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		<title>Bases militaires US en Colombie : La menace p&#232;se toujours</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Bases-militaires-US-en-Colombie-La-menace-pese-toujours</link>
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		<dc:date>2011-03-11T13:43:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rafael Ball&#233;n</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le gouvernement de Santos peut revivre le trait&#233;, jusque dans les pires conditions pour la Colombie. Mais la violation de la souverainet&#233; ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e de fa&#231;on isol&#233;e. Il faut l'examiner sous au moins trois angles : la constante intervention des Etats-Unis en Colombie, l'internationalisation du conflit interne, et le gouvernement autoritaire et hostile d'&#193;lvaro Uribe V&#233;lez. &lt;br class='autobr' /&gt; A peine Juan Manuel Santos avait-il pris sa fonction de pr&#233;sident de la Colombie que la d&#233;cision de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement de Santos peut revivre le trait&#233;, jusque dans les pires conditions pour la Colombie. Mais la violation de la souverainet&#233; ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e de fa&#231;on isol&#233;e. Il faut l'examiner sous au moins trois angles : la constante intervention des Etats-Unis en Colombie, l'internationalisation du conflit interne, et le gouvernement autoritaire et hostile d'&#193;lvaro Uribe V&#233;lez.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A peine Juan Manuel Santos avait-il pris sa fonction de pr&#233;sident de la Colombie que la d&#233;cision de la Cour Constitutionnelle concernant l'Accord EUA-Colombie &#233;tait rendue publique. Accord, selon lequel le pays autorise la plus grande arm&#233;e du monde &#224; agir avec encore plus de libert&#233; qu'il ne lui avait &#233;t&#233; accord&#233;e jusqu'alors au sein du territoire national. La part r&#233;solutive de cet arr&#234;t a &#233;t&#233; rendue publique le 17 ao&#251;t 2010. Comme on s'en doutait, Santos a souhait&#233; pr&#233;senter la chose comme d&#233;risoire par rapport &#224; ce qu'il en est vraiment, dans le but de minimiser l'impact de la d&#233;cision du haut tribunal devant l'opinion publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour Constitutionnelle a commenc&#233; &#224; &#233;tudier l'Accord en question, suite &#224; la d&#233;nonciation publique d'inconstitutionnalit&#233; soulev&#233;e par les citoyens Luis Alfredo S&#225;nchez, Liliana Rodr&#237;guez Naranjo, Mauricio Umbarila Romero et Julieth Isadora Vanegas Delgado. De m&#234;me, dans le cadre d'une action identique, les citoyens Sandra Roclo Barreto, Edna Carolina Obando Bravo, &#205;ngrid Paola G&#243;mez S&#225;nchez et Mar&#237;a Fernanda Ariza Carrero, ont demand&#233; la r&#233;vision de l'Accord cit&#233;, &#171; afin que soit exerc&#233; le contr&#244;le automatique ou officieux pour avoir omis la proc&#233;dure &#224; appliquer dans le cadre des trait&#233;s internationaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivant la rigueur escompt&#233;e, la Cour Constitutionnelle, par le biais de l'arr&#234;t du 10 D&#233;cembre 2009, a valid&#233; la demande, et dans la m&#234;me mesure s'est d&#233;clar&#233;e dispos&#233;e &#224; d&#233;cr&#233;ter la mise en place de certains examens et &#224; r&#233;gler l'affaire en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois les proc&#233;dures pr&#233;vues par l'article 242 de la Constitution Politique et par le D&#233;cret 2067 de 1991 accomplies, la Cour Constitutionnelle a dict&#233; l'arr&#234;t dat&#233; du 17 ao&#251;t 2010, dans la partie d&#233;cisoire duquel elle expose deux choses. En premier lieu, la n&#233;cessit&#233; de remettre au Pr&#233;sident de la R&#233;publique le dit &#171; Accord compl&#233;mentaire de Coop&#233;ration et d'Assistance Technique pour la D&#233;fense et la S&#233;curit&#233; entre les Gouvernements de la R&#233;publique de Colombie et des Etats-Unis d'Am&#233;rique &#187;, souscrit &#224; Bogot&#225; le 30 octobre 2009, afin que lui soit appliqu&#233;e la proc&#233;dure constitutionnellement pr&#233;vue pour les trait&#233;s internationaux. Et en deuxi&#232;me lieu, d&#233;clarer que le d&#233;nomm&#233; &#171; Accord compl&#233;mentaire de Coop&#233;ration et d'Assistance Technique pour la D&#233;fense et la S&#233;curit&#233; entre les Gouvernements de la R&#233;publique de Colombie et des Etats Unis d'Am&#233;rique &#187; ne peut avoir d'influence sur l'organisation colombienne interne tant qu'il ne respecte pas la proc&#233;dure constitutionnelle pr&#233;vue pour les trait&#233;s de forme solennelle, en conformit&#233; avec ce qui a &#233;t&#233; &#233;tabli dans les articles 150, 16, 154, 157, 158, 160, 165, 224, et 241 num&#233;ral 10 de la Charte Politique. L'Accord reste invalide mais la porte pour l'activer est toujours ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Intervention permanente&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique Latine est le continent qui compte le plus d'interventions de la part des Etats Unis. La Colombie a sign&#233; le premier trait&#233; militaire avec ce pays dans les ann&#233;es 1950, trait&#233; qui a l&#233;galis&#233; son intrusion dans notre pays&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Otero Prada, Diego, professeur chercheur reli&#233; &#224; l'Universit&#233; Centrale. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et l'histoire n'en finit pas. La violation de la souverainet&#233; nationale fait partie de l'intervention constante des Etats-Unis en Colombie, permise par des gouvernements aveugl&#233;s par la puissance du nord. Ainsi, l'ing&#233;rence des Etats Unis s'est accentu&#233;e depuis la seconde Guerre Mondiale, avec le d&#233;but de la Guerre Froide et plus tard avec le triomphe de la R&#233;volution Cubaine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Otero Prada, Diego. &#171; Las cifras del conflicto &#187;. 2&#232;me. ed. Bogota, Institut (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les pr&#233;occupations imp&#233;rialistes des ann&#233;es 1960, John F. Kennedy les a synth&#233;tis&#233;es de la fa&#231;on suivante : &#171; A ce jour nos fronti&#232;res se trouvent sur tous les continents &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Williams, William Appleman. &#171; El Imperio como forma de vida. M&#233;xico, Fondo (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; L'aide des Etats Unis [comprenez : les dollars pour la guerre] accord&#233;e &#224; la Colombie est &#224; peine inf&#233;rieure &#224; celle accord&#233;e &#224; l'Etat d'Isra&#235;l et &#224; l'Egypte en vigueur des Accords de Camp David &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modalit&#233; d'intervention avanc&#233;e en Colombie n'est pas nouvelle. En f&#233;vrier 1962 est arriv&#233; en Colombie le g&#233;n&#233;ral &#233;tasunien William Yarborough &#224; la t&#234;te d'une &#171; &#233;quipe de sondage &#187; pour &#233;valuer la suppos&#233;e insurrection arm&#233;e et faire les recommandations idoines. Bien que l'&#233;quipe ait &#233;t&#233; inform&#233;e par les services secrets de notre pays qu' &#171; environ 8000 communistes n'&#233;taient qu'une poign&#233;e d'incapables et qu'ils ne repr&#233;sentaient pas une r&#233;elle menace pour le gouvernement &#187;, Yarborough est reparti &#224; Washington avec la recommandation d'assigner cinq d&#233;tachements des Forces Sp&#233;ciales, de 12 hommes chacun, comme des sp&#233;cialistes en psychologie de la guerre, afin de diriger les brigades colombiennes anti-gu&#233;rilla. C'est de cette fa&#231;on qu'a surgi le Plan Laso (&lt;i&gt;Latin America Security Organization&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ant&#233;c&#233;dents&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce Plan consistait en plusieurs &#233;quipes de chasseurs-assassins de &#171; brigands-communistes &#187;, suivant le mod&#232;le de guerre &#224; faible intensit&#233; &#233;trenn&#233; au Vietnam. L'&#233;tasunien Paul Wolf estime entre 20 000 et 40 000 le nombre de civiles qui furent &#233;limin&#233;s par les chasseurs de prime qui ont re&#231;u leur formation de la part d'experts aux Etats-Unis ; Wolf cite le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Parti Communiste, qui d&#233;crit les cinq phases du Plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La phase une est une phase de pr&#233;paration et d'organisation durant laquelle, lorsque les troupes s'entra&#238;nent pour le combat anti-gu&#233;rilla, on envoie des espions sur la zone et on recrute des d&#233;lateurs. Pour cela on organise des actions &#171; civico-militaires &#187;, dans le cadre desquelles l'Arm&#233;e se montre comme bienfaitrice, fournissant des v&#234;tements, les premiers soins m&#233;dico-odontologiques et de la nourriture pour les paysans, en construisant aussi des ponts, des routes et des &#233;coles. Dans la phase deux on met &#224; ex&#233;cution un programme &#224; grande port&#233;e d'action psychologique, usant du facteur surprise, et l'on prend des mesures pour contr&#244;ler la population civile : c'est le blocage de la zone. Durant la phase trois, les op&#233;rations &#233;loignent le groupe arm&#233; pour le d&#233;truire. Dans la phase quatre, le groupe gu&#233;rillero est divis&#233; m&#233;thodiquement gr&#226;ce &#224; l'utilisation de techniques psychologiques. On profite des controverses internes, des diff&#233;rences id&#233;ologiques, et des passions et de la mis&#232;re humaine. La phase cinq est l'&#233;tape finale ou de reconstruction &#233;conomique politique, sociale de la zone d'op&#233;rations, avec l'aide des Etats-Unis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;N'importe qui ayant observ&#233; le d&#233;roulement du Plan Patriotique, dans le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tape du &lt;i&gt;Plan Laso&lt;/i&gt; f&#251;t l'&lt;i&gt;Op&#233;ration Marquetalia&lt;/i&gt;, qui a d&#233;but&#233; le premier mai 1964. Elle avait