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	<title>El Correo</title>
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		<title>Les infamies commises par la dictature argentine : &#034;Elle a d&#251; partir avec un de ces n&#232;gres...&#034;</title>
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		<dc:date>2006-03-15T15:20:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Carlos A. Bozzi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il ne restait plus que deux jours avant l'arriv&#233;e de l'hiver dans la ville de Mar del Plata. La faction de militaires et de policiers a fait irruption dans le domicile des Garc&#237;a aux alentours de deux heures de l'apr&#232;s midi. Ils cherchaient Gladys. En vain. Mais ils promirent de revenir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'&#224; sept heures et demie, ce 19 juin 1976, la jeune femme est arriv&#233;e &#224; son domicile, le groupe l'attendait d&#233;j&#224;. Et sans faire de r&#233;sistance, elle monta dans une Opel rouge. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a salu&#233; les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Les-Disparus" rel="directory"&gt;Les Disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ne restait plus que deux jours avant l'arriv&#233;e de l'hiver dans la ville de Mar del Plata. La faction de militaires et de policiers a fait irruption dans le domicile des Garc&#237;a aux alentours de deux heures de l'apr&#232;s midi. Ils cherchaient Gladys. En vain. Mais ils promirent de revenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'&#224; sept heures et demie, ce 19 juin 1976, la jeune femme est arriv&#233;e &#224; son domicile, le groupe l'attendait d&#233;j&#224;. Et sans faire de r&#233;sistance, elle monta dans une Opel rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a salu&#233; les siens d'un signe de la main. Elle &#233;tait sereine. Sa famille &#233;galement. Ils ont dit en partant qu'ils l'emmenaient &#224; Camet pour de simples formalit&#233;s, et plus pr&#233;cis&#233;ment aupr&#232;s de la Division d'Artillerie de la D&#233;fense A&#233;rienne, tristement connue dans son abr&#233;viation &#034;GADA 601&#034;. &lt;br /&gt;
La recherche d&#233;sesp&#233;r&#233;e de la famille ne se fit pas attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;ELLE A DU PARTIR AVEC UN DE CES NEGRES&#034; fut la seule r&#233;ponse que la m&#232;re de Gladys obtint de la part de l'officier de l'arm&#233;e qui la prit en charge, en niant compl&#232;tement la pr&#233;sence de la jeune femme &#224; la caserne du GADA 601.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Froid et synth&#233;tique, le rapport de police archiv&#233; &#224; l'Ambassade des Etats-Unis en Argentine disait :&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&#034;GARCIA, Gladys Noem&#237;, DNI 10.262.504. Arr&#234;t&#233;e le 19-6-76 par un groupe d'hommes arm&#233;. Disparue depuis lors. Mar del Plata. &#034;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
A c&#244;t&#233;, &#233;crit &#224; la main, quelqu'un a tamponn&#233; un : &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;D&#034;.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En clair, le sens de l'abr&#233;viation &#233;tait bien plus terrible : on avait disparu Galdys&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;O&#249; vont les disparus ? Cherche dans l'eau et dans les fourr&#233;s. Et pourquoi disparaissent-ils&#8230; ?Parce que nous ne sommes pas tous &#233;gaux. Et quand est-ce que le disparu revient ? Chaque fois que la pens&#233;e l'am&#232;ne avec elle. Comment fait-on pour lui parler, au disparu ? Avec le coeur, en serrant tr&#232;s fort de l'int&#233;rieur.&#034;&lt;/i&gt; (Man&#225;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice non plus n'a pas pu - ou n'a pas voulu - dire o&#249; elle se trouvait, ce qui fait que tr&#232;s rapidement, 60 jours seulement apr&#232;s l'enl&#232;vement de la jeune femme, la sentence suivante &#233;tait prononc&#233;e : &lt;i&gt;&#034;Mar del Plata, 21 septembre 1976&#8230;. Acte de proc&#233;dure&lt;/i&gt;&#8230;&lt;i&gt;Lu et approuv&#233;&lt;/i&gt;&#8230;&#8230;.&lt;i&gt; Affaire r&#233;solue : Tenir au courrant Niemam Blanca de Garc&#237;a &#224; propos du renoncement au pr&#233;sent recours &#224; &#034;l'habeas corpus&#034; interc&#233;d&#233; en faveur de Garc&#237;a Gladys Noem&#237;&#8230;&#8230;&#8230;. Sign&#233; : Aldolfo C. Gonz&#225;lez Etcheverry.