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	<title>El Correo</title>
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		<title>Victoire au Br&#233;sil de Bolsonaro aux cris de : &#171; Vive... la dictature est revenue ! &#187;</title>
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		<dc:date>2018-10-29T16:08:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric Nepomuceno *</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Victoire au Br&#233;sil de Bolsonaro aux cris de : &#171; Vive... la dictature est revenue ! &#187; - &#201;ric Nepomuceno&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Bresil" rel="directory"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vers huit heures du soir ce dimanche, ce qui avait &#233;t&#233; annonc&#233; en accord avec les sondages, s'est confirm&#233; : Jair Bolsonaro, capitaine &#224; la retraite de l'arm&#233;e br&#233;silienne, d'extr&#234;me-droite, est devenu le cinqui&#232;me pr&#233;sident &#233;lu par un vote populaire depuis le retour de la d&#233;mocratie au Br&#233;sil, en 1985, apr&#232;s 21 ans de dictature militaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bolsonaro a gagn&#233; avec 55.18 % (57.7 millions de votes) contre 44.82% (46.8 millions de suffrages) pour son concurrent, le candidat de gauche Fernando Haddad, sur 99.91% du scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois un candidat d'extr&#234;me droite, qui en plus de se d&#233;clarer misogyne, raciste et homophobe, est un d&#233;fenseur de la dictature et de la torture, et qui a assur&#233; &#224; une coll&#232;gue d&#233;put&#233;e qui ne la violait pas &#171; parce que tu ne le m&#233;rites pas &#187;, qui a dit qu'aucun de ses fils ne se marierait avec une noire parce que tous avaient &#233;t&#233; &#171; tr&#232;s bien &#233;lev&#233;s &#187; et qui a qualifi&#233; l'ONU (Organisation des Nations Unies) de &#171; nid de communistes &#187;, eh bien oui, quelqu'un d'un tel profil a obtenu la majorit&#233; des votes de l'&#233;lectorat br&#233;silien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;fenseur d'un programme &#233;conomique qui se revendique du lib&#233;ralisme fondamentaliste, r&#233;trograde absolu en termes d'&#233;ducation publique, le capitaine Bolsonaro, une fois officiellement &#233;lu, s'est prononc&#233; aussit&#244;t les r&#233;sultats officiels connus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa premi&#232;re apparition, sur un r&#233;seau social, il s'est montr&#233; titubant lisant d'une mani&#232;re incertaine un texte qui ne semblait pas &#234;tre de sa main, a &#233;parpill&#233; des phrases de compr&#233;hension difficile, mais destin&#233;es &#224; incendier les intentions des plus fid&#232;les de ses adeptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a assur&#233;, notamment, qu'il d&#233;barrassera le pays du danger &#171; communiste ou socialiste &#187;, d&#233;fendra la famille et ses traditions, et aura comme base de d&#233;cisions la Bible et la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout de suite, il a obtenu la &#171; b&#233;n&#233;diction &#187; de l'autoproclam&#233; &#233;v&#234;que &#233;vang&#233;lique Magno Malte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des d&#233;clarations de Bolsonaro, il y a eu une s&#233;quence formidable et impressionnante de phrases sans lien entre elles et d'annonces confuses, notamment pour ce qui est de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de maintenant s'ouvre un espace vaste et couvert de brouillard sur ce qu'il va se passer dans le pays latinoam&#233;ricain le plus peupl&#233;, le plus puissant d'un point de vue &#233;conomique et qui jusqu'&#224; il y a tr&#232;s peu d'ann&#233;es, durant les deux mandats pr&#233;sidentiels de Luiz In&#225;cio &lt;i&gt;Lula&lt;/i&gt; da Silva, a occup&#233; une place remarqu&#233;e sur la sc&#232;ne mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier, on a v&#233;rifi&#233; que l'&#233;cart entre l'&#233;lectorat d'extr&#234;me-droite et celui de Fernando Haddad, du Parti des Travailleurs (PT) de Lula, fut significative : environ 11 millions de votes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins de diff&#233;rence que lorsque Lula a &#233;t&#233; &#233;lu en 2005 face &#224; Geraldo Alckmin &#8211; presque 20 millions de votes &#8211; mais beaucoup plus que Dilma Rousseff face de son adversaire en 2014, Aecio Neves (environ 4 millions).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; vague &#187; si esp&#233;r&#233;e qu'avaient annonc&#233;e les adeptes de Haddad, ministre de l'&#233;ducation dans le gouvernement de Lula et ex-maire de Sao Paulo, n'a pas eu lieu, bien qu'il ait r&#233;uss&#238;t &#224; r&#233;duire de mani&#232;re significative la distance qui les s&#233;parait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cela, il s'est assur&#233; un espace solide pour l'opposition au gouvernement qui entrera en fonction le premier jour de 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains analystes disent que s'ouvre au Br&#233;sil une immense fen&#234;tre qui exhibe un oc&#233;an de doutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bolsonaro a essay&#233; de se montrer comme un candidat &#233;tranger &#224; la politique, malgr&#233; une carri&#232;re de trente ans au Congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident d&#233;sormais &#233;lu, alors qu'il &#233;tait candidat a exhib&#233; un talent formidable pour annoncer, par sa propre voix ou celle de ses conseillers, les mesures qui causeront un impact dans la soci&#233;t&#233; et dans les secteurs sp&#233;cifiques de l'&#233;conomie, mais sans grandes cons&#233;quences majeures, car non viables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a annonc&#233; les fusions de minist&#232;res qu'il a ensuite repouss&#233;es, des mesures radicales de privatisations qu'il a ensuite nuanc&#233;es ; en r&#233;sum&#233;, personne ne peut vraiment savoir ce qu'il pr&#233;tend faire dans le domaine de l'&#233;conomie, et encore moins dans d' autres domaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait la premi&#232;re bataille &#233;lectorale dans laquelle il n'y a pas eu un seul d&#233;bat face &#224; face entre les candidats, et dans laquelle le vainqueur s'est limit&#233; &#224; faire des apparitions via les r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Couvert par des leaders de gauche, Haddad s'est adress&#233; au militantisme du PT dans un h&#244;tel de Sao Paulo, o&#249; il a demand&#233; le respect pour ses &#171; 46 millions de votants &#187;, dans un discours &#233;mu lors duquel il a promis continuer de lutter &#171; avec courage &#187; pour