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	<title>El Correo</title>
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		<title>La priorit&#233; du capital sur le travail et la nature : nouvelle interpr&#233;tation de la crise actuelle.</title>
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		<dc:date>2011-01-03T21:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Orlando Caputo Leiva </dc:creator>



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&lt;p&gt;I. SYNTHESE DE L'INTERPRETATION DIFFERENTE &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte est la suite des documents &#171; La crise immobili&#232;re aux Etats-Unis. L'&#233;ventuelle septi&#232;me crise cyclique de l'&#233;conomie mondiale &#187; (&#171; La Crisis Inmobiliaria en Estados Unidos. La Eventual S&#233;ptima Crisis C&#237;clica de la Econom&#237;a Mundial &#187;), Caputo, 2008 [Voir document Pdf. en espagnol dans la version esp de cet article] et &#171; La crise actuelle de l'&#233;conomie mondiale. Une nouvelle interpr&#233;tation th&#233;orique et historique &#187; (&#171; La crisis actual de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;I. SYNTHESE DE L'INTERPRETATION DIFFERENTE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est la suite des documents &lt;i&gt;&#171; La crise immobili&#232;re aux Etats-Unis. L'&#233;ventuelle septi&#232;me crise cyclique de l'&#233;conomie mondiale &#187;&lt;/i&gt; (&#171; &lt;i&gt;La Crisis Inmobiliaria en Estados Unidos. La Eventual S&#233;ptima Crisis C&#237;clica de la Econom&#237;a Mundial&lt;/i&gt; &#187;), Caputo, 2008 [Voir document Pdf. en espagnol dans la version esp de cet article] et &lt;i&gt;&#171; La crise actuelle de l'&#233;conomie mondiale. Une nouvelle interpr&#233;tation th&#233;orique et historique &#187;&lt;/i&gt; (&#171; &lt;i&gt;La crisis actual de la econom&#237;a mundial. Una nueva interpretaci&#243;n te&#243;rica e hist&#243;rica&lt;/i&gt; &#187;), Caputo, 2009 [Voir document Pdf. en espagnol dans la version esp de cet article]. Sur la base de ces deux documents et l'&#233;volution de la crise, nous pr&#233;sentons une synth&#232;se de notre interpr&#233;tation. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Les profits importants enregistr&#233;s par les soci&#233;t&#233;s non financi&#232;res font de celles-ci les bailleurs de fonds du syst&#232;me financier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Dans notre interpr&#233;tation th&#233;orique et historique -diff&#233;rente et oppos&#233;e &#224; la simple caract&#233;risation de crise financi&#232;re-, nous sommes partis du constat selon lequel, &#224; l'&#233;chelle mondiale, les profits et le taux de profits des grandes multinationales productrices de biens et services ont augment&#233; &#224; partir de la moiti&#233; des ann&#233;es 1980, et sont rest&#233;s &#233;lev&#233;s durant les derni&#232;res ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; le d&#233;but de l'actuelle crise mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Une des caract&#233;ristiques fondamentales de cette crise est qu'elle survient &#224; un moment o&#249;, globalement, les grandes entreprises productrices de biens et services enregistrent des profits et des taux de profits &#233;lev&#233;s. Les profits augmentent consid&#233;rablement, accaparant une partie des salaires des travailleurs ainsi que des revenus des ressources naturelles des Etats et autres propri&#233;taires, et une partie des profits des petites et moyennes entreprises. A l'&#233;chelle des pays, des r&#233;gions et au niveau mondial, se produit une redistribution r&#233;gressive de la production et du revenu en faveur des grandes entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Ces profits &#233;lev&#233;s ont fait de ces entreprises les bailleurs de fonds du syst&#232;me financier (Caputo, 2007). Leurs investissements, rachats d'entreprises et autres fusions ont &#233;t&#233; financ&#233;s en grande partie avec leurs capitaux propres, provenant des importants profits g&#233;n&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; Les entreprises productrices de biens et services n'ont plus repr&#233;sent&#233; un secteur significatif pour les investissements du secteur financier. Le capital productif s'&#233;mancipe relativement du capital financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; Les fonds importants accumul&#233;s par le secteur financier, qui incluent les investissements financiers subventionn&#233;s par une partie des profits des entreprises, en plus d'autres fonds, ont &#233;t&#233; plac&#233;s dans les entreprises technologiques, provocant ensuite la crise de l'internet puis la crise &#233;conomique mondiale de 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6.