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	<title>El Correo</title>
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		<title> Violations et disparitions, la r&#233;pression cach&#233;e au Chili</title>
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		<dc:date>2019-10-24T16:56:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Adriana Meyer</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Violations et disparitions, la r&#233;pression cach&#233;e au Chili. Apr&#232;s les manifestations de dimanche, 2 138 personnes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es, dont 243 enfants et adolescents et 407 femmes. Neuf d'entre eux ont &#233;t&#233; d&#233;shabill&#233;s lors de proc&#233;dures polici&#232;res... Adriana Meyer&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Chili" rel="directory"&gt;Chili&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les manifestations de dimanche, 2 138 personnes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es, dont 243 enfants et adolescents et 407 femmes. Neuf d'entre eux ont &#233;t&#233; d&#233;shabill&#233;s lors de proc&#233;dures polici&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a eu tout d'abord les coups, les humiliations et les menaces, mais au cours des derni&#232;res heures, les tortures et les viols de femmes au Chili sont devenus une r&#233;alit&#233;. L'&#233;tat d'exception mis en place par le gouvernement de Sebasti&#225;n Pi&#241;era a entra&#238;n&#233; les pratiques de la dictature, y compris en ce qui concerne les disparitions. Beaucoup de femmes arr&#234;t&#233;es jusqu'&#224; pr&#233;sent ont disparu. En outre, les personnes emprisonn&#233;es &#224; Santiago du Chili ont &#233;t&#233; d&#233;shabill&#233;es devant le personnel masculin, avec attouchement de leurs parties g&#233;nitales et &#171; ont mis la pointe du fusil dans leur vagin tout en mena&#231;ant de les violer et de les tuer &#187;, comme l'indiquent les t&#233;moignages recueillis par des d'autres personnes arr&#234;t&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission des droits de l'homme de l'OEA (CIDH) s'est d&#233;clar&#233;e pr&#233;occup&#233;e par les plaintes d&#233;pos&#233;es aupr&#232;s de l'Institut National des Droits de l'Homme (INDH) au sujet de violences sexuelles, de d&#233;shabillage forc&#233; et de tortures dans le contexte de l'arrestation de manifestants. &#171; Le Chili doit enqu&#234;ter sur ces faits et les punir avec diligence, ainsi que les actions de la police et de l'arm&#233;e conduisant &#224; un recours disproportionn&#233; &#224; la force contre des civils. L'usage de la force doit &#234;tre r&#233;gi par les principes de l&#233;galit&#233;, de n&#233;cessit&#233; et de proportionnalit&#233; &#187;, a d&#233;clar&#233; la CIDH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les chiffres de l'Institut National des Droits de l'Homme (INDH) apr&#232;s les manifestations, dimanche, 2 138 personnes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es, dont 243 enfants et adolescents et 407 femmes. Neuf d'entre elles ont &#233;t&#233; d&#233;shabill&#233;es lors de proc&#233;dures polici&#232;res, lors des &#233;v&#233;nements survenus dans les municipalit&#233;s de Santiago, Maip&#250;, Iquique, Antofagasta, Coquimbo, Valparaiso, Talca, Concepci&#243;n, Valdivia, Temuco, Puerto Montt et Punta Arenas. La majorit&#233; d'entre elles ont accus&#233; le recours excessif &#224; la force au moment de la d&#233;tention, ainsi que des arrestations d'enfants, des mauvais traitements, des coups au visage et aux cuisses, des actes de torture et des agressions sexuelles, parmi d'autres actes violents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Silvana del Valle, avocate du R&#233;seau chilien contre la violence &#224; l'&#233;gard des femmes, a expliqu&#233; &#224; El Desconcierto que &#171; les violences sexuelles &#224; caract&#232;re politique ont &#233;t&#233; un continuum dans notre pays et dans toute la r&#233;gion