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		<title>La lutte sociale en Am&#233;rique Latine est une histoire de pers&#233;cution et r&#233;sistance.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-lutte-sociale-en-Amerique-Latine-est-une-histoire-de-persecution-et-resistance</link>
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		<dc:date>2007-11-12T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mar&#237;a Eva Garc&#237;a Simone</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des communaut&#233;s indig&#232;nes autochtones aux mouvements surgis en r&#233;ponse aux politiques n&#233;olib&#233;rales, la lutte sociale c'est l'un des points caract&#233;ristiques des peuples latinoam&#233;ricains. Actuellement les mouvements sociaux semblent &#234;tre les acteurs politiques ce XXIe si&#232;cle naissant. Cependant, leur lutte ne r&#233;sume pas seulement &#224; des actions souterraines dans les sc&#232;nes actuelles. Des processus historiques ont aussi marqu&#233; les chemins qu'elles ont eu &#224; suivre &#224; l'int&#233;rieur la sc&#232;ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des communaut&#233;s indig&#232;nes autochtones aux mouvements surgis en r&#233;ponse aux politiques n&#233;olib&#233;rales, la lutte sociale c'est l'un des points caract&#233;ristiques des peuples latinoam&#233;ricains. Actuellement les mouvements sociaux semblent &#234;tre les acteurs politiques ce XXIe si&#232;cle naissant. Cependant, leur lutte ne r&#233;sume pas seulement &#224; des actions souterraines dans les sc&#232;nes actuelles. Des processus historiques ont aussi marqu&#233; les chemins qu'elles ont eu &#224; suivre &#224; l'int&#233;rieur la sc&#232;ne politique latinoam&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le processus de colonisation des territoires am&#233;ricains avec l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens, les peuples autochtones ont &#233;t&#233; poursuivis et pill&#233;s dans leurs identit&#233; et coutumes. Non seulement ils ont &#233;t&#233; envahis mais surtout toutes sortes de man&#339;uvres offensantes ont &#233;t&#233; men&#233;e contre eux, jusqu'au g&#233;nocide de ces habitants natifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, le 12 octobre, les Latino-am&#233;ricains indig&#232;nes se sont mobilis&#233;s en rejetant le 515&#232;me anniversaire de la Colonisation et le d&#233;montage post&#233;rieur des traditions et des modes de vie des habitants continentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; Coordinadora Andina de Organizaciones Ind&#237;genas &#187; (CAOI), qui regroupe les diverses organisations indig&#232;nes de r&#233;gions comme l'&#201;quateur, la Colombie, le P&#233;rou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine, a comm&#233;mor&#233; le Jour International des Peuples Indig&#232;nes, le 9 octobre, afin d'&#233;voquer que l'invasion est encore en vigueur &#224; travers des contrats actuels et les accords &#233;conomiques, comme les Trait&#233;s de Libre Commerce (TLC), qui g&#233;n&#232;rent l'exclusion des habitants autochtones et l'appropriation de ressources naturelles pr&#233;cieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette fa&#231;on, jusqu'&#224; aujourd'hui, les communaut&#233;s indig&#232;nes continuent &#224; souffrir de l'expulsion et du d&#233;racinement de leurs lieux d'origine &#224; cause de l'arriv&#233;e des grandes entreprises multinationales et des magnats qui, b&#233;n&#233;ficiant des politiques de flexibilisation des pays du &#171; Troisi&#232;me Monde &#187;, choisissent l'Am&#233;rique Latine pour devenir propri&#233;taires de grandes &#233;tendues de terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que, en Patagonie argentine, le peuple mapuche s'est trouv&#233; oblig&#233; de partir de ses lieux de r&#233;sidence [ancestraux] &#224; cause de la vente de ceux-ci &#224; l'entrepreneur italien Luciano Benetton. La famille Benetton, propri&#233;taire de la mondialement connue marque de v&#234;tements &#233;ponyme, est &#171; propri&#233;taire &#187; de presque 900.000 hectares qui appartenaient aux peuples aborig&#232;nes, qui ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de recourir &#224; la justice nationale face &#224; leur expulsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Chili, quelques membres de la communaut&#233; mapuche souffrent d'une pers&#233;cution politique. Un exemple est ce qui est arriv&#233; le 11 septembre de l'ann&#233;e derni&#232;re, quand une jeune mapuche dirigeante &#233;tudiante