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		<title>Argentine : restitution de terres am&#233;rindiennes. Graves conflits &#224; Neuqu&#233;n</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-restitution-de-terres-amerindiennes-Graves-conflits-a-Neuquen</link>
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		<dc:date>2014-12-12T18:55:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dar&#237;o Aranda</dc:creator>



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&lt;p&gt;La plus haute instance judiciaire du pays, la Cour Supr&#234;me de Justice, infirme une d&#233;cision de la Cour de Chubut pour non respect du droit naturel &#224; &#234;tre entendu. Au Chaco, la Cour Sup&#233;rieure de Justice ordonne la restitution de terres &#224; une communaut&#233; autochtone. &lt;br class='autobr' /&gt; La Cour supr&#234;me a cass&#233; un arr&#234;t de la plus haute cour de Chubut tandis qu'elle la pressait d'appliquer le droit indig&#232;ne dans un diff&#233;rend opposant une communaut&#233; mapuche-tehuelche &#224; un particulier. Elle a soulign&#233; la validit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Frere-Indigene" rel="directory"&gt;Fr&#232;re Indig&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La plus haute instance judiciaire du pays, la Cour Supr&#234;me de Justice, infirme une d&#233;cision de la Cour de Chubut pour non respect du droit naturel &#224; &#234;tre entendu. Au Chaco, la Cour Sup&#233;rieure de Justice ordonne la restitution de terres &#224; une communaut&#233; autochtone.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Cour supr&#234;me a cass&#233; un arr&#234;t de la plus haute cour de Chubut tandis qu'elle la pressait d'appliquer le droit indig&#232;ne dans un diff&#233;rend opposant une communaut&#233; mapuche-tehuelche &#224; un particulier. Elle a soulign&#233; la validit&#233; de la Convention 169 de l'OIT (Organisation Internationale du Travail) principe supral&#233;gal qui prot&#232;ge les droits des populations indig&#232;nes. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, mais cette fois, dans la province de Chaco, la Cour Sup&#233;rieure Provinciale a confirm&#233; la d&#233;cision d'ordonner &#224; une exploitation agricole la restitution de 5 000 hectares &#224; une communaut&#233; moqoit. Et elle a rappel&#233; aux juges que le territoire indien doit se comprendre comme un droit collectif qui assure la &#171; survie &#187; des populations autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en 2007, l'&lt;i&gt;Instituto de Colonizaci&#243;n de Chubut&lt;/i&gt; (IAC) avait donn&#233; son aval au transfert des titres de propri&#233;t&#233; (des Communaut&#233;s Aborig&#232;nes de Lagunita Salada, Gorro Frigio et Cerro Bayo) &#224; un particulier (Camilo Rechene). Mais les communaut&#233;s n'avaient jamais officiellement cautionn&#233; cette mutation. En mai 2007, Crecencio Pilquiman, de la Communaut&#233; Mapuche-Tehuelche, engagea donc un recours devant le Tribunal de Puerto Madryn. Cette action en justice &#233;tait fond&#233;e sur le respect des droits de propri&#233;t&#233; des peuples indig&#232;nes sur leurs terres et territoires et le devoir de les consulter avant que toute mesure pouvant les affecter soit prise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premi&#232;re instance, la juge Mar&#237;a Fernanda Palma ordonna une injonction pour suspendre le processus de transfert des titres de propri&#233;t&#233;. Mais par la suite le recours fut annul&#233;. Pilquiman, avec l'&lt;i&gt;Equipe Nationale de Pastorale Autochtone&lt;/i&gt; (Endepa), fit appel &#224; plusieurs juridictions jusqu'&#224; la Cour Supr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Haute Cour a &#233;tabli que la Cour Sup&#233;rieure de Chubut &#171; &lt;i&gt;avait tout bonnement omis de consid&#233;rer le reste, de la violation de la coutume de droit &#224; la consultation et participation des populations indig&#232;nes, prot&#233;g&#233;s par l'article 75, paragraphe 17 de la Constitution nationale, et la Convention 169 de l'OIT&lt;/i&gt;. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour Supr&#234;me n'a pas statu&#233; sur le diff&#233;rend territorial mais a annul&#233; le jugement provincial (qui donnait raison au particulier) et a renvoy&#233; l'affaire devant la Cour Sup&#233;rieure de Justice pour qu'elle se prononce, dans le respect des directives de la Cour. &#171; Les juges ont &#233;nonc&#233; une &#233;vidence qui malheureusement reste encore lettre morte pour beaucoup d'entre eux : les droits indig&#232;nes doivent &#234;tre respect&#233;s, pour cela les magistrats en charge des dossiers devraient lire la Convention 169 , la Constitution nationale, et ensuite expliquer pourquoi les droits indig&#232;nes ne changent pas ou l'inverse selon l'affaire dont ils s'occupent. &#187;, explique Eduardo Hualpa, du cabinet juridique qui diligente la proc&#233;dure ; il souligne que, dans le cas de la Communaut&#233; Aborig&#232;ne de Lagunita Salada, il est clair que le droit de participer et d'&#234;tre consult&#233;s au pr&#233;alable pour toute d&#233;cision prise par l'Etat (ici l'IAC) pouvant affecter les populations indig&#232;nes a &#233;t&#233; sciemment viol&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Chaco, en 2011, l'exploitation agricole Bajo Hondo s'&#233;tait appropri&#233;e 5000 hectares de la contr&#233;e Ra&#237;z Chaque&#241;a, territoire de la communaut&#233; Lpa A Na Moqoit (dans les zones de Almirante Brown y Maip&#250;). L'exploitation faisait valoir un pseudo compromis de vente et la communaut&#233; d&#233;non&#231;ait la supercherie. L'affaire fut port&#233;e devant les tribunaux ; en premi&#232;re