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	<title>El Correo</title>
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		<title>La Dette : hier l'Am&#233;rique Latine, aujourd'hui l'Europe</title>
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		<dc:date>2015-01-13T09:26:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Umberto Mazzei *</dc:creator>



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&lt;p&gt;La crise que nous connaissons n'est en rien li&#233;e au commerce ou &#224; la production de biens et services. Elle vient des banques, du secteur financier. Son origine est lointaine et de nature id&#233;ologique ;elle provient en fait de la d&#233;formation des id&#233;es d'Adam Smith par David Ricardo. &lt;br class='autobr' /&gt; Si Smith admettait l'&#233;go&#239;sme patronal en tant que moteur du mouvement &#233;conomique, encadr&#233; par certaines r&#232;gles, Ricardo, lui, pr&#244;nait l'&#233;limination des restrictions. De trois, en particulier : l'&#233;mission de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise que nous connaissons n'est en rien li&#233;e au commerce ou &#224; la production de biens et services. Elle vient des banques, du secteur financier. Son origine est lointaine et de nature id&#233;ologique ;elle provient en fait de la d&#233;formation des id&#233;es d'Adam Smith par David Ricardo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Smith admettait l'&#233;go&#239;sme patronal en tant que moteur du mouvement &#233;conomique, encadr&#233; par certaines r&#232;gles, Ricardo, lui, pr&#244;nait l'&#233;limination des restrictions. De trois, en particulier : l'&#233;mission de papier-monnaie, la surproduction industrielle et la circulation des capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mission de papier-monnaie produisit d&#232;s lors une surproduction d'argent et la perte progressive du pouvoir d'achat. La surproduction industrielle engendra l'imp&#233;rialisme commercial. Et la libre circulation du capital provoqua le ph&#233;nom&#232;ne sp&#233;culatif et les malversations internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure actuelle, cette situation s'aggrave, se complique et se g&#233;n&#233;ralise avec l'existence de &#171; produits financiers &#187; - aujourd'hui, les services financiers se veulent industrie &#8211; qui circulent et sont accept&#233;s sans aucune garantie de valeur, nationale ou internationale. Leurs noms pr&#233;tendument techniques, recouvrent des euph&#233;mismes anglais : default swaps, derivatives, sub-prime ou quantitative easing. En r&#233;alit&#233;, le monde est victime d'un leurre qui &#233;mane de Wall Street et de la City. Rien de neuf, sinon que cette fois, les choses ont pris des proportions gigantesques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ant&#233;c&#233;dents de la dette souveraine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le XIX&#232;me si&#232;cle, se sont succ&#233;d&#233;, environ tous les 40 ans, des crises ayant le m&#234;me point de d&#233;part. Toutes caus&#233;es par l'effondrement de sp&#233;culations financi&#232;res, qui d&#233;bouche naturellement sur une guerre ; les deux guerres mondiales ne sont pas tr&#232;s &#233;loign&#233;es de ce sch&#233;ma. Le commerce d'&#233;quipements militaires, l'&#233;limination des rivaux commerciaux et les richesses r&#233;colt&#233;es par le vainqueur, remettent &#224; flots les banques en difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise europ&#233;enne actuelle tout comme celle des ann&#233;es 80 prend sa source en 1944, &#224; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bretton Woods&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. C'est au cours de ces d&#233;bats entre les &#233;ventuels vainqueurs que le dollar fut adopt&#233; comme monnaie de r&#233;f&#233;rence internationale afin de stabiliser l'&#233;conomie mondiale d'apr&#232;s-guerre, mais garanti par un &lt;a href=&#034;http://es.wikipedia.org/wiki/Patr%C3%B3n_oro&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#233;talon-or&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de 35$ l'once. Les Etats-Unis d&#233;savou&#232;rent cet accord en 1971, ann&#233;e o&#249; ils cess&#232;rent d'exporter le p&#233;trole qui &#233;quilibrait leur balance commerciale. Ce fut sans doute un d&#233;faut de paiement de leur dette &#8211; de ceux qui scandalisent quand d'autres le font. D&#232;s lors la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale commen&#231;a l'&#233;mission de dollars sans avoir de fonds, pour r&#233;tablir une balance commerciale d&#233;ficitaire. Afin que perdure l'usage du dollar comme monnaie de r&#233;f&#233;rence, l'OPEP r&#233;duisit la production et imposa que la vente de son p&#233;trole se fasse seulement en dollars : ce qu'on a appel&#233; p&#233;trodollars, cr&#233;&#233;s dans ce but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exc&#233;dent de p&#233;trodollars ne pouvait pas &#234;tre assimil&#233; par les &#233;conomies p&#233;troli&#232;res et finit donc dans les coffres des banques, en majorit&#233; anglo-saxonnes. Mais les banques ne gardent pas l'argent, elles le font travailler. C'est ainsi que de tr&#232;s &#233;l&#233;gants banquiers s'en furent placer de l'argent dans des recoins du tiers-monde, proposant des pr&#234;ts &#224; faible taux d'int&#233;r&#234;t et sans garanties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la fameuse dynamique du pr&#234;t de capitaux, dont on sait pertinemment qu'au lieu d'&#234;tre employ&#233;s dans un cycle de multiplication, ils vont &#234;tre dilapid&#233;s en d&#233;penses courantes, importation de produits industriels ou transactions douteuses(corruption), dont les b&#233;n&#233;fices retournent aux banques &#233;trang&#232;res. Mais il reste la dette et l'Etat l'assume comme dette souveraine qui doit &#234;tre honor&#233;e, en exploitant au maximum les ressources nationales gr&#226;ce au seul programme d' &#171; aust&#233;rit&#233; &#187;. Le r&#233;sultat est nul, engendre du ch&#244;mage et sert de pr&#233;texte &#224; la privatisation des actifs du pays, essentiellement des services publiques monopolistiques et indispensables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Histoire de la dette latinoam&#233;ricaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique Latine tra&#238;ne une dette ext&#233;rieure chronique depuis son ind&#233;pendance ; sa gen&#232;se a &#233;t&#233; magistralement d&#233;crite par le philosophe &#233;conomique suisse Jean Charles Sismondi :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;... &#171; chez les nations opulentes la production &#233;tait souvent d&#233;termin&#233;e, non par les besoins, mais par l'abondance des capitaux, et qu'alors, d&#233;passant bient&#244;t la consommation, elle produit une d&#233;tresse cruelle.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Traduction officielle. NDLT&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; L'ouverture de l'immense march&#233; qu'offrait &#8230; l'Am&#233;rique espagnole, m'avait paru l'&#233;v&#232;nement qui pouvait le plus soulager les manufactures anglaises. Le gouvernement britannique en jugea de m&#234;me ; et dans les sept ans qui se sont &#233;coul&#233;s depuis la crise commerciale de 1818, une activit&#233; inou&#239;e s'est exerc&#233;e pour faire p&#233;n&#233;trer le commerce anglais jusque dans les parties les plus recul&#233;es du Mexique, de Colombie, du Br&#233;sil, de Rio de la Plata, du Chili et du P&#233;rou...
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&#171; Mais, quelque immense que f&#251;t le d&#233;bouch&#233; qu'offrait l'Am&#233;rique libre,il n'aurait point encore suffi pour absorber toutes les marchandises que l'Angleterre avaient produites par-del&#224; les besoins de la consommation, si les emprunts des nouvelles r&#233;publiques n'avaient tout &#224; coup augment&#233; d&#233;mesur&#233;ment leurs moyens d'acheter des marchandises anglaises. Chaque &#233;tat de l'Am&#233;rique emprunta aux Anglais une somme suffisante pour mettre en action son gouvernement ; et, quoique ce f&#251;t un capital, il la d&#233;pensa imm&#233;diatement dans l'ann&#233;e comme un revenu, c'est &#224; dire qu'il l'employa tout enti&#232;re &#224; acheter des marchandises anglaises pour le compte du public, ou &#224; payer celles qui avaient &#233;t&#233; exp&#233;di&#233;es pour le compte de particuliers. De nombreuses compagnies furent en m&#234;me temps form&#233;es, avec d'immenses capitaux, pour exploiter toutes les mines d'Am&#233;rique ; mais tout l'argent qu'elles ont d&#233;pens&#233; est de m&#234;me revenu en Angleterre pour payer ou les machines...ou les marchandises exp&#233;di&#233;es...