au cours des derni&#232;res d&#233;cennies, &#233;tant donn&#233; que l'appareil de police a &#233;t&#233; form&#233; pour &#234;tre des dispositifs patriarcaux. Cela r&#233;sonne pendant la dictature au Chili et dans la p&#233;riode post-dictatoriale comme caract&#233;ristique tr&#232;s marqu&#233;e de la police &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, un groupe transversal d'universitaires de diff&#233;rents courants politiques ont demand&#233; aux autorit&#233;s de mettre fin au couvre-feu et &#224; l'&#233;tat d'urgence face aux blessures et aux d&#233;c&#232;s caus&#233;s par des hommes en uniforme, tout en demandant aux avocats de garantir le respect des droits des citoyens. Selon La Tercera, 206 universitaires et doyens des principales facult&#233;s de droit du pays ont sign&#233; une lettre intitul&#233;e &#171; Face &#224; la grave crise politique et sociale au Chili et aux violations des Droits de l'Homme qui se sont produites &#187;. Le titre de la lettre dit : &#171; En tant que professeurs de droit de diverses facult&#233;s du pays et de divers courants politiques, nous ne pouvons pas garder le silence sur la situation actuelle dans notre pays &#187;. Ils affirment ensuite qu'ils &#171; condamnent les graves violations des Droits de l'Homme constat&#233;es dans plusieurs r&#233;gions du pays &#187;. Nous avons entendu parler d'&#233;v&#233;nements tr&#232;s graves qui, au fil des jours, montrent des mod&#232;les communs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils appellent &#233;galement les avocats et avocates de tout le pays &#224; informer les citoyens de leurs droits et des moyens de les exercer, et &#224; repr&#233;senter et d&#233;fendre gratuitemen en temps voulu ceux qui voient leurs droits viol&#233;s. &#171; Nous soulignons que nous nous sommes d&#233;j&#224; engag&#233;s &#224; faire en sorte qu'aucun acte constitutif d'une violation des Droits de l'Homme ne reste impuni &#187;, ont-ils conclu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Infiltr&#233;s aux ordres &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les exc&#232;s produits par des Carabiniers infiltr&#233;s incluent &#233;galement la mise &#224; feu et le pillage de supermarch&#233;s. Plusieurs t&#233;moignages de rassemblements de Carabiniers ont &#233;t&#233; diffus&#233;s de fa&#231;on virale images &#224; l'appui, comme dans une vid&#233;o dans laquelle on voit des policiers descendre d'une voiture civile pour allumer un feu dans une succursale du Banco de Cr&#233;dito e Inversiones (BCI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comme pendant la dictature, il y a des m&#232;res d&#233;sesp&#233;r&#233;es qui cherchent leurs fils et leurs filles devant les tribunaux. Il y a plusieurs mineurs &#187;, a d&#233;clar&#233; Patricia, une psychologue interview&#233;e par Ancap. Patricia dit que le Chili de Pi&#241;era kidnappe des personnes, qu'elles sont transport&#233;es par camions et que nombre de leurs proches ne savent pas o&#249; elles se trouvent. Des images d'incendies circulent d&#233;j&#224; o&#249; l'on peut voir des cadavres, que le cercle m&#233;diatique veut faire passer pour des pilleurs, &#171; nous avons vu des vid&#233;os montrant comment ils jettent les corps. Nous croyons tous que ce sont les victimes qu ils jettent au feu pour effacer toute trace &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Institut National des Droits de l'Homme du Chili a tent&#233; hier de p&#233;n&#233;trer &#224; la Poste Centrale de Santiago, l'un des plus grands centres de r&#233;f&#233;rence en mati&#232;re de sant&#233;/service ???? publique, et a d&#233;couvert que la porte &#233;tait verrouill&#233;e par des cha&#238;nes emp&#234;chant son entr&#233;e. &#171; On ne sait pas ce qui se passe mais le syst&#232;me de sant&#233; commence &#224; s'arr&#234;ter. Les ports s'arr&#234;tent &#233;galement. Nous sommes comme en guerre &#187;, ajoute Patricia dans un sens oppos&#233; &#224; la phrase du pr&#233;sident chilien. L'&#233;quipe de l'Agencia de Noticias de Comunicaci&#243;n Alternativa (Ancap) qui a v&#233;cu la dictature de Pinochet a peur de sortir, mais ses enfants et petits-enfants le font pour eux. &#171; Dans la commune de San Bernardo, situ&#233;e au sud de Santiago, ils sont entr&#233;s dans des &#233;coles et ont kidnapp&#233; des filles et des adolescents. Dans les centres de sant&#233;, ont &#233;t&#233; constat&#233;s des blessures &#224; la suite de viols sur nombre d'entre elles &#187;, a d&#233;clar&#233; ce m&#233;dia.