du nom de Amanda Huichalaf, a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e tandis qu'elle se rendait &#224; l'universit&#233;. La fille, de 21 ans, accuse l'&#201;tat de pers&#233;cution politique &#224; cause de son appartenance au Collectif Mapuche Pelentaru. Au moment de l'arr&#234;ter, la police chilienne ne lui a donn&#233; aucune justification pour son arrestation et ses droits ne lui ont pas &#233;t&#233; lus tout de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce dont je suis s&#251;re c'est que mon arrestation d&#233;coulait de ce qu'&#224; ce moment l&#224; j'&#233;tais une dirigeante du Collectif Mapuche Pelentaru et Pr&#233;sidente du Centre d'&#201;tudiants de l'&#233;cole d'Aquiculture de l'ULA &#187;, a d&#233;clar&#233; Amanda. La jeune fille a d&#251; abandonner sa participation dans ces mouvements &#224; cause de ce qu'est arriv&#233; et de la crainte que cela lui a provoqu&#233;e. De plus, elle a ajout&#233; dans une interview r&#233;alis&#233;e par le journaliste Hern&#225;n Scandizzo, qu'elle consid&#232;re que son arrestation &#171; a &#233;t&#233; arbitraire, discriminatoire et raciste de par sa condition de mapuche &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miguel Palac&#237;n Quispe, Coordonnateur G&#233;n&#233;ral de la CAOI, a exprim&#233;, &#224; travers une communication r&#233;alis&#233;e pour la comm&#233;moration du mal nomm&#233; Jour de la Race : &#171; nous d&#233;non&#231;ons la violation permanente des droits humains sur les peuples indig&#232;nes, nous ne pouvons pas nous taire en face des crimes horribles que supportent nos fr&#232;res et s&#339;urs, de la part des Forces Arm&#233;es et des Gouvernements Nationaux &#224; travers des politiques de l'&#201;tat et les lois qui sont faites pour violenter nos droits collectifs, apr&#232;s nous avoir poursuivis, apr&#232;s avoir contamin&#233; nos territoires, et apr&#232;s nous avoir d&#233;plac&#233;s avec l'intention de nous exterminer syst&#233;matiquement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son tour, Palac&#237;n Quispe s'est r&#233;f&#233;r&#233; aux processus de militarisation et de pers&#233;cution de la part des Gouvernements latinoam&#233;ricains. La CAOI a d&#233;nonc&#233;, que les peuples autochtones, en cherchant &#224; d&#233;fendre leurs territoires et les ressources naturelles qui leur appartiennent historiquement et traditionnellement, &#171; souffrent de l'assassinat permanent de leurs dirigeants et de leurs leaders sociaux et indig&#232;nes, de l'emprisonnement injustifi&#233; et de la criminalisation des mouvements sociaux &#187;. &#171; Tout cela nous d&#233;montre que n'existe ni la libert&#233; ni le droit de d&#233;cider de notre mod&#232;le de d&#233;veloppement &#187;, a conclu le Coordonnateur G&#233;n&#233;ral de la CAOI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un rapport de la Commission &#201;conomique pour l'Am&#233;rique Latine (CEPAL), &#171; entre 8 et 10% de la population totale du continent est indig&#232;ne, avec plus de 400 groupes linguistiques diff&#233;rents. Ce sont les plus pauvres, ont un acc&#232;s tr&#232;s limit&#233; &#224; la sant&#233;, l'&#233;ducation, aux services de base et &#224; l'eau potable, et ont les conditions de vie les plus pr&#233;caires et peu de reconnaissance culturelle&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re, les gouvernements latinoam&#233;ricains des pr&#233;sidents &#193;lvaro Uribe, de la Colombie, Michelle Bachelet, du Chili, et Alan Garc&#237;a, du P&#233;rou, font partie de ceux qui sont d&#233;nonc&#233;s dans le rapport de la CAOI comme les principales nations o&#249; existent &#171; les hostilit&#233;s aux peuples indig&#232;nes et la pers&#233;cution de leurs dirigeants&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; l'affut des peuples autochtones et le pillage de leurs coutumes et de leurs modes de vie, est l'une des formes les plus antiques et ancestrales de pers&#233;cution. Cependant, cette &#171; partie de chasse &#187; a pris diverses directions, de l'acc&#233;l&#233;ration des manques dont souffrent les peuples latinoam&#233;ricains et qui abouti par cons&#233;quent aux protestations, jusqu'&#224; la formation de mouvements et d'organisations sociales qui luttent pour leurs droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La criminalisation des pauvres et des mouvements sociaux est le d&#233;nominateur commun dans ce syst&#232;me capitaliste et n&#233;olib&#233;ral qui les con&#231;oit, parmi une de ses formes, comme cons&#233;quence