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		<title>Cin&#233;ma :&#034;L'&#226;me des bourreaux&#034;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Oscar Ranzani</dc:creator>



		<description>

-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Matiere-grise" rel="directory"&gt;Mati&#232;re grise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le journaliste espagnol raconte comment est n&#233;e l'id&#233;e du documentaire, qui sera vu demain dans le Festival DerHumALC, sur une vision en profondeur des violations aux droits humains dans la dictature qui en Espagne a &#233;t&#233; vue par 700 mille personnes. Romero a &#233;t&#233; correspondant en Argentine pendant la dictature et a &#233;t&#233; emprisonn&#233; dans le Chili de Pinochet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La dictature Jorge Rafael Videla a condamn&#233; &#224; l'ostracisme au journaliste espagnol Vicente Romero, un homme tr&#232;s engag&#233; sur les Droits de l'Homme qui a connu comme correspondant le c&#244;t&#233; le plus obscur des sinistres personnages aux &#034;grandes bottes&#034; qui imposaient la terreur pendant les ann&#233;es de plomb. Romero a aussi connu la prison dans le Chili du dictateur Augusto Pinochet. En Espagne il a travaill&#233; toujours dans des m&#233;dias presse et t&#233;l&#233;visuels et a exerc&#233; le droit &#224; l'information dans des &#233;v&#233;nements historiques comme les guerres du Vietnam et d'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa marque distinctive est la d&#233;nonciation des violations syst&#233;matiques aux Droits de l'Homme dans diff&#233;rentes r&#233;gions du monde. Comme enqu&#234;teur sur la dictature argentine, il a interview&#233; pour la t&#233;l&#233;vision espagnole le r&#233;presseur Adolfo Scilingo, o&#249; l'ex capitaine de corvette a rapport&#233; sa participation aux &#034;vols de la mort &#034; &#224; travers lesquels les militaires faisaient dispara&#238;tre des prisonniers anesth&#233;si&#233;s dans le Rio de la Plata. Scilingo avait fait une premi&#232;re confession sur le sujet &#224; Horacio Verbitsky, que relate dans le livre &#034;Le vol&#034; du journaliste de P&#225;gina/12 et dont le contenu s'est av&#233;r&#233;e une preuve fondamentale dans le proc&#232;s du r&#233;presseur par le juge Baltazar Garzon, et post&#233;rieurement condamn&#233; par l' Audiencia Nacional &#224; 640 ann&#233;es pour des Crimes contre d'Humanit&#233;. Cela fut la premi&#232;re fois qu'un r&#233;presseur argentin a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; l'&#233;tranger l(Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a approximativement une ann&#233;e, Romero a pris part &#224; un cours universitaire sur les Droits de l'Homme dirig&#233; par Baltazar Garzon. L&#224; le magistrat l'a dit : &#034;Probablement je suis le juge qui a le plus interrog&#233; de bourreaux , et probablement tu es le journaliste qui a le plus interview&#233; de bourreaux . Pourquoi nous ne faisons pas un certain travail ensemble ? &#034;. Alors, Romero a d&#233;pos&#233; la proposition &#224; la T&#233;l&#233;vision espagnole (TVE), les directeurs ont accept&#233; l'id&#233;e que tous les deux effectuent le documentaire &#034;L'&#226;me des bourreaux&#034;, qui met &#224; nu la sombre pens&#233;e des militaires argentins de la derni&#232;re dictature depuis le regard de leurs victimes et depuis l'optique elle-m&#234;me de ce tortionnaire. &#034;L'&#226;me des bourreaux&#034; pourra demain &#234;tre vu &#224; 20 hs au le Coll&#232;ge Public d'Avocats (Corrientes 1441, Buenos Aires), dans le cadre du IX Festival DerHumALC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire de 105 minutes a &#233;t&#233; vu par plus de 700 mille personnes en Espagne. C'est pourquoi, au moment de parler de la r&#233;percussion qu'il a eue, comme de l'int&#233;r&#234;t qu'il peut r&#233;veiller ces th&#233;matiques chez les citoyens de la P&#233;ninsule Ib&#233;rique, Romero - de visite &#224; Buenos Aires - il soutient que &#034;l'int&#233;r&#234;t pour le sujet de Droits de l'Homme existe dans la population espagnole parce qu'il y a eu une lutte contre le franquisme, une