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		<title>Entre &#034;lungos&#034; et &#034;se&#241;oritos&#034;</title>
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		<dc:creator>Hect&#243;r Mondrag&#243;n B&#225;ez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans la raffinerie de p&#233;trole de Barrancabermeja, on appelle &#034;lungos&#034; les ouvriers destin&#233;s au travail manuel difficile. Quasi tous sont int&#233;rimaires et vivent dans les bas quartiers. Quand ils font gr&#232;ve, les syst&#232;mes automatis&#233;s garantissent une production minimum, m&#234;me si la majorit&#233; des ouvriers qualifi&#233;s se joignent &#224; la protestation, car, durant ce temps, l'usine ne s'arr&#234;te pas, les directeurs, ing&#233;nieurs et superviseurs maintenant les op&#233;rations pour quelques semaines moyennant des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la raffinerie de p&#233;trole de Barrancabermeja, on appelle &#034;lungos&#034; les ouvriers destin&#233;s au travail manuel difficile. Quasi tous sont int&#233;rimaires et vivent dans les bas quartiers. Quand ils font gr&#232;ve, les syst&#232;mes automatis&#233;s garantissent une production minimum, m&#234;me si la majorit&#233; des ouvriers qualifi&#233;s se joignent &#224; la protestation, car, durant ce temps, l'usine ne s'arr&#234;te pas, les directeurs, ing&#233;nieurs et superviseurs maintenant les op&#233;rations pour quelques semaines moyennant des &#034;plans de contingence&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, le syndicat des travailleurs du secteur p&#233;trolier de Colombie, la USO, pr&#233;pare une gr&#232;ve pour r&#233;pondre &#224; l'offensive du gouvernement Uribe et d'Isaac Yanovich, le banquier des investissements priv&#233;s nomm&#233; pr&#233;sident de l'entreprise publique ECOPETROL. Les ouvriers, qui, moyennant leur lutte, oblig&#232;rent &#224; cr&#233;er l'entreprise nationale ECOPETROL, ont r&#233;sist&#233; durant ces 25 derni&#232;res ann&#233;es &#224; sa privatisation, en payant un lourd tribut : 100 dirigeants et activistes syndicaux assassin&#233;s (4 en 2002, ann&#233;e durant laquelle furent assassin&#233;s 160 syndicalistes en Colombie), 2 disparus, 10 s&#233;questr&#233;s, 31 d&#233;tenus (6 d'entre eux encore en prison) et 250 licenci&#233;s (dont 11 il y a peu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des conditions aussi difficiles, les ouvriers du p&#233;trole colombiens pr&#233;parent leur gr&#232;ve pour d&#233;but 2003. La victoire du mouvement d&#233;pendra de leur capacit&#233; &#224; stopper la production. Pour cette raison, grande est l'activit&#233; du syndicat et du gouvernement pour gagner &#224; leurs c&#244;t&#233;s les ing&#233;nieurs et les superviseurs. Si ces derniers ne font pas gr&#232;ve, les ouvriers n'auront pas d'autres choix que de bloquer les usines, une action qui implique d'affronter la r&#233;pression militaire qui en 1971 - tous s'en souviennent - &#233;limina d'une balle l'ouvrier Ferm&#237;n Amaya quand il allait stopper la raffinerie de Barranca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le pays voisin, au Venezuela, c'est le monde &#224; l'envers. L&#224;-bas, les lungos travaillent intens&#233;ment alors que l'appel &#224; la gr&#232;ve est suivi avec ferveur et sans vaciller par les directeurs. Le 2 d&#233;cembre, la direction de la raffinerie de PdVSA [l'entreprise nationale du p&#233;trole v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, NdT], d&#232;s les premi&#232;res heures, bloqua l'entr&#233;e de la raffinerie emp&#234;chant, avec des v&#233;hicules, le passage des travailleurs, des lungos, de ceux qui massivement se pr&#233;sent&#232;rent &#224; leur poste de travail. La m&#234;me direction g&#233;n&#233;rale de la raffinerie fut rejointe par le personnel ex&#233;cutif en charge des relations du travail pour emp&#234;cher le passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont les ordinateurs contr&#244;lant la gigantesque