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<item xml:lang="fr">
		<title>Br&#232;ve histoire contemporaine des mouvements sociaux en Am&#233;rique latine</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Breve-histoire-contemporaine-des-mouvements-sociaux-en-Amerique-latine</link>
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		<dc:date>2012-09-15T11:27:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Christophe Ventura</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour expliquer l'&#233;mergence et l'affirmation des gouvernements progressistes en Am&#233;rique latine depuis la premi&#232;re &#233;lection de Hugo Ch&#225;vez &#224; la pr&#233;sidence du Venezuela en 1998, il faut prendre la mesure du r&#244;le jou&#233; par les mouvements sociaux dans cette r&#233;gion au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces mouvements ont des histoires, des bases sociales et revendicatives et des ancrages dans les territoires ruraux ou urbains tr&#232;s diff&#233;rents. Ils sont n&#233;anmoins capables de se mobiliser (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Notre-Amerique" rel="directory"&gt;Notre Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour expliquer l'&#233;mergence et l'affirmation des gouvernements progressistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les gouvernements pris en compte dans cet article sont : Argentine (N&#233;stor (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en Am&#233;rique latine depuis la premi&#232;re &#233;lection de Hugo Ch&#225;vez &#224; la pr&#233;sidence du Venezuela en 1998, il faut prendre la mesure du r&#244;le jou&#233; par les mouvements sociaux dans cette r&#233;gion au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mouvements ont des histoires, des bases sociales et revendicatives et des ancrages dans les territoires ruraux ou urbains tr&#232;s diff&#233;rents. Ils sont n&#233;anmoins capables de se mobiliser collectivement autour d'objectifs communs, notamment lorsqu'un projet politique gouvernemental, supranational ou &#233;conomique (strat&#233;gie d'une multinationale par exemple) menace les secteurs qu'ils repr&#233;sentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible d'identifier quelques familles structurantes au sein de cette n&#233;buleuse d'organisations locales, r&#233;gionales ou nationales dont l'histoire commune s'est forg&#233;e dans les r&#233;sistances aux oligarchies et aux politiques n&#233;olib&#233;rales depuis une trentaine d'ann&#233;es : les mouvements indig&#232;nes ( tr&#232;s actifs en particulier dans les pays andins) ; les mouvements et syndicats paysans (pr&#233;sents sur l'ensemble du sous-continent et dont le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Br&#233;sil (MST) est le plus embl&#233;matique et le plus puissant) ; les mouvements de femmes ; les syndicats ouvriers et de la fonction publique ; les mouvements de jeunes et d'&#233;tudiants ; les associations environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mouvements ont contribu&#233; de plusieurs mani&#232;res &#224; la vague de victoires qui a conduit l'Am&#233;rique latine &#224; devenir la seule r&#233;gion du monde gouvern&#233;e majoritairement au centre gauche et &#224; gauche depuis plus de dix ans. D'un c&#244;t&#233; par leurs puissantes mobilisations - parfois quasi insurrectionnelles comme en Argentine, en Bolivie ou en Equateur au d&#233;but des ann&#233;es 2000 - contre les r&#233;gimes politiques, les partis et les oligarchies &#233;conomiques. D'un autre c&#244;t&#233;, par la formulation de revendications et de propositions pouvant inspirer ou d&#233;finir les programmes des candidats progressistes. Et ce, en particulier dans le domaine de la refonte des r&#232;gles de la vie d&#233;mocratique. Enfin en leur fournissant des bases sociales organis&#233;es lors des campagnes &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains cas, les mouvements sociaux ont impuls&#233; la formation de partis ou y ont largement contribu&#233; : en Bolivie avec le Movimiento al socialismo (MAS), en Equateur o&#249; la cr&#233;ation de la coalition Alianza PAIS a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un fort appui de mouvements indig&#232;nes engag&#233;s contre les gouvernements ant&#233;rieurs, au Br&#233;sil o&#249; ils ont particip&#233; &#224; la fondation du Parti des travailleurs (PT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une dynamique progressiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les gouvernements progressistes latino-am&#233;ricains convergent aujourd'hui autour d'objectifs politiques et g&#233;opolitiques communs qui int&#232;grent plusieurs pr&#233;occupations centrales des mouvements sociaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour une analyse des actions et perspectives de ces gouvernements en 2011, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : rejet du n&#233;olib&#233;ralisme ; refondation de la souverainet&#233; populaire et nationale &#224; travers des processus d'&#233;lections d'assembl&#233;es constituantes et/ou le d&#233;veloppement de formes de d&#233;mocratie participative ou d'implication populaire (des &#171; r&#233;volutions citoyennes &#187; dans la terminologie &#233;quatorienne) ; reconnaissance, dans ce cadre, des droits des peuples indig&#232;nes ; r&#233;cup&#233;ration des ressources naturelles et &#233;nerg&#233;tiques (avec parfois des processus de nationalisations) ; mise en place de programmes sociaux d'envergure dans les domaines de la sant&#233;, de l'&#233;ducation, de la lutte contre la pauvret&#233; ; &#233;mancipation des institutions financi&#232;res internationales (FMI, Banque mondiale, etc.) et des Etats-Unis ; d&#233;veloppement de nouvelles formes d'int&#233;gration r&#233;gionale in&#233;dites (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Am&#233;rique-trait&#233; de commerce des peuples -ALBA-TCP-, Union des nations sud-am&#233;ricaines -UNASUR-, Communaut&#233; des Etats d'Am&#233;rique latine et des Cara&#239;bes - CELAC -).