la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ex-maire de Sao Paulo, de 55 ans, a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; candidat du PT en substitution de Lula, son leader historique, qui purge depuis le mois d'avril une peine de 12 ans de prison pour des d&#233;lits de corruption et de blanchiment d'actifs, et qui a &#233;t&#233; condamn&#233;e sans que ne soit pr&#233;sent&#233;e aucune preuve de sa culpabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Mouvement des Travailleurs sans Terre&lt;/i&gt; a divulgu&#233; dans son compte Twitter une vid&#233;o dans lequel on voit des &#233;l&#233;ments de l'arm&#233;e dans des v&#233;hicules militaires se joindre aux c&#233;l&#233;brations dans les rues de R&#237;o de Janeiro pour le triomphe de l'extr&#234;me-droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pass&#233; enrag&#233; de Bolsonaro, son incitation &#224; la violence, ainsi que la vacuit&#233; de son discours, pr&#233;sagent des temps troubles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit de ce dimanche qui avait &#233;t&#233; de lumi&#232;re et de joie dans la plupart de villes br&#233;siliennes, des actes de violence se sont r&#233;pandus en quelques points du pays, d&#232;s la victoire de Bolsonaro connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les endroits dans lesquels se concentrait l'&#233;lectorat du battu Haddad, ont &#233;t&#233; la cible d'actions &#233;clair d'adeptes de Bolsonaro, avec des agressions sans crier garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ont &#233;t&#233; signal&#233;s, de mani&#232;re document&#233;e, des actions violentes dans plus de 20 villes br&#233;siliennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande crainte, disent des observateurs et des analystes du tr&#232;s complexe tableau br&#233;silien, se r&#233;f&#232;re pas tant &#224; ce que le pr&#233;sident d'extr&#234;me-droite fera quand il prendra ses fonctions, mais de ce que feront, d'ici l&#224; et jusqu'alors, les tr&#232;s furieuses milices qui l'appuient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pass&#233;es sept heures du soir (heure locale), un cri de joie a contamin&#233; les milliers de partisans r&#233;unis en dehors du d&#233;partement de Bolsonaro &#224; Barra de Tijuca, dans la zone ouest du R&#237;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, vers 10 heures et demi du soir (heure locale), dans le Niter&#243;i, une ville voisine de R&#237;o (de l'autre c&#244;t&#233; de la baie de Guanabara, s&#233;par&#233; par 13 kilom&#232;tres de pont) des camions de l'arm&#233;e ont surgi en d&#233;filant sans raison parmi la foule qui criait : &#171; La dictature est de retour ! Viva ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui les a convoqu&#233;s ? Sous des ordres de qui ont-ils laiss&#233; les casernes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voila le tableau auquel le pays devra faire face &#224; partir d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric Nepomuceno*&lt;/strong&gt; pour &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.com.mx/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Jornada&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; depuis R&#237;o de Janeiro&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.com.mx/2018/10/29/mundo/027n1mun&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexique, le 29 octobre 2018, p. 27&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;*&lt;strong&gt;&#201;ric Nepomuceno&lt;/strong&gt; est un homme de Lettres. Il a quitt&#233; son Br&#233;sil natal pour se rendre &#224; Buenos Aires en 1973, o&#249; il a d&#233;but&#233; dans le monde du journalisme dans une langue qui n'&#233;tait pas la sienne. Il a alors travaill&#233; en tant que correspondant du journal &lt;i&gt;Diario de S&#227;o Paulo, &lt;/i&gt;il a collabor&#233; avec &lt;i&gt;La opini&#243;n&lt;/i&gt; et avec le magazine &lt;i&gt;Crisis&lt;/i&gt;, dirig&#233; par Eduardo Galeano. En 1976 il d&#233;m&#233;nage &#224; Madrid, pour devenir la plume du magazine br&#233;silien &lt;i&gt;Veja&lt;/i&gt; en Espagne. Il d&#233;marre alors une collaboration avec &lt;i&gt;Cambio 16&lt;/i&gt; et avec le tout nouveau journal &lt;i&gt;El Pa&#237;s ; &lt;/i&gt;mais trois ans plus tard il retraverse l'oc&#233;an pour s'installer cette fois au Mexique. Nepomuceno est revenu au Br&#233;sil en 1983 pour travailler de nouveau avec &lt;i&gt;El Pa&#237;s&lt;/i&gt;, relation qui a dur&#233; jusqu'en 1989. Il est actuellement le correspondant &#224; Rio de Janeiro du magazine argentin &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;. En plus de cette facette journalistique, &#201;ric Nepomuceno est &#233;crivain et traducteur. Il a traduit en portugais les &#339;uvres de certains de ces amis, tels que Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez, Julio Cort&#225;zar, Eduardo Galeano, Juan Rulfo et d'autres &#233;crivains de renomm&#233;e comme Miguel de Unamuno. Parmi ses traductions, on retrouve un &#233;trange tr&#233;sor : &lt;i&gt;Fuego en las entra&#241;as&lt;/i&gt;, un roman porno &#233;crit par Pedro Almod&#243;var en 1979 lorsqu'il &#233;tait fonctionnaire chez &lt;i&gt;Telef&#243;nica&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Victoire-au-Bresil-de-Bolsonaro-aux-cris-de-Vive-la-dictature-est-revenue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; para :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Victoire-au-Bresil-de-Bolsonaro-aux-cris-de-Vive-la-dictature-est-revenue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 29 octobre 2018&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Br&#233;sil et l'ombre dangereuse des casernes</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-Bresil-et-l-ombre-dangereuse-des-casernes</link>