lutte pour obtenir la d&#233;mocratie. Dans tout ce processus de transition, le peuple espagnol (jusqu'&#224; la droite) a assum&#233; une s&#233;rie de valeurs comme, par exemple, l'abolition de la peine de mort, m&#234;me le code militaire, et d'une s&#233;rie d'importantes valeurs morales &#034;. De m&#234;me, Romero affirme que &#034;la trag&#233;die de l'Argentine est une trag&#233;die tr&#232;s proche. D'autre part, elle est pleine des &#233;l&#233;ments tellement &#233;normes qu'ils ne laissent indiff&#233;rents &#224; personne &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cis&#233;ment indiff&#233;rence c'est ce qu'on peut le moins sentir quand on &#233;coutera les t&#233;moignages d&#233;chirants des victimes, comme ceux de ces femmes qui racontent comment elles ont &#233;t&#233; viol&#233;s, outr&#233;es et humili&#233;es, en plus d'&#234;tre soumises &#224; la torture. Ces tortures produisaient des ph&#233;nom&#232;nes incompr&#233;hensibles, comme celui d'une s&#233;questr&#233;e qui demandait &#224; son tortionnaire de lui donner la main pour supporter la douleur. Une autre histoire imposante est celui d'une victime qui se rappelle quand ils les obligeaient &#224; nettoyer des cr&#226;nes et des membres jusqu'&#224; laisser seulement les os.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carlos Lordkipanitse commente qu'il a &#233;t&#233; soumis &#224; des tortures avec sa femme et y compris leur fils de vingt jours. Les tortionnaires passaient aussi de l'horreur &#224; l'absurde, comme quand dans l'ESMA ils ont organis&#233; une f&#234;te de No&#235;l pour ceux qu'ils gardaient prisonniers. Ou bien, quand ils amenaient leur diner aux prisonni&#232;res qui leur plaisaient, pour ensuite les enfermer &#224; nouveau dans les centres clandestins de d&#233;tention. Si dans le cas des victimes on sent de la col&#232;re et de la douleur, en &#233;coutant parler ces r&#233;presseurs et leurs d&#233;fenseurs, la sensation est de la r&#233;pugnance : un bon exemple est quand Luis Patti indique &#224; propos des r&#233;presseurs que &#034;s'il devait qualifier ces hommes, il les qualifie comme des bonnes personnes, sans aucun doute&#034;. Ou quand l'avocat des militaires Luis Eduardo Carri Boffi dira que &#034;Etchecolatz est un tr&#232;s bon p&#232;re de famille et un homme tr&#232;s humain&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi il vous a paru important d'incorporer le t&#233;moignage des bourreaux ? En avez-vous d&#233;battu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que la d&#233;nonciation la plus forte que ce qui est arriv&#233; dans l'&#201;cole de M&#233;canica de l'Armada, par exemple, a &#233;t&#233; faite par Scilingo. Par cons&#233;quent, il me para&#238;t qu'il est fondamental de voir comment encore certains peuvent le d&#233;noncer comme Scilingo, d'autres le justifient g&#233;n&#233;ralement comme (Gonzalo) Torres de Tolosa (N de la R. : avocat de militaires), qui dit que &#034;cela n'a pas &#233;t&#233; autant que &#231;a&#034; et qu'il y a davantage de morts dans des accidents de la route, et qu'il allait donner un coup de main &#224; l'ESMA parce que, en d&#233;finitive, c'&#233;tait une t&#226;che de charit&#233; chr&#233;tienne celle d'offrir appui &#224; ces hommes qui &#034;s'effor&#231;aient&#034; tant. Je crois que c'est tr&#232;s d&#233;monstratif pour voir comment ils sont et comment ils pensent. Il n'y a eu aucun d&#233;bat. Le seul d&#233;bat que nous avons eu Baltazar et moi fut d'essayer que ne se m&#233;lange d'aucune mani&#232;re son activit&#233; comme juge avec sa participation au documentaire. Par exemple, Baltazar a demand&#233;e l'extradition de Torres de Tolosa. C'est le nombre 40 de la liste qui'a pr&#233;sent&#233; Baltazar de quarante extradables vers l'Espagne. Par cons&#233;quent, Baltazar ne pouvait pas interviewer Torres de Tolosa, ni pouvait &#233;crire ni rien dire sur Torres de Tolosa ou sur Scilingo parce que, en d&#233;finitive, lui il a jug&#233;. Alors, nous avons pris un soin exquis de que Baltazar n'interroge m&#234;me pas &#224; les t&#233;moins qu'il interrogerait lui plus tard. Les entrevues que Baltazar a faites ont &#233;t&#233; avec des personnes qui n'ont jamais figur&#233; dans aucun dossier instruit par lui, pour qu'il ne puisse &#234;tre r&#233;cus&#233; d'aucune mani&#232;re. C'est le seul d&#233;bat que nous avons eu de fa&#231;on permanente, pour que le documentaire ne se transforme pas un obstacle au moment de faire justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cela s'est av&#233;r&#233; tr&#232;s dur d'effectuer ce travail ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, parce qu'on indubitablement s'identifie avec les victimes. Quelques unes tu les connais depuis des ann&#233;es, et leurs r&#233;cits continuent &#224; t'affecter. Et parce qu'avec les bourreaux tu dois r&#233;primer ton &#233;lan de les saisir par le col et les dire : &#034;Mais quel connerie es-tu en train de me dire l&#224; ?&#034;. Alors, de ce point de vue, c'est ennuyeux... mais eu m&#234;me temps je crois que c'est un type de travail qui contribue au moins &#224; la connaissance de ce qui est arriv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parfois on tend &#224; penser un bourreau comme quelqu'un qui n'est pas humain. Mais dans ce cas on cesserait de tenir compte de la logique avec laquelle ils op&#232;rent. Une logique perverse, puisque le bourreau est quelqu'un qui sait bien ce qu'il fait, et il veut le faire. Dans le film cette discussion est pr&#233;sente...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se passe c'est qu'il ne s'agit pas de poser une discussion sur des d&#233;finitions, mais d'essayer que le spectateur puisse faire un rapprochement vers la g&#233;n&#233;ralit&#233; de ces &#234;tres humains. Je ne sais pas s'il est arriv&#233; d' avoir autant de d'engagement dans la r&#233;pression que dans les disparus. Mais il y a des donn&#233;es qui parlent , plus de vingt mille militaires et policiers qui ont pris part &#224; des t&#226;ches r&#233;pressives en Argentine. Parfois ils ont &#233;t&#233; appel&#233;s &#034;gorilles&#034;, ce qui est une offense pour un noble animal comme est le gorille. Je crois qu'il est difficile de faire un arch&#233;type de ce qu'est le r&#233;presseur. Et il est difficile de faire un arch&#233;type d'un journaliste : celui qui contr&#244;le le Conseil d'Administration du m&#233;dia, le directeur, le journaliste sportif ou le chroniqueur th&#233;&#226;tral. Nous sommes diff&#233;rents. Parce que je crois qu'avec les r&#233;presseurs cela passe de la m&#234;me fa&#231;on. Nous ne pouvons pas comparer Scilingo qui, en d&#233;finitive, est un pauvre diable ali&#233;n&#233;, mais qui est l'unique qui a eu la n&#233;cessit&#233; de soulager sa conscience, avec le type pervers qu' a &#233;t&#233; Chamorro dans la m&#234;me &#201;cole de M&#233;canica de l'Armada. Je crois qu'ils ont des responsabilit&#233;s diff&#233;rentes, avec des r&#244;les diff&#233;rents, avec des mentalit&#233;s diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est boulversant quand les victimes racontent les relations avec leurs bourreaux. Enqu&#234;ter dans cette intimit&#233; tellement p&#233;nible a permis d'atteindre une conception plus profonde de la d&#233;gradation de ces tortionnaires ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est comme se pencher face &#224; l'ab&#238;me int&#233;rieur de l'&#234;tre humain, de voir jusqu'o&#249; il peut arriver. Quand Carlos Lordkipanitse ne peut pas parler de comment ils ont tortur&#233; leur fils de vingt jours, tu te rends compte qu'il n'y a pas de limites dans l'&#234;tre humain, dont nous sommes capables de la plus grande aberration comme de l'acte de la plus grande g&#233;n&#233;rosit&#233; dans notre m&#234;me esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'avez-vous senti en &#233;tant face &#224; face pour la premi&#232;re fois avec un tortionnaire ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tonnement, incapacit&#233; d'entendement, constater mes propres limites, l' &#233;troitesse de la vision que nous avons pour se comprendre comme &#234;tres humains. D&#233;go&#251;t, une r&#233;pugnance profonde. Mais ce n'est pas seulement face &#224; eux. C'est la m&#234;me r&#233;pugnance que je peux sentir quand j'entends Rodrigo Rato (Pr&#233;sident du FMI) parler des politiques du Fonds Mon&#233;taire International, en condamnant &#224; la faim ou &#224; la mis&#232;re, en exigeant &#224; de pays qu'ils renoncent &#224; des budgets d'&#233;ducation. Ou quand j'entends (Paul) Wolfowitz dire que la Banque Mondiale ne peut pas accepter que soit subventionn&#233;e l'agriculture dans le Tiers Monde, tandis que tous les produits agricoles du Premier Monde sont subventionn&#233;s. C'est la m&#234;me r&#233;pugnance. Ils sont une autre sorte de bourreaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est un autre type de g&#233;nocide. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est un g&#233;nocide &#233;conomique mais, en d&#233;finitive, ils sont les ma&#238;tres de ces autres g&#233;nocides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction pour El Correo :Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/espectaculos/5-6330-2007-05-13.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, le 13 Mai 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Fernando Birri : &#034;Le cin&#233;ma argentin est devenu ce que j'avais imagin&#233;&#034;</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Fernando-Birri-Le-cinema-argentin-est-devenu-ce-que-j-avais-imagine</link>
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		<dc:date>2006-05-18T18:17:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Oscar Ranzani</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Conjointement avec l'&#233;crivain Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez, le patriarche du cin&#233;ma latinoam&#233;ricain avait fond&#233; en 1986, l'Ecole de Cin&#233;matographie cubaine, qui sera &#224; l'honneur au prochain festival de Cin&#233;ma de Mar del Plata. &lt;br class='autobr' /&gt; Au cours de la 21&#176; &#233;dition du Festival International du Cin&#233;ma de Mar del Plata, divers hommages seront rendus &#224; de grands r&#233;f&#233;rents de la cin&#233;matographie locale et latinoam&#233;ricaine. L'un d'entre eux s'adressera &#224; l'Ecole Internationale du Cin&#233;ma et de la Televisi&#243;n de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Matiere-grise" rel="directory"&gt;Mati&#232;re grise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Conjointement avec l'&#233;crivain Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez, le patriarche du cin&#233;ma latinoam&#233;ricain avait fond&#233; en 1986, l'Ecole de Cin&#233;matographie cubaine,&lt;br class='autobr' /&gt;
qui sera &#224; l'honneur au prochain festival de Cin&#233;ma de Mar del Plata.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7341 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L200xH184/doc-614-07d802ac-b1003.jpg?1711569302' width='200' height='184' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Fernando Birri
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la 21&#176; &#233;dition du Festival International du Cin&#233;ma de Mar del Plata, divers hommages seront rendus &#224; de grands r&#233;f&#233;rents de la cin&#233;matographie locale et latinoam&#233;ricaine. L'un d'entre eux s'adressera &#224; l'Ecole Internationale du Cin&#233;ma et de la Televisi&#243;n de San Antonio de Los Ba&#241;os (Eictv) - bas&#233;e dans une commune au sud-ouest de La Havane- ; cr&#233;&#233;e il y a tout juste vingt ans. Le patriarche du cin&#233;ma latinoam&#233;ricain Fernando Birri, qui fut son premier directeur entre 1986 et 1991, sera pr&#233;sent. A 81 ans, Birri - &#224; qui l'on a rendu encore avant-hier la distinction d'Ambassadeur Culturel de Santa Fe, la province o&#249; il est n&#233; et o&#249; il a cr&#233;&#233; la premi&#232;re &#233;cole de cin&#233;ma en Am&#233;rique Latine- n'a pas vacill&#233; sur ses convictions, celles l&#224; m&#234;me qui l'ont propuls&#233; au rang d'embl&#232;me du cin&#233;ma populaire ; r&#233;aliste et critique &#224; la fois, inspir&#233; par le n&#233;or&#233;alisme italien (il fut notamment assistant de Vittorio de Sica), dont il s'est impr&#233;gn&#233; &#233;tant jeune, lors d'un de ses exils en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Eictv - plus connue sous le nom de l'Ecole des Trois Mondes - est n&#233;e en d&#233;cembre 1985 comme le plus important projet acad&#233;mique de la Fondation du nouveau Cin&#233;ma Latinoam&#233;ricain ; elle est dirig&#233;e depuis lors par l'&#233;crivain colombien Gabriel Garc&#237;a M&#225;rquez. Et gr&#226;ce au soutien du gouvernement cubain, la Eictv a pu se mettre en marche avec l'id&#233;e selon laquelle &#034;un autre cin&#233;ma est posible&#034;. De tous temps, elle a &#233;t&#233; compos&#233;e de cin&#233;astes prestigieux, tels que les successeurs de Fernando Birri qui en ont pris la direction : le r&#233;alisateur br&#233;silien Orlando Senna, le colombien Lisandro Duque, le sc&#233;nariste hispano-argentin Alberto Garc&#237;a Ferrer, l'&#233;crivain Edmundo Aray ou encore son actuel directeur qui n'est autre que le cin&#233;aste cubain Julio Garc&#237;a Espinosa. Les bancs de l'&#233;cole ont accueilli au total 4400 &#233;tudiants de 45 pays diff&#233;rents, qui ont pu profiter de l'exp&#233;rience de cin&#233;astes en activit&#233;. C'est ainsi que l'on y apprend, depuis son commencement, &#224; r&#233;aliser un cin&#233;ma net, toujours enrichi d'un fond politique, po&#233;tique et &#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C&#224; a &#233;t&#233; un moment privil&#233;gi&#233;, car l'&#233;cole a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e au moment o&#249; le mouvement du Nouveau Cin&#233;ma Latinoam&#233;ricain atteignait un niveau auquel elle n'&#233;tait jamais parvenu auparavant&#034;, a confi&#233; &#224; P&#225;gina/12 par t&#233;l&#233;phone le cr&#233;ateur de Tire di&#233;, la premi&#232;re enqu&#234;te sociale film&#233;e. C'est l'&#233;poque - poursuit Berri- o&#249; se consolide toute une s&#233;rie de projets ; d'initiatives, de points de vue, qui sont &#224; la base de la cr&#233;ation de cette &#233;cole &#187;. Pour ce faire, Birri s'&#233;tait entretenu avec plusieurs camarades cubains (essentiellement avec le r&#233;alisateur cubain Julio Garc&#237;a Espinosa) &#224; propos de la n&#233;cessit&#233; d'installer &#224; Cuba une &#233;cole qui permette de renouveler l'exp&#233;rience de l'Ecole du Cin&#233;ma Documentaire de Santa Fe, qu'il avait lui-m&#234;me cr&#233;&#233; l'ann&#233;e pass&#233;e dans sa ville de naissance, et qui a le m&#233;rite d'avoir &#233;t&#233; la premi&#232;re institution de ce genre artistique en Am&#233;rique Latine. &#171; L'id&#233;e - explique le directeur r&#233;alisateur du film &#171; Les inond&#233;s &#187;, &#233;tait de s'appuyer sur cette exp&#233;rience qui, d'une certaine mani&#232;re est tomb&#233; &#224; l'eau &#224; cause des maudites successions politiques qui ont eu lieu, et relancer le projet, mais cette fois, &#224; l'&#233;chelle latino-am&#233;ricaine. C&#224; a &#233;t&#233; un moment privil&#233;gi&#233; et finalement, le projet a abouti &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'id&#233;e qui est &#224; l'origine de l'Ecole de San Antonio de los Ba&#241;os aurait &#233;t&#233; de d&#233;velopper un regard plus juste sur la soci&#233;t&#233; dans le cadre d'une &#233;cole de cin&#233;matographie latino-am&#233;ricaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cis&#233;ment. Officiellement, elle porte le nom d'Ecole Internationale du Cin&#233;ma et de la Televisi&#243;n, mais en r&#233;alit&#233;, elle est n&#233;e sous le nom d'Ecole des Trois Mondes, c'est &#224; dire, Ecole de l'Am&#233;rique Latine et des Caraibes, de l'Asie et de l'Afrique. Et c'est cela en fait qui donne toute sa vitalit&#233; &#224; cette &#233;cole. Donc, ce que vous &#234;tes pr&#233;cis&#233;ment en train de dire correspond bien &#224; ce d&#233;sir de lib&#233;ration, &#224; une politique de lib&#233;ration, &#224; une esth&#233;tique de lib&#233;ration. Disons, &#224; une dimension de lib&#233;ration humaniste qui implique bien &#233;videmment toute une dimension politique, esth&#233;tique, philosophique, &#233;conomique. Toutes les dimensions que vous voulez, c'est &#224; dire en somme, une conception tri-dimensionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le concept d'une &#233;cole anti-scolastique a suscit&#233; de nombreux d&#233;bats parmi les cin&#233;astes qui participaient au projet, mais a fini par &#234;tre adopt&#233; dans la forme sous laquelle vous le proposiez.