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		<title>La Guyane, la favela de la France en Am&#233;rique Latine</title>
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		<dc:date>2011-10-04T11:57:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paco G&#243;mez Nadal</dc:creator>



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&lt;p&gt;La Guyane fran&#231;aise est un lieu strat&#233;gique pour Paris. Le Centre Spatiale d'o&#249; sont lanc&#233;s des satellites europ&#233;ens et russes justifie tous les efforts. Mais ici, dans l'unique territoire &#171; colonial &#187; qui reste en Am&#233;rique du Sud continentale, il y a une r&#233;sistance ind&#233;pendantiste qui a des arguments. &lt;br class='autobr' /&gt; Rien n'est comme cela devrait &#234;tre en Guyane fran&#231;aise. Elle est fran&#231;aise, mais ce n'est pas la France. C'est la Guyane mais tous les symboles le nient. C'est un lieu de haute technologie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Guyane fran&#231;aise est un lieu strat&#233;gique pour Paris. Le &lt;i&gt;Centre Spatiale&lt;/i&gt; d'o&#249; sont lanc&#233;s des satellites europ&#233;ens et russes justifie tous les efforts. Mais ici, dans l'unique territoire &#171; &lt;i&gt;colonial &#187;&lt;/i&gt; qui reste en Am&#233;rique du Sud continentale, il y a une r&#233;sistance ind&#233;pendantiste qui a des arguments.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien n'est comme cela devrait &#234;tre en Guyane fran&#231;aise. Elle est fran&#231;aise, mais ce n'est pas la France. C'est la Guyane mais tous les symboles le nient. C'est un lieu de haute technologie d'o&#249; sont lanc&#233;s des satellites et des fus&#233;es spatiales, mais il n'y a pas de routes ni de transport public. 35 % de la population est au ch&#244;mage absolu mais les prix ce sont ceux de l'Ile-de-France. Essayons de comprendre pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous une apparence de normalit&#233;, la Guyane fran&#231;aise est une destination privil&#233;gi&#233;e pour les nouveaux &lt;i&gt;&#171; colons &#187;&lt;/i&gt; fran&#231;ais, qui viennent travailler pour quelques ann&#233;es dans l'administration ou dans le Centre Spatial Guyanais (qui est en r&#233;alit&#233; Europ&#233;en ou &#224; disposition Russe, mais non guyanais) avec des conditions &#233;conomiques magnifiques. C'est aussi une &#238;le dans laquelle ils vivent des &lt;i&gt;noirs&lt;/i&gt; ou des asiatiques dans une somnolence nourrie par la politique des aides de Paris et par la promesse d'&#234;tre Europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne sais pas si je suis fran&#231;ais ou guyanais. Je ne sais pas si j'ai les droits des premiers ou si je suis un citoyen de seconde &#187;. Armand Actillf parle avec sarcasme. Sur son tee-shirt est inscrit &#171; Brigades contre la &lt;i&gt;N&#233;grephobie&lt;/i&gt; &#187; et &#224; aucun moment il enl&#232;ve ses lunettes de soleil, malgr&#233; la p&#233;nombre dans laquelle nous parlons dans le petit bureau du &#171; Mouvement pour la D&#233;colonisation et l'&#201;mancipation Sociale &#187; (MDES).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; la r&#233;sistance. Il n'y a pas beaucoup plus. Seulement le syndicat de &lt;i&gt;l'Union de Travailleurs Guyannais&lt;/i&gt; (UTG), un mouvement d'extr&#234;me gauche qui partage les d&#233;sirs souverainistes du MDES. En Guyane fran&#231;aise il n'y a plus d'organisations de la soci&#233;t&#233; civile qui ont un regard politique sur la r&#233;alit&#233;. Il n'y a pas non plus d'organisations de Droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armand dit que c'est une colonie, &#171; une colonie raciste &#187;, nuance t-il. &#171; Il y a une s&#233;gr&#233;gation, tous les chefs, tous les bons travaux sont pour les blancs &#187;. Ce qui est vrai, c' est qu'il faut seulement parcourir le pays pour confirmer cela. Les gendarmes sont blancs, les fonctionnaires sont blancs, les propri&#233;taires d'h&#244;tels sont blancs, les employ&#233;s de l'arm&#233;e fran&#231;aise sont blancs &#8230; des blancs par tous les c&#244;t&#233;s quand ils ne repr&#233;sentent que 5 % de la population. Les immigrants latins qui maraudent sur la Place des Palmiers pensent aussi que c'est un lieu raciste, bien que la majorit&#233; de la population soit de descendance africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Politique coloniale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Pindard, fondateur et encore le pr&#233;sident du MDES, l'explique calmement. Il a le ton du ma&#238;tre d'&#233;cole qu'il est, et le calme dont les causes de l'histoire ont besoin. &#171; La France applique ici une politique syst&#233;matique depuis l'abolition de l'esclavage (1848) qui s'appuie sur trois piliers : assimilation, assistanat et division &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assimilation est culturelle. 