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		<title>&#171; La politique de la lib&#233;ration &#187; d'Enrique Dussel</title>
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		<dc:date>2011-03-04T17:24:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alejandro Moreno Lax </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Notre objectif est de r&#233;sumer la philosophie politique d'Enrique Dussel d&#233;velopp&#233;e durant la derni&#232;re d&#233;cennie, sp&#233;cialement dans son aspect historique et architectonique. Les transformations de la politique contemporaine ont aussi besoin d'un renouvellement de la pens&#233;e politique, tant dans le domaine de la justice globale et de la radicalisation de la d&#233;mocratie. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans le pr&#233;sent texte nous allons parcourir bri&#232;vement les recherches les plus r&#233;centes du philosophe Argentino-Mexicain (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre objectif est de r&#233;sumer la philosophie politique d'Enrique Dussel d&#233;velopp&#233;e durant la derni&#232;re d&#233;cennie, sp&#233;cialement dans son aspect historique et architectonique. Les transformations de la politique contemporaine ont aussi besoin d'un renouvellement de la pens&#233;e politique, tant dans le domaine de la justice globale et de la radicalisation de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le pr&#233;sent texte nous allons parcourir bri&#232;vement les recherches les plus r&#233;centes du philosophe Argentino-Mexicain Enrique Dussel. Sa longue &#339;uvre, d&#233;j&#224; d&#232;s les ann&#233;es 60, a &#233;t&#233; consacr&#233;e &#224; la construction d'une nouvelle &lt;i&gt;ontologie transmoderne&lt;/i&gt; qui assume l'existence des victimes exclues par le discours philosophique et, surtout, par la pratique historique et ses institutions. &#192; ce projet th&#233;orique de lib&#233;ration qui comprend plus de 60 &#339;uvres, Dussel a mis particuli&#232;rement l'accent sur une r&#233;interpr&#233;tation &#233;thique de Marx et, avec elle, la construction d'une &#233;thique de la lib&#233;ration. En fait, son &lt;i&gt;&#201;thique de la lib&#233;ration &#224; l'&#226;ge de la globalisation et l'exclusion&lt;/i&gt;, de 1998, peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme la culmination de toute sa biographie intellectuelle, tr&#232;s influenc&#233;e principalement par l'&#339;uvre de L&#233;vinas, de Marx et, surtout, par la r&#233;alit&#233; historique de l'Am&#233;rique Latine comme peuple exclu et domin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ces pr&#233;misses &#224; l'horizon, la philosophie de Dussel, loin d'&#234;tre arriv&#233;e &#224; sa fin, a exp&#233;riment&#233; un renouvellement en s'articulant avec les courants actuels de la pens&#233;e politique : Ernesto Laclau, Antonio Negri, Giorgio Agamben ou John Holloway, au c&#244;t&#233; de la relecture des classiques du XXe si&#232;cle : Antonio Gramsci, Carl Schmitt, J&#252;rgen Habermas, Hannah Arendt, John Rawls, etc. De 1998 &#224; nos jours les &#339;uvres les plus importantes de Dussel apparaissent dans ce que l'on pourrait appeler sa &#171; p&#233;riode de maturit&#233; &#187;. D&#232;s 2001, date de publication de &lt;i&gt;Vers une philosophie politique critique&lt;/i&gt;, et au cours de la d&#233;cennie de 2000, il a consacr&#233; ses efforts &#224; la construction d'une politique de la lib&#233;ration, en consonance avec son &#233;thique pr&#233;c&#233;dente de la lib&#233;ration et, encore avant, sa philosophie de la lib&#233;ration, qui date des ann&#233;es 1970. Comme le dit l'auteur lui m&#234;me, la politique de la lib&#233;ration concerne un champ d'application (comme tant d' autres) de l'&#233;thique, puisque l'&#233;thique n'a pas de champ sp&#233;cifique mais se manifeste sur tous les champs pratiques : l'&#233;conomie, la politique, les m&#233;dias, le sport, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si dans &lt;i&gt;l'&#201;thique de la lib&#233;ration&lt;/i&gt; nous trouvons une introduction historique, le fondement de principes et une critique, d&#233;sormais le m&#234;me chemin sera suivi pour la politique, sauf qu'il consacrera un livre entier &#224; chacune des parties pr&#233;cit&#233;es. Cette trilogie est un projet dont l'envergure rappelle celui de Hegel, &#224; l'exception des diff&#233;rences. Il est certain que nous pourrons difficilement aujourd'hui trouver un auteur ayant la m&#234;me volont&#233; de syst&#232;me que l'&#339;uvre de Dussel. Ce projet se trouve &#233;bauch&#233; dans son petit livre &lt;i&gt;20 th&#232;ses de politique&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;DUSSEL, Enrique, 20 th&#232;ses de politique, Mexico, XXIe Si&#232;cle, 2006.