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; la premi&#232;re personne &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Samedi dernier, Pamela Maldonado, 31 ans, &#233;tait avec son p&#232;re et quelques voisins au milieu du caceroleo, &#224; quelques m&#232;tres de son appartement dans la commune de Santiago. Soudain, une foule de forces sp&#233;ciales a encercl&#233; son p&#232;re. Ils &#233;taient plus de dix, ils l'entour&#232;rent en cercle et commenc&#232;rent &#224; le frapper, d&#233;crit &lt;i&gt;El Desconcierto.cl&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Je leur ai demand&#233; de bien vouloir arr&#234;ter, car mon p&#232;re est diab&#233;tique ; Il a soixante ans et ils pourraient le tuer, mais ils m'ont pouss&#233; avec leurs boucliers et je ne pouvais pas l'atteindre &#187;, se souvient-elle. Pamela, entre coups de coudes, a &#233;t&#233; fouett&#233;e contre un mur, alors qu'elle ne pouvait pas voir ce qui se passait dans la voiture de police. Elle leur a cri&#233; en demandant o&#249; ils emmenaient son p&#232;re et ils ont r&#233;pondu au troisi&#232;me commissariat de police de Santiago. Elle se rappelle qu'un carabinier surnomm&#233; Gallardo - que l'on peut voir dans l'une des vid&#233;os qu'elle a enregistr&#233;es - a enfonc&#233; son poing dans son dos et l'a &#233;galement pouss&#233; dans le fourgon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'int&#233;rieur, elle a vu &#224; quel point son p&#232;re avait le nez ensanglant&#233;. Il pouvait &#224; peine respirer. Pamela &#233;tait sous le choc. Elle pouvait &#233;galement voir d'autres d&#233;tenus battus dans de tr&#232;s mauvaises conditions. Un deuxi&#232;me policier a mis des menottes &#224; son p&#232;re et les a serr&#233;es tr&#232;s fort intentionnellement. Sur le chemin du commissariat, un carabinier a commenc&#233; &#224; provoquer les d&#233;tenus en criant contre les Mapuches, et &#171; qu'il ha&#239;ssait les communistes &#187; et il a m&#234;me menac&#233; Pamela de l'agresser sexuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons si tu l'aimes dans le cul ! &#8211;Il lui a dit pour lui faire peur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade, elle ne pouvait pas croire ce qui se passait, elle a juste pris son p&#232;re entre ses bras pour qu'ils ne le frappent plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, ils ont fait monter un type ensanglant&#233; qui criait pour une douleur aux reins, dans la constatation de ses blessures, nous avions appris qu'il &#233;tait s&#233;ropositif. &#192; un moment donn&#233;, j'ai demand&#233; qu'on me laisse nettoyer le visage de mon p&#232;re avec une bouteille d'eau, mais ils l'ont noy&#233; avec un m&#233;lange d'eau et de sang. C'&#233;tait une torture - se souvient-elle nerveusement. Apr&#232;s &#234;tre pass&#233;s par le bureau de v&#233;rification des blessures, ils ont &#233;t&#233; conduits au troisi&#232;me commissariat de police de Santiago.