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		<title>Argentine : Les valets des int&#233;r&#234;ts &#233;trangers</title>
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		<dc:creator>Eduardo Aliverti *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec une merveilleuse candeur, un correspondant se demandait ces jours-ci quel &#233;tait l'int&#233;r&#234;t du Gouvernement &#224; poursuivre les grands groupes d'affaires. Quelle que soit par ailleurs la v&#233;racit&#233; des magouilles d&#233;nonc&#233;es en mati&#232;re d'exportations, d'importations, fuites de capitaux, falsifications de co&#251;ts ou &#233;vasions fiscales. Ce coll&#232;gue d&#233;clarait que le Gouvernement peut bien pourchasser autant de compagnies qu'il veut mais, qu'en fin de compte et lorsqu'il ne restera plus personne &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentina-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec une merveilleuse candeur, un correspondant se demandait ces jours-ci quel &#233;tait l'int&#233;r&#234;t du Gouvernement &#224; poursuivre les grands groupes d'affaires. Quelle que soit par ailleurs la v&#233;racit&#233; des magouilles d&#233;nonc&#233;es en mati&#232;re d'exportations, d'importations, fuites de capitaux, falsifications de co&#251;ts ou &#233;vasions fiscales. Ce coll&#232;gue d&#233;clarait que le Gouvernement peut bien pourchasser autant de compagnies qu'il veut mais, qu'en fin de compte et lorsqu'il ne restera plus personne &#224; poursuivre, il sera bien oblig&#233; de gouverner. Une telle franchise m&#233;rite la gratitude. Gouverner n'est pas faire respecter les lois, mais &#233;viter de causer du tort &#224; ceux-l&#224; m&#234;mes qui les violent au nom de leur productivit&#233;. Et de leur investissement publicitaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;General Electric&lt;/strong&gt; est accus&#233;e de surfacturer les importations et de gonfler artificiellement les prix, pour justifier d'importantes sorties en dollars.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Malter&#237;a Pampa&lt;/strong&gt;, distributeur des marques de bi&#232;re Quilmes y Brahma, aurait falsifi&#233; ses exportations en fraudant d'environ 234 millions de dollars, montant confondu avec des entreprises partenaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Procter &amp; Gamble&lt;/strong&gt; aurait manipul&#233; les co&#251;ts de transport, comme le font habituellement les compagnies c&#233;r&#233;ali&#232;res quand leurs filiales locales sous-facturent les exportations pour ne pas avoir &#224; payer de droits de douane.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le Laboratoire Raffo&lt;/strong&gt;, qui contr&#244;le Monte Verde S. A., serait compromis dans des op&#233;rations ill&#233;gales tournant autour de 16 millions de dollars.
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Procter &amp; Gamble&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, qui commercialise ici, entre autres, des marques telles que &lt;i&gt;Pampers&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Pringles&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Ariel&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Bold&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Cierto&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Magistral&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Head&amp;Shoulders&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Pant&#232;ne&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gillette&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Duracell&lt;/i&gt;, les Douanes argentines ont compar&#233; leurs d&#233;clarations en dollars avec leurs importations r&#233;elles. Il en ressort qu'en de nombreuses occasions, les d&#233;clarations officielles de l'entreprise montrent des