&lt;/strong&gt; Au cours de la d&#233;cennie actuelle, s'ajoutent aux profits importants des entreprises productrices de biens et services, les fonds souverains et les r&#233;serves internationales croissantes qui proviennent aussi de l'&#233;conomie r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7.&lt;/strong&gt; Afin de surpasser la crise de 2001, ces importants fonds financiers g&#233;n&#233;r&#233;s dans l'&#233;conomie r&#233;elle ont &#233;t&#233; investis dans le logement, et accompagn&#233;s de cr&#233;dits hypoth&#233;caires massifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8.&lt;/strong&gt; Le FMI a qualifi&#233; les derni&#232;res crises de crises financi&#232;res, mettant en avant l'importance de la production et de la distribution &#224; l'&#233;chelle mondiale, afin d'occulter l'augmentation des b&#233;n&#233;fices ainsi que la diminution des revenus des ressources naturelles et des r&#233;mun&#233;rations des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9.&lt;/strong&gt; Le qualificatif de crise financi&#232;re est pleinement assum&#233;e par l' &#171; &lt;i&gt;acad&#233;mie&lt;/i&gt; &#187;, ainsi que par les autres institutions internationales et par les m&#233;dias, y compris par une partie significative de la pens&#233;e critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.&lt;/strong&gt; D'autres expliquent cette crise par le biais d'interpr&#233;tations g&#233;n&#233;rales, crise du capitalisme, crise de soci&#233;t&#233;, et incluent dans celles-ci les crises alimentaires, les crises &#233;nerg&#233;tiques, le r&#233;chauffement de la plan&#232;te, etc. Pour nous il est n&#233;cessaire de faire une analyse concr&#232;te de la r&#233;alit&#233; perceptible de cette crise plut&#244;t que de r&#233;futer ces analyses effectives avec des formulations g&#233;n&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11.&lt;/strong&gt; Une interpr&#233;tation concr&#232;te de la crise actuelle, &#224; la diff&#233;rence des analyses g&#233;n&#233;rales qui la d&#233;finissent par exemple comme une crise financi&#232;re -ou encore comme une crise soci&#233;tale - pourrait permettre de relancer l'&#233;conomie et la capacit&#233; de lutte des travailleurs et des mouvements sociaux dans les diff&#233;rents pays, afin de faire valoir leurs int&#233;r&#234;ts imm&#233;diats : emploi, r&#233;mun&#233;ration, droit au Fond de Pension, retour de la souverainet&#233; sur les ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12.&lt;/strong&gt; De plus cela permet de mieux comprendre les autres manifestations de la crise du capitalisme. Par exemple, cette interpr&#233;tation est intimement li&#233;e et explique, en grande partie, le r&#233;chauffement de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B. Les profits importants des entreprises multinationales proviennent d'une redistribution r&#233;gressive de la production et du revenu au niveau mondial&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.&lt;/strong&gt; Les profits &#233;lev&#233;s des grandes multinationales productrices de biens et services sont le r&#233;sultat de la mondialisation de l'&#233;conomie durant les derni&#232;res d&#233;cennies, et de sa base th&#233;orique : le n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Avec la mondialisation et le n&#233;olib&#233;ralisme les &#233;conomies se sont ouvertes &#224; la libre circulation des marchandises et plus pr&#233;cis&#233;ment du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Avec le soutien des Etats se g&#233;n&#233;ralisent le libre fonctionnement du march&#233; du travail et les lois sur la flexibilit&#233; du travail tr&#232;s favorables aux entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; Il se produit globalement une forte diminution de la participation des salaires dans la production &#224; l'&#233;chelle des pays, des r&#233;gions et dans le Produit Mondial. Simultan&#233;ment la part des profits dans la production augmente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; Avec la mondialisation et le n&#233;olib&#233;ralisme la privatisation des ressources naturelles prend de l'ampleur dans de nombreux pays. La participation des revenus des ressources naturelles d&#233;pendant des propri&#233;taires initiaux -revenus que s'approprient de plus en plus les grandes multinationales- diminue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6.