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient de signaler que ces objectifs ne s'accompagnent pas d'une remise en cause de l'&#233;conomie de march&#233; et s'inscrivent dans le cadre de l'int&#233;gration de la r&#233;gion sud-am&#233;ricaine dans l'&#233;conomie capitaliste mondialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;centes victoires de Ollanta Humala &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle du P&#233;rou (juin), de Cristina Fern&#225;ndez en Argentine le 23 octobre ou m&#234;me de Daniel Ortega le 6 novembre (dont l'action fait n&#233;anmoins l'objet de d&#233;bats au sein des mouvements sociaux) confirment la continuit&#233; de cette dynamique politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, c'est le Venezuela qui sera concern&#233; par un scrutin pr&#233;sidentiel (7 octobre 2012). L'enjeu sera crucial pour l'avenir de la gauche latino-am&#233;ricaine alors que Hugo Ch&#225;vez est confront&#233; aux suites d'un cancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1990 &#8211; 2005 : n&#233;olib&#233;ralisme et convergences des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements sociaux parmi les plus actifs et les plus embl&#233;matiques de la p&#233;riode actuelle ont forg&#233; leur histoire dans les ann&#233;es de luttes contre les dictatures&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est le cas, par exemple, du MST. La tradition des mouvements populaires en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Celles-ci ont domin&#233; la r&#233;gion entre les ann&#233;es 1960 et la fin des ann&#233;es 1980, voire 1990 dans certains pays d'Am&#233;rique centrale comme le Guatemala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Am&#233;rique latine, les d&#233;cennies 1980 et 1990 ont vu correspondre la fin du cycle des dictatures et des coups d'Etat avec l'imposition progressive (milieu des ann&#233;es 1980 et ann&#233;es 1990), puis syst&#233;matique du n&#233;olib&#233;ralisme dans tous les pays par les classes politiques locales (conservatrices comme social-d&#233;mocrates), le FMI et la Banque mondiale (plans d'ajustement structurel). La r&#233;gion s'est ainsi convertie en laboratoire du n&#233;olib&#233;ralisme mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces programmes bas&#233;s sur la lib&#233;ralisation et la privatisation de tous les secteurs d'activit&#233;, la r&#233;duction de la sph&#232;re de l'Etat dans la soci&#233;t&#233;, l'ouverture des &#233;conomies aux entreprises multinationales ont abouti, partout, &#224; l'explosion de la pauvret&#233;, des in&#233;galit&#233;s sociales, de la corruption des syst&#232;mes et des personnels politiques et &#224; l'exclusion de pans entiers de la population de la citoyennet&#233; (les communaut&#233;s indig&#232;nes en particulier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont produit une mont&#233;e et une radicalisation des r&#233;sistances sociales, puis des mouvements sociaux organis&#233;s et revendicatifs, mais aussi une dynamique de convergences et de coordination progressive de ces derniers &#224; l'&#233;chelle d'un sous-continent fa&#231;onn&#233; par un patrimoine historique, linguistique et culturel commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la faveur des comm&#233;morations officielles du &#171; Cinqui&#232;me centenaire de la rencontre de deux mondes &#187; en 1992 que se mesure cette nouvelle visibilit&#233;. En effet, ces festivit&#233;s officielles promues par les gouvernements d'Am&#233;rique latine et d'Europe se voient contest&#233;es par une campagne continentale organis&#233;e par les mouvements sociaux. Cette derni&#232;re vise &#224; c&#233;l&#233;brer, partout sur le continent et en m&#234;me temps, &#171; 500 ans de r&#233;sistance Indig&#232;ne, Noire, et populaire &#187;. Ces mobilisations initi&#233;es par les organisations paysannes et indig&#232;nes andines et le MST ont permis de donner naissance, dans chaque pays et au niveau r&#233;gional, &#224; des coordinations p&#233;rennes Indig&#232;nes, Noires, paysannes, de femmes, de mouvements de jeunes, de syndicats, etc. Et ce, dans un contexte marqu&#233; par la chute du mur de Berlin, l'effondrement de l'id&#233;ologie communiste et l'offensive g&#233;n&#233;ralis&#233;e du n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1994, de nouvelles dynamiques se d&#233;veloppent &#224; partir des acquis des mobilisations de 1992. Parmi celles-ci, on peut signaler l'apparition du &#171; Grito de los excluidos &#187; (le &#171; Cri des exclus, pour le travail, la justice et la vie &#187;). Cette initiative prend la forme de l'une des premi&#232;res coordinations continentales de &#171; r&#233;seaux de mouvements et d'organisations populaires pr&#233;sents dans divers pays d'Am&#233;rique latine et de la Cara&#239;be &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#234;me ann&#233;e na&#238;t au Mexique le mouvement insurrectionnel zapatiste. Ce dernier se l&#232;ve contre l'entr&#233;e en vigueur au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique de l'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (Alena).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, la Coordination latino-am&#233;ricaine des organisations rurales (CLOC)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour en savoir plus :&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est fond&#233;e par 84 organisations issues de 18 pays et se lie au r&#233;seau international de La Via Campesina&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cr&#233;&#233;e, elle, en 1993 en Belgique (). Ce r&#233;seau international promeut la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste enfin &#224; d'imposantes marches des &#171; cocaleros &#187; (producteurs de feuille de coca) en Bolivie, des indig&#232;nes en Equateur, des paysans au Br&#233;sil, au Paraguay, au Guatemala pour la r&#233;forme agraire, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mont&#233;e en puissance des mouvements sociaux franchit, &#224; la fin des ann&#233;es 1990, une nouvelle &#233;tape avec le projet Zone de libre-&#233;change des Am&#233;riques (ZLEA) &#8211; ALCA en espagnol &#8211; impuls&#233; par les Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'appuyant sur l'existence de l'Alena, ces derniers imaginent en &#233;tendre la logique &#224; l'ensemble des pays de l'h&#233;misph&#232;re. C'est lors du Sommet des Am&#233;riques de Miami, toujours en 1994, que le calendrier des discussions entre les 34 pays concern&#233;s est arr&#234;t&#233;. Il s'agit de constituer une nouvelle zone de libre-&#233;change et de libert&#233; commerciale totale en vue d'ouvrir un march&#233; de 800 millions d'habitants. &#171; Promouvoir la prosp&#233;rit&#233; par le biais de l'int&#233;gration &#233;conomique et du libre-&#233;change &#187; selon les termes de la d&#233;claration finale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet qui favorise les privatisations, les lib&#233;ralisations, la r&#233;duction du r&#244;le de l'Etat dans l'activit&#233; &#233;conomique, l'exploitation des ressources naturelles, etc. suscite imm&#233;diatement un fort rejet de la part des syndicats et des mouvements sociaux. Ces derniers s'organisent alors que les n&#233;gociations sont pr&#233;vues pour d&#233;buter en 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 1997 est ainsi cr&#233;&#233;e l'Alliance sociale continentale (ASC) &#224; Belo Horizonte (Br&#233;sil). Cette coordination