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, publi&#233; en 2006. La date n'est pas fortuite, non seulement parce que cela co&#239;ncide avec un &#171; printemps politique &#187; latinoam&#233;ricain, avec les nouveaux mouvements sociaux (les piqueteros de l'Argentine, le MST au Br&#233;sil, les cultivateurs de coca de la Bolivie, etc.) au m&#234;me moment qu'un tournant politico-progressiste avec N&#233;stor Kirchner, Lula ou Evo Morales, mais parce que cette ann&#233;e est aussi l'ann&#233;e du rendez-vous &#233;lectoral pour la pr&#233;sidence du Mexique. Dussel aspire &#224; une r&#233;g&#233;n&#233;ration de la classe politique, en commen&#231;ant par le bas avec les communaut&#233;s de base et en parcourant le spectre qui va des m&#233;dias ou des cadres politiques de base jusqu'aux partis. La politique doit &#234;tre comprise, en paraphrasant Kant, conform&#233;ment au postulat de la &#171; vie perp&#233;tuelle &#187;, une id&#233;e r&#233;gulatrice qui doit mobiliser l'horizon de toute action, institution ou principe politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re grande &#339;uvre de cette p&#233;riode&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 2001 il publie un recueil d'essais de th&#233;orie politique nomm&#233; Vers une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est sa &lt;i&gt;Politique de la lib&#233;ration. Une histoire mondiale et critique&lt;/i&gt;, de 2007. C'est un travail historique qui pr&#233;tend une subversion de la philosophie politique traditionnelle, tant pour le sch&#233;ma conventionnel qui se suit au niveau universitaire que pour le d&#233;bat lui-m&#234;me de la philosophie occidentale. Sous l'id&#233;e du &lt;i&gt;tournant d&#233;colonisateur&lt;/i&gt; il pose la question dans une perspective mondiale, au fil du discours politique qui est d&#233;j&#224; pr&#233;sent dans les premi&#232;res grandes civilisations (et en &#233;vitant, comme nous verrons, l'anthropologie des soci&#233;t&#233;s tribales et des peuples originaires) : L'&#201;gypte, la M&#233;sopotamie, la Chine, l'Inde, l'empire Azt&#232;que et l'empire Inca, de grandes cultures tr&#232;s complexes dans leur organisation politique (que Dussel interpr&#232;te en suivant la narration symbolique que Ric&#339;ur lui a inspir&#233;e). Dans ce sens, Dussel insiste pour d&#233;montrer l'ant&#233;c&#233;dent de la culture &#233;gyptienne et de la culture commerciale ph&#233;nicienne dans la formation du &lt;i&gt;demos&lt;/i&gt; grec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre suit un sch&#233;ma pr&#233;tendument anti-eurocentrique, r&#233;duisant l'histoire de l'Europe &#224; une simple &#233;tape de l'histoire des pratiques politiques. Dussel rappelle &#224; plusieurs reprises que, jusqu'au XVe si&#232;cle, si&#232;cle de l'invasion de l'Am&#233;rique, l'Europe Occidentale &#233;tait un coin du monde &#233;loign&#233; des grandes routes du trafic commercial arabe, hindoustanique et chinois. En fait, la vraie h&#233;g&#233;monie mondiale ne l'atteindra pas jusqu'&#224; la p&#233;riode de la R&#233;volution Industrielle anglaise en 1800, renversant ainsi la pr&#233;dominance jusqu'alors de la Chine , selon une interpr&#233;tation originale d'A. G. Frank&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;FRANK, A. G., ReOrient. Global economy in the Asian Age, Berkeley, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dussel utilise le terme de la lib&#233;ration dans cette &lt;i&gt;Politique de la lib&#233;ration&lt;/i&gt; au sens d'essayer de lib&#233;rer la philosophie des dissimulations th&#233;oriques occidentales qui cachent la richesse historique, culturelle et intellectuelle des p&#233;riodes distinctes du pass&#233;, des &#233;ducations politiques distinctes et des r&#233;flexions multiples du politique. R&#233;duire la pens&#233;e &#224; un &#233;troit voyage de la Gr&#232;ce jusqu'aux Etats-Unis ou &#224; un laps de temps depuis le monde Antique jusqu'au Postmodernisme, sont certaines des simplifications traditionnelles qu' encore aujourd'hui on continue de commettre avec une innocence qu'il accuse d'h&#233;l&#233;nocentrique (pour installer l'origine de la philosophie politique dans la Gr&#232;ce antique), occidentaliste (pour m&#233;priser l'importance philosophique des textes orientaux de l'Europe, comme de Byzance) et eurocentrique (par le m&#233;pris g&#233;n&#233;ralis&#233; de toutes les productions du monde &#233;loign&#233; de l'Occident). Dussel n'&#233;labore pas une simple histoire des d'id&#233;es, ni non plus un syst&#232;me d'id&#233;es politiques. Plut&#244;t, il s'agit d'un m&#233;tar&#233;cit (dans le sens de Lyotard), in&#233;vitablement subjectif et situ&#233; depuis une perspective latinoam&#233;ricaine. Avec assurance, il s'agit du premier livre consacr&#233; &#224; une histoire politique qui incorpore la pens&#233;e latinoam&#233;ricaine dans le cadre historique mondial&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;cis&#233;ment pour combattre ce pr&#233;jug&#233; occidentalisant, Dussel lui m&#234;me, au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cet &#233;norme r&#233;cit d&#233;monte non seulement la structure philosophique occidentale, mais de plus il a une triple intention : d&#233;montrer le mondialit&#233; mill&#233;naire de la philosophie et de la pratique politique, reconstruire le r&#233;cit philosophique latinoam&#233;ricain originaire depuis la Modernit&#233; au XVIe si&#232;cle, et l&#233;gitimer le statut &#233;pist&#233;mologique de la propre philosophie de l'auteur, la philosophie de la lib&#233;ration. De