pour but d'an&#233;antir les 42 familles de paysans r&#233;sistants qui &#233;taient arriv&#233;es au sud du Tolima, et qui provenaient de plusieurs r&#233;gions du pays&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lozano, Carlos, Directeur du seminaire Voz. Entrevue r&#233;alis&#233;e le 20 octobre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'Arm&#233;e a tent&#233; de fermer le large cercle, et ce qui jusqu'alors avait &#233;t&#233; un bastion contre la violence officielle s'est transform&#233; en guerre de gu&#233;rilla&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Wolf, Paul. Historia secreta de Colombia. Una alianza militar. Conf&#233;rence (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Avec d'autres ant&#233;c&#233;dents dans les gu&#233;rillas de Viota et de Sumapaz, c'est ainsi que sont n&#233;es les Farc&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Villamil Chaux, Carlos. Ex g&#233;rant de l'Institut Colombien de la R&#233;forme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Du &lt;i&gt;Plan Laso&lt;/i&gt; on est pass&#233; au &lt;i&gt;Plan Andes&lt;/i&gt; (1968), et plus tard au &#171; Manuel Provisoire pour la Planification de la S&#233;curit&#233; Nationale &#187; (1974).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi consistait le plan ou la doctrine de la &#171; s&#233;curit&#233; nationale &#187; ? C'&#233;tait la strat&#233;gie de la retenue : il s'agissait de freiner l'expansion de l'Union Sovi&#233;tique. Mais en Am&#233;rique Latine cela se faisait via le r&#244;le subalterne des arm&#233;es locales : &#171; Washington n'attribuait pas aux forces arm&#233;es de la r&#233;gion un r&#244;le fondamental dans le combat contre l'URSS. En &#233;change, elle a impos&#233; la doctrine de la &#171; s&#233;curit&#233; nationale &#187; afin de combattre &#171; l'ennemi interne : le communisme local &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tokatlian, Juan Gabriel. &#171; La configuraci&#243;n de un problema : el militarismo (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Apr&#232;s ce plan, fut impos&#233;e la Strat&#233;gie Nationale contre la Violence (1991), et de l&#224; on est pass&#233; au &#171; plan Colombie &#187; (1998). Cette appellation a &#233;t&#233; modifi&#233;e par le pr&#233;sident Uribe au profit de celle de &#171; plan patriotique &#187;, sous la direction de la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Internationalisation du conflit interne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; la guerre s'est &#233;tal&#233;e sur la d&#233;cennie 1990, elle a d&#233;pass&#233; les fronti&#232;res de la Colombie et a r&#233;ussi &#224; atteindre la communaut&#233; internationale. Depuis 1984, avec l'assassinat du ministre de la Justice Rodrigo Lara, les Etats Unis et la Colombie ont d&#233;clar&#233; la guerre aux principaux cartels de la drogue. Cette lutte contre le crime organis&#233; s'est accentu&#233;e &#224; partir de 1989, avec l'assassinat du candidat aux pr&#233;sidentielles Lui Carlos Gal&#225;n : &#171; Une d&#233;cennie plus tard, la Colombie &#233;tait devenue l'affaire prioritaire de la politique ext&#233;rieure des Etats-Unis en Am&#233;rique Latine &#187;. L'appui de l'Empire dans cette lutte s'est concr&#233;tis&#233; avec 1, 319 100 million de dollars, dont le pourcentage le plus important &#233;tait destin&#233; aux op&#233;rations militaires du &#171; plan Colombie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Divers secteurs de la soci&#233;t&#233; ont protest&#233; contre le &#171; plan Colombie &#187;, sp&#233;cialement les organisations non gouvernementales qui d&#233;fendent les Droits de l'Homme. Mais l'opposition la plus marquante a &#233;t&#233; revendiqu&#233;e par la communaut&#233; internationale. En effet, lors d'une r&#233;union tenue &#224; Madrid (juillet 2000), presque tous les pays de l'Union Europ&#233;enne l'ont rejet&#233; &#171; devant les fonctionnaires colombiens pr&#233;sents constern&#233;s &#187;. Les europ&#233;ens souhaitaient attribuer au processus de paix en Colombie un soutien sans restriction, mais ne voulaient pas appuyer la poursuite de la guerre que supposait le &#171; plan Colombie &#187;. La guerre au sein du pays &#233;tait d&#233;sormais un sujet de pr&#233;occupation pour la communaut&#233; internationale. L'ascension de la guerre et la sensibilit&#233; des am&#233;ricains -pas des gringos- et des europ&#233;ens pour la recherche de la paix en Colombie est un fait que soul&#232;ve le politologue &#233;tasunien Mark Chernick dans le paragraphe suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s un demi-si&#232;cle de violence ininterrompue en Colombie, enfin, durant les ann&#233;es 90 du si&#232;cle dernier, la communaut&#233; internationale a fix&#233; son attention sur les conflits internes de cette nation. Jusqu'alors, le conflit s'&#233;tait transform&#233; en un affrontement multi polaire et atomis&#233; qui opposait deux groupes insurg&#233;s de gauche contre les forces de s&#233;curit&#233; de l'Etat et