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	<title>El Correo</title>
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		<title>La crise &#233;conomique mondiale : la Grande D&#233;pression du XXIe si&#232;cle</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-crise-economique-mondiale-la-Grande-Depression-du-XXIe-siecle</link>
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		<dc:date>2010-06-12T15:36:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le texte suivant constitue la pr&#233;face du livre The Global Economic Crisis. The Great Depression of the XXI Century, de Michel Chossudovsky et Andrew Gavin Marshall (&#233;diteurs), Montr&#233;al, Global Research, 2010, qui sera publi&#233; &#224; la fin mai. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce recueil bien &#224; propos, chaque auteur l&#232;ve le voile sur une trame complexe de tromperie et de d&#233;formation m&#233;diatique servant &#224; camoufler les rouages du syst&#232;me &#233;conomique mondial et ses effets ravageurs sur la vie des gens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les causes complexes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le texte suivant constitue la pr&#233;face du livre The Global Economic Crisis. The Great Depression of the XXI Century, de Michel Chossudovsky et Andrew Gavin Marshall (&#233;diteurs), Montr&#233;al, Global Research, 2010, qui sera publi&#233; &#224; la fin mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce recueil bien &#224; propos, chaque auteur l&#232;ve le voile sur une trame complexe de tromperie et de d&#233;formation m&#233;diatique servant &#224; camoufler les rouages du syst&#232;me &#233;conomique mondial et ses effets ravageurs sur la vie des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les causes complexes tout comme que les cons&#233;quences destructrices de la crise &#233;conomique sont scrut&#233;es &#224; la loupe dans les contributions de Ellen Brown, Tom Burghardt, Michel Chossudovsky, Richard C. Cook, Shamus Cooke, John Bellamy Foster, Michael Hudson, Tanya Cariina Hsu, Fred Magdoff, Andrew Gavin Marshall, James Petras, Peter Phillips, Peter Dale Scott, Bill Van Auken, Claudia von Werlhof et Mike Whitney.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la diversit&#233; des points de vue et des perspectives pr&#233;sent&#233;es dans ce volume, les collaborateurs arrivent tous ultimement &#224; la m&#234;me conclusion : l'humanit&#233; se trouve &#224; la crois&#233;e des chemins de la crise &#233;conomique et sociale la plus grave de l'histoire moderne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PR&#201;FACE : &lt;br/&gt;La crise &#233;conomique mondiale, la Grande D&#233;pression du XXIe si&#232;cle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans toutes les grandes r&#233;gions du monde, la r&#233;cession &#233;conomique est profonde et entra&#238;ne le ch&#244;mage de masse, l'effondrement de programmes sociaux &#233;tatiques et l'appauvrissement de millions de personnes. La crise &#233;conomique s'accompagne d'un processus mondial de militarisation, d'une &#171; guerre sans fronti&#232;res &#187; men&#233;e par les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique et ses alli&#233;s de l'OTAN. La conduite de la &#171; longue guerre &#187; du Pentagone est intimement li&#233;e &#224; la restructuration de l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas d'une crise &#233;conomique ou d'une r&#233;cession pr&#233;cis&#233;ment d&#233;finies. L'architecture financi&#232;re mondiale maintien des objectifs strat&#233;giques et de s&#233;curit&#233; nationale, tandis que le programme militaire U.S.-OTAN sert &#224; cautionner une puissante &#233;lite d'entreprises, laquelle &#233;clipse et sape implacablement les fonctions du gouvernement civil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre conduit le lecteur dans les corridors de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale et du Council on Foreign Relations, derri&#232;re les portes closes de la Banque des r&#232;glements internationaux (BRI) et au c&#339;ur des salles de r&#233;union corporatives cossues de Wall Street, o&#249; s'effectuent couramment des transactions financi&#232;res d'une port&#233;e consid&#233;rable, en un clic, &#224; partir de terminaux informatiques li&#233;s &#224; de grands march&#233;s boursiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque auteur l&#232;ve le voile sur une toile complexe de tromperie et de d&#233;formation m&#233;diatique servant &#224; camoufler les rouages du syst&#232;me &#233;conomique mondial et ses effets ravageurs sur la vie des gens. Notre analyse se concentre sur le r&#244;le de puissants acteurs &#233;conomiques et politiques dans un environnement envahi par la corruption, la manipulation financi&#232;re et la fraude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la diversit&#233; des points de vue et des perspectives pr&#233;sent&#233;es dans ce volume, les contributeurs arrivent tous ultimement &#224; la m&#234;me conclusion : l'humanit&#233; se trouve &#224; la crois&#233;e des chemins de la crise &#233;conomique et sociale la plus grave de l'histoire moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;b&#226;cle des march&#233;s financiers en 2008-2009 est n&#233;e d'une fraude institutionnalis&#233;e et de la manipulation financi&#232;re. Les &#034;sauvetages bancaires&#034; ont &#233;t&#233; mis en &#339;uvre sous les instructions de Wall Street et ont men&#233; au plus important transfert de richesse mon&#233;taire de l'histoire jamais enregistr&#233;, tout en cr&#233;ant simultan&#233;ment une dette publique insurmontable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la d&#233;t&#233;rioration plan&#233;taire des niveaux de vie et la chute des d&#233;penses de consommation, la structure enti&#232;re du commerce international des denr&#233;es est potentiellement compromise. Le syst&#232;me de paiement des transactions mon&#233;taires est chamboul&#233;. Une fois le march&#233; du travail effondr&#233;, le paiement des salaires est perturb&#233;, ce qui en retour d&#233;clenche une diminution des d&#233;penses li&#233;es aux biens et services essentiels. Cette grave d&#233;gringolade du pouvoir d'achat se r&#233;percute ensuite sur le syst&#232;me de production, r&#233;sultant en une s&#233;rie de mises &#224; pied, de fermeture d'usines et de faillites. Exacerb&#233;e par le gel du cr&#233;dit, la baisse de la demande de biens de consommation contribue &#224; la d&#233;mobilisation des ressources humaines et mat&#233;rielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus de d&#233;clin &#233;conomique est cumulatif et toutes les cat&#233;gories de main-d'&#339;uvre sont affect&#233;es. Les paiements des salaires ne sont plus effectu&#233;s, le cr&#233;dit est d&#233;r&#233;gl&#233; et les d&#233;penses d'investissement sont au point mort. Entre-temps, dans les pays occidentaux, le &#171; filet de s&#233;curit&#233; sociale &#187;, h&#233;rit&#233; de l'&#201;tat providence et prot&#233;geant les ch&#244;meurs lors d'un ralentissement &#233;conomique, est &#233;galement en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mythe de la reprise &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'on reconnaisse fr&#233;quemment l'existence d'une &#171; Grande D&#233;pression &#187; de l'ordre de celle des ann&#233;es 1930, cela est occult&#233; par un consensus inflexible : &#171; L'&#233;conomie est sur la voie de la reprise. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'on parle de regain &#233;conomique, les commentateurs de Wall Street ont intentionnellement n&#233;glig&#233; avec persistance le fait que la d&#233;b&#226;cle financi&#232;re n'est pas simplement compos&#233;e d'une bulle, celle du march&#233; de l'habitation et de l'immobilier, laquelle a d&#233;j&#224; &#233;clat&#233;. En r&#233;alit&#233;, la crise est constitu&#233;e de bien des bulles qui semblent toutes diminuer l'importance de l'&#233;clatement de la bulle immobili&#232;re de 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il n'y ait aucun d&#233;saccord fondamental chez les analystes du courant dominant quant &#224; la pr&#233;sence d'une reprise &#233;conomique, il existe un d&#233;bat anim&#233; &#224; savoir quand elle se produira, &#224; savoir au cours du prochain trimestre ou du troisi&#232;me trimestre l'an prochain, etc. D&#233;j&#224; au d&#233;but 2010, la &#171; reprise &#187; de l'&#233;conomie &#233;tasunienne avait &#233;t&#233; pr&#233;vue et confirm&#233;e par un torrent de d&#233;sinformation m&#233;diatique soigneusement formul&#233;. Pendant ce temps le bourbier social du ch&#244;mage accru aux &#201;tats-Unis a &#233;t&#233; scrupuleusement camoufl&#233; et les &#233;conomistes voient la faillite comme un ph&#233;nom&#232;ne micro&#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'ils r&#233;v&#232;lent des r&#233;alit&#233;s au niveau local affectant une usine ou plus, les reportages sur les faillites ne procurent pas de vue d'ensemble sur ce qui se produit aux niveaux national et international. Lorsque l'on additionne ces fermetures simultan&#233;es d'usines dans les petites et grandes villes &#224; travers le pays, un tableau fort diff&#233;rent &#233;merge : des secteurs entiers de l'&#233;conomie nationale cessent leurs activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On continue &#224; induire l'opinion publique en erreur quant aux causes et aux cons&#233;quences de la crise &#233;conomique, sans compter les solutions politiques. Les gens sont amen&#233;s &#224; penser que l'&#233;conomie poss&#232;de sa propre logique, laquelle d&#233;pend de la libre influence r&#233;ciproque des forces du march&#233;, et qu'en aucune circonstance de puissants acteurs financiers tirant les ficelles au sein des salle de r&#233;union corporatives, auraient pu influencer le cours des &#233;v&#233;nements &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appropriation acharn&#233;e et frauduleuse de la richesse est maintenue comme partie int&#233;grante du &#171; r&#234;ve am&#233;ricain &#187;, comme moyen de propager les b&#233;n&#233;fices de la croissance &#233;conomique. Tel qu'exprim&#233; par Michael Hudson, le mythe suivant s'&#233;tablit : &#171; sans richesse au sommet, il n'y aurait pas de retomb&#233;es &#187;. Une logique si d&#233;faillante du cycle &#233;conomique masque une compr&#233;hension des origines structurelles et historiques de la crise &#233;conomique mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fraude financi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;sinformation m&#233;diatique sert largement les int&#233;r&#234;ts d'une poign&#233;e de banques mondiales et de sp&#233;culateurs institutionnels utilisant leur mainmise sur les march&#233;s financiers et ceux des denr&#233;es afin d'amasser des quantit&#233;s impressionnantes de richesse mon&#233;taire. Les couloirs de l'&#201;tat sont contr&#244;l&#233;s par l'ordre corporatif &#233;tabli, dont les sp&#233;culateurs. Entre-temps, les &#171; sauvetages bancaires &#187;, pr&#233;sent&#233;s au public comme n&#233;cessaires &#224; la reprise &#233;conomique, ont facilit&#233; et l&#233;gitim&#233; un processus additionnel d'appropriation de la richesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une quantit&#233; importante de richesse mon&#233;taire est acquise par la manipulation financi&#232;re. L'appareil financier a d&#233;velopp&#233; des instruments sophistiqu&#233;s de manipulation et de tromperie pures et simples, auxquels on fait allusion sous le nom de &#171; d&#233;r&#233;glementation &#187;. Gr&#226;ce &#224; des informations privil&#233;gi&#233;es et &#224; une connaissance pr&#233;alable, de grands acteurs financiers, utilisant les instruments de transactions sp&#233;culatives, ont la capacit&#233; de falsifier et de truquer les mouvements des march&#233;s &#224; leur avantage, de pr&#233;cipiter l'effondrement d'un comp&#233;titeur et de provoquer des d&#233;g&#226;ts dans les &#233;conomies des pays en d&#233;veloppement. Ces outils de manipulation sont devenus des &#233;l&#233;ments fondamentaux de l'architecture financi&#232;re : ils sont int&#233;gr&#233;s au syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;chec de la science &#233;conomique dominante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La profession d'&#233;conomiste, particuli&#232;rement dans les universit&#233;s, aborde rarement le &#171; monde r&#233;el &#187; du fonctionnement des march&#233;s. Des concepts th&#233;oriques centr&#233;s sur des mod&#232;les math&#233;matiques servent &#224; repr&#233;senter un monde abstrait et fictif au sein duquel les individus sont &#233;gaux. Il n'existe pas de distinction th&#233;orique entre les travailleurs, les consommateurs ou les entreprises, auxquels ont fait invariablement r&#233;f&#233;rence comme des &#171; n&#233;gociateurs individuels &#187;. Or, aucun individu n'a le pouvoir ou la capacit&#233; d'influencer &#224; lui seul le march&#233; et il ne peut pas y avoir de conflit entre les travailleurs et les capitalistes dans ce monde abstrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En omettant d'examiner les actions r&#233;ciproques des puissants acteurs &#233;conomiques dans l'&#233;conomie &#171; r&#233;elle &#187;, on ignore les techniques de truquage des march&#233;s, de manipulation financi&#232;re et de fraude. La concentration et la centralisation des prises de d&#233;cision &#233;conomiques, le r&#244;le des &#233;lites financi&#232;res, les cercles de r&#233;flexion, les salles du conseil : aucune de ces questions n'est examin&#233;e dans les programmes &#233;conomiques universitaires. Le concept th&#233;orique est dysfonctionnel : il ne peut &#234;tre utilis&#233; pour assurer une compr&#233;hension de la crise &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La science &#233;conomique est un concept id&#233;ologique servant &#224; camoufler et &#224; justifier le nouvel ordre mondial. Un lot de postulats dogmatiques contribue &#224; la sauvegarde du capitalisme de libre march&#233; en niant l'existence d'in&#233;galit&#233;s sociales et la nature du syst&#232;me motiv&#233; par le profit. Le r&#244;le de puissants acteurs &#233;conomiques et la fa&#231;on dont ces derniers sont capables d'influencer les m&#233;canismes des march&#233;s financiers et de denr&#233;es n'est pas un objet de pr&#233;occupation pour les th&#233;oriciens de la discipline. Les pouvoirs de la manipulation servant &#224; l'appropriation de quantit&#233;s importantes de richesse mon&#233;taire sont rarement abord&#233;s. Et lorsqu'ils sont reconnus, on consid&#232;re qu'ils appartiennent au domaine de la sociologie ou de la science politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie que le cadre politique et institutionnel derri&#232;re ce syst&#232;me &#233;conomique mondial, model&#233; au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es, est rarement analys&#233; par les &#233;conomistes de l'&#233;cole dominante. Il s'ensuit que l'&#233;conomie, en tant que discipline, &#224; quelques exceptions pr&#232;s, n'a pas fourni l'analyse n&#233;cessaire &#224; la compr&#233;hension de la crise &#233;conomique. En r&#233;alit&#233;, ses principaux postulats du libre march&#233; nient l'existence d'une crise. L'&#233;conomie n&#233;oclassique est centr&#233;e sur l'&#233;quilibre, le d&#233;s&#233;quilibre et la &#171; correction du march&#233; &#187; ou l'&#171; ajustement &#187; par le m&#233;canisme du march&#233;, dans le but de remettre l'&#233;conomie &#171; sur la voie de la croissance autonome &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pauvret&#233; et les in&#233;galit&#233;s sociales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie politique mondiale est un syst&#232;me qui enrichit une poign&#233;e d'individus au d&#233;triment de la grande majorit&#233;. La crise &#233;conomique mondiale a contribu&#233; &#224; l'accroissement des in&#233;galit&#233;s sociales, aussi bien &#224; l'int&#233;rieur des pays qu'entre eux. Dans le capitalisme mondial, la pauvret&#233; ne r&#233;sulte pas de la raret&#233; ou du manque de ressources humaines et mat&#233;rielles. Le contraire est plut&#244;t vrai : la d&#233;pression &#233;conomique est marqu&#233;e par un proc&#233;d&#233; de d&#233;sengagement des ressources humaines et du capital physique. La vie des gens est d&#233;truite et la crise &#233;conomique est profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les structures d'in&#233;galit&#233;s sociales ont &#233;t&#233; renforc&#233;es sciemment, menant ainsi non seulement &#224; un processus g&#233;n&#233;ralis&#233; d'appauvrissement, mais aussi &#224; l'an&#233;antissement des groupes &#224; revenus moyen et moyen sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le consum&#233;risme de la classe moyenne, sur lequel est bas&#233; ce mod&#232;le de d&#233;veloppement capitaliste incontr&#244;lable, est lui aussi menac&#233;. Les faillites ont frapp&#233; plusieurs des secteurs les plus vivants de l'&#233;conomie consum&#233;riste. Les classes moyennes occidentales ont pour leur part &#233;t&#233; sujettes &#224; l'&#233;rosion de leur richesse mat&#233;rielle durant plusieurs d&#233;cennies. Alors que la classe moyenne existe en th&#233;orie, il s'agit d'une classe construite et pr&#233;serv&#233;e par l'endettement des m&#233;nages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de la classe moyenne, ce sont plut&#244;t les riches qui deviennent rapidement la classe consum&#233;riste, cela conduisant &#224; la croissance incessante de l'&#233;conomie des marchandises de luxe. De plus, en raison du tarissement des march&#233;s de classe moyenne pour les produits manufactur&#233;s, la structure de la croissance &#233;conomique a subi un virage fondamental et d&#233;cisif. Avec l'effondrement de l'&#233;conomie civile, le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie de guerre &#233;tasunienne, soutenue par un budget de la D&#233;fense monstrueux avoisinant les billions de dollars, a atteint de nouveaux sommets. Au moment o&#249; les march&#233;s s'effondrent et que la r&#233;cession se d&#233;veloppe, les entrepreneurs militaires, les industries d'armement perfectionn&#233;, les entrepreneurs en s&#233;curit&#233; nationale et les compagnies de mercenaires prometteuses (entre autres) ont connu une croissance florissante de leurs diverses activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La guerre et la crise &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre est inextricablement li&#233;e &#224; l'appauvrissement des individus, au pays et &#224; travers le monde. La militarisation et la crise &#233;conomique sont aussi intimement li&#233;es. La fourniture de produits et services essentiels n&#233;cessaire aux besoins humains fondamentaux a &#233;t&#233; remplac&#233;e par un &#171; engin meurtrier &#187; &#224; but lucratif et en faveur de la &#171; guerre mondiale au terrorisme &#187;. Les pauvres sont faits/utilis&#233;s pour combattre les pauvres. Cependant, la guerre enrichit la classe sup&#233;rieure, laquelle contr&#244;le l'industrie, l'arm&#233;e, le p&#233;trole et les banques. Dans une &#233;conomie de guerre, la mort est bonne pour les affaires, la pauvret&#233; est bonne pour la soci&#233;t&#233; et le pouvoir est bon pour la politique. Les pays occidentaux, particuli&#232;rement les &#201;tats-Unis, d&#233;pensent des centaines de milliards de dollars par ann&#233;e pour assassiner des innocents dans des pays lointains appauvris, alors que leurs citoyens souffrent des disparit&#233;s touchant &#224; la pauvret&#233;, aux classes, aux genres et aux divisions raciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#171; guerre &#233;conomique &#187; absolue est men&#233;e par le libre march&#233; et entra&#238;ne le ch&#244;mage, la pauvret&#233; et la maladie. La vie des gens est en chute libre et leur pouvoir d'achat est d&#233;truit. Les vingt derni&#232;res ann&#233;es de &#171; libre march&#233; &#187; mondial ont touch&#233; d'une mani&#232;re tr&#232;s r&#233;elle la vie de millions de personnes, en engendrant la pauvret&#233; et le d&#233;nuement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que d'aborder une catastrophe sociale imminente, les gouvernements occidentaux, qui servent les int&#233;r&#234;ts des &#233;lites &#233;conomiques, ont mis en place un &#201;tat policier &#224; la &#171; Big Brother &#187;, ayant pour mandat la confrontation et la r&#233;pression de toutes les formes d'opposition et de dissidence sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise &#233;conomique et sociale est loin d'avoir atteint son paroxysme et des pays entiers sont en danger, dont la Gr&#232;ce et l'Islande. L'on a qu'&#224; regarder l'escalade de la guerre au Moyen-Orient et en Asie centrale ainsi que les menace des &#201;tats-Unis et de l'OTAN envers la Chine la Russie et l'Iran pour affirmer que la guerre et l'&#233;conomie sont &#233;troitement li&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre analyse dans cet