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&#171; Tout le temps qu'a dur&#233; ce singulier commerce, o&#249; les Anglais demandaient seulement aux Am&#233;ricains de vouloir bien acheter, avec des capitaux anglais, des marchandises anglaises, et de les consommer pour l'amour d'eux, la prosp&#233;rit&#233; des manufactures anglaises a paru brillante. Non plus le revenu, mais le capital anglais a &#233;t&#233; employ&#233; &#224; activer la consommation ; les anglais, achetant et payant eux-m&#234;mes leurs propres marchandises qu'ils envoyaient en Am&#233;rique ne se sont &#233;pargn&#233;s que le plaisir d'en jouir eux-m&#234;mes.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&#171; Jamais les manufactures anglaises n'ont eu plus de commandes que durant cette suite de sp&#233;culations de 1825, qui a si fort &#233;tonn&#233; le monde ; mais quand les capitaux ont &#233;t&#233; d&#233;pens&#233;s, et que le moment de payer est venu, tout &#224; coup le voile est tomb&#233;, l'illusion a cess&#233;, et la d&#233;tresse a recommenc&#233; bien plus forte qu'elle ne l'&#233;tait en 1818. &#187;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&#171; &lt;strong&gt;Nouveaux principes d'&#233;conomie politique ou De la richesse dans ses rapports avec la population&lt;/strong&gt; &#187;, Sismondi, 1927. Livre quatre, Chapitre quatre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Traduction officielle. NDLT&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;
Cette dette Sud-Am&#233;ricaine vis &#224; vis des banques anglaises fut vendue sur le march&#233; des valeurs et provoqua des bouleversements dans toute l'Europe. C'est ainsi qu'on a vu surgir des coalitions de cr&#233;anciers r&#233;clamant leur d&#251; &#224; grands coups de canons. L'exemple le plus c&#233;l&#232;bre en est l'occupation anglo-hispano-fran&#231;aise de Veracruz, Mexique, qui s'acheva par le coup de balai donn&#233; au tr&#244;ne d'Iturbide, pour l'offrir &#224; Maximilien d'Autriche.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Dans les ann&#233;es 1980, l'Am&#233;rique Latine vit le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne se r&#233;p&#233;ter &#224; cela pr&#232;s que ce ne furent pas les canonni&#232;res qui se charg&#232;rent d'assurer le paiement, mais le FMI (Fonds Mon&#233;taire International), la BID (Banque Interam&#233;ricaine de D&#233;veloppement) et la Banque Mondiale. Aucun prince &#233;tranger ne fut intronis&#233; ; aujourd'hui, il existe des moyens plus discrets et l'on confie le recouvrement &#224; des politiciens locaux fiables. La valeur du paiement est d'autant plus importante que l'apparence de l&#233;gitimit&#233; diminue le risque de r&#233;bellion violente. C'est exactement ce qui s'est pass&#233; en Am&#233;rique Latine durant les ann&#233;es de la &#171; D&#233;cennie Perdue &#187; (D&#233;cada P&#233;rdida).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation aujourd'hui &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la triste exp&#233;rience de la dette ext&#233;rieure dans les pays du Tiers Monde, ces gouvernements, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, ont &#233;vit&#233; de s'endetter. La raison en est que certains sont encore en position d&#233;bitrice et ne disposent ni des cr&#233;dits ni de la volont&#233; politique. Leurs malheurs n'ont am&#233;lior&#233; que de fa&#231;on provisoire les finances des banques et d'autres joueurs inv&#233;t&#233;r&#233;s des casinos financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peter Drucker expliquait que le flux de l'&#233;conomie financi&#232;re s'&#233;tait s&#233;par&#233; de celui de l'&#233;conomie commerciale de biens et services ; pr&#233;cisant que son d&#233;veloppement exponentiel &#233;tait tr&#232;s souvent sup&#233;rieur &#224; celui de l'&#233;conomie r&#233;elle. Selon lui, cette situation &#233;tait due &#224; l'&#233;mission, depuis 1971, de dollars inorganiques pour pallier le d&#233;ficit commercial des Etats-Unis (Drucker, 1986). Emmanuel Todd avan&#231;ait que le r&#244;le des Etats-Unis semblait &#234;tre d'alimenter l'&#233;conomie mondiale en monnaie virtuelle (Todd, 2005). Mais &#224; Wall Street ou &#224; la City on a oubli&#233; l'un des principes de base de &#171; Economie I &#187; : l'argent n'est pas la richesse ; c'est juste un symbole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la Banque des r&#232;glements Internationaux, de B&#226;le (BRI, 