafic de drogues &#187; r&#233;sulte une justification facile et chrom&#233;e pour le d&#233;ploiement des strat&#233;gies militaristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans toute l'Am&#233;rique latine, et dans un &#233;ventail de secteurs qui inclut des partis progressistes, &#233;glise et organisations sociales, la d&#233;finition du trafic de drogues comme menace principale des processus notamment &#224; cause des nombreux ant&#233;c&#233;dents qui lient la commercialisation de drogues avec le financement d'op&#233;rations cach&#233;es promues par la CIA et d'autres organismes am&#233;ricains ex&#233;cuteurs de politiques de s&#233;curit&#233; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traces d'un pass&#233; r&#233;cent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, le sch&#233;ma qui se reproduit au Mexique garde dans sa gen&#232;se de grandes similitudes avec l'histoire r&#233;cente de l'Am&#233;rique Centrale, o&#249; les strat&#233;gies de contre insurrection ont favoris&#233; l'apparition des groupes paramilitaires, et les objectifs politiques ont d&#233;voil&#233; un terrorisme d'&#201;tat qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; aller vers le trafic de drogues comme source de financement. La d&#233;nonciation de la pr&#233;sence de conseillers militaires argentins op&#233;rant avec les forces d&#233;ploy&#233;es au Chiapas, qui &#224; leur tour ont rempil&#233; comme conseillers au Salvador, Honduras et Guatemala dans la d&#233;cennie des ann&#233;es 80, sugg&#232;re la survie d'un syst&#232;me de coordination au niveau de l'intelligence militaire, de caract&#232;re secret et clandestin, qui menace avec la reproduction &#171; d'une morale de la s&#233;curit&#233; nationale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'on n'ait pas encore reconnu officiellement la responsabilit&#233; institutionnelle dans le terrorisme d'&#201;tat qui s'est r&#233;pandu en Am&#233;rique latine, les recherches journalistiques et d'organismes de droits humains ont compil&#233; un corpus d'information qui r&#233;v&#232;le l'existence d'une trame continentale de coordination dans laquelle l'arm&#233;e argentine a occup&#233; un r&#244;le de premier plan dans certains de ces &#233;pisodes clef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revendiquant une exp&#233;rience avec succ&#232;s et effective dans la sale guerre contre la &#171; subversion &#187; &#224; partir du coup d'&#201;tat de mars 1976, l' &#201;tat-major de l'intelligence militaire ont assum&#233; depuis 1978 des missions de consultation dans des organismes d'intelligence des Forces Arm&#233;es et des groupes d'extr&#234;me droite en Am&#233;rique Centrale. Le commandant du Premier Corps de l''Arm&#233;e (Argentine), le g&#233;n&#233;ral Guillermo Su&#225;rez Mas&#243;n, a promu alors la cr&#233;ation du &#171; Groupe de T&#226;ches Ext&#233;rieur (GTE) du Batall&#243;n 601 &#187;, appareil d'intelligence militaire li&#233; &#224; la SIDE (Secr&#233;tariat d'Information de l'&#201;tat). Les d&#233;tachements militaires et les agents argentins auraient deux missions simultan&#233;es : conseiller les alli&#233;s de l'Am&#233;rique centrale et poursuivre les exil&#233;s argentins, sp&#233;cialement ceux du groupe Montoneros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu' &#224; confirmer les relations entre les appareils d'intelligence militaire argentins et les groupes d'extr&#234;me droite d'Am&#233;rique centrale avec des contacts effectu&#233;s par l'organisation n&#233;ofasciste italienne &#171; Avanguardia Nazionale &#187;. Le lien est dat&#233; d'&#233;poques aussi pr&#233;coces