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	<title>El Correo</title>
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		<title>G&#233;opolitique de l'eau en Am&#233;rique du Sud</title>
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		<dc:date>2011-11-08T16:21:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Simoncini</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Les guerres du XXIe si&#232;cle auront l'eau pour enjeu &#187; d&#233;clarait en 1995 le vice-pr&#233;sident de la Banque Mondiale Isma&#239;l Serageldin. 15 ans apr&#232;s, les chiffres font peur : Environ 1 milliard de personnes n'ont pas acc&#232;s &#224; l'eau potable et salubre et plus de 2,6 milliards n'ont pas acc&#232;s &#224; des services d'assainissement. La Fondation France Libert&#233;s estime &#171; qu'en 2035, la moiti&#233; des r&#233;serves d'eau douce dans le monde aura disparu &#187;. Dans un tel contexte, l'Am&#233;rique Latine n'est &#233;videmment pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Empire-et-Resistance" rel="directory"&gt;Empire et R&#233;sistance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les guerres du XXIe si&#232;cle auront l'eau pour enjeu &#187; d&#233;clarait en 1995 le vice-pr&#233;sident de la Banque Mondiale Isma&#239;l Serageldin. 15 ans apr&#232;s, les chiffres font peur : Environ 1 milliard de personnes n'ont pas acc&#232;s &#224; l'eau potable et salubre et plus de 2,6 milliards n'ont pas acc&#232;s &#224; des services d'assainissement. La Fondation France Libert&#233;s estime &#171; qu'en 2035, la moiti&#233; des r&#233;serves d'eau douce dans le monde aura disparu &#187;. Dans un tel contexte, l'Am&#233;rique Latine n'est &#233;videmment pas &#233;pargn&#233;e : bien qu'elle dispose de 30% de l'eau douce disponible sur Terre, ses r&#233;serves ont diminu&#233; d'un tiers depuis 1950. Alors que paradoxalement le Br&#233;sil annon&#231;ait en 2010 la d&#233;couverte sur son sol du plus grand aquif&#232;re du monde (Alter de Ciao), 78 millions de personnes en Am&#233;rique Latine souffrent d'un manque d'eau potable et 117 millions manquent d'installations hydriques appropri&#233;es selon l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation de l'eau en Am&#233;rique Latine attire depuis plusieurs d&#233;cennies les &#171; barons de l'eau &#187; : les multinationales fran&#231;aises Vivendi et Suez (qui contr&#244;lent plus de 70% du march&#233; des services de l'eau dans le monde), Bouygues &#224; travers sa soci&#233;t&#233; SAUR, et la compagnie allemande RWE (qui poss&#232;de Thames Water et American Water Works). Par le biais de filiales, elles ont la main mise sur la gestion de l'eau dans de nombreuses r&#233;gions en Argentine (ce qui s'est parfois mal termin&#233;, jusque devant le CIADI, voir El Correo, &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Renationalisation-et-resiliation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Renationalisation et r&#233;siliation du contrat avec le Groupe Suez pour Aguas Argentinas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Les-usagers-de-Suez-en-Argentine&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les usagers de Suez en Argentine vont recourir au CIADI pour non respect du contrat.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;) au Br&#233;sil, au Chili, en Colombie, en Bolivie, &#224; Puerto Rico... L'intervention de ces soci&#233;t&#233;s sur le march&#233; latino-am&#233;ricain est souvent facilit&#233;e par les activit&#233;s de la Banque mondiale et de la Banque Interam&#233;ricaine de D&#233;veloppement (BID) : investissements, pr&#234;ts pour les r&#233;formes du syst&#232;me des eaux dans les pays mais surtout incitation &#224; la privatisation. Ainsi, entre 1999 et 2002, la Banque Mondiale a d&#233;livr&#233; 276 pr&#234;ts concernant la distribution de l'eau et pour le tiers d'entre eux, elle a demand&#233; la privatisation du secteur avant de d&#233;bloquer les fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'influence notable de Suez et Vivendi aupr&#232;s de pr&#234;teurs multilat&#233;raux fait aussi que la distribution priv&#233;e de l'eau est souvent une condition de l'all&#232;gement de la dette des pays ou de l'obtention de nouveaux pr&#234;ts. Ainsi, les derniers pr&#234;ts les plus g&#233;n&#233;reux octroy&#233;s sont all&#233;s directement &#224; des multinationales de l'eau travaillant pour l'am&#233;lioration du service d'eau et d'assainissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Am&#233;rique du Sud comme cible des multinationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'an 2000, la Banque Mondiale avait d&#233;clar&#233; qu'elle refusait de renouveler un pr&#234;t de 25 millions de dollars &#224; la Bolivie si celle-ci ne privatisait pas son service des eaux. La m&#234;me ann&#233;e, dans la ville de Cochabamba, de violentes &#233;meutes avait &#233;clat&#233; suite &#224; la privatisation du service municipal de l'eau pour 40 ans au profit d'Aguas del Tunari, filiale du groupe nord-am&#233;ricain Betchel. Outre le doublement des prix, l'entreprise pr&#233;voyait de s'approprier toutes les ressources hydriques de la zone, d'installer des compteurs et de faire payer l'eau dans toute la ville, y compris dans les quartiers les plus d&#233;favoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Aquif&#232;re Guaran&#237;, r&#233;parti entre le Paraguay, l'Argentine et le Br&#233;sil (Triple Fronti&#232;re), contient 55 000 milliards de tonnes d'eau potable et pure et est consid&#233;r&#233; comme le troisi&#232;me r&#233;servoir d'eau souterraine mondial. Il est &#233;galement le th&#233;&#226;tre d'op&#233;rations militaires &#233;tasuniennes : sous pr&#233;texte, suite aux &#233;v&#232;nements du 11 septembre 2001, d'une possible concentration d'activit&#233;s li&#233;es au narco-trafic et d'organisations terroristes, les Etats-Unis ont positionn&#233; quelques 500 soldats au coeur de l'aquif&#232;re et ont install&#233; une base militaire. Le FBI a &#233;galement ouvert un bureau &#224; Asunci&#243;n