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		<dc:date>2018-09-24T12:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric Nepomuceno *</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le Br&#233;sil et l'ombre dangereuse des casernes - Eric Nepomuceno&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Bresil" rel="directory"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il s'agit des &#233;lections pr&#233;sidentielles les plus polaris&#233;es des soixante derni&#232;res ann&#233;es. L'air est impr&#233;gn&#233; d'incertitudes et de doutes. Et ce fut dans cette atmosph&#232;re rar&#233;fi&#233;e et inqui&#233;tante qu'avec une visibilit&#233; de plus en plus accentu&#233;e a surgi au cours des derni&#232;res semaines l'ombre t&#233;n&#233;breuse et dangereuse des casernes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jamais auparavant un candidat d'extr&#234;me droite comme le capitaine &#224; la retraite Jair Bolsonaro n'avait trouv&#233; autant de soutien populaire au Br&#233;sil. En r&#233;alit&#233;, les candidatures ant&#233;rieures n'ont m&#234;me pas &#233;t&#233; viables : elles ont &#233;t&#233; d&#233;faites en chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant la porte s'est ouverte et sont entr&#233;es les ombres : la possibilit&#233; qu'un candidat d'extr&#234;me droite devienne pr&#233;sident est r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si avant, il s'agissait des simple chim&#232;res malignes, avec Bolsonaro, non : il a pratiquement assur&#233; sa participation au deuxi&#232;me tour, tr&#232;s probablement face au candidat de gauche Fernando Haddad, du &lt;i&gt;Parti des Travailleurs&lt;/i&gt; (PT) de l'ex-pr&#233;sident Lula, qui l'a nomm&#233; h&#233;ritier apr&#232;s avoir &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233; de se pr&#233;senter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lula, comme l'ont sait, a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;, victime d'un proc&#232;s totalement manipul&#233; qui l'a condamn&#233;, sans un mis&#233;rable d&#233;but de preuve, de corruption. L'emp&#234;cher d'&#234;tre candidat a &#233;t&#233; le pas final &#8211;du moins pour l'instant&#8211; du coup institutionnel qui a destitu&#233;, en 2016, la pr&#233;sidente Dilma Rousseff.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi du moins jusqu'&#224; maintenant ? Parce que tout peut arriver dans ce pays qui cherche avidement le fond d'un puits sans fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les derni&#232;res semaines, et avec une plus grande force dans ces derniers jours, les militaires br&#233;siliens ont refait surface. Le commandant de l'Arm&#233;e, le g&#233;n&#233;ral Eduardo Vilas-Boas, a dit en toutes les lettres que : il existe la possibilit&#233; qu'un candidat ill&#233;gitime soit choisi. Et le m&#234;me Bolsonaro l'a anticip&#233;, apr&#232;s avoir dit que, s'il perd, il perdra non &#224; cause de l'&#233;lectorat, mais &#224; cause de la fraude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si s'ajoute &#224; cela ce qu'ont dit auparavant tant son candidat vice-pr&#233;sident, le g&#233;n&#233;ral Hamilton Mour&#227;o, que d'autres militaires de haut rang, se forme une atmosph&#232;re pour que nous ayons de mauvais pr&#233;sages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, il est rare qu'il y ait une inversion semblable comme dans la candidature de Bolsonaro (un capitaine &#224; la retraite) et son candidat vice-pr&#233;sident, Hamilton Mour&#227;o (g&#233;n&#233;ral &#224; la retraite). A savoir une inversion un peu insolite en termes de hi&#233;rarchie : un capitaine au-dessus d'un g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, toute ou presque toute la coordination de la campagne pr&#233;sidentielle du capitaine est entre les mains des g&#233;n&#233;raux. Tous retrait&#233;s, il est vrai. Mais il est &#233;galement vrai que presque tous &#233;taient, jusqu'&#224; il y a quelques mois, en activit&#233;, et qu'ils ont une forte influence sur ceux qui sont encore actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand il y a un candidat qui est militaire, accompagn&#233; d'un autre militaire, qui dit des &#233;normit&#233;s raciales, homophobes, machistes et qu' &#224; cela suit une longue, tr&#232;s longue liste de positions classiques d'un troglodyte, et que ce que dit ce militaire est r&#233;p&#233;t&#233; ou &#233;cout&#233; dans un silence sacro-saint par ses coll&#232;gues de caserne, quelque chose de bizarre est en train d'arriver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un type qui dit &#224; une coll&#232;gue d&#233;put&#233; &#171; &lt;i&gt;je ne te viole pas parce que tu ne le m&#233;rites pas&lt;/i&gt; &#187;, ou qui d&#233;fend comme fa&#231;on de combattre la mortalit&#233; infantile que &#171; &lt;i&gt;les femmes soignent mieux leur sa sant&#233; buccale et les voies urinaires&lt;/i&gt; &#187;, qui se r&#233;f&#232;re aux descendants noirs d'esclaves en disant que &#171; &lt;i&gt;ils p&#232;sent au moins vingt arrobes&lt;/i&gt; (l'arrobe &#233;taient autrefois utilis&#233; pour peser les cochons et les vaches) et ne servent m&#234;me pas &#224; la procr&#233;ation &#187;, et qui se glorifie d'avoir eu trois enfants m&#226;les bien qu'il regrette que la quatri&#232;me fois il a &#233;t&#233; flemmard et qu'une fille est n&#233;e, c'est &#224; dire, un tel imb&#233;cile ne m&#233;riterait pas une minute d'attention s'il n'&#233;tait pas candidat &#224; la pr&#233;sidentielle, et avec des possibilit&#233;s r&#233;elles d'obtenir la pr&#233;sidence du pays le plus peupl&#233; et avec la plus importante &#233;conomie d'Am&#233;rique Latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus grave encore est de savoir que le candidat &#224; vice pr&#233;sident, le g&#233;n&#233;ral Mour&#227;o, d&#233;fend la possibilit&#233; que face &#224; une situation d'anarchie, le pr&#233;sident &#233;ventuel d&#233;clare un &#171; auto coup d'Etat &#187;. Et qui dit en m&#234;me temps que les enfants cr&#233;&#233;s par les m&#232;res et grand-m&#232;res sont figures d&#233;sajust&#233;es, pr&#234;tes &#224; &#234;tre coopt&#233;s par le trafic de stup&#233;fiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou que le g&#233;n&#233;ral qui commande l'Arm&#233;e se sente &#224; l'aise pour dire que, selon le r&#233;sultat, les &#233;lections dans deux semaines pourront donner un pr&#233;sident &#171; ill&#233;gitime &#187;, ce qui pr&#233;suppose sa destitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est, bien s&#251;r, &#233;pouvantable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme &#233;pouvantable est de confirmer, dans des termes concrets, que le coup d'Etat institutionnel, appuy&#233; par la farce juridique qui a dispos&#233; de l'omission l&#226;che &#8211; et, par cons&#233;quent, de la complicit&#233; &#8211; de la Cour Supr&#234;me de Justice, s'est av&#233;r&#233; &#234;tre quelque chose que personne ne sait bien dans quoi il finira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et confirmer qu'une partie substantielle de l'&#233;lectorat br&#233;silien est capable d'opter pour un semblable troglodyte mental, &#233;thique et moral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des temps t&#233;n&#233;breux, sombres. Ce sont des temps d'horreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de d&#233;go&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric Nepomuceno*&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pagina12.com.ar/144177-brasil-y-la-peligrosa-sombra-de-los-cuarteles&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;P&#225;gina 