va regrouper les mouvements sociaux de 35 pays des Am&#233;riques et de la Cara&#239;be pour lutter contre le projet de l'ALCA qui pr&#233;tend soumettre aux dogmes n&#233;olib&#233;raux les secteurs de l'agriculture, des services, des march&#233;s publics, des investissements, de la propri&#233;t&#233; intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1998 et 2005, l'ASC va organiser trois &#171; Sommets des peuples des Am&#233;riques &#187; faisant face aux Sommets des Am&#233;riques des chefs d'Etat et de gouvernement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Santiago du Chili /Chili (1998), Qu&#233;bec/Canada (2001), Mar del (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Chacun d'entre eux permet de mobiliser les mouvements sociaux, ONG, syndicats de tout le continent et d'&#233;laborer, dans le cadre de l'adoption de &#171; D&#233;clarations &#187;, des propositions, des revendications et un agenda commun de mobilisations contre les politiques men&#233;es par les gouvernements latino-am&#233;ricains et les projets h&#233;g&#233;moniques des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La combinaison de trois facteurs va permettre de faire capoter les n&#233;gociations. Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, plusieurs victoires sociales et/ou politiques d&#233;terminantes sont obtenues dans des cadres nationaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guerres de l'eau (2000) et du gaz (2003) en Bolivie suivies de l'&#233;lection de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans le m&#234;me temps se met en place, &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale et internationale, un processus unique de convergences et de coordination des luttes sociales et politiques. Il s'agit du Forum social mondial dont la premi&#232;re &#233;dition a lieu &#224; Porto Alegre au Br&#233;sil en 2001&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur l'histoire de ce processus, de ses limites et de ses perspectives &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Enfin, les premiers gouvernements progressistes issus de l'ensemble de ces mobilisations populaires et revendicatives entrent en sc&#232;ne en Argentine, en Bolivie, au Br&#233;sil et au Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord est finalement mis en &#233;chec en 2005 &#224; Mar del Plata en Argentine (4&#232;me Sommet des Am&#233;riques) lorsque Hugo Ch&#225;vez et Evo Morales se lient aux mouvements sociaux, avec le soutien des pays du Mercosur (Br&#233;sil, Argentine, Uruguay, Paraguay), pour rejeter l'accord propos&#233; par George W. Bush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les coalitions d'organisations mobilis&#233;es par l'ASC, on peut citer : Common Frontiers (Canada), la Red mexicana de accion frente al libre-comercio (Mexique), la Red colombiana de accion frente al libre-comercio (Colombie), les coordinations indig&#232;nes d'Equateur ( Ecuarunari), du P&#233;rou ( Conacami), des syndicats du P&#233;rou ( Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des travailleurs, Conf&#233;d&#233;ration national agraire), d'Argentine (Centrale des travailleurs), la CLOC, la Coordination andine des organisations indig&#232;nes (CAOI), le r&#233;seau Jubilee South, Attac, le Grito de los excluidos, etc&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour une liste compl&#232;te et un renvoi aux sites des organisations respectives :&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces derni&#232;res s'ajoutent les acteurs cl&#233;s des mouvements sociaux latino-am&#233;ricains : La Via Campesina, le MST, la Centrale unique des travailleurs (pr&#233;sente dans plusieurs pays), la Marches mondiale des femmes, les ONG environnementales, la Centrale ouvri&#232;re bolivienne (syndicat COB), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces processus de coordination et d'articulation ont eux m&#234;mes permis d'autres dynamiques internationales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;seau bi-r&#233;gional Enlazando Alternativas est ainsi cr&#233;&#233; en 2004. Il r&#233;unit les mouvements sociaux d'Am&#233;rique latine et d'Europe engag&#233;s contre le libre-&#233;change (notamment pour ce qui concerne les relations entre l'Union europ&#233;enne et les pays de l'Am&#233;rique latine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour en savoir plus :&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). On peut &#233;galement citer le Forum social des Am&#233;riques qui s'est depuis tenu &#224; quatre reprises.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour en savoir plus : http://www.forosocialamericas.org/?...&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2005-2011 : questions autour du mod&#232;le de d&#233;veloppement et des relations mouvements/partis/Etats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements sociaux des ann&#233;es 2000 ont conserv&#233; une capacit&#233; de mobilisation sociale et politique significative avec l'arriv&#233;e au pouvoir de gouvernements &#171; amis &#187;. Pour leur part, les r&#233;seaux restent actifs aux niveaux national, r&#233;gional (mise en place progressive d'un Conseil des mouvements sociaux de l'ALBA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Douglas Estevam, &#171; Vers la mise en place du Conseil des mouvements (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) et international (Forums sociaux, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, des contradictions et des tensions apparaissent ces derni&#232;res ann&#233;es entre acteurs sociaux et politiques. Le cas des mouvements indig&#232;nes est &#224; ce titre &#233;clairant. Ces derniers sont aujourd'hui au c&#339;ur de vifs conflits avec les gouvernements en place, en Bolivie ou en Equateur notamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Bolivie, le pr&#233;sident Evo Morales vient de mettre fin, le 24 octobre, &#224; une nouvelle confrontation avec des communaut&#233;s indig&#232;nes amazoniennes. Ces derni&#232;res refusaient le d&#233;veloppement d'un projet de route traversant le Parc national Isiboro Secure (Tipnis) dans le nord-est du pays. Ce conflit, marqu&#233; dans un premier temps par une forte r&#233;pression de la part des autorit&#233;s, a donn&#233; lieu &#224; d'imposantes marches et actions indig&#232;nes contre le gouvernement. Ce dernier a finalement renonc&#233; au projet initial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Equateur, plusieurs secteurs et dirigeants indig&#232;nes se sont appuy&#233;s sur la tentative de coup d'Etat organis&#233;e contre Rafael Correa en septembre 2010 pour le contester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de la controverse qui oppose mouvements indig&#232;nes et gouvernements