un r&#233;seau d'arm&#233;es priv&#233;es de droite qui maintenaient des liens avec les acteurs de l'Etat et les d&#233;tenteurs du pouvoir. Le conflit avait d&#233;bouch&#233; sur une crise humanitaire et s'&#233;tait r&#233;pandu jusque dans les pays voisins. Entre 1985 et 2002, plus de deux millions de personnes ont &#233;t&#233; arrach&#233;es &#224; leur foyer &#224; cause de la violence croissante, g&#233;n&#233;rant l'une des crises les plus importante d'exode interne de personnes dans le monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pendant la pr&#233;sidence d'Andr&#233;s Pastrana, le conflit colombien a profond&#233;ment touch&#233; la communaut&#233; internationale : le Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral des Nations Unies, Kofi Annan, a d&#233;sign&#233; un conseiller sp&#233;cial pour la Colombie, James Lemoyne, afin qu'il soit garant au sein des conversations entre le Gouvernement et la gu&#233;rilla d'un engagement plus important dans la r&#233;solution politique du conflit social et arm&#233;. Pour la n&#233;gociation avec l'ELN, cinq pays ont propos&#233; leur soutien : la Suisse, l'Espagne, la Norv&#232;ge, la France, et Cuba. En relation avec les n&#233;gociations entre le Gouvernement et les Farc, la solidarit&#233; a augment&#233; : quatre pays am&#233;ricains et six pays europ&#233;ens &#171; se sont r&#233;unis en un Groupe d'Amis afin d'agir au nom du corps diplomatique accr&#233;dit&#233; &#224; Bogota &#187;. Ces pays &#233;taient : le Mexique, le Venezuela, le Canada, Cuba, la France, l'Espagne, la Su&#232;de, la Norv&#232;ge, la Suisse, et l'Italie &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chernick, Marc, pp. 113, 118, 124, 135.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rencontre entre les parties&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis, le pays avec la plus grande intervention au sein de la guerre en Colombie, est rest&#233; en marge de ce r&#233;veil de la communaut&#233; internationale, &#233;tant donn&#233; que ces pr&#233;occupations avaient toujours &#233;t&#233; la &#171; s&#233;curit&#233; nationale &#187;. Cependant, Pastrana, avec l'appui de trois de ses collaborateurs imm&#233;diats, V&#237;ctor G. Ricardo, Guillermo Fern&#225;ndez de Soto et Luis Alberto Moreno, a r&#233;ussi l'impossible : une rencontre EUA-farc. Apr&#232;s avoir surmont&#233; plusieurs &#233;tapes pr&#233;paratoires, pour &#171; convaincre les &#233;tasuniens de l'importance d'une telle rencontre &#187;, cette r&#233;union s'est tenue &#224; San Jos&#233; au Costa Rica le dimanche 13 et le lundi 14 d&#233;cembre 1998. Les Etats Unis &#233;taient repr&#233;sent&#233;s par Philip Chicola, et les porte-paroles des FARC n'&#233;taient autres que Ra&#250;l Reyes et Olga Mar&#237;n. En tant que &#171; repr&#233;sentant et t&#233;moin du gouvernement colombien &#187; a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; Juan Hern&#225;ndez, et comme h&#244;te de l'&#233;v&#232;nement historique a offici&#233; &#193;lvaro Leyva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il y ait eu quelques moments de tension durant la r&#233;union, cette rencontre a &#233;t&#233; productive pour les deux parties. Chicola a &#171; soulign&#233; &#187; -c'est le verbe qu'utilise Pastrana dans &#171; &lt;i&gt;La palabra bajo el fuego &#187;&lt;/i&gt;- en trois points :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Les raisons des Etats Unis de se r&#233;unir avec les FARC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Le lien existant entre la gu&#233;rilla et le trafic de stup&#233;fiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Le sort des &#233;tasuniens Dave Mankins, Mark Rich et Rick Tenenoff, membres de la mission &lt;i&gt;Nuevas Tribus&lt;/i&gt;, captur&#233;s par les FARC depuis janvier 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le gouvernement des Etats-Unis supposait que les enqu&#234;teurs &#233;taient morts, ils voulaient savoir o&#249; ils avaient &#233;t&#233; enterr&#233;s pour la tranquillit&#233; de leur famille et des autorit&#233;s &#233;tasuniennes m&#234;mes. Les FARC, pour leur part, &#171; ont expos&#233; les raisons de leur lutte, ont exprim&#233; les changements politiques, &#233;conomiques et sociaux qu'ils r&#233;clamaient pour le pays, et ont exprim&#233; leur volont&#233; de contribuer &#224; des programmes de substitution des cultures illicites &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est ce qui a donc fait que la rencontre USA-FARC de d&#233;cembre 1998 n'est pas all&#233;e plus loin ? Un acte de folie fut commis le 25 f&#233;vrier 1999. Sous l'accusation &#171; d'agents secrets &#187;, persistante de la part de la gu&#233;rilla, ce jour-l&#224; ont &#233;t&#233; assassin&#233;s par un commando Farc les indig&#233;nistes &#233;tasuniens Ingrid Washinawatok, Terence Freitas et Laheenae Gay, alors qu'ils voyageaient par la route jusqu'&#224; Savarena (Arauca), o&#249; ils &#233;taient suppos&#233;s prendre l'avion pour Bogota puis pour les Etats-Unis. La