de la relation d'exploitation entre les travailleurs et les entrepreneurs, qui agissent avec l'appui des &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements sociaux se posent, d'apr&#232;s la logique capitaliste, comme la racine du malheur de la soci&#233;t&#233;, parce qu'ils remettent en question les structures sociales productives, &#224; travers la d&#233;fense de la dignit&#233;, des droits de l'homme viol&#233;s en qu&#234;te des int&#233;r&#234;ts du pouvoir et de la r&#233;sistance &#224; ces m&#234;mes centres du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la perspective marxiste de la &#171; lutte de classes &#187; jusqu'aux actuels mouvements sociaux, le monde a travers&#233; divers et &#233;normes changements qui ont fait que la revendication du peuple prend diff&#233;rentes directions de m&#234;me que le fait d'actionner les gouvernements &#233;tatiques, des puissances mondiales et des grands organismes internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le capitalisme, apr&#232;s la chute du communisme et l'&#233;tablissement des &#201;tats-Unis comme la puissance mondiale, pr&#233;sente comme un de ses postulats de base l'exaltation de l'individualisme, les identit&#233;s de groupe et les repr&#233;sentations sociales coexistent encore surtout dans ces r&#233;gions qui optent pour la solidarit&#233; sociale devant l'abandon de ceux qui devraient les repr&#233;senter et d&#233;fendre leurs droits comme travailleurs mais, surtout, comme &#234;tres humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les m&#234;mes &#201;tats qui devraient de fa&#231;on impartiale prot&#233;ger les droits de leurs citoyens et habitants, devant la crainte de la d&#233;sob&#233;issance et le d&#233;sordre social, optent pour la r&#233;pression, la pers&#233;cution, la criminalisation, entre autres m&#233;canismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus de pers&#233;cution s'aiguise dans la mesure o&#249; les mouvements sociaux augmentent en occupant les espaces laiss&#233;s vides par les partis politiques et leurs membres, et les institutions gouvernementales. Ces facteurs parviennent &#224; r&#233;unir des efforts collectifs avec l'objectif de restructurer et de r&#233;tablir ces questions de l'&#201;tat - &#233;conomiques, politiques et sociales - que des groupes d&#233;termin&#233;s de la soci&#233;t&#233; con&#231;oivent comme erron&#233;es et pr&#233;judiciables pour les int&#233;r&#234;ts populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En posant les indig&#232;nes comme initiateurs de ce ph&#233;nom&#232;ne social, on peut &#233;tablir comme un des points les plus forts de la mobilisation des Latinoam&#233;ricains, ceux qui r&#233;unissaient des forces pour compenser les effets dictatoriaux, les &#034;forces r&#233;volutionnaires&#034;, qui se sont d&#233;velopp&#233;es &#224; une grande &#233;chelle pendant les ann&#233;es soixante-dix comme cons&#233;quence de la vague de gouvernements &#171; de facto &#187; dans toute l'Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme c'est publi&#233; sur le portail de la Facult&#233; Latinoam&#233;ricaine de Sciences Sociales (Flacso) dans une enqu&#234;te sur des mouvements sociaux r&#233;alis&#233;e par Marcel Ar&#233;valo, &#171; l'influence de la guerre froide, de la r&#233;volution cubaine et, fondamentalement, de l'interventionnisme des Etats-Unis sur la carte, a transform&#233; en mouvements de lib&#233;ration une gamme vari&#233;e d'alliances de forces r&#233;volutionnaires et d&#233;mocratiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son tour, Ar&#233;valo pose que &#171; les mouvements sociaux ont devant eux des d&#233;fis transcendantaux dans une actualit&#233; dans laquelle le capitalisme bouge dans ses int&#233;r&#234;ts comme quand les propri&#233;taires terriens ont d&#233;pouill&#233; les paysans et les ont marginalis&#233;s vers des sols pauvres et inhospitaliers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alisant un tour d'horizon des diff&#233;rents pays latinoam&#233;ricains, on compte des milliers de mouvements ou d' organisations sociales qui se pr&#233;sentent comme inspir&#233;s par des luttes ancestrales indig&#232;nes. Certains plus connus, d'autres inconnus par une grande partie de soci&#233;t&#233;, certains plus importants, d'autres avec peu de membres, certains plus anciens, d'autres r&#233;cents, mais tous avec des finalit&#233;s et des objectifs clairs qui ont forg&#233; leur &#233;closion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces mouvements on peut distinguer l'&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.onic.org.co&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Organisation Nationale Indig&#232;ne de la Colombie&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;(ONIC), qui a d&#233;j&#224; 25 ans , luttant et r&#233;sistant devant le g&#233;nocide des peuples autochtones. Son objectif est la construction d'une nation plus juste et int&#233;grante &#224; travers d'un pacte social qui permet de surpasser les plans de militarisation mis en application dans le pays colombien apr&#232;s les n&#233;gociations entre ses gouvernants et les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple colombien vit pas seulement immerg&#233; dans la militarisation externe mais, aussi, vit sous pression des forces paramilitaires qui g&#233;n&#232;rent des centaines de morts civils par an au milieu d'un contexte caract&#233;ris&#233; par la violence, la violation des droits de l'homme et &#224; la destruction d'une pseudo d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers la fausse justification de la lutte contre le terrorisme et au moyen de la &#171; Doctrine de S&#251;ret&#233; Nationale &#187;, les &#201;tats-Unis, dans un accord avec des gouvernements latinoam&#233;ricains obs&#233;quieux, comme le Colombien, mettent en application des politiques d'extermination des mouvements indig&#232;nes, politiques dissidents, populaires et sociaux avec la volont&#233; d'accentuer ses plans &#233;conomiques, politiques, militaires et, surtout, de l'appropriation des ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, l'impl&#233;mentation de politiques r&#233;pressives de la part des &#201;tats Nationaux latinoam&#233;ricains est accompagn&#233;e ou initi&#233;e par les directives des pays h&#233;g&#233;moniques, principalement, les &#201;tats-Unis. Ainsi, la Colombie, sous l'excuse de lutter contre les mouvements contre-insurg&#233;, a commenc&#233; le contact avec le pays nord-am&#233;ricain, qui lui a fourni du mat&#233;riel militaire, du conseil et des effectifs militaires pour s'&#233;tablir dans de nombreuses bases de contr&#244;le, dans ce qu'on a appel&#233; le Plan Colombie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le G&#233;n&#233;ral &#233;tasunien Yarborough du Centre de Guerre Sp&#233;ciale de Caroline du Nord, Fort Braga, a affirm&#233; que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;une &#233;quipe doit &#234;tre cr&#233;&#233;e dans le pays convenu, pour s&#233;lectionner du personnel civil et militaire en vue d'un entra&#238;nement clandestin pour des op&#233;rations de r&#233;pression (&#8230;) dans la mesure qui est n&#233;cessaire, et pour perp&#233;trer des sabotages et / ou des activit&#233;s terroristes paramilitaires contre les partisans du communisme connus. Les &#201;tats-Unis doivent appuyer cela&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, donc, toute personne ou mouvement social qui se montre pas d'accord avec le syst&#232;me ou qui repr&#233;sente une menace pour la poursuite des leurs plans h&#233;g&#233;moniques, est consid&#233;r&#233;e comme, selon la p&#233;riode historique, &#171; communiste &#187;, &#171; subversif &#187;, &#171; antid&#233;mocratique &#187;, &#171; contre-insurgent &#187; ou &#171; terroriste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cinep.org.co/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Centre d'Investigation et d'&#201;ducation Populaire&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; &#187; a notifi&#233; que, entre juin 2006 et juillet 2007, les Forces arm&#233;es colombiennes ont fabriqu&#233; 90 op&#233;rations qui ont fait 169 victimes civiles. Dans le m&#234;me rapport, on d&#233;nonce que ces personnes assassin&#233;es et autres disparues et tortur&#233;es ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es comme des membres d'organisations gu&#233;rilleras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette fa&#231;on, l'&#201;tat colombien a trouv&#233; la meilleure excuse possible pour justifier ses violations de droits de l'homme, en s'abritant derri&#232;re l'abri de l'ordre national &#224; travers l'ex&#233;cution de ces &#171; menaces &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Colombie propose un d&#233;mant&#232;lement et l'&#233;limination syst&#233;matique des mouvements sociaux et populaires qui luttent pour une d&#233;fense de la souverainet&#233; nationale, des droits de l'homme et de leur territoire, en exigeant justice et &#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En suivant cette ligne d'analyse, H&#233;ctor Mondrag&#243;n, conseiller des organisations paysannes et indig&#232;nes et des mouvements sociaux urbains en Colombie, depuis 20 ans, a &#233;crit un livre &#171; &lt;i&gt;Movimientos sociales, una alternativa al conflicto colombiano&lt;/i&gt; &#187; (les Mouvements sociaux, une alternative au conflit colombien).