ouvrage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les collaborateurs de ce livre r&#233;v&#232;lent la complexit&#233; du syst&#232;me bancaire mondial et de sa relation insidieuse avec le complexe militaro-industriel et les conglom&#233;rats p&#233;troliers. Cet ouvrage pr&#233;sente une approche interdisciplinaire et polyvalente, tout en transmettant une compr&#233;hension des dimensions historique et institutionnelle. Il souligne &#233;galement les relations complexes entre la crise &#233;conomique et la guerre, l'empire et la pauvret&#233; mondiale. Cette crise a v&#233;ritablement une port&#233;e plan&#233;taire et des r&#233;percussions se propageant dans tous les pays et toutes les soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re partie expose l'ensemble des causes de la crise &#233;conomique ainsi que les &#233;checs des sciences &#233;conomiques de l'&#233;cole dominante. Michel Chossudovsky se focalise sur l'histoire de la d&#233;r&#233;glementation financi&#232;re et de la sp&#233;culation. Tanya Cariina Hsu analyse pour sa part le r&#244;le de l'empire &#233;tasunien et son rapport &#224; la crise &#233;conomique. John Bellamy Foster et Fred Magdoff offrent quant &#224; eux un examen complet de l'&#233;conomie politique de la crise en expliquant le r&#244;le cl&#233; de la politique mon&#233;taire. De leur c&#244;t&#233;, James Petras et Claudia von Werlhof pr&#233;sentent une revue critique d&#233;taill&#233;e du n&#233;olib&#233;ralisme en mettant l'accent sur les r&#233;percussions &#233;conomiques, politiques et sociales des r&#233;formes du &#171; libre march&#233; &#187;. Enfin, Shamus Cooke examine le r&#244;le central de la dette, &#224; la fois publique et priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde partie, incluant des chapitres de Michel Chossudovsky et Peter Phillips, analyse la mar&#233;e montante de la pauvret&#233; et de l'in&#233;galit&#233; sociale d&#233;coulant de la Grande D&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux contributions de Michel Chossudovsky, Peter Dale Scott, Michael Hudson, Bill Van Auken, Tom Burghardt et Andrew Gavin Marshall, la troisi&#232;me partie observe la corr&#233;lation entre la crise &#233;conomique, la s&#233;curit&#233; nationale, la guerre men&#233;e par les &#201;tats-Unis et l'OTAN, et le gouvernement mondial. Dans ce contexte, comme l'exprime Peter Dale Scott, la crise &#233;conomique engendre des conditions sociales favorisant l'instauration de la loi martiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quatri&#232;me partie est ax&#233;e sur le syst&#232;me mon&#233;taire international, son &#233;volution et la transformation de son r&#244;le. Andrew Gavin Marshall examine l'historique des banques centrales, ainsi que les diverses initiatives visant &#224; cr&#233;er des syst&#232;mes mon&#233;taires r&#233;gionaux et international. Ellen Brown se concentre pour sa part sur la cr&#233;ation d'une banque centrale mondiale et d'une devise internationale par le biais de la BRI. Finalement, Richard C. Cook &#233;tudie le syst&#232;me mon&#233;taire bas&#233; sur la dette comme syst&#232;me de contr&#244;le et offre une structure pour la d&#233;mocratisation du syst&#232;me mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la cinqui&#232;me partie est centr&#233;e sur les m&#233;canismes du syst&#232;me bancaire parall&#232;le ayant d&#233;clench&#233; la d&#233;b&#226;cle des march&#233;s financiers en 2008. Les chapitres de Mike Whitney et Ellen Brown d&#233;crivent en d&#233;tail comment la combine &#224; la Ponzi de Wall Street a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour manipuler le march&#233; et transf&#233;rer des milliards de dollars dans les poches des banksters.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes redevables aux auteurs pour leur recherche soigneusement document&#233;e, leur analyse incisive et, avant tout, pour leur engagement inflexible envers la v&#233;rit&#233; : Tom Burghardt, Ellen Brown, Richard C. Cook, Shamus Cooke, John Bellamy Foster, Michael Hudson, Tanya Cariina Hsu, Fred Magdoff, James Petras, Peter Phillips, Peter Dale Scott, Mike Whitney, Bill Van Auken et Claudia von Werlhof, ont livr&#233;, et ce avec une extraordinaire claret&#233;, une compr&#233;hension des processus &#233;conomiques, sociaux et politiques complexes qui affectent la vie de millions de personnes dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes reconnaissants envers Maja Romano de Global Research Publishers, qui a supervis&#233; et coordonn&#233; sans rel&#226;che l'&#233;dition et la production de ce livre, incluant le concept cr&#233;atif de la page couverture. Nous souhaitons &#233;galement remercier Andr&#233;a Joseph pour la composition consciencieuse du manuscrit et le graphisme de la page couverture. Nous tenons aussi &#224; remercier Isabelle Goulet, Julie L&#233;vesque et Drew McKevitt pour leur soutien dans la r&#233;vision et l'&#233;dition de cet ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=19219&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;, Le 18 mai 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel Chossudovsky et Andrew Gavin Marshall&lt;/strong&gt;, Montr&#233;al et Vancouver, mai 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'invasion isra&#233;lienne et les gisements de Gaza en mer</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-invasion-israelienne-et-les-gisements-de-Gaza-en-mer</link>
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		<dc:date>2009-01-17T12:56:18Z</dc:date>
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		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les Forces isra&#233;liennes, est directement li&#233;e &#224; la possession et au contr&#244;le de r&#233;serves strat&#233;giques de gaz en mer. Il s'agit d'une guerre de conqu&#234;te : on a d&#233;couvert de vastes r&#233;serves de gaz au large du littoral de Gaza en 2002. &lt;br class='autobr' /&gt; Read in english down this page &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un accord sign&#233; en novembre 1999, l'Autorit&#233; palestinienne (AP) a garanti des droits de prospection de gaz et de p&#233;trole d'une dur&#233;e de 25 &#224; British Gas (BG Group) et son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Israel" rel="directory"&gt;Isra&#235;l&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les Forces isra&#233;liennes, est directement li&#233;e &#224; la possession et au contr&#244;le de r&#233;serves strat&#233;giques de gaz en mer. Il s'agit d'une guerre de conqu&#234;te : on a d&#233;couvert de vastes r&#233;serves de gaz au large du littoral de Gaza en 2002.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Read in english down this page&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7588 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L228xH215/doc-902-5ac04ba9-eeb3c.gif?1713144910' width='228' height='215' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans un accord sign&#233; en novembre 1999, l'Autorit&#233; palestinienne (AP) a garanti des droits de prospection de gaz et de p&#233;trole d'une dur&#233;e de 25 &#224; British Gas (BG Group) et son partenaire situ&#233; &#224; Ath&#232;ne Consolidated Contractors International Company (CCC), une propri&#233;t&#233; des familles libanaises Sabbagh et Koury.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces droits sur les gisements de gaz en mer sont de 60 % pour British Gas, de 30 % pour Consolidated Contractors, et de 10 % pour le Fonds d'investissement palestinien. (Haaretz, 21 octobre 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord AP-BG-CCC inclut l'exploitation des gisements et la construction d'un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La licence de BG couvre toute la zone maritime situ&#233;e au large de Gaza, laquelle est contig&#252;e &#224; plusieurs installations gazi&#232;res isra&#233;liennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de souligner que 60 % des r&#233;serves de gaz le long du littoral de Gaza et d'Isra&#235;l appartient &#224; la Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BG Group a for&#233; deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les r&#233;serves sont de l'ordre de 1,4 billions de pieds cubes, &#233;valu&#233;es &#224; environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publi&#233;s par British Gas. La dimension des r&#233;serves de gaz palestiniennes pourrait s'av&#233;rer largement sup&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui poss&#232;de les r&#233;serves de gaz ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la souverainet&#233; sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. D'un point de vue l&#233;gal, ces r&#233;serves appartiennent &#224; la Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de Yasser Arafat, l'&#233;lection du gouvernement du Hamas, ainsi que la d&#233;b&#226;cle de l'Autorit&#233; Palestinienne ont permis &#224; Isra&#235;l de prendre de facto le contr&#244;le de ces r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;British Gas (BG Group) a n&#233;goci&#233; avec le gouvernement de Tel-Aviv. En revanche, le gouvernement du Hamas n'a pas &#233;t&#233; consult&#233; en ce qui a trait &#224; la prospection et l'exploitation des gisements gaziers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection du premier ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur dans cette affaire. &#192; l'&#233;poque, la souverainet&#233; de la Palestine sur les r&#233;serves gazi&#232;res en mer &#233;tait contest&#233;e &#224; la Cour supr&#234;me d'Isra&#235;l. M. Sharon affirmait sans ambigu&#239;t&#233; qu'&#171; Isra&#235;l n'ach&#232;terait jamais de gaz de la Palestine &#187;, sugg&#233;rant ainsi que les r&#233;serves marines de Gaza appartenaient &#224; Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, Ariel Sharon a oppos&#233; son veto &#224; un premier accord, qui aurait permis &#224; British Gas d'approvisionner Isra&#235;l en gaz naturel provenant des puits marins de Gaza. (The Independent, 19 ao&#251;t 2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire &#233;lectorale du Hamas en 2006 a contribuer &#224; la chute de l'Autorit&#233; Palestinienne, par cons&#233;quent confin&#233;e &#224; la Cisjordanie sous le r&#233;gime mandataire de Mahmoud Abbas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, British Gas &#171; &#233;tait sur le point de signer un accord pour acheminer le gaz en &#201;gypte. &#187; (Times, 28 mai 2007). Selon les reportages, le premier ministre britannique de l'&#233;poque, Tony Blair est intervenu pour le compte d'Isra&#235;l pour faire capoter l'accord avec l'&#201;gypte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e suivante, en mai 2007, le Cabinet isra&#233;lien a approuv&#233; une proposition du premier ministre Ehud Olmert, &#171; d'acheter du gaz de l'Autorit&#233; Palestinienne. &#187; Le contrat propos&#233; &#233;tait de 4 milliards de dollars et les profits envisag&#233;s &#224; 2 milliards de dollars, dont un milliard irait aux Palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, Tel-Aviv n'avait aucune 'intention de partager ses recette avec la Palestine. Une &#233;quipe de n&#233;gociateurs isra&#233;liens a &#233;t&#233; constitu&#233;e par le Cabinet isra&#233;lien afin d'arriver &#224; un accord avec le BG Group en &#233;cartant &#224; la fois le gouvernement du Hamas et l'Autorit&#233; Palestinienne :.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les autorit&#233;s de la D&#233;fense isra&#233;liennes veulent que les Palestiniens soient pay&#233;es en biens et en services, et insistent pour que le gouvernement du Hamas ne re&#231;oive aucun argent. &#187; (Ibid, soulign&#233; par l'auteur.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif &#233;tait avant tout de rendre caduc le contrat sign&#233; en 1999 entre le groupe BG Group et l'Autorit&#233; Palestinienne., alors sous Yasser Arafat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vertu de l'accord propos&#233; en 2007 avec BG, le gaz palestinien des puits marins de Gaza devait &#234;tre achemin&#233; au port isra&#233;lien d'Ashkelon par un gazoduc sous-marin, transf&#233;rant ainsi &#224; Isra&#235;l le contr&#244;le de la vente du gaz naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan a &#233;chou&#233; et les n&#233;gociations ont &#233;t&#233; suspendues :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le chef du Mossad, Meir Dagan, s'est oppos&#233; &#224; la transaction pour des raisons de s&#233;curit&#233;, craignant que les recettes engrang&#233;es ne servent &#224; financer le terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution &#224; la Knesset sur &#171; Les intentions du vice-premier ministre Ehud Olmert d'acheter du gaz des Palestiniens alors que les paiements profiteront au Hamas &#187;, 1er mars 2006, cit&#233; dans l'article du lieutenant-g&#233; n&#233;ral (&#224; la retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza's Coastal Waters Threaten Israel's National Security ? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intention d'Isra&#235;l &#233;tait d'&#233;viter la possibilit&#233; que des redevances soient pay&#233;es aux Palestiniens. En d&#233;cembre 2007, BG Group s'est retir&#233; des n&#233;gociations avec Isra&#235;l, et, en janvier 2008, ils ont ferm&#233; leur bureau en Isra&#235;l. (site Internet de BG).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le plan d'invasion &#224; l'&#233;tude&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des sources militaires isra&#233;liennes, le plan d'invasion de la bande de Gaza, nomm&#233; l'&#171; Op&#233;ration Cast Lead &#187; (Op&#233;ration Plomb durci) a &#233;t&#233; mis en branle en juin 2008 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Des sources de la D&#233;fense ont d&#233;clar&#233; qu'il y a six mois [en juin ou avant], le ministre de la D&#233;fense Ehoud Barak a demand&#233; aux Forces Isra&#233;liennes de se pr&#233;parer pour cette op&#233;ration, bien qu'Isra&#235;l ait commenc&#233; &#224; n&#233;gocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid, Operation &#034;Cast Lead&#034; : Israeli Air Force strike followed months of planning, Haaretz, 27 d&#233;cembre 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant ce m&#234;me mois, les autorit&#233;s isra&#233;liennes ont contact&#233; British Gas afin de reprendre des n&#233;gociations cruciales relativement &#224; l'achat du gaz naturel de Gaza :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les directeurs g&#233;n&#233;ral du Tr&#233;sor et du minist&#232;re des Infrastructures nationales Yarom Ariav et Hezi Kugler ont convenu d'informer BG qu'Isra&#235;l souhaitait renouer les pourparlers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sources ont ajout&#233; que BG n'a pas encore r&#233;pondu officiellement &#224; la requ&#234;te d'Isra&#235;l, mais que des cadres de la compagnie viendraient probablement en Isra&#235;l dans quelques semaines afin de discuter avec des officiels du gouvernement. &#187; (Globes online- Israel's Business Arena, 23 juin 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chronologiquement, la d&#233;cision d'acc&#233;l&#233;rer les n&#233;gociations avec British Gas (le Groupe BG) co&#239;ncidait avec la planification de l'invasion de Gaza amorc&#233;e en juin. Il semble qu'Isra&#235;l s'empressait de conclure un accord avec BG Group avant l'invasion, dont la planification &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; un stade avanc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, ces n&#233;gociations &#233;taient men&#233;es par le gouvernement d'Ehoud Olmert, qui &#233;tait au courant qu'une invasion militaire &#233;tait planifi&#233;e. Selon toute vraisemblance, le gouvernement isra&#233;lien envisageait aussi un nouvel accord politico-territorial &#171; d'apr&#232;s-guerre &#187; pour la bande de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les n&#233;gociations entre British Gas et les officiels isra&#233;liens &#233;taient en cours en octobre 2008, soit 2 &#224; 3 mois avant le d&#233;but des bombardements le 27 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2008, les minist&#232;res isra&#233;liens des Finances et des Infrastructures nationales ont somm&#233; Israel Electric Corporation (IEC) d'entamer des n&#233;gociations avec British Gas concernant l'achat de gaz naturel de ses concessions en mer &#224; Gaza. (Globes, 13 novembre 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yarom Ariav, directeur g&#233;n&#233;ral du minist&#232;re des Finances, et Hezi Kugler, directeur g&#233;n&#233;ral du minist&#232;re des Infrastructures Nationales, ont &#233;crit r&#233;cemment &#224; Amos Lasker, chef de la direction d'IEC, l'informant de la d&#233;cision du gouvernement de permettre aux n&#233;gociations d'aller de l'avant, conform&#233;ment &#224; la proposition cadre approuv&#233;e plus t&#244;t cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques semaines, le conseil d'administration d'IEC, dirig&#233; par le pr&#233;sident Moti Friedman, a approuv&#233; les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront d&#232;s que le conseil d'administration approuvera l'exemption pour l'offre. (Globes, 13 novembre 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gaza et la g&#233;opolitique de l'&#233;nergie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation militaire de Gaza a pour but de transf&#233;rer la souverainet&#233; des gisements gaziers &#224; Isra&#235;l, en violation du droit international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quoi pouvons-nous nous attendre apr&#232;s l'invasion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est l'intention d'Isra&#235;l en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y aura-t-il un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes isra&#233;liennes et/ou la pr&#233;sence de &#171; forces de maintien de la paix &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assisterons-nous &#224; la militarisation de la totalit&#233; du littoral de Gaza, lequel est strat&#233;gique pour Isra&#235;l ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gisements gaziers palestiniens seront-ils purement et simplement confisqu&#233;s, et la souverainet&#233; isra&#233;lienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza sera-t-elle d&#233;clar&#233;e unilat&#233;ralement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient int&#233;gr&#233;s aux installations adjacentes d'Isra&#235;l en mer. (Voir la carte 1 ci-dessus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diverses installations en mer sont aussi reli&#233;es au couloir de transport &#233;nerg&#233;tique d'Isra&#235;l, qui se prolonge du port d'Eilat, port maritime terminal du pipeline sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline &#224; Ashkelon, et vers Ha&#239;fa au nord. Le corridor se rattacherait &#233;ventuellement par un pipeline isra&#233;lo-turc, actuellement &#224; l'&#233;tude, au port turc de Ceyhan&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Traduction&lt;/strong&gt; : P&#233;trus Lombard. R&#233;vis&#233;e par Julie L&#233;vesque pour Mondialisation.ca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Michel Chossudovsky&lt;/strong&gt; est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'&#233;conomie &#224; l'Universit&#233; d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La v&#233;rit&#233; derri&#232;re le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvret&#233; et nouvel ordre mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=11756&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Mondialisation.ca&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Canada, Le 12 janvier 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). &#171; On envisage la liaison du pipeline BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom d'Israel's Tipline. &#187; (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Envois d'un volume inhabituel d'armes des &#201;tats-Unis vers Isra&#235;l : Ces pays projettent-ils d'&#233;tendre la guerre au Moyen-Orient ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Envois-d-un-volume-inhabituel-d-armes-des-Etats-Unis-vers-Israel-Ces-pays-projettent-ils-d-etendre-la-guerre-au-Moyen-Orient</link>
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		<dc:date>2009-01-14T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une tr&#232;s grosse cargaison d'armes, compos&#233;e de 3000 tonnes de munitions, doit &#234;tre envoy&#233;e des &#201;tats-Unis vers Isra&#235;l. La taille et la nature de cette exp&#233;dition sont qualifi&#233;es d'&#171; insolites &#187; : &#171; L'envoi inhabituel de 3000 tonnes de munitions en une seule fois, cela fait beaucoup &#187; d&#233;clarait un courtier sous couvert d'anonymat. &#171; Cela (ce type de demande) est assez rare et on n'en a pas vu beaucoup sur le march&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es &#187; a-t-il ajout&#233;. &#192; Londres, les courtiers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Gringoland-USA" rel="directory"&gt;&#171; Gringoland &#187; (USA) &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une tr&#232;s grosse cargaison d'armes, compos&#233;e de 3000 tonnes de munitions, doit &#234;tre envoy&#233;e des &#201;tats-Unis vers Isra&#235;l. La taille et la nature de cette exp&#233;dition sont qualifi&#233;es d'&#171; insolites &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
