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		<title>Gr&#232;ce :Exp&#233;rience de d&#233;structuration d'une nation</title>
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		<dc:date>2011-07-03T09:06:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Angel Jozami</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le dur plan d'aust&#233;rit&#233; et de privatisations approuv&#233; par le Parlement grec a temporairement all&#233;g&#233; la panique des march&#233;s, mais il n'a pas r&#233;ussi &#224; &#233;liminer le fant&#244;me de la faillite du pays et, au contraire, a aggrav&#233; l'instabilit&#233; politique. &lt;br class='autobr' /&gt; La reprise des march&#233;s apr&#232;s le vote par les parlementaires grecs du plan et de sa mise en &#339;uvre mercredi et jeudi derniers, tend &#224; se renforcer par la d&#233;cision de l'Eurogroupe des ministres de l'&#201;conomie et de Finances d'approuver l'aide (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Grece" rel="directory"&gt;Gr&#233;ce&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dur plan d'aust&#233;rit&#233; et de privatisations approuv&#233; par le Parlement grec a temporairement all&#233;g&#233; la panique des march&#233;s, mais il n'a pas r&#233;ussi &#224; &#233;liminer le fant&#244;me de la faillite du pays et, au contraire, a aggrav&#233; l'instabilit&#233; politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La reprise des march&#233;s apr&#232;s le vote par les parlementaires grecs du plan et de sa mise en &#339;uvre mercredi et jeudi derniers, tend &#224; se renforcer par la d&#233;cision de l'Eurogroupe des ministres de l'&#201;conomie et de Finances d'approuver l'aide imm&#233;diate &#224; la Gr&#232;ce aujourd'hui et d'annuler la r&#233;union qu'ils pr&#233;voyaient pour demain &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la d&#233;cision d'approuver un nouveau paquet d'aide de 85.000 millions d'euros par l'Union Europ&#233;enne (UE), la banque Centrale Europ&#233;enne (BCE) et le Fonds mon&#233;taire international (FMI), sera seulement connu le 11 juillet quand r&#233;unira &#224; nouveau l'Eurogroupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; on analysera dans le d&#233;tail le plan approuv&#233; par le Parlement grec mercredi dernier, ainsi que sa mise en oeuvre vot&#233;e jeudi dernier, et alors on saura si cette &lt;i&gt;troika&lt;/i&gt; de pr&#234;teurs le consid&#232;re viable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas oublier que Bruxelles a approuv&#233; un paquet d'aide de 110.000 millions d'euros pour la Gr&#232;ce en mai 2010, dont 65.000 millions ont &#233;t&#233; d&#233;bours&#233;s, ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; la crise du pays hell&#232;ne de s'aggraver encore plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En regardant bien, la seule chose obtenue avec ce sauvetage fut seulement du temps. Du temps pour &#233;viter qu'une faillite grecque entra&#238;ne le reste de la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne et, &#224; l'extr&#234;me, le projet un euro dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la Gr&#232;ce, un an apr&#232;s, les chiffres ne pourraient pas &#234;tre plus n&#233;gatifs : une chute de 4,5 % du produit national brut (PNB) en 2010, avec un pronostic d'une autre baisse de 4 % pour 2011 ; une augmentation de la dette publique de 120 % du PIB &#224; 150 % entre 2009 et 2010 ; une augmentation du ch&#244;mage ; des faillites en cascade de Pme, et une r&#233;bellion sociale et politique en augmentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau plan implique une r&#233;p&#233;tition amplifi&#233;e du plan ex&#233;cut&#233; depuis mai 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de l'ajustement approuv&#233; cette semaine sera de porter la relation Dette/PNB &#224; 200 % pour 2015, avec un co&#251;t annuel du service de la dette &#233;quivalent &#224; 12 % du PNB et avec une augmentation du d&#233;ficit budg&#233;taire &#224; 15 % du PNB, selon les chiffres de la &lt;i&gt;troika&lt;/i&gt; UE-BCE-FMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses traits les plus g&#233;n&#233;raux, le programme cherche &#224; augmenter les revenus &#233;tatiques &#224; 78.000 millions d'euros : 50.000 millions de ceux-ci proviendraient des privatisations d'entreprises publiques et les 28.000 millions restants d'une plus grande pression fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat augmentera les imp&#244;ts g&#233;n&#233;raux de 2.300 millions cette ann&#233;e, &#224; 3.380 millions l'ann&#233;e prochaine et encore 852 millions en 2013 et 2014 ; de plus, il pr&#233;voit recouvrir 1.300 million en imposant une taxe &#171; solidaire &#187; aux travailleurs ; la TVA passera de 13 % &#224; 23 % dans des bars et restaurants ; environ 150.000 fonctionnaires es seront licenci&#233;s et d'autres d&#233;penses sociales aux plus pauvres seront diminu&#233;es de 5.000 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faible, pour ne pas dire nulle, viabilit&#233; de cette exp&#233;rience de d&#233;structuration d'une nation, a &#233;t&#233; remarqu&#233;e hier par l'hebdomadaire conservateur et tatch&#233;rien britannique, &lt;i&gt;The Economist&lt;/i&gt;, qui se m&#233;fie de la capacit&#233; politique du gouvernement &#224; imposer le plan, au moment o&#249; on r&#233;clame de liquider ales syndicats et d'en finir avec la corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques cr&#233;anci&#232;res fran&#231;aises ont propos&#233; pour leur part cette semaine un plan &#171; d'aide &#187; pour la Gr&#232;ce : convenir d' un &lt;i&gt;roll-over&lt;/i&gt; (renouvellement) volontaire de la dette &#233;chue d&#232;s &#224; pr&#233;sent jusqu'&#224; 2014 et changer ces obligations pour des autres nouveaux &#224; un terme de cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France a appuy&#233; ses banques qui cherchent, ainsi, &#224; r&#233;pondre positivement &#224; la demande de l'Allemagne de participer &#224; r&#233;soudre le probl&#232;me grec, et ce chemin a &#233;t&#233; suivi hier par les banques allemandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inconv&#233;nient unique de cet &#171; apport &#187; des financiers cr&#233;anciers est que l'&#233;change des obligations propos&#233; est d'une nature technique complexe qui vise seulement &#224; garantir le remboursement de leurs cr&#233;dits et n'offre pas le moindre soulagement &#224; la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas des banques allemandes est m&#234;me pire, parce que les plus expos&#233;s &#224; la dette &#224; court terme sont des organismes dont les &#171; mauvais &#187; actifs ont &#233;t&#233; &#233;tatis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en 2010, il est &#233;vident que le nouveau programme de sauvetage de la Gr&#232;ce vise exclusivement &#224; gagner du temps, en essayant de retarder le plus tard possible la faillite grecque, de telle fa&#231;on &#224; donner du temps aux banques priv&#233;es cr&#233;anci&#232;res de se d&#233;faire des titres de la dette grecque avec les fonds de sauvetage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fonds de sauvetage qui sont, certes, publics (BCE, UE, FMI) et, donc, apport&#233;s directement ou indirectement par les contribuables de toute l'Europe et d'autres pays du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas, vraiment tr&#232;s improbable, o&#249; le nouveau plan r&#233;ussirait &#224; durer jusqu'&#224; 2014, les banques priv&#233;es se seraient d&#233;faites, pour cette date, de presque tous leurs titres, qui passeraient dans le portefeuille du la BCE et des &#201;tats, qui imposeraient, donc, une aust&#233;rit&#233; &#224; leurs propres citoyens pour que ceux-ci paient le sauvetage des priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.telam.com.ar/vernota.php?tipo=N&amp;idPub=227918&amp;id=432116&amp;dis=1&amp;sec=1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;T&#233;lam&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 2 juillet 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Grece-Experience-de-destructuration-d-une-nation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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