12&lt;/a&gt;. &lt;/strong&gt;Depuis R&#237;o de Janeiro, le 4 septembre 2018&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;*&lt;strong&gt;&#201;ric Nepomuceno&lt;/strong&gt; est un homme de Lettres. Il a quitt&#233; son Br&#233;sil natal pour se rendre &#224; Buenos Aires en 1973, o&#249; il a d&#233;but&#233; dans le monde du journalisme dans une langue qui n'&#233;tait pas la sienne. Il a alors travaill&#233; en tant que correspondant du journal &lt;i&gt;Diario de S&#227;o Paulo, &lt;/i&gt;il a collabor&#233; avec &lt;i&gt;La opini&#243;n&lt;/i&gt; et avec le magazine &lt;i&gt;Crisis&lt;/i&gt;, dirig&#233; par Eduardo Galeano. En 1976 il d&#233;m&#233;nage &#224; Madrid, pour devenir la plume du magazine br&#233;silien &lt;i&gt;Veja&lt;/i&gt; en Espagne. Il d&#233;marre alors une collaboration avec &lt;i&gt;Cambio 16&lt;/i&gt; et avec le tout nouveau journal &lt;i&gt;El Pa&#237;s ; &lt;/i&gt;mais trois ans plus tard il retraverse l'oc&#233;an pour s'installer cette fois au Mexique. Nepomuceno est revenu au Br&#233;sil en 1983 pour travailler de nouveau avec &lt;i&gt;El Pa&#237;s&lt;/i&gt;, relation qui a dur&#233; jusqu'en 1989. Il est actuellement le correspondant &#224; Rio de Janeiro du magazine argentin &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;. En plus de cette facette journalistique, &#201;ric Nepomuceno est &#233;crivain et traducteur. Il a traduit en portugais les &#339;uvres de certains de ces amis, tels que Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez, Julio Cort&#225;zar, Eduardo Galeano, Juan Rulfo et d'autres &#233;crivains de renomm&#233;e comme Miguel de Unamuno. Parmi ses traductions, on retrouve un &#233;trange tr&#233;sor : &lt;i&gt;Fuego en las entra&#241;as&lt;/i&gt;, un roman porno &#233;crit par Pedro Almod&#243;var en 1979 lorsqu'il &#233;tait fonctionnaire chez &lt;i&gt;Telef&#243;nica&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Brasil-y-la-peligrosa-sombra-de-los-cuarteles&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-Bresil-et-l-ombre-dangereuse-des-casernes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 24 septembre 2018&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Coup mortel au Br&#233;sil mais pas pour Lula</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Coup-mortel-au-Bresil-mais-pas-pour-Lula</link>
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		<dc:date>2017-02-22T16:48:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric Nepomuceno *</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Pr&#233;sidentiels 2018 - Br&#233;sil - Temer - Lula - A&#233;cio Neves&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Bresil" rel="directory"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;sultats des nouveaux sondages relatifs au gouvernement de Michel Temer et aux &#233;lections pr&#233;sidentielles de 2018 ne nous surprennent pas. La v&#233;ritable surprise r&#233;side dans les pourcentages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous savions d&#233;j&#224; que le gouvernement n&#233; du putsch constitutionnel de l'an dernier avait &#233;t&#233; mal &#233;valu&#233; par les Br&#233;siliens. Ce qui est surprenant c'est qu'en octobre 2016, 36,7 % des sond&#233;s avaient une opinion franchement n&#233;gative du gouvernement, tandis que 38,9 % estimaient qu'il &#233;tait acceptable ; d&#233;sormais ces pourcentages sont respectivement de 44,1 et de 38,9 %. Seuls 10 % des Br&#233;siliens ont une opinion positive de leur administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les mesures de Michel Temer, en octobre, 51,4 % des personnes interrog&#233;es &#233;taient contre, 31,7 % pour. Aujourd'hui, 24,4 % le soutiennent, tandis que 62,4 % d&#233;sapprouvent ses actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en venir aux &#233;lections pr&#233;sidentielles de 2018, nul doute ne faisait que Lula da Silva serait &#224; la t&#234;te des sondages pour le premier tour et qu'il serait in&#233;vitablement pr&#233;sent au deuxi&#232;me. D&#233;sormais, cette pr&#233;vision change de mani&#232;re radicale. Quel que soit le cas de figure avec une liste variable de candidats, Lula poss&#232;de un avantage immense tant au premier qu'au deuxi&#232;me tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une curiosit&#233; :&lt;/strong&gt; un face &#224; face au deuxi&#232;me tour entre Lula da Silva et Michel Temer donnerait un r&#233;sultat olympique : respectivement de 43 &#224; 19 %. De nombreux aspects attirent l'attention des analystes des diff&#233;rentes tendances politiques. Tout d'abord, malgr&#233; la campagne perverse et sans r&#233;pit de tous les m&#233;dias, du juge provincial Sergio Moro, du parquet et de la police f&#233;d&#233;rale contre Lula, son image s'est consolid&#233;e et au cours des derniers mois le nombre de personnes le soutenant a augment&#233;. Ensuite, on remarque chaque jour de plus en plus que le putsch de l'an dernier avait pour seul objectif d'&#233;loigner le PT, de d&#233;manteler toutes les actions r&#233;alis&#233;es lors de ses ann&#233;es au gouvernement, d'installer une sorte de marionnette au Palais Pr&#233;sidentiel, d'imposer un programme &#233;conomique n&#233;olib&#233;ral de type fondamentaliste et d'arriver en 2018 avec un candidat, A&#233;cio Neves, en position de favori.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lula emprisonn&#233; ou d&#233;clar&#233; inapte, la duret&#233; et l'impopularit&#233; de la r&#233;cession &#233;conomique, ainsi que l'aggravation des conditions sociales seraient &#233;videmment endoss&#233;es par le PMDB, complice &#224; jeter aux oubliettes, un point c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre franc, la partie la plus importante du plan a fonctionn&#233;. Certes avec quelques heurts, comme le choix par Temer d'une v&#233;ritable bande de mafieux pour la composition de son cabinet, mais ce sont les risques du m&#233;tier dans un environnement politique hautement corrompu et naus&#233;abond comme l'est celui du Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus qu'&#233;vident que la man&#339;uvre a fonctionn&#233;, mais le plan, quant &#224; lui, a &#233;chou&#233; de mani&#232;re assourdissante. Le panorama &#233;conomique, fortement rong&#233; d&#232;s le premier jour du deuxi&#232;me mandat frustr&#233; de Dilma Rousseff gr&#226;ce &#224; la complicit&#233; des architectes du putsch &#8211;l'immanquable A&#233;cio Neves et l'ex-pr&#233;sident Fernando Henrique Cardoso&#8211; par la l&#233;gislature la plus r&#233;trograde, et la moins &#233;thique et morale depuis le retour de la d&#233;mocratie en 1985 pr&#233;sente la pire r&#233;cession de l'histoire de la R&#233;publique instaur&#233;e en 1889.