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela m'amuse bien car c'est un sujet qui a donn&#233; lieu &#224; des pol&#233;miques particuli&#232;rement impressionnantes. Pour comprendre ce terme d'&#233;cole scolastique, il faut remonter &#224; la R&#233;forme Universitaire de 1918, qui a vu le jour dans la ville de Cordoue (Argentine) et s'est ensuite r&#233;pandu au reste de l'Am&#233;rique Latine, en passant par Cuba. Et elle s'y pr&#233;sente non seulement une proposition alternative mais &#233;galement comme un projet d'opposition aux vieilles universit&#233;s scolastiques tomistico-aristot&#233;liciennes, qui ont une conception abstraite de l'homme et de l'enseignement. Dans cette perspective, la R&#233;forme de 18 a &#233;t&#233; &#224; l'origine de cette nouvelle conception qui ressemble beaucoup au concept de base que j'ai voulu donn&#233; &#224; l'Ecole du Cin&#233;ma Documentaire de Santa Fe, au nom d'un cin&#233;ma national, r&#233;aliste et critique. Cela appara&#238;t notamment dans le manifeste de Tire di&#233;. Quand plus tard, j'ai fait &#171; Les inond&#233;s &#187; j'y ai ajout&#233; un mot, ce qui donne ceci : &#034;Pour un cin&#233;ma national, r&#233;aliste, critique et populaire&#034;, car c'&#233;tait &#231;a en fait qui &#233;tait vis&#233;. Quand j'utilisais le mot &#171; anti-scolastique &#187;, c'&#233;tait dans le sens d'anti-r&#233;pressif. C'&#233;tait &#231;a l'id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez toujours d&#233;fendu d'id&#233;e selon laquelle un des objectifs du cin&#233;ma &#233;tait qu'aucun des spectateurs ne devait sortir de la salle tel qu'il y &#233;tait rentr&#233;, et de la m&#234;me fa&#231;on, que le cin&#233;aste ne soit plus le m&#234;me une fois son film termin&#233;. Comment &#231;a s'enseigne, &#231;a ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224;, la base de tout mon travail. Mais on pourrait dire la m&#234;me chose de celui qui lit une po&#233;sie, de celui qui regarde un tableau ou de celui qui &#233;coute une musique. Dans ce sens, le r&#244;le de l'art est cathartique. Et ce qui se produit alors c'est une sorte de grand d&#233;foulement, de grand vide, de recharge d'&#233;nergie &#224; travers laquelle la personne qui conna&#238;t l'exp&#233;rience artistique et esth&#233;tique n'est plus la m&#234;me apr&#232;s l'avoir v&#233;cu que quand elle l'a commenc&#233;. En d&#233;finitive, c'est l'art comme connaissance, ou dans une dimension plus intime et plus secr&#232;te, l'art comme conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contrairement &#224; l'&#233;poque o&#249; vous avez cr&#233;&#233; l'Ecole de Cin&#233;ma Documentaire de Santa Fe, il existe aujourd'hui une ribambelle d'&#233;coles en Argentine. Comment voyez-vous ce qui se passe actuellement dans notre pays ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aujourd'hui un mouvement formidable en Argentine, un ph&#233;nom&#232;ne, que sans aucune pr&#233;tention, j'avais toujours imagin&#233;. Dans les ann&#233;es les plus dures, les plus terribles, dans les ann&#233;es d'exil et de l'obscurit&#233; la plus sombre, vous ne cessez jamais d'y croire. Par ent&#234;tement. Comme une impulsion &#233;motive, mais non sans intelligence. Sans compter de nombreux doutes, &#224; se demander si vraiment l'histoire, le temps, nous laisserait en quelque sorte, retrouver l'&#233;tat dans lequel on avait commenc&#233; &#224; cr&#233;er. Et l'histoire nous le rend au centuple. Il y a en effet aujourd'hui, en Argentine comme dans le reste de l'Am&#233;rique Latine, un cin&#233;ma d'une clart&#233; mentale et esth&#233;tique qui est r&#233;ellement une preuve que, m&#234;me dans les plus obscures t&#233;n&#232;bres, un petit rayon de soleil appara&#238;t toujours, et ce rayon s'appelle l'aube. Ce qui se passe aujourd'hui en Argentine est vraiment un exemple d'une force surprenante. Cela n'est cependant pas venu seul. Ce n'a &#233;t&#233; possible que gr&#226;ce &#224; une s&#233;rie de politiques cin&#233;matographiques, d'un Institut de Cin&#233;matographie