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans celui-ci, il expose, comme il l'a expliqu&#233; dans une interview r&#233;alis&#233;e sur le Canal Solidaire de Barcelone -Espagne- , la violence que doivent subir les mouvements sociaux de ce pays latinoam&#233;ricain, les strat&#233;gies de survie qu'ils d&#233;veloppent pour retourner cette situation et l'impunit&#233; devant les menaces, les assassinats et les pressions sur les leaders.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mondrag&#243;n, a affirm&#233; que &#171; les mouvements colombiens partagent les luttes fondamentales du mouvement social qui existe dans tout le monde, mais ils pr&#233;sentent des diff&#233;rences. &#187; Il a soulign&#233; que la principale particularit&#233; &#171; consiste en ce qu'il est terriblement saign&#233; par la violence &#187; et il a d&#233;nonc&#233; que cela &#171; a co&#251;t&#233; la vie &#224; des milliers de personnes, de paysans, d'indig&#232;nes, de membres de syndicats et de mouvements urbains. La liste de dirigeants qui ont &#233;t&#233; assassin&#233;s est interminable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le conseiller des organisations indig&#232;nes, paysannes et sociales, s'est r&#233;f&#233;r&#233; au ph&#233;nom&#232;ne de la pers&#233;cution dont les femmes activistes souffrent aujourd'hui, en les portant &#224; un lieu de sym&#233;trie avec la violence que l'&#201;tat colombien exerce vers les hommes. &#171; Plusieurs femmes leaders paysannes sont exil&#233;es maintenant en Espagne et dans d'autres pays europ&#233;ens&#034;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le cas de la Colombie n'est pas l'unique de l'Am&#233;rique Latine. Dans la deuxi&#232;me partie de cet article on d&#233;taillera la r&#233;sistance d'autres mouvements sociaux de la r&#233;gion qui ont peur du pouvoir politique dans leurs pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'importance des mouvements sociaux en Am&#233;rique Latine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des formes d'expressions populaires se sont transform&#233;es en acteurs cl&#233;s de la carte politique de la r&#233;gion, modifiant l'&#233;quilibre du pouvoir et r&#233;sistant aux secousses des gouvernements les plus conservateurs. Un exemple clair de l'existence de mouvements sociaux et paysans et de leur vigilance, est ce qui arrive au Guatemala, o&#249;, apr&#232;s avoir v&#233;cu pendant 30 ans sous un conflit arm&#233; - qui a pris fin avec la signature de la paix en 1996-, persiste encore, l'iniquit&#233;, l'in&#233;galit&#233;, la violence et la pers&#233;cution de ceux qui cherchent &#224; d&#233;passer la marginalit&#233; et &#224; lutter pour la d&#233;fense de leurs droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'intention de d&#233;passer cette situation, d&#233;cennie apr&#232;s une d&#233;cennie, diff&#233;rentes organisations et mouvements sociaux compos&#233;s par des secteurs populaires et pauvres, principalement, par des paysans et des indig&#232;nes se sont ainsi fray&#233;es un chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, ces organisations ont surgi, comme l' &#171; Unit&#233; R&#233;volutionnaire Nationale Guat&#233;malt&#232;que &#187; (UNRG), en opposition &#224; la dictature militaire appuy&#233;e par les Am&#233;ricains pendant soixante-dix. Elles ont d&#251; souffrir l'exil, les violations des droits de l'homme et des milliers d'assassinats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois le conflit arm&#233; fini, les probl&#232;mes au Guatemala ont persist&#233;. C'est l'un des pays latinoam&#233;ricains avec la plus grande iniquit&#233; dans la distribution de terres, en plus de l'asym&#233;trie qui existe au niveau &#233;conomique et social et de la d&#233;structuration au niveau politique. Dans ce contexte, les mouvements sociaux prennent une importance notoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le rapport de &lt;i&gt;Flacso&lt;/i&gt; l'affirme, &#171; les conflits arm&#233;s internes, sp&#233;cialement au Nicaragua, au Salvador et au Guatemala, prolong&#233;s et combattus de fa&#231;on sanglante &#224; travers