2013) en avril 2013, se vendaient quotidiennement, de part le monde, 5,3 billions (trillions en anglais) de produits d&#233;riv&#233;s ; soit, chaque jour, l'&#233;quivalent d'un tiers du PIB des Etats-Unis. Le total estim&#233; de ces produits en circulation tournait alors autour des 700 billions. Si l'on consid&#232;re que le Produit Mondial Brut &#233;tait de 75 billions en 2013, l'impossibilit&#233; d'int&#233;grer cet argent imaginaire dans l'&#233;conomie r&#233;elle devient &#233;vidente. C'est, techniquement et l&#233;galement parlant, la d&#233;finition m&#234;me de l'escroquerie. Le BIC ne dispose pas de chiffres plus r&#233;cents, mais ceux de la p&#233;riode 2010-2013 indiquent une tendance &#224; la hausse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette surabondance de valeurs en augmentation, ind&#233;pendante de la marche de l'&#233;conomie r&#233;elle, r&#233;sulte d'une combinaison mortelle entre la constante cr&#233;ation cumulative d'argent inorganique de la part de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale des Etats-Unis &#8211; consortium de banques priv&#233;es &#8211; et l'euph&#233;misme de &#171; quantitative easing -QE- &#187; pour que les banques et autres puissent investir massivement en Bourse et faire ainsi remonter la valeur de leurs portefeuilles ; cela conjointement &#224; une d&#233;r&#233;gulation exempte de toute prudence dans l'activit&#233; sp&#233;culative des banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle, socialement positive quand elle s'accro&#238;t parce qu'elle r&#233;partit des b&#233;n&#233;fices entre tous les acteurs, l'&#233;conomie sp&#233;culative est socialement n&#233;gative. Ses protagonistes sont g&#233;n&#233;ralement des entreprises apatrides, sans liens sociaux. Elle a pour base une abstraction imaginaire, qui &#233;met des papiers, appel&#233;s valeurs, parce qu'on leur suppose une garantie, qui vont se monnayer sur les places financi&#232;res. En r&#233;alit&#233;, son principal objectif est la manipulation des perceptions de l'avenir, son unique mobile les gains &#224; court terme, qui ne sont pas redistribu&#233;s mais restent dans le circuit financier, en marge de l'&#233;conomie r&#233;elle ; celle qui procure un bien-&#234;tre social perceptible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de l'&#233;conomie r&#233;elle est marqu&#233;e par des crises qui pr&#233;c&#232;dent le redressement des pays protagonistes, dont le d&#233;clin s'accompagne de guerres. Je crois que nous vivons l'un de ces moments. Les &#233;conomies r&#233;elles des deux pays anglo-saxons disposant des deux plus importantes places financi&#232;res donnent des signes &#233;vidents de r&#233;cession, tandis que les cours de leurs bourses grimpent gr&#226;ce aux claviers d'ordinateurs de leurs traders qui donnent l'illusion de cr&#233;er la richesse. A coups de pianotage &#233;lectronique, on fait grimper ou chuter les cours, sans que la r&#233;alit&#233; tangible ait chang&#233; le moins du monde. Les prix flambent, gonflant les ventes, jusqu'&#224; &#233;clater comme des bulles et chutent quand cessent les ventes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 2008 quatre de ces bulles sp&#233;culatives ont &#233;clat&#233; : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;1. La bulle de mati&#232;res premi&#232;res et aliments, dont l'exemple type fut la &#171; crise de la tortilla &#187;au Mexique. De la m&#234;me mani&#232;re, les prix du ma&#239;s, du p&#233;trole et des c&#233;r&#233;ales s'&#233;taient mis &#224; faire le yoyo, sans augmentation de la consommation ni plus faible production ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;2. La bulle immobili&#232;re, stimul&#233;e par l'octroi de pr&#234;ts faciles et d'hypoth&#232;que sur des biens de valeur moindre, vendues comme &#171; Sub-Prime Mortages &#187; (Pr&#234;ts Hypoth&#233;quaires) au lieu de les appeler &#171; salet&#233;s &#187; ; &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;3. La bulle boursi&#232;re, o&#249; les cours des actions et valeurs montaient et descendaient sans qu'il y ait d'investissements majeurs ou d'impact sur les dividendes ; &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;4. Les bulles des bureaux de change, o&#249; les monnaies &#233;taient &#224; la hausse ou &#224; la baisse sans changement notoire des donn&#233;es macro-&#233;conomiques des pays ; &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sauf la