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		<title>Des droits de l'homme aux droits humains ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Des-droits-de-l-homme-aux-droits-humains</link>
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		<dc:date>2010-10-21T17:24:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Justine Lacroix </dc:creator>



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&lt;p&gt;Si les droits humains sont notre derni&#232;re utopie, c'est &#224; condition de comprendre, comme le souligne l'&#233;tasunien Sam Moyn, qu'ils ne sont pas les droits de l'homme proclam&#233;s &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle. Distinction stimulante, mais qui peut para&#238;tre conceptuellement trop tranch&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Les droits humains &#8211; ces dignes h&#233;ritiers des &#171; droits de l'homme &#187; proclam&#233;s &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle &#8211; se sont impos&#233;s &#224; la conscience universelle au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale quand la d&#233;couverte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si les droits humains sont notre derni&#232;re utopie, c'est &#224; condition de comprendre, comme le souligne l'&#233;tasunien Sam Moyn, qu'ils ne sont pas les droits de l'homme proclam&#233;s &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle. Distinction stimulante, mais qui peut para&#238;tre conceptuellement trop tranch&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les droits humains &#8211; ces dignes h&#233;ritiers des &#171; droits de l'homme &#187; proclam&#233;s &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle &#8211; se sont impos&#233;s &#224; la conscience universelle au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale quand la d&#233;couverte des camps de la mort a brutalement mis en &#233;vidence la n&#233;cessit&#233; d'imposer des limites &#224; la toute-puissance de l'&#201;tat-Nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette th&#232;se, re&#231;ue &#224; titre d'&#233;vidence aussi bien dans le sens commun que dans les meilleurs ouvrages relatifs aux droits humains, que bat en br&#232;che le livre que vient de publier l'historien Samuel Moyn, de l'universit&#233; Columbia. Pour ce dernier, les droits humains n'ont &#233;t&#233; qu'un &#233;l&#233;ment p&#233;riph&#233;rique de la rh&#233;torique d&#233;ploy&#233;e tant durant la guerre qu'au lendemain de celle-ci. En outre, et dans la mesure o&#249; nulle conscience publique de l'Holocauste n'existait au lendemain du conflit, ces droits ne peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme une r&#233;ponse directe au g&#233;nocide des Juifs. En r&#233;alit&#233;, ce n'est pas au milieu des ann&#233;es 1940 mais bien trente ans plus tard &#8211; dans la deuxi&#232;me moiti&#233; de la d&#233;cennie 1970 &#8211; que les droits humains se sont impos&#233;s au titre de notre &#171; derni&#232;re utopie &#187; (&lt;i&gt;our &lt;/i&gt; &#171; &lt;i&gt;last utopia &lt;/i&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droits de l'homme et droits humains&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;monstration de Moyn s'appuie sur le pr&#233;suppos&#233; que les droits humains, loin d'&#234;tre les fils des &#171; droits de l'homme &#187; proclam&#233;s &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle, sont d'une nature tr&#232;s diff&#233;rente. Ces derniers s'articulaient &#224; une politique de construction de la citoyennet&#233; au sein d'un espace clos, tandis que les premiers promeuvent une politique de compassion tourn&#233;e vers l'ext&#233;rieur. Les droits de l'homme &#233;taient indissociablement li&#233;s &#224; la construction de l'&#201;tat et de la nation, tandis que les droits humains visent &#224; transcender la forme &#233;tatique. Ce qui nous semble aujourd'hui &#233;vident &#8211; &#224; savoir que le principal objet des droits humains est d'imposer des limites &#224; l'activit&#233; de l'&#201;tat &#8211; serait selon Moyn une id&#233;e &#233;trang&#232;re aux droits de l'homme qui visaient &#224; d&#233;finir la citoyennet&#233; et non &#224; prot&#233;ger l'humanit&#233;. Autrement dit, l'alliance des droits de l'homme et de l'&#201;tat-nation ne serait pas une