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<item xml:lang="fr">
		<title>Vers une politique sudam&#233;ricaine de science et technologie</title>
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		<dc:date>2013-12-10T17:17:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sally Burch *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique du Sud dispose de grandes richesses naturelles, dont le profit pourrait aider de mani&#232;re significative &#224; d&#233;passer la pauvret&#233; - qui touche encore environ 100 millions de personnes - et contribuer au bien vivre des peuples de la r&#233;gion. Pouvoir en profiter convenablement, en m&#234;me temps que minimiser l'impact sur l'environnement qui en d&#233;coule, requiert le d&#233;veloppement de capacit&#233;s propres en science et technologie. &lt;br class='autobr' /&gt; Tel a &#233;t&#233; l'un des sujets centraux du Forum de l'UNASUR &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Am&#233;rique du Sud dispose de grandes richesses naturelles, dont le profit pourrait aider de mani&#232;re significative &#224; d&#233;passer la pauvret&#233; - qui touche encore environ 100 millions de personnes - et contribuer au bien vivre des peuples de la r&#233;gion. Pouvoir en profiter convenablement, en m&#234;me temps que minimiser l'impact sur l'environnement qui en d&#233;coule, requiert le d&#233;veloppement de capacit&#233;s propres en science et technologie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tel a &#233;t&#233; l'un des sujets centraux du Forum de l'UNASUR &#171; &lt;i&gt;Science, Technologie, Innovation et Industrialisation&lt;/i&gt; &#187; qui a eu lieu du 2 au 4 d&#233;cembre &#224; R&#237;o de Janeiro, au Br&#233;sil. La r&#233;gion dispose d'une importante accumulation de connaissances, traditionnelles et nouvelles, et d'une grande diversit&#233; de production th&#233;orique, mais toute cela se trouve dispers&#233;, d'o&#249; le fait que le Forum s'est mis d'accord sur la n&#233;cessit&#233; d'&#233;laborer une vision commune entre les pays sudam&#233;ricains au sujet de possibles strat&#233;gies pour le d&#233;veloppement, et plus sp&#233;cifiquement, une strat&#233;gie commune dans la science et la technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Personne ne doute que la grande force de notre r&#233;gion r&#233;side dans ses immenses ressources naturelles&lt;/i&gt; &#187;, a affirm&#233; Al&#237; Rodr&#237;guez, Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Union de Nations Sudam&#233;ricaines - UNASUR - apr&#232;s avoir ouvert le Forum, en pr&#233;cisant que l'exploitation irrationnelle de telles ressources ignore les impacts humains et environnementaux, ce qui se traduit par de graves conflits sociaux. Aussi, a t-il ajout&#233;, le but de garantir une exploitation rationnelle qui minimise l'impact sur l'environnement va requ&#233;rir de grands investissements pour la recherche et le d&#233;veloppement technologique, donc il sera beaucoup plus facile de le faire de fa&#231;on conjointe entre les pays de l'Am&#233;rique du Sud, que si chaque pays agit individuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, des avanc&#233;es ont &#233;t&#233; faites avec la proposition de cr&#233;er le &lt;i&gt;Service G&#233;ologique Sudam&#233;ricain&lt;/i&gt; - SGSA - comme organisme suprar&#233;gional, charg&#233; de collecter syst&#233;matiquement des donn&#233;es g&#233;oscientifiques. Et est entrain d'&#234;tre &#233;labor&#233; le projet de l'Institut de Hautes &#201;tudes de l'UNASUR, en vue de promouvoir de la coop&#233;ration scientifique, technologique et universitaire entre les pays du sous-continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance, de partir de politiques propres pour orienter la recherche en science et technologie a &#233;t&#233; &#233;tablie par le philosophe Enrique Dussel, qui a d&#233;mythifi&#233; la th&#233;orie classique, selon laquelle le d&#233;veloppement de la science serait ce qui permet de produire la technologie qui, apr&#232;s &#234;tre appliqu&#233;e au processus productif, est susceptible de g&#233;n&#233;rer de la richesse. Citant une s&#233;rie d'exemples historiques, comme la r&#233;volution industrielle anglaise de fins du 18e Si&#232;cle, il a d&#233;montr&#233; que ce qui arrive est plut&#244;t l'inverse : c'est la volont&#233; politique de pousser un secteur &#233;conomique donn&#233;, dans les conditions particuli&#232;res d'un pays, qui d&#233;termine les besoins en technologie et ainsi motive l'investissement dans la recherche scientifique idoine. Pousser uniquement la recherche scientifique, sans en d&#233;finir les priorit&#233;s, n'apporte pas n&#233;cessairement des avanc&#233;es pour le d&#233;veloppement, a-t-il soulign&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; grande science &#187; mondiale s'est orient&#233;e vers la guerre, au lieu de la paix, g&#233;n&#233;rant une &#233;norme capacit&#233; &#224; d&#233;truire la vie, ont signal&#233; plusieurs rapporteurs. Cela dit, le d&#233;veloppement de la science et de la technologie a principalement servi &#224; augmenter la rentabilit&#233; des grands capitaux et ne fut pas au b&#233;n&#233;fice des peuples. Et m&#234;me, comme le br&#233;silien Theotonio do Santos l'a soulign&#233;, la technologie ne serait pas &#234;tre &#233;trang&#232;re &#224; la grande exclusion sociale que l'Am&#233;rique Latine vit. &#171; &lt;i&gt; La concentration de technologie est li&#233;e &#224; la concentration de la rente&lt;/i&gt; &#187;, a-t-il soulign&#233;, en ajoutant que si 0,7 % de la population a r&#233;ussi &#224; contr&#244;ler 47 % de la richesse mondiale, c'est gr&#226;ce &#224; la technologie ; puisque sans elle, ce serait impossible de g&#233;rer cette richesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; , l'importance , dans le forum, d'encadrer les politiques de science et de technologie dans une culture de paix et de d&#233;fense de la vie, ce qui implique aussi de rompre avec les tendances dominantes o&#249; les d&#233;cisions politiques sont trop souvent trop influenc&#233;es par des institutions internationales et, en g&#233;n&#233;ral, avec un biais exag&#233;r&#233; dans des projets coop&#233;ratifs entre universit&#233;s et entreprises. Nous parlons &#171; &lt;i&gt;d'un changement de paradigme dans la science et la technologie&lt;/i&gt; &#187;, a soulign&#233;, &#224; ce sujet, Al&#237; Rodr&#237;guez.