&lt;/strong&gt; L'importante augmentation des profits &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire et leur participation dans la production au niveau mondial sont rendues possibles gr&#226;ce aux deux sources principales suivantes : les sommes pr&#233;lev&#233;es sur les salaires des travailleurs et sur une partie des revenus des ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7.&lt;/strong&gt; La mondialisation de l'&#233;conomie a &#233;t&#233; une r&#233;ponse au faible niveau des profits et du taux de profits durant les ann&#233;es 1970 jusqu'&#224; la moiti&#233; des ann&#233;es 1980. A partir de l&#224;, les profits et le taux de profits commencent &#224; augmenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C. Croissance importante de la production mondiale et limitation de la consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.&lt;/strong&gt; L'importante augmentation de la production mondiale et les niveaux &#233;lev&#233;s de concurrence ont amplifi&#233; la surproduction mondiale des produits industriels, particuli&#232;rement des produits de haute technologie, et ont aussi aggrav&#233; la sous-production, surtout des m&#233;taux et des produits &#233;nerg&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Les profits importants ont commenc&#233; &#224; &#234;tre affect&#233;s par la diminution des prix des produits industriels et par l'augmentation des co&#251;ts durant les derni&#232;res ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant la crise actuelle. Cependant, les profits et les taux de profits malgr&#233; leur diminution ont continu&#233; d'&#234;tre &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; La globalisation s'est accompagn&#233;e d'une forte augmentation de la production mondiale, qui, ajout&#233;e &#224; la surproduction, engendre simultan&#233;ment une limitation des capacit&#233;s de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. D&#233;veloppement du cr&#233;dit, reproduction &#233;conomique et crise immobili&#232;re&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Les limitations des capacit&#233;s de consommation ont &#233;t&#233; momentan&#233;ment surpass&#233;es gr&#226;ce &#224; l'important d&#233;veloppement du syst&#232;me de cr&#233;dit et &#224; un endettement g&#233;n&#233;ralis&#233; cons&#233;quent, qui ont permis le fonctionnement de l'&#233;conomie mondiale durant les derni&#232;res d&#233;cennies avant la crise actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Aux Etats-Unis le d&#233;veloppement important du secteur immobilier, ajout&#233; &#224; l'augmentation des d&#233;penses militaires et &#224; la croissance de la consommation -appuy&#233;e sur la forte expansion du cr&#233;dit et la diminution des imp&#244;ts-, a permis de surpasser la crise des d&#233;buts de cette d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; La bulle immobili&#232;re a &#233;t&#233; engendr&#233;e par des taux d'int&#233;r&#234;ts faibles associ&#233;s &#224; des cr&#233;dits &#224; haut risque. Cette bulle immobili&#232;re et pas seulement financi&#232;re, a atteint son point culminant lors de son &#233;clatement car la construction r&#233;sidentielle est un des secteurs r&#233;els les plus importants de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; L'expansion des projets immobiliers et l'augmentation des cr&#233;dits hypoth&#233;caires se sont d&#233;velopp&#233;es dans de nombreux pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;II. LES PROFITS DES ENTREPRISES ETATSUNIENNES, AUX ETATS-UNIS ET DANS LE MONDE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous pr&#233;senterons ensuite le fondement de notre interpr&#233;tation, analysant dans cette seconde partie les profits &#224; l'&#233;chelle mondiale, et le taux de profits dans une troisi&#232;me partie, utilisant les informations statistiques que nous poss&#233;dons concernant l'&#233;conomie des Etats-Unis. Ces donn&#233;es compl&#232;tent l'information pr&#233;sent&#233;e dans les travaux cit&#233;s pr&#233;c&#233;demment sur la diminution de la participation des r&#233;mun&#233;rations des travailleurs et l'augmentation de la participation des profits dans le Produit en Am&#233;rique Latine, en Europe et aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Les profits des Etats-Unis dans le monde&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