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&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&#171; L'envoi inhabituel de 3000 tonnes de munitions en une seule fois, cela fait beaucoup &#187; d&#233;clarait un courtier sous couvert d'anonymat.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&#171; Cela (ce type de demande) est assez rare et on n'en a pas vu beaucoup sur le march&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es &#187; a-t-il ajout&#233;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&#192; Londres, les courtiers maritimes sp&#233;cialis&#233;s dans le transport d'armes pour les arm&#233;es &#233;tasunienne et britannique, ont affirm&#233; que ce genre d'affr&#232;tement vers Isra&#235;l &#233;tait rare. (&lt;strong&gt;Reuters&lt;/strong&gt;, 10 janvier 2009).&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Une compagnie de la marine marchande grecque a &#233;t&#233; charg&#233;e par le Pentagone de livrer les armes &#224; Isra&#235;l :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Les documents du ravitaillement maritime vus par Reuters montrent que les &#201;tats-Unis ont cherch&#233; &#224; louer un navire marchand pour exp&#233;dier des centaines de tonnes d'armes vers Isra&#235;l depuis la Gr&#232;ce &#224; la fin de ce mois-ci. L'&lt;i&gt;US Navy's Military Sealift Command&lt;/i&gt; a d&#233;clar&#233; que le navire devrait transporter en deux voyages distincts 325 conteneurs standards de 6 m&#232;tres, dont le contenu &#233;tait enregistr&#233; sous le nom de &#171; munitions &#187;, depuis le port grec d'Astakos jusqu'au port isra&#233;lien d'Ashdod, durant la deuxi&#232;me moiti&#233; de janvier. Sur le manifeste de cargaison, l'identification de &#171; mati&#232;res dangereuses &#187; &#233;voque des substances explosives et des d&#233;tonateurs, mais aucun autre d&#233;tail n'y figure. (Ibid)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; noter que l'envoi d'un stock inhabituellement important de munitions des &#201;tats-Unis vers Isra&#235;l avait &#233;galement &#233;t&#233; programm&#233; d&#233;but d&#233;cembre [2008] :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Les documents indiquent que le navire allemand lou&#233; d&#233;but d&#233;cembre par les &#201;tats-Unis transportait aussi une &#233;norme cargaison d'armes, pesant plus de 2,6 millions de kg [2600 tonnes], qui remplissait 989 conteneurs standard de 6 m&#232;tres. La provenance &#233;tait la Caroline du Nord et la destination &#233;tait Ashod. (&lt;strong&gt;Press TV&lt;/strong&gt;, 10 janvier 2009)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Ces grandes exp&#233;ditions de munitions sont-elles li&#233;es &#224; l'invasion de Gaza ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Selon Reuters, la demande du Pentagone de transporter des munitions dans un navire de commerce a &#233;t&#233; faite le 31 d&#233;cembre, 4 jours apr&#232;s le d&#233;but des bombardements a&#233;riens sur Gaza par les avions de chasse F16. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les analystes ont conclu &#224; la l&#233;g&#232;re, sans preuve, que les deux exp&#233;ditions de &#171; munitions &#187; sont destin&#233;es &#224; approvisionner les forces arm&#233;es d'Isra&#235;l pour l'aider dans son invasion militaire de Gaza.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&#192; Londres, un analyste militaire chevronn&#233;, a indiqu&#233; sous couvert d'anonymat, qu'&#224; cause du timing, les exp&#233;ditions pourraient &#234;tre &#171; irr&#233;guli&#232;res &#187; et li&#233;es &#224; l'offensive contre Gaza. (&lt;strong&gt;Reuters&lt;/strong&gt;, 10 janvier 2009)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Ces rapports sont erron&#233;s. Dans une op&#233;ration militaire, la livraison de munitions pr&#233;c&#232;de toujours l'attaque. Les munitions requises pour l'op&#233;ration &#171; Plomb Durci &#187; ont &#233;t&#233; d&#233;termin&#233;es en juin 2008. Suite &#224; la demande de Tel-Aviv dans le cadre du programme &#233;tasunien d'aide militaire &#224; Isra&#235;l, le Congr&#232;s a approuv&#233; en septembre 2008 le transfert de 1000 &lt;i&gt;Guided Bomb Units 39&lt;/i&gt; (GBU-39), des bombes perce-bunker de haute pr&#233;cision, de petit diam&#232;tre et guid&#233;es par GPS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bombes GBU-39 produites par Boeing ont &#233;t&#233; livr&#233;es &#224; Isra&#235;l en novembre. Elles ont &#233;t&#233; utilis&#233;es lors des premiers raids a&#233;riens sur Gaza :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;L'arm&#233;e de l'air isra&#233;lienne (IAF) a utilis&#233; les nouvelles &lt;i&gt;GBU-39 Small Diameter Bomb&lt;/i&gt; achet&#233;es aux &#201;tats-Unis dans les r&#233;centes attaques contre Gaza. Le [Jerusalem] Post a signal&#233; que ces nouvelles armes, command&#233;es en septembre, &#233;taient arriv&#233;es le mois dernier [novembre], et &#233;taient d&#233;j&#224; utilis&#233;es par les avions de chasse de l'IAF. Ces armes ont pu &#234;tre largu&#233;es par les F-15Is de l'IAF, car jusqu'ici ces bombes de petit diam&#232;tre ne peuvent &#234;tre utilis&#233;es que par ce type d'avion.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Il est hautement improbable que le gros de l'armement inclus dans ces deux envois massifs, qui doivent arriver en Isra&#235;l vers fin janvier, soit destin&#233; &#224; servir dans l'op&#233;ration militaire men&#233;e par Isra&#235;l &#224; Gaza. La GBU-39 est l&#233;g&#232;re (130 kg). Le poids total de l'exp&#233;dition des GBU-39 (1000 unit&#233;s) serait de l'ordre de 130 modestes tonnes. En d'autres termes, les sp&#233;cifications de la GBU-39 ne correspondent pas &#224; la description de l'envoi d'armement &#171; exceptionnellement grand &#187; et &#171; lourd &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le sc&#233;nario de l'escalade&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'exp&#233;dition command&#233;e le 31 d&#233;cembre est de l'ordre de 3000 tonnes, une cargaison de &#171; munitions &#187; tr&#232;s pesante et volumineuse, qui indique un transfert d'armes lourdes vers Isra&#235;l. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Selon les d&#233;clarations de l'arm&#233;e &#233;tasunienne, les munitions doivent &#234;tre entrepos&#233;es pour un usage &#171; en urgence &#187; dans l'&#233;ventualit&#233; d'un conflit :&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Cet envoi de routine avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; programm&#233; et n'est pas destin&#233; &#224; l'op&#233;ration actuelle &#224; Gaza. Les militaires &#233;tasuniens pr&#233;-positionnent des stocks de s&#233;curit&#233; dans certains pays, en cas de besoin urgent. (&lt;strong&gt;Reuters&lt;/strong&gt;, 10 janvier 2009, soulign&#233; par l'auteur)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la nature de ces grandes cargaisons d'armes, elles sont destin&#233;es &#224; servir lors d'une op&#233;ration militaire future au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le lancement de la &lt;i&gt;Theater Iran Near Term Operation &lt;/i&gt;(TIRANNT) en mai 2003, un sc&#233;nario d'escalade impliquant des actions militaires contre l'Iran et la Syrie a &#233;t&#233; envisag&#233;. TIRANNT a &#233;t&#233; suivie par une s&#233;rie de plans militaires visant l'Iran. De nombreuses d&#233;clarations officielles et des documents militaires &#233;tasuniens sugg&#232;rent l'&#233;largissement de la guerre au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exp&#233;ditions d'armes indiquent que le &#171; sc&#233;nario de l'escalade &#187; non seulement existe, mais est pass&#233; &#224; une phase de planification militaire isra&#233;lo-&#233;tasunienne plus active.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas encore si ces armes seront utilis&#233;es ou non. &#192; cet &#233;gard, la question centrale est de savoir si l'invasion de Gaza fait partie d'une aventure militaire de plus grande envergure contre le Liban, la Syrie et l'Iran, dans laquelle des armes lourdes des &#201;tats-Unis, bombes perce-bunker comprises, seront utilis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire des envois d'armes &#233;tasuniennes en Isra&#235;l&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stockage en Isra&#235;l de bombes perce-bunker&lt;i&gt; made in USA&lt;/i&gt; est en cours depuis 2005 :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Les &#201;tats-Unis vont vendre &#224; Isra&#235;l pr&#232;s de 5000 bombes intelligentes. Ce serait le plus gros contrat de ventes d'armes entre ces deux alli&#233;s depuis des ann&#233;es. Parmi les bombes que recevra l'arm&#233;e de l'air [isra&#233;lienne], il y a 500 bombes perce-bunker d'une tonne capables de transpercer des murs de b&#233;ton de deux m&#232;tres d'&#233;paisseur, 2500 bombes ordinaires d'une tonne, 1000 bombes de 500 kilos, et 500 bombes de 250 kilos. Les bombes achet&#233;es par Isra&#235;l incluent des versions a&#233;roport&#233;es, des syst&#232;mes de guidage, des bombes d'entra&#238;nement et des d&#233;tonateurs. Elles sont guid&#233;es par un satellite isra&#233;lien utilis&#233; par les militaires. La vente augmentera les fournitures de bombes intelligentes isra&#233;liennes. Le Pentagone a d&#233;clar&#233; au Congr&#232;s que les bombes &#233;taient destin&#233;es &#224; maintenir l'avantage qualitatif d'Isra&#235;l [contre l'Iran], et &#224; mettre en avant les int&#233;r&#234;ts strat&#233;giques et tactiques des &#201;tats-Unis. (&lt;a href=&#034;http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/US-Israel/bombsale.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jewish Virtual Library&lt;/a&gt;, 21-22 septembre 2004, Haaretz / Jerusalem Post).&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Les exp&#233;ditions actuelles de bombes perce-bunker&lt;i&gt; made in USA&lt;/i&gt; ont d&#233;but&#233; en 2005. En avril 2005, les &#201;tats-Unis ont approuv&#233; la livraison d'environ 5000 &#171; armes intelligentes air-sol &#187;, dont quelque 500 bombes perce-bunker BLU 109. Ces munitions (enrob&#233;es d'uranium) seraient plus &#171; ad&#233;quates pour viser l'ensemble des cibles iraniennes, &#224; l'exception peut-&#234;tre de l'installation souterraine de Natanz, qui pourrait exiger la perce-bunker BLU-113 [plus puissante, une variante de la GBU 28] &#187;. (Voir Michel Chossudovsky, &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=4361&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Planned US-Israeli Nuclear Attack on Iran&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Global Research, 1er mai 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La BLU-109 est plus petite que la GBU 28. &#171; C'est une ogive de 900 kg, utilisable avec un kit de guidage GPS [...], et qui peut percer jusqu'&#224; 4,5 m&#232;tres de b&#233;ton arm&#233; &#187; (voir &lt;a href=&#034;http://www.f-16.net/news_article1198.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;F16.net&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le New York Times, en ao&#251;t 2006, au summum de la guerre contre le Liban, une importante cargaison de bombes GBU 28 de 2,2 tonnes a &#233;t&#233; envoy&#233;e en Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La GBU 28 est produite par Raytheon. Utilis&#233;e en l'Irak lors de la guerre du Golfe en 1991, elle a la capacit&#233; de percer environ 6 m&#232;tres de b&#233;ton arm&#233; (Haaretz, 9 novembre 2008). Contrairement aux bombes GBU 39 de 130 kilos utilis&#233;es &#224; Gaza, chaque GBU-28 p&#232;se 2,2 tonnes.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Selon la &lt;a href=&#034;http://www.fas.org/man/dod-101/sys/smart/gbu-28.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Federation of American Scientists&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#171; la &lt;i&gt;Guided Bomb Unit-28&lt;/i&gt; (GBU-28) est une arme sp&#233;cialement d&#233;velopp&#233;e pour transpercer les centres de commandement irakiens fortifi&#233;s, profond&#233;ment enterr&#233;s. La GBU-28 est une arme conventionnelle de 2,2 tonnes &#224; guidage laser, qui utilise une ogive p&#233;n&#233;trante de 2 tonnes &#187;.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(Pour une repr&#233;sentation visuelle, voir &#171; &lt;a href=&#034;http://www.usatoday.com/graphics/news/gra/gbuster/frame.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bob Sherman, &lt;i&gt;How the GBU-28 works&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#187; USA Today en ligne). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fas.org/man/dod-101/sys/smart/gbu28_11.jpg&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.fas.org/man/dod-101/sys/...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt; GBU-28 : &lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=FVkYe8tNZX4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vid&#233;o de d&#233;monstration de la GBU 28 sur UTube&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ces exp&#233;ditions d'armes r&#233;centes vers Isra&#235;l, d'une importance exceptionnelle, sont financ&#233;es par l'aide militaire &#233;tasunienne &#224; Isra&#235;l et font partie de l'accord de 2004 entre Washington et Tel-Aviv. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Comme mentionn&#233; ci-dessus, les livraisons de bombes perce-bunker (incluant la GBU 28) remontent &#224; 2005. Bien que la nature et la composition de ces derni&#232;res cargaisons d'armes soient inconnues, on soup&#231;onne qu'elles comportent la version perce-bunker lourde, comme la GBU-28.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&#192; cet &#233;gard, il convient de noter que l'&#233;t&#233; dernier, Isra&#235;l a demand&#233; au Pentagone de lui fournir des bombes perce-bunker GBU-28. Le but d&#233;clar&#233; &#233;tait de les utiliser dans l'&#233;ventualit&#233; d'une op&#233;ration militaire dirig&#233;e contre l'Iran. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En septembre 2008, selon la presse &#233;tasunienne et isra&#233;lienne citant des fonctionnaires du Pentagone, la demande de Tel-Aviv a &#233;t&#233; rejet&#233;e. Selon ces rapports, Washington a cat&#233;goriquement refus&#233; de livrer la cargaison de bombes perce-bunker GBU 28, qui auraient pu &#234;tre utilis&#233;es pour attaquer les installations nucl&#233;aires iraniennes. &#192; la place, Washington a accept&#233; de livrer la GBU-39, plus l&#233;g&#232;re, pour qu'elle soit utilis&#233;e &#224; Gaza.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Les &#201;tats-Unis ont &#171; rejet&#233; une demande d'Isra&#235;l, qui requ&#233;rait des &#233;quipements militaires et une aide qui lui permettrait d'am&#233;liorer sa capacit&#233; &#224; attaquer les installations nucl&#233;aires iraniennes &#187;. Les &#201;tasuniens ont consid&#233;r&#233; la demande [d'Isra&#235;l], transmise (et rejet&#233;e) au plus haut niveau comme un signe du stade de pr&#233;paration avanc&#233; d'Isra&#235;l pour attaquer l'Iran. Ils ont donc mis en garde Isra&#235;l contre toute attaque, affirmant que ce genre d'intervention allait &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts &#233;tasuniens. Ils ont aussi demand&#233; &#224; Isra&#235;l d'&#234;tre pr&#233;venus en avance, au cas o&#249; l'&#233;tat h&#233;breu d&#233;ciderait malgr&#233; tout d'attaquer l'Iran. D&#233;but septembre, Haaretz a signal&#233; que la demande comportait des bombes perce-bunker GBU-28. Selon AP, les &#201;tats-Unis ont convenu &#224; la mi-septembre de vendre &#224; Isra&#235;l 1000 bombes perce-bunker GBU-39 &#224; la place, qui, selon les experts militaires isra&#233;liens, &#171; pourraient constituer une nouvelle arme puissante &#187; contre Gaza. Ainsi, quand Isra&#235;l a demand&#233; aux des armes qui auraient pu servir &#224; bombarder l'Iran, les &#201;tats-Unis ont refus&#233;, ajoutant explicitement qu'ils ne souhaitaient pas voir d'attaque isra&#233;lienne contre l'Iran. Et il n'y a pas eu d'attaque isra&#233;lienne contre l'Iran. (&lt;a href=&#034;http://www.defense-update.com/newscast/1208/analysis/301208_earth_penetrating_weapons.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Defense Update.com&lt;/a&gt;, d&#233;cembre 2008).&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;sinformation m&#233;diatique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;clarations officielles et les communiqu&#233;s de presse sont bidon. Isra&#235;l et les &#201;tats-Unis ont toujours agi en &#233;troite coordination. Washington &#171; n'exige pas qu'Isra&#235;l lui fournisse un pr&#233;avis &#187; avant une op&#233;ration militaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d'Haaretz sugg&#232;re que l'administration Bush &#233;tait intransigeante et ne voulait pas que les Isra&#233;liens attaquent l'Iran. Le rapport laissait m&#234;me penser que les &#201;tats-Unis abattraient tout avion isra&#233;lien essayant d'attaquer l'Iran :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Autorisation de l'espace a&#233;rien : une attaque contre l'Iran n&#233;cessiterait de traverser l'espace a&#233;rien irakien. Pour ce faire, il faudrait ouvrir un couloir a&#233;rien que les avions de combat isra&#233;liens pourraient emprunter sans &#234;tre pris pour cible par les avions &#233;tasuniens ou les missiles antia&#233;riens. Les &#201;tats-Unis ont aussi rejet&#233; cette demande. Un compte rendu indique que pour esquiver le probl&#232;me, les &#201;tasuniens ont r&#233;pondu aux Isra&#233;liens de demander l'autorisation &#224; Nouri al-Maliki, le premier ministre irakien, en leur tenant &#224; peu pr&#232;s ce langage : &#171; Si vous voulez, arrangez-vous avec lui &#187; (&lt;strong&gt;Haaretz 9&lt;/strong&gt;, novembre 2008).&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport isra&#233;lien est trompeur. Isra&#235;l est l'alli&#233; des &#201;tats-Unis. Les op&#233;rations militaires sont &#233;troitement coordonn&#233;es. Isra&#235;l n'agit pas sans l'approbation de Washington et les &#201;tats-Unis n'abattent pas les avions de son plus proche alli&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nature et composition des derni&#232;res livraisons d'armes des &#201;tats-Unis vers Isra&#235;l&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces envois de &#171; munitions &#187; anormalement volumineux devraient en principe n&#233;cessiter l'aval du Congr&#232;s. &#192; notre connaissance, il n'existe pas de dossier public sur l'approbation de ces envois de munitions vers Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature et la composition des cargaisons sont inconnues. La demande de livraison par Isra&#235;l de GBU 28 de 2,2 tonnes a-t-elle &#233;t&#233; accept&#233;e par Washington, en court-circuitant le Congr&#232;s ? Ces bombes GBU 28 font-elles partie de la cargaison de 3000 tonnes envoy&#233;e vers Isra&#235;l ? Des mini-bombes nucl&#233;aires tactiques perce-bunker sont-elles incluses dans l'arsenal d'Isra&#235;l ? Ce sont les questions &#224; poser au Congr&#232;s des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux exp&#233;ditions de &#171; munitions &#187; devraient arriver en Isra&#235;l au plus tard les 25 et le 31 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Secr&#233;taire Robert Gates, qui reste &#224; la t&#234;te du D&#233;partement de la D&#233;fense, assure la continuit&#233; du calendrier militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;paration &#224; une confrontation avec l'Iran :&lt;br /&gt;
renforcement du syst&#232;me de d&#233;fense antimissile d'Isra&#235;l&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but janvier, le Pentagone a envoy&#233; en Isra&#235;l quelque 100 militaires de l'&lt;i&gt;US European Command&lt;/i&gt; (EUCOM) pour aider &#224; installer un nouveau syst&#232;me radar d'alerte pr&#233;coce en bande X. Ce projet fait partie de l'aide militaire pour Isra&#235;l approuv&#233;e par le Pentagone en septembre 2008 :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Le gouvernement isra&#233;lien a demand&#233; ce syst&#232;me pour l'aider &#224; se d&#233;fendre contre une &#233;ventuelle attaque de missiles de l'Iran. Le Secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense Robert M. Gates a sign&#233; l'ordre de d&#233;ploiement &#224; la mi-septembre. Selon les fonctionnaires de l'&lt;i&gt;US Missile Defense Agency&lt;/i&gt;, ce syst&#232;me pourra, d&#232;s qu'il sera pleinement op&#233;rationnel, suivre et identifier de petits objets &#224; grande distance et &#224; tr&#232;s haute altitude, notamment dans l'espace. De plus, la d&#233;fense antimissile d'Isra&#235;l s'int&#233;grera au r&#233;seau mondial de d&#233;tection de missiles des &#201;tats-Unis.