que 1973, quand le terroriste italien Stephano Delle Chiaie a commenc&#233; &#224; op&#233;rer en Argentine au nom de la DINA chilienne, police politique du r&#233;gime d' Augusto Pinochet, dirig&#233; par le alors colonel (aujourd'hui g&#233;n&#233;ral et poursuivi en justice) Manuel Contreras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Delle Chaie, qui coordonnait ses activit&#233;s avec l'agent chilien (et agent pr&#233;sum&#233; de la CIA) Michael Townley (condamn&#233; aux Etats-Unis pour le meurtre de l'ex chancelier Orlando Letelier) a particip&#233; comme agent de liaison avec le salvadorien Roberto d'Aubisson aux premi&#232;res missions de consultation. Jusqu'en 1980, les conseillers argentins ont &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s au Salvador et au Guatemala et ont instruit les groupes paramilitaires dans la pratique des enl&#232;vements, comme source de financement des op&#233;rations clandestines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation du coup d'&#201;tat qui, en juin 1980, a install&#233; au pouvoir le g&#233;n&#233;ral Luis Garc&#237;a Meza en Bolivie a provoqu&#233; un retournement qualitatif dans les sources de financement des groupes paramilitaires en Am&#233;rique Centrale. Divers chercheurs de la gen&#232;se de la &#171; &lt;i&gt;narcodictature&lt;/i&gt; &#187; bolivienne consignent que l'assistance argentine, avec armes et personnel militaire -400 conseillers- a &#233;t&#233; fournie par un accord qui a permis aux cartels de la drogue de financer le coup d'Etat. La d&#233;cision des narcotrafiquants boliviens de soutenir les militaires et de garantir ainsi l'expansion de leurs affaires depuis le pouvoir, avait &#233;t&#233; d&#233;tect&#233;e par la mission de la DEA &#224; Buenos Aires, en mars 1980, selon les r&#233;v&#233;lations de l'ex agent Michael Levine ; mais la CIA et la DEA ont dissimul&#233; l'information pour ne pas g&#234;ner le processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contact avec les militaires argentins fut ensuite le colonel Luis Arce G&#243;mez, ministre de l'int&#233;rieur de la dictature bolivienne (aujourd'hui prisonnier aux Etats-Unis sous des charges de trafic de drogues). Arce a interc&#233;d&#233; devant son cousin, le narcotrafiquant Robert Su&#225;rez, pour &#233;tablir un m&#233;canisme de trafic drogues et blanchiment d'argent qui disposerait de la couverture des conseillers argentins en Am&#233;rique Centrale. En &#233;change, les narcotrafiquants boliviens financeraient des groupes paramilitaires de la r&#233;gion. L'accord a &#233;t&#233; sign&#233; en Bolivie entre Arce, Su&#225;rez, Stephano Delle Chiaie et le lieutenant le colonel Hugo Miori Pereyra, membre du contingent argentin en Bolivie et repr&#233;sentent du g&#233;n&#233;ral Su&#225;rez Mason.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miori Pereyra a aid&#233; &#224; Delle Chiaie pour monter, en Bolivie, un escadron terroriste appel&#233; &#171; &lt;i&gt;Novios de la Muerte&lt;/i&gt; &#187; (Les Fianc&#233;s de la Mort). Cet escadron, auquel a &#233;t&#233; li&#233; le criminel nazi Klaus Barbie et qui se coordonnait avec le &lt;i&gt;Service Sp&#233;cial de S&#233;curit&#233;&lt;/i&gt;, instruisait indistinctement des soldats boliviens dans les techniques de torture des prisonniers et offrait une protection au commerce de la coca&#239;ne. (Le lien des conseillers argentins avec cet escadron de la mort offre une autre piste parall&#232;le de la relation avec le trafic de drogues : le t&#233;moignage de la narcotrafiquante bolivienne Sonia Altal&#225; devant une Cour de justice am&#233;ricaine, affirme que les &#171; &lt;i&gt;Novios de la muerte&lt;/i&gt; &#187; &#233;taient soutenus par l'organisation de trafic qui d&#233;pendait du ministre Arce G&#243;mez).