(aux Etats-Unis et des entreprises &#233;tasuniennes dans d'autres pays du monde)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; A partir de 1965 et jusqu'&#224; la moiti&#233; des ann&#233;es 1980 (vingt ans) les profits globaux des Etats-Unis (aux Etats-Unis et &#224; l'ext&#233;rieur) ont relativement stagn&#233;. En moyenne, sur vingt ans, les profits globaux en termes de dollars constants se sont maintenus &#224; des niveaux &#224; peine sup&#233;rieurs &#224; 400 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Cette stagnation relative des profits a une signification plus importante si l'on tient compte du fait que la production, les populations et d'autres indicateurs augmentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; A partir de la moiti&#233; des ann&#233;es 1980 co&#239;ncidant avec la mondialisation de l'&#233;conomie, les profits des Etats-Unis connaissent alors une augmentation extraordinaire. La mondialisation de l'&#233;conomie et l'expansion plan&#233;taire du n&#233;olib&#233;ralisme ont chang&#233; le panorama et le dynamisme du capitalisme. Aux Etats-Unis, les profits augmentent de 400 milliards environ &#224; plus de 1000 milliards de dollars &#224; la fin des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; Pendant la crise de 2001 ils diminuent mais se maintiennent &#224; des niveaux &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; Durant la crise actuelle, les profits diminuent toujours plus et de mani&#232;re plus rapide qu'au d&#233;but de cette d&#233;cennie. Cependant, ils se maintiennent &#224; des niveaux &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B. La croissance des profits des entreprises &#233;tasuniennes dans les autres pays. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les profits globaux aux Etats-Unis augmentent aussi &#224; partir de la moiti&#233; des ann&#233;es 1980. Mais les profits des entreprises &#233;tasuniennes &#224; l'ext&#233;rieur augmentent beaucoup plus vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Cette croissance est impressionnante &#224; partir du d&#233;but des ann&#233;es 1990, qui correspondent &#224; la d&#233;cennie durant laquelle la mondialisation de l'&#233;conomie se consolide, et la croissance est m&#234;me meilleure apr&#232;s la crise de d&#233;but 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Durant les ann&#233;es 1980, les profits des entreprises &#233;tasuniennes &#224; l'&#233;tranger ont tourn&#233; autour de 50 milliards de dollars. Durant les ann&#233;es 1990 ils augmentent en moyenne &#224; 100 milliards de dollars. En 2007 ils d&#233;passent les 500 milliards de dollars, et en 2008 ils sont de pr&#232;s de 550 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Ces profits &#224; l'ext&#233;rieur enregistr&#233;s lors de ces derni&#232;res ann&#233;es, sont tr&#232;s parlants si l'on tient compte du fait que les plans de sauvetage mis en place par les Etats-Unis afin de surmonter cette importante crise ont &#233;t&#233; de l'ordre de 700 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; Cette information confirme l'importance th&#233;orique et m&#233;thodologique de l'approche de l'&#233;conomie mondiale. L'analyse de l'&#233;conomie des Etats-Unis (et des pays d&#233;velopp&#233;s) ne peut s'en tenir &#224; l'analyse interne de l'&#233;conomie &#233;tasunienne. Une telle approche de l'&#233;conomie nationale peut mener &#224; de profondes erreurs d'interpr&#233;tation. Plus pr&#233;cis&#233;ment la situation des Etats-Unis doit &#234;tre analys&#233;e &#224; partir de la participation de ses entreprises &#224; l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; L'existence objective de l'&#233;conomie mondiale ne se manifeste pas seulement dans la structure productive mondiale et la circulation &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire des marchandises, mais aussi au niveau de la reproduction du syst&#232;me &#224; travers les investissements, les profits globaux et les taux de profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C. Proportion des profits enregistr&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur par rapport aux profits globaux des Etats-Unis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Entre 1950 et 1965, les profits des entreprises &#233;tasuniennes &#224; l'&#233;tranger &#233;taient inf&#233;rieurs &#224; 8%. De 1970 &#224; 1995, &#224; l'exception des ann&#233;es 1980, ce pourcentage augmente &#224; hauteur de 11% puis de 20%. Durant les ann&#233;es 2000, 2005 et 2006, ce pourcentage augmente au-del&#224; de 30%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; En 2007 ils augmentent jusqu'&#224; 42,3% et en 2008 les profits des entreprises &#233;tasuniennes &#224; l'&#233;tranger &#233;quivalent &#224; 55,3% des profits des entreprises &#233;tasuniennes aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Cette forte croissance est due au fait que les profits aux Etats-Unis commencent &#224; diminuer avant la crise, et les profits g&#233;n&#233;r&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur continuent d'augmenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; Jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1990, les profits du secteur secondaire (industriel) des Etats-Unis &#233;taient sup&#233;rieurs aux profits des entreprises &#233;tasuniennes &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; A partir du d&#233;but des ann&#233;es 1990 un changement historique s'op&#232;re. Les profits globaux des entreprises &#233;tatsuniennes &#224; l'&#233;tranger sont sup&#233;rieurs aux profits des entreprises &#233;tasuniennes aux Etats-Unis dans le secteur secondaire (secteur industriel). Le secteur secondaire comprend tous les secteurs production de biens durables et non durables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. LES TAUX DE RENTABILITE DES SOCIETES NON FINANCIERES AU SEIN DES ETATS-UNIS &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous utilisons comme taux de rentabilit&#233; les taux de rendements et les taux de profits des soci&#233;t&#233;s non financi&#232;res, provenant de documents sp&#233;cifiques publi&#233;s p&#233;riodiquement par le D&#233;partement du Commerce des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les taux de rendements : &lt;br/&gt;
exc&#233;dents op&#233;rationnels sur le stock net du capital 1960/2008 &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les taux de rendements correspondent aux exc&#233;dents op&#233;rationnels sur le capital fixe. Ces exc&#233;dents op&#233;rationnels sont &#233;quivalents aux ventes moins le co&#251;t du travail et les produits interm&#233;diaires. Ils correspondent aussi &#224; la somme des profits qui restent dans les entreprises plus les int&#233;r&#234;ts nets et les transferts entre entreprises. Le stock net du capital inclut les inventaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6.&lt;/strong&gt; La tendance des taux de rendements montre qu'au cours des derni&#232;res ann&#233;es ils r&#233;cup&#232;rent les niveaux du d&#233;but des ann&#233;es 1970 et m&#234;me du d&#233;but des ann&#233;es 1960, comme on peut l'observer sur les deux graphiques ci-dessous. La tendance concernant les taux de rendements est plus marqu&#233;e apr&#232;s le paiement des taxes. En 2006, ce taux est sup&#233;rieur &#224; celui de 1969 ainsi qu'&#224; celui du d&#233;but des ann&#233;es 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7.&lt;/strong&gt; Les taux moyens de la derni&#232;re d&#233;cennie sont affect&#233;s par la concurrence internationale et la surproduction des produits industriels et de haute technologie ainsi que par la sous-production, plus particuli&#232;rement des produits &#233;nerg&#233;tiques et des m&#233;taux, ce qui signifie une baisse des prix et une augmentation des co&#251;ts affectant la rentabilit&#233;. Cependant, en moyenne, les taux de rendements continuent d'&#234;tre relativement &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8.&lt;/strong&gt; Les entreprises de production -de biens durables ou non durables- enregistrent des taux de rendements plut&#244;t sup&#233;rieurs &#224; ceux des soci&#233;t&#233;s appartenant &#224; l'ensemble du secteur industriel non financier, et celles-ci enregistrent des taux de rendements plus &#233;lev&#233;s que ceux de l'ensemble des soci&#233;t&#233;s non financi&#232;res. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;B. Les taux de profits des soci&#233;t&#233;s non financi&#232;res pendant la p&#233;riode 1960-2005&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux de profits des soci&#233;t&#233;s non financi&#232;res est &#233;gal au profit qui reste dans les entreprises, une fois d&#233;duits du capital les int&#233;r&#234;ts nets et autres transactions. Les taux de profits des sources consult&#233;es correspondent &#224; la p&#233;riode 1965-2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9.&lt;/strong&gt; La tendance des taux de profits des entreprises montre un redressement important, en comparaison &#224; celle du d&#233;but des ann&#233;es 1980, particuli&#232;rement apr&#232;s imp&#244;ts, et jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1990. Apr&#232;s cela ils se retrouvent tr&#232;s affect&#233;s avant et pendant la crise des d&#233;buts de cette d&#233;cennie, et ensuite ces taux de profits augmentent rapidement jusqu'&#224; 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.&lt;/strong&gt; Le taux de profit des soci&#233;t&#233;s non financi&#232;res a &#233;t&#233; favoris&#233; par la diminution du paiement des int&#233;r&#234;ts nets et par une forte baisse des imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11.