industrie p&#233;troli&#232;re automatis&#233;e qui ont &#233;t&#233; la force de la gr&#232;ve au Venezuela. Bien qu'officiellement PdVSA soit une entreprise publique, ses ordinateurs sont dans les mains de l'entreprise mixte (priv&#233;-public), Intesa, o&#249; une grosse partie du savoir-faire technique est en possession de son associ&#233;e priv&#233;e, la Science Aplications International Corporation S.A.I.C., une transnationale informatique qui compte parmi ses administrateurs les ex-secr&#233;taires d'Etat &#233;tasuniens &#224; la D&#233;fense William Perry y Melvin Laird, les ex-directeurs de la CIA John Deutch, Robert Gates et l'Amiral Boby Ray Inman (ex-directeur de la National Security Agency) et des militaires retrait&#233;s comme les g&#233;n&#233;raux Wayne Downing (ancien commandant en chef des Forces sp&#233;ciales des Etats-Unis) et Jasper Welch (ex-coordinateur du Conseil de S&#233;curit&#233; Nationale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est depuis les centres informatiques que le hold-up des bateaux p&#233;troliers a &#233;t&#233; dirig&#233;. Plusieurs capitaines de bateaux l'appuy&#232;rent, m&#234;me si, de toute fa&#231;on, les embarcations &#233;taient oblig&#233;es d'accoster, &#233;tant donn&#233; qu'aucun ne bouge s'il n'est pas dirig&#233; depuis les centres informatiques de commandement. Les ordinateurs arr&#234;t&#232;rent des op&#233;rations cl&#233;s des raffineries et les fournitures de gaz vital pour l'industrie m&#233;tallurgique de l'Est. Ce sont des lungos de Guayana qui durent r&#233;cup&#233;rer le gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel &#224; gros salaires, privil&#233;gi&#233;s et commissions de managers, chefs du personnel, ing&#233;nieurs et capitaines de bateau se sont convertis en une arme efficace de contr&#244;le politique des transnationales qui veulent privatiser l'industrie p&#233;troli&#232;re du Venezuela (et en Colombie et en Equateur et au Br&#233;sil &#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle classe moyenne, ayant un pouvoir d'achat, est aujourd'hui la base de la droite en Colombie et au Venezuela (et vote pour Bush, pour Aznar ou Berlusconi). C'est la force &#233;lectorale d'Uribe V&#233;lez et du coup d'Etat de Fedecamaras [la f&#233;d&#233;ration patronale v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, NdT].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Washington utilise la mani&#232;re forte en Colombie et un gant de velours au Venezuela, dans les deux cas, cette politique est soutenue par cette classe &#034;moyenne&#034;, qui, comme Bush, est sourde &#224; entendre les meurtres de syndicalistes en Colombie, mais crie si on touche &#224; un cheveu d'un directeur ou d'un capitaine v&#233;n&#233;zu&#233;lien, cette classe &#034;moyenne&#034; qui se tait si on enl&#232;ve la terre aux deux millions de d&#233;plac&#233;s en Colombie, mais hurle si la loi des Terres menace les fincas improductives des propri&#233;taires fonciers v&#233;n&#233;zu&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 septembre, les paysans colombiens furent cruellement trait&#233;s quand ils se mobilis&#232;rent sur le bord des routes : nourriture br&#251;l&#233;e, eau potable refus&#233;e, encerclements par les militaires, leaders arr&#234;t&#233;s, trois disparus, des d&#233;l&#233;gu&#233;s internationaux solidaires d&#233;port&#233;s. Sept des dirigeants de la mobilisation ont &#233;t&#233; assassin&#233;s depuis, un autre disparu et plusieurs harcel&#233;s ou menac&#233;s de mort. L'accusation &#8230; &#034;bloquer les routes&#034;. Au Venezuela, les blocages (&#034;trancazos&#034;) r&#233;alis&#233;s avec leurs Mercedes Benz ou leur BMW par les classes moyenne et sup&#233;rieure, ont &#233;t&#233; respect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Cali, en Colombie, les travailleurs des entreprises publiques luttent contre la privatisation. Les jeunes travailleurs, apprentis du SENA, se battent pour que cet institut reste