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		<title>Financement du d&#233;veloppement et commerce : Les objectifs pour le mill&#233;naire - perspective ou leurre ?</title>
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		<dc:date>2004-10-18T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Eloy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Adopt&#233;s par la communaut&#233; internationale en 2000, les Objectifs de D&#233;veloppement pour le Mill&#233;naire font aujourd'hui r&#233;f&#233;rence dans le milieu du d&#233;veloppement. R&#233;f&#233;rence mais aussi d&#233;bat. Si personne ne remet en cause la n&#233;cessit&#233; de s'engager de mani&#232;re importante dans la lutte contre la pauvret&#233; et la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s, beaucoup s'interrogent sur le r&#233;alisme de tels engagements. Le financement du d&#233;veloppement durable ne saurait se contenter de nouvelles fausses promesses. &lt;br class='autobr' /&gt;
En (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Organismes-et-ONGs-de-domination" rel="directory"&gt;Organismes et ONGs de domination&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Adopt&#233;s par la communaut&#233; internationale en 2000, les Objectifs de D&#233;veloppement pour le Mill&#233;naire font aujourd'hui r&#233;f&#233;rence dans le milieu du d&#233;veloppement. R&#233;f&#233;rence mais aussi d&#233;bat. Si personne ne remet en cause la n&#233;cessit&#233; de s'engager de mani&#232;re importante dans la lutte contre la pauvret&#233; et la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s, beaucoup s'interrogent sur le r&#233;alisme de tels engagements. Le financement du d&#233;veloppement durable ne saurait se contenter de nouvelles fausses promesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Septembre 2000, les chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier, r&#233;unis en Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies, adoptaient la D&#233;claration du Mill&#233;naire. Par cette d&#233;claration, la communaut&#233; internationale s'engageait &#224; r&#233;aliser d'ici &#224; 2015 un ensemble d'objectifs concrets de nature &#224; faire avancer le d&#233;veloppement et &#224; r&#233;duire la pauvret&#233;. Parmi ces objectifs : la r&#233;duction de moiti&#233; des populations victimes de l'extr&#234;me pauvret&#233; et de la faim dans le monde, la lutte contre les in&#233;galit&#233;s entre hommes et femmes, l'am&#233;lioration de l'acc&#232;s des populations &#224; l'instruction, aux syst&#232;mes de sant&#233; et &#224; l'eau potable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consacr&#233;s par la Conf&#233;rence sur le Financement du D&#233;veloppement (Monterrey, Mars 2002), les Objectifs de D&#233;veloppement pour le Mill&#233;naire (ODM) font aujourd'hui partie de l'agenda international et mettent en perspective l'ensemble des d&#233;cisions en mati&#232;re de d&#233;veloppement, y compris au sein des institutions financi&#232;res internationales. Sont-ils pour autant pertinents ? Seront-ils pour autant atteints ? Et si oui, avec quels moyens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;cessit&#233;, pertinence et r&#233;alisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Rapport mondial sur le d&#233;veloppement humain 2003 (PNUD), consacr&#233; aux Objectifs de D&#233;veloppement pour le Mill&#233;naire, constate que &#171; pour de nombreux pays, la derni&#232;re d&#233;cennie du XX&#232;me si&#232;cle a &#233;t&#233; d&#233;sesp&#233;rante. Quelque 54 pays sont aujourd'hui plus pauvres qu'en 1990. Dans 21 pays, une proportion plus importante de la population souffre de la faim. Dans 14, les enfants sont plus nombreux aujourd'hui &#224; mourir avant l'&#226;ge de cinq ans. Dans 12, les inscriptions dans l'enseignement primaire reculent. Dans 34, l'esp&#233;rance de vie d&#233;cline. De telles inversions de tendance &#233;taient rares jusque l&#224; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un contexte aussi dramatique de creusement des in&#233;galit&#233;s, la r&#233;affirmation par les gouvernements de leur volont&#233; de redoubler d'efforts pour lutter contre la pauvret&#233; et r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s est un signal fort que les organisations de la soci&#233;t&#233; civile ne peuvent que saluer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il s'agit de ne pas oublier que les ODM ne sauraient &#234;tre consid&#233;r&#233;s que comme des engagements &#224; minima. Ils correspondent &#224; un seuil &#224; franchir, une premi&#232;re &#233;tape