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		<title>R&#232;glements secrets et confidentiels de l'Arm&#233;e argentine pour les enl&#232;vements, le terrorisme, la torture et le meurtre</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Reglements-secrets-et-confidentiels-de-l-Armee-argentine-pour-les-enlevements-le-terrorisme-la-torture-et-le-meurtre</link>
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		<dc:date>2005-03-12T14:15:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marcos Taire</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est Florencio Varela, avocat d'une trentaine de tortionnaires, qui l'a r&#233;v&#233;l&#233;. En divulguant ce r&#232;glement secret et confidentiel, jusqu'&#224; pr&#233;sent inconnu, l' intention est de servir &#224; disculper les auteurs d' enl&#232;vements, de torture, de viol, de vol et d'assassinat de milliers de personnes en Argentine. Confession criminelle frissonnante. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans une pr&#233;sentation effectu&#233;e devant le Chef de l'Arm&#233;e de Terre, Varela r&#233;clame la certification de l'authenticit&#233; d'une s&#233;rie de r&#232;glements &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-98" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est Florencio Varela, avocat d'une trentaine de tortionnaires, qui l'a r&#233;v&#233;l&#233;. En divulguant ce r&#232;glement secret et confidentiel, jusqu'&#224; pr&#233;sent inconnu, l' intention est de servir &#224; disculper les auteurs d' enl&#232;vements, de torture, de viol, de vol et d'assassinat de milliers de personnes en Argentine. Confession criminelle frissonnante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une pr&#233;sentation effectu&#233;e devant le Chef de l'Arm&#233;e de Terre, Varela r&#233;clame la certification de l'authenticit&#233; d'une s&#233;rie de r&#232;glements &#171; secrets &#187; et/ou &#171; confidentiels &#187;. Son objectif est de montrer que le contenu de ces documents donne de la l&#233;gitimit&#233; institutionnelle aux actions de ses clients. On pr&#233;tend ainsi faire pression sur la Justice et la t&#234;te de l'Arm&#233;e, au pr&#233;texte qu'un simple r&#232;glement est sup&#233;rieur &#224; la Constitution et &#224; ses lois. L'objectif est qu'ils servent &#224; justifier les crimes commis dans le cadre de l'application de la Doctrine de S&#233;curit&#233; Nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Varela dit que &#034;l'enl&#232;vement, le terrorisme, la torture, le sabotage et la mort &#233;taient, parmi d'autres actions semblables, des actions de guerre express&#233;ment pr&#233;vues dans les r&#232;glements militaires&#034;. Il souligne aussi que &#034;l'Arm&#233;e a &#233;t&#233; instruite et a &#233;t&#233; form&#233;e pour la guerre contre le terrorisme et pr&#233;voyait express&#233;ment dans ses r&#232;glements comme m&#233;thodes l&#233;gitimes dans la guerre, l'enl&#232;vement, le terrorisme, la torture et la suppression de la vie&#034;. L'avocat sollicite du Lieutenant G&#233;n&#233;ral Robert Bendini, Chef de l'&#201;tat Major G&#233;n&#233;ral de l'Arm&#233;e, qui &#034;certifie ou ordonne la certification sur l'authenticit&#233; et l'utilisation pendant la guerre contre le terrorisme des &#171; Reglamentos Reservados 'Operaciones Sicol&#243;gicas' (sic), 'RC-8-3, Reservado y Operaciones contra la subversi&#243;n urbana &#187; (R&#232;glements confidentiels d 'Op&#233;rations Psychologiques '(sic), 'RC-8-3, Confidentiels et Op&#233;rations contre la subversion urbaine ', imprim&#233;s &#224; l'Institut G&#233;ographique Militaire et mis en utilisation par r&#233;solution du Commandant en Chef de l'Arm&#233;e Alejandro Agust&#237;n Lanusse le 8 novembre 1968 et le 29 juillet 1969 respectivement&#034;. L'avocat mentionne aussi deux autres documents, &#034;Operaciones contra fuerzas irregulares&#034; (&#034;Op&#233;rations contre des forces irr&#233;guli&#232;res&#034;), que personne n'a pas encore pu obtenir et des &#034;Prisioneros de guerra&#034; (&#034;Prisonniers de guerre&#034;), &#224; caract&#232;re public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Confession criminelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Varela affirme que &#034;les militaires ont agi en remplissant strictement les ordres qu'ils recevaient (sic) et qu'ils avaient l'obligation d'observer parce qu' ils &#233;taient conforme au droit en vigueur&#034;. Selon lui, &#034; on n'a pas appliqu&#233; les lois de la guerre