- Juge Federal.&#034; Et sans aucun doute, cette m&#234;me proc&#233;dure se reproduisait pour quiconque osait braver la M&#232;re patrie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il ne faut pas oublier que&lt;/strong&gt; Mar del Plata est la troisi&#232;me ville du pays &#224; compter dans sa population la plus grande quantit&#233; de disparus&#8230;&#8230;&#8230; Et le m&#234;me jour dans la ville six autres personnes ont &#233;t&#233; enlev&#233;es simultan&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des ann&#233;es apr&#232;s, en 1984, un survivant a r&#233;v&#233;l&#233; &#224; ses proches avoir &#233;t&#233; s&#233;questr&#233; juste &#224; c&#244;t&#233; de Gladys. Le t&#233;moin a rencontr&#233; la jeune femme qui lui a racont&#233; qu'elle avait &#233;t&#233; transport&#233;e de sa maison &#224; la d&#233;l&#233;gation de la Police F&#233;d&#233;rale de Mar del Plata. Et de l&#224;, &#224; la caserne du GADA 601, puis dans une camionnette, entass&#233;e et cach&#233;e sous des couvertures, elle arriva &#224; la Division &#034;Cuatrerismo&#034; situ&#233;e sur le &#034;Chemin de la Ceinture&#034; et sur la Route Richieri. Finalement, on l'a d&#233;pos&#233; &#224; la Brigade de Banfield, o&#249; il l'a rencontr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gladys restait tranquille, on lui avait promis la libert&#233; ; c'&#233;tait la derni&#232;re chose qu'il apprit d'elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Banfield est une localit&#233; de la Province de Buenos Aires. Dans cette ville, plac&#233;e sous l'autorit&#233; du Parti de Lomas de Zamora, un centre de d&#233;tention clandestin baptis&#233; &#034;Pozo de Banfield&#034; (Voir plan ci-dessous) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; au sein de la Brigade de Recherches de la Police.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_925 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L183xH265/doc-925-8de03.jpg?1695051498' width='183' height='265' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;General Juan Bautista Sasiai&#241;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans leur quadrillage op&#233;rationnel, les militaires l'incorpor&#232;rent au sein du &lt;i&gt;&#034;Commando de la Sous Zone 11&#034;&lt;/i&gt;, zone op&#233;rationnelle 112 appartenant au R&#233;giment d'Infanterie M&#233;canis&#233;e Num&#233;ro 3. Le ma&#238;tre et seigneur des lieux &#233;tait &#224; ce moment-l&#224; le G&#233;n&#233;ral Juan Bautista Sasiai&#241;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, ils avaient conduit Gladys tout pr&#232;s de l'endroit o&#249; elle avait vu le jour 24 ans auparavant, pr&#232;s de Lanus Est, &#224; quelques minutes de train, dans ce labyrinthe de rails et de gares de passagers que constitue la zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chroniques journalistiques de l'ann&#233;e 1976 rapportent que le 21 juillet, au cours d'un des nombreux &#034;affrontements arm&#233;s&#034; de ces jours-l&#224;, les &#034;forces l&#233;gales&#034; ont abattu DEUX DISSIDENTS de sexe f&#233;minin dont l'identification n'a pas &#233;t&#233; donn&#233;e&#8230;&#8230;. Des chroniques habituelles et des informations alors banales&#8230;&#8230;. Le quotidien &#034;L'Opinion&#034; estimait &#224; 4000 le nombre de victimes de ce type d'&#034;affrontements&#034; &#224; la fin de cette ann&#233;e-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;taient des ann&#233;es d'incertitude terrible. La d&#233;charge &#233;lectrique, l'intervention arm&#233;e et l'embuscade polici&#232;re &#233;taient alors le lot de la vie quotidienne. Divis&#233;s et dup&#233;s, les argentins &#233;taient entre la v&#233;rit&#233; et le mensonge. Le pays ressemblait alors &#224; une &#233;norme plaie dans laquelle l'Etat r&#233;pandait le sel de la haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les traces des crimes n'avaient pas &#233;t&#233; toutes effac&#233;es. C'est en 1992 que &#034;l'Equipe Argentine d'Anthropologie L&#233;giste&#034; a d&#233;couvert, dans le cimeti&#232;re de la localit&#233; d'Avallaneda, le corps de Gladys et celui de sa compagne d'infortune. On les avait enterr&#233; avec le statut de &#034;NN&#034; et