montants bien sup&#233;rieurs &#224; leurs importations concr&#232;tes. L'accusation de l'AFIP&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; AFIP &#187;, Administration F&#233;d&#233;rale des Recettes Publiques (Minist&#232;re de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; porte sur 138 millions de dollars fraud&#233;s au fisc et en fuite de capitaux par cette multinationale, qui s'est vue refuser le CUIT&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; CUIT &#187;, Cl&#233; Unique d'Identification Fiscale. Note du traducteur&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et son inscription au registre des entreprises d'import-export.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces d&#233;viances des grandes compagnies priv&#233;es, leurs partenaires de la presse parlent bien peu, eux pour qui seule existe la corruption de l'Etat. Ils la d&#233;noncent d'ailleurs avec une virulence qu'ils n'utilisent jamais contre la corruption des grandes entreprises, locales ou internationales, sauf dans les cas compt&#233;s o&#249; ils y sont oblig&#233;s pour entreprendre une quelconque action commerciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de &lt;i&gt;Procter &amp; Gamble&lt;/i&gt;, le choc initial des informations a &#233;t&#233; rude compte tenu de la taille d'un tel empire. Une premi&#232;re r&#233;action, qui en r&#233;alit&#233; fut plus perceptible dans le bourbier des forums que dans les commentaires journalistiques, fut le pauvre parall&#232;le &#233;tabli entre les contraintes que subit le libre march&#233; et l'impunit&#233; des fonctionnaires et chefs d'entreprise amis du Gouvernement, comme si un aspect d&#233;lictuel pouvait en justifier un autre du m&#234;me genre. Mais l'effet de surprise &#233;tait l&#224;, sans appel pour dissimuler les faits, ni sous couvert de pers&#233;cution, &lt;i&gt;chavisme&lt;/i&gt;, harc&#232;lement, urgence de capter des devises, racler les fonds de tiroirs et autres caract&#233;risations du m&#234;me acabit. En outre, deux des principaux dirigeants de P&amp;G durent se d&#233;placer &#224; Buenos Aires pour y rencontrer le responsable de l'AFIP : Ricardo Echegaray ; &#224; l'issue de cette entrevue, le communiqu&#233; de la firme &#233;tait un mod&#232;le de prudence o&#249; il &#233;tait tr&#232;s facile de deviner la fuite &#171; &lt;i&gt;la queue entre les jambes&lt;/i&gt; &#187;. Nous allons arranger les choses, proclamait ouvertement le m&#233;ta-message d'apr&#232;s r&#233;union. Quoiqu'il en soit, ce n'est certainement pas pour cette raison que la consid&#233;ration informative du sujet se r&#233;duisit comme une peau de chagrin jusqu'&#224; disparition compl&#232;te. Il y eut bien quelque autre chroniqueur esseul&#233; pour se demander si personne dans l'opposition ne pensait &#233;lever la voix pour d&#233;fendre les multinationales, mais rien de plus. Il suffit de parcourir rapidement le catalogue des produits commercialis&#233;s par &lt;i&gt;P&amp;G&lt;/i&gt; pour comprendre que le journalisme ind&#233;pendant n'a aucun int&#233;r&#234;t &#224; se tirer dans le pied en indisposant ses annonceurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en parlant de notre profession, les lecteurs de cette rubrique &#8211;et de ce journal, bien s&#251;r&#8211; ont bien du constater que nous n'avons pas l'habitude de faire du journalisme de journalistes. L'on croit que les pr&#233;jug&#233;s accol&#233;s aux noms propres emp&#234;chent de se focaliser sur les id&#233;es. Celles-ci se laissent g&#233;n&#233;ralement dominer alors que ce sont les premiers qui jouent le r&#244;le principal. Oui, nous &#233;mettons souvent des opinions hautement critiques quant &#224; la fonction des m&#233;dias en g&#233;n&#233;ral, et plus encore depuis que cette &#233;tape politique a lanc&#233;, comme