public. Leurs marches et manifestations sont sans cesse et brutalement attaqu&#233;es. De cela, les grands m&#233;dias internationaux ne disent rien, ils ne parlent pas non plus des affrontements quotidiens qui se produisent sur la c&#244;te des Cara&#239;bes, quand une entreprise &#233;lectrique privatis&#233;e essaie de couper l'&#233;lectricit&#233; de milliers d'endett&#233;s. Ni les protestations populaires, ni la r&#233;pression d'Etat ne sont relay&#233;s par les m&#233;dias internationaux car l'image que les m&#233;dias projettent de la Colombie est celle d'un pays de terrorisme et de drogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le classe &#034;moyenne&#034; devrait cependant regarder ailleurs. Car elle peut devenir la victime de ses h&#233;ros. &#199;a a &#233;t&#233; le cas en Argentine avec le corralito. Quand tout le peuple s'est mobilis&#233;, uni, contre les banquiers et a &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233; pour cela par les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tant que ceci ne se produira pas, nous verrons les se&#241;oritos de l'Est de Caracas, du Chic&#243; de Bogota et de Miami, &#234;tre les ch&#233;ris des m&#233;dias.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduction (esp-fr) : Fr&#233;d&#233;ric L&#233;v&#234;que&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Plan Colombie et p&#233;trole : l'h&#233;g&#233;monie des quatre soeurs.</title>
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		<dc:date>2002-05-07T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Hect&#243;r Mondrag&#243;n B&#225;ez</dc:creator>



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&lt;p&gt;Plan Colombie, r&#233;serves p&#233;troli&#232;res, hausse des prix du brut, menace contre la prosp&#233;rit&#233; des pays riches, contre-r&#233;forme agraire, tous roues d'un m&#234;me carrosse. Le pays et son p&#233;trole jouent un r&#244;le important dans les expectatives mondiales. &lt;br class='autobr' /&gt; Les Etats-Unis et une partie de l'Europe occidentale, &#224; travers de leurs entreprises multinationales, v&#233;curent en 1999 et durant le premier semestre de 2000 une notable apog&#233;e &#233;conomique aliment&#233;e par les ressources des pays en crise et aviv&#233;e par la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Colombie" rel="directory"&gt;Colombie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plan Colombie, r&#233;serves p&#233;troli&#232;res, hausse des prix du brut, menace contre la prosp&#233;rit&#233; des pays riches, contre-r&#233;forme agraire, tous roues d'un m&#234;me carrosse. Le pays et son p&#233;trole jouent un r&#244;le important dans les expectatives mondiales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Etats-Unis et une partie de l'Europe occidentale, &#224; travers de leurs entreprises multinationales, v&#233;curent en 1999 et durant le premier semestre de 2000 une notable apog&#233;e &#233;conomique aliment&#233;e par les ressources des pays en crise et aviv&#233;e par la guerre au Kosovo. Une telle apog&#233;e est aujourd'hui menac&#233;e, sp&#233;cialement par la hausse des prix du p&#233;trole stimul&#233;e par d'autres pays qui pourraient en b&#233;n&#233;ficier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, plusieurs des pays les plus touch&#233;s par la crise internationale de 1997 et 1998 et qui sont producteurs de p&#233;trole, comme l'Indon&#233;sie, la Russie, l'Equateur et le V&#233;n&#233;zuela, pourraient b&#233;n&#233;ficier des prix actuels. Pr&#233;cisemment, c'est du V&#233;n&#233;zuela que partit l'initiative d'une r&#233;activation de l'Organisation des Pays Exportateurs de P&#233;trole (OPEP) tr&#232;s affaiblie depuis la d&#233;cennie 80 quand la production massive des puits de la Mer du Nord et du Mexique affaiblit son unit&#233; et les prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, d'autres nations, affect&#233;es &#233;galement par la crise, touch&#233;es par la hausse des prix, et