plus, notre auteur d&#233;fend l'universalit&#233; de sa philosophie, question qui repr&#233;sente le cadre th&#233;orique de toute philosophie qui est, d'un c&#244;t&#233;, contextualis&#233;e dans une praxis temporelle et g&#233;ographique concr&#232;te et, d'un autre c&#244;t&#233;, &#233;labor&#233;e depuis une perspective non occidentalis&#233;e. Sa caract&#233;ristique fondamentale, qu'il va d&#233;velopper par la suite, c'est le concept de &lt;i&gt;peuple&lt;/i&gt; comme source du pouvoir politique et victime cach&#233;e par la majorit&#233; des syst&#232;mes politiques de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ce soit bri&#232;vement, il est int&#233;ressant de souligner l'importance que Dussel attribue au XVIe si&#232;cle portugais et espagnol, une &#233;tape intellectuelle qui v&#233;cut le &#171; Je conquis &#187; de Hern&#225;n Cort&#233;s cent ans avant que Descartes, &#233;l&#232;ve de j&#233;suites espagnols &#224; La Fl&#232;che, proclame le fameux &#171; Je pense &#187;. Le premier d&#233;bat moderne est celui qui annule la scolastique espagnole du XVIe si&#232;cle autour de la justification de la conqu&#234;te contre les indig&#232;nes sans &#226;me (comme l'a fait Gin&#233;s de Sep&#250;lveda) ou sa d&#233;fense comme une distinction radicale (comme l'a fait Bartolom&#233; de las Casas). Ce dernier repr&#233;senterait, 300 ans avant Kant, la premi&#232;re critique du pr&#233;sent :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Avec cela l'Espagne resterait red&#233;finie comme le premier &#201;tat &#171; moderne &#187;, et l'Am&#233;rique Latine, depuis la conqu&#234;te, serait le premier territoire colonial de la dite Modernit&#233;. Moderne, alors, qu'elle est &#171; l'autre visage &#187; barbare dont la Modernit&#233; a besoin pour sa d&#233;finition. Si c'&#233;tait ainsi, les philosophes espagnols et portugais (bien qu'ils pratiqu&#232;rent une philosophie de sceaux scolastique, mais par son contenu moderne) et les premiers penseurs latinoam&#233;ricains du XVIe si&#232;cle devraient &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme le &lt;i&gt;commencement de la philosophie de la Modernit&#233;. Avant les Decartes ou Spinoza (les deux &#233;crivent &#224; Amsterdam, une province espagnole jusqu'&#224; 1610, et &#233;tudient avec des ma&#238;tres espagnols), on doit consid&#233;rer dans l'histoire de la philosophie politique moderne un Bartolom&#233; de Las Casas, Gin&#233;s de Sepulveda, Francisco de Vitoria ou un Francisco Su&#225;rez &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;DUSSEL, E., la Politique de la lib&#233;ration I. Une histoire mondiale et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;En 2009, il publie sa &lt;i&gt;Politique de la lib&#233;ration. Architectonique&lt;/i&gt;, l'un de ses livres les plus importants jusqu'&#224; pr&#233;sent, si ce n'est le plus. C'est un travail d'ontologie &lt;i&gt;politique&lt;/i&gt; qui subsume les principes de son &lt;i&gt;&#201;thique de la lib&#233;ration&lt;/i&gt;, o&#249; la &lt;i&gt;pr&#233;tention de bont&#233;&lt;/i&gt; (puisque dans une &#233;thique on ne peut pas parler d'un acte parfait) est r&#233;interpr&#233;t&#233;e dans la politique comme &lt;i&gt;pr&#233;tention de justice&lt;/i&gt; (puisqu'en politique on ne peut pas parler d' actions ou d'institutions parfaites, sans discorde ni effets n&#233;gatifs) :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Il s'agit d'une subsomption d&#233;terminant des principes &#233;thiques comme partie de principes politiques. La &#171; pr&#233;tention de bont&#233; &#187; de l'acte &#233;thique est subsum&#233;e dans &#171; une pr&#233;tention politique de justice &#187;plus complexe et institutionnalis&#233;e, sur un champ sp&#233;cifique pratique, alors qu'il accomplit les exigences de la normativit&#233; m&#234;me de la politique &lt;i&gt;comme politique&lt;/i&gt;. Celui qui ne remplit pas les exigences normatives de la politique n'est pas seulement un mauvais repr&#233;sentant de l'&#233;thique, mais commet une injustice &lt;i&gt;politique&lt;/i&gt;, dont les contradictions, affaiblissement de l'exercice du pouvoir consensuel &lt;i&gt;(potentia)&lt;/i&gt;, inefficacit&#233; ou corruption (f&#233;tichisme du &lt;i&gt;potestas&lt;/i&gt;) appara&#238;tront &#224; court ou long terme.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;DUSSEL, E., la Politique de la lib&#233;ration II. Architectonique, Madrid, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;En suivant de pr&#232;s Schopenhauer, il &#233;tablit que la source du pouvoir est dans notre &lt;i&gt;volont&#233;-de-vivre&lt;/i&gt;, dans l'affirmation de notre survie par nos intentions et actions. Ce moment, qui est pr&#233;alable &#224; toute constitution politique, repr&#233;sente un &lt;i&gt;fondement affirmatif du pouvoir&lt;/i&gt; (contre une longue tradition europ&#233;enne qui comprend le pouvoir comme domination : Hobbes, Kant, Webber, Schmitt, Foucault, etc.). Il s'agit d'un &lt;i&gt;pouvoir d'agir&lt;/i&gt; immanent comme la capacit&#233; de consolider la vie. Ce premier moment du pouvoir, et maintenant en suivant Spinoza, il se &#171; manifeste &#187; comme &lt;i&gt;potentia&lt;/i&gt;, comme capacit&#233; populaire alors qu'un fondement positif du politique (ou aussi d'un &lt;i&gt;pouvoir politique&lt;/i&gt; en soi) d'instituer et stabiliser le pouvoir vivre dans des institutions de pouvoir politique &lt;i&gt;ob&#233;dientiel&lt;/i&gt;, ce qui serait le &lt;i&gt;potestas&lt;/i&gt;, qui repr&#233;sente le moment de ce qu'il nomme &#171; la scission ontologique &#187;. Entre la volont&#233; et la norme, entre l'instinct et l'institution, nous avons deux moments fondamentaux de la politique qui sont in&#233;vitables dans tout groupement social historique :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Ce pur &lt;i&gt;potentia&lt;/i&gt; imm&#233;diat, le pouvoir politique simple indiff&#233;renci&#233; de la communaut&#233; politique, sans m&#233;diations, sans fonctions, sans h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; est un pr&#233;c&#233;dent &#224; toute ext&#233;riorisation. Il est &#171; le fait d'&#234;tre &lt;i&gt;en soi&lt;/i&gt; &#187; de la politique ; il est &#171; un pouvoir &lt;i&gt;en soi&lt;/i&gt; &#187;. C'est encore l'existence irr&#233;alis&#233;e ; c'est une impossibilit&#233; empirique. Ce serait le cas d'une communaut&#233; dans l'exercice d'une d&#233;mocratie directe qui d&#233;terminerait &#224; chaque instant toutes les m&#233;diations pour la vie et tous les proc&#233;d&#233;s unanimes des prises de d&#233;cisions. Comme c'est impossible, est arriv&#233;e la &#171; scission ontologique &#187; originaire, premi&#232;re. La &lt;i&gt;potentia&lt;/i&gt;, le pouvoir politique de la communaut&#233;, se constitue comme volont&#233; consensuelle &lt;i&gt;instituante&lt;/i&gt; : elle se donne des institutions pour que de fa&#231;on m&#233;diante, h&#233;t&#233;rog&#232;ne, diff&#233;renci&#233;e puisse s'exercer le pouvoir (la &lt;i&gt;potestas&lt;/i&gt; de ceux qui commandent) qui depuis en bas (la &lt;i&gt;potentia&lt;/i&gt;) est le fondement d'un tel exercice (et le pouvoir l&#233;gitime est pour cela l'exercice pour ceux qui commandent en ob&#233;issant au &lt;i&gt;potentia&lt;/i&gt;) : pouvoir &lt;i&gt;ob&#233;dentiel&lt;/i&gt;. Le pouvoir politique second, comme la m&#233;diation, institutionnalis&#233; au moyen des repr&#233;sentants, nous l'appellerons &lt;i&gt;potestas&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Politique de la lib&#233;ration II, cit., &#167; 259.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;De cette fa&#231;on, et d'une mani&#232;re &lt;i&gt;analogue&lt;/i&gt; &#224; l'&#233;thique, la politique telle quelle, est articul&#233;e comme un poly&#232;dre qui a trois aspects fondamentaux, &#233;tant chacun d'eux, &#224; leur tour, aussi poly&#232;dre : les &lt;i&gt;actions&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;institutions&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;principes&lt;/i&gt;. La complexit&#233; de ce qu'il nomme &#171; le champ politique &#187;, en suivant Bourdieu, l'oblige &#224; discuter contre le pragmatisme strat&#233;gique et d&#233;cisionnaire de la philosophie politique conservatrice (comme Carl Schmitt, qui privil&#233;gie le moment des actions) ; contre le l&#233;galisme kantien lib&#233;ral (comme Habermas, qui privil&#233;gie le domaine juridique des institutions) ; et contre le principlisme volontariste de type anarchiste (comme Antonio Negri ou John Holloway qui privil&#233;gient le domaine insuffisant mais n&#233;cessaire des principes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence avec son &lt;i&gt;&#201;thique de la lib&#233;ration&lt;/i&gt;, Dussel consid&#232;re la subsomption de l'&#233;thique au champ politique &#224; travers une articulation sans instance ultime de trois moments normatifs implicites dans toute soci&#233;t&#233; historique et politique, qui incorporent &#224; leur tour les principes &#233;thiques : l'ob&#233;issance au principe &lt;i&gt;mat&#233;riel&lt;/i&gt; de v&#233;rit&#233; pratique comme le devoir de vouloir vivre d'une communaut&#233;, conform&#233;ment &#224; un &lt;i&gt;principe politique de fraternit&#233;&lt;/i&gt; (subsomption du principe &#233;thique - mat&#233;riel de la vie) ; l'ob&#233;issance au principe &lt;i&gt;formel d'&lt;/i&gt;&#233;galit&#233; dans la participation r&#233;fl&#233;chie des prises de d&#233;cisions politiques qui touchent la vie de la communaut&#233;, conform&#233;ment &#224; un &lt;i&gt;principe d&#233;mocratique ou la l&#233;gitimit&#233; institutionnelle&lt;/i&gt; (subsomption du principe &#233;thico-formel du discours) ; l'ob&#233;issance au principe de &lt;i&gt;faisabilit&#233;&lt;/i&gt; comme libert&#233; dans l'application des possibilit&#233;s &#233;cologiques, &#233;conomiques, techniques, etc. pour l'obtenir pr&#233;server et d&#233;velopper la vie en communaut&#233;, conform&#233;ment &#224; un &lt;i&gt;principe politique &#224; la fois instrumental et strat&#233;gique&lt;/i&gt; (subsumption du principe &#233;thique de faisabilit&#233;). Dussel le r&#233;sume ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Nous pouvons affirmer que le respect s&#233;rieux de ces trois principes politiques permettent honn&#234;tement &#224; l'agent politique (ou &#224; l'institution) d'avoir au moins une &#171; pr&#233;tention politique de justice &#187;, intersubjective (en ce qui concerne la validit&#233; de sa conscience normative) et objective (avec une l&#233;gitimit&#233; &lt;i&gt;r&#233;elle&lt;/i&gt;, pas seulement l&#233;gale ou formelle). Mais c'est plus, le respect de ces principes constituent la possibilit&#233; r&#233;elle de l'existence de ce que nous nommons &lt;i&gt;pouvoir consensuel&lt;/i&gt; non f&#233;tichis&#233; comme m&#233;diation pour la survie (pas seulement comme permanence mais comme accroissement historico-qualitatif de la vie humaine) qui se produit par moments qui sont les fruits des exigences des principes nomm&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une politique de la lib&#233;ration II, cit., &#167; 375.