&lt;p&gt;&#171; Cela permettra aux Isra&#233;liens de suivre les missiles balistiques &#224; moyenne et longue port&#233;e bien mieux que ce que permet leur syst&#232;me actuel &#187; a d&#233;clar&#233; Morrell. &#171; La port&#233;e des radars de la d&#233;fense antimissiles isra&#233;lienne doublera et accro&#238;tra son temps d'engagement disponible &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s lui, cela permettra d'am&#233;liorer grandement la capacit&#233; d&#233;fensive d'Isra&#235;l. Et il ajoute &#171; les missiles balistiques, notamment ceux de l'Iran, repr&#233;sentent une menace grandissante dans la r&#233;gion, et personne ne devrait se sentir plus nerveux que les Isra&#233;liens &#224; ce sujet. Il est clair qu'ils le sont et ils ont demand&#233; notre aide &#187;. (&lt;a href=&#034;http://www.defencetalk.com/news/publish/defence&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Defense Talk.com&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, 6 janvier 2009, soulign&#233; par l'auteur).&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau syst&#232;me radar en bande X &#171; permet l'interception pr&#233;coce, d&#232;s le lancement sur le territoire ennemi au lieu du territoire ami &#187; (S&#233;nateur Azzolina Joseph, &lt;a href=&#034;http://66.102.9.101/translate_c?hl=fr&amp;sl=en&amp;tl=fr&amp;u=http://www.bayshorenews.com/publication/show/774&amp;usg=ALkJrhgCKf3YuJGl8BtUX3lrSRMY_UYhDQ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Protecting Israel from Iran's missiles&lt;/i&gt;, Bayshore News,&lt;/a&gt;26 d&#233;cembre 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le radar en bande X int&#233;grerait la d&#233;fense antimissile d'Isra&#235;l dans le r&#233;seau de d&#233;tection mondial des &#201;tats-Unis, qui comporte des satellites, des navires de l'&lt;i&gt;Advanced Electronic Guided Interceptor System&lt;/i&gt;, en M&#233;diterran&#233;e, dans le Golfe Persique et en Mer Rouge, ainsi que les radars et les intercepteurs au sol du syst&#232;me Patriot. &#187; (Ibid)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que cela signifie, c'est que Washington fait la pluie et le beau temps. Ce sont les &#201;tats-Unis, et non Isra&#235;l, qui contr&#244;leront le syst&#232;me de d&#233;fense : &#171; Ceci est, et restera, un syst&#232;me radar &#233;tasunien &#187; a d&#233;clar&#233; le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. &#171; Ce n'est pas quelque chose que nous donnons ou vendons aux Isra&#233;liens, c'est quelque chose qui n&#233;cessitera du &lt;strong&gt;personnel des &#201;tats-Unis&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;pour fonctionner&lt;/strong&gt; &#187;. (Cit&#233; dans &lt;a href=&#034;http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/127849&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Israel National News, 9 janvier 2009&lt;/a&gt;, soulign&#233; par l'auteur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, l'arm&#233;e &#233;tasunienne contr&#244;le le syst&#232;me de d&#233;fense a&#233;rienne d'Isra&#235;l, qui est int&#233;gr&#233; au syst&#232;me mondial de d&#233;fense antimissile des &#201;tats-Unis. Dans ces circonstances, Isra&#235;l ne peut pas lancer de guerre contre l'Iran sans l'aval du haut commandement des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les envois de munitions des &#201;tats-Unis, qui devraient arriver en Isra&#235;l apr&#232;s la prise de fonction de Barack Obama &#224; la pr&#233;sidence des &#201;tats-Unis et comme commandant en chef, font partie du programme plus g&#233;n&#233;ral de coop&#233;ration militaire US-isra&#233;lienne avec l'Iran en ligne de mire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement de la d&#233;fense antimissile d'Isra&#235;l, conjugu&#233; aux exp&#233;ditions d'armes &#233;tasuniennes, font partie d'un sc&#233;nario d'escalade qui pourrait entra&#238;ner le Moyen-Orient dans une guerre &#233;largie sous l'administration Obama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle Guerre froide ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux camps ont renforc&#233; leurs capacit&#233;s militaires. L'Iran a r&#233;pondu &#224; l'initiative isra&#233;lo-&#233;tasunienne en &#233;toffant son propre syst&#232;me de d&#233;fense antimissile avec le soutien de la Russie. Selon des rapports (21 d&#233;cembre), Moscou et T&#233;h&#233;ran ont tenu des pourparlers sur la fourniture par la Russie de syst&#232;mes de d&#233;fense a&#233;rienne &#224; moyenne port&#233;e, en particulier des syst&#232;mes sol-air de d&#233;fense antimissile S-300 &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/KA09Ag01.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Asian Times, 9 janvier 2009&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Canada, Le 14 janvier 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lire l'article original en anglais : &lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=11743&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Unusually Large U.S. Weapons Shipment to Israel : Are the US and Israel Planning a Broader Middle East War ?&lt;/a&gt;, publi&#233; le 11 janvier 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction :&lt;/strong&gt; P&#233;trus Lombard. R&#233;vis&#233; par Nicolas Gourio pour Mondialisation.ca.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Michel Chossudovsky&lt;/strong&gt; est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'&#233;conomie &#224; l'Universit&#233; d'Ottawa. Il est l'auteur de &lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=9100&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Guerre et mondialisation, La v&#233;rit&#233; derri&#232;re le 11 septembre&lt;/a&gt;et de la &lt;a href=&#034;http://www.ecosociete.org/t041.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation de la pauvret&#233; et nouvel ordre mondial&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qui sont les artisans de la d&#233;b&#226;cle &#233;conomique ? Le gouvernement Obama inversera-t-il la tendance ?</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Qui-sont-les-artisans-de-la-debacle-economique-Le-gouvernement-Obama-inversera-t-il-la-tendance</link>
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		<dc:date>2008-11-19T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'effritement financier d'octobre 2008 n'est pas l'effet d'un ph&#233;nom&#232;ne &#233;conomique cyclique. C'est un aboutissant calcul&#233; de la politique du gouvernement des &#201;tats-Unis, orchestr&#233; par le Tr&#233;sor am&#233;ricain et le Federal Reserve Board. &lt;br class='autobr' /&gt; Le &#171; plan de sauvetage &#187; (&#171; The Bailout &#187;) propos&#233; par le Tr&#233;sor am&#233;ricain ne constitue pas une &#171; solution &#187; &#224; la crise. C'est en fait tout le contraire : il provoque davantage de d&#233;b&#226;cle. Il cr&#233;e une concentration de richesses sans pr&#233;c&#233;dent, qui &#224; son tour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Gringoland-USA" rel="directory"&gt;&#171; Gringoland &#187; (USA) &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'effritement financier d'octobre 2008 n'est pas l'effet d'un ph&#233;nom&#232;ne &#233;conomique cyclique. C'est un aboutissant calcul&#233; de la politique du gouvernement des &#201;tats-Unis, orchestr&#233; par le Tr&#233;sor am&#233;ricain et le Federal Reserve Board.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; plan de sauvetage &#187; (&#171; The Bailout &#187;) propos&#233; par le Tr&#233;sor am&#233;ricain ne constitue pas une &#171; solution &#187; &#224; la crise. C'est en fait tout le contraire : il provoque davantage de d&#233;b&#226;cle. Il cr&#233;e une concentration de richesses sans pr&#233;c&#233;dent, qui &#224; son tour contribue &#224; creuser les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques et sociales, au sein des nations et entre les nations. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le niveau d'endettement est mont&#233; en fl&#232;che. Pouss&#233;es &#224; la faillite, les corporations industrielles sont rachet&#233;es par les institutions financi&#232;res mondiales. Le cr&#233;dit, c'est-&#224;-dire, l'offre de pr&#234;ts de financement, qui constitue la bou&#233;e de sauvetage de la production et de l'investissement, est contr&#244;l&#233; par une poign&#233;e de conglom&#233;rats financiers. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Avec le &#171; plan de sauvetage &#187; la dette publique a d&#233;rap&#233;. Les &#201;tats-Unis sont le pays le plus endett&#233; de la plan&#232;te. Avant le &#171; renflouage &#187;, leur dette publique &#233;tait de l'ordre de 10 billions de dollars. Cette dette libell&#233;e en dollars US se compose de bons du Tr&#233;sor et d'obligations en souffrance, d&#233;tenues par des particuliers, des gouvernements &#233;trangers, des entreprises et des institutions financi&#232;res. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&#171; Le plan de sauvetage &#187; : le gouvernement des &#201;tats-Unis finance son propre endettement&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Ironiquement, les banques de Wall Street b&#233;n&#233;ficiaires de l'argent du plan de sauvetage sont aussi les courtiers et les assureurs de la dette publique des &#201;tats-Unis. Bien que les banques ne d&#233;tiennent qu'une partie de la dette publique, elles font des affaires et du commerce dans le monde entier avec les titres de la dette publique libell&#233;s en dollar. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Dans une conjoncture d&#233;plaisante, les banques sont b&#233;n&#233;ficiaires d'une aum&#244;ne de plus de 700 milliards de dollars, et agissent en m&#234;me temps &#224; titre de cr&#233;anciers du gouvernement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Nous avons affaire &#224; un cercle vicieux absurde : pour financer le plan de sauvetage Washington doit emprunter &#224; des banques qui b&#233;n&#233;ficient du plan de sauvetage. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le gouvernement des &#201;tats-Unis finance ses propres dettes. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Les administrations f&#233;d&#233;rales, &#233;tatiques et municipales sont de plus en plus paralys&#233;es, sous strict contr&#244;le des conglom&#233;rats financiers mondiaux. Les cr&#233;anciers r&#233;clament de plus en plus au gouvernement le lancement d'une r&#233;forme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le plan de sauvetage incite &#224; la consolidation et &#224; la centralisation du pouvoir bancaire, ce qui &#224; son tour produit des retomb&#233;es sur l'activit&#233; &#233;conomique r&#233;elle, conduisant &#224; une s&#233;rie de faillites et au ch&#244;mage de masse. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le gouvernement Obama inversera-t-il la tendance ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
La crise financi&#232;re fait suite &#224; la d&#233;r&#233;glementation du syst&#232;me financier. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Obama a d&#233;clar&#233; sans &#233;quivoque sa volont&#233; de s'attaquer aux &#233;checs politiques du gouvernement Bush, et de &#171; d&#233;mocratiser &#187; le syst&#232;me financier &#233;tasunien. Barack Obama, le pr&#233;sident &#233;lu, affirme &#234;tre d&#233;termin&#233; &#224; inverser la tendance : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Rappelons-nous que si cette crise financi&#232;re nous a appris quelque chose, c'est que nous ne pouvons avoir une Wall Street prosp&#232;re pendant que le commun des mortels souffre. Dans ce pays, nous nous &#233;levons ou chutons en tant que nation, en tant que peuple.&lt;/i&gt; &#187; (Pr&#233;sident &#233;lu Barack Obama, 4 novembre 2008, soulign&#233; par l'auteur) &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Avec d&#233;sinvolture, les d&#233;mocrates reprochent au gouvernement Bush la d&#233;b&#226;cle financi&#232;re d'octobre. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Obama a fait savoir qu'il &#233;tablira un programme politique tout autre, qui servira les int&#233;r&#234;ts du commun des mortels : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Demain, vous pourrez tourner la page sur les politiques qui poussent &#224; la cupidit&#233; et &#224; l'irresponsabilit&#233; de Wall Street devant le dur labeur et le sacrifice des hommes et des femmes de la rue. Demain, vous pourrez choisir les politiques qui investissent dans notre classe moyenne, cr&#233;ent de nouveaux emplois et accroissent cette &#233;conomie, de sorte que tout le monde ait une chance de r&#233;ussir, du directeur g&#233;n&#233;ral &#224; la secr&#233;taire et au concierge, du propri&#233;taire de l'usine aux hommes et femmes qui y travaillent&lt;/i&gt;. &#187; (Barack Obama, campagne &#233;lectorale, 3 novembre 2008. Soulign&#233; par l'auteur.) &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Obama est-il engag&#233; dans le &#171; domptage de Wall Street &#187; et dans la &#171; neutralisation des march&#233;s financiers ? &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Ironiquement, cette politique de &#171; cupidit&#233; et d'irresponsabilit&#233; &#187; fut instaur&#233;e sous Le gouvernement Clinton. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
La &lt;i&gt;Financial Services Modernization Act&lt;/i&gt; (FSMA ou loi de modernisation des services financiers) de 1999 a incit&#233; &#224; abroger la Glass-Steagall Act de 1933. La Glass-Steagall Act, ce pilier du &#171; New Deal &#187; du pr&#233;sident Roosevelt, fut instaur&#233;e en r&#233;ponse au climat de corruption, de manipulation financi&#232;re et de &#171; d&#233;lit d'initi&#233; &#187; qui mena &#224; la faillite de plus de 5.000 banques dans les ann&#233;es qui suivirent le krach de Wall Street en 1929. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la Financial Services Modernization Act de 1999, le contr&#244;le effectif de l'ensemble du secteur des services financiers des &#201;tats-Unis (incluant les compagnies d'assurance, les fonds de pension, les titres, etc) a &#233;t&#233; c&#233;d&#233; &#224; une poign&#233;e de conglom&#233;rats financiers et &#224; leurs associ&#233;s, les fonds sp&#233;culatifs (hedge funds). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les instigateurs du d&#233;sastre financier&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Qui sont les artisans de cette d&#233;b&#226;cle ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Ironie am&#232;re, l'&#233;quipe de transition du pr&#233;sident &#233;lu Barack Obama songe &#224; pr&#233;sent aux instigateurs du d&#233;sastre financier pour le poste de secr&#233;taire au Tr&#233;sor : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Lawrence Summers a jou&#233; un r&#244;le clef dans le lobbying au Congr&#232;s pour l'abrogation de la Glass Steagall Act. Sa nomination opportune au poste de secr&#233;taire au Tr&#233;sor par le pr&#233;sident Clinton en 1999 a permis de forcer l'adoption de la Financial Services Modernization Act en novembre 1999. Au terme de son mandat &#224; la t&#234;te des Finances, il est devenu pr&#233;sident de l'universit&#233; de Harvard (2001-2006).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Paul Volker &#233;tait pr&#233;sident de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale dans les ann&#233;es 1980 de l'&#232;re Reagan. Il a jou&#233; un r&#244;le central dans la mise en &#339;uvre de la premi&#232;re phase de d&#233;r&#233;glementation financi&#232;re, qui a favoris&#233; la foule de faillites, fusions et acquisitions menant &#224; la crise financi&#232;re de 1987. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Timothy Geithner est directeur g&#233;n&#233;ral de la Banque de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale de New York (FRBNY), la plus puissante institution financi&#232;re priv&#233;e d'Am&#233;rique. Il est aussi ancien fonctionnaire des Finances du gouvernement Clinton. Il a travaill&#233; pour Kissinger Associates et fut aussi en poste au FMI. La FRBNY joue un r&#244;le en coulisses dans la mise au point de la politique financi&#232;re. Geithner agit pour le compte de puissants financiers derri&#232;re la FRBNY. Il est en plus membre du Council on Foreign Relations (CFR). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Jon Corzine, aujourd'hui gouverneur du New Jersey, est un ancien directeur g&#233;n&#233;ral de Goldman Sachs. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Au moment de la r&#233;daction de cet article, le favori d'Obama pour le poste de secr&#233;taire au Tr&#233;sor &#233;tait Larry Summers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Lawrence Summers, professeur d'&#233;conomie &#224; l'universit&#233; de Harvard, a servi d'&#233;conomiste en chef &#224; la Banque mondiale (1991-1993). Il a contribu&#233; &#224; la conception des r&#233;formes macro-&#233;conomiques impos&#233;es &#224; nombre de pays &#233;mergents endett&#233;s. Dans le cadre du programme d'ajustement structurel (PAS), parrain&#233; par le FMI et la Banque mondiale, l'impact social et &#233;conomique de ces r&#233;formes a &#233;t&#233; d&#233;vastateur, entra&#238;nant une extr&#234;me pauvret&#233;. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
La p&#233;riode de Larry Summer &#224; la Banque mondiale co&#239;ncidait avec l'effondrement de l'Union Sovi&#233;tique et l'imposition de la &#171; m&#233;decine &#233;conomique &#187; mortelle du FMI et de la Banque mondiale en Europe de l'Est, dans les anciennes r&#233;publiques sovi&#233;tiques et dans les Balkans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
En 1993, Summers est pass&#233; au Tr&#233;sor des &#201;tats-Unis. Il a d'abord occup&#233; le poste de sous-secr&#233;taire au Tr&#233;sor pour les affaires internationales et, plus tard, secr&#233;taire d'&#201;tat adjoint. En liaison avec ses anciens coll&#232;gues du FMI et de la Banque mondiale, il a jou&#233; un r&#244;le clef dans l'&#233;laboration du &#171; traitement de choc &#187; &#233;conomique li&#233; au train de r&#233;formes impos&#233;es &#224; la Cor&#233;e du Sud, &#224; la Tha&#239;lande et &#224; l'Indon&#233;sie, lors de l'apog&#233;e de la crise asiatique de 1997. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Les accords de plan de sauvetage n&#233;goci&#233;s avec ces trois pays ont &#233;t&#233; coordonn&#233;s au Tr&#233;sor par Summers, en liaison avec la Banque de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale de New York et les institutions de Bretton Woods &#224; Washington. Summers a travaill&#233; en &#233;troite collaboration avec le directeur g&#233;n&#233;ral adjoint du FMI, Stanley Fischer, nomm&#233; ensuite gouverneur de la Banque centrale d'Isra&#235;l. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Larry Summers est devenu secr&#233;taire su Tr&#233;sor en juillet 1999. C'est un prot&#233;g&#233; de David Rockefeller. Ce fut l'un des principaux artisans de l'inf&#226;me Financial Services Modernization Act, qui, purement et simplement, l&#233;gitima le d&#233;lit d'initi&#233; et la manipulation financi&#232;re. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&#171; Mettre le renard &#224; la garde du poulailler &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Summers est aujourd'hui consultant pour Goldman Sachs et directeur g&#233;n&#233;ral de DE Shaw Group, un organisme de fonds sp&#233;culatifs. En tant que gestionnaire de fonds de sp&#233;culation, ses contacts avec les Finances ainsi que Wall Street lui procurent de pr&#233;cieuses informations privil&#233;gi&#233;es sur le mouvement des march&#233;s financiers. Sous la gouverne de Larry Summers, et en cons&#233;quence directe de la crise financi&#232;re, le DE Shaw Group a fait des b&#233;n&#233;fices records. &#192; la fin octobre 2008, &#224; l'apog&#233;e de la crise financi&#232;re, le DE Shaw Group a annonc&#233; 7 milliards de dollars de revenu, en augmentation de 22 pour cent sur l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, &#171; avec pr&#232;s de trois fois plus d'argent dans la main qu'il y a un an &#187; (2theadvocate.com 31 octobre 2008). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Mettre un gestionnaire de fonds de sp&#233;culation (ayant des liens avec l'establishment financier de Wall Street) en charge des Finances &#233;quivaut &#224; placer le renard &#224; la garde du poulailler.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le Consensus de Washington&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Summers, Geithner, Corzine, Volker, Fischer, Phil Gramm, Bernanke, Hank Paulson, Rubin, sans oublier Alan Greenspan, et autres, sont des copains. Ils jouent au golf ensemble ; ils ont des liens avec le Council on Foreign Relations et les Bilderberg ; ils agissent de concert conform&#233;ment aux int&#233;r&#234;ts de Wall Street ; ils se rencontrent &#224; huis clos ; ils sont sur la m&#234;me longueur d'onde ; ils sont d&#233;mocrates et r&#233;publicains. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Bien qu'ils puissent &#234;tre en d&#233;saccord sur certaines questions, ils sont fermement attach&#233;s au consensus Washington-Wall Street. Ils sont absolument impitoyables dans la gestion de leurs op&#233;rations &#233;conomiques et financi&#232;res. Leurs actions sont motiv&#233;es par le profit. En dehors de leur strict int&#233;r&#234;t envers le &#171; rendement &#187; des &#171; march&#233;s, &#187; ils sont peu concern&#233;s par la &#171; vie des &#234;tres humains, &#187; par l'impact de l'&#233;ventail d'implacables r&#233;formes macro-&#233;conomiques et financi&#232;res sur la vie des gens, r&#233;formes qui poussent &#224; la faillite des secteurs entiers de l'activit&#233; &#233;conomique. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le raisonnement sous-jacent au discours &#233;conomique n&#233;olib&#233;ral est souvent cynique et m&#233;prisant. &#192; cet &#233;gard, le discours &#233;conomique de Lawrence Summers se distingue. Il est connu chez les &#233;cologistes pour avoir propos&#233; de d&#233;verser les d&#233;chets toxiques dans les pays du tiers monde, car, l&#224;-bas, les gens ont la vie plus courte et le co&#251;t de main-d'&#339;uvre est extr&#234;mement bas, ce qui signifie essentiellement que la valeur de march&#233; des gens du tiers monde est tr&#232;s inf&#233;rieure. Selon Summers, cela rend l'exportation des mati&#232;res dangereuses vers les pays pauvres beaucoup plus &#171; rentable &#187;. En 1991, une note de service controvers&#233;e de la Banque mondiale, sign&#233;e par l'&#233;conomiste en chef Larry Summers, indique ce qui suit (extraits, soulign&#233; par l'auteur) :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Date : 12 d&#233;cembre 1991 - Pour : Distribution - De : Lawrence H. Summers - Objet : GEP&lt;/strong&gt; [GEP signifie Bonnes Pratiques Environnementales, ndt] &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Industries &#171; sales &#171; : Juste entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager DAVANTAGE la migration des industries sales vers les pays les moins d&#233;velopp&#233;s ?&lt;/strong&gt; Je pense &#224; trois raisons : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1) &lt;strong&gt;La mesure du co&#251;t de la pollution alt&#233;rant la sant&#233; d&#233;pend des gains pr&#233;vus de l'augmentation de la morbidit&#233; et de la mortalit&#233;&lt;/strong&gt;. .. De ce point de vue une quantit&#233; donn&#233;e de pollution affectant la sant&#233; doit &#234;tre faite dans le pays ayant les co&#251;ts les plus faibles, qui sera le pays dont les salaires sont les plus bas. &lt;strong&gt;Je pense que la logique &#233;conomique derri&#232;re le d&#233;chargement de d&#233;chets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irr&#233;prochable et nous devons la regarder en face.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 2) Le co&#251;t de la pollution est susceptible d'&#234;tre non lin&#233;aire, car l'augmentation initiale de pollution a sans doute un co&#251;t tr&#232;s bas. J'ai toujours pens&#233; que &lt;strong&gt;les pays sous-peupl&#233;s d'Afrique&lt;/strong&gt; sont infiniment peu pollu&#233;s, la qualit&#233; de leur air est sans doute consid&#233;rablement peu rentable par rapport &#224; Los Angeles ou Mexico. Ce qui emp&#234;che l'am&#233;lioration du bien-&#234;tre mondial du commerce de la pollution de l'air et des d&#233;chets, c'est le seul fait d&#233;plorable que tant de pollution soit produite par des industries non n&#233;gociables (transport, production d'&#233;lectricit&#233;), et que le co&#251;t unitaire du transport des d&#233;chets solides soit si &#233;lev&#233;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 3) &lt;strong&gt;La demande d'un environnement propre pour des raisons esth&#233;tiques et de sant&#233; est susceptible d'avoir une tr&#232;s grande &#233;lasticit&#233; de revenus&lt;/strong&gt;. [La demande augmente avec le niveau de revenu]. L'inqui&#233;tude &#224; propos d'un agent ayant une chance sur un million de provoquer le cancer de la prostate est de toute &#233;vidence beaucoup plus &#233;lev&#233;e dans un pays o&#249; les gens survivent au cancer de la prostate que dans un pays o&#249; le taux de mortalit&#233; des moins de 5 ans est de 200 pour mille. . .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.globalpolicy.org/socecon/envronmt/summers.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.globalpolicy.org/socecon/envronmt/summers.htm&lt;/a&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