au Paraguay. Un choix strat&#233;gique non n&#233;gligeable pour un pays dont les besoins en eau augmentent r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une gestion ambig&#252;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques mois &#224; peine, l'&#233;crivain chilien Luis Sepulveda en appelait publiquement dans une lettre ouverte &#224; son pr&#233;sident, Sebastian Pi&#241;era,, pour qu'il intervienne dans le conflit opposant les habitants d'Ays&#233;n en Patagonie &#224; la compagnie canadienne Noranda ayant son si&#232;ge dans le paradis fiscal des Iles Ca&#239;mans. Celle-ci tentait de tuer trois rivi&#232;res se jetant dans le fjord d'Ays&#233;n dans le but d'y construire trois centrales hydro&#233;lectriques. Le projet HydroAysen a finalement &#233;t&#233; approuv&#233; le 9 mai dernier par la commission d'&#233;valuation environnementale d'Ays&#233;n. Des accusations de conflit d'int&#233;r&#234;t entre le gouvernement et l'entreprise de construction p&#232;sent pourtant sur ce projet : un des responsables se trouve &#234;tre le fr&#232;re de Cecilia Morel, la femme du pr&#233;sident chilien. La construction des barrages comprend l'inondation de 5 900 hectares de terres vierges, une des plus grandes r&#233;serves naturelles du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'exploitation de la mine aurif&#232;re de Pascua-Lama, entre l'Argentine et le Chili, par la compagnie canadienne Barrick Gold a caus&#233; des dommages irr&#233;versibles aux 5 glaciers se trouvant &#224; proximit&#233;. Selon la Direction g&#233;n&#233;rale des eaux du gouvernement du Chili, les glaciers Toro 1, Toro 2 et Esperanza ont d&#233;j&#224; connu une diminution de 50 &#224; 70% de leur volume entre 1981 et 2000 et le glacier Conconta du c&#244;t&#233; argentin a &#233;t&#233; d&#233;truit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le droit &#224; l'eau est un droit fondamental&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes li&#233;s &#224; l'eau douce en Am&#233;rique du Sud sont de trois ordres : un manque d'infrastructures, une gestion ambig&#252;e de certains conflits en rapport direct ou indirect avec l'eau, et l'appropriation de r&#233;serves. Exacerb&#233;es par la situation &#233;conomique mondiale et les pr&#233;occupations &#233;cologiques grandissantes, les tensions autour de l'or bleu pourraient devenir des guerres dans peu de temps. L'eau potable est peut-&#234;tre aujourd'hui un produit commercialisable soumis aux fluctuations des march&#233;s et &#224; l'investissement &#233;tranger, mais il ne faut pas oublier que c'est avant tout, &#224; l'inverse du p&#233;trole, une ressource vitale. Et elle se rar&#233;fie &#224; une vitesse inqui&#233;tante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Equateur est devenu en 2008 le premier pays &#224; inscrire dans sa constitution les Droits de la Nature, codifiant de ce fait un nouveau syst&#232;me juridique de protection de l'environnement. L'ONU a quant &#224; elle reconnu en 2010, sur une r&#233;solution pr&#233;sent&#233;e par la Bolivie, le droit &#224; l'eau comme faisant partie des Droits de l'Homme. Ce vote a &#233;t&#233; marqu&#233; par une forte abstention, notamment de la Grande-Bretagne, du Canada et des Etats-Unis. Une avanc&#233;e significative consisterait maintenant, pour mettre en &#339;uvre effectivement le droit &#224; l'eau, &#224; adopter une convention juridiquement contraignante pour prot&#233;ger et g&#233;rer efficacement l'eau, sur un plan national et international, pour aujourd'hui et pour demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lire aussi &lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Le-Tribunal-Arbitral-CIADI-entre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le Tribunal Arbitral (CIADI) entre annulations et sanctions&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Devant-le-Tribunal-arbitral-CIADI-l-Argentine-marque-des-points&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Devant le Tribunal arbitral (CIADI), l'Argentine marque des points&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Geopolitique-de-l-eau-en-Amerique-du-Sud&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Paris 8 novembre 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour Barrick Gold, l'or est plus important que l'eau des Andes</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Pour-Barrick-Gold-l-or-est-plus-important-que-l-eau-des-Andes</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Simoncini</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les ressources naturelles sont l'objet de convoitises et valent bien parfois quelques sacrifices pour subvenir &#224; la demande grandissante en mati&#232;res premi&#232;res. Le groupe aurif&#232;re canadien Barrick Gold, num&#233;ro un mondial du secteur, en est pleinement conscient. Dans les Andes, il n'h&#233;site pas &#224; exploiter des sites au risque d'endommager des glaciers&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; A cheval sur les r&#233;gions de San Juan en Argentine (30 %) et d'Atacama au Chili (70 %), le site de Pascua Lama est l'un des plus importants (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Exploitation-miniere" rel="directory"&gt;Exploitation mini&#232;re&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les ressources naturelles sont l'objet de convoitises et valent bien parfois quelques sacrifices pour subvenir &#224; la demande grandissante en mati&#232;res premi&#232;res. Le groupe aurif&#232;re canadien Barrick Gold, num&#233;ro un mondial du secteur, en est pleinement conscient. Dans les Andes, il n'h&#233;site pas &#224; exploiter des sites au risque d'endommager des glaciers&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A cheval sur les r&#233;gions de San Juan en Argentine (30 %) et d'Atacama au Chili (70 %), le site de &lt;strong&gt;Pascua Lama&lt;/strong&gt; est l'un des plus importants gisements d'or inexploit&#233;s au monde. Selon Barrick Gold, qui poss&#232;de le terrain depuis 1994, il contiendrait environ 