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des projets collaboratifs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au Forum participaient en majorit&#233; des chercheurs, mais aussi des repr&#233;sentants gouvernementaux et des diff&#233;rents conseils de l'Unasur. Parmi leurs recommandations sp&#233;cifiques, la cr&#233;ation de projets collaboratifs de recherche et la facilitation d'&#233;changes de professeurs et de chercheurs en vue de partager connaissance et information sur les recherches men&#233;es dans chaque pays. Sans &#233;carter les &#233;changes avec de grands projets mondiaux de recherche comme le CERN en Suisse, &#8212; l'un des centres les plus avanc&#233;s en physique, qui &#233;tait pr&#233;sent au Forum &#8212;il a &#233;t&#233; soulign&#233; que former des chercheurs &#224; l'ext&#233;rieur, dans les domaines de pointe, signifie souvent qu'ensuite ils n'ont pas la possibilit&#233; d'appliquer leurs connaissances dans la r&#233;gion. C'est pour cela que s'est pos&#233;e la question d'accorder la priorit&#233; &#224; l'&#233;change interr&#233;gional, qui pourrait inclure la construction d'universit&#233;s ou de laboratoires partag&#233;s en fonction des int&#233;r&#234;ts de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UNASUR &#233;labore en ce moment un r&#233;pertoire des centres de recherche dans des secteurs strat&#233;giques, dont environ 600 ont &#233;t&#233; identifi&#233;, mais l'on constate qu'il y a tr&#232;s peu de coordination entre eux, ce qui implique une duplication des efforts. L'une des approches de l'organisme, est alors, de promouvoir les r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette direction, a &#233;t&#233; soulign&#233;, par exemple l'&#233;norme potentiel pour la recherche scientifique en 'Amazonie, pour la plupart de ces des biens g&#233;n&#233;tiques sont encore ignor&#233;s, et gr&#226;ce &#224; des projets de recherche cog&#233;r&#233;s entre les pays amazoniens, on pourrait concevoir le d&#233;veloppement d'une industrie pharmaceutique propre, pens&#233;e pour r&#233;pondre aux besoin de sant&#233; de la r&#233;gion, particuli&#232;rement au traitement de maladies que les entreprises pharmaceutiques transnationales ont peu d'int&#233;r&#234;t &#224; explorer car ne repr&#233;sentant pas un march&#233; assez rentable. Une strat&#233;gie de ce type implique de construire une vision commune de l'Amazonie comme un syst&#232;me complexe et unique, pas morcel&#233; par les fronti&#232;res nationales, rappelle t-on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a aussi &#233;t&#233; propos&#233; de cr&#233;er un programme de bourses en Am&#233;rique du Sud dans le cadre d'une initiative &#171; &lt;i&gt;Sciences sans fronti&#232;res&lt;/i&gt; &#187;, pour faciliter la mobilit&#233; de chercheurs et d'&#233;tudiants doctorants. De plus, a &#233;t&#233; abord&#233;e la n&#233;cessit&#233; d'ouvrir des espaces pour la discussion autour de la science et de la technologie avec une multiplicit&#233; d'acteurs, au-del&#224; du public technique sp&#233;cialis&#233;, et de d&#233;mocratiser la science. Il a &#233;t&#233; aussi soulign&#233; que l'une des conditions au d&#233;veloppement scientifique propre est d'am&#233;liorer l'&#233;ducation de base, ce qui implique aller au-del&#224; de l'objectif des d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes, qui &#233;tait d'universaliser l'&#233;ducation, pour d&#233;sormais se focaliser sur la qualit&#233;, afin de former des jeunes capables d'&#234;tre admis dans un cursus universitaire avec une solide base humaniste et scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs intervenants ont soulign&#233; l'importance de sauver et de valoriser la connaissance traditionnelle et de promouvoir un dialogue de savoirs, comme &#233;l&#233;ment clef du d&#233;veloppement de la pens&#233;e propre &#224; la r&#233;gion. Dans ce cadre, l'importance de propositions comme le &lt;i&gt;bon vivre&lt;/i&gt; ou le &lt;i&gt;bien vivre&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; soulign&#233;e comme principe d'orientation de politiques publiques qui en &#201;quateur et en Bolivie ont d&#233;j&#224; une valeur constitutionnelle. Dans ce cadre, l'agro&#233;cologie, par exemple, a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e comme une science qui est pratiquement n&#233;e en Am&#233;rique Latine, et qui est pr&#233;cis&#233;ment bas&#233;e sur ce dialogue entre la connaissance traditionnelle et la science moderne, et qui avec une plus grande impulsion par des politiques publiques pourrait assurer les besoins en alimentation des populations de la r&#233;gion avec une nourriture saine, et sans d&#233;t&#233;riorer la terre ni contaminer les sources d'eau, comme cela arrive dans les zones de grandes monocultures, tourn&#233;e en g&#233;n&#233;ral vers l'exportation. Sujet qui n'est pas mineur, quand on consid&#232;re que la terre et l'eau sont peut-&#234;tre les plus grandes ressources naturelles renouvelables dont dispose l'Am&#233;rique du Sud, mais dont l'avenir est justement en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prolongement de ce deuxi&#232;me d&#233;bat au sein de l'UNASUR (le premier, sur les &#171; Ressources naturelles pour le D&#233;veloppement Int&#233;gral de la R&#233;gion &#187;, a eu lieu &#224; Caracas en mai 2013), revient au Conseil de la Science et de la Technologie de l'UNASUR, dont le pr&#233;sident est Ren&#233; Ram&#237;rez, Ministre de l'&#201;ducation Sup&#233;rieur, la Science, la Technologie et l'Innovation de l'&#201;quateur. Dans une vid&#233;oconf&#233;rence, Ram&#237;rez a abord&#233; la question de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et a insist&#233; sur l'importance d'une strat&#233;gie conjointe face &#224; bio-piraterie et la n&#233;cessit&#233; d'un pacte r&#233;gional pour affronter de fa&#231;on coordonn&#233;e les n&#233;gociations internationales, par exemple, au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce, ajoutant que &#171; &lt;i&gt;nous avons besoin d'avancer vers un agenda souverain de la connaissance&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monica Bruckmann, l'une des principales organisatrices du Forum, a soulign&#233; dans un entretien que parmi les r&#233;ussites de l'&#233;v&#233;nement &#233;merge le fait de penser des projets de d&#233;veloppement global, durable et complet qui minimisent l'impact sur l'environnement et o&#249; le profit des ressources a pour finalit&#233; les besoins des &#234;tres humains, d'un point de vue souverain. Cela implique une rupture historique, dans la mesure o&#249; la r&#233;gion fut int&#233;gr&#233;e dans l'&#233;conomie mondiale en fonction des int&#233;r&#234;ts et de la logique des &#233;conomies centrales. Mais aujourd'hui, &#171; &lt;i&gt;un nouveau paradigme de d&#233;veloppement est cr&#233;&#233; &#224; partir les besoins de nos peuples&lt;/i&gt; &#187;, a-t-elle pr&#233;cis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sally Burch&lt;/strong&gt; pour Alai-Amlatina&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Documents en relation :&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Amerique-du-Sud-Pour-l-autonomie-et-l-appropriation-de-la-connaissance&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pour l'autonomie et l'appropriation de la connaissance&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - ALAI [2013-12-05]&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alainet.org/active/69666&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alai-Amlatina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Rio de Janeiro, le 9 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Hacia-una-politica-suramericana-de-ciencia-y-tecnologia&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Vers-une-politique-sudamericaine-de-science-et-de-technologie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 10 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style=&#034;border-width:0&#034; src=&#034;http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/3.0/88x31.png&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par&lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; &lt;/u&gt; &lt;/a&gt;&lt;/b&gt; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les &#171; translatinas &#187; et l'accaparement des terres en Am&#233;rique Latine.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Les-translatinas-et-l-accaparement-des-terres-en-Amerique-Latine</link>