jamais auparavant, le d&#233;bat concernant les int&#233;r&#234;ts m&#233;diatiques. Tout comme il nous semble irresponsable, ou st&#233;rile, de nous immiscer dans la vie et les prises de position des journalistes, pris en tant qu'individus, il serait absurde d'ignorer que les m&#233;dias sont depuis tr&#232;s longtemps des acteurs politiques de toute premi&#232;re importance : en cela qu'ils &#233;crivent la r&#233;alit&#233; beaucoup plus qu'ils ne la refl&#232;tent. Ce n'est qu'exceptionnellement, qu'il nous est arriv&#233; de critiquer certains coll&#232;gues, soit dans un moment d'ardeur de l'&#226;me, soit parce que nous l'estimions indispensable ou pertinent. C'est pourquoi, celle-ci sera l'une de ces exceptions. Il s'agit de la bonne foi abrupte d'un autre coll&#232;gue. Mercredi dernier, dans &lt;i&gt;La Naci&#243;n&lt;/i&gt;, Joaqu&#237;n Morales Sol&#225; a &#233;crit un article qui r&#233;sume tout d&#232;s le titre &#171; &lt;i&gt;Un style qui fait des ravages dans le pays et dans son corps&lt;/i&gt; &#187;. L'en-t&#234;te inclut une photo de Cristina, le visage contusionn&#233;, &#224; l'&#233;poque o&#249; elle se faisait soigner de son h&#233;matome cr&#226;nien, il y a un peu plus d'un an. La l&#233;gende de la photo rajoute encore &#224; ce que sugg&#232;re la description &#224; savoir une d&#233;ch&#233;ance physique irr&#233;versible. Une d&#233;gradation qui, selon Morales Sol&#225;, est la cons&#233;quence de diverses maladies occasionn&#233;es par un stress permanent, o&#249; la d&#233;cision de Cristina de &#171; &lt;i&gt;n'aimer personne&lt;/i&gt; &#187; p&#232;se de tout son poids. Et Morales Sol&#225; de continuer : &#171; &lt;i&gt;Personne n'a jamais cru que les Kirchner feraient de l'Argentine une Santa Cruz f&#233;odale, mais tel &#233;tait bien le but du couple pr&#233;sidentiel. N&#233;anmoins, il faut reconna&#238;tre que, dans de nombreux aspects de la vie publique argentine, le pays ressemble plus &#224; Santa Cruz qu'&#224; la nation pr&#233;-Kirchn&#233;riste. La s&#233;paration des pouvoirs est un principe oubli&#233;. Le Congr&#232;s fonctionne comme une annexe du Pouvoir Ex&#233;cutif. Les entrepreneurs ont &#233;t&#233; musel&#233;s de gr&#233; ou de force. Une grande partie des organisations syndicales ent&#233;rine des d&#233;cisions inacceptables m&#234;me pour leurs propres membres. Les seuls secteurs institutionnels ou industriels &#224; r&#233;agir sont une partie des syndicats (...) et une branche de la Justice (...). Atteindre ces objectifs a n&#233;cessit&#233; un effort politique et personnel surhumains&lt;/i&gt; &#187;. L'&#233;ditorialiste de La Naci&#243;n remarque que c'est cet autoritarisme &#233;crasant qui est &#224; l'origine de sa mort &#224; lui, et des maladies r&#233;currentes de son &#233;pouse. Et d'ajouter, en apart&#233;, &#171; &lt;i&gt;s'il est certain que d'autres pr&#233;sidents du monde voient s'acc&#233;l&#233;rer leur horloge biologique sous le poids du stress (...), tr&#232;s peu en viennent &#224; tomber malades ou voient leur vie abr&#233;g&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Morales Sol&#225; prend l'exemple des cheveux blancs d'Obama pour appuyer la diff&#233;rence entre se tuer pour la politique ou accepter que la politique produise seulement des d&#233;sordres physiques mineurs, moyenne en quoi, on peut dire que la d&#233;mocratie rend beaucoup moins malade que le despotisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'exercice de la d&#233;mocratie dans l'Empire, justement, Atilio Boron (dansP&#225;gina/12 de mardi dernier) a r&#233;dig&#233; l'article le plus direct, en substance, qu'il ait &#233;t&#233; donn&#233; de lire &#224; propos des r&#233;centes &#233;lections de mi-mandat. Ou de n'importe laquelle des &#233;lections l&#224;-bas. &#171; &lt;i&gt;Peu de