&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'&lt;i&gt;ob&#233;issance&lt;/i&gt; est tr&#232;s importante dans cette r&#233;flexion, puisqu'elle traite de d&#233;construire la n&#233;gativit&#233; traditionnelle qu'on a l'habitude d'attribuer au pouvoir compris comme &#171; ceux qui commandent, commandent en commandant &#187;. Face &#224; cette vision traditionnelle, Dussel d&#233;fend une posture affirmative du pouvoir politique, d&#233;j&#224; formul&#233;e par le zapatisme du Chiapas : &#171; ceux qui commandent, commandent en ob&#233;issant &#187;. Contre l'utopisme anarchiste, Dussel indique l'aspect in&#233;vitable des institutions politiques de commandement, mais aussi face au r&#233;alisme politique depuis Machiavel, il &#233;tablit le fonctionnement de la politique institutionnalis&#233;e comme un &lt;i&gt;service ob&#233;dientiel&lt;/i&gt; de quelques repr&#233;sentants engag&#233;s bien qu'il affirme la volont&#233; de vivre d'une communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dernier ressort, la proposition d'Enrique Dussel est de l&#233;gitimer la capacit&#233; politique de la dite soci&#233;t&#233; civile pour juger le pouvoir, pour le contr&#244;ler, pour l'exiger, pour y participer, pour promouvoir une opinion publique critique, pour rappeler et d&#233;fendre les objectifs ultimes du champ politique dans le sens de prot&#233;ger et d&#233;velopper la vie de fa&#231;on durable &#224; long terme, &#171; la vie perp&#233;tuelle &#187;, dans un sens &#233;conomiquement juste, &#233;cologiquement &#233;quilibr&#233;, culturellement symbolis&#233;. Il s'agit aussi de d&#233;fendre les nouveaux mouvements sociaux comme ceux repr&#233;sent&#233;s dans les distincts Forums Sociaux Mondiaux depuis Porto Alegre en 2001, les mouvements indig&#233;nistes, syndicaux, estudiantins, etc. Ce sont eux, au-del&#224; du simple bipartisme organis&#233; institutionnellement, ceux qui analysent le mieux et refl&#232;tent les d&#233;s&#233;quilibres et les injustices de tout syst&#232;me en vigueur, et ceux qui anticipent mieux les propositions futures qui r&#233;g&#233;n&#233;reront mieux la tendance du pouvoir &#224; &#171; se f&#233;tichiser &#187; c'est-&#224;-dire &#224; se convertir dans une autor&#233;f&#233;rence et au service de leurs int&#233;r&#234;ts propres, et non des int&#233;r&#234;ts ob&#233;dientiels de la communaut&#233; qu'ils repr&#233;sentent. Et il en est ainsi parce que ces mouvements sociaux naissent pr&#233;cis&#233;ment comme une r&#233;ponse &#224; un type d'injustice et d'exclusion qui se produit, in&#233;vitablement, dans tout syst&#232;me historique. Cela ne pourrait pas &#234;tre moins dans le syst&#232;me n&#233;olib&#233;ral de nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re &#339;uvre de cette trilogie est la &lt;i&gt;Politique de la lib&#233;ration III. Une critique&lt;/i&gt;, encore in&#233;dite &#224; la date de r&#233;daction de ce texte, bien que Dussel nous ait d&#233;j&#224; fait conna&#238;tre ses principales lignes : reconstruire les cat&#233;gories fondamentales qui expliquent le fonctionnement de tout processus de transformation politique, depuis &#171; l'&#233;v&#233;nement fondateur &#187; (en suivant la tradition depuis Heidegger &#224; Alain Badiou, &#224; Agamben et &#224; Zizek), en passant par la cat&#233;gorie d'un &#171; peuple &#187; comme sujet actif de lib&#233;ration (dans une discussion avec Gramsci) jusqu'&#224; une proposition cat&#233;goriale qui n'envisage pas la tradition lib&#233;rale : la &lt;i&gt;d&#233;mocratie participative&lt;/i&gt;, une nouvelle institution qui est pour cr&#233;er et qui fonctionnerait &#224; la mani&#232;re du quatri&#232;me pouvoir, o&#249; le peuple aurait un acc&#232;s direct pour le contr&#244;le et m&#234;me l'exercice effectif du pouvoir d&#233;l&#233;gu&#233;, dans ses environnements divers : administratif, l&#233;gislatif, ex&#233;cutif ou judiciaire. Avec ce livre Dussel, consid&#233;rerait comme finie, sa critique des caract&#233;ristiques de la philosophie politique lib&#233;rale, comme Marx a fait au sujet des cat&#233;gories de l'&#233;conomie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous pouvons signaler quelques difficult&#233;s au sujet de la m&#233;thode employ&#233;e dans cette &#339;uvre impressionnante. Si la philosophie de la lib&#233;ration est un discours d'inclusion de l'exclu, de l'autre comme f&#233;tichisation th&#233;orique et pratique du pouvoir auto r&#233;f&#233;rent (colonial ou postcolonial), il semble que dans ce fondement de la politique de la lib&#233;ration, ne finit pas d'articuler le moment sp&#233;cifiquement politique de la soci&#233;t&#233; tribale, au moment de l'apparition des &#034;institutions&#034; dans la p&#233;riode des premi&#232;res villes dans l'&#233;tape n&#233;olithique, en r&#233;duisant les soci&#233;t&#233;s pr&#233;c&#233;dentes &#224; une proto-politique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Politique de la lib&#233;ration II, cit., &#167; 306.