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		<dc:date>2013-12-06T23:21:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sally Burch *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'accaparement de grandes &#233;tendues de terres, en anglais &#171; land-grabbing &#187;, ph&#233;nom&#232;ne apparu principalement durant la derni&#232;re d&#233;cennie et qui s'est accentu&#233; &#224; partir de la crise alimentaire de 2008, est en train de transformer radicalement la structure agricole mondiale, en d&#233;pla&#231;ant les paysans et en renfor&#231;ant l'agro-industrie. En Afrique et en Asie, ce ph&#233;nom&#232;ne est principalement li&#233; &#224; des accords entre &#201;tats : un gouvernement donne son accord &#224; l'achat ou &#224; la location de grandes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Guerre-invisible" rel="directory"&gt;Guerre invisible&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'accaparement de grandes &#233;tendues de terres, en anglais &#171; land-grabbing &#187;, ph&#233;nom&#232;ne apparu principalement durant la derni&#232;re d&#233;cennie et qui s'est accentu&#233; &#224; partir de la crise alimentaire de 2008, est en train de transformer radicalement la structure agricole mondiale, en d&#233;pla&#231;ant les paysans et en renfor&#231;ant l'agro-industrie. En Afrique et en Asie, ce ph&#233;nom&#232;ne est principalement li&#233; &#224; des accords entre &#201;tats : un gouvernement donne son accord &#224; l'achat ou &#224; la location de grandes &#233;tendues (cent, deux-cent mille hectares ou plus) dans un autre pays pour produire de la nourriture sous son propre contr&#244;le et l'exporter afin de garantir la s&#233;curit&#233; alimentaire de sa population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Am&#233;rique Latine, ce proc&#233;d&#233; pr&#233;sente sans aucun doute une caract&#233;ristique distincte, comme l'explique Crist&#243;bal Kay, sp&#233;cialiste en d&#233;veloppement et r&#233;forme agraire. En effet, sur notre continent, ce ne sont pas les &#201;tats mais principalement les &#171; translatinas &#187; [les grandes entreprises latinoam&#233;ricaines] qui investissent dans les pays voisins. Dans une interview avec ALAI, Crist&#243;bal Kay signale que plus ce processus se d&#233;veloppe, plus il est difficile d'imaginer une r&#233;forme agraire dans les pays concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crist&#243;bal Kay est un universitaire sp&#233;cialis&#233; dans la th&#233;orie du d&#233;veloppement, ayant effectu&#233; ses &#233;tudes au Chili et en Angleterre, et actuellement professeur &#224; l'Institut d'&#201;tudes Sociales de La Haye. Il nous rappelle qu'en Am&#233;rique Latine, ce ph&#233;nom&#232;ne a pour origine la &#171; d&#233;cennie perdue &#187; des ann&#233;es 80 et ses politiques n&#233;olib&#233;rales. Lorsque les &#201;tats ont revu &#224; la baisse leurs politiques de cr&#233;dit et d'assistance technique aux paysans et ont r&#233;duit les droits de douane sur l'importation de nourriture, l'&#233;conomie paysanne s'est marginalis&#233;e et beaucoup de paysans ont d&#251; chercher d'autres sources de revenu, voire &#233;migrer. En revanche, les secteurs ruraux b&#233;n&#233;ficiaires ont &#233;t&#233; les producteurs agricoles capitalistes qui avaient acc&#232;s aux investissements et les connaissances n&#233;cessaires pour entrer sur les nouveaux march&#233;s d'exportation avec de nouveaux produits comme le brocoli, les l&#233;gumes, les fruits et le palmier &#224; huile africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ph&#233;nom&#232;ne, nous dit Kay, &#171; a totalement modifi&#233; la structure agricole, mettant en marche un processus de concentration des terres et de capitalisation du secteur agricole... Ces exploitations se sont d&#233;velopp&#233;es, souvent via l'incorporation de terres paysannes ou la d&#233;forestation de l'Amazonie, ce qui a cr&#233;&#233; de nouvelles fronti&#232;res agricoles ainsi qu'une s&#233;rie d'effets n&#233;gatifs sur l'&#233;cologie de ces pays. &#187;. Cette nouvelle structure agricole emploie une main d'&#339;uvre temporaire, sans stabilit&#233; du travail et &#224; des salaires tr&#232;s bas. Dans le cas des cultures m&#233;canis&#233;es, comme celle du soja, elle ne cr&#233;e que tr&#232;s peu d'emplois. &#171; En un demi-si&#232;cle, entre 1960 et 2010, la surface cultiv&#233;e en soja est pass&#233;e de 260 000 &#224; plus de 42 millions d'hectares. Elle a donc &#233;t&#233; multipli&#233;e par 160. &#187;, nous signale le chercheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre conversation sur ce th&#232;me se poursuit, et Kay nous explique comment le processus actuel d'accaparement des terres en Am&#233;rique Latine ob&#233;it &#224; des param&#232;tres in&#233;dits au niveau mondial, &#233;tant donn&#233; qu'il s'agit essentiellement d'entreprises venant d'un pays latinoam&#233;ricain qui investissent dans un autre pays latinoam&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CK&lt;/strong&gt; : Ce sont de grandes entreprises qui contr&#244;lent d&#233;j&#224; 50 000, ou 100 000 hectares, par exemple en Argentine ; qui ensuite investissent au Paraguay ou en Uruguay, principalement dans le soja ou dans l'&#233;levage et les p&#226;turages. Et le Br&#233;sil fait la m&#234;me chose : beaucoup d'entrepreneurs agricoles br&#233;siliens qui, il y a d&#233;j&#224; trente ou quarante ans, ont achet&#233; des terres dans la partie orientale de la Bolivie, poss&#232;dent maintenant environ un tiers des terres de cette r&#233;gion. Ils contr&#244;lent approximativement 40 ou 50 % de la production de soja en Bolivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas le plus dramatique est celui du Paraguay. Dans ce pays, pas loin des deux tiers de la production totale de soja sont contr&#244;l&#233;s par des capitaux, des investisseurs, ou des propri&#233;taires terriens &#8212; en majorit&#233; des br&#233;siliens mais on d&#233;nombre aussi beaucoup d'argentins. Cela soul&#232;ve donc le probl&#232;me de la souverainet&#233; nationale, car une grande partie des investissements en foncier agricole r&#233;alis&#233;s par des br&#233;siliens et des argentins a lieu dans la zone frontali&#232;re de ces pays. De plus, la culture du soja est la culture principale au Paraguay, donc contr&#244;ler les deux tiers de la production de soja &#8212; je n'ai pas le chiffre exact &#8212; cela &#233;quivaut pour ces capitaux latinoam&#233;ricains &#224; contr&#244;ler environ 40 % de la production agricole totale du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, beaucoup de ces capitaux latinoam&#233;ricains sont associ&#233;s &#224; des capitaux internationaux. Prenons l'exemple du c&#233;l&#232;bre financier George Soros. Soros poss&#232;de une soci&#233;t&#233; qui finance l'achat de terres via une entreprise en Argentine. Celle-ci r&#233;alise des investissements &#224; grande &#233;chelle et utilise d'imposantes machines agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc quelques capitaux &#233;trangers, mais ils ne constituent pas la force motrice de ce changement ; cette force provient bien des capitaux de certains pays latinoam&#233;ricains &#8212; y compris de petits pays comme le Chili, qui dispose d'un avantage certain dans l'industrie foresti&#232;re. Un groupe forestier chilien poss&#232;de plus d'un million d'hectares dont la moiti&#233; se trouve hors du Chili : en Argentine, au Br&#233;sil et au Paraguay. Comme