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les indicatifs pointent cette r&#233;gression brutale. Un exemple : au d&#233;but de l'ann&#233;e 2016, un million et demi de Br&#233;siliens ont abandonn&#233; leurs mutuelles priv&#233;es de sant&#233; pour s'en remettre aux mains d'un service public path&#233;tiquement inefficace. Rien qu'en janvier dernier, ils &#233;taient 150 000 dans ce cas. Le ch&#244;mage, qui avait atteint des niveaux historiquement bas au temps o&#249; le PT &#233;tait au pouvoir, est de nouveau au sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : le coup d'&#201;tat de l'an dernier s'est av&#233;r&#233; mortel, pas pour Lula da Silva mais pour les putschistes, &#224; commencer par A&#233;cio Neves et son PSDB. M&#234;me si le parti pr&#233;sentait un autre candidat, le panorama ne serait gu&#232;re mieux : ils seraient tout au-dessous des 10 % des intentions de vote d&#233;clar&#233;es. Nouvelle la plus am&#232;re de toutes ? La surprenante force avec laquelle le d&#233;put&#233; Jair Bolsonaro appara&#238;t dans les dits sondages. Il disposait de 6,5 % des intentions de vote en octobre, d&#233;sormais il atteint des niveaux alarmants situ&#233;s entre 11,3 et 12,1 % de sympathisants. Pourquoi autant de pr&#233;occupation ? Parce que cette version tropicale de &#171; l'ant&#233;politicien &#187; est un ancien militaire qui d&#233;fend corps et &#226;me la dictature, d&#233;ment l'existence de la torture, est partisan de la peine de mort, porte-parole de la c&#233;l&#232;bre phrase de la campagne &#171; un bon bandit est un bandit mort &#187; et toute une interminable liste de diverses &#233;normit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'on sache que les sondages d&#233;peignent uniquement le portrait d'un moment d&#233;termin&#233; et que ce qui nous int&#233;resse est ce que l'on appelle la courbe dynamique, nous ne pouvons nier l'&#233;vidence que depuis la consolidation du putsch en juin dernier, seuls deux candidats ont vu leurs possibilit&#233;s d'&#234;tre &#233;lus : Lula da Silva et Jair Bolsonaro. Il y a peu, imaginer un face &#224; face entre ces deux candidats au deuxi&#232;me tour aurait &#233;t&#233; un motif pour envoyer quiconque &#224; l'h&#244;pital psychiatrique le plus proche. Ce n'est d&#233;sormais plus le cas. Aujourd'hui cette pens&#233;e est certes lointaine et peu probable, mais elle n'est plus impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'on doit pour cela remercier A&#233;cio Neves, Fernando Henrique Cardoso et toute la formidable bande de flibustiers soutenus par les banques, les m&#233;dias, les entrepreneurs et une opinion publique abrutie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Merci aussi aux partis pourris, &#224; un syst&#232;me politique boueux et &#224; une sorte de gangr&#232;ne morale qui ronge le pouvoir judiciaire de mon pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric Nepomuceno* &lt;/strong&gt; depuis R&#237;o de Janeiro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pagina12.com.ar/20702-golpe-mortal-pero-no-para-lula&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;P&#225;gina12&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, 17 f&#233;vrier 2017.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;*&#201;ric Nepomuceno&lt;/strong&gt; est un homme de Lettres. Il a quitt&#233; son Br&#233;sil natal pour se rendre &#224; Buenos Aires en 1973, o&#249; il a d&#233;but&#233; dans le monde du journalisme dans une langue qui n'&#233;tait pas la sienne. Il a alors travaill&#233; en tant que correspondant du journal Diario de S&#227;o Paulo, il a collabor&#233; avec La opini&#243;n et avec le magazine Crisis, dirig&#233; par Eduardo Galeano. En 1976 il d&#233;m&#233;nage &#224; Madrid, pour devenir la plume du magazine br&#233;silien Veja en Espagne. Il d&#233;marre alors une collaboration avec Cambio 16 et avec le tout nouveau journal El Pa&#237;s ; mais trois ans plus tard il retraverse l'oc&#233;an pour s'installer cette fois au Mexique. Nepomuceno est revenu au Br&#233;sil en 1983 pour travailler de nouveau avec El Pa&#237;s, relation qui a dur&#233; jusqu'en 1989. Il est actuellement le correspondant &#224; Rio de Janeiro du magazine argentin P&#225;gina 12. En plus de cette facette journalistique, &#201;ric Nepomuceno est &#233;crivain et traducteur. Il a traduit en portugais les &#339;uvres de certains de ces amis, tels que Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez, Julio Cort&#225;zar, Eduardo Galeano, Juan Rulfo et d'autres &#233;crivains de renomm&#233;e comme Miguel de Unamuno. Parmi ses traductions, on retrouve un &#233;trange tr&#233;sor : Fuego en las entra&#241;as, un roman porno &#233;crit par Pedro Almod&#243;var en 1979 lorsqu'il &#233;tait fonctionnaire chez Telef&#243;nica&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Golpe-mortal-en-Brasil-pero-no-para-Lula&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo de la Diaspora&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Floriane Verrecchia-Ceruti&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Coup-mortel-au-Bresil-mais-pas-pour-Lula&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El correo de la Diaspora&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 22 f&#233;vrier 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Destituer Dilma Rousseff, liquider Lula, le PT [et les BRICS]</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Destituer-Dilma-Rousseff-liquider-Lula-le-PT-et-les-BRICS</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Destituer-Dilma-Rousseff-liquider-Lula-le-PT-et-les-BRICS</guid>
		<dc:date>2015-03-17T16:39:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric Nepomuceno *</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des appels &#224; manifestations dans tout le Br&#233;sil ont &#233;t&#233; lanc&#233;s pour ce dimanche. L'objectif : la r&#233;vocation de la pr&#233;sidente Dilma Rousseff, r&#233;&#233;lue en octobre dernier pour un second mandat, qui prit effet il y a exactement 73 jours. Il y a deux jours, des manifestations avaient d&#233;j&#224; eu lieu pour r&#233;clamer le maintien en fonctions de Dilma, dans 23 des 26 capitales de provinces br&#233;siliennes, de m&#234;me qu'&#224; Brasilia, capitale f&#233;d&#233;rale. Elles avaient rassembl&#233; quelques 150 mille personnes &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Guerre-invisible" rel="directory"&gt;Guerre invisible&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des appels &#224; manifestations dans tout le Br&#233;sil ont &#233;t&#233; lanc&#233;s pour ce dimanche. L'objectif : la r&#233;vocation de la pr&#233;sidente