se trouve la question du mod&#232;le de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les d&#233;fenseurs de la &#171; Pachamama &#187; ou du &#171; Buen Vivir &#187;, la primaut&#233; des droits de la Terre-M&#232;re, de la nature et des communaut&#233;s indig&#232;nes n'est pas n&#233;gociable. De leur point de vue, les autorit&#233;s publiques trahissent leurs engagements en mettant en place des politiques qualifi&#233;es de &#171; productivistes &#187; et d'&#171; extractivisites &#187;. Les politiques de d&#233;veloppement des infrastructures et d'exploitation des ressources mini&#232;res et &#233;nerg&#233;tiques pour le financement des politiques publiques des Etats, etc. sont ici directement vis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut noter que ces critiques ne sont plus seulement &#233;mises par les secteurs indig&#232;nes, mais &#233;galement par de plus en plus d'organisations paysannes et de mouvements qui luttent contre les destructions &#233;cologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment construire un int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral sur la base des revendications de secteurs divers qui constituent la base &#233;lectorale des pouvoirs nouvellement en place ? Tel est l'un des d&#233;fis impos&#233;s aux gouvernements latino-am&#233;ricains dans la nouvelle p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres difficult&#233;s se font jour apr&#232;s dix ans de processus. Elles concernent la question de la construction des relations entre mouvements sociaux et forces politiques qui soutiennent les gouvernements, et plus pr&#233;cis&#233;ment les chefs d'Etat, au sein des processus en cours, notamment en Bolivie, en Equateur et au Venezuela. Et ce, alors que la droite se r&#233;organise et est &#224; l'offensive dans nombre de pays : coup d'Etat au Honduras en 2009, &#233;lection de Sebasti&#225;n Pi&#241;era au Chili et de Juan Manuel Santos en Colombie en 2010, progression significative de la droite aux &#233;lections l&#233;gislatives v&#233;n&#233;zu&#233;liennes en 2010, agitation en Equateur et en Bolivie en 2010-2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans chacun de ces pays, les configurations sont diff&#233;rentes. En Bolivie, Evo Morales a directement &#233;t&#233; port&#233; au pouvoir par le MAS, une coalition de mouvements sociaux et de syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Equateur, Rafael Correa a &#233;galement pu compter sur un appui des mouvements sociaux, notamment de certains secteurs indig&#232;nes, dans sa phase de conqu&#234;te du pouvoir d'Etat. Mais il a d&#251; aussi subir une concurrence et une opposition r&#233;guli&#232;re d'autres secteurs indig&#232;nes (au sein de la Conf&#233;d&#233;ration des nationalit&#233;s indig&#232;nes d'Equateur &#8211; CONAIE &#8211; et du mouvement Pachakutik) dont plusieurs dirigeants sont historiquement li&#233;s &#224; l'ancien pr&#233;sident Lucio Gutierrez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Venezuela, c'est l'&#233;lection de Hugo Ch&#225;vez qui a pr&#233;c&#233;d&#233; l'impulsion d'un processus d'organisation des mouvements sociaux et la construction toujours en cours d'un parti de la R&#233;volution bolivarienne, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rences influent sur les dynamiques politiques et la gestion des contradictions internes. Elles imposent &#233;galement une limite aux comparaisons que l'on peut faire entre ces diff&#233;rents processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la question de la relation entre les mouvements sociaux, les partis, les institutions et l'Etat se pose en des termes diff&#233;rents dans chaque exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle s'impose &#224; tous : comment relayer les mouvements sociaux et leurs revendications politiques, &#233;conomiques et sociales dans la soci&#233;t&#233; et les institutions ? Comment, dans le m&#234;me temps, leur assurer l'existence d'espaces avanc&#233;s dans la prise de d&#233;cision collective tout en garantissant leur autonomie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle probl&#233;matique agite aujourd'hui l'ensemble des processus de transformation politique et sociale en Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.medelu.org/Breve-histoire-contemporaine-des#nh11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Medelu&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Paris, le 2 ao&#251;t 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les gouvernements pris en compte dans cet article sont : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Argentine (N&#233;stor Kirchner - 2003/2007 - et Cristina Fern&#225;ndez de Kirchner - 2007/2011 - 2011/2015) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bolivie (Evo Morales - 2005/2010 - 2010/2015) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Br&#233;sil (Luiz In&#225;cio Lula da Silva - 2002/2006 - 2006/2010 - et Dilma Rousseff - 2010/2014) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; El Salvador (Mauricio Funes - 2009/2014) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Equateur (Rafael Correa - 2006/2009 - 2009/2013) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Nicaragua (Daniel Ortega - 2006/2011 -2011/2016) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Paraguay (Fernando Lugo - 2008/2013 ) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; P&#233;rou (Ollanta Humala - 2011/2016 ) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Uruguay (Tabar&#233; Vazquez - 2005/2010 - et Jos&#233; Mujica - 2010/ 2015 ) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Venezuela (Hugo Ch&#225;vez - 1998/2000 - 2000/2006 -2006/2012).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour une analyse des actions et perspectives de ces gouvernements en 2011, lire Bernard Cassen, &#171; L'Am&#233;rique latine se consolide &#224; gauche &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est le cas, par exemple, du MST. La tradition des mouvements populaires en Am&#233;rique latine s'inscrit n&#233;anmoins dans une histoire longue. Sur cette question, lire, en espagnol, M&#243;nica Bruckmann et Theotonio Dos Santos, &#171; Los movimientos sociales en America latina : un balance historico &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour en savoir plus : &lt;a href=&#034;http://www.movimientos.org/cloc/acercade.php?Seccion=Acerca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.movimientos.org/cloc/acercade.php?Seccion=Acerca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cr&#233;&#233;e, elle, en 1993 en Belgique (&lt;a href=&#034;http://viacampesina.org/en/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://viacampesina.org/en/&lt;/a&gt;). Ce r&#233;seau international promeut la souverainet&#233; alimentaire et l'agriculture paysanne. Il est constitu&#233;, selon ses promoteurs, &#171; de 150 organisations locales et nationales issues de 70 pays d'Afrique, Asie, d'Europe et des Am&#233;riques &#187; et repr&#233;sente &#171; 200 millions de paysans &#187;. La Via Campesina est l'un des principaux acteurs des Forums sociaux mondiaux et des luttes altermondialistes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Santiago du Chili /Chili (1998), Qu&#233;bec/Canada (2001), Mar del Plata/Argentine (2005). L'ASC a depuis organis&#233; d'autres &#233;v&#233;nements d'envergure continentale en 2006 &#224; Cochabamba (Bolivie), au Chili en 2007 et &#224; Trinidad et Tobago en 2009 avec le 4&#232;me Sommet des peuples des Am&#233;riques (&lt;a href=&#034;http://www.asc-hsa.