baisse des prix dans l'immobilier et la r&#233;cup&#233;ration des biens par les banques, rien, dans la pratique sp&#233;culative n'a fonci&#232;rement chang&#233; depuis 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fabrication de la crise europ&#233;enne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, le dollar commen&#231;a &#224; perdre de sa valeur, ce qui mena&#231;ait mortellement l'h&#233;g&#233;monie des Etats-Unis. Aux alentours de 2010, la grande presse prit l'initiative d'une campagne contre l'Euro, faisant &#233;cho aux d&#233;clarations pessimistes des propres politiques de &#171; l'establishment &#187; europ&#233;en et des organismes financiers internationaux. La pr&#233;sum&#233;e faiblesse de l'Euro venait de la crise de la dette publique de certains pays de la Zone-Euro. Pays endett&#233;s par leurs gouvernements qui ont pay&#233; sur des fonds publics le &#171; sauvetage &#187; de banques priv&#233;es nationales. Cette dette ne provient pas d'un d&#233;s&#233;quilibre &#233;conomique interne ; mais de la stupidit&#233; de ceux qui ont consenti des pr&#234;ts &#224; risques et de la malhonn&#234;tet&#233; de ceux qui ont r&#233;gl&#233; des dettes &#233;trang&#232;res avec de l'argent qui ne leur appartenait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple embl&#233;matique de cette probl&#233;matique fut la Gr&#232;ce, dont le PIB, en 2011, repr&#233;sentait 1,5% de l'&#233;conomie de l'Union Europ&#233;enne et 2,6% de la Zone-Euro (Eurostat, 2014) ; elle n'avait donc pas le poids &#233;conomique n&#233;cessaire, avec ses dettes, pour venir en renfort de l'&#233;conomie qui soutient l'Euro. C'&#233;tait un choix d&#233;lib&#233;r&#233; parce que la Gr&#232;ce avec un PIB de 215 milliards d'euros et une dette atteignant 166% de son PIB, repr&#233;sentait un risque majeur et devait rembourser des int&#233;r&#234;ts plus &#233;lev&#233;s que le Japon, dont le PIB &#233;tait de 4,4 billions d'euros et la dette de 228% du PIB (BM, 2014) ; mais telles ont &#233;t&#233; les estimations des &#233;valuateurs de risques de Wall Street. Le m&#234;me sch&#233;ma s'est d'ailleurs r&#233;p&#233;t&#233; avec le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie. Pour cr&#233;er un climat de d&#233;fiance vis &#224; vis de l'&#233;conomie europ&#233;enne et...de l'Euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union Europ&#233;enne se trouve &#234;tre la plus grande &#233;conomie au monde et le principal exportateur. Son second partenaire &#233;conomique est la Chine, avec 428 milliards d'euros (567 milliards de dollars) et le premier, les Etats-Unis, avec 444 milliards d'euros (Eurostat, 2013). Comme l'&#233;conomie chinoise cro&#238;t en moyenne de 7,7% et celle des Etats-Unis de 2,5% (BM, 2013), il est probable qu'en 2014 la Chine devance les Etats-Unis comme principal partenaire europ&#233;en. En ce qui concerne la Chine, l'Union Europ&#233;enne est d&#233;j&#224; son principal partenaire commercial. En 2014 le PIB de l' UE atteindra 14 303 billions d'euros (18.451 billions de dollars am&#233;ricains) selon le FMI et son exc&#233;dent commercial se montait d&#233;j&#224; &#224; 18,5 milliards d'euros en septembre 2014 (Eurostat, 2014). L'&#233;conomie europ&#233;enne r&#233;elle n'est pas malade, c'est son secteur financier qui a subi la contagion du secteur financier anglo-saxon. Et les pressions politiques h&#233;g&#233;moniques n'y sont pas forc&#233;ment &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les banquiers allemands, fran&#231;ais, italiens, hollandais, qui r&#233;mun&#232;rent grassement leurs cadres sans jugeote, qui ont achet&#233; des valeurs de pacotille, &#233;mises par les banques anglo-saxonnes, pour les revendre aux banques des &#233;conomies p&#233;riph&#233;riques europ&#233;ennes : Gr&#232;ce, Portugal, Espagne, Chypre &amp; Co, qui, elles aussi payent bien leurs cadres. Aujourd'hui, ils ont des sueurs froides parce que les valeurs qu'ils ont vendues ont retrouv&#233; leur cours r&#233;el et leurs clients ne peuvent s'acquitter de leur dette. Comme toujours, le FMI, la Banque Mondiale et la Banque Centrale Europ&#233;enne sont intervenues pour accorder les cr&#233;dits n&#233;cessaires au paiement des banques cr&#233;anci&#232;res ; &#224; cela pr&#232;s qu'&#224; Chypre, pour pouvoir payer les cr&#233;anciers &#233;trangers, la banque a aussi annex&#233; l'argent de ses clients. Pendant un moment on a craint que la Gr&#232;ce retourne au