apr&#232;s des ann&#233;es d'&#233;tudes g&#233;n&#233;tiques, on a pu confirm&#233; l'identit&#233; des deux jeunes femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre corps a lui aussi &#233;t&#233; identifi&#233;. Il s'agissait de Liliana Molteni (23 ans), enlev&#233;e elle aussi lors de ce mois de juin hivernal. Journaliste et cofondatrice du &#034;Centre d'Etudes de la Pampa&#034;, elle &#233;tait enceinte au moment de sa d&#233;tention. Son b&#233;b&#233; n'a toujours pas &#233;t&#233; retrouv&#233;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne faisait aucun doute. Il s'agissait l&#224; des deux dangereuses dissidentes qui en m&#234;me temps qu'elles &#233;taient s&#233;questr&#233;es, menott&#233;es et enferm&#233;es dans le &#034;Puits de Banfield&#034;, avaient os&#233; d&#233;fier la puissance militaire de l'Etat&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;bien qu'on ignore encore comment elles auraient pu proc&#233;der &#224; de telles man&#339;uvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi 6 d&#233;cembre, apr&#232;s 29 ans, Gladys Noem&#237; Garc&#237;a a pu revenir dans la ville d'o&#249; elle avait &#233;t&#233; arrach&#233;e. Elle repose depuis lors dans le Parc-cimeti&#232;re de la Ville de Mar del Plata. Elle y est revenue avec la m&#234;me tranquillit&#233; qu'elle observait quand elle s'en est all&#233;. Elle est revenue avec la gloire, que ces assassins ne peuvent, ni ne pourront, jamais lui arracher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est ainsi pass&#233;e du statut de victime &#224; celui de t&#233;moin d'une &#233;poque qui a pr&#233;tendu maintenir la structure rong&#233;e d'un syst&#232;me affaibli par l'immoralit&#233;, les affaires, le crime, le hurlement des tortur&#233;s et la pr&#233;tention des politiciens qui faisaient tout pour &#233;teindre le feu d'une jeunesse enflamm&#233;e, qui n'a jamais pu s'allumer&#8230;&#8230;&#8230;. Pas m&#234;me dans la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien dans cette histoire n'est d&#251; au hasard. Eliminer des personnes pour leur appartenance &#224; un groupe id&#233;ologique, racial ou religieux a &#233;t&#233; une constante pour l'Etat. L'assassinat, le crime, est une atteinte &#224; l'homme, quelqu'il soit et &#224; quelque moment de l'histoire que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souvenir de ces &#233;v&#232;nements doit devenir un outil indispensable pour continuer la recherche de toutes les Gladys oubli&#233;es, &#224; attendre qu'on les sorte de l'ombre pour pouvoir juger en toute s&#233;r&#233;nit&#233; les coupables de l'infamie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Carlos A.Bozzi&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;mailto:carlosbozzi@hotmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;carlosbozzi@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Avocat-Survivant de &#034;LA NUIT DES CRAVATES&#034;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note :&lt;/strong&gt; Document d'archive de la Conadep-Mar del Plata qui regroupe les donn&#233;es de &lt;strong&gt;Gladys Noem&#237; Garc&#236;a &lt;/strong&gt; et les circonstances de son enl&#232;vement. Inclue l'&#034;Habeas Corpus&#034; qui lui a &#233;t&#233; refus&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7837 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/jpg/gladis.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH716/gladis-61a4e.jpg?1695051498' width='500' height='716' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Caso Gladis Noem&#237; Garc&#237;a
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Croquis del &#034;Pozo de Banfield&#034; extra&#237;do del libro &#034;Nunca M&#224;s&#034;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_926 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/IMG/jpg/doc-926.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH690/doc-926-5df56.jpg?1695051498' width='500' height='690' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pozo de Banfield
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour El Correo de :&lt;/strong&gt; Pierre Molines&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;El Correo&lt;/strong&gt;. Argentine, le 24 janvier 2006&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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