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois dans la cellule, il a vu comment la police avait amen&#233; un photographe, qu'ils avaient d&#233;j&#224; bless&#233;, mais ils l'ont battu &#224; nouveau et ils ont arr&#234;t&#233; gr&#226;ce &#224; l'intervention d'un avocat de l'INDH. Ils les ont enferm&#233;s dans des cellules de fortune, leur ont refus&#233; des couvertures, ils sont eu tr&#232;s froids et ont d&#251; subir eux-m&#234;mes les taquineries de la police lorsqu'ils ont d&#233;nonc&#233; des toilettes inond&#233;es et remplies de mati&#232;res f&#233;cales. &#192; 12h30, ils ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s. Avec les petits v&#234;tements qu'ils leurs avaient laiss&#233;s, ils ont march&#233; ainsi de la rue San Mart&#237;n jusqu'&#224; leur domicile. C'est pas croyable, et ce qui va suivre sera une plainte. Nous ne pouvons pas permettre que cela continue, ce qu'ils nous ont fait est totalement ill&#233;gal - dit Pamela pour conclure l'interview avec ce m&#233;dia chilien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adriana Meyer&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;https://www.pagina12.com.ar/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pagina12.com.ar/226928-violaciones-y-desapariciones-la-represion-oculta-en-chile&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 24 octobre 2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Violations-et-disparitions-la-repression-cachee-au-Chili?lang=es&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Violations-et-disparitions-la-repression-cachee-au-Chili&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 24 octobre 2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RC-5-1 del Ej&#233;rcito Argentino, un manual para represores </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/RC-5-1-del-Ejercito-Argentino-un-manual-para-represores</link>
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		<dc:creator> Adriana Meyer</dc:creator>



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&lt;p&gt;El texto establece como medios &#171; ocultos &#187; de acci&#243;n psicol&#243;gica la &#171; tortura, el secuestro y el terrorismo &#187;. La C&#225;mara Federal orden&#243; reabrir una causa para investigar el contenido del reglamento, al que tuvo acceso P&#225;gina/12. &lt;br class='autobr' /&gt; La dictadura en retirada barri&#243; con todo tipo de pruebas del plan criminal que hab&#237;a ejecutado, pero en ciertos reglamentos militares dej&#243; escrito parte de su sustento doctrinario y su metodolog&#237;a del terror. Uno de ellos, referido a las &#171; operaciones psicol&#243;gicas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-98" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;El texto establece como medios &#171; ocultos &#187; de acci&#243;n psicol&#243;gica la &#171; tortura, el secuestro y el terrorismo &#187;. La C&#225;mara Federal orden&#243; reabrir una causa para investigar el contenido del reglamento, al que tuvo acceso P&#225;gina/12.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8057 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L232xH183/na18fo02-239d7-645da.jpg?1694590977' width='232' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La dictadura en retirada barri&#243; con todo tipo de pruebas del plan criminal que hab&#237;a ejecutado, pero en ciertos reglamentos militares dej&#243; escrito parte de su sustento doctrinario y su metodolog&#237;a del terror. Uno de ellos, referido a las &#171; operaciones psicol&#243;gicas &#187;, establece como medios &#171; ocultos &#187; de acci&#243;n psicol&#243;gica la &#171; tortura, el secuestro y el terrorismo &#187;. Documentos similares son parte de las causas por delitos de lesa humanidad cometidos por los sicarios del Estado, como el &#171; Plan del Ej&#233;rcito, operaciones contra elementos subversivos &#187;, que describe las acciones concretas para la toma del poder y habla de &#171; aniquilar la subversi&#243;n &#187;. Pero hasta ahora no hab&#237;a aparecido una admisi&#243;n tan clara de directivas basadas en acciones ilegales. Por eso la Justicia acaba de ordenar la reapertura de una causa para investigar el contenido &#171; expl&#237;citamente delictivo &#187; de este manual, que estuvo vigente hasta 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aunque parezca una paradoja, fue el defensor de un genocida quien puso el foco en el reglamento &lt;strong&gt;RC-5-1 del