&lt;/strong&gt; Pendant la majeure partie des ann&#233;es 1960, les int&#233;r&#234;ts nets ont tourn&#233; autour 7,5%, durant les ann&#233;es 1970 ils se rapprochaient des 20%. Durant les ann&#233;es 1980 ils ont &#233;t&#233; sup&#233;rieurs &#224; 25% et en quelques ann&#233;es ils ont d&#233;pass&#233; les 30%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12.&lt;/strong&gt; A partir du d&#233;but des ann&#233;es 1990 les taux d'int&#233;r&#234;ts diminuent de niveaux sup&#233;rieurs &#224; 30% et se rapprochent des 15% &#224; la fin des ann&#233;es 1990. Durant la crise de 2001, ils augmentent pour ensuite retomber soudainement autour des 17% en 2005. Comme les taux d'int&#233;r&#234;ts ont continu&#233; &#224; diminuer, le pourcentage des int&#233;r&#234;ts nets pay&#233;s par les soci&#233;t&#233;s non financi&#232;res a d&#251; continuer de baisser durant les derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.&lt;/strong&gt; L'augmentation des profits des entreprises productrices de biens et services et la diminution des int&#233;r&#234;ts nets constituent des &#233;l&#233;ments fondamentaux qui expliquent l'autonomie relative des entreprises prductrices de biens et des services par rapport au capital financier, en comparaison &#224; la situation de forte d&#233;pendance financi&#232;re des ann&#233;es 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14.&lt;/strong&gt; De plus les imp&#244;ts pay&#233;s par les entreprises ont substantiellement diminu&#233;. Durant les ann&#233;es 1970 le taux d'imposition moyen des entreprises productrices de biens et services &#233;taient approximativement de 45%. Durant la d&#233;cennie actuelle, les imp&#244;ts sur les profits ont diminu&#233; en moyenne &#224; 25%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15.&lt;/strong&gt; C'est-&#224;-dire, en termes de taux, qu'ils ont diminu&#233; d'environ 45%, ou encore que le taux d'imp&#244;ts que payaient ant&#233;rieurement ces entreprises productrices de biens et services &#233;tait sup&#233;rieur &#224; 80% aux taux actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16.&lt;/strong&gt; L'augmentation des profits et du taux de profits, la diminution des int&#233;r&#234;ts nets et du montant des imp&#244;ts, donnent aux entreprises productrices de biens et services une position de force par rapport au capital financier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;IV. Conclusions : &lt;br/ &gt;
La crise actuelle et ses perspectives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Dans le premier document mentionn&#233; de d&#233;but 2008, nous mettions en relation au sein du titre la crise immobili&#232;re et l'&#233;ventuelle septi&#232;me crise cyclique. Dans le second document mentionn&#233; nous affirmons qu'en r&#233;alit&#233; la crise actuelle est beaucoup plus profonde que les crises cycliques pr&#233;c&#233;dentes qui ont commenc&#233; &#224; partir de 1974.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Les six crises cycliques ant&#233;rieures ont &#233;t&#233; des crises au d&#233;but et au sein de la mondialisation actuelle de l'&#233;conomie. La crise actuelle est une crise de la mondialisation et de sa base th&#233;orique : le n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; La crise est en train de provoquer des changements dans la globalisation actuelle de l'&#233;conomie mondiale. Des transformations s'op&#232;rent au niveau de l'h&#233;g&#233;monie avec la pr&#233;sence &#233;mergente et croissante de la Chine. Il y a des changements dans les relations entre les pays et entre les r&#233;gions. Mais aussi dans le processus d'int&#233;gration, apparaissent notamment de nouvelles formes d'int&#233;gration. Il y a des changements au niveau de la circulation de l'argent dans le monde. Et des mutations dans les institutions internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; La crise actuelle pourrait donner lieu &#224; la rupture ou du moins initier la rupture entre l'actuel processus de mondialisation et le passage vers une nouvelle &#233;conomie mondiale fond&#233;e et articul&#233;e sur la base des blocs r&#233;gionaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; Cependant il existe trois caract&#233;ristiques significatives qui limitent les transformations et emp&#234;chent la rupture du processus de mondialisation. Premi&#232;rement il se trouve que les syndicats des travailleurs et les mouvements sociaux sont fortement affaiblis au niveau des pays, des r&#233;gions et au niveau mondial. Ce sont eux qui ont subi les impacts majeurs de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6.