bien qu'elles soient productrices de brut, doivent importer en quantit&#233; pour leur consommation. C'est le cas du Br&#233;sil. En m&#234;me temps, le Japon, un pays puissant, commence &#224; sortir d'une forte r&#233;cession et, comme les Etats-Unis et l'Europe, est int&#233;ress&#233; dans une baisse des prix des combustibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de ces mouvements dans le monde p&#233;trolier, les &#034;sept soeurs&#034; - les sept transnationales dominantes dans le commerce du p&#233;trole dans le monde et toutes issues de pays du Nord - se r&#233;duisirent dans la pratique &#224; quatre : la Shell &#233;mergea comme entreprise directrice, suivie de la British Petroleum (BP) qui acheta la Amoco. La Chevron acheta &#224; son tour la Texaco qui, comme la Occidental, &#233;tait tomb&#233;e sous l'influence de Shell, et, ensuite, l'&#233;tasunienne Exxon acquit la Mobil recr&#233;ant ainsi l'ancienne Standard Oil. C'est ainsi que les transnationales Shell, Exxon, BP et Chevron se sont retrouv&#233;es h&#233;g&#233;moniques dans leur secteur et travaillant aujourd'hui entour&#233;es d'entreprises mineures, pr&#233;sentes dans de multiples secteurs &#233;conomiques. Ce sont elles pr&#233;cisemment qui sentent avec le plus d'intensit&#233; le contrepoids de l'OPEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le moment est arriv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette situation, les r&#233;serves p&#233;troli&#232;res de Colombie apparaissent comme un gros morceau. Sans &#234;tre comparables &#224; celles du V&#233;n&#233;zuela, elles sont importantes et, jusqu'&#224; maintenant, soigneusement r&#233;serv&#233;es pour le meilleur moment qui semble &#234;tre arriv&#233; : les deux derniers gouvernements ont lev&#233; toutes les barri&#232;res du pays face au sacage transnational.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Samper, une transnationale (Texas, sous le joug de Shell) r&#233;ussit pour la premi&#232;re fois &#224; ce qu'un contrat d'hydrocarbures ne revienne &#224; Ecopetrol - l'entreprise p&#233;troli&#232;re publique colombienne - &#224; la date fix&#233;e et qu'il soit prorrog&#233; : c'est ce qui se passa dans le cas du gaz de la Gajira. Le gouvernement fournit pr&#233;bendes apr&#232;s pr&#233;bendes en &#233;change du plus d&#233;cid&#233; appui public des entreprises p&#233;troli&#232;res, face &#224; la crise qu'il subir par le proceso 8.000. A partir de ce moment, le syst&#232;me de contrat a &#233;t&#233; modifi&#233; changeant les parts d'association &#224; un 50% - 50%, &#233;levant scandaleusement la participation des transnationales, autorisant des diminutions de taxes (regalias) et modifiant des contrats d&#233;j&#224; sign&#233;s au b&#233;n&#233;fice de la partie &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des ann&#233;es 1999 et 2000 furent sign&#233;s en vrac des contrats avec lesquels le territoire national fut reparti entre transnationales &#233;tasuniennes, comme la Chevron et la Occidental, anglaises, comme la BP et la Shell, canadiennes, comme la Canadian-Oxy, Alberta et Mera-Milles, et espagnoles, comme la Repsol et la Hocol. Il est impressionnant de regarder les plans d'Ecopetrol. La &#034;round&#034; de n&#233;gociation 2000 compl&#232;te la r&#233;partition. L'occident amazonique et le d&#233;partement du Putumayo furent fournis millim&#232;tre par millim&#232;tre, non pas par co&#239;ncidence car c'est le sc&#233;nario initial du Plan Colombie. Il ne reste plus qu'&#224; distribuer une bonne partie des bassins du Pacifique et du Sud oriental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un plan de sacage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre, le Plan Colombie prend toute sa dimension. Pr&#233;cisemment, avec lui, s'orchestre le plus humiliant listing de cadeaux devenus r&#233;alit&#233; en faveur des transnationales p&#233;troli&#232;res, c'est sur le terrain de l'exploitation du p&#233;trole qu'esp&#232;rent recevoir