il n'y a plus de terres aptes &#224; la reforestation au Chili, ces capitaux chiliens investissent dans d'autres pays latinoam&#233;ricains, o&#249; les terres sont toujours relativement abondantes. Cette pratique aussi a un impact &#233;cologique, surtout &#224; cause de la monoculture de l'eucalyptus, qui absorbe beaucoup d'eau, et de celle du pin ; ce proc&#233;d&#233; &#233;puise les sols et les rend tr&#232;s difficiles &#224; recultiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sally Burch : &lt;strong&gt;Ces investissements dans les terres sont-ils aussi li&#233;s &#224; la sp&#233;culation du secteur financier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; CK&lt;/strong&gt; : Oui, car la terre a l'avantage de ne jamais perdre sa valeur, c'est un investissement stable, surtout si les prix agricoles continuent &#224; augmenter, et il est tr&#232;s probable qu'ils ne redescendront jamais aux niveaux pr&#233;-crise de 2008. Mais la sp&#233;culation concerne plut&#244;t les nouvelles cultures que j'ai mentionn&#233;es : le palmier &#224; huile ou palmier africain, le soja et la canne &#224; sucre. On peut appeler ces trois cultures des &#171; cultures passe-partout &#187;. Un coll&#232;gue de La Haye, Saturnino Borras, les appelle &#171; flexcrops &#187;, qu'on peut traduire par &#171; cultures passe-partout &#187; car on peut les utiliser de diverses fa&#231;ons, pour produire soit de l'huile, soit de la nourriture, soit des biocarburants. Et c'est l&#224; que r&#233;side tout l'avantage, elles s'adaptent selon les prix de la nourriture : par exemple, s'ils sont bas, la canne &#224; sucre ou le soja serviront &#224; produire de l'&#233;thanol. La sp&#233;culation se fait donc en fonction de la fluctuation des prix internationaux pour chacun des produits. Cela donne de la flexibilit&#233; au capital, et le capital essaie toujours de maximiser les gains et les revenus gr&#226;ce aux march&#233;s internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont, &#224; votre avis, les implications futures de la situation que vous venez de d&#233;crire ? De quoi faut-il s'inqui&#233;ter ? Quelles seraient les alternatives face &#224; cette situation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La superficie des terres accapar&#233;es par ces nouveaux capitaux est largement sup&#233;rieure &#224; celle des anciens grands domaines (les &#171; latifundia &#187;). Les terrains ont des surfaces de 100 000 hectares, parfois m&#234;me d'1 million d'hectares ; c'est du jamais vu, historiquement parlant. &#192; la diff&#233;rence des &#171; latifundia &#187;, ces capitaux ne sont pas exclusivement agricoles. En effet, beaucoup de ces nouveaux investisseurs viennent de l'agro-industrie, de l'industrie foresti&#232;re et de l'industrie du traitement de la canne &#224; sucre et de la palme africaine. Ils proviennent &#233;galement, dans le cas de capitaux &#233;trangers, de capitaux miniers ou financiers, et m&#234;me commerciaux, puisque certains supermarch&#233;s investissent aussi. Par cons&#233;quent, il ne s'agit plus seulement d'un capital agricole, mais d'un capital qui provient de sources diverses et qui contr&#244;le la cha&#238;ne de production. C'est toute la cha&#238;ne de valeur qui est enti&#232;rement int&#233;gr&#233;e et contr&#244;l&#233;e par ce capital d'entreprise, qui a un pouvoir &#233;norme car il conna&#238;t le march&#233; international, il a acc&#232;s aux derni&#232;res techniques de production et il a la capacit&#233; de financer les machines agricoles, les moissonneuses-batteuses et les industries de transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans un march&#233; libre comme celui-ci, les gouvernements ne sont pas en mesure de n&#233;gocier ou de chercher des accords plus avantageux pour leurs pays. Il existe peut-&#234;tre quelques petites restrictions.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus a eu de nombreuses r&#233;percussions, comme je l'ai d&#233;j&#224; dit, il a provoqu&#233; le d&#233;placement de certains secteurs paysans et cr&#233;&#233; des conflits avec des peuples indig&#232;nes. Certains investissements miniers ont des cons&#233;quences similaires, m&#234;me si ces cas sont moins connus. Le probl&#232;me, c'est que beaucoup de ces zones que les gouvernements disent vides, qui appartiennent &#224; l'&#201;tat, abritent des populations locales, indig&#232;nes, qui ont leurs racines dans ces zones et qui sont d&#233;plac&#233;es du fait de ces investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la question de la vision du futur, surtout dans l'optique d'une possible r&#233;forme agraire, je pense qu'elle serait beaucoup plus complexe de nos jours, car le paysan n'est plus face au seigneur f&#233;odal avec qui il avait une relation patronale et client&#233;liste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant, il y avait un ennemi &#233;vident &#8212; pour ainsi dire &#8212; contre lequel on pouvait mener la lutte sociale . On pouvait lutter contre les patrons, contre les propri&#233;taires terriens qui poss&#233;daient cette zone depuis d&#233;j&#224; plusieurs si&#232;cles, contre l'ancien &#171; latifundium &#187;. Aujourd'hui, on est face &#224; des groupes d'investissement, souvent des soci&#233;t&#233;s anonymes. Alors comment avoir une politique d'expropriation ou de redistribution des terres face &#224; un capital qui peut facilement vendre les terres ou se d&#233;placer vers un autre endroit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, il ne s'agit plus, comme avant avec le &#171; &lt;i&gt;latifudium&lt;/i&gt; &#187;, d'exproprier des terres improductives et non cultiv&#233;es. Non, puisqu'on est face &#224; des grandes exploitations capitalistes, qui r&#233;alisent d'importants investissements dans la haute productivit&#233; et la haute technologie, et qui sont totalement int&#233;gr&#233;es au march&#233; international ; les gouvernements sont donc r&#233;ticents &#224; critiquer ces entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les r&#233;formes agraires devraient &#233;galement &#234;tre beaucoup plus participatives : elles devraient prendre en compte les besoins des communaut&#233;s indig&#232;nes, et, contrairement aux r&#233;formes agraires des ann&#233;es 50, 60 et 70, elles devraient inclure une option de genre pour int&#233;grer les femmes dans le processus de r&#233;forme, et, bien s&#251;r, y inclure une vision &#233;cologique globale, absente des reformes des ann&#233;es 50 et 60. Face &#224; cette nouvelle situation, il est donc beaucoup plus difficile d'avoir un vrai programme pour une r&#233;forme agraire massive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, afin de tenir t&#234;te &#224; de grands groupes comme Monsanto, la lutte sociale doit elle aussi devenir un mouvement transnational, comme l'est devenu la V&#237;a Campesina. Il faut construire un mouvement paysan interconnect&#233; et solidaire qui s'internationalise en unissant ses efforts dans chaque pays pour une lutte plus globale contre les cultures transg&#233;niques et contre le grand capital financier et en &#233;mettant des propositions au niveau de la communaut&#233; internationale (par le biais des Nations Unies, via la FAO, etc.) car c'est l&#224; que se trouvent les forces politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il faut s'allier avec les mouvements &#233;cologistes, avec les mouvements qui souhaitent maintenir la biodiversit&#233; g&#233;n&#233;tique, avec