17,8 millions d'onces d'or mais aussi 731 millions d'onces d'argent et 662 millions de livres de cuivre et devrait commencer &#224; produire &#224; partir 2013 pendant 25 ans pour un investissement total de 2,4 milliards de dollars. Or, la zone est entour&#233;e de 5 glaciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des politiques au service de l'industrie mini&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Initialement, la construction de la mine &#224; ciel ouvert devait d&#233;buter en 2004. Le groupe aurif&#232;re avait propos&#233; de d&#233;couper en morceaux et de d&#233;placer trois glaciers, Toro 1, Toro 2 et Esperanza (25,5 hectares), qui bloquaient son p&#233;rim&#232;tre d'activit&#233;, avant de faire marche arri&#232;re sous la pression des critiques. Le principal probl&#232;me aujourd'hui d&#233;nonc&#233;, est que l'utilisation des produits d'extraction (cyanure, mercure, soufre, mangan&#232;se, cobalt&#8230;) endommagerait ces glaciers et contaminerait l'eau de la vall&#233;e et ses occupants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une probabilit&#233; rejet&#233;e par Barrick : &#171; &lt;i&gt;Il n'y aura pas d'impact significatif sur les consommateurs d'eau de la vall&#233;e, que ce soit en termes de qualit&#233; ou de quantit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, peut-on lire sur le site internet officiel. Mieux encore, le g&#233;ant minier promet une dynamique d'emploi non-n&#233;gligeable pour la r&#233;gion : 5500 postes cr&#233;&#233;s durant la construction des infrastructures et 1600 personnes embauch&#233;es pour la dur&#233;e de vie effective de la mine. Des d&#233;clarations sur lesquelles s'&#233;tait appuy&#233;e en 2008 la pr&#233;sidente argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, pour mettre son v&#233;to sur une loi de protection des glaciers adopt&#233;e par le Congr&#232;s ; loi qui limitait l'exploitation mini&#232;re et p&#233;troli&#232;re dans les zones prot&#233;g&#233;es. Cette d&#233;cision avait permis &#224; Barrick Gold d'entamer les travaux en 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le 30 septembre 2010 le S&#233;nat a vot&#233; une nouvelle loi de protection des glaciers (&lt;i&gt;Ley de Presupuestos M&#237;nimos para la Preservaci&#243;n de los Glaciares y del Ambiente Periglacial&lt;/i&gt; &#8211; n&#176;26.639). La pr&#233;sidente n'a pas mis son v&#233;to cette fois-ci. A quelques mois des &#233;lections, il aurait &#233;t&#233; risqu&#233; de susciter une pol&#233;mique. Barrick a estim&#233; alors qu'il pouvait &#171; &lt;i&gt;continuer normalement ses activit&#233;s&lt;/i&gt; &#187; apr&#232;s l'adoption de la loi. &#171; &lt;i&gt;Barrick n'a pas d'activit&#233;s mini&#232;res dans les glaciers et a d&#233;j&#224; &#233;tabli une grande s&#233;rie de mesures pour les prot&#233;ger, ainsi que d'autres zones sensibles du point de vue de l'environnement tels que la mine de Veladero&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Veladero : mine d&#233;tenue par Barrick Gold directement au sud de Pascua Lama.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le projet Pascua Lama&lt;/i&gt; &#187; avait indiqu&#233; le vice-pr&#233;sident de la compagnie, Rod Jimenez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, dans la province de San Juan, o&#249; se situe une partie de la mine, la justice f&#233;d&#233;rale a suspendu en d&#233;cembre 2010, &#224; la demande du gouverneur de la province Jos&#233; Luis Gioja, plusieurs articles de la loi, la jugeant inconstitutionnelle. Barrick Gold ayant aussi d&#233;pos&#233; une plainte. Et le 23 f&#233;vrier dernier, la directrice de Greenpeace Argentine, Eugenia Testa, ainsi qu'une cinquantaine de membres, ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s par la police, accus&#233;s d'avoir entrav&#233; le transport public suite au blocage de l'acc&#232;s aux mines. Greenpeace demandant que Barrick cesse d'emp&#234;cher l'application de la loi de protection des glaciers. &#171; &lt;i&gt;S'ils sont tellement s&#251;rs que leurs activit&#233;s ne portent pas atteinte aux glaciers, pourquoi multiplient-t-il les recours ?&lt;/i&gt; &#187;, avait alors d&#233;clar&#233; &#224; l'AFP Juan Carlos Villalonga, directeur des campagnes de Greenpeace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cons&#233;quences irr&#233;versibles et pratiques douteuses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que cette loi soit appliqu&#233;e ou pas, la zone a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; affect&#233;e par l'activit&#233; mini&#232;re : selon la Direction g&#233;n&#233;rale des eaux du gouvernement du Chili, les glaciers Toro 1, Toro 2 et Esperanza ont d&#233;j&#224; connu une diminution de 50 &#224; 70% de leur volume entre 1981 et 2000 et le glacier Conconta du c&#244;t&#233; argentin a &#233;t&#233; d&#233;truit. La compagnie mini&#232;re a tent&#233; d'incriminer le r&#233;chauffement climatique global mais ses affirmations ont &#233;t&#233; r&#233;fut&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La otra verdad inconveniente : La visita de Al Gore a Chile financiada por (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De plus, les conditions de travail &#224; Pascua Lama sont extr&#234;mement suspectes : jusqu'en 2004, plus de cinquante personnes sont d&#233;c&#233;d&#233;es dans d'obscures circonstances&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pardo, Javier : Explotaci&#243;n Minera en San Juan.