le plus ces entreprises, en &#233;change de l'aide que les Etats-unis et d'autres pays donnent au Plan. En octobre 1999, Andr&#233;s Pastrana offrit l'or et le maure aux entreprises p&#233;troli&#232;res des Etats-Unis r&#233;unies &#224; Houston sous la houlette du candidat r&#233;publicain, &#224; l'&#233;poque, George W. Bush. Pour le candidat d&#233;mocrate Al Gore aussi, il y eut un geste : sacrifier le territoire des indig&#232;nes U'wa &#224; la Occidental qui est une de ses associ&#233;s. Pour finir, le pr&#233;sident Pastrana donna tout, pour ce qu'il attend recevoir d'Europe comme appui au Plan et pour les miettes de 900 millions de dollars que les Etats-Unis donneront &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de El Cerrej&#243;n est illustratif. la transnationale Exxon (Intercor) b&#233;n&#233;ficia de l'&#233;limination de la norme constitutionnelle de 1991 qui permettait l'expropriation sans indemnit&#233; pour des raisons d'&#233;quit&#233; quand le pays avait &#233;t&#233; escroqu&#233;. Ce dernier chapitre dans l'histoire de la mine a un rapport avec les mesures du Plan Colombie et signifie une l&#233;sion &#233;norme pour la Nation qui, sans rien gagner, privatisa &#034;sa part&#034;, la fournissant &#224; une filiale de Shell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re &#233;vidente, le Plan Colombie favorise les transnationales et leur globalisation n&#233;olib&#233;rale en se donnant comme objectif prioritaire de mettre en oeuvre des &#034;mesures pour attirer les investissements &#233;trangers et promouvoir l'expansion du commerce&#034;, renfor&#231;ant les trait&#233;s de protection des investissements &#233;trangers et les dispositions de libre importation de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, dans l'amendement au Plan Colombie propos&#233;, aux Etats-Unis, par les s&#233;nateurs Dewine, Grassley et Coverdell, la priorit&#233; pour l'investissement &#233;tranger et en particulier pour l'industrie p&#233;troli&#232;re est exig&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce que les transnationales veulent va au-del&#224;. Elles esp&#232;rent que le Plan Colombie leur servira pour r&#233;cup&#233;rer le contr&#244;le de la r&#233;gion. Le m&#234;me s&#233;nateur Coverdell affirma en plus que la n&#233;cessit&#233; de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts p&#233;troliers au V&#233;n&#233;zuela justifiait l'aide &#224; la Colombie [Coverdell 2000, A21] en accord avec la vision du vice-pr&#233;sident de la OXY qui affirma qu'il &#233;tait n&#233;cessaire d'appliquer le Plan Colombie dans le Nord de Santander (fronti&#232;re avec le V&#233;n&#233;zuela) o&#249; se trouve l'exploitation du Catatumbo et la perforation de Gibraltar, au sein du territoire de la communaut&#233; indig&#232;ne U'wa [El Tiempo 2000].&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;cup&#233;rer l'h&#233;g&#233;monie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quatre grandes transnationales ont une autre pr&#233;occupation importante en plus de celle concernant l'immense potentiel p&#233;trolier latinoam&#233;ricain : c'est le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien qui, en plus de promouvoir la revitalisation de l'OPEP et de rendre visite &#224; l'Irak, alimente des alliances avec des pays consommateurs du Sud. L'agence Reuters annon&#231;a, depuis Caracas, le 28 juin pass&#233;, que les &#034;gigantesques p&#233;troliers du V&#233;n&#233;zuela et du Br&#233;sil signent des accords pour cr&#233;er des entreprises conjointes de distribution et de commercialisation d'essence et de d&#233;riv&#233;s p&#233;troliers v&#233;n&#233;zu&#233;liens au Br&#233;sil&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que le gouvernement br&#233;silien n'est pas totalement cons&#233;quent avec son alli&#233; v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Il essaie &#224; la fois d'&#233;changer des actions de Petrobr&#225;s avec l'entreprise espagnole