ceux qui s'opposent aux supermarch&#233;s, ceux qui souhaitent renforcer les march&#233;s locaux et les cultures locales, pour que le paysage ne soit pas envahi par la monoculture, etc. En conjuguant les efforts des secteurs ruraux et des secteurs sociaux urbains, nous pouvons cr&#233;er une alliance politique transnationale et r&#233;ussir &#224; changer ce mod&#232;le de monoculture et d'&#233;conomie pr&#233;datrice. Voil&#224; l'objectif final, mais, heureusement, on peut se fixer des objectifs interm&#233;diaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sally Burch&lt;/strong&gt; pour Alai-Amlatina&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alainet.org/active/68928&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alai-Amlatina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Equateur, le 13 novembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Empresas-translatinas-y-acaparamiento-de-tierras-en-America-Latinoriginaria&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Eva Tanquerel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Les-translatinas-et-l-accaparement-des-terres-en-Amerique-Latine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 6 d&#233;c&#233;mbre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Am&#233;rique du Sud : Pour l'autonomie et l'appropriation de la connaissance</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sally Burch *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#237;o de Janeiro, au Br&#233;sil, a &#233;t&#233; la sc&#232;ne du &#171; Forum Science, Technologie, Innovation et l'Industrialisation en Am&#233;rique du Sud &#187;, organis&#233; par le Secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral de l'Union des Nations Sudam&#233;ricaines (Unasur) du 2 au 4 d&#233;cembre, qui s'est termin&#233; avec la proposition d' &#171; un nouveau paradigme de d&#233;veloppement &#233;conomique et social durable permettant d'&#233;lever la productivit&#233; du travail et de cr&#233;er des m&#233;canismes efficients de distribution de la richesse &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans le cadre de ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#237;o de Janeiro, au Br&#233;sil, a &#233;t&#233; la sc&#232;ne du &#171; &lt;i&gt; Forum Science, Technologie, Innovation et l'Industrialisation en Am&#233;rique du Sud&lt;/i&gt; &#187;, organis&#233; par le Secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral de l'&lt;i&gt;Union des Nations Sudam&#233;ricaines &lt;/i&gt;(Unasur) du 2 au 4 d&#233;cembre, qui s'est termin&#233; avec la proposition d' &#171; un nouveau paradigme de d&#233;veloppement &#233;conomique et social durable permettant d'&#233;lever la productivit&#233; du travail et de cr&#233;er des m&#233;canismes efficients de distribution de la richesse &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de ce forum, le &#171; Enlace &#187; des m&#233;dias &#187; a eu un &#233;change en direct avec le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de cet organisme, Al&#237; Rodr&#237;guez Araque, et l'universitaire br&#233;silien Theotonio dos Santos qui a &#233;t&#233; men&#233; depuis Quito par &lt;strong&gt;ALER&lt;/strong&gt; et coordonn&#233; depuis R&#237;o de Janeiro par ALAI avec en plus la participation de la revue &lt;i&gt;Question&lt;/i&gt; (Venezuela) et de &lt;i&gt;l'Agence Pressenza&lt;/i&gt; (Chili).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;tablissant que &#171; &lt;i&gt;le facteur scientifique et technologique est d&#233;cisif non seulement pour d&#233;passer les aspects de d&#233;veloppement mat&#233;riel, mais surtout en particulier le d&#233;veloppement des hommes et femmes de notre r&#233;gion&lt;/i&gt; &#187;, Rodr&#237;guez Araque a soulign&#233; que l'&#233;v&#233;nement s'inscrit dans l'&#233;tablissement d' une politique g&#233;n&#233;rale, non seulement dans ce domaine , mais aussi dans celui de la sant&#233;, l'environnement, la biodiversit&#233; et &#171; &lt;i&gt;beaucoup d'autres aspects qui sont trait&#233;s aujourd'hui mais d'une mani&#232;re s&#233;par&#233;e par chacun de nos pays, et m&#234;me s'il y a des relations entre deux ou trois pays, pas encore comme un effort conjoint&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, le Forum a cherch&#233; &#171; &#224; articuler plusieurs &#233;l&#233;ments qui permettront l'avanc&#233;e de la r&#233;gion dans son ensemble &#187;, a soulign&#233; Dos Santos. &#171; &lt;i&gt;Parmi ceux-ci, de fa&#231;on ind&#233;niable se trouvent la science et la technologie, puisque le d&#233;veloppement scientifique et technologique de la r&#233;gion est l'un des points cruciaux pour que nous puissions avoir une politique de d&#233;veloppement qui atteigne toute la r&#233;gion et l'ensemble des secteurs sociaux... Beaucoup de notre vie quotidienne rel&#232;ve du d&#233;veloppement scientifique et technologique, aussi si nous ne sommes pas capables de contr&#244;ler ce qui est une influence fondamentale dans le d&#233;veloppement de la science et de la technologie et son application &#224; notre r&#233;alit&#233;, nous ne pourrons pas proposer une profonde transformation de nos vies&lt;/i&gt; &#187;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au traitement lors de la r&#233;union de la question de la propri&#233;t&#233; intellectuelle, le chercheur br&#233;silien a indiqu&#233; qu'il fut abord&#233; dans plusieurs discussions et fut consid&#233;r&#233; comme une question clef, puisque depuis les centres &#233;conomiques on cherche &#171; &lt;i&gt;&#224; emp&#234;cher que nous puissions d&#233;velopper de la connaissance. Et il n'y a pas de d&#233;veloppement ind&#233;pendant possible si nous permettons que se maintienne ce contr&#244;le&lt;/i&gt; &#187;. Il a not&#233; en particulier que le nombre de brevets que nous avons est faible &#171; &lt;i&gt;et notre souci r&#233;ellement est que ces brevets assurent que nous ayons le contr&#244;le de ce que nous cr&#233;ons, puisque nous ne pouvons pas nous soumettre &#224; une conception de brevets qui cr&#233;ent des monopoles pour de grands groupes &#233;conomiques &lt;/i&gt; &#187;. Et il a &#233;tabli une comparaison avec l'&#233;poque des pirates, quand &#171; &lt;i&gt;le gouvernement anglais a arm&#233; ses corsaires pour s'emparer des richesses que nous produisons ici&lt;/i&gt; &#187;, et que l'une de ces richesses est la connaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Unasur, &#171; &lt;i&gt;l'un des aspects remarquables de l'&#233;change que nous avons eu lors de cette r&#233;union a pr&#233;cis&#233;ment &#233;t&#233; celui de l'autonomie et en parall&#232;le celui de l'appropriation de la connaissance. Le syst&#232;me de brevet a &#233;t&#233; l'outil le plus puissant dont ont dispos&#233; les pays dits avanc&#233;s pour la privatisation de la connaissance scientifique et technologique. De mani&#232;re que l'acc&#232;s &#224; cette connaissance, &#224; cette technologie, implique le paiement de royalties, implique un prix pour pouvoir acc&#233;der &#224; ces connaissances&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me aspect, a t-il soulign&#233; &#171; &lt;i&gt;est que pour l'installation d'&#233;quipements, pour la formation, et souvent pour la mise en &#339;uvre des &#233;quipes nous d&#233;pendons aussi des grandes entreprises internationales. Le d&#233;fi que nous nous sommes pr&#233;cis&#233;ment pos&#233;s est le d&#233;veloppement d'une connaissance propre