&lt;/strong&gt; Deuxi&#232;mement, le n&#233;olib&#233;ralisme s'est enracin&#233; dans la conscience sociale g&#233;n&#233;rant l'individualisme. Au d&#233;but de la crise la popularit&#233; du n&#233;olib&#233;ralisme a fortement chut&#233;. Cependant, ces principes se sont &#224; nouveau retrouv&#233;s renforc&#233;s &#224; travers la propagande des m&#233;dias et la modernisation des institutions internationales, en particulier du Fond Mon&#233;taire International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7.&lt;/strong&gt; Troisi&#232;mement. Cette crise a lieu dans un contexte o&#249; la masse et le taux de profits des soci&#233;t&#233;s productrices de biens et services non financi&#232;res sont &#233;lev&#233;s, ce qui refl&#232;te la domination toujours plus importante des grandes multinationales -du capital- au niveau mondial sur la soci&#233;t&#233;, sur la nature et sur les Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8.&lt;/strong&gt; Malgr&#233; une certaine diminution des profits des entreprises productrices de biens et services, dans une perspective sur le long terme ils restent &#233;lev&#233;s. Les entreprises, afin de surmonter la crise ont pr&#233;f&#233;r&#233; recourir au renvoi du personnel et &#224; la baisse des r&#233;mun&#233;rations. L'indicateur social le plus significatif est l'importance du ch&#244;mage et l'augmentation des emplois pr&#233;caires, une situation qui perdure d'ann&#233;e en ann&#233;e, m&#234;me apr&#232;s &#234;tre sorti de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9.&lt;/strong&gt; Les niveaux de profits &#233;lev&#233;s expliquent en grande partie tout le d&#233;roulement de la crise : cela explique pourquoi la crise immobili&#232;re a tard&#233; si longtemps avant de se transformer en crise de l'&#233;conomie &#233;tasunienne puis en crise de l'&#233;conomie mondiale ; cela explique aussi l'impact plus faible qu'on ne le pensait initialement sur les indicateurs macro&#233;conomiques du Produit ; et cela explique aussi pourquoi la crise n'a pas &#233;t&#233; aussi profonde et aussi longue que ce que l'on pr&#233;voyait au d&#233;but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.&lt;/strong&gt; Cependant, cette crise peut &#234;tre pr&#233;sent&#233;e comme une crise &#224; double d&#233;tente qui va g&#233;n&#233;rer une nouvelle crise dans un bref d&#233;lai et/ou qui va cr&#233;er les conditions pour qu'une nouvelle crise importante se produise dans quelques ann&#233;es. Ces alternatives sont possibles &#233;tant donn&#233; que les politiques &#233;conomiques ont pris le chemin de la crise -surtout en ce qui concerne les aspects financiers de la crise immobili&#232;re-, quant au d&#233;roulement de la crise en elle-m&#234;me, selon notre interpr&#233;tation les causes qui l'ont g&#233;n&#233;r&#233;e se sont aggrav&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Caputo, Orlando&lt;/strong&gt;, 2007. &#8220;Le capital productif et le capital financier dans l'&#233;conomie mondiale et en Am&#233;rique Latine &#187; (El capital productivo y el capital financiero en la econom&#237;a mundial y en Am&#233;rica Latina) par &lt;strong&gt;Gambina, Julio C.&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Estay, Jaime&lt;/strong&gt; (comps.) Jusqu'o&#249; va le syst&#232;me mundial ? Buenos Aires : CLACSO, FISYP ; RLS et REDEM).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Caputo, Orlando&lt;/strong&gt;, 2008 &#171; La crise immobili&#232;re aux Etats-Unis. L'&#233;ventuelle septi&#232;me crise cyclique de l'&#233;conomie mondiale &#187; (La crisis inmobiliaria en Estados Unidos. La eventual s&#233;ptima crisis c&#237;clica de la econom&#237;a mundial), dans Sujets d'Economie Mondiale, au Centre de Recherche de l'Economie Mondiale (La Havane), juillet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Caputo, Orlando&lt;/strong&gt;, 2009. &#171; La Crise actuelle de l'Economie mondiale. Une Nouvelle Interpr&#233;tation Th&#233;orique et Historique &#187; (La Crisis Actual de la Econom&#237;a Mundial. Una Nueva Interpretaci&#243;n Te&#243;rica e Hist&#243;rica) par Estay, Jaime (coord.) La crise Mondiale et son Impact en Am&#233;rique Latine (Puebla : Benem&#233;rita Universit&#233; Autonome de Puebla).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hodge, Andrew W.&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Corea, Robert J.&lt;/strong&gt;, 2009. &#171; Taux de rendements des soci&#233;t&#233;s non financi&#232;res nationales &#187; (Return for Domestic Non-financial Business), dans Enqu&#234;te sur le monde des affaires actuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;U.S Department of Commerce&lt;/strong&gt;, 2009. &#171; Questions r&#233;currentes &#187; (Frequently Asked Questions).