choses sont plus insignifiantes qu'une &#233;lection aux Etats Unis, &#233;tant donn&#233; que son gouvernement r&#233;el et permanent &#8211;compos&#233; du complexe militaro-industriel-financier&#8211; est un pouvoir de fait qui n'&#233;lit personne, ne rend de comptes &#224; personne et agit en fonction de ses int&#233;r&#234;ts sans se pr&#233;occuper le moins du monde de la r&#233;action des &#8211;ou des cons&#233;quences sur&#8211; (les)citoyens. Le pr&#233;sident est une simple figure de proue qui d&#233;montre (dans le cas d'Obama) les largesses d'une d&#233;mocratie qui a rendu possible l'accession d'un afro-am&#233;ricain &#224; la Maison Blanche, non comme jardinier mais comme pr&#233;sident . C'est la raison pour laquelle les &#233;lections sont &#224; peine plus que des faux semblants servant &#224; d&#233;tourner l'attention d'une partie de l'opinion publique (rappelons-nous que la moiti&#233; voire plus des votants possibles ne se donnent m&#234;me pas la peine de s'inscrire sur les listes &#233;lectorales), qu'elles se d&#233;roulent un jour ouvrable (pour d&#233;courager la participation des travailleurs) et desquelles tous savent qu'aucune d&#233;cision importante ne d&#233;coulera du r&#233;sultat des urnes, hormis celles prises par les grands conglom&#233;rats corporatifs qui financent la carri&#232;re des politiques, et qui, de ce fait, en sont devenus les valets.&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet univers de servitude, o&#249; invariablement le valet fait figure d'homme le plus puissant au monde, personne n'est atteint de sigmo&#239;dite, de traumatisme sous dural, ni de diverticule des intestins. Leurs cheveux se mettent seulement &#224; grisonner, comme dit Morales Sol&#225;, parce qu'ils ne bousculent jamais le v&#233;ritable pouvoir. Ceux qui le font s'exposent &#224; une mort pr&#233;matur&#233;e, ou &#224; se rendre malades d'autoritarisme incessant. La br&#232;che qu'ils ouvrent en engageant le combat les ach&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eduardo Aliverti&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-259506-2014-11-10.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 10 novembre de 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Argentina-Sirvientes-de-intereses-extranjeros&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de l'Espagnol de&lt;/strong&gt; : Florence Olier-Robine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Argentine-Les-valets-des-interets-etrangers?var_mode=calcul&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 14 novembre 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; AFIP &#187;, Administration F&#233;d&#233;rale des Recettes Publiques (Minist&#232;re de l'Economie) Note du traducteur&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; CUIT &#187;, Cl&#233; Unique d'Identification Fiscale. Note du traducteur&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chronique d'un voyage &#224; Cuba : Le renouveau entre en piste</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Chronique-d-un-voyage-a-Cuba-Le-renouveau-entre-en-piste</link>
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		<dc:creator>Eduardo Aliverti *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est comme toujours. Il est intact. Pour moi, c'est la sixi&#232;me visite dans ce pays qui, comme il y a 52 ans, continue d'&#234;tre &#8211; aujourd'hui plus que jamais peut-&#234;tre &#8211; un &#233;norme d&#233;fi &#233;motionnel et intellectuel. &lt;br class='autobr' /&gt; J'&#233;tais ici dans les ann&#233;es 80, quand la pr&#233;sence de l'URSS asseyait une perspective de stabilit&#233; &#233;conomique sans grands sursauts. J'y &#233;tais au d&#233;but des ann&#233;es 90, avec d&#233;j&#224; l'implosion sovi&#233;tique comme menace terrible. J'y &#233;tais vers