qui a dynamis&#233; tout cela dans les derni&#232;res ann&#233;es, avec certains pr&#233;c&#233;dents comme ce fut le cas par exemple avec l'&#233;poque Ant&#237;n (et encore avant &#224; l'&#233;poque Emilio Zolezzi, pendant les ann&#233;es Frondizi), ce qu'est parvenu &#224; faire quelqu'un comme Getino, et que font aujourd'hui des gens tels que Coscia ou Alvarez. Quand nous pensions qu'il &#233;tait possible de transmettre une exp&#233;rience et un enseignement cin&#233;matographique avec l'Ecole du Cin&#233;ma Documentaire de Santa Fe, nous la voyions naturellement comme une exp&#233;rience ouverte, collective et commune. En r&#233;sum&#233; : le r&#234;ve a d&#233;pass&#233; la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est aujourd'hui, selon vous, la fonction sociale du cin&#233;ma ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la m&#234;me qu'hier et ce sera la m&#234;me demain. La fonction sociale du cin&#233;ma na&#238;t comme une forme de connaissance, si tant est que la connaissance est aussi conscience. Et si tel est le cas, elle est la conscience du changement. Un changement en bien, &#233;videmment. R&#233;cemment, j'ai vu &#224; Venise le film La dignit&#233; du peuple (&#171; La dignidad de los nadies &#187;), de Pino Solanas. Ce que j'essaye de dire de fa&#231;on conceptuelle, est d&#233;j&#224; formul&#233; de fa&#231;on stylistique, esth&#233;tique et artistique dans le film de Pino. Je ne vois pas la fonction sociale en terme de dogmes, de recettes, ni &#224; travers des formules dogmatiques de la pens&#233;e et de l'id&#233;ologie, qui &#224; mon sens, ne servent &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle port&#233;e et quelles limites le cin&#233;ma peut-il avoir pour changer la r&#233;alit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre question concerne toutes les autres activit&#233;s de l'art, dans leur pleine expression, et dans une plus vaste mesure, de tout ce que suppose la connaissance. La port&#233;e c'est la conscientisation. La port&#233;e c'est l'expression artistique comme formation de la conscience, comme expression d'une conscience individuelle, mais qui en m&#234;me temps, est transmise &#224; la conscience de tous, &#224; une conscience collective. Une port&#233;e qui impliquerait dans tous les cas la composante du risque. La valeur du risque, la valeur de l'aventure esth&#233;tique, la valeur de la connaissance qui, est ce qui constitue, en dernier ressort, la nouveaut&#233;, ce qui revient en somme, &#224; sauter dans le vide sans filet. Nous sommes comme des acrobates qui se lancent dans le vide, et nous &#233;lan&#231;ons sans filet d'un trap&#232;ze &#224; l'autre. Les limites ? C'est tout l&#224; l'illusion. Mais pas des id&#233;aux id&#233;alistes, mais bien plut&#244;t des id&#233;aux r&#233;alistes. Et j'ajouterais une derni&#232;re diff&#233;rence . des id&#233;aux, oui ; des illusions, non. Car l'id&#233;al c'est un peu l'&#233;toile qui guide le navigateur. L'illusion, en revanche, c'est comme un feu follet qui surgit ici ou l&#224; et dispara&#238;t soudainement, et ce qui est le plus probable, c'est que ce feu follet apparaisse sur un r&#233;cif, et que tu t'y viennes t'y rompre les os avec ton bateau. Il ne faut donc pas confondre les feux follets avec les &#233;toiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Portrait&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fernando Birri est n&#233; &#224; Santa Fe le 13 mars 1925. Il v&#233;cut sa premi&#232;re artistique en tant qu'acrobate. Mais le cin&#233;ma fut son ami le plus fid&#232;le, sans oublier les arts plastiques. Il fit ses &#233;tudes au Centre Exp&#233;rimental de Cin&#233;matographie de Rome et fut disciple de Vittorio de Sica, embl&#232;me du n&#233;o-r&#233;alisme italien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux films cl&#233;s dans l'histoire de Birri. Le premier est Tire di&#233; (1960), un court-m&#233;trage r&#233;alis&#233; entre 1956 et 1958 par un groupe d'&#233;l&#232;ves de l'Ecole du Cin&#233;ma Documentaire de Santa Fe (cr&#233;&#233;e par Birri lui-m&#234;me). Ce film o&#249; transpara&#238;t la duret&#233; de la pauvret&#233; de