Dilma Rousseff, r&#233;&#233;lue en octobre dernier pour un second mandat, qui prit effet il y a exactement 73 jours. Il y a deux jours, des manifestations avaient d&#233;j&#224; eu lieu pour r&#233;clamer le maintien en fonctions de Dilma, dans 23 des 26 capitales de provinces br&#233;siliennes, de m&#234;me qu'&#224; Brasilia, capitale f&#233;d&#233;rale. Elles avaient rassembl&#233; quelques 150 mille personnes &#224; travers tout le pays. Celles de dimanche pr&#233;voient des chiffres beaucoup plus &#233;lev&#233;s, bien au-del&#224; de centaines de milliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en r&#233;ponse &#224; l'appel de la CUT, la &lt;i&gt;Centrale Unique des Travailleurs &lt;/i&gt;(Central &#218;nica de Trabajadores), des f&#233;d&#233;rations syndicales, des mouvements syndicaux, tous plus ou moins li&#233;s au PT, parti de Lula da Silva et de la pr&#233;sidente, que se sont d&#233;roul&#233;es les protestations de vendredi. Celles de dimanche se vantent d'&#234;tre &#171; spontan&#233;es &#187;, autrement dit, repr&#233;senteraient le v&#233;ritable ressenti de l'immense population br&#233;silienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mensonges. Elles ont &#233;t&#233; organis&#233;es, et m&#234;me de mani&#232;re grossi&#232;re, par les perdants des &#233;lections pr&#233;sidentielles d'octobre dernier. Et, par perdants, il faut entendre non seulement les partis politiques et les candidats, mais surtout, les int&#233;r&#234;ts. Le syst&#232;me politico-&#233;conomique qui a domin&#233; le pays pendant de longues ann&#233;es se refuse &#224; admettre un fait concret : il a &#233;t&#233; tenu en &#233;chec de fa&#231;on accablante et r&#233;p&#233;titive aux pr&#233;sidentielles de 2002, 2006, 2010, et 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par del&#224; les d&#233;faites successives des repr&#233;sentants de l'&#233;lite, on peut parler d'&#233;chec d'un syst&#232;me de contr&#244;le de la soci&#233;t&#233;. D'un projet de classes sociales face &#224; une ambition de nation, de soci&#233;t&#233;, de pays. Et, pour ces &#233;lites, c'est un ph&#233;nom&#232;ne inadmissible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Br&#233;sil conna&#238;t une p&#233;riode de nervosisme et de tension o&#249; un curieux m&#233;lange de contradictions et de r&#233;v&#233;lations voit le jour. Un exemple de prise de conscience : jamais auparavant les plaintes pour corruption n'avaient &#233;t&#233; autant prises au s&#233;rieux. Conclusion : c'est comme si le pays d&#233;couvrait la nouveaut&#233; de la corruption alors qu'elle r&#232;gne en ma&#238;tre depuis toujours, quelque soit le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple de contradictions : les manifestations de vendredi dernier. D'un c&#244;t&#233;, elles soutenaient P&#233;trobras (compagnie p&#233;troli&#232;re), tant contre les accusations de corruption r&#233;v&#233;l&#233;e, toujours objet d'une enqu&#234;te approfondie, que des pressions qui tentent de d&#233;tourner la l&#233;gislation mise en place par Lula da Silva et conserv&#233;e par Dilma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenir en arri&#232;re reviendrait &#224;, non seulement faire le jeu des multinationales de mani&#232;re quasi absolue, mais plus encore, dans les faits, ouvrir une br&#232;che &#224; la privatisation de l'entreprise. Par ailleurs, les manifestants d&#233;fendaient une &#233;vidence, &#224; savoir, que le r&#233;sultat des urnes soit respect&#233; et que Dilma aille au bout de son mandat pr&#233;sidentiel. &lt;br /&gt;
Mais, d'un autre c&#244;t&#233;, ils protestaient aussi contre certaines initiatives prises par le gouvernement de la m&#234;me Dilma, qui, selon les organisateurs, portent atteinte aux droits du travail, et plus particuli&#232;rement, contre les mesures pr&#233;vues dans le cadre du remaniement budg&#233;taire annonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que l'on proteste contre le gouvernement que l'on d&#233;fend. Certains pensent que c'est cela qu'on appelle d&#233;mocratie. Que c'est une chose de se plaindre ou de revendiquer, et que c'en est une autre, totalement diff&#233;rente, d'attaquer les institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dimanche, ce sont les opposants d&#233;clar&#233;s au gouvernement constitutionnel de Dilma Roussef et au maintien du PT au pouvoir, qui descendront dans la rue. Derri&#232;re ce mouvement se cache, outre les principaux partis d'opposition et les groupes radicaux de droite, le gros des &#233;lites, principalement dans les villes o&#249; le n&#233;olib&#233;ral Aecio Neves &#233;tait parvenu &#224; l'emporter l'ann&#233;e derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant tout, et par-dessus tout, on y trouve les grands conglom&#233;rats des m&#233;dias oligopolistiques. Le Br&#233;sil n'avait jusqu'alors qu'en de rares occasions, mani&#233; &#224; ce point l'art de la manipulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne peut nier qu'il existe concr&#232;tement une bonne dose d'insatisfaction g&#233;n&#233;rale dans la soci&#233;t&#233; br&#233;silienne, y compris chez ceux qui ont port&#233; Dilma au pouvoir au mois d'octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, c'est la premi&#232;re fois depuis le retour &#224; la d&#233;mocratie, apr&#232;s la p&#233;riode du r&#233;gime civilo militaire qui &#233;touffa le pays entre 1964 y 1985, que jaillit en pleine lumi&#232;re un sentiment jusque-l&#224; assez &#233;loign&#233; de la sc&#232;ne politique : la haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou, plus exactement, la haine de classe. Le pr&#233;jug&#233; de classe. Les &#233;lites et les classes moyennes traditionnelles se dressent, indirectement, avec une fureur d&#233;brid&#233;e, contre l'objet de leurs pr&#233;jug&#233;s : cette classe sociale ignare et mollassonne qui soudain envahit les a&#233;roports, ach&#232;tent des frigos neufs, submergent les rues avec leurs petites &#171; citadines &#187;, exigent des normes de qualit&#233; en mati&#232;re d'&#233;ducation, de sant&#233;, de transports, et donc contre ceux qui ont permis ce bouleversement drastique du cadre social br&#233;silien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Br&#233;sil a su ou a cru savoir dissimuler des doses massives de pr&#233;jug&#233;s raciaux, en revanche, personne ne se soucie de contenir ses ardeurs de pr&#233;jug&#233;s sociaux. Les &#233;lites br&#233;siliennes ha&#239;ssent la pauvret&#233;, et plus encore, ceux qui ont cess&#233; d'&#234;tre pauvres. Les &#233;lites br&#233;siliennes revendiquent le maintien de leurs privil&#232;ges de toujours, et pr&#233;tendent &#234;tre menac&#233;es par une crise &#233;conomique d&#233;clench&#233;e par des gouvernements qui ont gaspill&#233; des torrents d'argent &#224; faire en sorte que les mis&#233;rables deviennent pauvres, et que les pauvres acc&#232;dent &#224; l'&#233;chelon sup&#233;rieur, de citoyens int&#233;gr&#233;s &#224; une &#233;conomie de consommation, c'est-&#224;-dire, au march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin de compte, il ne s'agit que d'une seule et unique chose : Dilma, dehors, le PT, aux orties, exit Lula ! Aux oubliettes le projet de pays ! Le peuple, au rencart !