le milieu de cette d&#233;cennie, au moment le plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est comme toujours. Il est intact. Pour moi, c'est la sixi&#232;me visite dans ce pays qui, comme il y a 52 ans, continue d'&#234;tre &#8211; aujourd'hui plus que jamais peut-&#234;tre &#8211; un &#233;norme d&#233;fi &#233;motionnel et intellectuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'&#233;tais ici dans les ann&#233;es 80, quand la pr&#233;sence de l'URSS asseyait une perspective de stabilit&#233; &#233;conomique sans grands sursauts. J'y &#233;tais au d&#233;but des ann&#233;es 90, avec d&#233;j&#224; l'implosion sovi&#233;tique comme menace terrible. J'y &#233;tais vers le milieu de cette d&#233;cennie, au moment le plus dramatique et quand, au sens conventionnel et litt&#233;ral, la moiti&#233; du monde qualifiait l'exp&#233;rience cubaine de morte imminente. J'y &#233;tais il y a un peu plus de deux ans, d&#233;j&#224; sans Fidel au commandement quotidien, et avec de grandes interrogations sur &#224; quel point cette construction socialiste tr&#232;s particuli&#232;re serait capable de r&#233;cr&#233;er plusieurs de ses paradigmes. Et voil&#224; que je suis maintenant, essayant pas plus que de scruter, de sentir, de rechercher et de nous rechercher, quant aux r&#233;ponses qu'il y aura sur le fait que ces questions ont pris de l'ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit dans cette terre et on le dit de fa&#231;on in&#233;dite &#224; haute voix, dans toutes les sph&#232;res, que Cuba a besoin d'une nouvelle r&#233;volution dans la r&#233;volution. Et cela, peut &#234;tre, c'est le premier point qui devrait rester clair. Tout ce qu'il a &#224; changer devra &#234;tre chang&#233;, a affirm&#233; Fidel il y a quelques temps. Mais dans la direction du parti ni dans ses cadres secondaires ni &#8211; le plus d&#233;cisif &#8211; dans l'immense grande majorit&#233; de la population, conform&#233;ment aux analyses et aux commentaires qui peuvent &#234;tre recueillis en termes significatifs quoiqu'on veuille, il y a pas la moindre intention que ces modifications supposent un changement radical de syst&#232;me. &#192; part la bureaucratie qui milite pour l' &#171; &lt;i&gt;ankylosement&lt;/i&gt; &#187;, il n'y a aucun d&#233;sir massif que les choses continuent mollement, comme c'est le cas malgr&#233; les multiples appels, publics, depuis la conduite supr&#234;me. Mais on doit le r&#233;affirmer : personne non plus, en commen&#231;ant par ce qu'on entend dans ce thermom&#232;tre in&#233;galable qu'est la rue, et en continuant par les vifs d&#233;bats institutionnels de ces derniers mois, fait mention d'un autre mot qui ne soit pas le socialisme. Il faut comprendre par cette d&#233;finition le maintien de tout cela qui a assur&#233; aux Cubains de passer du fait d' &#234;tre le bordel des Etats-Unis &#224; un mod&#232;le capable de leur garantir un niveau de vie digne, travers&#233; de difficult&#233;s gigantesques qui n'ont jamais impliqu&#233; la faim, l'indigence, l'exclusion, l'abandon de l'&#201;tat. Ils veulent consommer, la pr&#233;carit&#233; les fatigue, ils sont fatigu&#233;s des freins partout. Le multipartisme leur importe peu, c'est s&#251;r, et l'apolitisme qui se note ne peut pr&#233;tendre &#224; des alternatives de r&#233;gime. A l'int&#233;rieur du syst&#232;me tout, et en dehors du syst&#232;me rien, c'est la devise qui reste encore debout, avec la fait que d&#233;j&#224; tant d'ann&#233;es ont pass&#233; et que le renouvellement chaque fois provoque plus les d&#233;fis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont ces changements primordiaux que la direction du premier degr&#233; pose comme indispensables ? Assez d'un &#201;tat omnipr&#233;sent &#224; chaque moment et &#224; chaque d&#233;cision &#224; prendre, except&#233; pour