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les droits de la communaut&#233; indig&#232;ne Diaguita au Chili ont aussi &#233;t&#233; bafou&#233;s, malgr&#233; la loi de protection des Indig&#232;nes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Ley sobre Protecci&#243;n, Fomento y Desarrollo de los Ind&#237;genas &#187; del (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en vigueur dans le pays : en 1996, le groupe aurif&#232;re a fait l'acquisition de terrains ancestraux puis leur en a interdit le passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barrick Gold est impliqu&#233;e dans d'autres sombres histoires autour de ses mines au P&#233;rou, en Tanzanie, en Australie, aux Philippines et en Papouasie Nouvelle-Guin&#233;e. Apr&#232;s avoir poursuivi en justice les auteurs du livre &lt;i&gt;Noir Canada&lt;/i&gt;, qui d&#233;nonce les pratiques douteuses des compagnies mini&#232;res canadiennes en Afrique, Barrick a emp&#234;ch&#233; par ses menaces la publication l'ann&#233;e derni&#232;re de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amazon.ca/Imperial-Canada-Inc-Choice-Industries/dp/0889226350&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Imperial Canada Inc. : Legal Haven of Choice for the World's Mining Industries&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Ce livre devait r&#233;v&#233;ler la complicit&#233; de l'Etat du Canada dans les agissements de l'industrie mini&#232;re, notamment le fait que les compagnies b&#233;n&#233;ficient de largesses juridiques et de subventions f&#233;d&#233;rales. En 2010, Barrick Gold a d&#233;gag&#233; un b&#233;n&#233;fice net record de pr&#232;s de 3,3 milliards de dollars. Du jamais vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Sources&lt;/strong&gt; : Greenpeace, Le Devoir, Barrick Gold, AFP, Radio Canada, Le Journal de l'environnement, &#171; &lt;i&gt;Los secretos sucios de Barrick&lt;/i&gt; &#187; (Corpwatch), &lt;i&gt;&#171; Proyecto Pascua Lama &#187;&lt;/i&gt; (Observatorio Latinoamericano de asuntos ambientales).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Veladero : mine d&#233;tenue par Barrick Gold directement au sud de Pascua Lama.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La otra verdad inconveniente : La visita de Al Gore a Chile financiada por Barrick Gold &#187;, Observatorio Latinoamericano de Conflictos Ambientales (OLCA), Marzo 30, 2007. (&lt;a href=&#034;https://www.minesandcommunities.org/Action/press1426.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; The other inconvenient truth : Al Gore's visit to Chile financed by Barrick Gold &#187;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pardo, Javier : Explotaci&#243;n Minera en San Juan. &lt;a href=&#034;http://www.eco-sitio.com.ar&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.eco-sitio.com.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt; Ley sobre Protecci&#243;n, Fomento y Desarrollo de los Ind&#237;genas&lt;/i&gt; &#187; del Ministerio de Planificaci&#243;n y Cooperaci&#243;n- Ley 19.253 de 1993.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Carlos Calica Ferrer : Mon ami le Che a fait le diagnostic de l'Am&#233;rique.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Carlos-Calica-Ferrer-Mon-ami-le-Che-a-fait-le-diagnostic-de-l-Amerique</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Simoncini</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En juillet 1953, Ernesto Guevara de la Serna et Carlos &#171; Calica &#187; Ferrer se retrouvent sur le quai de la gare de Retiro, &#224; Buenos Aires en Argentine. Ils partent pour un voyage de plusieurs mois en Bolivie, au P&#233;rou et en Equateur, avec pour objectif final d'arriver au Venezuela. Avant de monter dans le train, Celia, la m&#232;re d'Ernesto, lance &#224; Calica : &#171; Veille sur Ernestito ! &#187; Les deux amis ne se connaissent pas d'hier : ils ont pass&#233; de longues ann&#233;es ensemble sur les bancs d'&#233;cole et &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Heros-et-Heroines" rel="directory"&gt;H&#233;ros&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En juillet 1953, Ernesto Guevara de la Serna et Carlos &#171; Calica &#187; Ferrer se retrouvent sur le quai de la gare de Retiro, &#224; Buenos Aires en Argentine. Ils partent pour un voyage de plusieurs mois en Bolivie, au P&#233;rou et en Equateur, avec pour objectif final d'arriver au Venezuela. Avant de monter dans le train, Celia, la m&#232;re d'Ernesto, lance &#224; Calica : &#171; &lt;i&gt;Veille sur Ernestito !&lt;/i&gt; &#187; Les deux amis ne se connaissent pas d'hier : ils ont pass&#233; de longues ann&#233;es ensemble sur les bancs d'&#233;cole et &#224; jouer au football, &#224; Alta Gracia dans la province de C&#243;rdoba, o&#249; la famille du jeune Ernesto est venue s'installer en raison de son probl&#232;me d'asthme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre &#171; &lt;i&gt;Mon ami le &lt;i&gt;Che&lt;/i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Titre original en espagnol : De Ernesto al Che, Marea Editorial.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; paru aux &#233;ditions l'Archipel et illustr&#233; par de nombreuses photos et documents d'archives, Carlos Ferrer relate ses souvenirs d'enfance et le voyage au bout duquel Ernesto Guevara deviendra le Che. &#171; &lt;i&gt;C'est quelque chose que personne n'avait racont&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent : l'histoire du Che en culottes-courtes&lt;/i&gt; &#187; explique Carlos Ferrer. &#171; &lt;i&gt;Pourquoi ne pas avoir &#233;crit cela avant ? Je ne voulais pas sp&#233;culer sur mon amiti&#233; avec lui. Et puis j'ai vu que les gens parlaient, &#233;crivaient, et Alberto Granado&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alberto Granado a effectu&#233; le premier voyage &#224; travers l'Am&#233;rique du Sud (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; m'a dit : &#171; Il faut que tu &#233;crives ! &#187;, alors je me suis d&#233;cid&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des anecdotes et des d&#233;tails tr&#232;s bien retranscrits, le livre permet de comprendre un peu mieux la construction du personnage du &lt;i&gt;Che&lt;/i&gt;, bien plus complexe que le r&#233;volutionnaire romantique popularis&#233; par la photographie d'Alberto Korda. &#171; &lt;i&gt;Je l'ai vu grandir. C'&#233;tait un homme intelligent, cultiv&#233;, sportif. Tout ce qu'il faisait, il le faisait bien. D'une certaine mani&#232;re, je savais qu'il pouvait devenir le &lt;i&gt;Che &lt;/i&gt; &lt;/i&gt; &#187; indique Carlos Ferrer. &#171; &lt;i&gt;Lorsque nous