L'attitude de Summers sur l'exportation de la pollution vers les pays &#233;mergents a eu un impact marqu&#233; sur la politique environnementale des &#201;tats-Unis : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
En 1994, &#171; pratiquement tous les pays du monde se sont dissoci&#233;s des r&#233;flexions de &#171; logique &#233;conomique &#187; de M. Summers form&#233; &#224; Harvard, sur le d&#233;versement des poisons des pays riches chez leurs voisins plus pauvres, et ils ont d&#233;cid&#233; d'interdire l'exportation des d&#233;chets dangereux de l'OCDE vers les pays [&#233;mergents] non membres de l'OCDE dans le cadre de la Convention de B&#226;le. Cinq ans plus tard, les &#201;tats-Unis sont l'un des rares pays n'ayant toujours ni ratifi&#233; la Convention de B&#226;le ni l'Amendement d'Interdiction de la Convention de B&#226;le sur l'exportation des d&#233;chets dangereux de l'OCDE vers les pays hors OCDE. (Jim Valette, &lt;a href=&#034;http://www.counterpunch.org/summers.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La guerre contre la Terre de Larry Summers&lt;/a&gt;, Counterpunch, non dat&#233;) &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Crise asiatique de 1997 : R&#233;p&#233;tition g&#233;n&#233;rale des choses &#224; venir&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Au cours de l'ann&#233;e 1997, la sp&#233;culation mon&#233;taire, instrument&#233;e par de grandes institutions financi&#232;res et dirig&#233;e contre la Tha&#239;lande, l'Indon&#233;sie et la Cor&#233;e du Sud, a favoris&#233; l'effondrement des monnaies nationales et le transfert de milliards de dollars des r&#233;serves des banques centrales entre les mains de financiers priv&#233;s. Plusieurs observateurs ont signal&#233; la manipulation d&#233;lib&#233;r&#233;e du march&#233; des actions ordinaires et des devises par des banques d'affaires et des soci&#233;t&#233;s de courtage. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Bien que les accords de plan de sauvetage asiatiques &#233;taient n&#233;goci&#233;s officiellement par le FMI, les grandes banques de commerce de Wall Street (dont Chase, Bank of America, Citigroup et JP Morgan), ainsi que les &#171; cinq grandes &#187; banques d'affaires (dont Goldman Sachs, Lehman Brothers, Morgan Stanley et Salomon Smith Barney) ont &#233;t&#233; &#171; consult&#233;es &#187; sur les clauses &#224; inclure dans ces accords. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le Tr&#233;sor des &#201;tats-Unis, en lien avec Wall Street et les institutions de Bretton Woods, ont jou&#233; un r&#244;le central dans la n&#233;gociation des accords de sauvetage. Larry Summers et Timothy Geithner, ont particip&#233; activement au nom du Tr&#233;sor des &#201;tats-Unis au sauvetage de la Cor&#233;e du Sud en 1997 : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
[En 1997] MM Summers et Geithner s'activaient &#224; persuader M. Rubin de soutenir l'aide financi&#232;re &#224; la Cor&#233;e du Sud. M. Rubin se m&#233;fiait de pareille mesure, s'inqui&#233;tant du fait que fournir de l'argent &#224; un pays en situation d&#233;sesp&#233;r&#233;e pourrait &#234;tre une affaire perdue d'avance. . . (WSJ, 8 novembre 2008) &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Ce qui est arriv&#233; en Cor&#233;e du Sud du fait des conseils du secr&#233;taire adjoint au Tr&#233;sor Larry Summers et des autres, n'a rien &#224; voir avec l'&#171; aide financi&#232;re. &#187; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le pays a &#233;t&#233; litt&#233;ralement mis &#224; sac. Le sous-secr&#233;taire des Finances, David Lipton, a &#233;t&#233; envoy&#233; &#224; S&#233;oul en d&#233;but d&#233;cembre 1997. Des n&#233;gociations secr&#232;tes ont &#233;t&#233; engag&#233;es. Washington a exig&#233; le cong&#233;diement du Ministre des Finances de Cor&#233;e du Sud et l'acceptation sans r&#233;serve du &#171; sauvetage &#187; du FMI. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Aussit&#244;t apr&#232;s sa nomination, le nouveau secr&#233;taire au Tr&#233;sor, qui &#233;tait un ancien fonctionnaire du FMI et de la Banque mondiale, est parti pr&#233;cipitamment &#224; Washington pour des &#171; consultations &#187; avec son ancien coll&#232;gue Stanley Fischer, directeur g&#233;n&#233;ral adjoint du FMI. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&#171; Le corps l&#233;gislatif cor&#233;en s'est r&#233;unis en sessions extraordinaires le 23 d&#233;cembre. La d&#233;cision finale, concernant le march&#233; de 57 milliards de dollars, a &#233;t&#233; prise le lendemain, le 24 d&#233;cembre, lors du r&#233;veillon de No&#235;l, apr&#232;s les heures de bureau &#224; New York. Les plus hauts financiers de Wall Street, de Chase Manhattan, Bank America, Citicorp et JP Morgan, ont &#233;t&#233; convoqu&#233;s pour une r&#233;union &#224; la Banque de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale de New York. C'est aussi dans la salle du r&#233;veillon de No&#235;l o&#251; se retrouvaient les repr&#233;sentants des cinq grandes banques d'affaires de New York, notamment Goldman Sachs, Lehman Brothers, Morgan Stanley et Salomon Smith Barney. Et &#224; minuit, au r&#233;veillon de No&#235;l, recevant le feu vert des banques, le FMI a accord&#233; &#224; la h&#226;te 10 milliards de dollars &#224; S&#233;oul pour r&#233;pondre &#224; l'avalanche de dettes &#224; court terme venant &#224; &#233;ch&#233;ance. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les coffres de la Banque centrale de Cor&#233;e du Sud ont &#233;t&#233; mis &#224; sac. Les cr&#233;anciers et les sp&#233;culateurs attendaient anxieusement pour toucher leur butin. Ces m&#234;mes institutions, qui sp&#233;culaient contre la victoire cor&#233;enne, ont encaiss&#233; l'argent du plan de sauvetage du FMI. C'&#233;tait une escroquerie. &#187; (Voir Michel Chossudovsky, &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&amp;code=CHO20050722&amp;articleId=719&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Recolonization of Korea&lt;/a&gt;, publi&#233; par la suite en chapitre de The Globalization of Poverty and the New World Order, Global Research, Montr&#233;al, 2003.) &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#171; puissante m&#233;decine &#233;conomie &#187; est la prescription du Consensus de Washington. &#171; Souffrance &#224; court terme pour gains &#224; long terme &#187; &#233;tait la devise de la Banque mondiale durant la p&#233;riode o&#249; Lawrence Summers &#233;tait &#233;conomiste en chef. (Voir IMF, &lt;a href=&#034;http://www.globalexchange.org/campaigns/wbimf/bloomberg110700.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;World Bank Reforms Leave Poor Behind&lt;/a&gt;, Bank Economist Finds, Bloomberg, 7 novembre 2000)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Nous avons affaire &#224; tout un &#171; r&#233;seau de vieux copains &#187; fonctionnaires et conseillers du Tr&#233;sor, de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale, du FMI, de la Banque mondiale, des groupes de r&#233;flexion de Washington, qui sont en lien permanent avec les principaux bailleurs de fonds de Wall Street. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Quel qu'il soit, celui que choisira l'&#233;quipe de transition d'Obama fera partie du Consensus de Washington. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La Financial Services Modernization Act de 1999&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Ce qui est arriv&#233; en octobre 1999 est d&#233;cisif. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&#192; la suite de longues n&#233;gociations &#224; huis clos dans les salles de r&#233;union de Wall Street, dans lesquelles Larry Summers joua un r&#244;le central, le cadre r&#233;glementaire contr&#244;lant les puissants conglom&#233;rats bancaires de Wall Street fut abrog&#233; &#171; d'un trait de plume. &#187; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Larry Summers travaillait en &#233;troite collaboration &lt;a href=&#034;http://bioguide.congress.gov/scripts/biodisplay.pl?index=g000365&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;avec le s&#233;nateur Phil Gramm&lt;/a&gt; (1985-2002), pr&#233;sident du comit&#233; s&#233;natorial des banques, qui fut l'artisan l&#233;gislatif de la Gramm-Leach-Bliley Financial Services Modernization Act, promulgu&#233;e le 12 novembre 1999 (voir la photo de groupe ci-dessus). (Pour le texte complet voir sur le site du Congr&#232;s des &#201;tats-Unis : &lt;a href=&#034;http://frwebgate.access.gpo.gov/cgi-bin/getdoc.cgi?dbname=106_cong_public_laws&amp;docid=f:publ102.106&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pub.L. 106-102&lt;/a&gt; ). En tant que s&#233;nateur du Texas, Phil Gramm fut &#233;troitement associ&#233; &#224; Enron. &lt;br /&gt;
En d&#233;cembre 2000, en fin du mandat de Clinton, Gram pr&#233;senta un deuxi&#232;me projet de loi appel&#233; Gramm-Lugar Commodity Futures Modernization Act (FSMA), qui ouvrait la voie &#224; l'attaque sp&#233;culative dans les produits de base, notamment le p&#233;trole et les denr&#233;es alimentaires. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Cette loi, &lt;/i&gt;a-t-il d&#233;clar&#233;&lt;i&gt;, permettrait de s'assurer que ni la SEC ni la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) ne pouvaient contr&#244;ler les affaires des produits financiers modernes appel&#233;s swaps, et donc &#034; prot&#233;gerait les institutions financi&#232;res de la sur-r&#233;glementation &#187; et la &#171; positon de leader mondial de notre secteur des services financiers dans le nouveau si&#232;cle.&lt;/i&gt; &#187; (Voir David Corn, Foreclosure Phil, &lt;a href=&#034;http://www.motherjones.com/news/feature/2008/07/foreclosure-phil.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mother Jones&lt;/a&gt;, juillet-ao&#251;t 2008)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Phil Gramm &#233;tait le premier choix de McCain pour le poste de secr&#233;taire au Tr&#233;sor.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre des nouvelles r&#232;gles de la FSMA, ratifi&#233;e par le S&#233;nat am&#233;ricain en octobre 1999 et approuv&#233;e par le Pr&#233;sident Clinton, les banques commerciales, soci&#233;t&#233;s de courtage, fonds sp&#233;culatifs, investisseurs institutionnels, fonds de pension et compagnies d'assurance, peuvent investir librement dans toute autre entreprise, ainsi que regrouper enti&#232;rement leurs op&#233;rations financi&#232;res. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Un &#171; supermarch&#233; financier mondial &#187; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;, ouvrant la voie &#224; une &#233;norme concentration de puissance financi&#232;re. L'un des personnages clefs &#224; l'origine de ce projet fut le secr&#233;taire au Tr&#233;sor Larry Summers, en coop&#233;ration avec David Rockefeller. Summers d&#233;crivait la FSMA comme &#171; le fondement l&#233;gislatif du syst&#232;me financier du 21&#232;me si&#232;cle. &#187; Ce fondement l&#233;gislatif est l'une des principales raisons de la d&#233;b&#226;cle financi&#232;re de 2008. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;D&#233;sarmement financier&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Il ne peut y avoir de solution constructive &#224; la crise, sauf r&#233;forme majeure dans le syst&#232;me financier, ce qui implique, entre autres, le gel du n&#233;goce sp&#233;culatif et la &#171; neutralisation des march&#233;s financiers. &#187; Le projet de neutralisation des march&#233;s financiers fut propos&#233; pour la premi&#232;re fois dans les ann&#233;es 40 par John Maynard Keynes, comme un moyen d'instaurer un syst&#232;me mon&#233;taire international multipolaire. (Voir JM Keynes, Activities 1940-1944, Shaping the Post-War World : The Clearing Union, The Collected Writings de John Maynard Keynes, Royal Economic Society, Macmillan et Cambridge University Press, Vol. XXV, Londres 1980, p. 57) . &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le commun des mortels contre Wall Street&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
O&#249; sont &#171; les candidats du Main Street &#187; retenus par Obama ? C'est-&#224;-dire, ceux qui ob&#233;issent aux int&#233;r&#234;ts des gens des quatre coins des &#201;tats-Unis. Aucun leader du milieu communautaire ou repr&#233;sentant des travailleurs n'est sur la liste des postes clefs d'Obama. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le pr&#233;sident &#233;lu d&#233;signe les artisans de la d&#233;r&#233;glementation financi&#232;re. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Aucune r&#233;forme financi&#232;re constructive ne peut &#234;tre adopt&#233;e par des fonctionnaires nomm&#233;s par Wall Street et agissant en son nom. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Ceux qui en 1999 ont incendi&#233; le syst&#232;me financier, sont rappel&#233;s pour &#233;teindre le feu. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
La &#171; solution &#187; du &#171; sauvetage &#187; propos&#233;e pour la crise provoque davantage de d&#233;b&#226;cle &#233;conomique. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Il n'y a aucune solution politique &#224; l'horizon. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Les conglom&#233;rats bancaires m&#232;nent le bal. Ils d&#233;cident de la composition du gouvernement Obama. Ils ont aussi choisi l'ordre du jour du sommet financier de Washington (15 novembre 2008), pr&#233;vu pour jeter les bases de la cr&#233;ation d'un nouveau &#171; syst&#232;me financier mondial. &#187; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le plan de Wall Street a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; discut&#233; derri&#232;re les portes closes : le programme secret est d'&#233;tablir un syst&#232;me mon&#233;taire international unipolaire, domin&#233; par la puissance financi&#232;re des &#201;tats-Unis, qui &#224; son tour serait prot&#233;g&#233;e et s&#233;curis&#233;e par la sup&#233;riorit&#233; militaire du pays. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le n&#233;olib&#233;ralisme &#224; &#171; visage humain &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Rien n'indique qu'Obama rompra les ponts avec ses commanditaires de Wall Street, qui ont largement financ&#233; sa campagne &#233;lectorale. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Citigroup, Microsoft de Bill Gates sont parmi ses principaux donateurs de la campagne. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Au nombre des individus les plus riches du monde, Warren Buffett n'a pas fait que soutenir la campagne &#233;lectorale de Barak Obama, il est membre de son &#233;quipe de transition, jouant un r&#244;le clef dans la formation de ses minist&#232;res. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Warren Buffett&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&#192; moins d'un bouleversement majeur dans le syst&#232;me des nominations politiques aux postes clefs, un ordre du jour &#233;conomique alternatif de Barack Obama ax&#233; sur la lutte contre la pauvret&#233; et la cr&#233;ation d'emplois est grandement improbable. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Barack Obama &#224; la conf&#233;rence de presse du 7 novembre. Joe Biden (&#224; gauche), Rahm Emanuel (&#224;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;droite), r&#233;cemment nomm&#233; secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Maison Blanche (Chief of Staff). Photo : Charles Dharapak&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Ce &#224; quoi nous assistons est la continuit&#233;. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Obama procure un &#171; visage humain &#187; au statu quo. Ce visage humain sert &#224; tromper les &#201;tasuniens sur la nature de l'&#233;conomie et de l'action politique. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Les r&#233;formes &#233;conomiques n&#233;olib&#233;rales restent inchang&#233;es. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
L'essentiel de ces r&#233;formes, dont le &#171; plan de sauvetage &#187; des plus importantes institutions financi&#232;res &#233;tasuniennes, d&#233;truit en fin de compte l'&#233;conomie r&#233;elle, tout en for&#231;ant &#224; la faillite des r&#233;gions enti&#232;res du secteur manufacturier et de l'&#233;conomie des services. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Original &lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=10860&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Who are the Architects of Economic Collapse ? Will an Obama Administration Reverse the Tide ?&lt;/a&gt;, publi&#233; le 9 novembre 2008.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Traduction libre de P&#233;trus Lombard. R&#233;vis&#233;e par Julie L&#233;vesque pour &lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Le 16 novembre 2008&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le cheval de Troie de Wall Street.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Le-cheval-de-Troie-de-Wall-Street</link>
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		<dc:date>2008-10-28T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sergei Lavrov, le ministre russe des Affaires &#233;trang&#232;res, a annonc&#233; que le Br&#233;sil, la Russie, l'Inde et la Chine &#171; coordonnaient leurs efforts pour surmonter la crise financi&#232;re. &#187; Cette d&#233;claration sugg&#232;re que les quatre pays vont se confronter &#224; l'alliance dominante, US-UK-UE, qui personnifiera les int&#233;r&#234;ts bancaires occidentaux, au prochain sommet de Washington. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous allons coordonner nos initiatives avec les principales &#233;conomies &#233;mergentes. Nous sommes en contact direct avec l'Inde, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Neoliberalisme" rel="directory"&gt;Capitalisme s&#233;nile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sergei Lavrov, le ministre russe des Affaires &#233;trang&#232;res, a annonc&#233; que le Br&#233;sil, la Russie, l'Inde et la Chine &#171; &lt;i&gt;coordonnaient leurs efforts pour surmonter la crise financi&#232;re&lt;/i&gt;. &#187; Cette d&#233;claration sugg&#232;re que les quatre pays vont se confronter &#224; l'alliance dominante, US-UK-UE, qui personnifiera les int&#233;r&#234;ts bancaires occidentaux, au prochain sommet de Washington. &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
Nous allons coordonner nos initiatives avec les principales &#233;conomies &#233;mergentes. Nous sommes en contact direct avec l'Inde, la Chine et le Br&#233;sil ; nous sommes en interaction avec les organisations BRIC et RIC [Russie-Inde-Chine et Br&#233;sil], &#187; a-t-il ajout&#233;. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Plus t&#244;t ce mois-ci, le premier ministre Vladimir Poutine a dit que la crise montrait que les pays du BRIC pourraient devenir &#171; la locomotive de l'&#233;conomie mondiale dans les ann&#233;es &#224; venir. &#187; (The Hindu, 26 octobre 2008)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G-20 se r&#233;uniront &#224; S&#227;o Paulo en novembre avant les r&#233;unions au sommet &#224; Washington.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
