<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>El Correo</title>
	<link>https://www.elcorreo.eu.org/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.elcorreo.eu.org/spip.php?id_auteur=530&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Des forces qu'un &#233;tat d&#233;mocratique ne devrait pas tol&#233;rer</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Des-forces-qu-un-etat-democratique-ne-devrait-pas-tolerer</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Des-forces-qu-un-etat-democratique-ne-devrait-pas-tolerer</guid>
		<dc:date>2003-08-29T14:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pablo Chac&#243;n</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On attendait avec une certaine impatience le livre de Marcelo Zlotogwiazda et Luis Balaguer sur l'histoire de la Citibank et sa relation avec l'Argentine. Mais on a jamais pens&#233; que le sujet serve, en outre, &#224; raconter entre les lignes, la politique pr&#233;bendi&#232;re et d&#233;lictueuse de la classe dominante locale. Cette politique qui semblait avoir &#233;t&#233; enterr&#233;e pour toujours en d&#233;cembre 2001 mais qui, avec tout sorte de coups, se tient encore et toujours &#224; poste dans des lieux clef, d&#233;nonc&#233;s ici un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Banques" rel="directory"&gt;Banques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On attendait avec une certaine impatience le livre de Marcelo Zlotogwiazda et Luis Balaguer sur l'histoire de la Citibank et sa relation avec l'Argentine. Mais on a jamais pens&#233; que le sujet serve, en outre, &#224; raconter entre les lignes, la politique pr&#233;bendi&#232;re et d&#233;lictueuse de la classe dominante locale. Cette politique qui semblait avoir &#233;t&#233; enterr&#233;e pour toujours en d&#233;cembre 2001 mais qui, avec tout sorte de coups, se tient encore et toujours &#224; poste dans des lieux clef, d&#233;nonc&#233;s ici un apr&#232;s l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2001, quand la situation argentine catastrophique - politique, &#233;conomique et culturelle- a explos&#233;, en entra&#238;nant dans sa chute l'alliance du gouvernement conduite par l'avocat radical (conservateur), Fernando de la R&#250;a, terminait un cycle entam&#233; en d&#233;cembre 1984, quand un autre avocat radical (et non moins conservateur), Ra&#250;l Ricardo Alfons&#237;n, &#233;tait devenu le repr&#233;sentant &#233;lu pour renouer avec des m&#233;canismes formels de la d&#233;mocratie, apr&#232;s sept ann&#233;es de dictature militaire (ou civico-militaire).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Cette transition (le terme appartient au catalogue des sciences sociales et les politologues du moment), toujours menac&#233;e par le fant&#244;me des soul&#232;vements militaires, pour quelques observateurs, a &#233;t&#233; la continuation par d'autres moyens de la politique (&#233;conomique) de Jos&#233; Alfredo Mart&#237;nez de Hoz, de Robert Alemann et de d'autres &#171; patriotes &#187; qui ont dirig&#233;, entre 1976 et 1983, en connivence avec les segments local et &#233;tranger du patronat et la bureaucratie syndicale p&#233;roniste, les destins du Palais de Finances. La destruction du parc industriel national a correspondu avec le meurtre de milliers de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux et militants r&#233;volutionnaires et avec la f&#234;te d'un Mondial du beaucoup des caract&#233;ristiques reproduirait celle de la &#171; transition &#187; post&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Le plus grave, sans doute, et la pire des cons&#233;quences (le 'triomphe'culturel de la dictature) : l'attitude protagoniste des groupes &#233;conomiques et ses op&#233;rateurs politiques, juridiques et bancaires, ceux qui ont impos&#233; des &#171; mod&#232;les &#187; et administrateurs, tous ou presque tous cadres form&#233;s dans l'orthodoxie mon&#233;tariste apprise &#224; Chicago ou similaire, depuis Juan Vital Sourrouile jusqu'&#224; Domingo Felipe Cavallo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Parmi les acteurs principaux de ce processus il est impossible de ne pas nommer la Citibank, install&#233;e en Argentine depuis novembre 1914. L'histoire de cette institution, de tr&#232;s haute influence dans le d&#233;veloppement du march&#233; financier et dans le maniement (int&#233;ress&#233;) des politiques mon&#233;taires, dans la gestion de la dette externe et du lien entre les pouvoirs et les lobbies de chefs d'entreprise locaux, est ce que racontent le journaliste Marcelo Zlotogwiazda et l'enqu&#234;teur Luis Balaguer dans un livre r&#233;cemment paru.