contingence malheureuse mais l'essence m&#234;me de ces droits. S'il y eut, au XIXe si&#232;cle, un mouvement en faveur des droits de l'homme, ce fut bien celui du &#171; nationalisme lib&#233;ral &#187; qui visait la protection des droits des citoyens dans le cadre national. De m&#234;me, il n'est pas s&#251;r que les luttes sociales du XIXe si&#232;cle et de la premi&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle aient r&#233;ellement contribu&#233; &#224; l'extension du langage des droits. D'une part, la revendication de droits sociaux visait &#224; red&#233;finir la citoyennet&#233;, non &#224; transcender l'&#201;tat. D'autre part, l'appel aux droits est longtemps rest&#233; associ&#233; &#8211; notamment durant l'entre-deux guerres &#8211; &#224; la d&#233;fense de la libert&#233; de contracter et au droit de propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le faux d&#233;part des droits humains&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette captation conservatrice des droits s'est d'ailleurs poursuivie au lendemain de la seconde guerre mondiale. Tr&#232;s loin des c&#233;l&#233;brations r&#233;trospectives du &#171; moment 1948 &#187;, Moyn souligne que le th&#232;me des droits humains n'a occup&#233; qu'une place marginale dans l'apr&#232;s-guerre. Impuissantes &#224; mobiliser les imaginations ou &#224; susciter un vaste mouvement intellectuel en leur faveur, tant la D&#233;claration universelle des droits de l'homme de 1948 que la Convention europ&#233;enne des Droits de l'Homme de 1950 ne sont que des produits &#171; mineurs &#187; de l'&#233;poque. &#171; Morts-n&#233;s &#187; d&#232;s leur proclamation, les droits humains souffrent alors d'&#234;tre confin&#233;s &#224; la seule diplomatie des &#201;tats dans le cadre des Nations Unies et de n'&#234;tre gu&#232;re revendiqu&#233;s que par les courants du personnalisme chr&#233;tien &#8211; eux-m&#234;mes rapidement identifi&#233;s &#224; l'anticommunisme et &#224; la seule d&#233;fense du monde occidental. Surtout, les droits humains ne &#171; r&#232;glent rien &#187; en ce sens qu'ils se montrent incapables d'apporter une r&#233;ponse &#224; la grande alternative de l'heure &#8211; &#224; savoir le choix entre un mod&#232;le communiste et une &#233;conomie de march&#233; temp&#233;r&#233;e par la mise en place de l'&#201;tat providence. En Europe m&#234;me, l'histoire des droits humains n'est gu&#232;re, alors, que celle d'une &#171; note en bas de page &#187; dans la r&#233;invention du conservatisme. Dans le m&#234;me esprit, Moyn r&#233;fute l'interpr&#233;tation de la d&#233;colonisation en termes de lutte en faveur des droits humains. Si les anticolonialistes se r&#233;clamaient des droits de l'homme, c'&#233;tait parce qu'ils l'entendaient dans leur sens initial &#233;troitement articul&#233; &#224; la construction de l'&#201;tat. C'est la d&#233;fense de la souverainet&#233; nationale qui &#233;tait poursuivie et non la d&#233;fense des pr&#233;rogatives individuelles ; la supr&#233;matie de l'&#201;tat-nation, et non sa subordination &#224; une loi globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une moralit&#233; provisoire, minimale et simple&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le mouvement en faveur des droits humains ne date ni de l'apr&#232;s-guerre ni de la d&#233;colonisation, comment expliquer que ceux-ci se soient d&#233;sormais impos&#233;s au titre de nouvelle &lt;i&gt;lingua franca&lt;/i&gt; &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te ? Pour Moyn, l'essor des droits humains s'expliquerait avant tout par l'&#233;chec des autres utopies. Apr&#232;s que le coup de Prague et l'assassinat d'Allende eurent ruin&#233; les espoirs mis en un &#171; socialisme &#224; visage humain &#187;, les droits humains se sont impos&#233;s au titre d'une moralit&#233; provisoire, minimale et simple situ&#233;e au-dessus et au-del&#224; du politique &#8211; ce dont t&#233;moigne la trajectoire embl&#233;matique d'une organisation telle qu'Amnesty International. Ce n'est donc pas tant la globalisation et l'effritement de l'&#201;tat-nation qui permettraient de rendre compte du succ&#232;s des droits de l'homme que l'effondrement d'alternatives politiques globales. La neutralit&#233; des droits humains &#8211; qui avait conduit &#224; leur