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation entre les narcotrafiquants et les paramilitaires a acquis une autre dimension peu apr&#232;s le coup de Garc&#237;a Berce, apr&#232;s les accords du quatri&#232;me congr&#232;s de la &#171; &lt;i&gt;Conf&#233;d&#233;ration Anticomunista latinoamericaine&lt;/i&gt; &#187; (CAL), filiale de la &lt;i&gt;World Anti-Comunist League&lt;/i&gt; (WACL), qui a eu lieu &#224; Buenos Aires. Pr&#233;sid&#233;e par Su&#225;rez Mas&#243;n, &#233;taient pr&#233;sents le pr&#233;sident de la WACL, Woo Jae Sung, membre significatif de la &lt;i&gt;Secte Moon&lt;/i&gt; ; des repr&#233;sentant de la loggia ma&#231;onnique italienne &#171; &lt;i&gt;Propaganda Due&lt;/i&gt; &#187;, des d&#233;l&#233;gu&#233;s de l'ex dictateur nicaraguayen Anastasio Somoza et de l'organisation terroriste anticastrista &#171; &lt;i&gt;Alpha 66&lt;/i&gt; &#187; ; le salvadorien Roberto d'Aubisson, le n&#233;ofasciste guat&#233;malt&#232;que Mario Sandoval Alarc&#243;n et le terroriste italien Delle Chiaie, entre autres. John Carbaugh, assistant du s&#233;nateur Jesse Helms, et Margo Carlisle, collaborateur du s&#233;nateur James McClure, ont pris part comme observateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Su&#225;rez Mason a fond&#233; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper la lutte anticommuniste en Am&#233;rique Centrale, pour r&#233;sister au sandinisme triomphant. La WACL a apport&#233; 8 millions de dollars pour les frais initiaux d'un d&#233;tachement de conseillers argentins qui a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; en Am&#233;rique Centrale. Selon plusieurs sources, l'argent provenait de fonds secrets mani&#233;s par la CIA. Le colonel argentin Josu&#233; Osvaldo Ribeiro, alias &#171; Balita &#187; (petit balle), a &#233;t&#233; le principal responsable des d&#233;tachements du &#171; Groupe de T&#226;ches Ext&#233;rieur en Am&#233;rique Centrale &#187;. Le lieutenant- colonel Miori a jou&#233; le &#171; courrier &#187;. On lui attribue un r&#244;le fondamental dans l'instrumentation du trafic de drogues qui a circul&#233; vers le Salvador. La coca&#239;ne &#233;tait transbord&#233;e vers les bases de la Force A&#233;rienne salvadorienne et d&#233;riv&#233;e vers les Etats-Unis. Une partie de la drogue a financ&#233; les escadrons de la mort mont&#233;s par le major d'Aubisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes paramilitaires guat&#233;malt&#232;ques ont &#233;t&#233; conseill&#233;s par le lieutenant le colonel Santiago Hoya, alias &#171; Santiago Villegas &#187;. Hoya et le colonel Ribeiro ont eu une participation d&#233;cisive dans l' origines de ce qui fut ensuite connu comme le scandale des &#171; Iran-Contras &#187; ou &#171; Irangate &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ribeiro, auquel on attribue une participation de premier plan dans la disparition d'exil&#233;s dans le cadre de &#171; l'Op&#233;ration Condor &#187;, ainsi que la modernisation des services d'intelligence au Paraguay, a transf&#233;r&#233; les exp&#233;riences de coordination effectu&#233;es en Argentine avec des militaires uruguayens, chiliens et paraguayens. Depuis son quartier g&#233;n&#233;ral &#224; l'h&#244;tel Honduras Maya, de Tegucigalpa, Ribeiro a commenc&#233; la coordination avec les exil&#233;s de la &lt;i&gt;Garde Nationale&lt;/i&gt; somociste, tandis que Hoya, comme &#171; chef des op&#233;rations &#187;, dirigeait l'installation du camp d'entra&#238;nement