le terrorisme d'&#201;tat, ont laiss&#233; une trace profonde et une culture de la peur dans la soci&#233;t&#233; civile, dont la reconstitution souffre encore de retards profonds &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2004, a eu lieu l'&#233;vacuation violente de la propri&#233;t&#233; &lt;i&gt;Nueva Linda&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Champerico&lt;/i&gt;, par laquelle le Gouvernement guat&#233;malt&#232;que a rompu avec l'engagement de ne pas proc&#233;der &#224; des &#233;vacuations. Pendant ce fait, l'assassinat de huit paysans a &#233;t&#233; men&#233; par la police et ainsi que l'agression contre les journalistes qui se trouvaient sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans beaucoup de cas, les mouvements sociaux et la soci&#233;t&#233; au moyen de forces particuli&#232;res qui sont unifi&#233;es, en r&#233;sistant &#224; la r&#233;pression et &#224; la recherche d'am&#233;liorations dans les conditions de vie, ont r&#233;ussi &#224; destituer des gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;moin, ce qui s'est pass&#233; en Argentine, en 2001, o&#249;, apr&#232;s des semaines de conflits sociaux gr&#226;ce &#224; la grande crise &#233;conomique et &#224; l'assassinat d'au moins 15 personnes, Fernando de la R&#250;a a d&#251; renoncer &#224; sa charge de Pr&#233;sident de la Nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose de similaire est arriv&#233; en 2003, en Bolivie quand le &#171; Mouvement pour le Socialisme &#187; (MAS), men&#233; par le dirigeant aymara Evo Morales, a r&#233;ussi &#224; destituer le pr&#233;sident d'alors, Gonzalo S&#225;nchez de Losada. De la m&#234;me mani&#232;re, en &#201;quateur, les mouvements sociaux ont eu une participation centrale dans la destitution d'Abdal&#225; Bucaram, en 1997, de Jamil Mahuad, en 2000, et de Lucio Guti&#233;rrez, en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela d&#233;note la persistance de ces formes d'expressions dans la lutte, et le r&#244;le principal que plusieurs d'entre elles ont eu &#224; l'heure de configurer la nouvelle carte politique de l'Am&#233;rique latine, en tenant compte que, apr&#232;s ces renversements populaires, les pr&#233;sidences continentales ont &#233;t&#233;, majoritairement, occup&#233;es par des gouvernants d'id&#233;ologie de centre-gauche et progressiste, compar&#233; &#224; celles qui ont caract&#233;ris&#233; les ann&#233;es quatre-vingt-dix, p&#233;riode la plus aigue de l'installation des politiques n&#233;olib&#233;rales et de d&#233;r&#233;gulation de l'&#233;conomie en faveur des int&#233;r&#234;ts &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements sociaux r&#233;unis sous la consigne &#171; Construisons la Souverainet&#233; &#187;, au Sommet des Peuples du Sud, qui s'est tenu les 28 et 29 juin de cette ann&#233;e, &#224; l'Asunci&#243;n, au Paraguay, se sont oppos&#233;s &#224; l'avance de la militarisation de la r&#233;gion, consid&#233;rant qu'au moyen de la promulgation de lois antiterroristes, ce processus aiguise la pers&#233;cution subie et la criminalisation de la pauvret&#233;, de la lutte et de la protestation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son tour, comme l'explique &lt;i&gt;Adital&lt;/i&gt;, le Sommet, entre autres points, a exig&#233; la lib&#233;ration de six citoyens paraguayens arr&#234;t&#233;s en Argentine, ce qu'il consid&#232;re comme une pers&#233;cution politique et une violation des droits de l'homme. D'un autre c&#244;t&#233;, il a demand&#233; le retrait de la Mission Militaire des Nations Unies en Ha&#239;ti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que souvent dans l'imaginaire des mouvements sociaux et de la soci&#233;t&#233; dans son ensemble, ceux-ci apparaissent sans protection face aux menaces des forces &#233;tatiques et &#233;trang&#232;res install&#233;es dans les r&#233;gions latinoam&#233;ricaines, ce n'est pas le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des organismes pr&#233;pos&#233; &#224; la protection de leurs droits est le &#171; Comit&#233; International contre les Disparitions Forc&#233;es et la Torture &#187; (ICAD) qui lutte mondialement avec l'objectif de freiner la pers&#233;cution politique et la disparition forc&#233;e de personnes, comme cela arrivait au temps des dictatures et comme, inexplicablement, cela arrive encore dans des temps de d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; F&#233;d&#233;ration Latino-am&#233;ricaine d'Association de Parents de D&#233;tenus Disparus &#187; (FEDEFAM) estime qu'en Am&#233;rique latine &#224; environ plus de 100.000 le nombre de disparus. La FEDEFAM re&#231;oit chaque ann&#233;e des milliers de plaintes sur des d&#233;tenus disparus et des actes d'intimidation ou de pers&#233;cution contre des d&#233;fenseurs des droits de l'homme, dans des pays comme l'Argentine, le Mexique, le Guatemala, l'Honduras, Le Salvador et la Colombie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres mouvements sociaux sont devenus des protagonistes et s'ajoutent &#224; ceux d&#233;j&#224; mentionn&#233;s, comme les &lt;i&gt;Sans Terre&lt;/i&gt;, au Br&#233;sil, les &lt;i&gt;zapatistes&lt;/i&gt; du sud mexicain, les &lt;i&gt;piqueteros&lt;/i&gt; en Argentine et les &lt;i&gt;cocaleros&lt;/i&gt; en Bolivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant ce qui se passe au Paraguay, le pr&#233;sident Nicanor Duarte Frutos a promulgu&#233; un d&#233;cret qui permet aux Forces Arm&#233;es de descendre dans la rue avec l'objectif d'assurer des missions de s&#251;ret&#233; interne dans les zones rurales. Et a permis la cr&#233;ation de Conseils de la S&#233;curit&#233; en ville et d'organismes paramilitaires arm&#233;s, comme ils en existent en Colombie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fait g&#233;n&#232;re une menace visible et un facteur de risque pour les mouvements sociaux paraguayens, qui, avec l'instauration du Conseil de la S&#251;ret&#233;, compos&#233; de 22.000 membres, se trouvent de fa&#231;on notable brid&#233;s dans leur lutte. On peut souligner, que le gouvernement guarani a opt&#233; pour la cr&#233;ation de forces paramilitaires comme un moyen de contrecarrer les effets des mouvements sociaux et pays qui se d&#233;placent le long du territoire en r&#233;clamant des terres et une r&#233;forme agraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lutte et cette explosion sociale a surgi dans la mesure o&#249; les grands propri&#233;taires fonciers, appuy&#233;s par l'&#201;tat paraguayen, d&#233;placent des terres communales pour &#233;tendre la r&#233;colte de soya. Gr&#226;ce &#224; l'importance prise par les conflits men&#233;s par les paysans, principalement par des organisations comme la &lt;i&gt;&#171; Mesa Coordinadora Nacional de Organizaciones Campesinas &#187;&lt;/i&gt; (MCNOC), le gouvernement de Duarte Frutos, de caract&#232;re conservateur, a dispos&#233; que la police &#233;tait insuffisante pour freiner les revendications, et a d&#233;cid&#233; de mettre en place des formes plus dures de contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a expliqu&#233; le quotidien &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt;, au Mexique, en 2006, &#224; peu pr&#232;s 100 paysans ont &#233;t&#233; assassin&#233;s par des paramilitaires et les forces de s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat, plus de 2.000 ont &#233;t&#233; jug&#233;s et interdits de participer &#224; des mobilisations publiques. Ainsi, &#171; les affaires du soja continuent d'asphyxier l'&#233;conomie paysanne de subsistance et de tuer des enfants par la contamination que produisent les pesticides. Les plans des &#233;lites consistent &#224; continuer d'expulser des gens de la terre jusqu'&#224; ce que la population rurale reste r&#233;duite &#224; peine 10% &#187;, conclut &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement citoyen paraguayen d'Yby Ya&#250; a d&#233;nonc&#233; la disparition de 49 personnes au cours des derni&#232;res ann&#233;es, dont le journaliste Enrique Galeano. Ainsi, suivant la logique de la dictature de Stroessner, pendant le gouvernement de Duarte Frutos, des centaines de paysans ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s &#224; &lt;i&gt;Puentecinho&lt;/i&gt; et &#224; &lt;i&gt;Hugua&lt;/i&gt; et, conform&#233;ment aux informations des organisations paysannes guaranis, environ 80.000 paysans chaque ann&#233;e sont d&#233;plac&#233;s de leurs terres par an, s'ajoutant aux 600.000 paysans sans terre qui existent actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique, par exemple, un groupe de paysans a &#233;t&#233; gravement r&#233;primand&#233; par la police mexicaine pendant une manifestation. Le 3 et 4 mai 2006, dans les municipalit&#233;s de &lt;i&gt;Texcoco&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;San Salvador Atenco&lt;/i&gt;, en r&#233;ponse aux protestations de membres d'une organisation paysanne des dizaines de tortures et de mauvais traitements ont &#233;t&#233; commis, dans compter les violences sexuelles envers