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.asc-hsa.org/&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guerres de l'eau (2000) et du gaz (2003) en Bolivie suivies de l'&#233;lection de Evo Morales &#224; la pr&#233;sidence du pays en 2005, &#233;lections de Hugo Ch&#225;vez au Venezuela (1998/2000/2006) , de Lula au Br&#233;sil (2002-2006), crise de la dette en Argentine (2001) d&#233;bouchant sur l'&#233;lection de N&#233;stor Kirchner en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur l'histoire de ce processus, de ses limites et de ses perspectives &#224; l'heure de la crise syst&#233;mique du capitalisme, lire Christophe Ventura, &lt;strong&gt;&#171; &lt;a href=&#034;http://www.medelu.org/Global-tensions-and&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ten years after the first World Social Forum of Porto Alegre - Global tensions and &#171; altermondialisme&lt;/a&gt; &#187;&lt;/strong&gt;. Article &#233;galement publi&#233; en fran&#231;ais dans la revue ContreTemps (num&#233;ro 11, 3&#232;me trimestre - septembre 2011).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour une liste compl&#232;te et un renvoi aux sites des organisations respectives : &lt;a href=&#034;http://www.asc-hsa.org/node/369&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.asc-hsa.org/node/369&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour en savoir plus : &lt;a href=&#034;http://www.enlazandoalternativas.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.enlazandoalternativas.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour en savoir plus : &lt;a href=&#034;http://www.forosocialamericas.org/?lang=es&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.forosocialamericas.org/?...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire Douglas Estevam, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.medelu.org/Vers-la-mise-en-place-du-Conseil&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vers la mise en place du Conseil des mouvements sociaux de l'ALBA&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rejet de la r&#233;forme de la Constitution au Venezuela : un &#171; camouflet &#187; ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Rejet-de-la-reforme-de-la-Constitution-au-Venezuela-un-camouflet</link>
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		<dc:date>2007-12-05T19:43:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Christophe Ventura</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le projet de r&#233;forme de la Constitution de 1999 soumis par r&#233;f&#233;rendum aux V&#233;n&#233;zu&#233;liens le 2 d&#233;cembre par le pr&#233;sident Hugo Ch&#225;vez et l'Assembl&#233;e nationale n'a pas &#233;t&#233; approuv&#233;. Les m&#233;dias parlent d'un &#171; camouflet &#187; pour le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Qu'en est-il ? &lt;br class='autobr' /&gt; Les &#233;lecteurs &#233;taient appel&#233;s &#224; se prononcer sur deux &#171; blocs &#187;. Le &#171; Bloc A &#187; contenait l'essentiel des propositions faites par le pr&#233;sident. Le &#171; Bloc &#187; B, lui, contenait celles &#233;labor&#233;es par l'Assembl&#233;e nationale. D'apr&#232;s les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Reflexions" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et travaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le projet de r&#233;forme de la Constitution de 1999 soumis par r&#233;f&#233;rendum aux V&#233;n&#233;zu&#233;liens le 2 d&#233;cembre par le pr&#233;sident Hugo Ch&#225;vez et l'Assembl&#233;e nationale n'a pas &#233;t&#233; approuv&#233;. Les m&#233;dias parlent d'un &#171; camouflet &#187; pour le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Qu'en est-il ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;lecteurs &#233;taient appel&#233;s &#224; se prononcer sur deux &#171; blocs &#187;. Le &#171; Bloc A &#187; contenait l'essentiel des propositions faites par le pr&#233;sident. Le &#171; Bloc &#187; B, lui, contenait celles &#233;labor&#233;es par l'Assembl&#233;e nationale. D'apr&#232;s les chiffres publi&#233;s par le Conseil national &#233;lectoral portant sur plus de 90 % des votes d&#233;pouill&#233;s, le Bloc A a &#233;t&#233; rejet&#233; par 4 504 354 personnes, soit 50,70% des votes exprim&#233;s, et approuv&#233; par 4 379 392 personnes, soit 49.29 % des votes exprim&#233;s. Environ 125 000 voix ont donc s&#233;par&#233; le &#171; Oui &#187; du &#171; Non &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, le Bloc B a &#233;t&#233; rejet&#233; par 4 522 332 personnes, soit 51,05% des votes exprim&#233;s, et approuv&#233; par 4 335 136 personnes, soit 48,94% des votes exprim&#233;s. Environ 187 000 voix ont, dans ce second bloc, s&#233;par&#233; le &#171; Oui &#187; et le &#171; Non &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'abstention est la grande gagnante de cette consultation. En effet, elle a concern&#233; 44, 11 % des &#233;lectrices et &#233;lecteurs R&#233;sultats&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://www.avenirdattac.net/spip.ph...