la r&#233;gion a &#233;t&#233; reconnu comme la premi&#232;re enqu&#234;te sociale film&#233;e. On y voit notamment une des images les plus fortes du cin&#233;ma documentaire argentin : un groupe d'enfants qui courent &#224; c&#244;t&#233; d'un train et demandent &#224; ses passagers : &#034;Tire di&#233;, Tire di&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second c'est le long-m&#233;trage fictionnel &#171; Les inond&#233;s &#187;, bas&#233; sur un conte de Mateo Booz qui reproduit un probl&#232;me social qui existe toujours aujourd'hui. En outre, Birri a &#233;t&#233; le sc&#233;nariste de ces deux films. Ensuite, suivirent : Mon fils le Che (1985), mort d'une utopie ? (qui n'a pas &#233;t&#233; distribu&#233; dans le commerce) et Le si&#232;cle du vent (1999), inspir&#233; d'un des livres de la trilogie &#171; M&#233;moires du feu &#187;, de Eduardo Galeano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actualit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de l'hommage rendu &#224; l'Ecole Internationale du Cin&#233;ma et de la T&#233;l&#233;vision de San Antonio de los Ba&#241;os (Eictv), &#171; Za05 : Lo viejo y lo nuevo &#187;, le film le plus r&#233;cent de Birri, sera projet&#233; (le 11 mars). J'ajoute que le film se pr&#233;sente comme un m&#233;gaclip didactique et collectif. Birri explique aussi que &#171; Za &#187; &#233;tait le diminutif qu'on donnait en Italie &#224; Zavatini, le sc&#233;nariste de Vittorio de Sica, l'homme qu'il est &#224; l'origine de films tels que &#171; Ladr&#243;n de bicicletas &#187; (&#171; Voleur de bicyclettes &#187;) ou encore &#171; Milagro en Mil&#225;n &#187; (&#171; Miracle &#224; Milan &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sc&#233;nariste exceptionnel, qui &#233;tait aussi po&#232;te, peintre et tellement d'autres choses, signait tr&#232;s souvent ses &#339;uvres &#171; Za &#187;, une apocope de son propre nom. Nous, la g&#233;n&#233;ration du Nouveau Cin&#233;ma Latino-am&#233;ricain, nous les Garc&#237;a M&#225;rquez, les Garc&#237;a Espinosa, les Guti&#233;rrez Alea, tout ce groupe qui a &#233;t&#233; &#224; Rome pendant l'&#233;poque du n&#233;o-r&#233;alisme, au milieu des ann&#233;es 50 (n&#233;o-r&#233;alisme qui, ayant m&#233;tamorphos&#233; et transform&#233; cette exp&#233;rience a donn&#233; naissance au Nouveau Cin&#233;ma Latino-am&#233;ricain), nous e&#251;mes tous pour ma&#238;tre &#224; penser, Zavatini. Il a &#233;t&#233; notre point de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Birri souligne que dans ce film, &#171; projet&#233; en hommage &#224; l'Ecole du Cin&#233;ma et de la T&#233;l&#233;vision de Cuba, il a voulu que le titre m&#234;me porte cette reconnaissance. Le film en lui-m&#234;me est ou se veut un m&#233;ga clip didactique et collectif (une sorte de grand collage) o&#249; je mets face &#224; face des passages et extraits de films consid&#233;r&#233;s comme historiques par le Nouveau Cin&#233;ma Latino-am&#233;ricain (M&#233;moires du Sous-D&#233;veloppement, Frida, Tire di&#233; etc), ainsi qu'une s&#233;lection de s&#233;quences de vingt ans de films de th&#232;se faits par les &#233;tudiants de l'&#233;cole pour &#234;tre admis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ont-elles &#233;t&#233; ajout&#233; pour prouver quelque chose ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non. Elles ont &#233;t&#233; ajout&#233;es dans le but de s'interroger : &#171; Y a-t-il une continuit&#233; entre ces sc&#232;nes historiques du Vieux Cin&#233;ma Latino-am&#233;ricain et celles des nouvelles g&#233;n&#233;rations ? Y a-t-il un lien entre eux o&#249; chacun a-t-il &#233;t&#233; de son c&#244;t&#233; ? C&#224;, c'est au spectateur d'y r&#233;pondre par lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/espectaculos/5-1920-2006-03-04.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Samedi 4 mars 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de : &lt;a href=&#034;mailto:p.molines@laposte.net&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;&lt;i&gt;Pierre Molines&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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