La question cruciale : une politique alternative &#224; celle propos&#233;e par Wall Street et le minist&#232;re des Finances &#233;tasunien pourrait-elle na&#238;tre des discussions du sommet du BRIC et/ou du G-20 ? &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le BRIC constitue-t-il un &#171; Triangle Strat&#233;gique &#187;, comme le sugg&#232;re la d&#233;p&#234;che de la presse officielle de Moscou ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Il est fort improbable qu'une autre alternative puisse sortir de la r&#233;union du BRIC ou du G-20. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Alors que la Chine et la Russie conservent un certain degr&#233; de souverainet&#233; &#233;conomique et financi&#232;re, la politique mon&#233;taire de la plupart des pays en d&#233;veloppement, notamment de l'Inde et du Br&#233;sil, est sous surveillance directe de Washington et de Wall Street. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Manmohan Singh, le Premier ministre indien, est un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale. Au d&#233;but des ann&#233;es 1990, en tant que ministre des Finances, il a men&#233; &#224; bonne fin les r&#233;formes macro-&#233;conomiques impos&#233;es &#224; l'Inde par le FMI, en &#233;troite coordination avec les institutions de Bretton Woods. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
L'actuel gouverneur de la Reserve Bank of India (RBI), le Dr Duvvuri Subbarao, est aussi fonctionnaire &#224; la Banque mondiale. Il a &#233;t&#233; nomm&#233; &#224; un moment tr&#232;s critique, le 5 septembre 2008, au tout d&#233;but de la crise financi&#232;re. Duvvuri Subbarao a pass&#233; dix ans &#224; la Banque mondiale &#224; Washington. (1994-2004). &#192; peine deux semaines apr&#232;s le d&#233;but de son mandat de gouverneur &#224; la RBI, le march&#233; boursier indien s'effondrait. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
L'inaction du Dr Duvvuri Subbarao &#224; la t&#234;te de la RBI &#224; l'apog&#233;e de la crise a largement contribu&#233; &#224; aggraver la fuite des capitaux. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les projets de r&#233;unions de la BRIC&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Sergue&#239; Lavrov, le Ministre russe des Affaires &#233;trang&#232;res, a dit : &#171; &lt;i&gt;La Russie coordonne ses actes avec l'Inde et la Chine pour surmonter la crise financi&#232;re.&lt;/i&gt; &#187; Les r&#233;unions de la BRIC se tiendront &#224; S&#227;o Paulo avant celles du G-20 :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Lavrov a rappel&#233; qu'une r&#233;union des ministres des Finances du G-20 se tiendra &#224; S&#227;o Paulo, au Br&#233;sil, dans la premi&#232;re moiti&#233; de novembre. Au cours de cette r&#233;union, il a aussi pr&#233;vu de rencontrer le ministre des Finances chinois. Malgr&#233; l'apparition de nouveaux centres de croissance &#233;conomique, de pouvoir financier et d'influence politique, a soulign&#233; Lavrov, divers pays doivent unir leurs efforts pour chercher les moyens de surmonter la crise et l'emp&#234;cher de se r&#233;p&#233;ter. Il a aussi d&#233;clar&#233; qu'une conf&#233;rence se tiendra &#224; Washington le 15 novembre. Cette conf&#233;rence sera extr&#234;mement importante, a observ&#233; Lavrov, car tous les principaux acteurs sont cens&#233;s &#234;tre l&#224;. Il a toutefois soulign&#233; qu'il &#233;tait vital qu'ils ne fassent pas que se r&#233;unir, mais qu'ils coop&#232;rent aussi les uns avec les autres. &lt;/i&gt; &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.rbcnews.com/free/20081024161305.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;RBC News&lt;/a&gt;, 26 octobre 2008) &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Qui assistera &#224; ces r&#233;unions ? Quelle est la relation entre ces hauts fonctionnaires (gouverneurs de banques centrales et ministres des Finances) et les int&#233;r&#234;ts de Wall Street ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le pr&#233;sident de la Banque centrale du Br&#233;sil, Hector Meirelles, jouera un r&#244;le clef dans les s&#233;ances du BRIC et du G-20 &#224; S&#227;o Paulo, ainsi que dans celle du 15 novembre &#224; Washington.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le Cheval de Troie&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Henrique de Campos Meirelles, nomm&#233; patron de la Banque centrale du Br&#233;sil en 2003 par le pr&#233;sident &#171; socialiste &#187; Luis In&#225;cio Lula da Silva, se trouve &#234;tre parmi les plus puissants financiers de Wall Street. Avant de devenir gouverneur de la Banque centrale du Br&#233;sil, il a &#233;t&#233; pr&#233;sident de la Banque mondiale et directeur g&#233;n&#233;ral de Fleet Boston, la septi&#232;me plus grande banque des &#201;tats-Unis, qui a ensuite fusionn&#233; avec la Banque d'Am&#233;rique, formant la plus grande institution financi&#232;re du monde. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hector Meirelles est un cheval de Troie. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
La nomination de l'ancien directeur g&#233;n&#233;ral d'une banque de Wall Street &#224; la t&#234;te de la Banque centrale du pays &#233;quivaut &#224; &#171; donner la garde du poulailler au renard &#187;. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Durant son mandat ant&#233;rieur de directeur g&#233;n&#233;ral, Bank Boston (qui a plus tard fusionn&#233; pour former Fleet Boston) fut l'une des diverses banques de Wall Street &#224; avoir sp&#233;cul&#233; contre le real br&#233;silien en 1998-99, entra&#238;nant l'effondrement spectaculaire de la bourse de S&#227;o Paulo le &#171; mercredi noir &#187; du 13 janvier 1999. On estime que Bank Boston a fait 4,5 milliards de dollars de b&#233;n&#233;fices inattendus au Br&#233;sil au cours du Plan Real, lanc&#233; avec un investissement initial de cent millions de dollars. (Latin Finance, 6 ao&#251;t 1998.)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Dans la crise financi&#232;re actuelle, la perte des r&#233;serves de devises &#233;trang&#232;res du pays a &#233;t&#233; spectaculaire. Hector Meirelles a servi les int&#233;r&#234;ts de Wall Street. En moins d'un mois, quelque 22,9 milliards de dollars des r&#233;serves de change de la Banque centrale ont &#233;t&#233; perdus sous la forme de fuites de capitaux. (Bloomberg, 26 octobre 2008.) Impos&#233; par le Consensus de Washington, il n'existe au Br&#233;sil aucun contr&#244;le des changes qui pourrait prot&#233;ger le real des attaques sp&#233;culatives : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Les ventes de r&#233;serves pour acheter des reals sur le march&#233; ont atteint 3,2 milliards de dollars entre le 8 et le 20 octobre, a d&#233;clar&#233; Henrique Meirelles, pr&#233;sident de la Banque centrale, lors d'un t&#233;moignage devant le Congr&#232;s hier soir. Les autres types d'intervention, notamment les pr&#234;ts et les &#233;changes de devises, n'affectent pas le niveau des r&#233;serves&#8230; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les d&#233;cideurs politiques br&#233;siliens ont &#233;t&#233; contraints de faire appel &#224; des r&#233;serves records - plus de 200 milliards dollars - apr&#232;s que des investisseurs prudents ont retir&#233; de l'argent des march&#233;s &#233;mergents, causant la pire chute du real br&#233;silien depuis sa d&#233;valuation de 1999. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le real a perdu un tiers de sa valeur face au dollar depuis le 1er ao&#251;t apr&#232;s neuf ans d'apog&#233;e, provoquant des pertes de plus de 5 milliards de &lt;i&gt;reais&lt;/i&gt; (2,2 milliards de dollars) chez certaines grandes compagnies, &#224; cause de mauvais paris sur la monnaie. L'indice boursier de r&#233;f&#233;rence a baiss&#233; de 32 pour cent durant la p&#233;riode. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Dans un d&#233;cret publi&#233; aujourd'hui, le pr&#233;sident Luiz In&#225;cio Lula da Silva a permis &#224; la Banque centrale de s'engager dans des op&#233;rations d'&#233;change de monnaie avec les banques centrales &#233;trang&#232;res. Les fonctionnaires de la Banque centrale &#224; Brasilia ne sont pas imm&#233;diatement dispos&#233;s &#224; faire des commentaires, selon le bureau de presse. (Bloomberg, 26 octobre 2008.)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
En outre, le gouvernement br&#233;silien a imit&#233; le minist&#232;re des Finances &#233;tasunien en organisant le renflouage des institutions bancaires br&#233;siliennes, dont la plupart sont en r&#233;alit&#233; contr&#244;l&#233;es par des banques &#233;tasuniennes et europ&#233;ennes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le ministre des Finances du Br&#233;sil, Guido Mantega, sera &#224; la pr&#233;sidence de la r&#233;union du Groupe des 20 (G-20). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Le pr&#233;sident de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale US, Ben Bernanke (&#224; gauche), le ministre des Finances US, Henry M. Paulson Jr. (2&#232;me &#224; gauche), le ministre des Finances du Br&#233;sil, Guido Mantega (2&#232;me &#224; droite), le pr&#233;sident de la Banque centrale du Br&#233;sil, Henrique Meirelles (&#224; droite) et le pr&#233;sident US, George W. Bush (au centre), assistent &#224; la r&#233;union du Comit&#233; International Mon&#233;taire et Financier au si&#232;ge du FMI, le 11 octobre 2008 &#224; Washington. Les Ministres des Finances et les patrons des institutions financi&#232;res sont &#224; Washington pour les r&#233;unions annuelles.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
L'union des pays du G-20 inclut le G-8 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie, &#201;tats-Unis) plus le G-11 (Argentine, Australie, Br&#233;sil, Chine, Inde, Indon&#233;sie, Mexique, Cor&#233;e du Sud, Arabie Saoudite, Afrique du Sud, Turquie) et l'Union europ&#233;enne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
La plupart des pays du G-11 pays sont lourdement endett&#233;s envers les cr&#233;anciers occidentaux. Le consensus n&#233;olib&#233;ral pr&#233;domine. A l'exception de l'Australie et de l'Arabie Saoudite, ces pays ob&#233;issent aux diktats des institutions de Bretton Woods et de Wall Street. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
De nombreux chevaux de Troie de la Banque mondiale et de Wall Street sont dispers&#233;s dans les banques centrales et les minist&#232;res des finances des quatre coins du monde. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les r&#233;unions du G-20 et les n&#233;gociations font partie d'un rituel. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le cartel des cr&#233;anciers, Wall Street et les institutions de Bretton Woods, pr&#233;f&#232;re les d&#233;bats et les discussions &#224; huis clos, avec ses coll&#232;gues et amis du G-20. Il s'agit du &#171; r&#233;seau des copains &#187; (&#171; &lt;i&gt;old boys network&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est peu probable qu'une alternative diff&#233;rente du consensus Washington-Wall Street ne naisse lors des r&#233;unions du G-20 ou du BRIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article original en anglais&lt;/strong&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=10707&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wall Street`s Trojan Horse&lt;/a&gt;, 26 octobre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La version fran&#231;aise de cet article a &#233;t&#233; r&#233;vis&#233;e le 30 octobre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Traduction &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; : P&#233;trus Lombard. R&#233;vis&#233; par Nicolas Gourio pour Mondialisation.ca.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Michel Chossudovsky&lt;/strong&gt; est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'&#233;conomie &#224; l'Universit&#233; d'Ottawa. Il est l'auteur de &lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=9100&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Guerre et mondialisation, La v&#233;rit&#233; derri&#232;re le 11 septembre&lt;/a&gt;et de la &lt;a href=&#034;http://www.ecosociete.org/t041.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation de la pauvret&#233; et nouvel ordre mondial&lt;/a&gt; (best-seller international publi&#233; en 11 langues). &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=10713&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mondialisation&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;Canada, Le 27 octobre 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>La &#171; diabolisation &#187; des musulmans et la bataille pour le p&#233;trole.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/La-diabolisation-des-musulmans-et-la-bataille-pour-le-petrole</link>
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		<dc:date>2007-01-12T15:31:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; travers l'histoire, les &#171; guerres de religions &#187; ont servi &#224; cacher les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et strat&#233;giques derri&#232;re la conqu&#234;te et l'invasion des terres &#233;trang&#232;res. Les &#171; guerres de religions &#187; ont &#233;t&#233; constamment livr&#233;es en vue de garder le contr&#244;le des routes marchandes et des ressources naturelles. &lt;br class='autobr' /&gt; Mondialisation.ca. Canada. Le 7 janvier 2007. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les croisades s'&#233;tendant du 11&#232;me au 14&#232;me si&#232;cle sont souvent pr&#233;sent&#233;es par les historiens comme une &#171; succession ininterrompue (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Empire-et-Resistance" rel="directory"&gt;Empire et R&#233;sistance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; travers l'histoire, les &#171; guerres de religions &#187; ont servi &#224; cacher les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et strat&#233;giques derri&#232;re la conqu&#234;te et l'invasion des terres &#233;trang&#232;res. Les &#171; guerres de religions &#187; ont &#233;t&#233; constamment livr&#233;es en vue de garder le contr&#244;le des routes marchandes et des ressources naturelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&amp;code=CHO20070107&amp;articleId=4367&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Mondialisation.ca&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Canada. Le 7 janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les croisades s'&#233;tendant du 11&#232;me au 14&#232;me si&#232;cle sont souvent pr&#233;sent&#233;es par les historiens comme une &#171; succession ininterrompue d'exp&#233;ditions militaro-religieuses faites par des chr&#233;tiens europ&#233;ens dans l'espoir de reprendre la Terre Sainte aux Turcs infid&#232;les. &#187; Cependant, l'objectif des croisades avait peu &#224; voir avec la religion. Les croisades consistaient en grande partie &#224; des actions militaires provoquant l'autorit&#233; des soci&#233;t&#233;s marchandes musulmanes qui dominaient les routes commerciales de l'Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine de la &#171; Guerre Juste &#187; soutenait les croisades. La guerre se faisait avec l'appui de l'&#201;glise catholique, agissant comme un instrument de propagande et d'endoctrinement religieux, servant dans l'ensemble de l'Europe au recrutement de milliers de paysans, de serfs et de vagabonds citadins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La croisade US en Asie Centrale et au Moyen-Orient&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux de l'opinion publique, avoir une &#171; cause juste &#187; est crucial pour faire la guerre. Une guerre sera juste si elle est faite pour des raisons morales, religieuses ou &#233;thiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La croisade US en Asie centrale et au Moyen-Orient n'est pas une exception. La &#171; guerre contre le terrorisme &#187; pr&#233;tend d&#233;fendre la patrie US et prot&#233;ger le &#171; monde civilis&#233; &#187;. Elle est soutenue comme une &#171; guerre de religions &#187;, un &#171; clash de civilisations &#187;, alors qu'en fait l'objectif principal de cette guerre est de s&#233;curiser la domination et la propri&#233;t&#233; corporative sur les vastes richesses p&#233;troli&#232;res de la r&#233;gion, tout en imposant aussi sous la direction du FMI et de la Banque mondiale (dirig&#233;e maintenant par Paul Wolfowitz), la privatisation des entreprises publiques et le transfert des capitaux &#233;conomiques des pays dans les mains du capital &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie de la guerre juste d&#233;fend la guerre comme une &#171; op&#233;ration humanitaire &#187;. Elle sert &#224; camoufler les vrais objectifs de l'op&#233;ration militaire, tout en fournissant une image morale et des principes aux envahisseurs. Dans sa version contemporaine, elle appelle l'intervention militaire pour des raisons &#233;thiques et morales contre des &#171; &#201;tats voyous &#187; et des &#171; terroristes islamiques &#187;, qui menacent la patrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possession d'une &#171; cause juste &#187; pour faire la guerre est essentielle pour justifier l'invasion et l'occupations de l'Afghanistan et de l'Irak par l'administration Bush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enseign&#233;e dans les acad&#233;mies militaires &#233;tatsuniennes, une version contemporaine de la th&#233;orie de la &#171; guerre juste &#187; a &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;e dans la doctrine militaire des &#201;tats-Unis. La &#171; guerre contre le terrorisme &#187; et la notion de &#171; pr&#233;emption &#187; se basent sur le droit &#224; &#171; l'autod&#233;fense. &#187; Ils d&#233;finissent &#171; quand il est permis de faire la guerre &#187; : &lt;i&gt;jus ad bellum&lt;/i&gt; [c'est-&#224;-dire, par le droit international du maintien de la paix, NDT].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Ce principe] &lt;i&gt;Jus ad bellum&lt;/i&gt; sert &#224; b&#226;tir un consensus dans la structure de commandement des forces arm&#233;es. Il sert aussi &#224; persuader les troupes que l'ennemi est &#171; mauvais &#187; et qu'elles se battent pour une &#171; cause juste &#187;. Plus g&#233;n&#233;ralement, la version contemporaine de la th&#233;orie de la guerre juste est partie int&#233;grante de la propagande de guerre et de la d&#233;sinformation m&#233;diatique, appliqu&#233;e pour gagner l'appui du public &#224; l'ordre du jour guerrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La bataille pour le p&#233;trole. La diabolisation de l'ennemi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre &#233;difie un ordre du jour humanitaire. &#192; travers l'histoire, le d&#233;nigrement de l'ennemi a &#233;t&#233; appliqu&#233; maintes et maintes fois. Les croisades consistaient &#224; diaboliser les Turcs en tant qu'infid&#232;les et h&#233;r&#233;tiques, en vue de justifier l'action militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diabolisation sert des objectifs g&#233;opolitiques et &#233;conomiques. De m&#234;me, la campagne contre le &#171; terrorisme islamique &#187; (qui est appuy&#233;e secr&#232;tement par le Renseignement &#233;tatsunien) supporte la conqu&#234;te des richesses p&#233;troli&#232;res. L'expression &#171; islamo-fascisme, &#187; sert &#224; avilir les politiques, les institutions, les valeurs et le tissu social des pays musulmans, tout en d&#233;fendant en m&#234;me temps les principes de la &#171; d&#233;mocratie occidentale &#187; et du &#171; march&#233; libre &#187; comme seule alternative pour ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre men&#233;e par les USA dans la r&#233;gion &#233;tendue du Moyen-Orient et de l'Asie Centrale consiste &#224; prendre le contr&#244;le de plus de soixante pour cent des r&#233;serves mondiales de p&#233;trole et de gaz naturel. Les g&#233;ants p&#233;troliers anglo-&#233;tatsuniens cherchent aussi &#224; prendre le contr&#244;le de l'itin&#233;raire des pipelines p&#233;troliers et gaziers sortant de la r&#233;gion. (Voir le tableau et les cartes ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays musulmans, incluant l'Arabie Saoudite, l'Irak, l'Iran, le Kowe&#239;t, les &#201;mirats Arabes Unis, le Qatar, le Y&#233;men, la Libye, le Nig&#233;ria, l'Alg&#233;rie, le Kazakhstan, l'Azerba&#239;djan, la Malaisie, l'Indon&#233;sie et le Brunei, poss&#232;dent entre 66,2 et 75,9 pour cent du total des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res, en fonction de la source et de la m&#233;thodologie d'&#233;valuation. (Voir le tableau ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contraste, les USA ont &#224; peine deux pour cent du total des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res. Les pays occidentaux avec ses principaux producteurs p&#233;troliers (Canada, USA, Norv&#232;ge, Royaume-Uni, Danemark et Australie) contr&#244;lent &#224; peu pr&#232;s quatre pour cent du total des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res. (Dans une autre &#233;valuation de &lt;i&gt;Oil and Gas Journal&lt;/i&gt; qui comporte les sables p&#233;trolif&#232;res du Canada, ce pourcentage serait de l'ordre de 16,5 pour cent. Voir le tableau ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plus grande part des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res mondiales se trouve dans une r&#233;gion s'&#233;tendant (du sud au nord) de l'extr&#233;mit&#233; du Y&#233;men au bassin de la mer Caspienne et (d'ouest en est) du littoral m&#233;diterran&#233;en oriental au golfe Persique. Cette vaste r&#233;gion, du Moyen-Orient &#224; l'Asie Centrale, th&#233;&#226;tre de la &#171; guerre contre le terrorisme &#187; men&#233;e par les USA, englobe, d'apr&#232;s les &#233;valuations de World Oil, plus de soixante pour cent des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res mondiales. (Voir le tableau ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Irak a cinq fois plus de p&#233;trole que les USA.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays Musulmans poss&#232;dent au moins 16 fois plus de p&#233;trole que les pays occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principaux pays non musulmans ayant des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res sont le Venezuela, la Russie, le Mexique, la Chine et le Br&#233;sil. (Voir le tableau)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diabolisation est employ&#233;e contre un ennemi qui poss&#232;de les trois quarts des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res mondiales. &#171; L'axe du mal &#187;, les &#171; &#201;tats voyous &#187;, les &#171; nations rat&#233;es &#187;, les &#171; terroristes islamiques &#187; : la diabolisation et le d&#233;nigrement sont les piliers id&#233;ologiques de la &#171; guerre contre le terrorisme &#187; &#233;tatsunienne. Ils servent de &lt;i&gt;casus belli&lt;/i&gt; pour guerroyer dans la bataille pour le p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille pour le p&#233;trole exige la diabolisation de ceux qui le poss&#232;dent. L'ennemi est pr&#233;sent&#233; comme mauvais, dans le but de justifier l'action militaire qui inclut le massacre de masse des civils. La r&#233;gion de l'Asie Centrale au Moyen-Orient est fortement militaris&#233;e. (Voir la carte). Les gisements p&#233;troliers sont encercl&#233;s : Navires de guerre de l'OTAN plac&#233;s dans l'est m&#233;diterran&#233;en (en tant qu'&#233;l&#233;ments de l'op&#233;ration de &#171; maintien de la paix &#187; de l'ONU), porte-avions des Groupes d'Attaques US, et Escadres de Destroyers dans le Golfe Persique-Arabique, d&#233;ploy&#233;s en tant qu'&#233;l&#233;ments de la &#171; guerre contre le terrorisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7413 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L300xH222/doc-698-6abc5650-59fc1.jpg?1712993631' width='300' height='222' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Civilization &#233;tasunienne