les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Br&#233;sil, comme APM l'a publi&#233; l'an dernier, selon les statistiques d'Amnistie Internationale (AI), entre 1999 et 2004, la police des &#233;tats de R&#237;o de Janeiro et San Pablo a tu&#233; 9.889 personnes dans des situations officiellement consign&#233;es comme &#171; r&#233;sistance suivie de mort &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela repr&#233;sente une claire d&#233;monstration de ce que signifie paradoxalement la criminalisation de la pauvret&#233; dans des pays, comme le Br&#233;sil et l'Argentine qui comptent des taux &#233;lev&#233; de pauvret&#233; et d'indigence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut souligner, que nombre de d&#233;tenus qui composent les effectifs de la prison sont victimes de la pers&#233;cution polici&#232;re due &#224; leur condition de pauvres ou sont des prisonniers politiques enferm&#233;s lors de mobilisations. L'un des mouvements les plus pers&#233;cut&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es en Argentine, ce sont ceux qu'on appelle les &lt;i&gt;piqueteros&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gabriel Roser, de 27 ans, &lt;i&gt;piquetero&lt;/i&gt; habitant dans la localit&#233; de Berisso, province de Buenos Aires, a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; &#224; sa maison par la police le 29 avril 2004 pour une enqu&#234;te sur des ant&#233;c&#233;dents. Roser travaillait dans une salle &#224; manger communautaire et avait eu maille &#224; partir avec des &lt;i&gt;punteros&lt;/i&gt; [hommes de mains politiques] duhaldistes et avec la police elle m&#234;me. Pendant le jugement, Roser et ses coll&#232;gues, ont d&#233;clar&#233; que les policiers leur disaient qu'ils &#233;taient arr&#234;t&#233;s &#224; cause des v&#234;tements qu'ils portaient ou simplement pour d&#233;lit de sale gueule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas du Br&#233;sil, la majorit&#233; des victimes de la violence polici&#232;re sont des jeunes pauvres de race noire ou m&#233;tisse, dont beaucoup n'ont pas d'ant&#233;c&#233;dents au p&#233;nal, comme APM l'a rapport&#233; en 2006. La r&#233;alit&#233; des pays voisins dans une relation &#224; ce sujet est similaire. En Argentine et au Br&#233;sil, les &#171; &lt;i&gt;villas&lt;/i&gt; &#187; et les &#171; &lt;i&gt;favelas&lt;/i&gt; &#187; repr&#233;sentent un objectif pour les forces polici&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des occasions r&#233;p&#233;t&#233;es, la police d&#233;cide d'arr&#234;ter un membre de la &#171; &lt;i&gt;villa&lt;/i&gt; &#187; ou de la &#171; &lt;i&gt;favela&lt;/i&gt; &#187; pour le seul fait d'&#234;tre assis &#224; un coin de rue, pour &#234;tre de teint basan&#233; ou pour &#234;tre habill&#233; de mani&#232;re suspecte c'est-&#224;-dire pour des motifs sans fondement. Comme &#171; Amnistie Internationale &#187; a d&#233;nonc&#233;, cinq jeunes sont morts en janvier 2004 dans la favela de Caj&#250;, au nord de Rio de Janeiro, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; surpris par police qui leur a tir&#233; dessus sans aucun motif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'une importance vitale que le peuple latinoam&#233;ricain soit solidaire avec la r&#233;sistance populaire et prenne conscience que la protestation sociale est un des moyens que tous les citoyens poss&#232;dent pour faire valoir leurs droits et d&#233;fendre leur dignit&#233; devant les abus le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette fa&#231;on, les mouvements indig&#232;nes, paysans, sociaux et populaires constituent une composante importante des peuples latinoam&#233;ricains &#224; cause desquels- gr&#226;ce &#224; leurs efforts pour r&#233;sister, commenc&#233;s depuis l'arriv&#233;e des colonisateurs- la lutte sociale reste en vigueur malgr&#233; la lente &#171; &#233;trang&#233;isation &#187; des coutumes indig&#232;nes, de l'instauration &#224; outrance des politiques n&#233;olib&#233;rales et des capitalistes qui agissent au d&#233;triment des conditions de vie des peuples et de la violation des droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=3840&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.prensamercosur.com.ar/apm/nota_completa.php?idnota=3721&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;APM&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. &lt;/strong&gt;La Plata, Argentine, le 30 octobre 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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