adapt&#233;e aux caract&#233;ristiques propres &#224; la r&#233;gion. Je prends un seul exemple, l'Amazonie est le plus grand r&#233;servoir de ressources foresti&#232;res du monde et de la dite biodiversit&#233;, c'est un r&#233;servoir d'eau aux proportions gigantesques, l&#224; nous avons, tous les pays d'Am&#233;rique du Sud et d'Am&#233;rique Latine et des Cara&#239;bes en g&#233;n&#233;ral, un d&#233;fi pour en premier lieu, conna&#238;tre tout ce qui existe l&#224;, et en second lieu pour d&#233;finir des politiques et des strat&#233;gies communes qui permettent de mettre au service de nos peuples ce r&#233;servoir gigantesque de ressources dont l'on dispose&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La conclusion est que tout que nous faisons est orient&#233; vers une vision g&#233;n&#233;rale des ressources naturelles et le d&#233;veloppement de politiques sp&#233;cifiques pour chacun des aspects comprenant ce th&#232;me g&#233;n&#233;ral des ressources naturelles. C'est ce que nous faisons ces jours-ci, ici &#224; R&#237;o de Janeiro, et cela continuera avec des &#233;v&#233;nements qui s'organiseront dans tous les pays d'Am&#233;rique du Sud, et seront orient&#233;s vers cette intention&lt;/i&gt; &#187;, a-t-il conclu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Audio disponible dans &lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;http://aler.org/index.php/77-novedades-desde-aler/262-nasur-en-busca-de-la-autonomia-de-la-ciencia-y-la-tecnologia&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;ALER&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alainet.org/active/69582&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alai-Amlatina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. R&#237;o de Janeiro, le 5 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Documents en relation :&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Vers une politique sudam&#233;ricaine de science et de technologie&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - Burch Sally [2013-12-09]&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/America-del-Sur-Por-la-autonomia-y-apropiacion-del-conocimiento&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Amerique-du-Sud-Pour-l-autonomie-et-l-appropriation-de-la-connaissance&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 10 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par&lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; &lt;/u&gt; &lt;/a&gt;&lt;/b&gt; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Paradis fiscaux et fuite des capitaux : les pays en d&#233;veloppement, premi&#232;res victimes.</title>
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		<dc:creator>Sally Burch *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Une &#233;tude sur les paradis fiscaux [1] publi&#233;e il y a quelques semaines par Tax Justice Network (TJN) r&#233;v&#232;le la gravit&#233; de la fuite des capitaux et de l'&#233;vasion fiscale, qui atteint des dimensions beaucoup plus importantes que ce qu'on estimait pr&#233;c&#233;demment. Ces donn&#233;es confirment, de plus, que cela constitue l'un des plus graves probl&#232;mes &#233;conomiques aux quels font face les pays en d&#233;veloppement, et par cons&#233;quence cela contribue &#224; accroitre la pauvret&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#233;tude estime &#8211; estimation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;tude sur les paradis fiscaux &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Los-paraisos-fiscales-y-la-fuga-de-capitales&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;[1]&lt;/a&gt; publi&#233;e il y a quelques semaines par &lt;a href=&#034;http://taxjustice.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Tax Justice Network&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (TJN) r&#233;v&#232;le la gravit&#233; de la fuite des capitaux et de l'&#233;vasion fiscale, qui atteint des dimensions beaucoup plus importantes que ce qu'on estimait pr&#233;c&#233;demment. Ces donn&#233;es confirment, de plus, que cela constitue l'un des plus graves probl&#232;mes &#233;conomiques aux quels font face les pays en d&#233;veloppement, et par cons&#233;quence cela contribue &#224; accroitre la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;tude estime &#8211; estimation a minima &#8211; que pour 2010, le montant des fonds de la richesse priv&#233;e qui se trouvent investis dans plus de 80 juridictions &lt;i&gt;offshore&lt;/i&gt; (extraterritoriales) - o&#249; les comptes sont administr&#233;s sans &#234;tre pratiquement assujettis &#224; aucun imp&#244;ts - fluctue entre 21 et 32 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce total, pr&#232;s d'un tiers, soit entre 7,3 et 9,3 milliards de dollars, proviendrait de 139 pays &#224; faibles ou moyens revenus. De plus, 61 % de ce montant correspond &#224; un groupe de seulement 10 pays qui inclut le Br&#233;sil, Mexique, Venezuela et l'Argentine. Il s'agit principalement de rentes financi&#232;res accumul&#233;es depuis les ann&#233;es 70 par les &#233;lites priv&#233;es de ces pays, et qui n'ont pas &#233;t&#233; enregistr&#233;es dans leurs pays d'origine. Ces chiffres comprennent seulement les actifs financiers ; d'autre type d'investissements n'ont pas &#233;t&#233; pris en compte, par exemple ceux en or, biens immobiliers, yachts, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir fait un bilan des actifs - passifs, l'&#233;tude d&#233;montre qu'une grande partie des pays consid&#233;r&#233;s d&#233;biteurs seraient en r&#233;alit&#233; des pr&#234;teurs nets, si ces ressources n'avaient pas &#233;t&#233; soustraites &#224; leur syst&#232;me financier. En effet, les 139 pays mentionn&#233;s qui incluent toutes les principales &#233;conomies en d&#233;veloppement &#171; &lt;i&gt;enregistraient une dette ext&#233;rieure brute agr&#233;g&#233;e de 4,08 milliards de dollars en 2010&lt;/i&gt; &#187;. Apr&#232;s avoir conserv&#233; les r&#233;serves &#224; l'ext&#233;rieur de ces pays, investies majoritairement dans des valeurs du dit &#171; Premier Monde &#187;, on constate que &#171; &lt;i&gt;leur dette ext&#233;rieure nette agr&#233;g&#233;e devient un chiffre n&#233;gatif de 2,8 milliards de dollars pour 2010&lt;/i&gt; &#187;. De l&#224;, on estime que, si s'ajoutent &#224; cela les ressources d&#233;tourn&#233;es vers le syst&#232;me &lt;i&gt;offshore&lt;/i&gt;, ces pays &#224; ce qu'on suppose endett&#233;s, &#171; n'ont rien de pays d&#233;biteurs : ce sont des pr&#234;teurs nets, &#224; hauteur d' entre 10,1 &#224; 13,1 milliards de dollars &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le probl&#232;me est que &#171; les actifs de ces pays sont dans les mains d'un petit nombre d'individus riches tandis que les dettes retombent sur les gens ordinaires de ces pays &#224; travers leurs gouvernements &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perte en termes fiscaux est aussi &#233;norme : en tenant en compte des b&#233;n&#233;fices non d&#233;clar&#233;s que ces investissements off shore ont g&#233;n&#233;r&#233; depuis 1970, la perte au cours des 40 derni&#232;res ann&#233;es pourrait atteindre environ 3,7 milliards de dollars, estime l'&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le TJN - un r&#233;seau international consacr&#233; &#224; la justice fiscale, dont le si&#232;ge se trouve au Royaume-Uni - a d&#233;velopp&#233; une nouvelle m&#233;thodologie pour &#233;laborer ces calculs, qu'il estime nettement plus fiable que les m&#233;thodes traditionnellement utilis&#233;es par les institutions financi&#232;res internationales. Ainsi, il critique fortement ces organismes qui &#171; &lt;i&gt;ils ont pr&#234;t&#233; une attention minimale &#224; ce 'trou noir' de l'&#233;conomie globale&lt;/i&gt; &#187;, &#233;tant donn&#233; qu'ils &#171; &lt;i&gt;ont un acc&#232;s facile, non seulement aux ressources analytiques, mais aussi &#224; plusieurs des donn&#233;es primaires qui sont requises pour quantifier avec plus de pr&#233;cision les dimensions de ce probl&#232;me&lt;/i&gt; &#187;. Aussi, il demande : &#171; Pourquoi regardez-vous ailleurs ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perte pour les pays en d&#233;veloppement est encore plus grande, si nous additionnons &#224; cela le fait que la majorit&#233; des accords d'investissement &#233;tranger &#8211; y compris les TLCs - s'accompagne d'accords de double imposition. Ces accords pr&#233;voient en g&#233;n&#233;ral que les investisseurs &#233;trangers peuvent payer leur imp&#244;t dans leur pays d'origine, et non dans le pays qui leur fournit les ressources, la main-d'&#339;uvre, les services, etc. avec lesquels r&#233;alisent leurs profits. Souvent, gr&#226;ce &#224; des subterfuges comme la sousfacturation d'exportations ou la surfacturation d'importations, ces entreprises finissent par ne payer dans aucun des deux pays : c'est &#224; dire, qu'une double &#233;vasion se produit, et ces revenus se tournent vers les paradis fiscaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Changer les sch&#233;mas de n&#233;gociation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est de reconna&#238;tre le probl&#232;me, une autre est ce que les pays latinoam&#233;ricains puissent faire pour commencer &#224; les r&#233;soudre. Dans un entretien avec ALAI, David Spencer, avocat &#233;tasunien sp&#233;cialis&#233; en droit de la finance et conseiller de TJN, pense qu'une plus grande collaboration entre des gouvernements de la r&#233;gion pourrait am&#233;liorer leur capacit&#233; de n&#233;gociation. Il consid&#232;re que, par exemple, UNASUR pourrait intensifier ses efforts dans ce sens. En m&#234;me temps, il souligne la faible collaboration qui se fait au sein de groupes comme le G77 pour aborder ce sujet devant les instances correspondantes de l'ONU. L'une des solutions quesugg&#232;re Spencer est d'insister pour ce que les centres financiers fournissent des informations &#224; d'autres pays sur les actifs que leurs r&#233;sidants d&#233;tiennent dans leurs syst&#232;me financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avocat reconna&#238;t, cependant, qu'une forte r&#233;sistance des &#233;conomies avanc&#233;es existe pour aborder s&#233;rieusement le sujet, puisque elles &#171; &lt;i&gt;b&#233;n&#233;ficient &#233;norm&#233;ment de ce flux de capitaux vers leurs institutions financi&#232;res : de la City Bank &#224; New York &#224; la City Bank aux iles Cayman ; ou de la Morgan Bank jusqu'&#224; la Morgan Panam&#225;, par exemple. Ces institutions financi&#232;res d&#233;pendent fortement des d&#233;p&#244;ts de riches Latinoam&#233;ricains, et elles ne veulent pas arr&#234;ter le flux de fonds&lt;/i&gt; &#187; ; ce qui se traduit par des pressions sur leurs gouvernements pour que les choses ne changent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OCDE (&lt;i&gt;l'Organisation pour la Coop&#233;ration et le D&#233;veloppement &#201;conomique&lt;/i&gt; qui regroupe les principales &#233;conomies d&#233;velopp&#233;es) au d&#233;part a exprim&#233; sa pr&#233;occupation par cette fuite des capitaux ; mais a fait tr&#232;s peu pour l'en emp&#234;cher. Spencer reconna&#238;t que l'OCDE a &#233;tabli une esp&#232;ce de &#171; &lt;i&gt;liste noire&lt;/i&gt; &#187; de 40 pays consid&#233;r&#233;s comme des paradis fiscaux, mais elle a mis comme condition requise pour qu'un pays soit retir&#233; de la liste, qu'il signe au moins 12 accords d'&#233;change d'information. Ce que ces paradis fiscaux ont fait fut de signer des accords entre eux, et ainsi presque tous sont sortis de la liste, sans que rien n'ait chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spencer souligne qu'une n&#233;gociation possible r&#233;side dans le fait que, par exemple, les Etats-Unis souhaitent aussi d'obtenir une information fiscale sur ses r&#233;sidents ayant des actifs en Am&#233;rique Latine. Alors il devient possible d'&#233;tablir des accords d'&#233;change d'information fiscale. En revanche il semble beaucoup plus complexe, de le faire avec les paradis fiscaux, o&#249; ne s'appliquent pas les m&#234;mes r&#232;gles. Et de fait, une grande partie des fonds r&#233;gionaux soustraits se trouvent dans des pays comme les Iles Cayman, les Bermudes, les Bahamas, les Iles Vierge Britanniques ou Panama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour TJN, la recherche de solutions comme celles-ci &#224; la fuite des capitaux et &#224; l'&#233;vasion fiscale devrait &#234;tre &#233;tablie parmi les premi&#232;res priorit&#233;s des politiques mondiales de r&#233;duction de la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;strong&gt;Sally Burch&lt;/strong&gt;, journaliste, est membre d'ALAI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alainet.org/active/59232&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alai-Amlatina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. &#201;quateur, le 30 Octobre de 2012.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Los-paraisos-fiscales-y-la-fuga-de-capitales&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Paradis-fiscaux-et-fuite-des-capitaux-les-pays-en-developpement-premieres-victimes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 31 octobre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Wallerstein nous pr&#233;vient qu'arrivent des ann&#233;es d'incertitude et de chaos mondial</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Wallerstein-nous-previent-qu-arrivent-des-annees-d-incertitude-et-de-chaos-mondial</link>
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		<dc:creator>Sally Burch *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'universitaire en sciences sociales, Immanuel Wallerstein, est l'un des repr&#233;sentants les plus remarquables de la pens&#233;e critique contemporaine et durant sa visite r&#233;cente en &#201;quateur (ao&#251;t 2011), ALAI s'est entretenu avec lui &#224; propos de la crise actuelle de la dette qui frappe durement les &#201;tats-Unis et ses cons&#233;quences pour les pays &#233;mergents et l'Am&#233;rique Latine. &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#233;minent chercheur de l'Universit&#233; de Yale consid&#232;re que le dollar est entr&#233; dans un processus grave et irr&#233;versible de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'universitaire en sciences sociales, Immanuel Wallerstein, est l'un des repr&#233;sentants les plus remarquables de la pens&#233;e critique contemporaine et durant sa visite r&#233;cente en &#201;quateur (ao&#251;t 2011), ALAI s'est entretenu avec lui &#224; propos de la crise actuelle de la dette qui frappe durement les &#201;tats-Unis et ses cons&#233;quences pour les pays &#233;mergents et l'Am&#233;rique Latine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;minent chercheur de l'Universit&#233; de Yale consid&#232;re que le dollar est entr&#233; dans un processus grave et