qui est loin de r&#233;pondre aux exigences du droit &#224; un d&#233;veloppement durable qui soit &#233;conomiquement efficace, &#233;cologiquement soutenable, socialement &#233;quitable, &#233;mancipateur pour les femmes, d&#233;mocratiquement fond&#233; et culturellement diversifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, sans nier la n&#233;cessit&#233; de d&#233;gager davantage de ressources pour atteindre les Objectifs et assurer un d&#233;veloppement juste et &#233;quitable, il est aussi indispensable de rappeler que tout est affaire de volont&#233; politique. Et force est de constater que jusqu'&#224; pr&#233;sent, cette volont&#233; a r&#233;guli&#232;rement et cruellement fait d&#233;faut &#224; la communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, alors que les pays de l'OCDE s'&#233;taient engag&#233;s, en 1970, &#224; consacrer 0.7 % de leur PIB au d&#233;veloppement, seuls le Danemark, les Pays Bas, la Su&#232;de, la Norv&#232;ge et le Luxembourg atteignent aujourd'hui ce seuil. Enfin, il est &#233;vident que les disparit&#233;s entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire ne seront pas &#233;limin&#233;es d'ici &#224; 2005 (Objectif n&#176;5).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'imp&#233;ratif de redistribution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc urgence pour les Etats &#224; tenir leurs engagements, sous peine d'&#234;tre d&#233;finitivement discr&#233;dit&#233;s. Toujours selon le Rapport mondial sur le d&#233;veloppement humain 2003 (PNUD), &#171; ... au rythme actuel, l'Afrique subsaharienne ne remplirait pas les Objectifs concernant la pauvret&#233; avant 2147 et ceux relatifs &#224; la mortalit&#233; des enfants avant 2165 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisation des ODM ne peut s'envisager qu'&#224; deux niveaux : la lib&#233;ration de ressources additionnelles pour le financement du d&#233;veloppement durable et, surtout, la modification des politiques, qu'elles soient de d&#233;veloppement ou non, qui affectent les populations du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le monde dispose plus que jamais des ressources et des savoir-faire n&#233;cessaires pour relever le d&#233;fi du d&#233;veloppement. Les sommes en jeu ne sont pas hors de port&#233;e. Selon le Rapport Zedillo, remis en 2001 &#224; Kofi Annan, il faudrait augmenter d'au moins 50 milliards de dollars le montant annuel de l'aide pour atteindre les Objectifs de d&#233;veloppement pour le Mill&#233;naire, soit 7 fois moins que le montant annuel des subventions agricoles vers&#233;es par les pays de l'OCDE et 18 fois moins que les d&#233;penses militaires mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un monde o&#249; les 5% les plus riches re&#231;oivent un revenu 114 fois sup&#233;rieur &#224; celui des 5% les plus pauvres, le financement du d&#233;veloppement durable pour atteindre, dans les d&#233;lais, les Objectifs de D&#233;veloppement pour le Mill&#233;naire doit s'inscrire dans une logique de redistribution, tant des richesses que des pouvoirs. Il n'existe pas de solution unique : la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s mondiales n&#233;cessite un ensemble de mesures compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la redistribution des richesses...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation des ressources est une condition n&#233;cessaire, essentielle de tout processus de d&#233;veloppement. Elle tient en premier lieu &#224; la mobilisation des ressources int&#233;rieures, publiques ou priv&#233;es. Le contr&#244;le de chaque pays sur ses richesses, &#224; travers un cadre institutionnel stable et des politiques publiques autonomes, est indispensable. La mobilisation de l'&#233;pargne int&#233;rieure, en particulier, suppose tout &#224; la fois l'existence de syst&#232;mes bancaires et de r&#233;gimes fiscaux efficaces et &#233;quitables, qui soient prot&#233;g&#233;s contre les d&#233;tournements et leur captation par l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; de ce financement interne du d&#233;veloppement, la lutte contre les in&#233;galit&#233;s Nord-Sud et le respect des engagements internationaux en mati&#232;re de lutte contre la pauvret&#233; et de d&#233;veloppement durable impose la cr&#233;ation d'un espace mondial de solidarit&#233; et la mobilisation de ressources financi&#232;res internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le milieu des ann&#233;es 80, l'aide publique au d&#233;veloppement des pays de l'OCDE n'en finit plus de s'effondrer et plafonne aujourd'hui &#224; 