nouvelle qui a eu l'effet d'une bombe contre le processus de paix de Pastrana, a &#233;clat&#233; une semaine apr&#232;s, le 4 mars, quand les cadavres ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s en territoire v&#233;n&#233;zu&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de paix entre Pastrana et les FARC a pris fin &#224; 9h30 la nuit du 9 janvier 2002. L'ex pr&#233;sident a d&#233;clar&#233; : &#171; L'heure de v&#233;rit&#233; avait sonn&#233; &#187;. Comme la rupture entre deux amants qui au plus profond de leur &#226;me savent qu'ils ont besoin l'un de l'autre, Pastrana lui-m&#234;me dit qu'il a laiss&#233; les portes ouvertes : &#171; Mais que cela reste clair : ceci n'est pas la fin. Je continuerai de chercher la paix avec l'aide de vous tous. Je maintiendrai ouvertes les portes du dialogue et de la n&#233;gociation, car je reste convaincu que c'est la meilleure fa&#231;on de sortir du conflit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les derniers 40 jours (du 10 janvier au 20 f&#233;vrier 2002), le processus a &#233;t&#233; plac&#233; en soins intensifs gr&#226;ce &#224; l'oxyg&#232;ne que lui a inject&#233; le Groupe d'Amis, pr&#233;sid&#233; par le d&#233;l&#233;gu&#233; de l'ONU, James Lemoyne. Mais la fin est arriv&#233;e. &#171; Ce f&#251;t sans doute -dit Pastrana- l'une des d&#233;cisions les plus difficiles de tout mon mandat &#187;. Le pr&#233;sident n'a pas tenu sa parole : laisser &#224; Marulanda et ses hommes les 48h promises depuis qu'ont &#233;t&#233; entam&#233;es les discussions, afin de se retirer en cas de rupture, qui ont &#233;t&#233; r&#233;duites trois heures. Et comme grand geste de &#171; noblesse &#187; il a signal&#233; qu'il ne voulait pas les massacrer sur le champ : &#171; S'il &#233;tait &#233;vident que je n'allais pas leur laisser les 48h, pour se retirer, je ne souhaitais pas pour autant &#234;tre &#224; l'origine d'un grand affront, ce pourquoi j'ai jug&#233; honorable le d&#233;lai minimum de trois heures &#187;. A partir de ce moment, ce f&#251;t la guerre totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Farc sont pass&#233; d'un mouvement subversif politico-militaire &#224; un &#171; cercle terroriste &#187;. L'appr&#233;ciation est tout &#224; fait subjective : le m&#234;me dirigeant qui avait pr&#233;sent&#233; les Farc aux grands cercles politiques europ&#233;ens demandait leur inscription sur la liste noire du terrorisme. Selon Pastrana, les Farc, &#171; avec leur attitude s'&#233;taient incorpor&#233;s au cercle t&#233;n&#233;breux du terrorisme et avaient perdu toute possibilit&#233; de soutien populaire &#187;. Et il ne dissimule pas un certain changement dans son attitude : &#171; J'ai r&#233;p&#233;t&#233; mille et une fois lors des rencontres europ&#233;ennes o&#249; j'ai &#233;t&#233; invit&#233; &#187;. Qu'&#233;tait-ce donc ce qu'il r&#233;p&#233;tait ? Que les Farc &#233;taient des terroristes : &#171; Mettre en cause la qualit&#233; de terroristes des Farc qui, jour apr&#232;s jours violentent et terrorisent avec leurs actes la population colombienne ; qui retiennent s&#233;questr&#233;es des centaines de personnes [&#8230;], parmi tant d'autres viles actions, constitue un message tr&#232;s douloureux, non seulement pour mon gouvernement mais aussi pour tout le peuple colombien &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pastrana Arango, Andr&#233;s. ob. cit., pp. 130-135, 449, 453, 474, 476-482.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si telle &#233;tait l'attitude d'Andr&#233;s Parana, le dirigeant qui avait &#233;lud&#233; la s&#233;curit&#233; officielle de l'Etat colombien pour se placer sous la s&#233;curit&#233; de la garde personnelle de Marulanda, quelle serait la conduite de son successeur, pour qui les farc sont des serpents qui constituent la plus grande menace du sous-continent sud-am&#233;ricain ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gouvernement sans norme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les huit ann&#233;es qu'ont dur&#233; ses deux mandats, Uribe a v&#233;cu pour la guerre. Tout l'appareil de l'Etat et tout le budget ont &#233;t&#233; mis au service de la guerre ; il a parcouru le monde &#224; la recherche de soutien pour la guerre, il a demand&#233; &#224; Bush de rapatrier ses troupes du Moyen Orient et de les placer en Amazonie, et il a dit devant les pupitres vides de l'ONU que le monde devrait se focaliser sur la Colombie car il y avait l&#224;-bas un groupe de sc&#233;l&#233;rats qui repr&#233;sentaient une menace pour le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme avocat, &#193;lvaro Uribe V&#233;lez ne porte pas en lui l'&#226;me d'un juriste mais plut&#244;t celle d'un sergent ou d'un officier de campagne. Il a fait de la guerre son projet de vie, et lorsqu'il a pris la fonction de Pr&#233;sident cela n'a fait qu'accentuer la raison d'&#234;tre de son existence. Pour Uribe, tout comme pour Bush (les deux appartiennent &#224; la m&#234;me &#233;cole, n&#233;olib&#233;rale et tr&#232;s &#224; droite) , qui