appel&#233; Sagitario (Sagitaire), dans les alentours de Tegucigalpa, et du camp de concentration clandestin connu comme &#171; La Quinta &#187;. Hoya et Ribeiro ont tiss&#233; des liens avec le g&#233;n&#233;ral Gustavo Alvarez Mart&#237;nez, chef de la G2 de l'arm&#233;e hondurienne, avec l'ex capitaine de la &lt;i&gt;Garde Nationale&lt;/i&gt; somociste Emilio Echaverry et avec les chefs &#171; Contras &#187; Ar&#237;stides S&#225;nchez, Enrique Bermudez et Frank Arana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des t&#233;moignages faits dans les commissions du Congr&#232;s des Etats-Unis r&#233;v&#232;lent que la CIA avait d&#233;l&#233;gu&#233; aux conseillers argentins pr&#233;sents en Am&#233;rique Centrale l'organisation de la contra nicaraguayenne avant que le Conseil de S&#233;curit&#233; Nationale orchestre l'ordre secret du pr&#233;sident Ronald Reagan pour contourner l'&#233;cueil des interdictions impos&#233;es par le Congr&#232;s. Ribeiro et Hoya ont eu un r&#244;le important dans les n&#233;gociations qui ont abouti avec la cr&#233;ation de la seconde direction collective des &#171; contras &#187;, apr&#232;s la transformation de la L&#233;gion 15 septembre, int&#233;gr&#233;e par des ex gardes somocistes, dans la Force D&#233;mocratique nicaraguayenne (FDN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le saut qualitatif : Iran-gate&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;tail des activit&#233;s argentines en Am&#233;rique Centrale, son r&#244;le de coordination et la mani&#232;re dans laquelle ont conflu&#233; les int&#233;r&#234;ts des dictatures argentine et bolivienne avec les int&#233;r&#234;ts du &lt;i&gt;Conseil de S&#233;curit&#233; Nationale&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; r&#233;cemment compl&#233;t&#233; par la recherche de &lt;i&gt;San Jos&#233; Mercury News&lt;/i&gt;, de Los Angeles, sur la participation de la CIA dans l'importation de drogue aux Etats-Unis pour financer l'approvisionnement clandestin d'armes de la contra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon cette enqu&#234;te, un des &#171; filleuls &#187; pr&#233;f&#233;r&#233;s des conseillers argentins, le colonel somociste Enrique Bermudez, a provoqu&#233; le saut qualitatif dans le flux d'argent en grandes quantit&#233;s pour l'achat d'armements et le paiement des mercenaires, quand il a autoris&#233; deux citoyens, Danilo Bland&#243;n et Jos&#233; Norwin Meneses, &#224; monter le sch&#233;ma de trafic de drogues en utilisant la structure naissante de la FDN &#224; Los Angeles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te a r&#233;v&#233;l&#233; que la drogue distribu&#233;e &#224; Los Angeles (et &#224; qui le &lt;i&gt;San Jos&#233; Mercury News&lt;/i&gt; attribue l'origine du boom du crack dans la population noire) &#233;tait d&#233;pos&#233;e dans les bases a&#233;riennes salvadoriens et depuis de l&#224; , &#233;tait transf&#233;r&#233;e dans des avions de tourisme jusqu'&#224; des a&#233;roports au Texas, avec la protection de la CIA. &#192; la fin de 1981, la structure avait r&#233;ussi &#224; introduire une tonne de drogue de la contrebande. Bland&#243;n, celui qui actuellement re&#231;oit un salaire du gouvernement des Etats-Unis comme agent sp&#233;cial de la DEA, a admis que entre 1981 et 1988 jusqu'&#224; 100 kilos de coca&#239;ne hebdomadaires ont &#233;t&#233; introduits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La co&#239;ncidence de dates, acteurs et lieux g&#233;ographiques permet de sugg&#233;rer qu'une partie de la drogue g&#233;r&#233;e par Bland&#243;n, avec l'autorisation de la CIA, &#233;tait