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric Nepomuceno&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2015/03/15/opinion/019a1pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Destituir-a-Dilma-Rousseff&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Florence Olier-Robine&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pour tout contact professionnel avec la traductrice&lt;/strong&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;mailto:florobine@cegetel.net&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;&lt;strong&gt;florobine@cegetel.net&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Destituer-Dilma-Rousseff-liquider&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 17 mars 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;b&gt;&lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;b&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. Bas&#233;e sur une &#339;uvre de &lt;b&gt;&lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034;rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Br&#233;sil, un pays sec et sombre</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-Bresil-un-pays-sec-et-sombre</link>
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		<dc:date>2015-03-13T13:27:08Z</dc:date>
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		<dc:creator>Eric Nepomuceno *</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ce sont environ 60 millions de Br&#233;siliens, soit plus du tiers de la population du pays, qui souffrent du manque d'eau. Les coupures d'&#233;lectricit&#233; sont de plus en plus probables dans la r&#233;gion du sud-ouest o&#249; se situent S&#227;o Paulo et R&#237;o de Janeiro, les plus grandes m&#233;tropoles du Br&#233;sil (qui totalisent &#224; elles deux 30 millions d'habitants). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est vrai que la rigueur m&#233;t&#233;orologique joue beaucoup sur l'anxi&#233;t&#233; et le pessimisme ambiant : il s'agit de l'&#233;t&#233; le plus sec et le plus chaud du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Bresil" rel="directory"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce sont environ 60 millions de Br&#233;siliens, soit plus du tiers de la population du pays, qui souffrent du manque d'eau. Les coupures d'&#233;lectricit&#233; sont de plus en plus probables dans la r&#233;gion du sud-ouest o&#249; se situent S&#227;o Paulo et R&#237;o de Janeiro, les plus grandes m&#233;tropoles du Br&#233;sil (qui totalisent &#224; elles deux 30 millions d'habitants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que la rigueur m&#233;t&#233;orologique joue beaucoup sur l'anxi&#233;t&#233; et le pessimisme ambiant : il s'agit de l'&#233;t&#233; le plus sec et le plus chaud du si&#232;cle. Les r&#233;serves d'eau de S&#227;o Paulo et de R&#237;o sont &#233;puis&#233;es. Minas Gerais suit le m&#234;me chemin. Reste ce que les sp&#233;cialistes appellent la &#171; r&#233;serve technique &#187;. Dans le nord-ouest aussi les r&#233;serves sont &#224; leur niveau le plus bas. Dans le sud, la situation n'est que l&#233;g&#232;rement meilleure, mais tout aussi pr&#233;occupante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, &#224; moins qu'il pleuve bient&#244;t et beaucoup, le rationnement en eau sera in&#233;vitable d'ici deux ou trois mois dans les &#201;tats les plus riches du Br&#233;sil, avec toutes les cons&#233;quences que cela entra&#238;nerait pour l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tenter de pr&#233;parer mentalement le peuple, le gouvernement de S&#227;o Paulo laisse penser que la distribution d'eau pourrait &#234;tre suspendue cinq jours &#224; la semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses industries de R&#237;o, S&#227;o Paulo et Minas ont &#233;t&#233; oblig&#233;es de diminuer leur activit&#233; pour &#233;conomiser de l'eau. Mais il ne pleut toujours pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la responsabilit&#233; (ou la faute) des gouvernements est aussi &#233;clatante que celle des cieux mesquins. S'il ne pleut effectivement pas d'eau du ciel, il pleut en revanche &#224; Brasilia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Brasilia est la capitale f&#233;d&#233;rative du Br&#233;sil.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des mod&#232;les d'inefficacit&#233;. En huit ans, de grands p&#244;les d'&#233;nergie &#233;olienne, qui sont des g&#233;n&#233;rateurs d'&#233;lectricit&#233; stimul&#233;s par le vent, ont &#233;t&#233; construits. Leur production est certes basse, mais lorsque le risque de coupures d'&#233;lectricit&#233; est aussi grand, elles pourraient repr&#233;senter un soulagement significatif. Alors pourquoi ne les utilise-t-on pas ? Parce que les tours ont &#233;t&#233; construites, mais pas les c&#226;bles de transmission. Par cons&#233;quent, les h&#233;lices tournent et l'&#233;nergie qu'elles produisent est perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, les usines thermo&#233;lectriques sont mises en marche, et en d&#233;pit de leur consommation &#233;lev&#233;e de p&#233;trole et de leur g&#233;n&#233;ration croissante de pollution, elles ne s'en sortent pas. Et, cerise sur le g&#226;teau, il s'agit de vieilles centrales pr&#233;vues pour des actions ponctuelles, non structurelles car elles tombent souvent en panne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a pas encore &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; de calcul fiable sur les pertes &#233;conomiques engendr&#233;es par le manque d'eau. Les coupures d'&#233;lectricit&#233; &#224; S&#227;o Paulo ont fondamentalement affect&#233; les r&#233;sidences et le commerce. Mais elles affecteront s&#251;rement ensuite l'industrie, si un rationnement est impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait des temp&#233;ratures tr&#232;s &#233;lev&#233;es de cet &#233;t&#233;, la consommation d'&#233;lectricit&#233; a augment&#233; de mani&#232;re brutale, principalement &#224; cause des appareils de climatisation des domiciles, bureaux et industries. Et aux heures de pointe, le syst&#232;me de distribution