chaos. Mais il n'en sera pas ainsi car les banquiers du noyau dur europ&#233;en veulent r&#233;cup&#233;rer leurs cr&#233;ances en Euros. Un autre d&#233;tail, dont on ne parle jamais, c'est que toutes ces obligations des banques dans les pays p&#233;riph&#233;riques ont &#233;t&#233; garanties par des couvertures de d&#233;faillance (Credit Default Swaps), dont les primes ont bien &#233;t&#233; per&#231;ues, mais que l'on n'utilise pas pour annuler les dettes parce qu'elles sont d&#233;velopp&#233;es et commercialis&#233;es par les m&#234;mes banques cr&#233;anci&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'accord transatlantique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis ont propos&#233; &#224; l'Union Europ&#233;enne un Partenariat Transatlantique de Commerce et Investissement - TTIP-, qui pr&#233;voit l'int&#233;gration des deux &#233;conomies. Diverses &#233;tudes &#233;conom&#233;triques ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es et toutes aboutissent &#224; la m&#234;me conclusion : cet accord reviendrait &#224; remplacer les &#233;changes commerciaux intra-communautaires par ...des &#233;changes commerciaux avec les Etats-Unis. Cela implique une d&#233;sint&#233;gration europ&#233;enne qui n'a pas l'air de choquer outre mesure le principal partisan de cet accord, la Commission Europ&#233;enne ; cela donne une id&#233;e de qui commande &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une analyse de Jeronim Capaldo (GDAE/Tufts University, 2014) utilisant le mod&#232;le de la Politique Mondiale de l'ONU, les r&#233;sultats dans les dix premi&#232;res ann&#233;es seraient les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;1. Pertes nettes au niveau des exportations europ&#233;ennes, principalement celles du Nord de l'Europe (2,7% du PIB, France (1,9%) Royaume- Uni (0,95%).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;2. Pertes nettes en termes de PIB pour les pays du Nord de l'Europe (-0,5), France (-0,48) Allemagne (-0,29).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;3. Pertes de revenus pour les travailleurs : France -5.500&#8364; par employ&#233;, pays de l'Europe du Nord 4,800&#8364;, Royaume-Uni -4,200&#8364; Allemagne -3,400&#8364;.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;4. Perte de 600.000 emplois, 223.000 au Nord de l'Europe, 134.000 en Allemagne, 130.000 en France et 90.000 en Europe du Sud.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;5. R&#233;duction de la part des salaires dans le PIB, c'est &#224; dire transfert de revenus du travail au capital. En France de l'ordre de 8% ; au Royaume-Uni, de 7% ; en Allemagne et Europe du Nord, de 4%.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;6. Perte de recettes publiques pour les Etats, par la baisse des recettes des imp&#244;ts indirects. France 0,64% du PIB et dans tous les pays, des d&#233;ficits publiques plus grands que ceux li&#233;s &#224; l'accord de Maastricht.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;7. Plus grande instabilit&#233; et d&#233;s&#233;quilibres financiers, dus &#224; la baisse des b&#233;n&#233;fices &#224; l'exportation, salaires moindres, revenus plus bas, ventes en baisse. Les b&#233;n&#233;fices de l'investissement seraient soutenus par la hausse des prix r&#233;percut&#233;e sur les actifs ; Des bulles, autrement dit. &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;8. Vuln&#233;rabilit&#233; accrue &#224; la moindre crise usam&#233;ricaine.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les conclusions sont au nombre de deux :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;a) &lt;/strong&gt;les &#233;tudes demand&#233;es par la Commission Europ&#233;enne n'utilisent pas le bon mod&#232;le et si l'on se r&#233;f&#232;re &#224; celui de l'ONU, les r&#233;sultats sont d&#233;favorables au TTIP ; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;b)&lt;/strong&gt; &#224; un moment de faible croissance et d'aust&#233;rit&#233; une r&#233;orientation commerciale r&#233;duirait les revenus du travail ce qui diminuerait l'activit&#233; &#233;conomique.