approvisionn&#233;e par les narcotrafiquants boliviens, m&#234;me apr&#232;s le renversement de Garc&#237;a Meza en Bolivie, et la restauration de d&#233;mocratie en Argentine en 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les argentins ont aussi &#233;t&#233; les pionniers de la structure qu'a ensuite utilis&#233; le gouvernement de Ronald Reagan pour canaliser l'aide cach&#233;e aux &#171; Contras &#187;. Les agents du &lt;i&gt;Batall&#243;n 601&lt;/i&gt;, Raul Guglielminetti, alias une &#171; Mayor Guastavino &#187;, Leandro S&#225;nchez Reisse, alias &#171; Lenny &#187;, et Jorge Franco, alias &#171; Fiorito &#187;, se sont sp&#233;cialis&#233;s dans le blanchiment d'argent des fonds provenant du trafic de drogues. Franco s'est rendu par deux fois en Am&#233;rique Centrale, une d'elles avec son identit&#233; r&#233;elle. Qualifi&#233; d' expert en finances, Franco figure comme &#171; disparu &#187; dans les listes de l'Institut d'&#339;uvres Sociales de l'Arm&#233;e, mais on soup&#231;onne qu'au moins jusqu'&#224; 1987 &#233;tait en Am&#233;rique Centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leandro S&#225;nchez Reisse est le seul des membres du GTE qui a admis le lien des conseillers argentins avec le trafic de drogues pour le financement des op&#233;rations secr&#232;tes. Comptable de profession, il a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; &#224; Gen&#232;ve, en Suisse, en 1982, quand il essayait de percevoir de l' argent pour la lib&#233;ration du banquier uruguayen Carlos Koldobsky, enlev&#233; &#224; Buenos Aires. En 1985, il a r&#233;ussi &#224; s'enfuir de la prison de Champ Dollon. Il s'est r&#233;fugi&#233; aux Etats-Unis, sous la protection de la CIA. Pour &#233;viter l'extradition sollicit&#233;e par le gouvernement de Ra&#250;l Alfons&#237;n, S&#225;nchez Reisse avait accept&#233; de t&#233;moigner devant la sous-commission &#171; &lt;i&gt;Terrorisme, Narcotiques et Op&#233;rations Internationales du Comit&#233; de Relations Ext&#233;rieures du S&#233;nat des Etats-Unis&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#225;nchez Reisse a r&#233;v&#233;l&#233;, que d&#232;s 1987, le g&#233;n&#233;ral Su&#225;rez Mas&#243;n et le secteur de l'arm&#233;e sous son commandement a re&#231;u de l'argent du trafic de drogues pour financer la lutte contra-insurg&#233; en Am&#233;rique Centrale. Il a expliqu&#233; que deux entreprises mont&#233;es &#224; Miami, une appel&#233;e &#171; &lt;i&gt;Argenshow &lt;/i&gt; &#187;, consacr&#233;e &#224; l'embauche de chanteurs pour des tourn&#233;es latinoam&#233;ricaines, et une autre appel&#233;e &#171; &lt;i&gt;Silver Dollar&lt;/i&gt; &#187;, en r&#233;alit&#233; une maison prets sur gages dirig&#233;e par Ra&#250;l Guglielminetti, ont &#233;t&#233; les deux soci&#233;t&#233;s &#233;crans pour la manipulation de l'argent. Il a admis que &#171; &lt;i&gt;Silver Dollar&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;Argenshow&lt;/i&gt; &#187; avaient canalis&#233; 30 millions de dollars du trafic de drogues qui ont &#233;t&#233; dirig&#233;s par l'interm&#233;diaire du Panama vers la Suisse, le Lichtenstein,l es Bahamas et les &#206;les Cayman. L'argent, a t-il dit, a termin&#233; entre les mains des contras nicaraguayens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a aussi r&#233;v&#233;l&#233; que la CIA &#233;tait au courant des activit&#233;s des deux entreprises de Floride depuis le milieu de 1980 et a donn&#233; son approbation pour les op&#233;rations de blanchiment. Le comptable du &lt;i&gt;Batall&#243;n 601&lt;/i&gt; a r&#233;v&#233;l&#233; &#224; la sous commission du S&#233;nat, la participation