les traits macro du gouvernail strat&#233;gique de l'&#233;conomie. Assez des terres improductives par l'&#339;uvre de la paresse qui est en vigueur, dans l'attente d'ordres lointains qui tellement de fois n'arrivent pas de fois ou qui sont erron&#233;s et contradictoires. Assez d'une inefficacit&#233; faussement imputable au blocus commercial des &#201;tats-Unis. Ce n'est pas ce cercle r&#233;pugnant de l'Empire qui fait que plus de deux travailleurs r&#233;alisent le travail qui pourrait &#234;tre fait par un. Ce n'est pas cette attitude criminelle qui explique qu'un feignant et un travailleur ont le m&#234;me revenu. Ce peuple h&#233;ro&#239;que et ses leaders r&#233;volutionnaires ont &#233;difi&#233; un sch&#233;ma souverain sur trois axes admirablement prot&#233;g&#233;s : la d&#233;fense, la sant&#233; et l'&#233;ducation. Ces bastions incarnent une &#233;pop&#233;e, vues les conditions d'embuscade externe, historique, pr&#233;sente, sous lesquelles ils ont &#233;t&#233; &#233;difi&#233;s. Cette &#238;le plus petite que plusieurs de nos provinces avait le destin d'Ha&#239;ti, qui &#224; sa mani&#232;re continue d'attendre si l'inoculation du virus qui voltige &#224; peine 90 milles se produit. Les Cubains ont r&#233;sist&#233; et ils r&#233;sistent gr&#226;ce &#224; la chose la plus efficace de toutes, qui est l'id&#233;ologie. Mais arrive l'heure d'int&#233;grer l'axe du d&#233;veloppement productif. Ici on parle avec insistance du changement de la mentalit&#233; que cela requiert. C' est unanime. Cependant, plusieurs se demandent si telle inversion peut provenir d'une g&#233;n&#233;ration cadres d'un &#226;ge avanc&#233;, et jusqu'&#224; des interm&#232;des, d&#233;j&#224; trop habitu&#233;s &#224; ce qu'ainsi &#231;a fonctionne bien ; ou &#224; ce que, en tout cas, c'est mieux de ne pas prendre de risques d'innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi dernier et dans la ville de Ciego de Avila, &#224; plus de 400 kms de La Havane, le num&#233;ro deux de Ra&#250;l a tenu un discours d'autocritique dure lors de la comm&#233;moration des 58 ans de l'assaut au Moncada. Pour des oreilles &#233;trang&#232;res cela semble surprenant, mais les Cubains nous remarquent que ce ton est devenu une habitude. Jos&#233; Ram&#243;n Machado Ventura a dit face &#224; la foule, et &#224; Ra&#250;l lui m&#234;me, qu'il ne se supporte plus d'approuver des mesures pour voir comment elles dorment du sommeil des justes dans un tiroir. Et voil&#224; qu'il a ajout&#233; que des pr&#233;jug&#233;s doivent &#234;tre vaincus sur le secteur non &#233;tatique de l'&#233;conomie. On peut conjecturer que, au moins en partie, il a fait allusion ce qu'il y a quelques mois, un journal argentin a l&#233;gend&#233; comme &#171; capitalisme pme &#187;. Un peu exag&#233;r&#233; mais valable, cela d&#233;finit ce qu'on voit. Trois cent dix mille Cubains travaillent d&#233;j&#224; l&#233;galement &#224; leur propre compte et plus de 200 000 permis de travailleurs priv&#233;s ont &#233;t&#233; octroy&#233;s, selon des chiffres officiels r&#233;cents. Les march&#233;s de vente libre ont &#233;t&#233; aussi &#233;tendus aux mat&#233;riaux de construction. Pullulent les vendeurs ambulants dans la rue qui offrent une sorte de &#171; tout pour deux pesos &#187;, bien que plus diversifi&#233;. Et ces gens sont plus contents, &#224; en juger par leurs t&#233;moignages. Est-ce cela la marche vers une &#233;conomie mixte avec une forte direction et contr&#244;le de l'&#201;tat ? Fernando Mart&#237;nez Heredia, l'un des plus lucides et reconnus sociologues de Cuba, le met en doute. Il pense qu'il s'agit simplement de ressources de subsistance, sans horizon d'accumulation de capital pour qu'on puisse parler de la formation d'une classe d'entrepreneurs. Mais il mentionne aussi l'existence de