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Il s'agit de &#171; Citibank vs Argentine. Histoire d'un pays dans banqueroute &#187;, publi&#233; par la maison Sudamericana. Le volume, dont l'existence et le contenu avaient filtr&#233; de multiples bruits, confirme la coh&#233;rence d'un certain journalisme d'investigation, moins compromis avec les fonctionnaires et les dossiers judiciaires qu'avec le corps &#224; corps, la th&#233;orie &#233;conomique et l'astuce (quand il manque des donn&#233;es) pour les raconter comme ils ont &#233;t&#233; faits. Balaguer, responsable de l'enqu&#234;te sur les fraudes financi&#232;res et bancaires qui a men&#233; une recherche parall&#232;le du S&#233;nat des Etats-Unis sur le r&#244;le des organismes de cr&#233;dit am&#233;ricains en Argentine, est aussi le responsable intellectuel du rapport sur le blanchiment d'argent, trafic d'influences, armes et drogues pr&#233;sent&#233; au Parlement en 2001 par l'actuel d&#233;put&#233; Elisa Carri&#243;. Ce rapport -truff&#233; de noms propres- a mis &#224; jour d la trame des complicit&#233;s politiciens-chefs d'entreprise qui des mois apr&#232;s l'avoir pr&#233;sent&#233; emm&#232;neraient l'Argentine au default et &#224; l'&#233;tat terminal ou elle est encore. Dans la &#171; Citibank... &#187; non seulement apparaissent les ministres d'&#201;conomie, depuis Bernardo Grinspun &#224; Cavallo, mais aussi les directeurs de la pr&#233;sum&#233;e escroquerie id&#233;ologique perp&#233;tr&#233;e contre la majorit&#233; de la soci&#233;t&#233; civile argentine (celle qui souffre aujourd'hui 60 % de d&#233;soccupation) : c'est l&#224; qu'on trouve 'beaucoup de noms de la &#171; troupe titulaire &#187; comme John Reed, Daniel Vila, Jos&#233; Luis Manzano, Richard Handley, Ra&#250;l Moneta, Juan Navarro et Pedro Pou, entre autres qui aiment cacher leurs mouvements par des 'gant blanc'.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Ils sont l&#224;, mis &#224; nus, les m&#233;canismes des privatisations, la cr&#233;ation des fonds de pension, les pr&#234;ts sans contre-partie l&#233;gale, l'invention de la CEI, ce conglom&#233;rat multimediatique dirig&#233; par des ignorants dans la mati&#232;re (et non seulement dans celui-l&#224;), le conflit des tarifs t&#233;l&#233;phoniques, gard&#233;es comme des int&#233;r&#234;ts personnels pour tous les membres de la Coupe Supr&#234;me de Justice de Carlos Sa&#250;l Menem et &#224; la R&#250;a, etcetera, etcetera.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;Les auteurs &#233;crivent : 'L'analyse de ce livre s'inspire aussi de ce que, dans une autre perspective, a soutenu en 1934 Edouard Daladier, un ex premier ministre socialiste fran&#231;ais : 'Il y a deux cent familles qui sont des propri&#233;taires de l'&#233;conomie fran&#231;aise, et par cons&#233;quent, de la politique fran&#231;aise. Ce sont des forces qu'un &#233;tat d&#233;mocratique ne devrait pas tol&#233;rer (...) '.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;'L'influence des deux cent familles sur le syst&#232;me fiscal, les transports, le cr&#233;dit. Les deux cent familles placent les leurs &#224; l'avant dans l'Etat et influencent l'opinion publique &#224; travers le contr&#244;le de la presse'. Tel quel, quatre-vingt ann&#233;es apr&#232;s et toujours, si ce n'est en France, en Argentine. Ce livre arrive pour rappeler ce que les argentins, une fois et pour toujours, ne devraient plus jamais tol&#233;rer cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo &lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Argenpress&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Buenos Aires, Ao&#251;t 2003.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