argentine au pr&#233;ambule de l'&lt;i&gt;Iran-Gate&lt;/i&gt;. Il a admis qu'un argentin, impliqu&#233; dans l'enl&#232;vement, en 1977, de Luchino Revelli Beaumont, directeur de Fiat France, a propos&#233; &#224; la CIA, par a intervenu d'Anthony Mac Donald, pr&#233;sident du &lt;i&gt;First Ville F&#233;d&#233;rale Bank de New York&lt;/i&gt;, d'engager cinquante mercenaires argentins pour s'infiltrer en Iran et essayer le sauvetage des 52 otages &#233;tasuniens aux mains de Komeini. Le plan n'a pas abouti compte tenu des exigences des argentins sur les assurances vie, selon S&#225;nchez Reisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise &lt;i&gt;Silver Dollar&lt;/i&gt; a servi d'&#233;cran pour les premiers approvisionnements d'armes aux contras. Les transactions initiales ont &#233;t&#233; men&#233;es alors par l'interm&#233;diaire de Norman Faber, un partenaire du directeur de la CIA, William Casey, dans une autre entreprise fant&#244;me &#171; &lt;i&gt;Hold-Dicker&lt;/i&gt; &#187; qui a servi &#224; aiguiller l'argent vers la contra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pr&#233;sume qu'&#224; des dates aussi pr&#233;coces que 1982, George Morales, commer&#231;ant colombien nationalis&#233; am&#233;ricain, a op&#233;r&#233; avec les conseillers argentins dans la contrebande d'armes vers le Salvador, &#224; destination de la contra, dans des vols effectu&#233;s avec les avions de son entreprise de taxi a&#233;rien &lt;i&gt;Aviation Activities Corporation&lt;/i&gt;, de Miami. Les avions &#233;taient autoris&#233;s par la CIA &#224; retourner avec des chargements de coca&#239;ne, pourvu qu'on fasse don d'un pourcentage pour la contra. Morales a d&#233;clar&#233; &#224; l'avocat Jack Blum, conseiller du Sous-comit&#233;, qu'il a d&#233;tourn&#233; quelque quatre millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec S&#225;nchez Reisse et Ra&#250;l Guglielminetti, a op&#233;r&#233; en Am&#233;rique Centrale un sp&#233;cialiste des questions financi&#232;res, aussi agent de la SIDE, Juan Mart&#237;n Ciga Correa, alias le &#171; Mayor Santamar&#237;a &#187;, de vaste filiation d'extr&#234;me droite. Ciga Correa a &#233;t&#233; condamn&#233; avec mandat d'arr&#234;t lanc&#233; par la justice argentine, pour le meurtre, en 1974, de l'ex commandant de l'Arm&#233;e Chilien, Carlos Prats Gonzalez ; il a aussi particip&#233; comme agent de liaison entre les agents de la &#171; DINA &#187; Chilienne Michael Townley et Enrique Arancibia Clavel, et l'organisation d'ultradroite &#171; Triple A &#187;, pour la planification et l'ex&#233;cution de l'attentat contre Prats et sa conjointe. Ciga a &#233;t&#233; en outre m&#234;l&#233; avec Guglielminetti dans des affaires de trafic d'armes et dans des enl&#232;vements pour extorsions d'argent effectu&#233;s au Costa Rica. Actuellement on l'a identifi&#233; comme conseiller des escadrons paramilitaires qui op&#232;rent dans certaines r&#233;gions de l'&#233;tat du Chiapas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Arguments ind&#233;fendables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, comme le sugg&#232;re la &#171; connexion argentine &#187;, le vaste sch&#233;ma du trafic de drogues comme fonds fiduciaire des op&#233;rations secr&#232;tes est intimement li&#233; &#224; une structure de coordination d'appareils militaires d'intelligence, les actuelles propositions de militariser la guerre contre la drogue sont s&#233;rieusement disqualifi&#233;es dans leur objectif explicite, par les liens et les compromis nou&#233;s au fil des ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant le trafic de drogues que