ne supporte pas ce pic de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des derni&#232;res semaines, le Br&#233;sil a d&#251; recourir, &#224; deux reprises, &#224; l'&#233;lectricit&#233; argentine pour &#233;viter la paralysie. Il ne s'agit pas d'acheter l'&#233;lectricit&#233; mais de l'emprunter, mais d&#233;sormais le pays n'a pas de quoi payer son voisin pour lui rendre la charge re&#231;ue. Il convient de mentionner que le Paraguay aussi a particip&#233; &#224; ce pr&#234;t d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux et gigantesques barrages, et leurs centrales d'&#233;nergie respectives, ont des ann&#233;es de retard, et il est impossible de pr&#233;voir &#224; quelle date ils commenceront &#224; fonctionner effectivement. Tout cela incombe au gouvernement national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas particulier de S&#227;o Paulo, des sp&#233;cialistes r&#233;clament des mesures urgentes depuis au moins 10 ans pour &#233;viter le chaos du stockage des r&#233;serves d'eau dans le d&#233;sert. Le gouvernement r&#233;pondait que des &#233;tudes &#233;taient men&#233;es en ce sens. Personne n'a jamais rien vu. Le gouvernement local annonce maintenant des travaux d'urgence financ&#233;s par le gouvernement national. Selon leurs dires, une partie du probl&#232;me sera r&#233;solue d'ici trois &#224; quatre mois et l'eau pourra &#234;tre distribu&#233;e &#224; la zone m&#233;tropolitaine de la ville, en utilisant les volumes d'eau de la rivi&#232;re qui n'ont pas &#233;t&#233; autant affect&#233;s par la s&#233;cheresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidente de la R&#233;publique, tout comme le gouverneur de S&#227;o Paulo ont &#233;t&#233; r&#233;&#233;lus il y a quelques mois. Tous deux &#233;taient au courant de la gravit&#233; du sujet, aucun des deux ne l'a admis pendant la campagne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau ministre des Mines et de l'&#201;nergie de la Nation a tent&#233; de calmer les habitants des grands centres affect&#233;s par le risque du manque d'eau en citant un vieux proverbe : &#171; Dieu est br&#233;silien et il fera pleuvoir &#187;. Jusqu'&#224; preuve du contraire, Dieu n'occupe aucun minist&#232;re &#224; Brasilia et les responsables directs sont autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les experts avertissent que la saison annuelle des pluies se termine en mars dans le sud et le sud-est du pays. L'avertissement semble &#234;tre une blague de mauvais go&#251;t. Pour se terminer, encore faudrait-il qu'elle ait commenc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les 60 derniers jours, il a plu &#224; peine 30 % de ce qui &#233;tait pr&#233;vu. Au Br&#233;sil, m&#234;me les pr&#233;visions m&#233;t&#233;orologiques &#233;chouent. Mais plus grave encore est l'&#233;chec des responsables politiques qui ne parviennent pas &#224; apporter de solutions &#224; l'infinit&#233; des casseroles structurelles qu'ils tra&#238;nent depuis des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric Nepomuceno&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2015/02/01/opinion/012a1pol&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Jornada&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mexique, 1er f&#233;vrier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;*&lt;strong&gt;&#201;ric Nepomuceno&lt;/strong&gt; est un homme de Lettres. Il a quitt&#233; son Br&#233;sil natal pour se rendre &#224; Buenos Aires en 1973, o&#249; il a d&#233;but&#233; dans le monde du journalisme dans une langue qui n'&#233;tait pas la sienne. Il a alors travaill&#233; en tant que correspondant du journal &lt;i&gt;Diario de S&#227;o Paulo, &lt;/i&gt;il a collabor&#233; avec &lt;i&gt;La opini&#243;n&lt;/i&gt; et avec le magazine &lt;i&gt;Crisis&lt;/i&gt;, dirig&#233; par Eduardo Galeano. En 1976 il d&#233;m&#233;nage &#224; Madrid, pour devenir la plume du magazine br&#233;silien &lt;i&gt;Veja&lt;/i&gt; en Espagne. Il d&#233;marre alors une collaboration avec &lt;i&gt;Cambio 16&lt;/i&gt; et avec le tout nouveau journal &lt;i&gt;El Pa&#237;s ; &lt;/i&gt;mais trois ans plus tard il retraverse l'oc&#233;an pour s'installer cette fois au Mexique. Nepomuceno est revenu au Br&#233;sil en 1983 pour travailler de nouveau avec &lt;i&gt;El Pa&#237;s&lt;/i&gt;, relation qui a dur&#233; jusqu'en 1989. Il est actuellement le correspondant &#224; Rio de Janeiro du magazine argentin &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;. En plus de cette facette journalistique, &#201;ric Nepomuceno est &#233;crivain et traducteur. Il a traduit en portugais les &#339;uvres de certains de ces amis, tels que Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez, Julio Cort&#225;zar, Eduardo Galeano, Juan Rulfo et d'autres &#233;crivains de renomm&#233;e comme Miguel de Unamuno. Parmi ses traductions, on retrouve un &#233;trange tr&#233;sor : &lt;i&gt;Fuego en las entra&#241;as&lt;/i&gt;, un roman porno &#233;crit par Pedro Almod&#243;var en 1979 lorsqu'il &#233;tait fonctionnaire chez &lt;i&gt;Telef&#243;nica&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'Espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Brasil-un-pais-seco-y-en-la-oscuridad&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par&lt;/strong&gt; : Floriane Verrecchia-Ceruti&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/Le-Bresil-un-pays-sec-et-sombre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, 28 f&#233;vrier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Contrat Creative Commons&#034; style='border-width:0' src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L88xH31/88x31-b3f286cb-e3e5b.png?1711361693' width='88' height='31' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&#034; rel=&#034;dct:type&#034;&gt;cr&#233;ation&lt;/span&gt; par &lt;a xmlns:cc=&#034;http://creativecommons.org/ns#&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; property=&#034;cc:attributionName&#034; rel=&#034;cc:attributionURL&#034;&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt; est mise &#224; disposition selon les termes de la &lt;a rel=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/&#034;&gt;&lt;u&gt;licence Creative Commons Paternit&#233; - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification&lt;/u&gt; 3.0 Unported.&lt;/a&gt; Bas&#233; sur une &#339;uvre de &lt;a xmlns:dct=&#034;http://purl.org/dc/terms/&#034; href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; rel=&#034;dct:source&#034;&gt;www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Brasilia est la capitale f&#233;d&#233;rative du Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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