&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est encore trop t&#244;t pour tirer tous les enseignements de ce vote dont l'issue s'est jou&#233;e, comme nous le voyons, &#224; tr&#232;s peu de voix, certains &#233;l&#233;ments peuvent n&#233;anmoins &#234;tre analys&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Venezuela : une d&#233;mocratie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soi-disant caract&#232;re anti-d&#233;mocratique de la R&#233;publique bolivarienne du Venezuela est un fond de commerce pour les m&#233;dias v&#233;n&#233;zu&#233;liens et internationaux, les dirigeants de plusieurs pays occidentaux et les forces de l'opposition &#224; Hugo Ch&#225;vez. Pour ces derni&#232;res, ce discours justifie &#233;galement, depuis 1998, l'emploie de la violence politique et du sabotage &#233;conomique comme moyen d'expression. Depuis plusieurs ann&#233;es, certains th&#232;mes alimentent ce fond : malhonn&#234;tet&#233; suppos&#233;e des scrutins, pr&#233;tendue soumission du Conseil national &#233;lectoral &#224; l'ex&#233;cutif v&#233;n&#233;zu&#233;lien, pr&#233;sum&#233; autoritarisme de ce dernier, pr&#233;tendu mus&#232;lement progressif de la libert&#233; d'expression, du pluralisme des opinions, de l'opposition, etc. Le 1er d&#233;cembre, les uns et les autres faisaient encore intens&#233;ment campagne sur ces sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat de ce r&#233;f&#233;rendum invalide, d&#233;finitivement, ce qu'il convient d'appeler une propagande internationale contre le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien. A-t-on d&#233;j&#224; vu pays o&#249; un dictateur perd un vote avec 49 % des voix ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En acceptant le r&#233;sultat du vote avant m&#234;me la fin du d&#233;pouillement d&#233;finitif, en f&#233;licitant ses adversaires, en appelant l'ensemble de ses concitoyens &#224; faire confiance aux institutions du pays et en d&#233;clarant entendre le sens de l'expression populaire, le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien d&#233;montre, aux yeux du monde et &#224; ceux qui en doutaient encore, y compris dans les secteurs progressistes europ&#233;ens, qu'il s'inscrit pleinement, avec le processus bolivarien, dans la tradition d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'indique le r&#233;sultat de cette bataille d&#233;mocratique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire du &#171; Non &#187; est celle d'un camp qui s'est ultra-mobilis&#233; durant cette campagne. Toutes ses composantes politiques (partis) et sociales (mouvements &#233;tudiants, &#233;glise, m&#233;dias, patronat) appelaient &#224; voter massivement contre le projet de r&#233;forme. L'opposition a fait le plein de ses voix potentielles. Avec environ 4 500 000 voix, elle a m&#234;me fait un peu mieux que son score habituel dans les comp&#233;titions &#233;lectorales. En d&#233;cembre 2006, elle avait effet mobilis&#233; 4 300 000 voix pour son candidat &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat de ce r&#233;f&#233;rendum confirme le poids &#233;lectoral de l'opposition dans le pays. Elle repr&#233;sente, selon les &#233;lections, entre 35 et 40 % de l'&#233;lectorat. De ce point de vue, un premier enseignement peut &#234;tre tir&#233; de ce r&#233;f&#233;rendum : malgr&#233; cette incontestable victoire qui le renforce politiquement, le camp du &#171; Non &#187; &#224; la proposition de r&#233;forme de la Constitution ne forme pas une majorit&#233; politique et &#233;lectorale dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il repr&#233;sente environ 51 % des voix &#224; ce r&#233;f&#233;rendum, c'est en effet essentiellement car, comme l'a reconnu Hugo Ch&#225;vez d&#232;s sa premi&#232;re conf&#233;rence de presse, le camp du &#171; Oui &#187; n'a pas mobilis&#233; l'ensemble du corps &#233;lectoral soutenant le processus bolivarien. Si Hugo Ch&#225;vez avait mobilis&#233; 7 300 000 voix en d&#233;cembre 2006 (63 % de l'&#233;lectorat) lors de sa candidature &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, &#171; seules &#187; 4 300 000 se sont converties en &#171; Oui &#187; lors de cette consultation sur la r&#233;forme de la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme nous l'avons mentionn&#233;, en atteignant plus de 44 %, l'abstention est la cl&#233; de ce scrutin.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; travers son analyse que l'on peut comprendre pourquoi le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien vient de conna&#238;tre un revers &#233;lectoral. Outre le fait que le r&#233;f&#233;rendum sur la Constitution est le suffrage qui mobilise traditionnellement le moins la population, il semble clair qu'une bonne partie des &#233;lecteurs favorables &#224; Hugo Ch&#225;vez n'a pas souhait&#233; voter pour le &#171; Oui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;alit&#233; semble confirmer le fait que le rejet de la r&#233;forme ne sanctionne pas un basculement du rapport de force social et politique dans le pays mais plut&#244;t le scepticisme d'une partie des secteurs bolivariens &#224; s'engager, en l'&#233;tat, en faveur d'une nouvelle Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acharnement m&#233;diatique international sur le th&#232;me de la suppos&#233;e d&#233;rive dictatoriale a sans doute pes&#233; lourdement mais la teneur des d&#233;bats qui ont anim&#233; les secteurs bolivariens pendant la campagne aide &#233;galement &#224; identifier certaines raisons qui ont probablement conduit un &#233;lectorat favorable &#224; Hugo Ch&#225;vez et &#224; ses politiques sociales, qui ont diminu&#233; la pauvret&#233; de plus de 30 % depuis 9 ans, - et qu'approfondissait le projet de r&#233;forme - &#224; ne pas voter pour ce texte. Dans le camp bolivarien, deux critiques se sont d&#233;velopp&#233;es pendant la s&#233;quence &#233;lectorale. Leur contenu semble avoir &#233;t&#233; valid&#233; par le r&#233;sultat :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'ambition des changements propos&#233;s par cette r&#233;forme m&#233;ritait un cadre de d&#233;bat et de d&#233;lib&#233;ration collective plus large que celui offert par un processus de simple r&#233;forme de la Constitution de 1999 dont le calendrier &#233;tait par ailleurs tr&#232;s serr&#233;. A ce titre, beaucoup parmi les secteurs mobilis&#233;s demandaient la mise en place d'une assembl&#233;e constituante qui, selon eux, aurait permis l'organisation d'un temps d&#233;mocratique plus long n&#233;cessaire &#224; l'association approfondie de la population et des courants bolivariens &#224; la r&#233;flexion sur les perspectives de la soci&#233;t&#233; v&#233;n&#233;zu&#233;li&#233;nne. Cette analyse mettait en avant le fait que les changements touchaient des secteurs tr&#232;s divers de la soci&#233;t&#233;, et que certaines propositions, notamment relatives &#224; la notion de socialisme, restaient trop floues. Enfin, elle consid&#233;rait que le renforcement des pr&#233;rogatives du pouvoir ex&#233;cutif, m&#234;me dans le cadre de celui de la d&#233;mocratie populaire et protagonique, demandait un d&#233;bat collectif plus pouss&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne bolivarienne, en choisissant d'axer sa strat&#233;gie sur une pr&#233;sentation des articles du texte, n'a pas engag&#233;, dans des d&#233;lais trop courts, un v&#233;ritable d&#233;bat de fond sur les changements propos&#233;s. Le fond des critiques issu des secteurs bolivariens repose donc sur quelques questions centrales relatives, non pas &#224; un rejet du processus en cours, mais &#224; son