Ej&#233;rcito Argentino&lt;/strong&gt; sobre Operaciones Sicol&#243;gicas, dictado por el general Alejandro Lanusse el 8 de noviembre de 1968. Hace cuatro a&#241;os, el abogado Florencio Varela, en representaci&#243;n del general retirado Santiago Riveros, quiso mostrar que su contenido dar&#237;a legitimidad institucional al accionar de su defendido, con el absurdo argumento de que un simple reglamento militar es superior a la Constituci&#243;n y a la legislaci&#243;n. A contramano de todas las herramientas legales que hicieron posible el juzgamiento de las violaciones a los derechos humanos, desde el Juicio a las Juntas hasta la anulaci&#243;n de los leyes de impunidad pasando por la incorporaci&#243;n de los tratados internacionales a la Constituci&#243;n, Varela pretendi&#243; justificar aquellos cr&#237;menes en el marco de la aplicaci&#243;n de la denominada Doctrina de Seguridad Nacional. Dijo el letrado que &#171; el secuestro, el terrorismo, la tortura, el sabotaje y la muerte eran, entre otras similares, acciones de guerra expresamente previstas en los reglamentos militares &#187;. La l&#237;nea de pensamiento es que las &#8220;acciones contra la subversi&#243;n no fueron delitos de lesa humanidad sino que estaban en las t&#225;cticas militares de la contraguerrilla &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El abogado Alberto Pedroncini, querellante en la causa sobre el Plan C&#243;ndor en la que est&#225; imputado Riveros junto a otros represores, tom&#243; contacto con la presentaci&#243;n de Varela y consider&#243; que los reglamentos citados conten&#237;an la descripci&#243;n de delitos de manera &#171; expl&#237;cita &#187;. Por eso hizo una denuncia ante la Procuraci&#243;n que fue impulsada por el fiscal federal Federico Delgado y que recay&#243; en el juzgado de Daniel Rafecas. As&#237;, mediante un oficio al Ministerio de Defensa, obtuvo el texto autenticado y completo de los manuales en cuesti&#243;n, en los que abundan instrucciones entre banales y terror&#237;ficas. Rafecas avanz&#243; al principio con entusiasmo pero luego de tres a&#241;os mand&#243; el expediente al archivo porque no encontr&#243; conexi&#243;n entre el manual y alg&#250;n suceso que materializara sus directivas. Para el magistrado, la creaci&#243;n misma del reglamento no constitu&#237;a delito penal. El fiscal Gerardo Pollicita apel&#243; y el mismo criterio mantuvo el fiscal de C&#225;mara Germ&#225;n Moldes. A principios de julio, la sala I de la C&#225;mara Federal porte&#241;a orden&#243; reabrir el caso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#225;gina/12 tuvo acceso al RC-5-1 sobre &#171; Operaciones Sicol&#243;gicas &#187;, que en uno de sus p&#225;rrafos describe el &#171; m&#233;todo de acci&#243;n compulsiva &#187; como &#171; toda acci&#243;n que tienda a motivar conductas y actitudes por apelaciones instintivas, actuar&#225; sobre el instinto de conservaci&#243;n y dem&#225;s tendencias b&#225;sicas del hombre, lo inconsciente (sic). La presi&#243;n insta por acci&#243;n compulsiva apelando casi siempre al factor miedo. La presi&#243;n sicol&#243;gica engendrar&#225; angustia, la angustia masiva y generalizada podr&#225; derivar en terror, y eso basta para tener al p&#250;blico (blanco) a merced de cualquier influencia posterior. La fuerza implicar&#225; la coacci&#243;n y hasta la violencia mental (...) la fuerza y el vigor reemplazar&#225;n a los instrumentos de la raz&#243;n. La t&#233;cnica de los hechos f&#237;sicos y los medios ocultos de acci&#243;n sicol&#243;gica transitar&#225;n por este m&#233;todo de acci&#243;n compulsiva &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las 170 p&#225;ginas del reglamento RC-5-1 reflejan la estructura de la cadena de mando prevista para las OS (Operaciones Sicol&#243;gicas), divide las OS de las fuerzas terrestres en &#171; operaciones de represi&#243;n militar, de inteligencia y de asuntos civiles &#187;, y establece que &#171; las OS se dirigir&#225;n