irr&#233;versible de perte de valeur comme monnaie de r&#233;serve mondiale, en soulignant que c'&#233;tait &#171; le dernier pouvoir s&#233;rieux que conservait les &#201;tats-Unis &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wallerstein pense que diff&#233;rentes mesures d'urgence qui sont mises en application dans son pays retardent simplement la banqueroute mondiale. &#171; Les dommages sont des faits concrets, la situation des &#201;tats-Unis est grave et n'est pas r&#233;cup&#233;rable &#187;, souligne-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il estime que le d&#233;nouement arrivera d'ici deux ou trois ans, avec des r&#233;sultats chaotiques pour le syst&#232;me mondial parce que &#171; il n'y aura pas de monnaie de r&#233;serve internationale &#187; et les conditions n'existent pas non plus pour qu'une autre monnaie puisse occuper ce r&#244;le. Alors avec la fin du dollar comme r&#233;serve mondiale &#171; vont exister cinq, six ou sept monnaies importantes, une situation chaotique parce qu'il y aura d'&#233;normes fluctuations continues &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ni les gouvernements ni les entreprises transnationales, ni les mega-banques, ni les individus sauront que faire. Une &#233;norme incertitude paralysera le monde, sp&#233;cialement les investisseurs &#187;, remarque l'universitaire am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que cela arrive &#224; un niveau macro de l'&#233;conomie nord-am&#233;ricaine, parall&#232;lement aussi sur un plan plus local de graves probl&#232;mes &#233;conomiques vont survenir. &#171; De petites communaut&#233;s urbaines petites entrent en faillite et par exemple ne peuvent pas payer les retraite &#187;, indique le sp&#233;cialiste en sciences sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chercheur consid&#232;re que dans son pays la classe moyenne est la plus affect&#233;e parce que d'un jour &#224; l'autre les familles perdent pied et les salari&#233;s qui ont perdu son emploi ne peuvent pas trouver un autre poste, notamment les personnes entre 40 et 60 ans, en arrivant &#224; perdre m&#234;me leurs maisons. C'est une situation qui n'a actuellement pas de solution et on ne voit pas la possibilit&#233; de trouver une sortie de secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, Wallerstein remarque que &#171; la situation aux &#201;tats-Unis va empirer parce que la possibilit&#233; que le gouvernement soutienne des d&#233;penses n&#233;cessaires dans ce moment va &#234;tre supprim&#233;e, cr&#233;ant une situation pire que l'actuelle. Le mirage des &#171; &lt;i&gt;Tea Party F&#234;te&lt;/i&gt; &#187;gagne les &#201;tats-Unis et par cons&#233;quence tout le monde en direction d'un choc &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de ces consid&#233;rations le pronostic du th&#233;oricien &#233;tasunien , pour les ann&#233;es prochaines, est assez pessimiste. &#171; Je vois des guerres civiles dans de multiples pays du nord, surtout aux &#201;tats-Unis o&#249; la situation est bien pire qu'en Europe occidentale, bien que l&#224;-bas il y ait aussi des possibilit&#233;s de guerre parce qu'il y a une limite jusqu'&#224; laquelle les gens ordinaires acceptent la d&#233;gradation de leurs possibilit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Chine et les pays &#233;mergents&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la crise des &#201;tats-Unis et de l'Europe les pays &#233;mergents semblent bien vivre pour le moment, cependant, du point de vue de Wallerstein, cela cachent une fausse r&#233;alit&#233; parce que nous sommes tous dans le m&#234;me bateau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu que la Chine est le principal d&#233;tenteur de bons nord-am&#233;ricains, ce pays fait afce une alternative tr&#232;s d&#233;licate. Wallerstein consid&#232;re que si d'un c&#244;t&#233; &#171; il arr&#234;te d'acheter des bons des &#201;tats-Unis il va perdre l'occasion de placer des produits chinois sur ce march&#233;, un probl&#232;me tr&#232;s s&#233;rieux pour la Chine. En m&#234;me temps, quand le dollar perdra sa position relative aux autres monnaies ses bons ne vont pas valoir beaucoup &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, la Chine risque de perdre &#233;norm&#233;ment qu'elle se retire ou qu'elle continue sur le march&#233; des bons nord-am&#233;ricains. Face &#224; cette situation, il consid&#232;re que &#171; le plus probable est que la Chine se retire peu &#224; peu &#187;. Justement le probl&#232;me est de d&#233;terminer quand est le moment parfait pour arr&#234;ter les investissements, ce qui est impossible &#224; savoir parce que si nous le savions, nous serions tous riches, ajoute le chercheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de ce grave probl&#232;me qu'affronte la Chine, il explique que le pays asiatique est marqu&#233; par une situation tr&#232;s fragile du point de vue de son &#233;conomie interne, &#171; parce que les banques chinoises sont dans la m&#234;me situation que les banques des Nord-Am&#233;ricaines il y a deux ou trois ans &#187;. De la m&#234;me mani&#232;re, l'inflation limite les possibilit&#233;s en Chine et dans d'autres pays &#233;mergents comment, par exemple, au Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte il consid&#232;re que les pays &#233;mergents, et dans le cas de l'Am&#233;rique du Sud, l'Unasur, devront trouver les m&#233;canismes &#171; de protectionnisme de courte dur&#233;e pour minimiser les dommages qui seront pour tout le monde. Il n'y aura pas de pays qui &#233;chappera aux dommages mais ils seront plus grands pour certains que pour d'autres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrog&#233; sur la construction d'une nouvelle architecture financi&#232;re r&#233;gionale, avec initiatives comme la banque du Sud ou d'une monnaie r&#233;gionale comme le Sucre, l'universitaire a &#233;valu&#233; de fa&#231;on positive ces possibilit&#233;s pour les peuples d'Am&#233;rique du Sud. &#171; La cr&#233;ation &#233;ventuelle d'une vraie monnaie commune sera un &#233;l&#233;ment de force &#233;conomique dans cette situation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, il a cit&#233; comme exemple - malgr&#233; les difficult&#233;s en Europe avec l'euro, la d&#233;cision de sauvegarder la monnaie commune qui &#171; va leur permettre une position politique importante &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, comme un message pour l'Am&#233;rique Latine, il a invit&#233; &#224; poursuivre la r&#233;flexion sur la n&#233;cessit&#233; de garantir une alimentation suffisante pour son peuple, de l'eau pour son peuple, de l' &#233;nergie pour son peuple, comme tant les questions minimales et essentielles que tous les gouvernements du Sud doivent assurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alainet.org/active/48721&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Alai- Amlatina&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. &#201;quateur, le 15 ao&#251;t de 2011.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Wallerstein-nos-previene-que-se-vienen-anos-de-incertidumbre-y-caos-mundia&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Wallerstein-nous-previent-qu-arrivent-des-annees-d-incertitude-et-de-chaos-mondial&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, 15 ao&#251;t 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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