70 % des professeurs de l'enseignement primaire et secondaire en Guyane fran&#231;aise viennent de la m&#233;tropole et imposent un filtre europ&#233;en qui nie l'&#233;vidence de l'histoire. La t&#233;l&#233;vision est produite en m&#233;tropole, les journalistes, dans leur immense majorit&#233; sont blancs, les messages sont clairs : vous &#234;tes fran&#231;ais (bien que la r&#233;alit&#233; et les droits le contredisent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assistanat se prouve avec facilit&#233; dans les bureaux de La Poste. L&#224;-bas il y a des queues presque permanentes des fran&#231;ais de seconde zone qui ont besoin des allocations pour subsister. &#171; Cet argent les immobilise, ils pr&#233;f&#232;rent ne pas travailler, mais je crois que cela les &#233;tourdit aussi, il les rend d&#233;pendants &#187;. D&#233;sir&#233;e est Dominicaine et a v&#233;cu en Guyane des ann&#233;es durant, comme des milliers de ses compatriotes, de br&#233;siliens et de P&#233;ruviens, qui repr&#233;sentent d&#233;j&#224; autour de 10 % de la population. Cette migration arrive attir&#233;e par les salaires en euros et par la possibilit&#233;, lointaine, d'obtenir avec le temps le passeport fran&#231;ais. Beatrice, une bretonne qui est temporairement &#224; Kourou parce que son mari, militaire, y est bas&#233; ici, assure que &#171; les gens de la Guyane ne veulent pas travailler &#187;. Mais apr&#232;s avoir approfondi le sujet, elle avoue que ce lieu ne lui pla&#238;t pas . &#171; Il y a trop de tares de l'histoire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un peu plus compliqu&#233;. Maurice insiste sur le fait la politique d'assistanat ne soit pas un hasard et qu'elle a un effet favorable envers Paris. &#171; Il y a 10 ans les gens &#233;taient fatigu&#233;s de la France et voulait changer les choses &#187;. Mais cela a chang&#233;, apr&#232;s une s&#233;rie de manifestations dans les colonies, la France a annonc&#233; un r&#233;f&#233;rendum d'autonomie pour janvier 2010 mais avant elle a pr&#233;par&#233; le chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La campagne du NON fut celle de la peur : s'ils votent que Oui &#224; l'autonomie alors se terminent les aides &#187;, se rappelle Andr&#233;, un autre membre du MDES. R&#233;sultat : 69,8 % des 67.000 citoyens en mesure de voter (sur une population de 250.000) ont dit Non &#224; un changement de statut social qu'il ne leur donnait pas l'ind&#233;pendance vis &#224; vis de la France mais oui une plus grande autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beaucoup d'argent pour peu de gens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent arrive et passe par la Guyane fran&#231;aise, mais il n'est pas distribu&#233;. Un commer&#231;ant p&#233;ruvien raconte avec fascination comment ici il y a plus de BMW ou Mercedes par habitant que dans aucun autre lieu de l'Am&#233;rique. Un lecteur fait un commentaire sur le livre de bord de la &lt;i&gt;Route Otram&#233;rica&lt;/i&gt; pour dire que mieux avoir un pouvoir colonial qu'une ind&#233;pendance corrompue. &#171; La mentalit&#233; est ainsi. Je crois qu'aucun de nous pouvons expliquer les ravages que l'esclavage a laiss&#233;s en nous. Le trafic d'esclaves en finissait avec l'&#234;tre humain et nous n'avons pas encore pu le reconstruire &#187;, termine Maurice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MDES &#233;vale le nombre de ses membres &#224; 300, une force relativement petite mais qui doit &#234;tre la base pour obtenir que, un jour, le &lt;a href=&#034;http://www.un.org/es/decolonization/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Comit&#233; de D&#233;colonisation de l'ONU&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; reconnaisse la Guyane fran&#231;aise comme un territoire &#171; non autonome &#187; et pour en faire prendre conscience &#224; la population. &#171; Ce sera un travail de long terme, nous n'allons rien obtenir demain &#187;, Maurice Pindard se r&#233;signe, bien qu'il dispose d'une certaine joie comme il y a quelques jours, avec l'aide du &lt;i&gt;Mouvement International pour la R&#233;paration&lt;/i&gt; (afrodescendientes), ils ont remis les premi&#232;res cartes d'identit&#233; de la Guyane fran&#231;aise &#224; 150 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un acte symbolique et, donc, important, dans un territoire o&#249; est interdit leur drapeau m&#234;me. Il y en a un seulement au si&#232;ge du Conseil G&#233;n&#233;ral parce que le pr&#233;sident est un vieux socialiste qui sympathise &#224; la n&#233;cessit&#233; d'une identit&#233; propre, bien qu'il suive le patron du Parti Socialiste fran&#231;ais : un regard encore