directamente contra el insurgente armado, contra los elementos que apoyen a los insurgentes y hacia la poblaci&#243;n civil &#187;. En cuanto a la ejecuci&#243;n de las OS, sostiene que sus planes y programas &#171; tratar&#225;n de crear la imagen de que el movimiento guerrillero ha penetrado en todos los niveles de la sociedad y del gobierno &#187;. En cuanto a los &#8220;blancos&#8221; de las OS enumera : &#171; elementos irregulares enemigos, elementos clandestinos, civiles que simpaticen con el movimiento subversivo, civiles que simpaticen con el gobierno legal, civiles no comprometidos, fuerzas militares legales y naciones que apoyen a las fuerzas irregulares &#187;. Y en uno de los p&#225;rrafos en que describe los medios y t&#233;cnicas de las OS, se&#241;ala que &#171; las fuerzas militares legales podr&#225;n contribuir a aislar a las fuerzas irregulares enemigas, apelando a su funci&#243;n de protectores y guardianes de la paz. Las demostraciones en masa, el contacto personal entre soldados y pobladores civiles, la participaci&#243;n en deportes comunes y las reuniones de todo tipo contribuir&#225;n a crear fe en el gobierno legal y evitar el apoyo a los elementos irregulares. La tropa deber&#225; estar perfectamente instruida a efectos de lograr un impacto sicol&#243;gico positivo en la poblaci&#243;n &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Los medios &#171; ocultos &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En la &#250;ltima p&#225;gina del articulado el reglamento RC-5-1 divide los medios previstos y autorizados de acci&#243;n psicol&#243;gica en tres campos : naturales, t&#233;cnicos y ocultos. Entre los dos primeros menciona el &#171; cara a cara, agentes visuales y orales, actos p&#250;blicos, altavoces, la radio y la televisi&#243;n &#187;, y en &#171; ocultos &#187; incluye &#171; compulsi&#243;n f&#237;sica : torturas de tercer grado. Compulsi&#243;n s&#237;quica : an&#243;nimos, amenaza, chantaje, seguimiento f&#237;sico, persecuci&#243;n, secuestros, calumnias, terrorismo, desmanes, sabotaje, toxicoman&#237;a, alcoholismo y drogas. Lavado de cerebro &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Para Pedroncini, este reglamento &#171; revela el perfil m&#225;s perverso &#187; de las instrucciones para la represi&#243;n ilegal. P&#225;gina/12 le pregunt&#243; en qu&#233; se diferencia de los manuales militares que ya se conocen, como las &#171; Instrucciones para operaciones de seguridad &#187; que establec&#237;a separar a los detenidos entre &#171; hombres, mujeres y ni&#241;os luego de su captura &#187;, documento que integra el expediente sobre el plan sistem&#225;tico de apropiaci&#243;n de menores. &#171; Lo que hacen esas normas tramposas es legalizar el comienzo del procedimiento, darle una forma que permita cometer el delito sin decirlo, como la que habla de esos allanamientos en casas particulares y marcaba que hab&#237;a que separar a hombres, mujeres y ni&#241;os, luego en el resto del reglamento aparec&#237;a como si esos grupos fueran tratados de acuerdo a la ley. En cambio ac&#225; no hay m&#225;scara &#187;, respondi&#243; el letrado, y remarc&#243; que por esa raz&#243;n lo eligieron para hacer una denuncia espec&#237;fica que investigue el contenido expl&#237;citamente delictivo de este tipo de manuales. &#171; Cuando Florencio Varela present&#243; su escrito en el expediente hizo una referencia m&#225;s categ&#243;rica a ese reglamento, era el que les justificaba m&#225;s cosas, por eso decidimos zambullirnos en &#233;se. Con el doctor (David) Baig&#250;n nunca antes hab&#237;amos visto nada tan expl&#237;cito en cuanto a describir por su nombre a los delitos, como torturas de tercer grado, o una serie de acciones que derivan en delito, como la descripci&#243;n del m&#233;todo de la acci&#243;n compulsiva, que menciona que &#8216;&lt;i&gt;la fuerza implicar&#225; coacci&#243;n y hasta la violencia mental&lt;/i&gt;' &#187;, agreg&#243; Pedroncini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reglamentar