secteurs, plut&#244;t &#233;tatiques que du parti, qui pourrait &#234;tre r&#233;ceptifs aux chants des sir&#232;nes des valeurs capitalistes les plus prononc&#233;es. Pour cette raison, il souligne avec force, que cette &#233;tape cubaine est, sous un certain aspect, plus dangereuse que celle de la &#171; p&#233;riode sp&#233;ciale &#187; suite &#224; la disparition sovi&#233;tique. Ces ann&#233;es ont &#233;t&#233; terribles ; mais l'id&#233;e et la n&#233;cessit&#233; de r&#233;sistance ont support&#233; la conviction populaire qu'il fallait se maintenir dans le socialisme, comme outil unique pour garantir les r&#233;ussites de la r&#233;volution. Aujourd'hui, que ce soit dit, cette s&#233;curit&#233; persiste dans les majorit&#233;s mais l'utopie r&#233;novatrice n'est pas si claire. Est-ce le fameux &#171; changement de mentalit&#233; &#187; la convocation unique ou plus re-&#233;nergisante qu'imposent les circonstances ? Ne faudrait-il pas penser, comment un exemple pas pr&#233;cis&#233;ment secondaire, un plan ambitieux de reconstruction et construction de logements pour qu'il amortisse et &#224; long terme corrige ce drame de tout Cuba ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est tr&#232;s difficile de faire mouche avec une certitude totale sur l'avenir de ce pays incomparable. Cependant, au pifom&#232;tre, avec l'information et l'exp&#233;rience qui nourrissent le s&#233;rieux intuitif, on dirait qu'encore une fois ils vont vaincre. Les Cubains sont plus plaintifs ; il y a d&#233;j&#224; une g&#233;n&#233;ration grandie sous la marque de ceux qui lui parlent seulement des difficult&#233;s ; cette fatigue par la pr&#233;carit&#233; blesse ; la bureaucratie fl&#233;chie. Mais m&#234;me en cherchant de toutes ses forces on ne pourra pas encore trouver qu'ils ont perdu la joie. Et s'il y a une indiff&#233;rence dans de vastes franges, il y a aussi un d&#233;bat public tel qu'on ne l'a jamais vu. Et Ra&#250;l n'est pas Fidel, outre que personne ne peut &#234;tre comme Fidel, mais par ici, ils disent que ce qui lui manque en art oratoire, il en d&#233;borde en cr&#233;ation. Et peu &#224; peu on voit un journalisme, qui reste ennuyeux mais qui est plus pr&#232;s de ce qui arrive aux gens. Et la d&#233;linquance urbaine un peu moins inexistante, et cela, ils l'appr&#233;cient. Et ils ont cette stature syntaxique en s'exprimant qui r&#233;v&#232;le la condition de communaut&#233; instruite, et ils le savent et savent &#224; qui on le doit. Et la barbarie de ces cinq patriotes prisonniers aux &#201;tats-Unis, pour avoir r&#233;v&#233;l&#233; les actions terroristes contre leur pays, leur renvoie le reflet de ne pas perdre de vue de qui est l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Va savoir comment va continuer ce cap cubain. Mais s'il y a un peuple qui m&#233;rite de continuer &#224; &#234;tre dans l'histoire parmi les grandes &#233;pop&#233;es, cela continue d'&#234;tre celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-173420-2011-07-31.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina 12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Depuis La Havane, le 31 juillet 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Cronica-de-un-viaje-a-Cuba-Lo-nuevo-pide-pista&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/?Chronique-d-un-voyage-a-Cuba-Le-renouveau-entre-en-piste&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El Correo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Paris, le 31 juillet 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;*&lt;strong&gt;Eduardo Pablo Garc&#237;a Aliverti&lt;/strong&gt; (Buenos Aires, 1956) est un journaliste presse &#233;crite et radio/TV, et un enseignant argentin.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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