sommes partis, je me suis rendu compte qu'il avait emmen&#233; plus de livres que de v&#234;tements. Il lisait Pablo Neruda, Ernest Hemingway&#8230; Ernesto &#233;tait un jeune m&#233;decin id&#233;aliste et dans ses deux voyages, le premier avec Alberto Granado et le second avec moi, il a fait le diagnostic de l'Am&#233;rique. Il ne voulait pas faire du tourisme ou aller &#224; l'aventure mais se forger un esprit r&#233;volutionnaire qui changerait le monde &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 82 ans, Carlos Ferrer ne compte pas en rester l&#224;. Il pr&#233;voit d'&#233;crire un nouveau livre, sur la fin de la vie de son ami le &lt;i&gt;Che&lt;/i&gt; cette fois : &#171; &lt;i&gt;Dans l'ensemble, on sait ce qui s'est pass&#233; &#224; &lt;i&gt;La Higuera&lt;/i&gt; en Bolivie, o&#249; il a &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;, mais certaines choses ont &#233;t&#233; mal racont&#233;es&lt;/i&gt; &#187; pr&#233;cise-t-il. Carlos Ferrer voyagera &#224; Cuba le mois prochain pour entamer ses recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Carlos-Calica-Ferrer-Mon-ami-le-Che-a-fait-le-diagnostic-de-l&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, 12 mars 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Titre original en espagnol : &lt;i&gt;De Ernesto al Che&lt;/i&gt;, Marea Editorial.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alberto Granado a effectu&#233; le premier voyage &#224; travers l'Am&#233;rique du Sud avec Ernesto Guevara. Il est d&#233;c&#233;d&#233; le 5 mars 2011 &#224; Cuba &#224; l'&#226;ge de 88 ans.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pol&#233;mique autour des momies des enfants kollas du volcan Llullaillaco</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Polemique-autour-des-momies-des-enfants-kollas-du-volcan-Llullaillaco</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Polemique-autour-des-momies-des-enfants-kollas-du-volcan-Llullaillaco</guid>
		<dc:date>2011-02-05T18:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Simoncini</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1999, une &#233;quipe internationale d'arch&#233;ologues d&#233;couvrait en Argentine, au sommet du volcan Llullaillaco (6739m), trois momies incas dans un &#233;tat de conservation exceptionnel. Depuis, l'exploitation de cette d&#233;couverte ne cesse de susciter la pol&#233;mique notamment aupr&#232;s des communaut&#233;s indig&#232;nes. &lt;br class='autobr' /&gt; Cheveux, sourcils, dents, peau, organes, il ne manque presque rien &#224; ces trois enfants que l'on croirait d&#233;c&#233;d&#233;s hier. Ag&#233;s respectivement de 6,7 et 15 ans, La Ni&#241;a del Rayo, El Ni&#241;o et La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Frere-Indigene" rel="directory"&gt;Fr&#232;re Indig&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1999, une &#233;quipe internationale d'arch&#233;ologues d&#233;couvrait en Argentine, au sommet du volcan Llullaillaco (6739m), trois momies incas dans un &#233;tat de conservation exceptionnel. Depuis, l'exploitation de cette d&#233;couverte ne cesse de susciter la pol&#233;mique notamment aupr&#232;s des communaut&#233;s indig&#232;nes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cheveux, sourcils, dents, peau, organes, il ne manque presque rien &#224; ces trois enfants que l'on croirait d&#233;c&#233;d&#233;s hier. Ag&#233;s respectivement de 6,7 et 15 ans, &lt;i&gt;La Ni&#241;a del Rayo&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;El Ni&#241;o&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Doncella&lt;/i&gt; sont les momies les mieux conserv&#233;es au monde. Et c'est au Mus&#233;e arch&#233;ologique de haute-montagne (MAAM) de Salta en Argentine qu'elles sont pr&#233;serv&#233;es avec la plus grande pr&#233;caution dans des caissons sp&#233;cialement con&#231;us sur mesure pour &#233;viter leur d&#233;gradation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au temps de l'Empire Inca&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1532, date &#224; laquelle les conquistadores espagnols men&#233;s par Francisco Pizarro captur&#232;rent l'empereur Atahualpa, l'Empire Inca s'&#233;tendait tout le long de la Cordill&#232;re des Andes, de la Colombie au Chili, en passant par l'Equateur, le P&#233;rou, la Bolivie et l'Argentine, avec pour centre et capitale Cuzco. L'empire &#233;tait divis&#233; en 4 grandes r&#233;gions : le Chinchaysuyu, l'Antisuyu, le Cuntisuyu et le Collasuyu qui englobait une grande partie du nord-ouest et centre-ouest de l'actuel territoire argentin. Les Incas fonctionnaient selon un syst&#232;me unificateur bas&#233; sur un strict contr&#244;le des ressources, une agriculture avanc&#233;e, une hi&#233;rarchisation des classes sociales et le paiement de tributs au chef supr&#234;me, le Sapa Inca. Tr&#232;s organis&#233;s, les Incas s'appuyaient sur la langue Quechua qu'ils avaient impos&#233;e et sur un immense r&#233;seau routier. A l'occasion de certaines c&#233;r&#233;monies telles que la Capacocha, des sacrifices avaient lieu. Dans le cas des enfants du Llullaillaco, il n'y a pourtant pas de signes de violence. &#171; Les enfants n'ont pas &#233;t&#233; bless&#233;s ; ils ont &#233;t&#233; saoul&#233;s &#224; la chicha (alcool de ma&#239;s) puis d&#233;pos&#233;s dans un trou dans la terre, &#224; c&#244;t&#233; d'un important &lt;i&gt;ajuar&lt;/i&gt; (v&#234;tements, statuettes&#8230;) &#187; explique la directrice du MAAM, Gabriela Recagno. &#171; Selon la croyance, les enfants ne mourraient pas : ils retrouvaient leurs anc&#234;tres, ils devenaient des dieux et veillaient sur les villages environnants depuis le haut des montagnes. Un excellent moyen pour l'Inca de maintenir son autorit&#233; dans les provinces &#233;loign&#233;s de la capitale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des arch&#233;ologues ou des pilleurs de tombes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sommet du Llullaillaco, deuxi&#232;me plus haut volcan actif au monde, le Club Andin Chilien note