Repsol et s'associe &#224; la filiale canadienne de la Occidental pour tirer le p&#233;trole colombien dans le Melgar, le Boquer&#243;n et le Guamo. Cependant, le double jeu du Br&#233;sil et de Petrobr&#225;s ne fait qu'augmenter la jalousie &#233;tasunienne et britannique face &#224; la possibilit&#233; d'une rupture monumentale de l'h&#233;g&#233;monie des &#034;quatre soeurs&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le V&#233;n&#233;zuela a renforc&#233; g&#233;n&#233;reusement des accords pour fournir du p&#233;trole moins cher aux pays centroam&#233;ricains et des Cara&#239;bes, y compris Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les quatre soeurs essaient de d&#233;fendre leur h&#233;g&#233;monie et il serait na&#239;f d'aborder le probl&#232;me p&#233;trolier en dehors de ce panorama strat&#233;gique. La vision de Coverdell est effectivement celle des grandes entreprises p&#233;troli&#232;res : l'intervention des Etats-unis en Colombie et dans le Putumayo, en particulier, est la cl&#233; pour r&#233;instaurer l'h&#233;g&#233;monie des Etats-Unis et sp&#233;cialement pour d&#233;fendre celle des transnationales. C'est la forme de rappeler militairement &#224; l'ordre politique l'incommode gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien et l'instable Equateur et de rappeler &#224; l'ordre &#233;conomique l'h&#233;sitant Br&#233;sil et Petrobr&#225;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Plan Colombie en Colombie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les droits, un obstacle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Plan colombie et le projet d'entrer dans le trait&#233; de libre-&#233;change avec les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, connu comme l'ALENA, menacent les territoires indig&#232;nes, s'attaquant &#224; l'inali&#233;nabilit&#233; des r&#233;serves et des terres communautaires. Ce projet veut mettre toutes les terres sur le march&#233; et jeter &#224; la poubelle le droit fondamental des indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la constitution de 1991, les peuples indig&#232;nes de Colombie se virent reconna&#238;tre leurs r&#233;serves et terres communautaires comme inali&#233;nables. Mais le pr&#233;sident Pastrana d&#233;clara, le 11 f&#233;vrier 2000, au Congr&#232;s de Calidad des chefs d'entreprise, que la Colombie r&#233;formera la Constitution pour donner plus de libert&#233; aux investissements &#233;trangers et pour pouvoir s'associer &#224; l'ALENA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les transnationales consid&#232;rent que les peuples indig&#232;nes sont un obstacle pour leurs investissements, parce qu'ils les emp&#234;chent de d&#233;truire la nature et de s'emparer de tout ce qu'ils veulent avec de l'argent pour en faire plus. Elles consid&#232;rent la Constitution comme un obstacle qui leur interdit d'endommager l'int&#233;grit&#233; culturelle, sociale et &#233;conomique des peuples indig&#232;nes. Elles s'obstinent maintenant &#224; exproprier les U'wa d'une terre communautaire qui fait partie de la r&#233;serve cr&#233;&#233;e par C&#233;dula du Roi d'Espagne depuis 1616. Elles veulent que la Occidental initie la perforation p&#233;troli&#232;re de Gibraltar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces expropriations suivent leur cours moyennant des ordonnances judiciaires, d'une mani&#232;re &#224; imposer le reniement de la propri&#233;t&#233; des terres indig&#232;nes et paysannes, au travers de projets comme le Code des Mines qui, dans diverses versions, suit son chemin au Congr&#232;s de la r&#233;publique depuis 1996. Avec ces projets, elles pr&#233;tendent en plus faire valoir les contrats octroy&#233;s par le gouvernement, passant au-dessus des droits des communaut&#233;s et ne reconnaissant pas les conqu&#234;tes sociales des indig&#232;nes sur les mines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plan Colombie et r&#233;forme agraire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les