&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il semble que cet aspect n'est suffisamment clair, et dans ce sens l'anthropologie politique d'un Pierre Clastres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CLASTRES, P, Le soci&#233;t&#233; contre l&#180;&#233;tat. Recherches d'antropologie politique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est tr&#232;s clarificatrice. Les soci&#233;t&#233;s tribales n'ont pas disparu avec la &#171; r&#233;volution n&#233;olithique &#187;, mais arrivent m&#234;me jusqu'&#224; nos jours, en se constituant comme le mod&#232;le social de plus grande long&#233;vit&#233;, stable et durable de l'histoire de l'humanit&#233;, faisant pr&#233;cis&#233;ment de l'Am&#233;rique Latine un lieu privil&#233;gi&#233; de survie de ce type de soci&#233;t&#233;s. Alors qu'une soci&#233;t&#233;, comme le signale aussi Antonio Campillo&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CAMPILLO, Antonio, des Changements de la vie humaine. Une th&#233;orie de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en plus de remplir un champ &#233;conomique, familier ou symbolique, pr&#233;sente sp&#233;cifiquement un champ politique dans lequel la figure d'un chef charismatique repr&#233;sente une forme de pouvoir serviable (et non un pr&#233;c&#233;dent monarchique autoritaire). Les membres de la soci&#233;t&#233; tribale sont &#171; institu&#233;s &#187; gr&#226;ce &#224; des &#233;l&#233;ments physiques d&#233;termin&#233;s (couleurs, ornements, etc.), identit&#233; politique qu'ils re&#231;oivent normalement dans le rituel de passage de l'enfance &#224; la maturit&#233;. Ce processus d'institution sociale donne au groupe une identit&#233; politique de possession, en se distinguant &#224; son tour du reste des groupes. En fait, la th&#232;se de Clastres consiste en ce que les soci&#233;t&#233;s tribales ont une telle conscience politique de groupe qui les rend bellig&#233;rantes devant une domination possible de type classes ou &#233;tatique, interne ou externe, d'un chef ou un groupe guerrier, de l&#224; sa condition d'&#234;tre des soci&#233;t&#233;s &lt;i&gt;contre l&#180;&#201;tat&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, nous pouvons finir par signaler une difficult&#233; de m&#233;thode propre &#224; la philosophie de la lib&#233;ration : la tradition marxiste &#224; laquelle il appartient le m&#232;ne &#224; poser les relations politiques historiques et, dans des termes plus g&#233;n&#233;raux, son appareil conceptuel, autour de la dialectique de l'h&#233;g&#233;monie et l'oppression (comme dirait Gramsci), le ma&#238;tre et l'esclave (comme dans Hegel), ou le M&#234;me et l'Autre (comme dans L&#233;vinas). Cette dialectique du &#171; Je conquiers &#187; face &#224; &#171; l'Autre oppress&#233; &#187; donne une attention sp&#233;ciale au conflit existant dans tout syst&#232;me social, &#233;conomique, culturel, etc., et &#224; travers de telles cat&#233;gories on comprend une grande partie du projet de lib&#233;ration de Dussel. Donc, sa notion de la libert&#233; a un biais tr&#232;s politique, celui de la lib&#233;ration, bien que, comme nous avons vu, Dussel essaie de sauver une notion tr&#232;s int&#233;ressante &#224; la fois constructive et affirmative du pouvoir. Mais le probl&#232;me de cet objectif critique est qu'il perd une grande partie de son &#233;nergie pour d&#233;masquer le cadre des cat&#233;gories qui est derri&#232;re les multiples et infinies possibilit&#233;s historiques dans lesquelles s'articule l'oppression , ou le pouvoir - domination, faisant l'eurocentrisme moderne, le machisme mill&#233;naire, le n&#233;olib&#233;ralisme &#233;conomique, l'ali&#233;nation culturelle ou le caciquisme politique quelques exemples d&#233;tach&#233;s dans l'&#339;uvre de Dussel. Apr&#232;s avoir articul&#233; cette logique de la domination et la production de victimes, la politique de la lib&#233;ration se charge de reconstruire de fa&#231;on critique la carte des cat&#233;gories qui expliquent le processus de transformation en face de ces r&#233;seaux de pouvoir : &#171; l'&#233;tat de r&#233;bellion &#187;, le peuple comme &lt;i&gt;hyperpotentia&lt;/i&gt;, la formation du bloc historique des oppress&#233;s, les fronts de lib&#233;ration, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sch&#233;ma de la lib&#233;ration ne donne pas d'importance &#224; ce que Michel Foucault a d&#233;nomm&#233; &lt;i&gt;les pratiques de libert&#233;&lt;/i&gt;, dans le sens de l'exercice qu'un sujet r&#233;alise sur soi m&#234;me pour produire un effet d&#233;termin&#233; de