refuse ce monde de mis&#232;re, d'in&#233;quit&#233; et d'exclusion est terroriste, et il faut envoyer &#224; leur trousse les troupes militaires, les tuer ou les enchainer et les s&#233;questrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; n'a &#233;t&#233; ni plus ni moins qu'une strat&#233;gie de guerre int&#233;grale et totale contre l'insurrection arm&#233;e, et contre les secteurs sociaux, intellectuels, enseignants, et de la communication qui s'&#233;loigneraient des politiques du gouvernement. Qui a des doutes sur le fait que la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; du pr&#233;sident Uribe ne f&#251;t autre que la continuation de ladite &#171; s&#233;curit&#233; nationale &#187; &#233;labor&#233;e dans l'ensemble par le Pentagone et la CIA, et avec la collaboration de ses ex&#233;cuteurs au sein de l'Ecole des Am&#233;riques ? Qui doute que la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; et le &#171; plan patriotique &#187; ont &#233;t&#233; la continuation du &lt;i&gt;Plan Laso&lt;/i&gt; ? Les m&#233;thodes ont &#233;t&#233; les m&#234;mes, les tactiques ont &#233;t&#233; les m&#234;mes, les strat&#233;gies ont &#233;t&#233; les m&#234;mes. Seulement au 21&#232;me si&#232;cle, les troupes &#233;tasuniennes pr&#233;sentes en Colombie sont plus importantes, l'armement plus technique, et les dollars coulent &#224; flot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lever le voile sur un doute quelconque, il suffit de r&#233;pondre &#224; cette question : Qui a trac&#233; les grandes lignes de la dite &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; ? La r&#233;ponse nous est donn&#233;e par la ministre de la D&#233;fense de l'&#233;poque, Marta Luc&#237;a Ram&#237;rez, qui signale que, d&#232;s que le pr&#233;sident Uribe lui a confi&#233; la t&#226;che de d&#233;velopper les bases de la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; dans un document qui recueillerait le cadre conceptuel et les politiques du gouvernement, elle a r&#233;uni &#171; une &#233;quipe du Minist&#232;re de la D&#233;fense, le commando G&#233;n&#233;ral des Forces Militaires, l'Ecole Sup&#233;rieure de la Guerre et la Police Nationale afin d'&#233;tudier et de structurer les solutions les plus ad&#233;quates face aux probl&#232;mes nationaux dans ce domaine. Le r&#233;sultat de ce travail est le document que nous pr&#233;sentons ici &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ram&#237;rez, Marta Luc&#237;a. &#171; Seguridad democr&#225;tica &#187;, presentation du document. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En d'autres termes, ceux qui ont &#233;labor&#233; le plan de la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; ne sont autres que les v&#233;t&#233;rans dipl&#244;m&#233;s de l'Ecole des Am&#233;riques, renomm&#233; depuis 2001 en Institut de l'H&#233;misph&#232;re Occidental pour la Coop&#233;ration dans la S&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Uribe, dans une lettre de pr&#233;sentation de la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; s'est empress&#233; de dire : &#171; Ce gouvernement ne fait pas siennes les conceptions d'une autre &#233;poque comme la &#171; s&#233;curit&#233; nationale &#187; en Am&#233;rique Latine, qui consistait &#224; consid&#233;rer un groupe id&#233;ologique ou parti politique comme ennemi interne &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Uribe, &#193;lvaro. &#171; Carta del Presidente de la Rep&#250;blica &#187;, sur la S&#233;curit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette mise au point, que personne ne lui avait demand&#233;e, est clairement la confession manifeste du fil conducteur qui se d&#233;tache des premi&#232;res le&#231;ons de l'Ecole des Am&#233;riques pour l'Am&#233;rique Latine et qui arrive jusqu'&#224; nos jours. Comme on le sait bien, Uribe a un probl&#232;me de communication en ce qui concerne la connaissance, et cela consiste en ce que lorsqu'il nie quelque chose on ne sait pas s'il affirme ce qu'il nie ou vice-versa : s'il affirme une chose, c'est qu'il faut comprendre le contraire. On peut donc se demander si Uribe s'est refus&#233; &#224; participer &#224; la Coop&#233;ration pour la S&#233;curit&#233; qu'a &#233;labor&#233;e durant ses deux mandats l'Institut de l'H&#233;misph&#232;re Occidental qui a remplac&#233; l'Ecole des Am&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a plus ; la ressemblance entre la &#171; s&#233;curit&#233; nationale &#187; de l'Ecole des Am&#233;rique et la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187; par Uribe : la conception g&#233;n&#233;rale et les r&#233;sultats &#8211; pr&#233;servation du &lt;i&gt;statu quo &lt;/i&gt;politique, morts, d&#233;plac&#233;s, exil&#233;s. En ce qui concerne la conception, il met en place les principes, int&#233;r&#234;ts nationaux, menaces, instruments, budget et r&#233;seau de coop&#233;rants d'un million de personnes stimul&#233;es par des r&#233;compenses mirobolantes. Et pour son ex&#233;cution, il cr&#233;&#233; des &#171; zones