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Caputo, Orlando &lt;/strong&gt;et &lt;strong&gt;Radrig&#225;n, Juan&lt;/strong&gt;, 2001. &#171; Accumulation, taux de profits et investissement dans les pays capitalistes d&#233;velopp&#233;es &#187; (Acumulaci&#243;n, tasa de ganancia e inversi&#243;n en los pa&#237;ses capitalistas desarrollados ) dans Recherche et Critique. L'Economie Mondiale et la Crise Actuelle de l'Economie Chilienne (Santiago de Chile : Universit&#233; Arcis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;1.- &lt;/strong&gt;Une version plus compl&#232;te du texte de ce cahier a &#233;t&#233; publi&#233;e par : Gambina (coord.) La crise capitaliste et ses alternatives. Un regard depuis l'Am&#233;rique Latine et les Cara&#239;bes. Livre du groupe de travail CLASCO &#171; Economie mondiale, Entreprises Multinationales et Economies Nationales &#187;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2.- &lt;/strong&gt;Document &#233;crit avant l'acceptation de fait que la crise immobili&#232;re se soit transform&#233;e en crise mondiale (septembre ou octobre 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;strong&gt;Orlando Caputo Leiva &lt;/strong&gt; : Economiste de l'Universit&#233; du Chile et chercheur du Centre des Etudes sur la Multinationalisation, l'Economie et la Soci&#233;t&#233; (CETES), Santiago de Chile ; membre du r&#233;seau d'Economie Mondiale, (REDEM) dont le si&#232;ge est au Mexique ; de la REGGEN, dont le si&#232;ge est au Br&#233;sil et du groupe de travail Mondialisation Economie Mondiale et Economie Nationales, du Conseil Latino Am&#233;ricain des Sciences Sociales (CLACSO)&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Les Cahiers de la Pens&#233;e Crtitique Latino Am&#233;riciane constituent une iniciative du Conseil Latino Am&#233;ricain des Sciences Sociales (CLACSO) pour la publication des quelques uns des principaux auteurs de la pens&#233; sociale critique de l'Am&#233;rique Latine et des Cara&#239;bes : Ruy Mauro Marini (Br&#233;sil) ; Agust&#237;n Cueva (Equateur) ; &#193;lvaro Garc&#237;a Linera (Bolivie) ; Celso Furtado (Br&#233;sil) ; Aldo Ferrer (Argentine) ; Jos&#233; Carlos Mari&#225;tegui (Perou) ; Pablo Gonz&#225;lez Casanova (Mexique) ; Suzy Castor (Hait&#237;) ; Marilena Chau&#237; (Br&#233;sil) ; Florestan Fernandes (Br&#233;sil) ; Orlando Fals Borda (Colombie) ; Mayra Paula Espina Prieto (Cuba) ; Edelberto Torres Rivas (Guatemala) ; Carlos T&#252;nnermann Bernheim (Nicaragua) ; Daniel Mato (Argentine) ; Hugo Aboites (Br&#233;sil) ; Jaime Ornelas Delgado (Mexiquo) ; Jorge Landinelli (Uruguay) ; Marcela Mollis (Argentine) ; Pablo Gentili (Br&#233;sil) ; V&#237;ctor Manuel Moncayo (Colombie) ; Susana Novick (Argentine) ; Antonio Negri (Italie) ; Guillermo Almeyra (Argentine) ; Luis Tapia (Bolivie) ; Boaventura de Sousa Santos (Portugal), Ren&#233; Zavaleta Mercado (Bolivie) ; Enzo Faletto (Chili) ; Angel Quintero Rivera (Porto Rico) ; Carmen Mir&#243; (Panama) ; Emir Sader (Br&#233;sil) ; Jos&#233; Mauricio Domingues (Br&#233;sil) ; Raul Prada Alcoreza (Bolivie) ; Fran&#231;ois Hourtart (Belgique) ; Ximena Soruco Sologuren (Bolivie) ; Mar&#237;a Teresa Zegada Claure (Bolivie) ; Massimo Modonesi (Mexique), entre autres. &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Cahiers de la Pens&#233;e Critique Latino Am&#233;ricaine &lt;/strong&gt;sont publi&#233;s dans le journal mexicain&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;la Jornada&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;en Bolivie, au Br&#233;sil, au Chili, en Colombie, en Espagne, au P&#233;rou, au Venezuela, et dans le journal argentin &lt;strong&gt; &lt;i&gt;P&#225;gina/12 &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Coordination Editoriale&lt;/strong&gt; : Emir Sader&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CLACSO&lt;/strong&gt; est un r&#233;seau de 300 institutions et de plus de 500 programmes d'universitaires en sciences sociales (titulaires de masters et doctorants), qui r&#233;alisent des recherches, diffusent des enseignements et des formations en rapport avec les sciences sociales dans 25 pays : &lt;a href=&#034;http://www.clacso.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.clacso.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo &lt;/i&gt;de&lt;/strong&gt; : Laurie Pertusa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/especiales/18-159054-2010-12-21.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 21 d&#233;cembre de 2010.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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