0,22% du PIB des pays les plus riches. Pour pr&#233;tendre &#224; atteindre les Objectifs de D&#233;veloppement pour le Mill&#233;naire, les Etats doivent imm&#233;diatement s'engager dans une politique d'augmentation rapide et significative de l'aide. Allou&#233;e de mani&#232;re transparente, cette aide doit &#234;tre d&#233;di&#233;e &#224; la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s et orient&#233;e en priorit&#233; vers les populations les plus pauvres (selon les engagements pris dans le cadre des Nation Unies, au moins 20% de l'aide consacr&#233;e aux services sociaux de base, 0,2% du PIB des donateurs en direction des Pays les Moins Avanc&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition britannique de Facilit&#233; de financement international (IFF) est &#224; ce titre int&#233;ressante car elle peut permettre d'augmenter significativement l'aide jusqu'en 2015, en la concentrant sur la lutte contre la pauvret&#233;. Toutefois, elle n'apporte pas les garanties suffisantes &#224; l'augmentation, voire au maintien, des montants d'aide apr&#232;s 2015 et, en empruntant les canaux traditionnels d'aide, s'inscrit dans un syst&#232;me international profond&#233;ment inefficient et in&#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Redistribuer les richesses implique non seulement, de la part des pays d&#233;velopp&#233;s, de tenir leurs promesses en mati&#232;re d'aide publique au d&#233;veloppement, mais aussi d'aller beaucoup plus loin dans l'annulation de la dette (entre 350 et 400 milliards de dollars quittent chaque ann&#233;e les pays du Sud au titre de son remboursement) et la mobilisation de sources alternatives de financement. La mise en place d'une fiscalit&#233; internationale (taxes sur les transactions de change, sur les investissements, sur le carbone, etc.) doit &#234;tre &#233;tudi&#233;e tout particuli&#232;rement. A titre d'exemple, une taxe de 0.1% sur les transactions de change rapporterait 110 milliards de dollars, deux fois le montant pr&#233;conis&#233; par le Rapport Zedillo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;... &#224; la redistribution des pouvoirs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence de l'OMC &#224; Cancun ainsi que les d&#233;bats autour de la nomination du directeur g&#233;n&#233;ral du FMI sont venus rappeler, si besoin &#233;tait, que la r&#233;partition des richesses dans le monde n'est pas qu'une question de transferts de ressources mais surtout une question de r&#233;partition des pouvoirs. L'Objectif n&#176;8 de la D&#233;claration du Mill&#233;naire le reconna&#238;t implicitement, puisqu'il appelle &#224; un &#171; partenariat mondial pour le d&#233;veloppement &#187; - une notion qui implique le respect de l'ind&#233;pendance et de l'identit&#233; de chaque partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est urgent de refonder la gouvernance &#233;conomique mondiale, dans le cadre d'une ONU r&#233;nov&#233;e, en se basant sur les principes de transparence, de responsabilit&#233;, d'efficacit&#233;, de l&#233;gitimit&#233; et d'&#233;quit&#233;. Une gouvernance renouvel&#233;e et soumise au contr&#244;le de la soci&#233;t&#233; civile qui a su s'imposer, depuis quelques ann&#233;es, comme partie prenante du jeu international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutions internationales, tant commerciales que financi&#232;res, doivent &#234;tre r&#233;form&#233;es, en ce sens, et en profondeur, pour assurer une place effective et &#233;quitable aux pays du Sud. Elles doivent &#234;tre r&#233;int&#233;gr&#233;es au syst&#232;me des Nations Unies et soumises au respect de la D&#233;claration universelle des droits de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la communaut&#233; internationale doit veiller &#224; une plus forte coh&#233;rence entre les politiques d'aide qu'elle d&#233;veloppe et les autres politiques (notamment commerciales et agricoles) pour ne pas retirer de la main droite ce qu'elle donne de la main gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La D&#233;claration du Mill&#233;naire a suscit&#233; de nombreux espoirs dont beaucoup trop seront vraisemblablement d&#233;&#231;us. Des progr&#232;s sont r&#233;alis&#233;s mais ils proc&#232;dent plus g&#233;n&#233;ralement de dynamiques d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre voire d'un effet de lissage math&#233;matique. Il suffirait de quelques progr&#232;s en Inde ou en Chine pour atteindre certains objectifs, sans pour autant que la situation ne change significativement dans de nombreux pays...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; des doutes pointent au sein m&#234;me des institutions internationales, il est plus que jamais n&#233;cessaire de faire pression sur les gouvernements pour qu'au-del&#224; des effets d'annonce, ils se donnent non seulement les moyens, mais &#233;galement et avant tout, la volont&#233; politique pour agir effectivement en faveur d'un d&#233;veloppement juste et &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs &lt;/strong&gt;(AITEC) &lt;br /&gt;