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Image :&lt;/strong&gt; Le Groupe d'Attaque de l'&lt;i&gt;USS Enterprise &#171; Task Force one &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif ultime, de l'action militaire combin&#233;e aux op&#233;rations secr&#232;tes du Renseignement et &#224; la propagande guerri&#232;re, est de briser le tissu national pour transformer les pays souverains en territoires &#233;conomiques ouverts, dans lesquels les ressources naturelles peuvent &#234;tre pill&#233;es et confisqu&#233;es sous la surveillance du &#171; march&#233; libre &#187;. Ce contr&#244;le s'&#233;tend aussi aux couloirs strat&#233;giques des pipelines p&#233;troliers et gaziers (par exemple en Afghanistan).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diabolisation est une op&#233;ration psychologique, servant &#224; faire pencher l'opinion publique pour construire un consensus en faveur de la guerre. La guerre psychologique est commandit&#233;e directement par le Pentagone et l'appareillage du Renseignement &#233;tatsunien. Elle ne se limite pas &#224; assassiner ou &#224; ex&#233;cuter les dirigeants des pays musulmans, elle s'&#233;tend aux populations enti&#232;res. Elle vise aussi les musulmans en Europe de l'ouest et en Am&#233;rique du Nord. Elle pr&#233;tend casser la conscience nationale et la capacit&#233; de r&#233;sistance &#224; l'envahisseur. Elle d&#233;nigre l'Islam. Elle cr&#233;e des divisions sociales. Elle a l'intention de diviser les soci&#233;t&#233;s nationales pour en d&#233;finitive d&#233;clencher la &#171; guerre civile &#187;. Tout en cr&#233;ant un environnement qui facilite carr&#233;ment l'appropriation des ressources des pays, en m&#234;me temps, potentiellement en contrecoup, elle cr&#233;e une nouvelle conscience nationale, d&#233;veloppe la solidarit&#233; entre les communaut&#233;s ethniques et rassemble les peuples dans la confrontation contre les envahisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il vaut la peine de noter que le d&#233;clenchement des divisions sectaires et des &#171; guerres civiles &#187; sont envisag&#233;s dans le processus de refonte de la carte du Moyen-Orient, dans lequel il est pr&#233;vu que les pays seront morcel&#233;s et transform&#233;s en territoires. La carte du Nouveau Moyen-Orient, bien que non officielle, a &#233;t&#233; utilis&#233;e par &lt;i&gt;l'Acad&#233;mie Nationale de Guerre&lt;/i&gt; &#233;tatsunien. Elle a &#233;t&#233; publi&#233;e r&#233;cemment dans le Journal des Forces Arm&#233;es (en juin 2006). Dans cette carte, les &#233;tats nation sont morcel&#233;s, les fronti&#232;res internationales sont red&#233;finis le long des lignes des clans ethniques, le plus souvent en fonction de l'int&#233;r&#234;t des g&#233;ants p&#233;troliers anglo-&#233;tatsuniens (voir la carte ci-dessous). La carte a aussi servi dans un programme de formation &#224; l'Universit&#233; de la D&#233;fense de l'OTAN pour les officiers sup&#233;rieurs militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Carte du &#034;Nouveau&#034; Moyen-Orient&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7414 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L385xH260/doc-699-f6b82d24-3ee8e.jpg?1712993631' width='385' height='260' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nouveau Moyen-Orient
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note &lt;/strong&gt; : Cette carte a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e par le Lieutenant-Colonel Ralph Peters. Elle a &#233;t&#233; publi&#233;e au &lt;i&gt;Armed Forces Journal&lt;/i&gt; en juin 2006, Peters est colonel en retraite de l'US National War Academy. (Carte sous Copyright 2006 du Lieutenant-Colonel Ralph Peters).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le p&#233;trole se trouve dans les terres musulmanes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le p&#233;trole est situ&#233; dans les terres musulmanes. Le d&#233;nigrement de l'ennemi est un constituant essentiel de la g&#233;opolitique &#233;nerg&#233;tique eurasiatique. C'est une fonction directe de la distribution g&#233;ographique des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res et gazi&#232;res mondiales. Si le p&#233;trole &#233;tait dans des pays &#224; pr&#233;dominance bouddhiste ou hindou, on s'attendrait &#224; ce que la politique &#233;trang&#232;re US se dirige contre les Bouddhistes et les Hindous, qui deviendraient aussi l'objet du d&#233;nigrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le th&#233;&#226;tre de guerre du Moyen-Orient, l'Iran et la Syrie, qui font partie de &#171; l'axe du mal &#187;, sont les prochaines cibles selon des d&#233;clarations officielles des USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; guerres civiles &#187; parrain&#233;es par les USA ont &#233;t&#233; aussi conduites dans plusieurs autres r&#233;gions p&#233;troli&#232;res et gazi&#232;res strat&#233;giques, comme au Nigeria, au Soudan, en Colombie, en Somalie, au Y&#233;men, en Angola, pour ne pas citer la Tch&#233;tch&#233;nie et plusieurs r&#233;publiques de l'ancienne Union Sovi&#233;tique. Coutumiers du fait, les USA ont sponsoris&#233; les &#171; guerres civiles &#187;, comportant souvent l'acheminement de groupes paramilitaires d'appui secret, qui ont &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;es dans la r&#233;gion du Darfour au Soudan ainsi qu'en Somalie, le Darfour poss&#233;dant de vastes r&#233;serves p&#233;troli&#232;res. En Somalie, des concessions lucratives sont d&#233;j&#224; accord&#233;es &#224; quatre g&#233;ants p&#233;troliers anglo-&#233;tatsuniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Selon des documents obtenus par &lt;i&gt;The Times&lt;/i&gt;, pratiquement les deux-tiers de la Somalie ont &#233;t&#233; attribu&#233;s aux g&#233;ants p&#233;trolier &#233;tatsunien Conoco, Amoco (maintenant partie de BP), Chevron et Phillips, dans les derni&#232;res ann&#233;es avant que Mohamed Siad Barre, le Pr&#233;sident somalien pro-&#233;tatsunien, soit renvers&#233; et que la nation plonge dans le chaos en janvier 1991. Des sources industrielles ont dit que les compagnies ayant des droits sur les concessions les plus prometteuses sont dans l'attente d'une d&#233;cision de l'administration Bush pour envoyer des troupes US afin de prot&#233;ger l'envoi d'assistance qui aidera aussi &#224; prot&#233;ger leurs investissements de multiples millions de dollars en Somalie. &#187; (&lt;i&gt;Int&#233;r&#234;ts US en Somalie&lt;/i&gt;, Global Research, 2002)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mondialisation et conqu&#234;te des ressources &#233;nerg&#233;tiques mondiales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diabolisation collective des musulmans, avec le d&#233;nigrement de l'Islam, exerc&#233;e dans le monde entier, repr&#233;sente au niveau id&#233;ologique un instrument de la conqu&#234;te des ressources &#233;nerg&#233;tiques mondiales. Elle fait partie des m&#233;canismes &#233;conomiques et politiques plus g&#233;n&#233;raux qui sous-tendent le Nouvel Ordre Mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;serves p&#233;troli&#232;res mondiales prouv&#233;es par pays&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Rang&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Pays&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;World Oil&lt;/strong&gt; d&#233;cembre 2004. % des r&#233;serves&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Oil &amp; Gas Journal&lt;/strong&gt;. janvier 2006. Milliards de barils&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;World Oil&lt;/strong&gt;. d&#233;cembre 2004.&lt;br class='autobr' /&gt;
% des r&#233;serves&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Oil &amp; Gas Journal&lt;/strong&gt;. janvier 2006. Milliards de barils&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Arabie Saoudite&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;24,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;262,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;266,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Canada *&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;13,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;178,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Iran&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;12,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;130,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;132,5&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Iraq&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;115,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;8,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;115,0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Kowe&#239;t&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;99,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;101,5&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&#201;mirats Arabes Unis&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;69,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,6&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric virgule'&gt;97,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Venezuela *&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;52,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;79,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Russie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;67,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;79,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Libye&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;33,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;39,1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;10&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Nigeria&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;36,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;35,9&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;11&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;USA&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;12&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Chine&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;15,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;13&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Qatar&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;15,2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;14&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Mexique&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;14,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;12,9&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;15&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Alg&#233;rie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;15,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;11,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;16&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Br&#233;sil&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;11,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;11,2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;17&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Kazakhstan&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9,0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;18&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Norv&#232;ge&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;19&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Azerba&#239;djan&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;20&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Inde&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5,8&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;21&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Oman&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5,5&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;22&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Angola&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;23&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&#201;quateur&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;24&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Indon&#233;sie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;25&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Royaume-Uni&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;26&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Y&#233;men&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;27&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&#201;gypte&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;28&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Malaisie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;29&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Gabon&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,5&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;30&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Syrie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;31&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Argentine&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;32&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Guin&#233;e &#201;quatoriale&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;33&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Colombie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,5&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;34&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Vi&#234;t-nam&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;35&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Tchad&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,5&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;36&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Australie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;37&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Brunei&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;38&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Danemark&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;39&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;P&#233;rou&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;-&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Total des pays Musulmans **&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;75,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;822,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;66,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;855,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;-&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Total Occident (Am&#233;rique du Nord, UE, Australie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;44,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;213,3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;-&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Total Autres pays&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;214,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;17,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;223,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;-&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Total mondial&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1.081,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1.292,5&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source &lt;/strong&gt; : EIA : Agence de l'Information sur l'&#201;nergie (faire d&#233;filer de haut en bas pour les notes explicatives dans la table)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ANNEXE :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Th&#233;&#226;tres de guerres au Moyen-Orient&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7415 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L203xH250/doc-700-433905ff-e0191.jpg?1711672622' width='203' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#169; Carte de Eric Waddell, Global Research, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7416 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L358xH245/doc-701-586745b9-1a54c.jpg?1712993631' width='358' height='245' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour les d&#233;tails sur la campagne contre le pipeline, voir : &lt;a href='https://www.elcorreo.eu.org/bakuceyhan.org' class=&#034;spip_url&#034;&gt;bakuceyhan.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7417 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L434xH185/doc-702-e5bc53ae-5022f.png?1752246089' width='434' height='185' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes concernant le tableau de r&#233;partition des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays des principales r&#233;serves p&#233;troli&#232;res mondiales sont indiqu&#233;s. Les pays ayant moins de 0,1% des r&#233;serves totales ne sont pas montr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres de &lt;i&gt;Oil &amp; Gas Journal&lt;/i&gt; indiqu&#233;s ci-dessus sont bas&#233;s sur les r&#233;serves p&#233;troli&#232;res prouv&#233;es incluant les gisements de p&#233;trole bitumineux (sables p&#233;trolif&#232;res ou sables bitumineux). Les chiffres p&#233;troliers mondiaux indiquent les r&#233;serves p&#233;troli&#232;res sans les sables bitumineux. La diff&#233;rence entre les deux ensembles de chiffres concerne en grande partie la situation du Canada et du Venezuela. Les sables bitumineux sont consid&#233;r&#233;s par quelques experts comme non r&#233;cup&#233;rables avec la technologie et les prix actuels, bien que cette question soit l'objet de discussions houleuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays Musulmans sont indiqu&#233;s en bleu. Les pourcentages sont arrondis jusqu'&#224; la premi&#232;re d&#233;cimale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon cette &#233;valuation, le Canada * appara&#238;t comme le deuxi&#232;me pays en termes de taille des r&#233;serves prouv&#233;es &#224; cause de la taille de ses gisements de p&#233;trole bitumineux. L'&#233;valuation p&#233;troli&#232;re ci-dessus pour le Canada de Oil &amp; Gas Journal inclut 4,7 milliards de barils de r&#233;serves de p&#233;trole brut conventionnel et en condensat, et 174,1 milliards de barils de r&#233;serves de sables p&#233;trolif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans d'autres &#233;valuations reconnues, o&#249; les sables p&#233;trolif&#232;res ne sont pas pris en compte, les r&#233;serves canadiennes sont de beaucoup inf&#233;rieures (en milliards de barils) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;BP Statistical Review&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; : 16,802
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Oil &amp; Gas Journal&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; : 178,792
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;World Oil&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; : 4,700&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BP note que &#171; le chiffre des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res canadiennes inclut une estimation officielle des sables p&#233;trolif&#232;res canadiens en cours de d&#233;veloppement actif &#187;. BP dit de ses sources d'informations sur les r&#233;serves p&#233;troli&#232;res que &#171; Les &#233;valuations de cette table ont &#233;t&#233; compil&#233;es en utilisant une combinaison de sources primaires officielles, de donn&#233;es de tierce personne, du Secr&#233;tariat de l'OPEP, de &lt;i&gt;World Oil&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Oil &amp; Gas Journal&lt;/i&gt; et d'une &#233;valuation ind&#233;pendante des r&#233;serves russes bas&#233;e sur des informations du domaine public. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;valuation des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res canadiennes de &lt;i&gt;Word Oil&lt;/i&gt; &#171; n'inclut pas la r&#233;serve de 174 milliards de barils de sable p&#233;trolif&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Michel Chossudovsky&lt;/strong&gt; est l'auteur du best-seller international &lt;i&gt;The Globalization of Poverty&lt;/i&gt; (titre fran&#231;ais : &lt;i&gt;La mondialisation de la pauvret&#233;&lt;/i&gt;, &#233;d. &#201;cosoci&#233;t&#233;) qui a &#233;t&#233; publi&#233; en 11 langues. Il est professeur d'&#233;conomie &#224; l'Universit&#233; d'Ottawa, Canada, et directeur du &lt;i&gt;Center for Research on Globalization&lt;/i&gt;Global Research. Il collabore &#233;galement &#224; l'Encyclopaedia Britannica. Son dernier ouvrage est intitul&#233; &lt;i&gt;America`s War on terrorism&lt;/i&gt;, Global Research, 2005. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La v&#233;rit&#233; derri&#232;re le 11 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article original en anglais, Global Research , publi&#233; le 4 janvier 2007. &#169; Copyright Michel Chossudovsky, Global Research, 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Traduction de P&#233;trus Lombard&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jeux de guerre de la marine occidentale avec la participation de la France pr&#232;s des c&#244;tes iraniennes : une provocation qui pourrait conduire &#224; la guerre.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Jeux-de-guerre-de-la-marine-occidentale-avec-la-participation-de-la-France-pres-des-cotes-iraniennes-une-provocation-qui-pourrait-conduire</link>
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		<dc:date>2006-10-31T18:17:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a une concentration massive de forces de la marine de guerre US dans le Golfe Persique et la mer d'Arabie. 2 groupes d'attaque de la marine de guerre US sont d&#233;ploy&#233;es pr&#232;s des cotes iraniennes : l'USS Enterprise, et le groupe du corps exp&#233;ditionnaire d'attaque l'USS Iwo Jima. &lt;br class='autobr' /&gt;
La t&#226;che de ces groupes d'attaque de la marine c'est de combattre &#171; la guerre mondiale contre le terrorisme &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jeux de guerre &lt;br class='autobr' /&gt;