d'autres activit&#233;s d&#233;lictueuses appel&#233;es &#171; de droit commun &#187;, ont &#233;t&#233; fond&#233;es politiquement et id&#233;ologiquement et assum&#233;es dans le cadre de l'impunit&#233; qu'offraient les dictatures militaires au terrorisme d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe pas d'&#233;l&#233;ments qui assurent un changement radical et effectif dans cette politique ; et l'insistance avec laquelle on promeut le concept de &#171; narcoterrorisme &#187; pour fonder une strat&#233;gie contre-insurg&#233;e et de militarisation en Am&#233;rique latine, plus la recrudescence de l'action de groupes paramilitaires, pr&#233;dit une survivance de ces cadres id&#233;ologiques et politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Principalement quand, dans l'ensemble, on v&#233;rifiera l' incapacit&#233; des nouvelles d&#233;mocraties pour &#233;purer les cadres militaires et policiers compromis, d'une part, dans des violations des droits de l'homme, et, d'autre part , dans des &#233;pisodes de trafic de drogues, enl&#232;vements extorsion et autres infractions de &#171; droit commun &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Carlos Juvenal :&lt;/strong&gt; Buenos Muchachos. La industria del secuestro en Argentina. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Elisabeth Reimann :&lt;/strong&gt; Confesiones de un contra. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Martin Andersen :&lt;/strong&gt; Dossier Secreto. El mito de la guerra sucia. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Michael Levine :&lt;/strong&gt; La guerra falsa. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Jeffrey Robinson :&lt;/strong&gt; The Laundrymen. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;CONADEP :&lt;/strong&gt; Nunca m&#225;s. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Claudio D&#237;az y Antonio Zucco :&lt;/strong&gt; La ultraderecha argentina. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Juan Gasparini :&lt;/strong&gt; La pista suiza. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Horacio Vebitky :&lt;/strong&gt; La posguerra sucia. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Enrique Yeves :&lt;/strong&gt; La contra, una guerra sucia. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Gabriel Pasquino y Eduardo de Miguel :&lt;/strong&gt; Blanca y radiante. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Fredreric Laurent :&lt;/strong&gt; L'orchestre noir. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Gustavo S&#225;nchez Salazar :&lt;/strong&gt; Barbie, criminal hasta el fin. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Juan Jos&#233; Salinas :&lt;/strong&gt; &#034;Los mercenarios. Contras y carapintadas&#034;, en revista El Porte&#241;o, No.79. &lt;br class='autobr' /&gt;
Semanario Madres de Plaza de Mayo, n&#250;meros 65 al 98. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;San Jos&#233; Mercury News :&lt;/strong&gt; &#034;Crack plagues roots are in Nicaraguan war&#034;, ediciones del 18,19 y 20 de agosto de 1996. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Carlos Fazio :&lt;/strong&gt; El tercer v&#237;nculo, editorial Joaqu&#237;n Mortiz, M&#233;xico, 1996.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Condor-Narcotrafico-Terrorismo-de-Estado-y-Democracia-Militarizada&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-Condor-a-l-export-Trafic-de-drogues-Terrorisme-d-Etat-et-Democratie-militarisee&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 16 novembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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