coloniale sur les territoires d'outremer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Favela de la France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne la plus &#233;vidente de cet &#233;tat de choses ne se trouve pas &#224; Cayenne, mais &#224; &lt;a href=&#034;http://otramerica.com/especiales/el-blog-de-la-ruta/la-ciudad-fantasmoespacial/535&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kourou&lt;/a&gt;, une ville au service du Centre Spatial. Bien que ce ne soit pas exact de parler d'une ville. C'est, plut&#244;t, une enclave o&#249; le personnel du Centre vit, avec quelques bases militaires, y compris une de la L&#233;gion Fran&#231;aise, et o&#249; survit le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les indig&#232;nes (les &#171; am&#233;rindiens &#187;, comme les nomment les fran&#231;ais) ont une pr&#233;sence anecdotique ici, dans la dite Ville Indig&#232;ne, quelques maisons en face de la mer. Son leader n'est pas pr&#233;sent, mais comptent ceux qui retapent l&#224;-bas un toit sous le soleil infernal qui pour la France &#171; sont anecdotiques &#187;. On n'arrive pas &#224; 8 % de la population et la majorit&#233; vivent dans des rivi&#232;res et des montagnes frontali&#232;res avec le Br&#233;sil ou avec le Surinam. Ils sont d'accord avec le MDES sur le fait que les fonctionnaires coloniaux jouent la division, troisi&#232;me facteur que Maurice Pindard signalait. Cimarron, Cr&#233;oles, indig&#232;nes et asiatiques roulent chacun pour leur compte et les lois particuli&#232;res de la colonie jouent sur cette ligne. Par exemple, si un Guyanais veut visiter quelque population indig&#232;ne il doit demander une autorisation au pr&#233;fet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis, un &#233;migrant fran&#231;ais qui a pass&#233; 30 ans dans ces terres mais &#171; cach&#233; &#187; dans la for&#234;t, regarde avec r&#233;signation ce bordel. &#171; Ne tortillez plus, c'est la favela de la France. Ce que importe &#224; Paris ce sont les euros d'Ariane et de Soyuz (les mod&#232;les spatiaux de l'Union Europ&#233;enne et de la Russie), et les locaux &#8230; si on jette un oeil, on les cantonne &#224; penser seulement &#224; la religion, &#224; manger et &#224; avoir des enfants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;nocide par substitution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; regarder &#8230; ou &#224; &#233;migrer. L'Universit&#233; de la Guyane fran&#231;aise est une plaisanterie et les bons &#233;tudiants vont &#224; la m&#233;tropole. Ils n'ont pas l'habitude de revenir. C'est pourquoi au MDES ils parlent &#171; d'un g&#233;nocide par substitution &#187;. Maurice l'explique ainsi : &#171; Nos jeunes, s'ils sont de bons &#233;tudiants, r&#234;vent de partir et restent en France parce qu'ici ils n'ont aucun chance, mais les fran&#231;ais viennent ici parce que les bons postes de travail sont pour eux. C'est le vieux r&#234;ve fran&#231;ais de blanchir la Guyane &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233; il semble que l'histoire se r&#233;p&#232;te oui. La France n'a jamais pr&#234;t&#233; d'attention &#224; ce territoire inhospitalier jusqu'&#224; ce qu'elle perde la Guerre de 7 ans et, avec elle, le Canada, la Louisiane et l'Inde. Alors, elle s'est trouv&#233;e oblig&#233;e &#224; regarder Les Antilles et la Guyane comme zone d'approvisionnement. Ensuite elle a perdu de l'int&#233;r&#234;t et elle a &#233;t&#233; r&#233;duite &#224; &#234;tre une &lt;a href=&#034;http://otramerica.com/especiales/el-blog-de-la-ruta/de-visita-en-el-infierno/530&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;province - prison&lt;/a&gt; avec Saint Laurent-du-Maroni et les &#206;les du Salut comme l'&#233;picentre d'un trafic de prisonniers qui est arriv&#233; &#224; atteindre 80.000. Mais les coordonn&#233;es de la Guyane fran&#231;aise, si proches de l'&#201;quateur, la rendaient id&#233;ale pour lancer des satellites, aussi la France a recommenc&#233; &#224; trouver un int&#233;r&#234;t et &#224; s'efforcer de maintenir sa colonie &#224; cet endroit : tout flirt ind&#233;pendantiste mettrait en danger le bijou de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://otramerica.com/causas/un-buen-lugar-para-lanzar-satelites-pero-nada-mas/546&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Otram&#233;rica&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, le 21 septembre 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Guayana-la-favela-de-Francia-en-America-Latina&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?La-Guyane-la-favela-de-la-France-en-Amerique-Latine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, 4 octobre 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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