domination de soi m&#234;me, de subjectivation et de production de v&#233;rit&#233;s relatives &#224; lui. Le dernier Foucault, celui du mod&#232;le de la gouvernabilit&#233; et les technologies du moi, essaie de reconstruire dans son &lt;i&gt;Histoire de la sexualit&#233;&lt;/i&gt; les pratiques distinctes qui circulaient aux temps de l'hell&#233;nisme grec et romain pour d&#233;velopper une technique de l'existence dans des aspects multiples : l'&#233;rotique, l'&#233;conomique, la di&#233;t&#233;tique, etc. Comme l'a dit Foucault lui m&#234;me :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;C'est ce que nous pourrions appeler &#171; les arts de l'existence &#187;. Par ceux-ci il faut comprendre les pratiques sens&#233;es et volontaires par lesquelles les hommes fixent non seulement des r&#232;gles de conduite, mais cherchent &#224; se transformer eux m&#234;me, se modifier en son &#234;tre singulier et faire de sa vie une &#339;uvre qui pr&#233;sente certaines valeurs esth&#233;tiques et r&#233;pond &#224; des certains crit&#232;res de style.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;FOUCAULT, Michel, l'Histoire de la sexualit&#233; II. L'usage des plaisirs, le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit, bien qu'il ne l'explicite pas ainsi, d'une histoire des pratiques &#233;thiques, dans le sens aristot&#233;lique du se faire soit m&#234;me quotidien. Si dans le cas des grecs anciens nous trouvons une pratique de la domination de soi pour dominer des autres citoyens du &lt;i&gt;polis&lt;/i&gt;, chez les sto&#239;ciens il y a une pr&#233;dominance de l'auto observation constante et le soin de soi m&#234;me. Dans ce sens, la pratique de la libert&#233; serait situ&#233;e &#224; moiti&#233; entre la tradition lib&#233;rale et la tradition marxiste, entre la libert&#233; comme effet juridico-contractuel reconnu dans la soci&#233;t&#233; civile, et la lib&#233;ration comme l'effet d'un conflit entre deux blocs affront&#233;s. De cette fa&#231;on, nous pourrions dire que la libert&#233; non seulement &#171; on la donne l&#233;galement &#187; (libert&#233;-contrat) ni elle est politiquement &#171; conquise &#187; (lib&#233;ration-conflit), mais que toujours et &#224; chaque instant, elle &lt;i&gt;s'exerce&lt;/i&gt;. Les pratiques de libert&#233; dont parle Foucault sont &#224; tout moment et en tout lieu exerc&#233;es et en augmentant ou en diminuant sa propre capacit&#233;, et c'est pourquoi elles ont une positivit&#233; que Dussel a attribu&#233; pour sa part plut&#244;t au pouvoir qu'au vouloir vivre. Donc, &lt;i&gt;le pouvoir et la libert&#233; ont une positivit&#233; qui nous appartient d'office dans son exercice continu pratique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouveaut&#233; de cet objectif est qu'il pose un plan de compr&#233;hension de la libert&#233; qui est plus pr&#232;s du conflit politique (comme ferait un Carl Schmitt) ou des institutions m&#234;mes (comme l'int&#233;ressante proposition de d&#233;mocratie participative que Dussel fait). C'est-&#224;-dire les pratiques de libert&#233; &#233;chappent tant &#224; l' &#171; &#233;tat d'urgence &#187; de la souverainet&#233; divisionniste qu'&#224; la &#171; scission ontologique &#187; des institutions stables. Le sujet n'est ni un individu porteur de droits reconnus l&#233;galement, ni non plus une victime du pouvoir f&#233;tichis&#233; du syst&#232;me. L'objectif de Foucault nous permet de poser la question : quelles sont les pratiques de la libert&#233; que les gens exercent de facto et &#224; la marge de l'organisation politique ? Pourquoi &lt;i&gt;ob&#233;issent- ils &lt;/i&gt;&#224; un r&#233;gime d&#233;termin&#233; de v&#233;rit&#233;s et de pratiques qui sont h&#233;t&#233;ronomes et, cependant, assum&#233;es comme propres ? Et, la plus importante : comment r&#233;cup&#233;rer ces pratiques qui rendent &#224; l'individu une subjectivit&#233; et un &#171; art de l'existence &#187; ? Le dernier Foucault a d&#233;couvert que ce type de pratiques qui &#233;chappent &#224; la logique du pouvoir - domination ne remontent pas &#224; la Gr&#232;ce hell&#233;nistique, mais ont leur grand pr&#233;c&#233;dent dans les pratiques des moines orientaux du d&#233;sert. Bien qu'il n'ait jamais d&#233;velopp&#233; &#171; une histoire des technologies orientales du moi &#187;, ce qui est certain, c'est que la non dualit&#233;, la non-dialectique des pratiques orientales monastiques n'ont pas &#233;t&#233; incluses dans le discours de la philosophie acad&#233;mique, mais c'est qui est vrai qu'elles furent sans doute une source tr&#232;s importante d'exercice pratique de la libert&#233; et de techniques de l'existence qui &#233;chappent aux relations de la fixation et de la domination. Ainsi Foucault l'a reconnu &#224; la m&#234;me &#233;poque o&#249; il a d&#233;couvert la m&#233;ditation zen au Japon. En fait, la pratique de la m&#233;ditation a &#233;t&#233; reconnue en orient comme une lib&#233;ration de l'ego, un fait que Dussel lui aussi n'a pas int&#233;gr&#233; dans sa philosophie de la lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#224; c&#244;t&#233; de cette pratique spirituelle, qui, comme tant