21 ter rue Voltaire &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 75 011 PARIS &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; T&#233;l. : (33) 01 43 71 22 22 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Courriel : &lt;a href=&#034;mailto:aitec@reseau-ipam.org&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;aitec@reseau-ipam.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Financement du d&#233;veloppement et commerce&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Alternatives, 13 octobre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une position d&#233;sormais classique, qui cependant fait la part encore trop belle &#224; l'Etat (aide publique, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est vrai que des m&#233;canismes de contr&#244;le doivent &#234;tre pr&#233;vus pour permettre aux pays de financer leur d&#233;veloppement, on le sait par le pass&#233; ce que les aides publiques ont repr&#233;sent&#233; : corruption, financement des armes, etc. Tant que la question d&#233;mocratique et des droits de l'homme restera en suspend, il me semble que les micro financements et les partenariats publics priv&#233;s (partage des risques et des b&#233;n&#233;fices entre les cocontractant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il faudrait &#233;viter les confusions entre &#034;d&#233;veloppement&#034; et &#034;d&#233;veloppement durable&#034;. Un d&#233;veloppement &#034;non durable&#034; ne veut rien dire sauf &#224; r&#233;duire la notion de &#034;d&#233;veloppement&#034; &#224; la &#034;croissance&#034;. Je revendique le recours &#224; la notion de &#034;d&#233;veloppement&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la notion de d&#233;veloppement, qui &#224; l'origine concernait &#224; la fois les dimensions &#233;conomiques, socio-culturelles et &#224; partir des ann&#233;es 1970, environnementales, a trop vite &#233;t&#233; rammen&#233;e &#224; sa dimension purement &#233;conomique. C'est pourquoi, au milieu des ann&#233;es 1980, la notion du droit AU d&#233;veloppement a fait de ce droit non pas un droit de l'Etat mais un droit de l'homme dans l'Etat. Une nouvelle vision (n&#233;olib&#233;rale ?) des choses. Et on pourrait saluer cette avanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon sens, par la notion de &#034;d&#233;veloppement durable&#034; il s'agissait de rapprocher deux positions divergentes entre le Nord et le Sud : environnement avant l'&#233;conomie (seule dimension retenue du d&#233;veloppement), ou l'&#233;conomie avant l'environnement. Etant donn&#233; que le d&#233;veloppement &#233;tait alors vu comme essentiellement celui de l'Etat (souverainet&#233; &#233;conomique), avec une dimension essentiellement &#233;conomique, la notion de DD devait non seulement rappeler la vision initiale du d&#233;veloppement mais aussi l'adapter aux r&#233;alit&#233;s des ann&#233;es 1990 avec une vision n&#233;olib&#233;rale et peut &#234;tre plus pragmatique du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors parler du &#034;financement du d&#233;veloppement durable&#034; me para&#238;t ajouter &#224; la confusion. Le d&#233;veloppement c'est le d&#233;veloppement : il n&#233;cessite une vision du long terme (que sans doute peut assurer au mieux un Etat d&#233;mocratique : pour ce qui est des objectifs) et la conciliation de plusieurs dimensions (&#233;conomique, socio-culturelle, &#233;cologique). Ce &#233;tant pr&#233;cis&#233;, le r&#244;le important de la soci&#233;t&#233; civile et commerciale (des Etats eux m&#234;mes ou au niveau mondial) dans le processus d'ouverture et de d&#233;moncratisation du monde en d&#233;veloppement ne doit pas &#234;tre n&#233;glig&#233; voire oubli&#233; du champ d'analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;strong&gt;Zia Oloumi&lt;/strong&gt;, Avocat &#224; la Cour de Paris, Docteur en Droit et financement du d&#233;veloppement ziao@free.fr, &lt;a href=&#034;http://www.jurispolis.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.jurispolis.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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