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la partie de la proposition relative aux &lt;i&gt;Investissements Etrangers Directs&lt;/i&gt;, la France comme l'Allemagne ont fait savoir qu'elles n'&#233;taient pas dispos&#233;es &#224; n&#233;gocier des clauses permettant aux investisseurs de b&#233;n&#233;ficier d'une juridiction d'arbitrage extra-territoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons que l'&#233;conomie europ&#233;enne est encore saine, et que ses probl&#232;mes viennent de l'effet polluant du secteur financier anglo-saxon ainsi que des pressions commerciales exerc&#233;es par les Etats-Unis sur de vieux clients strat&#233;giques tels que l'Iran et la Russie. Les Etats-Unis souhaitent signer le TTIP, pour en finir avec le mauvais exemple de l'Etat de Bien-Etre europ&#233;en, aspirer les ressources de la plus puissante &#233;conomie, maintenir la fiction sur le march&#233; des valeurs et conserver au dollar sa supr&#233;matie de monnaie internationale. De plus, cette politique de destruction des fournisseurs &#233;nerg&#233;tiques europ&#233;ens, ou tout au moins de distance mise entre l'Europe et eux, est inqui&#233;tante. On dirait m&#234;me que les Etats-Unis cherchent &#224; &#233;liminer les options &#233;nerg&#233;tiques de l'Europe pour la rendre d&#233;pendante de ses douteuses ressources en gaz de schiste ; n&#233;goci&#233; en dollars, naturellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : Comme l'a dit Louis XVIII, Roi de France et homme du monde, seule l'ambition ne vieillit jamais. Le syst&#232;me &#233;conomique fond&#233; sur le dollar tombe en lambeaux, mais l'ambition le maintiendra debout jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Umberto Mazzei&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;http://alainet.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alai-Amlatina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt; *&lt;strong&gt;Umberto Mazzei&lt;/strong&gt;, IREI SISMONDI, Ginebra ireigeneve@gmail.com, &lt;a href=&#034;http://www.ireisismondi.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ireisismondi.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alainet.org/active/79853&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alai-Amlatina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Equateur, 7 janvier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences Bibliographiques &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Sismondi, Jean Charles&lt;/strong&gt; (1827). Nouveaux Principes de Economie Politique ou De la richesse dans ses rapports avec la population. Paris : Delunay.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Drucker, Peter&lt;/strong&gt;. (1986). &lt;i&gt;The Changed World Economy&lt;/i&gt;, Washington : Foreign Affairs.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Todd, Emanuel&lt;/strong&gt;. (2002). Apr&#232;s l' Empire : essai sur la d&#233;composition du syst&#232;me am&#233;ricain. Paris : Gallimard.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Capaldo, Jeronim&lt;/strong&gt;, 2014. &lt;i&gt;The Trans-Atlantic Trade and Investment Partnership : European Disintegration, Unemployment and Instability,&lt;/i&gt; GDAE Working Paper 14-03, Tufts University, Medford, MA. &lt;a href=&#034;http://ase.tufts.edu/gdae/policy_research/TTIP_simulations.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://ase.tufts.edu/gdae/policy_re...&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; BIC / BIS, 2014 &lt;i&gt;Bank of International Settlements&lt;/i&gt;, Basel : &lt;a href=&#034;http://www.bis.org/statistics/dt1920a.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.bis.org/statistics/dt192...&lt;/a&gt;, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Eurostat, 2014 ; 2013, European Commission, &lt;a href=&#034;http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2006/september/tradoc_122530.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://trade.ec.europa.eu/doclib/do...&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; BM, 2014 ; BM 2013. World Bank. &lt;a href=&#034;http://databank.worldbank.org/data/download/GDP.pdf%7C&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://databank.worldbank.org/data/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Deuda-America-Latina-ayer-Europa-hoy&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Florence Olier-Robine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/La-Dette-hier-l-Amerique-Latine-aujourd-hui-l-Europe&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 13 janvier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Traduction officielle. NDLT&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Traduction officielle. NDLT&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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