approfondissement : quel socialisme du 21e si&#232;cle ? Comment m&#234;ler d&#233;mocratiquement renforcement du mouvement populaire et des institutions de l'Etat ? Comment enraciner, pour le rendre viable &#224; long terme, le processus bolivarien dans un contexte g&#233;opolitique singulier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hugo Ch&#225;vez a indiqu&#233; que ses propositions restaient toujours sur la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'en doutons pas. Cette d&#233;faite &#233;lectorale aura un effet : l'approfondissement du bolivarianisme comme processus politique et d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Rappel des principaux articles de la r&#233;forme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le 15 ao&#251;t 2007, le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien pr&#233;sentait un projet de r&#233;forme portant sur 33 des 350 articles de la Constitution. Dans ce premier &#171; paquet &#187;, les modifications propos&#233;es &#233;taient de cinq ordres. Elles concernaient le droit du travail, le mod&#232;le &#233;conomique, l'organisation territoriale, la r&#233;partition des pouvoir et les arm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit du travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Le nouvel article 87&lt;/strong&gt; proposait une s&#233;curit&#233; sociale pour les travailleurs ind&#233;pendants. Cette disposition visait les millions de travailleurs du secteur informel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le nouvel article 90&lt;/strong&gt; fixait la dur&#233;e maximale de la journ&#233;e de travail &#224; 6 heures (au lieu de 8 heures dans la Constitution de 1999) et introduisait la semaine de 36 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mod&#232;le &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 112&lt;/strong&gt; d&#233;finissait le mod&#232;le &#233;conomique v&#233;n&#233;zu&#233;lien comme &#171; diversifi&#233; et ind&#233;pendant, fond&#233; sur les valeurs humanistes de la coop&#233;ration et la pr&#233;pond&#233;rance des int&#233;r&#234;ts communs sur les int&#233;r&#234;ts individuels (&#8230;) Dans ce cadre, (l'Etat) d&#233;veloppera diverses formes d'entreprises et d'unit&#233;s &#233;conomiques de propri&#233;t&#233; sociale, tant directes ou communales qu'indirectes ou &#233;tatiques (&#8230;) cr&#233;ant les meilleures conditions pour la construction collective et coop&#233;rative d'une &#233;conomie socialiste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 115&lt;/strong&gt; d&#233;finissait plusieurs formes de propri&#233;t&#233;s : propri&#233;t&#233; publique (qui appartient &#224; l'Etat), propri&#233;t&#233; sociale (qui appartient au peuple et aux futures g&#233;n&#233;rations et se d&#233;compose en deux cat&#233;gories : propri&#233;t&#233; sociale indirecte g&#233;r&#233;e par l'Etat au nom de la collectivit&#233; et propri&#233;t&#233; sociale directe g&#233;r&#233;e par les conseils communaux, des collectifs de communes, des municipalit&#233;s, etc.), propri&#233;t&#233; collective (qui appartient &#224; des entreprises de production sociale, priv&#233;es ou coop&#233;ratives), propri&#233;t&#233; mixte (qui associe, selon diff&#233;rentes combinaisons, le secteur public, le secteur social, le secteur collectif et le secteur priv&#233; dans une acquisition relative &#224; des activit&#233;s soumises &#224; l'exercice de la souverainet&#233; &#233;conomique et sociale du pays), propri&#233;t&#233; priv&#233;e (qui appartient &#224; des personnes physiques, morales ou juridiques qui ont l&#233;galement acquis un bien).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Dans son article 305&lt;/strong&gt;, le projet de r&#233;forme constitutionnelle inscrivait l'agriculture soutenable comme &#171; base strat&#233;gique du d&#233;veloppement rural int&#233;gral afin de garantir la s&#233;curit&#233; alimentaire de la population &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 307&lt;/strong&gt;, quant &#224; lui, interdisait la structure latifundiaire. Cette mesure &#233;tait l'une des plus r&#233;volutionnaires du projet. En effet, la propri&#233;t&#233; latifundiaire structure la majorit&#233; du territoire v&#233;n&#233;zu&#233;lien et d&#233;termine largement les rapports sociaux dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 318&lt;/strong&gt; mettait fin &#224; l'autonomie de la Banque centrale et lui assignait des objectifs de progr&#232;s social dans le cadre du Plan national de d&#233;veloppement. Elle devait toutefois &lt;i&gt;&#171; garantir la stabilit&#233; des prix et pr&#233;server la valeur interne et externe de l'unit&#233; mon&#233;taire &#187;.&lt;/i&gt; Elle &#233;tait soumise au contr&#244;le du pouvoir ex&#233;cutif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les articles 302 et 303&lt;/strong&gt; (issus des d&#233;bats de l'Assembl&#233;e) int&#232;graient de mani&#232;re irr&#233;versible l'industrie p&#233;troli&#232;re et PDVSA (la compagnie nationale) dans la sph&#232;re publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Organisation territoriale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel se trouvait dans l'article 16. Il d&#233;finissait la &#171; Commune &#187; comme nouvelle &#171; &lt;i&gt;cellule g&#233;o-humaine du territoire&lt;/i&gt; &#187;. Noyau de la Municipalit&#233;, elle b&#233;n&#233;ficiait, une fois constitu&#233;e en Conseil (ce qui lui permettait d'int&#233;grer le Pouvoir populaire), de v&#233;ritables comp&#233;tences politiques et financi&#232;res en mati&#232;re de co-d&#233;cision, de co-gestion et de contr&#244;le des politiques publiques nationales et locales. Le Conseil communal re&#231;evait &#233;galement des d&#233;l&#233;gations de service public en mati&#232;re de politique sociale, culturelle, environnementale, industrielle, urbaine etc. C'est &#224; partir de cette unit&#233; politico-territoriale, dans laquelle s'exerce la d&#233;mocratie &lt;i&gt;protagonique&lt;/i&gt; v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, que devait s'amorcer un processus de recomposition du tissu institutionnel national entre le local et le gouvernement central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre, le pouvoir ex&#233;cutif etait habilit&#233;, apr&#232;s approbation d'une majorit&#233; simple &#224; l'Assembl&#233;e nationale, &#224; cr&#233;er des &lt;i&gt;&#171; districts &#187;, &#171; villes &#187;, &#171; territoires &#187;, &#171; provinces &#187;&lt;/i&gt; f&#233;d&#233;rales. Le pr&#233;sident pouvait nommer des repr&#233;sentants de l'Etat pour animer, aux c&#244;t&#233;s des responsables locaux, ces zones d'activit&#233;. Ces repr&#233;sentants &#233;taient r&#233;vocables selon les modalit&#233;s offertes par la Constitution. Ces entit&#233;s avaient pour fonction de mettre en place et de coordonner, dans leur p&#233;rim&#232;tre d&#233;termin&#233;, les plans de d&#233;veloppement socio-&#233;conomiques et strat&#233;giques nationaux (notamment les Missions bolivariennes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;partition des pouvoirs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Avec l'article 184&lt;/strong&gt;, le &#171; &lt;i&gt;pouvoir populaire&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait officiellement reconnu comme un pouvoir institutionnel et les conseils communaux disposaient d'un statut constitutionnel. L'article 136 (issu des d&#233;bats de l'Assembl&#233;e nationale) d&#233;finissait le &#171; &lt;i&gt;pouvoir public&lt;/i&gt; &#187; comme un pouvoir form&#233; par &#171; &lt;i&gt;le pouvoir populaire, le pouvoir municipal, le pouvoir d'Etat (les &#233;tats), le pouvoir national (l'Etat).