d&#233;j&#224; en 1952 la pr&#233;sence de ruines arch&#233;ologiques lorsqu'il r&#233;alise sa premi&#232;re ascension sportive. Plusieurs exp&#233;ditions arch&#233;ologiques sont ensuite men&#233;es mais c'est John Reinhard qui &#233;tudie le plus en d&#233;tail les sites et publie les r&#233;sultats dans diverses revues scientifiques. En 1999, avec l'appui financier de la &lt;i&gt;National Geographic Society&lt;/i&gt;, il organise l'exp&#233;dition qui m&#232;nera &#224; la d&#233;couverte des momies. Une exp&#233;dition dont le but n'&#233;tait pas connu de tout le monde au sein de l'&#233;quipe d'arch&#233;ologues. Dans une entrevue accord&#233;e &#224; la revue argentine &lt;i&gt;La Pulseada&lt;/i&gt;, Antonio Mercado, qui fut invit&#233; &#224; rejoindre le groupe, soutient que le projet initial consistait &#224; v&#233;rifier si diff&#233;rents sites situ&#233;s sur des montagnes de plus de 6000m pr&#233;sentaient des traces de pillage, et d'effectuer en cons&#233;quence des actions de sauvetage correspondantes. Apr&#232;s le &lt;i&gt;Qu&#233;huar&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Cha&#241;i&lt;/i&gt;, l'&#233;quipe s'est finalement dirig&#233;e vers le Llullaillaco. &#171; C'est un sommet &#233;lev&#233;, inaccessible ; avant m&#234;me de commencer &#224; marcher, je m'&#233;tais rendu compte que l&#224;-haut personne n'avait rien touch&#233; &#187; indique Antonio Mercado. &#171; Des gens &#233;taient d&#233;j&#224; arriv&#233;s jusqu'au sommet, des alpinistes, mais personne n'avait creus&#233;. Lorsque nous sommes arriv&#233;s &#224; notre tour, avec deux autres coll&#232;gues, nous pensions que nous n'allions rien faire &#187;. Pourtant, John Reinhard avait d'autres id&#233;es en t&#234;te. Avec une certaine pression sur les &#233;paules, l'anthropologue voulait des r&#233;sultats. Jusqu'&#224; inventer des preuves ? &#171; Il a trouv&#233; la preuve, tendancieuse, de pillage dans le cimeti&#232;re et il est mont&#233; &#187;. Il a dit : &#171; On va creuser &#187; et c'est l&#224; que la dispute a &#233;clat&#233; &#187;. Le groupe s'est scind&#233; en deux, avec d'un c&#244;t&#233;, ceux qui creusaient et de l'autre ceux qui ne voulaient pas &#234;tre impliqu&#233;s. &#171; Ils ne pouvaient pas rentrer les mains vides. Imaginez : l'exp&#233;dition arch&#233;ologique la plus haute du monde et les cam&#233;ras du &lt;i&gt;National Geographic&lt;/i&gt; qui filmaient le tout... &#187; continue Mercado. Christian Vitry, qui travaille aujourd'hui avec le MAAM, explique lui aussi ne pas avoir voulu prendre part &#224; cette affaire : &#171; On ne connaissait pas bien le projet. Nous sommes mont&#233;s jusqu'au camp de base et lorsque nous avons appris ce qu'ils voulaient faire, nous avons d&#233;cid&#233; de redescendre, apr&#232;s une temp&#234;te qui a dur&#233; quatre jours &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une situation in&#233;dite et une gestion... inappropri&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les momies extirp&#233;es du cimeti&#232;re, l'&#233;quipe restante a entrepris de les transporter dans des caissons r&#233;frig&#233;r&#233;s jusqu'&#224; Salta, pour les maintenir &#224; bonne temp&#233;rature (-20&#176;C) et pour &#233;viter qu'elles se d&#233;t&#233;riorent. Une fois arriv&#233;es, les momies ont &#233;t&#233; soumises &#224; des examens pouss&#233;s (pr&#233;l&#232;vements...), puis la question de la conservation s'est pos&#233;e : &#171; Lorsque nous avons voulu trouver un &#233;quipement permettant leur conservation, nous nous sommes rendus compte qu'il s'agissait d'un cas compl&#232;tement unique. Nous avons voyag&#233; &#224; New York pour acheter du mat&#233;riel ; rien n'existait. Il a fallu tout cr&#233;er et de 1999 &#224; 2005, les momies ont &#233;t&#233; entrepos&#233;es dans la chambre froide de l'Universit&#233; Catholique de Salta &#187; explique Mario Bernarski, ing&#233;nieur au MAAM. &#171; De 2005 &#224; 2007, nous avons construit un &#233;quipement complexe permettant d'h&#233;berger les momies (contr&#244;le de l'oxyg&#232;ne, de l'azote, de la lumi&#232;re, de l'humidit&#233;). Pendant 6 ans, nous n'avons pas eu acc&#232;s aux corps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une gestion catastrophique qui a eu de graves cons&#233;quences. Sous la direction de Constanza Ceruti, les momies ont subi des d&#233;g&#226;ts importants, &#224; cause du stockage inadapt&#233; et des pr&#233;l&#232;vements. &#171; C'est seulement en 2010 que les momies se sont stabilis&#233;es, apr&#232;s des ann&#233;es pass&#233;es dans le &lt;i&gt;freezer&lt;/i&gt;. Aujourd'hui encore elles se d&#233;t&#233;riorent. Celui qui dit le contraire ment. Nous ne faisons que ralentir le processus &#187; poursuit Mario Bernarski.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MAAM, qui abrite les enfants du volcan, a &#233;t&#233; ouvert en 2004 par le gouvernement de la province de Salta et dispose de fonds propres. Avec pr&#232;s de 3000 visiteurs par jour, il est assur&#233;ment le mus&#233;e le plus visit&#233; d'Am&#233;rique du Sud. Au Secr&#233;tariat des peuples indig&#232;nes de Salta, on admet que les avis sont partag&#233;s. Son directeur, Augustin Fernandez, signale que le mus&#233;e permet la promotion de la culture indig&#232;ne mais que &#171; les Kollas sont en d&#233;saccord avec l'exposition des momies. Ils ont le sentiment qu'un lieu sacr&#233; a &#233;t&#233; profan&#233;. Le probl&#232;me, c'est qu'il n'existe pas de posture institutionnelle g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la communaut&#233;. Chacun &#233;met un avis personnel et cela n'a pas de poids &#187;. Le cacique de la communaut&#233; Kollas Unidos, Miguel Siares, r&#233;clame depuis le d&#233;but que les corps des enfants soient restitu&#233;s &#224; la communaut&#233; indig&#232;ne. Dans un entretien au journal le &lt;i&gt;Nuevo Diaro de Salta&lt;/i&gt;, il s'explique : &#171; les enfants &#233;taient vivants et sont morts au moment o&#249; on a r&#233;alis&#233; l'excavation. Il s'agit d'une profanation, parce que cette s&#233;pulture a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par nos anc&#234;tres il y a plus de 500 ans. Les enfants font partie de notre patrimoine culturel, et pour cela ils devraient &#234;tre respect&#233;s et prot&#233;g&#233;s. &#187;. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les milieux de l'anthropologie et de l'arch&#233;ologie adoptent depuis plusieurs ann&#233;es une position &#224; l'encontre de l'exposition de restes humains et leur restitution aux peuples d'origine. Pourtant, remettre les momies dans leurs tombes respectives au sommet du Llullaillaco serait risqu&#233; ; les collectionneurs priv&#233;s peu scrupuleux sauteraient sur l'occasion. &#171; La pol&#233;mique a toujours &#233;t&#233; de savoir si le fait de descendre les momies &#233;tait correct ou non. Nous essayons aujourd'hui de maintenir de bonnes relations avec les peuples indig&#232;nes en relation avec le Llullaillaco et au mus&#233;e nous les faisons participer, &#224; l'occasion du carnaval par exemple &#187; indique Gabriela Recagno, la directrice du mus&#233;e. Une participation plus qu'insuffisante pour d'autres membres des communaut&#233;s indig&#232;nes, moins exigeants que Miguel Siares, qui r&#233;clament seulement une contribution financi&#232;re : l'argent g&#233;n&#233;r&#233; par la pr&#233;sentation des momies retombe dans les caisses de l'&#233;tat provincial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle pol&#233;mique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pol&#233;mique au sujet des momies du Llullaillaco a r&#233;cemment &#233;t&#233; remise au go&#251;t du jour par Cristina Fern&#225;ndez lors d'un voyage &#224; Washington. Dans une discussion au sujet de l'exposition commune sur la Route des Incas au &lt;i&gt;Smithsonian Museum&lt;/i&gt; en 2013, la Pr&#233;sidente de la Nation a sugg&#233;r&#233; d'inclure les momies. &#171; &lt;i&gt;La Doncella, La Ni&#241;a del Rayo&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;El Var&#243;n&lt;/i&gt;, &#226;g&#233;s de 500 ans, parlent aussi d'une culture qui a impr&#233;gn&#233; toute l'histoire pr&#233;colombienne et qui impr&#232;gne encore la culture actuelle de tous nos peuples dans le nord de nos provinces &#187; a-t-elle dit. Ces d&#233;clarations ont surpris les premiers concern&#233;s, &#224; savoir les peuples indig&#232;nes, qui n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; r&#233;it&#233;rer leur opposition &#224; l'exhibition des corps. Des porte-paroles du Minist&#232;re du Tourisme se sont eux aussi manifest&#233;s : &#171; m&#234;me s'il existe une technologie permettant de sortir les momies de Salta, nous pr&#233;f&#233;rons que les gens viennent les voir et les conna&#238;tre dans notre province, qui est leur milieu d'origine, o&#249; elles sont prot&#233;g&#233;es et o&#249; les visiteurs pourraient en plus palper la culture inca &#187;. Le conseiller de l'Association des Communaut&#233;s Indig&#232;nes, Milagro Dom&#237;nguez, consid&#232;re que la possibilit&#233; d'une exposition aux Etats-Unis est &#171; une autre violation de nos cultures ancestrales comme celle qu'a d&#233;j&#224; commis la province (en descendants les momies du volcan, NDLR) &#187;. Il a par ailleurs signal&#233; &#171; le malaise que nous ressentons lorsque nous voyons nos enfants exhib&#233;s dans une vitrine, comme quelque chose de pittoresque ou de diff&#233;rent. S'ils ne respectent pas maintenant nos fr&#232;res vivants, on peut encore moins esp&#233;rer qu'ils respectent nos morts &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Christian Vitry, lui, s'est engag&#233; apr&#232;s l'affaire en 1999 pour qu'on ne sorte plus de corps : &#171; Il existe un accord tacite dans la province de Salta pour qu'on ne r&#233;alise plus d'excavations de ce type. D'une part parce que 20 corps de plus ne changeront rien &#224; la science et d'autre part parce qu'il faut respecter le souhait des peuples indig&#232;nes &#187;. Il ne s'agit l&#224; que d'une parole d'honneur et elle ne concerne que la province de Salta. Au P&#233;rou et dans d'autres pays, on continue &#224; descendre des momies des montagnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;MAAM, La Pulseada, El Intransigente, El Nuevo Diario&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;. Paris, le 8 f&#233;vrier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Simoncini&lt;/strong&gt;. F&#233;vrier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Ile de P&#226;ques:les Rapa Nui revendiquent leurs terres face au Chili</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Simoncini</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#238;le de P&#226;ques, connue du monde entier pour ses statues monolithiques, est depuis plusieurs mois le th&#233;&#226;tre d'affrontements entre les autorit&#233;s chiliennes et la population indig&#232;ne des Rapa Nui. Ces derniers estiment que l'Etat chilien les a d&#233;poss&#233;d&#233;s de leurs terres ancestrales. &lt;br class='autobr' /&gt; Les Rapa Nui menacent de prendre leur ind&#233;pendance et de d&#233;poser un recours devant la Cour internationale de justice de La Haye contre l'Etat chilien. A l'origine du conflit, un trait&#233; sign&#233; le 9 septembre 1888 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Frere-Indigene" rel="directory"&gt;Fr&#232;re Indig&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#238;le de P&#226;ques, connue du monde entier pour ses statues monolithiques, est depuis plusieurs mois le th&#233;&#226;tre d'affrontements entre les autorit&#233;s chiliennes et la population indig&#232;ne des Rapa Nui. Ces derniers estiment que l'Etat chilien les a d&#233;poss&#233;d&#233;s de leurs terres ancestrales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Rapa Nui menacent de prendre leur ind&#233;pendance et de d&#233;poser un recours devant la Cour internationale de justice de La Haye contre l'Etat chilien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; A l'origine du conflit, un trait&#233; sign&#233; le 9 septembre 1888 par les natifs de l'&#238;le et le Chili, r&#233;dig&#233; en deux exemplaires, l'un en espagnol et l'autre en tahitien et rapa nui. Le texte en espagnol parle de cession de terres au Chili. Le texte en rapa nui n'en parle pas. Aujourd'hui, l'Etat chilien dispose de plus de 90% de l'&#238;le aux 900 Moais, class&#233;s au Patrimoine mondial de l'UNESCO.