transnationales menacent les territoires indig&#232;nes, les propri&#233;taires terriens du pays pr&#233;tendent aussi s'en emparer. L'aide &#233;trang&#232;re payerait aux latifondistes colombiens le p&#233;trole, et avec l'exploitation du celui-ci et les m&#233;gaprojets, le prix de leurs terres augmenteraient, ce qui est, en fin de compte, ce qu'ils recherchent : la valorisation des terres dont ils s'emparent dans le Magdalena Medio, le Carmen de Bolivar, le Catatumbo ou le Putumayo. De cette mani&#232;re, le Plan Colombie servirait &#224; maintenir un syst&#232;me historique de domination de la terre, de l'&#233;conomie rurale et des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Plan Colombie, la priorit&#233; est donn&#233;e aux dites Alliances strat&#233;giques, principalement au sein des plantations de palme africaine, de bois, de caoutchouc et de cacao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement dit :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Seront impuls&#233;s des noyaux productifs agricoles et forestiers, dans lesquels se focalisent les efforts de l'Etat au d&#233;veloppement rural. ils doivent &#234;tre compris comme des processus socio-&#233;conomiques g&#233;n&#233;r&#233;s autour d'une activit&#233; principale dans laquelle les communaut&#233;s rurales s'int&#232;grent avec le secteur entrepreuneurial sous forme d'alliance strat&#233;gique au sein de projets productifs &#224; succ&#232;s&#034; [Pr&#233;sidence 1998, 260, cursives de l'auteur]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands projets d'investissement seraient &#034;l'activit&#233; principal&#034; et les &#034;projets productifs strat&#233;giques&#034; seraient d&#233;finis par les &#034;alliances strat&#233;giques&#034;, que sont le m&#233;tayage &#224; grande &#233;chelle [Molanoi 1998], dans lesquelles l'indig&#232;ne et le paysan donnent leur terre pour que les propri&#233;taires terriens et les chefs d'entreprise en b&#233;n&#233;ficient. De cette mani&#232;re, avec le projet de loi agraire 151 de 1999, le gouvernement n'a pas voulu conditionner la r&#233;cup&#233;ration des terres indig&#232;nes &#224; l'&#233;laboration de tels &#034;projets productifs&#034;, niant la protection constitutionnelle &#224; la diversit&#233; culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement alternatif propos&#233; par le Plan Colombie n'est pas autre chose que le mod&#232;le malais d'un entrepreneur de la palme africaine, ex-ministre de l'agriculture et assesseur du pr&#233;sident Pastrana, Monsieur Carlos Murgas Guerrero. Son mod&#232;le est appuy&#233; par Fedepalma, Augura et Fedeg&#225;n qui repr&#233;sentent les dites Alliances strat&#233;giques sous leur commandement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de donner la priorit&#233; aux plantations est copi&#233; de Malaisie, de Tha&#239;lande et d'Indon&#233;sie o&#249; les effets &#233;cologiques ont &#233;t&#233; terribles : for&#234;ts d&#233;truites, pollution de l'air par les br&#251;lis et an&#233;antissemnt culturel et ethnique des populations indig&#232;nes [Simons 1998, Survival 1992, Djuweng 1996]. Logiquement, cet aspect n'int&#233;resse en rien les grands propri&#233;taires fonciers. Mais curieusement non plus celui des perspectives &#233;conomiques de leurs plantations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation actuelle, l'avenir du march&#233; de la palme africaine est tr&#232;s incertain. Bien que dans le premier trimestre de 1999, la production a auglent&#233; de 24% et les exportations de 12%, les prix internationaux diminu&#232;rent simultan&#233;ment de 25% et les prix internes de 31% [El Espectador 1999a]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La chute de tels prix a plusieurs explications. On pr&#233;voit une augmentation de 1,8 millions de tones de haricots soya aux Etats-Unis face &#224; celle de 1998. Il est aussi attendu une meilleure offre d'huile de soya et de tournesol, du fait des