las atrocidades&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sentencia del Juicio a las Juntas Militares de 1984 mencion&#243; la falta de constancias escritas de las &#243;rdenes criminales, al expresar que &#171; no es de extra&#241;ar que del an&#225;lisis de normas escritas que efectuara el Consejo Supremo de las Fuerzas Armadas resultaran todas formalmente inobjetables &#187;. Sin embargo, militares de todas las &#233;pocas pusieron en blanco sobre negro muchas de las pr&#225;cticas habituales que constituyen delito. &#171; En la Escuela de las Am&#233;ricas ense&#241;aban directamente c&#243;mo quebrar la voluntad del oponente con la tortura. Estos m&#233;todos est&#225;n escritos. Estaquear al soldado est&#225; por escrito, le llaman calabozo de campa&#241;a &#187;, dijo el coronel retirado Horacio Ballester, presidente del Centro de Militares para la Democracia (Cemida). &#171; El plan del genocidio est&#225; estipulado en la Doctrina de Seguridad Nacional, bajo la tutela de Estados Unidos, y la prueba es que todas las dictaduras de la regi&#243;n hicieron lo mismo. Hoy mismo la acci&#243;n psicol&#243;gica sigue rigiendo en Honduras &#187;, complet&#243;. P&#225;gina/12 le pregunt&#243; sobre la tortura &#171; de tercer grado &#187; que menciona el reglamento RC&#8211;5-1. &#171; Ser&#237;a la m&#225;s leve, si es que puede haber grados en esta atrocidad, como cuando (George) Bush dec&#237;a que el submarino estaba permitido, o algunos pa&#237;ses que avalan la tortura hablan de &#8216;&lt;i&gt;leve descarga el&#233;ctrica&lt;/i&gt;' &#187;, respondi&#243; Ballester. Y revel&#243; una experiencia personal : &#171; Yo estaba en el candelero y todav&#237;a estaba Lanusse en el poder, entonces hicieron circular que yo me hab&#237;a ido con una guerrillera, la llamaban a mi se&#241;ora para decirle eso, estaban usando la calumnia &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El abogado Pedroncini cree ver la impronta de la llamada Escuela Francesa en materia represiva, pero al coronel Ballester le parece que el reglamento en cuesti&#243;n puede ser una traducci&#243;n de alg&#250;n manual estadounidense de la Escuela de las Am&#233;ricas. &#171; Cuando me recib&#237;, los oficiales no pod&#237;an usar bigote y los solteros ten&#237;an que vivir en el cuartel. Hay reglas que fueron quedando a trav&#233;s de los siglos, que trajo San Mart&#237;n, como los tribunales de honor ; unas absurdas y otras atroces &#187;. Con el objetivo de dar una respuesta concreta a las continuas demandas de la justicia sobre documentaci&#243;n referida a la represi&#243;n ilegal, en marzo de 2000 el Ej&#233;rcito orden&#243; una intensa b&#250;squeda que culmin&#243; con el hallazgo de varios manuales. Encontraron reglamentos sobre la &#171; lucha contrainsurgente &#187; que los propios militares definieron como &#171; viejos manuales del terrorismo de Estado que son copias de los elaborados por Estados Unidos para combatir en Vietnam &#187;. El hallazgo puso los pelos de punta a m&#225;s de uno, por lo cual el entonces ministro de Defensa, Ricardo L&#243;pez Murphy, se apresur&#243; a ponerlos en manos de la Justicia. El ex jefe del Ej&#233;rcito Mart&#237;n Balza hab&#237;a acusado al represor Cristino Nicolaides de haber incinerado toda la documentaci&#243;n referida a la represi&#243;n ilegal. El ex general replic&#243; exigiendo que mostrara las actas de incineraci&#243;n, de modo que en enero de 2000 Balza comunic&#243; en forma oficial que no exist&#237;an m&#225;s instructivos de los sicarios del Estado. Sin embargo, reglamentos cada vez m&#225;s comprometedores siguen apareciendo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-128874-2009-07-26.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;P&#225;gina 12&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, 26 de julio de 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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