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Exploitation ill&#233;gale des terres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 27 juillet 2010, les Rapa Nui, ont commenc&#233; &#224; occuper plusieurs installations de l'administration chilienne pour protester contre l'occupation et l'exploitation ill&#233;gale de leurs terres. Pourquoi &#224; cette p&#233;riode pr&#233;cis&#233;ment ? Parce que le gouverneur de l'&#238;le, Pedro Edmunds Paoa, r&#233;cemment nomm&#233; par le Chili, faisait apparemment partie d'un groupe d'investisseurs qui avait l'intention d'acqu&#233;rir les terrains sur lesquels sont construits les &#233;difices publics afin de les privatiser. Pedro Edmunds Paoa a finalement remis sa d&#233;mission le 10 ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un m&#234;me temps, le pr&#233;sident du Parlement Rapa Nui, Leviante Araki Araki, a pr&#233;venu que si le gouvernement chilien n'acc&#233;dait pas &#224; leurs requ&#234;tes, les Rapa Nui se rattacheraient &#224; la Polyn&#233;sie. &#034;Nous avons d&#233;j&#224; sign&#233; un trait&#233; avec l'Union Polyn&#233;sienne. Nous nous tournons vers eux parce que le gouvernement en vigueur n'a pas rempli ses obligations envers les Rapa Nui&#034; a indiqu&#233; le leader de l'&#238;le de 163 km&#178;, situ&#233;e &#224; 3500 km du Chili. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En plus de r&#233;cup&#233;rer leurs terres, les Rapa Nui, un peu moins de 1500 personnes, voudraient freiner le tourisme, contr&#244;ler l'immigration et obtenir un investissement plus cons&#233;quent dans la sant&#233;, l'&#233;ducation et le commerce.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Absence de dialogue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La situation a brutalement empir&#233; le 3 d&#233;cembre 2010, lorsque le Chili a envoy&#233; d'importantes forces polici&#232;res pour d&#233;loger une trentaine de manifestants occupant un b&#226;timent administratif qui doit &#234;tre transform&#233; prochainement en h&#244;tel de grand luxe par des investisseurs chiliens et am&#233;ricains. Six Pascuans ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s et 33 personnes ont &#233;t&#233; bless&#233;es. &#034;Ce qui s'est pass&#233; ce vendredi est une violation des droits de l'Homme&#034; a signal&#233; &#224; la radio Cooperativa Mario Tuki, membre du Parlement Rapa Nui. Les policiers, eux, affirment avoir ripost&#233; apr&#232;s avoir re&#231;u des cocktails Molotov et des coups de b&#226;ton et de machette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Tout ceci est la faute du gouvernement, qui ne souhaite pas r&#233;soudre les probl&#232;mes en dialoguant directement avec les familles. C'est un conflit entre le peuple Rapa Nui et l'Etat du Chili&#034; a expliqu&#233; Muta Hey Tuki, porte-parole du clan Tuko Tuki.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le pr&#233;sident du Chili, Sebasti&#225;n Pi&#241;era, a quant &#224; lui assur&#233; qu'il esp&#233;rait que la situation se d&#233;bloque pacifiquement : &#034;nous sommes pleinement conscients du fait que l'Ile de P&#226;ques fait partie du Chili (...), nous devons respecter, prot&#233;ger et pr&#233;server cette culture parce que c'est une partie fondamentale de la culture du Chili.&#034; Cependant, il a aussi pr&#233;venu que le gouvernement doit remplir ses fonctions : &#034;Nous devons maintenir l'ordre public ; quand un tribunal de la R&#233;publique ordonne une expulsion, le gouvernement doit fournir les moyens qui permettent de prot&#233;ger la s&#233;curit&#233; des citoyens, particuli&#232;rement lorsque la demande provient la plus grande majorit&#233; des habitants de l'Ile de P&#226;ques.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Violation des droits de l'homme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 29 d&#233;cembre, un autre affrontement a eu lieu au cours de l'expulsion de manifestants de la place principale de la seule ville de l'&#238;le, Hanga Roa. 9 personnes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es et plusieurs autres ont &#233;t&#233; bless&#233;es. Cet &#233;v&#233;nement survient apr&#232;s la fin du d&#233;lai de 60 jours annonc&#233; par le Ministre de l'Int&#233;rieur, Rodrigo Hinzpeter, pour r&#233;soudre le conflit. Quelques terrains avaient &#233;t&#233; rendus et d'autres &#233;taient en cours de restitution. Le gouvernement avait ensuite demand&#233; un d&#233;lai suppl&#233;mentaire de trois mois et avait d&#233;p&#234;ch&#233; plus de 200 soldats sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les Pascuans ont lanc&#233; un appel de d&#233;tresse et r&#233;clament l'intervention de plusieurs pays polyn&#233;siens, europ&#233;ens et am&#233;ricains et d'institutions internationales telles que la Croix Rouge ou la Commission interam&#233;ricaine sur les Droits de l'Homme pour faire pression sur l'Etat chilien et l'obliger &#224; adopter un comportement civilis&#233; respectueux des Droits de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#169; Nicolas Simoncini&lt;/strong&gt;. Janvier 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources : &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La Naci&#243;n, La Tercera, El Mercurio, Rapa Nui, El Ciudadano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Ile-de-Paques-les-Rapa-Nui-revendiquent-leurs-terres-face-au&amp;var_mode=calcul&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;, 6 janvier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L80xH15/80x15-d9728e26-dd5e3.png?1711643473' width='80' height='15' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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