&lt;/i&gt; &#187; Il s'organise en pouvoir &#171; l&#233;gislatif, ex&#233;cutif, judiciaire, citoyen et &#233;lectoral &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 157&lt;/strong&gt; (issu des d&#233;bats de l'Assembl&#233;e nationale) permettait &#224; l'Assembl&#233;e nationale, par une majorit&#233; simple, d'attribuer des comp&#233;tences nationales aux &#171; &lt;i&gt;organismes du pouvoir populaire, aux municipalit&#233;s et aux &#233;tats (&#8230;) afin de promouvoir la d&#233;mocratie protagonique et participative, et l'exercice directe de la souverainet&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 230&lt;/strong&gt; concernait la question de l'&#233;lection du pr&#233;sident. Il s'agissait d'un article controvers&#233; dans les m&#233;dias et d&#233;nonc&#233; par l'opposition. Celui-ci indiquait que &#171; &lt;i&gt;la p&#233;riode du mandat pr&#233;sidentiel est de 7 ans. Le pr&#233;sident ou la pr&#233;sidente peut &#234;tre r&#233;&#233;lu ou r&#233;&#233;lue&lt;/i&gt; &#187;. Pour rappel, dans la Constitution de 1999, le mandat &#233;tait de 6 ans et le pr&#233;sident ne pouvait exercer que deux mandats au maximum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 236&lt;/strong&gt; d&#233;finissait les attributions et les obligations de la fonction pr&#233;sidentielle. &#171; &lt;i&gt;Le pr&#233;sident ou la pr&#233;sidente dirige les actions de l'Etat et du gouvernement, et coordonne les relations avec les autres pouvoirs publics nationaux en sa qualit&#233; de Chef de l'Etat&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les arm&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 328&lt;/strong&gt; modifiait le nom des arm&#233;es. Elles devenaient la &#171; Force arm&#233;e nationale bolivarienne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;R&#233;unie en session extraordinaire le 15 octobre 2007&lt;/strong&gt;, l'Assembl&#233;e nationale proposait l'ajout de 36 nouveaux amendements (amendements concernant les articles existants et propositions de nouveaux articles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 11&lt;/strong&gt; permettait au pr&#233;sident de la R&#233;publique de cr&#233;er des &#171; &lt;i&gt;r&#233;gions militaires sp&#233;ciales aux objectifs strat&#233;giques ou de d&#233;fense&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 21&lt;/strong&gt; interdisait toute discrimination pour raison d'orientation sexuelle ( cette disposition n'existe dans aucun autre pays d'Am&#233;rique latine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 64&lt;/strong&gt; portait l'&#226;ge minimum du droit de vote &#224; 16 ans (contre 18 ans dans la Constitution de 1999).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 74&lt;/strong&gt; autorisait l'organisation du r&#233;f&#233;rendum r&#233;vocatoire lorsque 30 % du corps &#233;lectoral le demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 67&lt;/strong&gt; garantissait que &#171; &lt;i&gt;tous les citoyens et citoyennes ont le droit de s'associer &#224; des fins politiques&lt;/i&gt; &#187; et introduisait le principe d'un financement public des campagnes &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 113&lt;/strong&gt; interdisait les monopoles priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 153&lt;/strong&gt; int&#233;grait l'Alba (Alternative bolivarienne des peuples) et &#171; &lt;i&gt;l'int&#233;gration et l'unit&#233; latino-am&#233;ricaine et carib&#233;enne&lt;/i&gt; &#187; dans la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 299&lt;/strong&gt; pr&#233;cisait la nature du &#171; &lt;i&gt;r&#233;gime socio-&#233;conomique&lt;/i&gt; &#187; du pays et &#233;liminait la r&#233;f&#233;rence &#224; la &#171; &lt;i&gt;libre concurrence&lt;/i&gt; &#187; qui existait dans la Constitution de 1999 : &#171; l&lt;i&gt;e r&#233;gime socio-&#233;conomique de la R&#233;publique bolivarienne du Venezuela se fonde sur les principes socialistes, humanistes, de coop&#233;ration, d'efficacit&#233;, de protection de l'environnement et de solidarit&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'article 337&lt;/strong&gt; &#233;tait la proposition la plus controvers&#233;e. Dans sa formulation initiale, il stipulait qu'en cas d'&#233;tat d'urgence, les droits constitutionnels &#233;taient temporairement suspendus, tout comme le droit &#224; l'information. Largement critiqu&#233;, cet article a ensuite &#233;t&#233; modifi&#233; le 24 octobre. En cas d'&#233;tat d'urgence, le droit &#224; la d&#233;fense et d'&#234;tre jug&#233; devant un tribunal public &#233;tait garanti. L'article 339 stipulait que le d&#233;cret pr&#233;sidentiel ordonnant l'&#233;tat d'exception devait &#234;tre soumis &#224; l'approbation de l'Assembl&#233;e nationale et n'alt&#233;rait pas le fonctionnement du pouvoir public (voir article 184) pendant la dur&#233;e de cette p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; complets : &lt;a href=&#034;http://www.cne.gov.ve/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.cne.gov.ve/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7505 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/IMG/pdf/doc-804.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 213.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1778586169' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Version imprimable
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.avenirdattac.net/spip.php?article411&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Attac&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. France, le 4 d&#233;cembre 2007&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.avenirdattac.net/spip.php?article411&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.avenirdattac.net/spip.ph...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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