de r&#233;habilitation &#187; -refus&#233;es par la Cour Constitutionnelle-, de nouvelles brigades mobiles, des bataillons de haute montagne, des soldats paysans, des groupes antiterroristes urbains, de petites unit&#233;s autonomes avec un entrainement sp&#233;cial et un grand pouvoir incendiaire, des avions fant&#244;mes, un &#171; plan patriotique &#187; de 17 000 hommes et 12 commandos d'&#233;lite du DAS avec 300 hommes et femmes s&#233;lectionn&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; El DAS tambi&#233;n tendr&#225; grupos &#233;lite &#187;, dans : El Tiempo. Bogota, 6 novembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Tout ceci, selon le document, afin de renforcer l'Etat et les Institutions. Fortifier, c'est le ma&#238;tre mot, qui est r&#233;p&#233;t&#233; pr&#232;s de 50 fois dans ces pages, dont le titre exact est Politique de D&#233;fense et S&#233;curit&#233; D&#233;mocratique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La pol&#237;tica de defensa y seguridad democr&#225;tica &#187;. Pr&#233;sidence de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on pouvait le supposer, il n'y a pas eu d'op&#233;ration du &#171; plan patriotique &#187; et de la &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187;, qui n'ait eu un r&#233;el succ&#232;s, l&#224; o&#249; les Etats Unis n'avaient pas d&#233;j&#224; mis la patte. C'est comme &#231;a que cela s'est pass&#233; durant l'op&#233;ration o&#249; Ra&#249;l Reyes a &#233;t&#233; &#233;limin&#233;. En effet, la mentalit&#233; belliqueuse d'Uribe l'a conduit, sans en mesurer les cons&#233;quences, &#224; envahir et bombarder le territoire &#233;quatorien, favorisant le massacre de plusieurs gu&#233;rill&#233;ros civils alors qu'ils dormaient. Ce fait a valu &#224; la Colombie la plus grande crise internationale de toute son histoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Golpe al coraz&#243;n de las Farc. Aviones Supertucano, que despegaron en la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soutien des Etats-Unis a aussi &#233;t&#233; d&#233;terminant dans la lib&#233;ration des 15 otages. Sergio Gomez Maseri raconte les d&#233;tails : &#171; Bien que Washington et Bogota aient essay&#233; de minimiser le r&#244;le des &#233;tasuniens dans le sauvetage spectaculaire [&#8230;], plus les jours ont pass&#233; et plus il est apparu clairement que ce ne f&#251;t pas un r&#244;le marginal &#187;. La chronique ajoute que, une semaine avant le jour de l'op&#233;ration, le gouvernement colombien a tenu inform&#233; minute apr&#232;s minute l'ambassadeur des Etats Unis de tous les d&#233;tails, que lui-m&#234;me communiquait &#224; Washington &#171; afin de lui demander son approbation. Apr&#232;s avoir consult&#233; la secr&#233;taire d'Etat Condoleezza Rice et le vice-pr&#233;sident Dick Cheney, Brownfield a donn&#233; son accord &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;G&#243;mez Maseri, Sergio. &#171; Detalles secretos de apoyo de EU a Jaque &#187;, dans : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'intervention n'en finit pas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des derni&#232;res actions arbitraires commises par Alvaro Uribe V&#233;lez fut de signer un accord avec les Etats-Unis, via lequel les troupes et les avions de cet empire h&#233;g&#233;monique pouvaient faire usage de sept bases militaires et de tous les a&#233;roports internationaux de Colombie. Avec cet acte arbitraire s'est approfondie l'historique ing&#233;rence et l'intervention des Etats-Unis en Colombie, qui a d&#233;but&#233; en 1939, comme il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comportement de l'ex mandataire colombien a mis fin &#224; une p&#233;riode de huit ans de gouvernement hostile, autoritaire et a affect&#233; les secteurs les plus agressifs de l'empire des Etats-Unis, &#233;tendant en m&#234;me temps, nationalement et internationalement le conflit interne. Son mandat ne pouvait prendre fin autrement qu'avec la violation totale de la souverainet&#233; colombienne, c'est-&#224;-dire, avec la donation des sept bases militaires qui &#233;taient les mieux plac&#233;es strat&#233;giquement pour les int&#233;r&#234;ts interventionnistes de la puissance du Nord, et les a&#233;roports internationaux du pays. Mais ceci ne lui a pas suffi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ne se rattachant pas &#224; la Constitution Nationale, Alvaro Uribe a viol&#233; l'interdiction normative de politique internationale &#233;tablie dans notre Magna Carta, tout comme l'ont d&#233;nonc&#233; plusieurs citoyens et comme l'a signal&#233; la Cour Constitutionnelle dans l'arr&#234;t du 17 ao&#251;t 2010. Cependant, le haut tribunal a pr&#233;f&#233;r&#233; prendre le chemin le plus ais&#233; : ne pas d&#233;clarer inconstitutionnel l'Accord et plut&#244;t pr&#234;ter main forte au Gouvernement : lui indiquer quel est le chemin &#224; suivre pour que cette cr&#233;ature diabolique ait du succ&#232;s et ne tombe pas au cas o&#249; il serait poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://eldiplo.info/mostrar_articulo.php?id=1237&amp;numero=97&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Monde Diplomatique de Colombie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Edition Nro.97. Colombie, F&#233;vrier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Laurie Pertusa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Bases-militaires-US-en-Colombie-La-menace-pese-toujours&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;El Correo&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris le 11 mars 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Otero Prada, Diego, professeur chercheur reli&#233; &#224; l'Universit&#233; Centrale. Entrevue accord&#233;e dans le cadre de ce travail, le 12 novembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Otero Prada, Diego. &#171; Las cifras del conflicto &#187;. 2&#232;me. ed. Bogota, Institut des Etudes pour le D&#233;veloppement et la Paix-Indepaix, 2007, p. 91.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Williams, William Appleman. &#171; El Imperio como forma de vida. M&#233;xico, Fondo de Cultura Econ&#243;mica &#187;, 1989, pp 9-10.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;N'importe qui ayant observ&#233; le d&#233;roulement du Plan Patriotique, dans le contexte de ladite &#171; s&#233;curit&#233; d&#233;mocratique &#187;, pourra se rendre compte du fait qu'entre ce Plan de l'ex pr&#233;sident Uribe et le &#171; &lt;i&gt;Plan Laso &lt;/i&gt; &#187; il n'y a aucune diff&#233;rence. Sauf que maintenant tout est plus intense et avec la plus haute technologie, on ne construit ni des &#233;coles ni des routes ; au contraire, on bombarde le peu d'infrastructures que la gu&#233;rilla qui est apparue en cons&#233;quence du &#171; &lt;i&gt;Plan Laso &lt;/i&gt; &#187; avait construit en 40 ans. Et mis &#224; part toute la psychologie de guerre utilis&#233;e clandestinement, &#193;lvaro Uribe V&#233;lez d&#233;clare ouvertement ses phrases de guerre qui se r&#233;percutent sur l'intelligence des hommes de la gu&#233;rilla, et dans ce but pr&#233;cis il annonce, en simulant la rage : &#171; Que les Farc se divisent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lozano, Carlos, Directeur du seminaire Voz. Entrevue r&#233;alis&#233;e le 20 octobre 2008, dans le cadre de cette enqu&#234;te. Selon le dirigeant politique et journaliste, &#171; l' &#171; Op&#233;ration Marquetalia &#187; a &#233;t&#233; inutile. Cela aurait pu nous &#233;conomiser tant d'ann&#233;es de guerre et de confrontation. Cela nous a fait perdre l'alternative de la solution politique &#224; un moment o&#249; il aurait &#233;t&#233; si facile de la mettre en place. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Wolf, Paul. Historia secreta de Colombia. Una alianza militar. Conf&#233;rence donn&#233;e &#224; l'Universit&#233; de la Sabana, Ch&#237;a, 20 mars 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Villamil Chaux, Carlos. Ex g&#233;rant de l'Institut Colombien de la R&#233;forme Agraire (Incora). Entrevue accord&#233;e le 5 novembre 2008, il a d&#233;clar&#233; que ces &#171; premiers plans pour mettre fin &#224; la gu&#233;rilla via l'utilisation des armes ont &#233;chou&#233; et que de plus cette derni&#232;re en &#233;t&#233; sortie plus forte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tokatlian, Juan Gabriel. &#171; La configuraci&#243;n de un problema : el militarismo estadounidense en Am&#233;rica del Sur &#187;, dans : Le Monde Diplomatique, numero 68. Bogota, juin 2008, p. 4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chernick, Marc, pp. 113, 118, 124, 135.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pastrana Arango, Andr&#233;s. ob. cit., pp. 130-135, 449, 453, 474, 476-482.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ram&#237;rez, Marta Luc&#237;a. &#171; Seguridad democr&#225;tica &#187;, presentation du document. Bogota, 16 juin 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Uribe, &#193;lvaro. &#171; Carta del Presidente de la Rep&#250;blica &#187;, sur la S&#233;curit&#233; D&#233;mocratique. Bogota, 16 juin 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; El DAS tambi&#233;n tendr&#225; grupos &#233;lite &#187;, dans : El Tiempo. Bogota, 6 novembre 2004, p. 1-4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La pol&#237;tica de defensa y seguridad democr&#225;tica &#187;. Pr&#233;sidence de la R&#233;publique, Bogota, 16 juin 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Golpe al coraz&#243;n de las Farc. Aviones Supertucano, que despegaron en la madrugada de ayer, bombardearon el sitio de Ecuador en el que estaba el portavoz internacional de Tirofijo &#187;, dans El Tiempo. Bogota, dimanche 2 mars 2008, p. 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;G&#243;mez Maseri, Sergio. &#171; Detalles secretos de apoyo de EU a Jaque &#187;, dans : El Tiempo. Bogota, jeudi 7 ao&#251;t 2008, p. 1-4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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