d'autres, est une mani&#232;re d'exercer la libert&#233; et non pas une th&#233;ologie, c'est aussi opportun de pouvoir demander quelles nouvelles pratiques de libert&#233; se propagent dans nos soci&#233;t&#233;s contemporaines conform&#233;ment &#224; un profond sentiment transformateur, tant dans la mani&#232;re de comprendre notre fa&#231;on de nous nourrir, nos relations affectives, nos modes de transport, notre usage du temps libre, notre assimilation des distincts &#171; jeux de v&#233;rit&#233; &#187;, nos mani&#232;res d'ob&#233;ir au pouvoir, etc. Elles repr&#233;sentent toute une s&#233;rie de techniques de lib&#233;ration face aux sch&#233;mas de v&#233;rit&#233;s et de pouvoirs dominants, et, surtout, &#233;chappent au conflit dialectique domination-soumission. De l&#224; l'opportunit&#233; de les nommer &#171; pratiques de libert&#233; &#187;, et alors la proposition s'approche de ce qui pourrait s'appeler une &#171; histoire des pratiques am&#233;rindiennes de libert&#233; &#187;, dont sans aucun doute nous avons beaucoup &#224; apprendre aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://sociedadlatinoamericana.bligoo.com/content/view/1205912/La-politica-de-la-liberacion-de-Enrique-Dussel.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Sociedad latinoamericana&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexique, le 8 janvier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compl&#233;ment d'information &#224; lire&lt;/strong&gt; : &lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/ecrire/?exec=articles&amp;id_article=19553&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Politique de la lib&#233;ration &lt;/strong&gt;&#171; Absurde de proposer la dissolution de l'&#201;tat &#187; Enrique Dussel&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Alejandro Moreno Lax&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;strong&gt;Alejandro Moreno Lax&lt;/strong&gt;. Chercheur du D&#233;partement de Philosophie de l'Universit&#233; de la Murcie, l'Espagne, dans le projet : &#171; Le concept de vie dans l'&#233;thique contemporaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Alejandro Moreno Lax 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?La-politique-de-la-liberation-d-Enrique-Dussel&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;El Correo&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;DUSSEL, Enrique, 20 th&#232;ses de politique, Mexico, XXIe Si&#232;cle, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En 2001 il publie un recueil d'essais de th&#233;orie politique nomm&#233; &lt;i&gt;Vers une philosophie politique critique&lt;/i&gt;, Bilbao, Descl&#233;e de Brouwer, et en 2007 une &#339;uvre semblable appel&#233;e &lt;i&gt;Mat&#233;riaux pour une politique de la lib&#233;ration&lt;/i&gt;, Mexico, Plaza y Vald&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;FRANK, A. G., &lt;i&gt;ReOrient. Global economy in the Asian Age&lt;/i&gt;, Berkeley, University of Californie Press, 1998. Il s'agit d'une th&#232;se qu' Adam Smith lui-m&#234;me reconna&#238;t dans sa &lt;i&gt;Richesse des nations&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pr&#233;cis&#233;ment pour combattre ce pr&#233;jug&#233; occidentalisant, Dussel lui m&#234;me, au c&#244;t&#233; d'Eduardo Mendieta et Carmen Boh&#243;rquez, a &#233;dit&#233; un dictionnaire de plus de mille pages d&#233;nomm&#233; &lt;i&gt;La pens&#233;e philosophique latinoam&#233;ricaine, du Caribe et &#171; Latino &#187;&lt;/i&gt;, Mexico, CREFAL/Siglo XXI, 2009. Il s'agit d'un texte &#233;labor&#233; par plus de 100 collaborateurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;DUSSEL, E., la &lt;i&gt;Politique de la lib&#233;ration I. Une histoire mondiale et critique&lt;/i&gt;, Madrid, Trotta, 2007, p. 13.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;DUSSEL, E., la &lt;i&gt;Politique de la lib&#233;ration II. Architectonique&lt;/i&gt;, Madrid, Trotta, 2009, &#167; 372.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Politique de la lib&#233;ration II&lt;/i&gt;, cit., &#167; 259.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une &lt;i&gt;politique de la lib&#233;ration II&lt;/i&gt;, cit., &#167; 375.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Politique de la lib&#233;ration II&lt;/i&gt;, cit., &#167; 306.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CLASTRES, P, &lt;i&gt;Le soci&#233;t&#233; contre l&#180;&#233;tat. Recherches d'antropologie politique&lt;/i&gt;, Paris, Leur &#233;ditions de minuit, 1974.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CAMPILLO, Antonio, des &lt;i&gt;Changements de la vie humaine. Une th&#233;orie de l'histoire&lt;/i&gt;, Madrid, Akal, 2001. Voir sp&#233;cialement dans le chapitre II &#171; Conditions universelles de la vie humaine &#187; l'alin&#233;a 9 &#171; Les relations politiques : Pierre Clastres et Carl Schmitt &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;FOUCAULT, Michel, &lt;i&gt;l'Histoire de la sexualit&#233; II. L'usage des plaisirs&lt;/i&gt;, le Mexique, le XXIe Si&#232;cle, 2006, p. 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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