instance, le Tribunal Civil et Commercial 2 (pr&#233;sid&#233; par Juan Zaloff Dakoff ) l&#233;gitima l'action de l'exploitation agricole et ordonna de ratifier l'acte de propri&#233;t&#233; des terres. Le peuple Moqoit pr&#233;senta donc un recours devant la juridiction sup&#233;rieure. Pour finir, la Deuxi&#232;me Chambre de la Cour d'Appel Civile et Commerciale pronon&#231;a une sentence totalement oppos&#233;e &#224; la pr&#233;c&#233;dente et restitua le bien &#224; la communaut&#233; indig&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les juges de la Chambre ont mis en &#233;vidence la valeur et fonctionnalit&#233; de l'article 75 (paragraphe 17) de la Constitution en abordant un point indispensable des revendications des peuples autochtones. &#171; La Convention 169 contient des dispositions notoires sur la protection judiciaire, en particulier sur ce qui touche aux terres, territoires et ressources naturelles, toujours dans l'esprit du droit &#224; la participation, &#224; la consultation et au consentement de ces peuples, face aux d&#233;cisions qui peuvent les affecter. Les populations indig&#232;nes devraient &#234;tre consult&#233;es chaque fois que des mesures administratives et l&#233;gislatives sont envisag&#233;es et peuvent les p&#233;naliser. Tel est le devoir des Etats. &#187;, concluent-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'exploitation agricole fit appel devant la Cour Sup&#233;rieure de Justice. Le 3 novembre dernier, la Haute Cour du Chaco rendit son verdict. Et confirma le jugement obligeant &#224; la restitution du territoire &#224; la communaut&#233; moqoit. Sur le fond, elle ratifia le bien fond&#233; des arguments de la Chambre et souligna la n&#233;cessit&#233; de respecter et d'appliquer les articles de la Constitution nationale et propre au Chaco relatifs aux droits indig&#232;nes ; elle insista &#233;galement sur la valeur de la Convention 169 de l'OIT qui &#171; &#233;tablit de mani&#232;re cat&#233;gorique qu'il faudra emp&#234;cher par tous les moyens toute personne &#233;trang&#232;re aux populations autochtones de s'arroger la propri&#233;t&#233;, la possession ou l'usage des terres appartenant &#224; ces peuples &#187;. Quant &#224; la fa&#231;on dont le Pouvoir Judiciaire doit comprendre les diff&#233;rends territoriaux, elle pr&#233;cise : &#171; Il faut tenir compte des droits territoriaux indig&#232;nes dans un concept qui va au-del&#224; de ces droits et englobe le droit collectif &#224; la survie en tant que peuple &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dar&#237;o Aranda&lt;/strong&gt; para P&#225;gina 12&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/sociedad/3-261571-2014-12-09.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 9 d&#233;cembre 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/sociedad/subnotas/261571-70725-2014-12-09.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Plainte pour un autre diff&#233;rend&lt;/h3&gt;&lt;/a&gt;
&lt;div class='spip_document_8892 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/jpg/Conf_Mapuche.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH545/Conf_Mapuche-b6db3.jpg?1705348268' width='500' height='545' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Conf&#233;d&#233;ration Mapuche de Neuqu&#233;n&lt;/i&gt; et la communaut&#233; Wirkalew accusent le fond&#233; de pouvoir (sorte d'administrateur) du village de Sauzal Bonito, &lt;strong&gt;Vicente Zen&#243;n Sandoval&lt;/strong&gt;, d'avoir prof&#233;rer des menaces &#224; leur encontre et le rendent responsable de l'arriv&#233;e d'un gang arm&#233; qui brutalise les membres de la communaut&#233; et fait usage d'armes &#224; feu pour les intimider. La raison en est un conflit territorial. &lt;br /&gt;
Sauzal Bonito se trouve dans les environs d'A&#241;elo, zone p&#233;trolif&#232;re. Les Wirkalew se sont donc r&#233;unis pour r&#233;affirmer leurs droits de propri&#233;t&#233; sur un terrain qu'ils utilisent et consid&#232;rent comme leur. &#171; &lt;i&gt;Sandoval gouverne d'une main de fer par la coercition, l'intimidation, se servant des Institutions de l'Etat pour favoriser ses int&#233;r&#234;ts personnels. Il dispose d'une &#233;tude luxueuse, qui est une insulte et un affront aux familles mapuches&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;noncent- ils dans un communiqu&#233;. Ils pr&#233;cisent en outre qu'il affiche ses pr&#233;tentions sur le terrain dans le seul but de &#171; &lt;i&gt;le morceller en parcelles destin&#233;es &#224; ses proches&lt;/i&gt; &#187;. Ils ont &#233;galement fait savoir que la communaut&#233; s'est retrouv&#233;e encercl&#233;e par un &#171; &lt;i&gt;groupe de voyous &lt;/i&gt; &#187; tirant des coups de feu en l'air. &#171; &lt;i&gt;C'est seulement gr&#226;ce au calme de la communaut&#233; qui n'a pas r&#233;pondu &#224; ces provocations qu'il n'y a aucune victime &#224; d&#233;plorer &lt;/i&gt; &#187;, a soulign&#233; la Conf&#233;d&#233;ration Mapuche en pr&#233;venant qu'ils n'abandonneraient pas le territoire communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dar&#237;o Aranda&lt;/strong&gt; pour P&#225;gina 12&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/sociedad/subnotas/261571-70725-2014-12-09.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 9 d&#233;cembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Fallos-en-Argentina-a-favor-de-la-tierra-indigena-Graves-conflictos-en-Neuquen&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Florence Olier-Robine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;. Paris, 12 d&#233;cembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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