marginalisation dans l'apr&#232;s-guerre, &#224; l'heure o&#249; il importait de prendre parti &#8211; permettrait d'expliquer leur perc&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 1970 &#224; un moment o&#249; le nouveau climat id&#233;ologique se pr&#234;tait aux pr&#233;tentions de transcender le politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le refus de l'histoire r&#233;trospective&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233; sur le refus r&#233;p&#233;t&#233; de lire l'histoire de fa&#231;on r&#233;trospective en y projetant nos propres r&#234;ves et aspirations, l'ouvrage de Samuel Moyn pr&#233;sente nombre de similitudes, du point de vue de la m&#233;thode, avec celui qu'a publi&#233; un an auparavant un de ses coll&#232;gues de Columbia, Mark Mazower, &lt;a href=&#034;http://www.laviedesidees.fr/Les-origines-imperiales-des.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;No Enchanted Palace. The End of Empire and the Ideological Origins of United Nations&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ce dernier invite &#233;galement &#224; une lecture plus critique des d&#233;buts des Nations Unies et t&#233;moigne du m&#234;me souci d'&#233;viter de faire des ann&#233;es 1940 l'acte de naissance de notre humanitarisme contemporain. Autrement dit, au lieu de c&#233;l&#233;brer les droits humains en leur inventant des filiations ancestrales, mieux vaut reconna&#238;tre &#224; quel point ils sont des nouveaux venus susceptibles d'&#234;tre balay&#233;s, demain, par d'autres utopies. C'est ainsi, souligne Moyn dans un article r&#233;cent&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Samuel Moyn, &#171; Human Rights in History &#187;, The Nation, August, 11, 2010,&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, que la tr&#232;s grande prudence observ&#233;e par Obama sur ce th&#232;me n'&#233;tonnera que ceux qui croyaient que les droits humains faisaient de longue date partie int&#233;grante de la vision am&#233;ricaine du monde. Pour un exact contre-pied des th&#232;se de Moyn, on peut lire l'ouvrage de th&#233;orie politique que publie cette ann&#233;e Andrew Vincent qui, de fa&#231;on plus conventionnelle, consid&#232;re la &#171; d&#233;couverte &#187; du g&#233;nocide des Juifs, la d&#233;colonisation et la guerre froide comme les principaux moteurs d'une &#233;mergence progressive d'un langage transnational des droits&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Andrew Vincent, &#171; The Politics of Human Rights &#187;, Oxford, Oxford (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droits de citoyennet&#233; et droits de l'humanit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On laissera aux historiens le soin de d&#233;battre des moments r&#233;els de cristallisation de ce qu'Elie Wiesel a appel&#233; notre &#171; nouvelle religion s&#233;culi&#232;re &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elie Wiesel, &#171; A Tribute to Human Rights &#187; in Y. Danieli et al (ed.), The (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211; d&#233;bat auquel l'ouvrage de Moyn apporte une contribution sans nul doute d&#233;cisive. En revanche, on peut, du point de vue de la pens&#233;e politique, s'interroger sur la ligne de d&#233;marcation rigide trac&#233;e par l'auteur entre les &#171; droits humains &#187; (terme qui ne s'est pas r&#233;ellement impos&#233; en fran&#231;ais) et les &#171; droits de l'homme &#187;. Moyn a s&#251;rement raison de rappeler qu'il n'y a pas &#233;quivalence stricte entre les uns et les autres. De l&#224; &#224; les consid&#233;rer comme deux concepts distincts sans rapport entre eux, il y a un pas, trop all&#233;grement franchi. &#201;crire que les droits de l'homme ne visaient qu'&#224; la construction d'une citoyennet&#233; &#224; l'int&#233;rieur d'un &#201;tat donn&#233; tandis que les droits humains concerneraient l'humanit&#233; par-del&#224; les fronti&#232;res nationales semble quelque peu exp&#233;ditif. D'une part, la nouvelle &#171; r&#233;volution des droits de l'homme &#187; (ou droits humains) &#8211; dont Moyn d&#233;montre avec talent qu'elle n'est intervenue qu'&#224; la fin des ann&#233;es 1970, voire au d&#233;but des ann&#233;es 1980 &#8211; n'a pas eu pour objectif exclusif d'imposer une norme internationale aux actions des &#201;tats. Elle a aussi contribu&#233; &#224; d&#233;finir nombre de luttes sociales &#8211; celles des femmes, des homosexuels, des consommateurs, des enfants&#8230; &#8211; en termes de &#171; droits nouveaux &#187; &#224; conqu&#233;rir au sein des &#201;tats &#233;tablis. En ce sens, elle a aussi contribu&#233; &#224; une forme de r&#233;invention de la citoyennet&#233; &#171; nationale &#187; par une modification des fronti&#232;res entre le public et le priv&#233;, entre l'universel et le particulier &#8211; comme l'ont montr&#233;, notamment, les travaux de Lefort, Ranci&#232;re ou Balibar. Curieusement, Moyn ne semble envisager l'essor des droits humains que sous l'angle d'un devoir nouveau d'empathie vis-&#224;-vis d'une humanit&#233; souffrante, et donc seulement du point de vue de leurs implications pour nos pratiques transnationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, peut-on limiter la port&#233;e des &#171; droits de l'homme &#187; proclam&#233;s &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle &#224; la seule volont&#233; d'&#233;tablir un &#201;tat souverain ? Le fait qu'ils aient &#233;t&#233; compris et qu'ils se soient incarn&#233;s au sein d'un espace clos n'enl&#232;ve rien au fait qu'ils visaient aussi &#224; fixer des limites au pouvoir de l'&#201;tat ainsi &#233;tabli. En ce sens, le c&#339;ur individualiste des droits de l'homme faisait bien signe, au-del&#224; parfois des intentions de ses promoteurs, &#224; une forme de transcendance de leur communaut&#233; d'origine. Les premiers critiques des D&#233;clarations des droits ne s'y sont d'ailleurs pas tromp&#233;s quand &#8211; de Joseph de Maistre &#224; Carl Schmitt &#8211; ils ont reproch&#233; aux droits de l'homme d'abolir toute fronti&#232;re entre guerre &#233;trang&#232;re et guerre civile en raison du risque de voir le &#171; parti des droits de l'homme &#187; s'identifier in&#233;luctablement au &#171; parti du genre humain &#187;. Autrement dit, si l'ouvrage de Moyn a l'immense m&#233;rite d'&#233;viter le pi&#232;ge &#171; d'inventer des traditions &#187; aux droits humains et de rappeler le caract&#232;re fragile et contingent de leur r&#233;cent triomphe rh&#233;torique, le souci d'&#233;viter l'anachronisme le conduit parfois &#224; balayer d'un revers de la main des filiations qui ne sont sans doute pas que s&#233;mantiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laviedesidees.fr/Des-droits-de-l-homme-aux-droits.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;u&gt;Id&#233;es&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 20 de octubre de 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour citer cet article&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Justine Lacroix&lt;/strong&gt;, &#171; Des droits de l'homme aux droits humains ? &#187;, &lt;i&gt;La Vie des id&#233;es&lt;/i&gt;, 20 octobre 2010.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;ISSN&lt;/strong&gt; : 2105-3030. &lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;URL&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.laviedesidees.fr/Des-droits-de-l-homme-aux-droits.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.laviedesidees.fr/Des-droits-de-l-homme-aux-droits.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Samuel Moyn&lt;/strong&gt;, &#171; &lt;i&gt;Human Rights in History &lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&#034;http://www.thenation.com/article11533993/human-rights-history&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;The Nation&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;, August, 11, 2010,&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Andrew Vincent&lt;/strong&gt;, &#171; &lt;i&gt; The Politics of Human Rights &lt;/i&gt; &#187;, Oxford, Oxford University Press, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Elie Wiesel&lt;/strong&gt;, &#171; &lt;i&gt;A Tribute to Human Rights&lt;/i&gt; &#187; in Y. Danieli et al (ed.), &lt;i&gt;The Universal Declaration of Human Rights : Fifty Years and Beyond&lt;/i&gt;, Amityville, Baywood, 1999, p. 3. Cit&#233; par Michael Ignatieff, &lt;i&gt;Human Rights as Politics and Idolatry&lt;/i&gt;, Princeton (NJ), Princeton University Press, 2001&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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