r&#233;coltes records en Argentine et au Br&#233;sil. La production mondiale d'huile de palme sera sup&#233;rieure de 1,3 millions de tones &#224; celle de l'ann&#233;e ant&#233;rieure. De l'autre c&#244;t&#233;, la grande d&#233;valuation de la monnaie br&#233;silienne, la r&#233;duction des taxes aux exportations en Indon&#233;sie et les achats moindres de la Chine, pays qui ensemble avec l'Inde ont particip&#233; &#224; 50% de la croissance de la demande totale d'huiles et de graisses dans les trois derni&#232;res ann&#233;es, sont des facteurs additionels qui ont contribu&#233; &#224; l'&#233;croulement des prix [El Espectador 1999b].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, quelle est la perspective de ces grands cultivateurs si cette situation des prix est tant &#233;vidente ? Leur perspective est la m&#234;me que celle d'autres grands propri&#233;taires de terres industrielles et d'&#233;levage. Ce qui les int&#233;resse en r&#233;alit&#233; est la valorisation des terres, de celles dont ils s'emparent dans le Magdalena Medio, le Carmen de Bolivar, le Catatumbo ou le Putumayo, des terres dont le prix augmentera par l'exploitation p&#233;troli&#232;re et les m&#233;gaprojets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alternative au Plan Colombie signifierait, ni plus ni moins, que, dans les zones o&#249; sont ann&#233;anties les cultures ill&#233;gales des paysans et des indig&#232;nes via les fumigations, il ne leur resterait plus d'autres rem&#232;des que de se subordonner &#224; des contrats de m&#233;tayage &#224; granche &#233;chelle. C'est-&#224;-dire qu'il y aurait une contre-r&#233;forme agraire dans laquelle la propri&#233;t&#233; paysanne serait substitu&#233;e par la domination des grands cultivateurs qui b&#233;n&#233;ficieraient de la main-d'oeuvre paysanne et indig&#232;ne sous des formes de servitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un cadre complet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre le Plan Colombie a &#224; voir directement et &#233;troitement avec la d&#233;fense de l'environnement, des ressources p&#233;troli&#232;res du pays, des peuples indig&#232;nes et des autres communaut&#233;s rurales. Cela a &#224; voir avec la d&#233;fense de l'entreprise public ECOPETROL de la vague de privatisation. Mais cela va bien au-del&#224;. Il s'agit profond&#233;mment de rejeter un syst&#232;me historique qui est en crise, de questionner un &#233;tat de chose qui maintient le pays dans une terrible situation. Et, dans ce sens, l'attitude d&#233;fensive est insuffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut tracer une strat&#233;gie qui se base sur l'affirmation des d&#233;cisions et la gestion des communaut&#233;s et de leurs autorit&#233;s et organisations propres, une strat&#233;gie qui s'&#233;difie sur la diversit&#233; culturelle et la protection de l'environnement et qui conflue vers l'unit&#233; latinoam&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Colombie devrait s'int&#233;grer &#224; l'accord Br&#233;sil-V&#233;n&#233;zuela qui se projette en plus aux accords p&#233;troliers du V&#233;n&#233;zuela avec les pays centram&#233;ricains et des Cara&#239;bes et qui, peut-&#234;tre, dans le futur, int&#232;grera tout l'Am&#233;rique du Sud. La strat&#233;gie doit aller vers la formation d'une entreprise latino-am&#233;ricaine de production et de distribution d'hydrocarbures en rupture avec l'h&#233;g&#233;monie des quatre soeurs, il faut que se dessine une politique coh&#233;rente par rapport aux droits des peuples indig&#232;nes et au droit g&#233;n&#233;ral &#224; un environnement sain qui, en Colombie, s'exprime aujourd'hui dans la d&#233;fense et la solidarit&#233; avec le peuple U'wa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.censat.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ruir&#237;a - El grito del petroleo, janv'2001.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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