aux terroristes, pour constituer une force irr&#233;guli&#232;re, on les qualifiait de 'partisanos '&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le document, pr&#233;sent&#233; devant Bendini la semaine derni&#232;re, Varela indique que &#034;on a ordonn&#233; d'annihiler les &#233;l&#233;ments constitutifs des organisations subversives, c'est-&#224;-dire, leurs membres, c'est pour cela qu'ils ont &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;s quand ils ont &#233;t&#233; identifi&#233;s et arr&#234;t&#233;s&#034;. Il confirme aussi ce qui a &#233;t&#233; d&#233;j&#224; souvent d&#233;nonc&#233; : &#034;toutes les op&#233;rations d&#233;crites ont &#233;t&#233; rapport&#233;es de fa&#231;on hebdomadaire&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avocat va &#224; l'extr&#234;me en citant un r&#232;glement d'&#034;op&#233;ration psychologique&#034; (sic) comme une simple mention semblable &#224; un code p&#233;nal ou commercial : &#034;parmi les moyens d'action psychologique (sic) sont d&#233;crits dans le point 4) contrainte physique, tortures, 3&#232;me degr&#233; ; dans le point 5) contrainte psychique : 1 : menaces, chantages, 2 : filature..., 4 : enl&#232;vements, rapts ..., 6 : terrorisme, destruction &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La justification des champs de concentration&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa pr&#233;sentation, Varela souligne qu &#034;il n'a pas exist&#233; de centres clandestins de d&#233;tention&#034;. Pour affirmer cela, il se base simplement sur des r&#232;glements militaires (Ex ROP-305, RC-15-18, Prisioneros de guerra (Prisonniers de guerre)) et consid&#232;re ais&#233;ment que ces pav&#233;s sont suffisants pour disculper tortionnaires et assassins. En ce sens, les cite que &#034;les actions d'un traitement (proc&#232;s) de campagne qui incluront (...)le dossier personnel, la classification m&#233;dicale et l' interrogatoire d'intelligence pour la s&#233;lection de prisonniers&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Florencio Varela d&#233;crit avec en luxe de d&#233;tails le cheminement des personnes enlev&#233;es par les militaires : &#034;comme suite aux op&#233;rations ordonn&#233;es, on effectuait la capture d'une personne, qui &#233;tait initialement emmen&#233;e &#224; un LRD (Lieu de R&#233;union de D&#233;tenus) (...) l&#224; elle &#233;tait interrog&#233;e par personnel des services secrets et si sa situation n'&#233;tait pas rapidement clarifi&#233;e, le prisonnier passait aux LDT (Lieu de D&#233;tention Temporaire) d&#233;pendants du Commandant de l'Arm&#233;e&#034;. L'avocat a la sagesse de ne pas mentionner dans son document, ce qui se passait avec les personnes que les chefs militaires consid&#233;raient comme des coupables d'une quelconque infraction, sans qu'elles aient eu la possibilit&#233; d'aucune d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, l'Escuelita de Famaill&#225; ou le Vesubio furent un LRD, les prisons de Cordoba ou de Tucuman furent des LDT , des lieux o&#249; on a martyris&#233; et assassin&#233; des milliers de personnes soup&#231;onn&#233;es d'appartenir &#224; la &#034;subversion&#034;. Varela ne mentionne pas non plus les lieux d'extermination, comme l'Arsenal Miguel d'Azcu&#233;naga et, &#233;videmment, il oublie dire que ces personnes emmen&#233;es aux LRD et LDT finirent dans des fosses communes et avec des enterrements clandestins, dans des endroits comme le Puits de Vargas &#224; Tucuman et le cimeti&#232;re de San Vicente &#224; Cordoba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les bandes, selon les r&#232;glements militaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Varela dit que &#034;les d&#233;tentions pratiqu&#233;es par les groupes op&#233;rationnels (...) ont &#233;t&#233; conformes &#224; la l&#233;galit&#233; d'alors, &#233;tant donn&#233; qu'elles &#233;taient autoris&#233;es non seulement par les r&#232;glements militaires mais par l'Etat de Si&#232;ge&#034;. C'est, probablement, la justification la plus provocante de ces &#034;patotas&#034; qui entraient chez les gens, de nuit, avec carte blanche, pour maltraiter les habitants, les voler, les violer, les enlever et les assassiner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ARGENPRESS.info.&lt;/strong&gt; Buenos Aires, 9 mars 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction pour El Correo de :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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