Parall&#232;lement &#224; la concentration des forces navales de guerre de l'US, ceux-ci (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Empire-et-Resistance" rel="directory"&gt;Empire et R&#233;sistance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.elcorreo.eu.org/local/cache-vignettes/L198xH190/doc-670-9a09e9f7-14ec4.jpg?1711698420' width='198' height='190' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a une concentration massive de forces de la marine de guerre US dans le Golfe Persique et la mer d'Arabie. 2 groupes d'attaque de la marine de guerre US sont d&#233;ploy&#233;es pr&#232;s des cotes iraniennes : l'USS Enterprise, et le groupe du corps exp&#233;ditionnaire d'attaque l'USS Iwo Jima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che de ces groupes d'attaque de la marine c'est de combattre &#171; la guerre mondiale contre le terrorisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeux de guerre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; la concentration des forces navales de guerre de l'US, ceux-ci sont aussi impliqu&#233;s dans des exercices militaires dans le Golfe Persique, qui consiste &#224; &#034;interdire la navigation dansle golfe &#224; des bateaux transportant des ADM et des missiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exercice a lieu alors que les Etats-Unis et d'autres grandes puissances &#233;tudient la possibilit&#233; de sanctions incluant la possibilit&#233; d'approvisionnement par bateau de la Cor&#233;e du Nord suite &#224; un test nucl&#233;aire, et de l'Iran qui a d&#233;fi&#233; un mandat du Conseil de S&#233;curit&#233; d'arr&#234;ter l'enrichissement d'uranium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exercice est pr&#233;vu le 31 octobre, et est le 25&#232;me a &#233;tre organis&#233; par les 66 membres de l'Initiative de S&#233;curit&#233; contre la Prolif&#233;ration (ISP) men&#233;e par les USA et le premier &#224; avoir lieu dans le Golfe pr&#232;s de Bahre&#239;n, selon les hauts responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un haut responsable US a insist&#233; sur le fait que l'exercice ne vise pas sp&#233;cialement l'Iran, bien qu'il renforce une strat&#233;gie &#233;tasunienne de ress&#233;rer ses liens avec des &#233;tats du golfe, o&#249; T&#233;h&#233;ran et Washington sont en comp&#233;tition pour assurer leur influence.&#034; ( Defense News, &lt;a href=&#034;http://www.defensenews.com/story.php?F=2171176&amp;C=mideast&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.defensenews.com/story.ph...&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;h&#233;ran consid&#232;re les jeux de guerre US qui vont &#234;tre men&#233;s dans le Golfe Persique, pr&#233;s des c&#244;tes iraniennes comme une provocation, dont le but est d'enclencher une crise &#233;ventuelle et une situation de confrontation directe entre les forces de la marine de guerre US et celles de l'Iran dans le Golfe Persique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Des rapports font &#233;tat d'exercices dirig&#233;s par la marine de guerre US bas&#233;e &#224; Bahrain au cours desquels on pratiquera l'arraisonnement et la fouille de bateaux transportant des ADM et des missiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agence officielle iranienne d'information IRNA a cit&#233; un fonctionnaire d'un minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res anonyme comme d&#233;crivant les man&#339;uvres militaires comme &#233;tant dangereuses et suspectes. Des rapports font &#233;tat d'exercices conduits par la marine de guerre US bas&#233;e &#224; Bahrain au cours desquels on pratiquera l'arraisonnement et la fouille de bateaux transportant des ADM et des missiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le responsable du minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res iranien a dit que les exercices dirig&#233;s par les US n'allaient pas dans le sens de la s&#233;curit&#233; et de la stabilit&#233; dans la r&#233;gion. Au lieu de cela, ils ont pour objectif de fomenter des crises, a -t-il dit &#187; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(citation BBC 23 octobre 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le porte avion du corps exp&#233;ditionnaire d'attaque USS Boxer (ESG 5) va arriver en mer d'arabie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'USS Boxer (LHD-4) - vaisseau amiral du corps exp&#233;ditionnaire d'attaque Boxer (ESG-5) - qui a quitt&#233; Singapore le 16 octobre, doit rejoindre les 3 autres groupes d'attaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ESG 5 comprend : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'USS Boxer &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le Bunker Hill &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'USS Dubuque (LPD 8) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'USS Comstock (LSD 45) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'USS Benfold (DDG 65) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'USS Howard ( DDG 83).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ainsi que :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le PHIBRON 5 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le 15&#232;me MEU &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le Coast Guard Cutter Midgett (Garde C&#244;te) (WHEC 726).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous sommes sur le point d'entrer dans une partie du monde qui peut &#234;tre tr&#232;s dangereuse &#187; a dit le chef des munitions de l'aviation (AW/SW) Jacques Beaver, responsable munitions de la piste d'envol du Boxer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous devons &#234;tre souples et pr&#234;ts &#224; nous d&#233;fendre de toute menace. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Boxer s'est pr&#233;par&#233; pour le chargement d'armes depuis deux mois, compl&#233;tant la maintenance requise et les contr&#244;les pr&#233;liminaires &#233;lectroniques. Les contr&#244;les v&#233;rifient que les missiles et syst&#232;mes de lancement du bateau sont aux normes et s&#233;curis&#233;s pour des lancements de munitions r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cela a n&#233;cessit&#233; un dur travail pour nos gens de faire cela &#187;&lt;/i&gt; a dit le responsable de la mise &#224; feu (SW) William Lewis, officier responsable des syst&#232;mes de combat en charge de la division du contr&#244;le de la mise &#224; feu. &lt;i&gt;&#171; Vous ne pouvez pas vous rendre compte de l'importance de ces moyens de d&#233;fense qui prot&#232;gent la vie des marins et des Marines dans ce groupe d'attaque. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BOXESG comprend l'USS Boxer (LHD-4) l'USS Bunker Hill (CG-52) l'USS Dubuque (LPD-8) l'USS Cornjstock (LSD-45) l'USS Benfold (DDG-65) et l'USS Howard (DDG-83). Le groupe d'attaque comprend aussi l'escadron amphibie 5 et la 15&#232;me unit&#233; exp&#233;ditionnaire de Marines, le garde c&#244;te Coast Guard Cutter Midgett ( WHEC 726) et la fr&#233;gate canadienne HMCS Ottawa (FFH 341).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; BOEXESG m&#232;ne actuellement des op&#233;rations en soutien &#224; la guerre mondiale contre le terrorisme tout en transitant dans le Golfe Arabe. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;http://www.c7f.navy.mil/news/2006/october/3.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.c7f.navy.mil/news/2006/o...&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Canada fait partie du groupe d'attaque du corps exp&#233;ditionnaire (EGS 5)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Canada participe officiellement &#224; ce d&#233;ploiement militaire sous le pr&#233;texte de la &#171; guerre contre le terrorisme &#187;. La marine canadienne a envoy&#233; la Fr&#233;gate HMCS Ottawa, qui fait maintenant partie int&#233;grale d'ESG 5, sous commandement am&#233;ricain. Il est important de noter qu'on a mis l'accent sur des &#233;vacuations m&#233;dicales et l'aide m&#233;dicale au combat, ce qui sugg&#232;re qu'un sc&#233;nario de combat pourrait &#234;tre envisag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boxer et Ottawa, tous deux op&#233;rant au sein de la zone de responsabilit&#233; de la 7&#232;me flotte US, savent qu'ils peuvent jouer un r&#244;le vital dans le cadre d'op&#233;rations d'aide &#224; l'assistance humanitaire, les &#233;vacuations m&#233;dicales, ou le soutien &#224; l'aide m&#233;dicale au combat, qui devraient compter massivement sur les capacit&#233;s m&#233;dicales du groupe d'attaque de Boxer. Des entra&#238;nements conjoints de marins de navire &#224; navire aide &#224; assurer le succ&#232;s du groupe d'attaque si BOXESG devait r&#233;pondre &#224; un sc&#233;nario m&#233;dical, selon Richardson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; S'entra&#238;ner est une partie n&#233;cessaire de toute &#233;volution &#187; a dit Richardson. &#171; Chaque fois que vous travaillez avec une autre nation c'est important de comprendre leurs capacit&#233;s comme c'est important qu'ils comprennent les notres, de sorte que s'il arrive quelque chose nous connaissions nos atouts. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entra&#238;nements conjoints nourrissent aussi la coop&#233;ration entre deux alli&#233;s ce qui fournit aux hommes du Verville et du Boxer un forum pour apprendre chacun sur la marine de l'autre et sur leurs cultures respectives. &#187;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;
(Military.com. October 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Crois&#233;e des chemins dangereux : Tonkin II ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un incident &#187; dans le Golfe Persique pourrait &#234;tre utilis&#233; par les US comme pr&#233;texte d'une guerre contre l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un incident pr&#233;texte &#224; une guerre, identique &#224; celui de &#171; l'incident du Golfe du Tonkin &#187;, qui a provoqu&#233; la guerre du Vietnam, pourrait &#234;tre utilis&#233; par les forces arm&#233;es am&#233;ricaines, dans le but de justifier des actions de repr&#233;sailles militaires contre l'Iran. En ao&#251;t 1964, le pr&#233;sident Lyndon B. Johnson a affirm&#233; que les forces du nord Vietnam avaient attaqu&#233; des destroyers US dans le Golfe du Tonquin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incident du Tonquin, qui avait &#233;t&#233; manipul&#233;, a contribu&#233; &#224; lancer une guerre totale contre le Vietnam :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une attaque de 2 Phantoms contre deux destroyers US naviguant dans le Golfe du Tonkin a &#233;t&#233; orchestr&#233;e par le Pentagon et la CIA. La fausse attaque s'est produite d&#233;but ao&#251;t 1964. Ce soir l&#224;, le pr&#233;sident Lyndon Johnson est apparu &#224; la t&#233;l&#233;vision donnant des d&#233;tails effrayant sur la fausse attaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard cependant, il a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; que le commandant de la marine James Stockdale cette nuit l&#224; &#224; survoler clandestinement le Golfe du Tonkin. Stockdale a r&#233;v&#233;l&#233; que les navires US tiraient sur des cibles Phantom - des cibles qui n'existaient pas. L'incident du Golfe du Tonquin qui a entra&#238;n&#233; les Etats Unis dans le bourbier du Vietnam n'existait pas tout simplement. Johnson, comme le font souvent les pr&#233;sidents, a menti au peuple am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat cela a &#233;t&#233; le passage rapide de la r&#233;solution du Golfe du Tonkin, seule base l&#233;gale pour la guerre au Vietnam. Le r&#233;sultat du mensonge de Johnson c'est que 3 millions de vietnamiens et 58 mille soldats am&#233;ricains sont morts.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; (&lt;strong&gt;Charles Sullivan&lt;/strong&gt;, Global Research, January 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Michel Chossudovsky 24 octobre 2006 - &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Global Research.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;
Cet article a &#233;t&#233; r&#233;vis&#233; et mis &#224; jour le 25 octobre 2006 : depuis qu'il a &#233;t&#233; publi&#233;, nous avons &#233;t&#233; pr&#233;venu que plusieurs articles de presse concernant l'USS Eisenhower sont incorrects. Des sources de l'arm&#233;e am&#233;ricaine ont confirm&#233; que l'USS Eisenhower &#233;tait &#224; Naples le 23 octobre 2006 (et non dans le Golfe Persique comme 3&#232;me groupe d'attaque comme mentionn&#233; &#224; l'origine ndlt) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Son article en anglais, avec liens et annexe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&amp;code=20061024&amp;articleId=3593&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.globalresearch.ca/index.php?con...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Copyright Global Research &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Traduction b&#233;n&#233;vole pour information &#224; caract&#232;re non commercial MD pour &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.planetenonviolence.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plan&#232;te non violence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;La France y participera elle aussi &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par &lt;a href=&#034;http://www.planetenonviolence.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plan&#232;te non violence&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confronter &#224; une dispute nucl&#233;aire avec l'Iran et la Cor&#233;e du Nord, les Etats-Unis, Bahrain et d'autres nations conduiront leur premier exercice naval dans le Golfe ce mois ci pour pratiquer l'interdiction des bateaux transportant des ADM et des missiles selon ce qu'ont dit des responsables am&#233;ricains le 11 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exercices, pr&#233;vus pour le 31 octobre, sont les 25&#232;mes organis&#233;s par les 66 membres de l'Initiative de S&#233;curit&#233; contre la Prolif&#233;ration (ISP) men&#233;e par les USA et les premiers &#224; avoir lieu dans le Golfe pr&#232;s de Bahre&#239;n, selon les hauts responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Initiative de S&#233;curit&#233; contre la Prolif&#233;ration, cr&#233;&#233;e en 2003 sous le pr&#233;sident George W. Bush, est une association volontaire de pays qui acceptent de partager des informations de renseignement et d'&#339;uvrer contre la prolif&#233;ration d'armes de destruction massive, notamment au moyen d'exercices militaires qui mettent en pratique des techniques d'interdiction et de coordination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bahre&#239;n et le Kowe&#239;t devraient figurer parmi les pays participants aux c&#244;t&#233;s des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cor&#233;e du Sud, que les Etats-Unis tentent de persuader de devenir membre &#224; part enti&#232;re de l'ISP, doit &#234;tre pr&#233;sente &#224; ces exercices dans le Golfe en tant qu'observateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source de ces informations Reuters 11 octobre 2006.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.planetenonviolence.org/Jeux-de-guerre-de-la-marine-americaine-pres-des-cotes-iraniennes-une-provocation-qui-pourrait-conduire-a-la-guerre_a1016.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Globalresearch.ca&lt;/strong&gt; (original en anglais), Plan&#232;te non-violence (traduction en fran&#231;ais)&lt;/a&gt;. Le 27 octobre 2006&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et maintenant une petite guerre nucl&#233;aire contre l'Iran ? </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Et-maintenant-une-petite-guerre-nucleaire-contre-l-Iran</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.elcorreo.eu.org/Et-maintenant-une-petite-guerre-nucleaire-contre-l-Iran</guid>
		<dc:date>2006-02-23T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Mondialisation.ca. Le 10 fevrier 2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;paration d'une v&#233;ritable guerre contre l'Iran au cours de laquelle il serait fait usage d'ogives nucl&#233;aires est entr&#233;e dans sa phase finale. Les partenaires de la coalition qui comprend les USA, Isra&#235;l et la Turquie sont &#034;dans un &#233;tat de pr&#233;paration avanc&#233;&#034;. Le projet militaire a &#233;t&#233; approuv&#233; par l'OTAN mais on ne conna&#238;t pas encore les modalit&#233;s de la participation de l'Alliance aux attaques a&#233;riennes. Le fait que les USA et Isra&#235;l pr&#233;parent un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Empire-et-Resistance" rel="directory"&gt;Empire et R&#233;sistance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;&#034;&gt;&lt;i&gt;Mondialisation.ca&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Le 10 fevrier 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration d'une v&#233;ritable guerre contre l'Iran au cours de laquelle il serait fait usage d'ogives nucl&#233;aires est entr&#233;e dans sa phase finale. Les partenaires de la coalition qui comprend les USA, Isra&#235;l et la Turquie sont &#034;dans un &#233;tat de pr&#233;paration avanc&#233;&#034;. Le projet militaire a &#233;t&#233; approuv&#233; par l'OTAN mais on ne conna&#238;t pas encore les modalit&#233;s de la participation de l'Alliance aux attaques a&#233;riennes. Le fait que les USA et Isra&#235;l pr&#233;parent un holocauste nucl&#233;aire au Proche-Orient ne figure pas au programme des anti-guerre et des anti-mondialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration d'une v&#233;ritable guerre contre l'Iran au cours de laquelle il serait fait usage d'ogives nucl&#233;aires est entr&#233;e dans sa phase finale. Les partenaires de la coalition qui comprend les USA, Isra&#235;l et la Turquie sont &#034;dans un &#233;tat de pr&#233;paration avanc&#233;&#034;. Divers exercices militaires sont effectu&#233;s depuis le d&#233;but de 2005. De leur c&#244;t&#233;, les forces arm&#233;es iraniennes se sont livr&#233;es, en d&#233;cembre, &#224; d'importantes man&#339;uvres dans le golfe Persique en pr&#233;vision d'une attaque soutenue par les Etats-Unis. Depuis le printemps 2005, on assiste &#224; une intense navette diplomatique entre Washington, Tel-Aviv, Ankara et le quartier g&#233;n&#233;ral de l'OTAN &#224; Bruxelles. Parmi les derniers &#233;v&#233;nements, il faut mentionner le fait que le directeur de la CIA, Porter Goss, lors d'une mission &#224; Ankara, ait demand&#233; au Premier ministre turc Recep Erdogan un soutien politique et logistique en vue du bombardement de cibles nucl&#233;aires et militaires iraniennes. Goss aurait demand&#233; que les Services secrets turcs collaborent de mani&#232;re particuli&#232;re &#224; la pr&#233;paration et &#224; la supervision de l'op&#233;ration.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Deutscher Depeschen-Dienst du 23/12/2005&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ariel Sharon, quant &#224; lui, a donn&#233; &#224; l'arm&#233;e isra&#233;lienne le feu vert pour commencer les attaques fin mars. Tous les hauts responsables isra&#233;liens ont estim&#233; que la fin mars &#233;tait le dernier d&#233;lai pour une attaque militaire contre l'Iran. Cette date co&#239;ncide avec celle de la remise &#224; l'ONU du rapport de l'AIEA sur le programme d'&#233;nergie nucl&#233;aire de l'Iran. Des politiciens isra&#233;liens pensent que leurs menaces pourraient influencer les auteurs du rapport ou du moins les amener &#224; utiliser des formulations ambigu&#235;s sur lesquelles leurs partisans d'outre- Atlantique pourraient s'appuyer pour demander que le Conseil de s&#233;curit&#233; d&#233;cide de prendre des sanctions ou pour justifier des op&#233;rations militaires isra&#233;liennes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;James Petras, Israel's War Deadline : Iran in the Crosshairs, du 25/12/2005&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet militaire soutenu par les Etats-Unis a &#233;t&#233; approuv&#233; par l'OTAN mais on ne conna&#238;t pas encore les modalit&#233;s de la participation de l'Alliance aux attaques a&#233;riennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Shock and Awe&#034; deuxi&#232;me version&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents aspects de l'op&#233;ration militaire rel&#232;vent tous du commandement am&#233;ricain et sont coordonn&#233;s par le Pentagone et le quartier g&#233;n&#233;ral de l'US Strategic Command sur la base a&#233;rienne d'Offutt dans le Nebraska. Les op&#233;rations annonc&#233;es par Isra&#235;l doivent &#234;tre men&#233;es en &#233;troite collaboration avec le Pentagone. La structure de commandement est centralis&#233;e et c'est Washington qui d&#233;cidera in fine de leur d&#233;clenchement. Des sources militaires am&#233;ricaines ont confirm&#233; que l'attaque de l'Iran impliquera un important d&#233;ploiement de forces semblable au bombardement &#034;shock and awe&#034; (choc et effroi, choquer pour inspirer le respect) de l'Irak en mars 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les attaques a&#233;riennes am&#233;ricaines seraient beaucoup plus importantes que l'attaque isra&#233;lienne du centre nucl&#233;aire d'Osirak de 1981 en Irak et rappelleraient plut&#244;t les premiers jours de la guerre a&#233;rienne de 2003 contre l'Irak. On pourrait, en utilisant tous les bombardiers Stealth B-2 bas&#233;s &#224; Diego Garcia ou aux USA et peut &#234;tre &#233;galement des Stealth-Fighter F-117 stationn&#233;s &#224; Udeid au Qatar ou ailleurs, d&#233;truire les deux douzaines d'installations nucl&#233;aires suspectes. Les strat&#232;ges militaires pourraient dresser une liste de cibles en fonction des pr&#233;f&#233;rences du gouvernement am&#233;ricain en limitant les attaques aux installations les plus importantes&#8230; ou les USA pourraient opter pour un nombre beaucoup plus important de frappes dirig&#233;es contre un vaste &#233;ventail de cibles en rapport avec des arsenaux d'armes de destruction massive et des forces arm&#233;es classiques ou nucl&#233;aires susceptibles d'&#234;tre utilis&#233;es pour contre-attaquer les forces am&#233;ricaines en Irak.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. : www.globalsecurity.org/military/obs...&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre, l'US Strategic Command a effectu&#233; un important exercice de &#034;global strike plan&#034; baptis&#233; &#034;Global Lightning&#034;. Il s'agissait de la simulation d'une attaque contre un &#034;ennemi fictif&#034; &#224; l'aide d'armes classiques et nucl&#233;aires. Ensuite, il a annonc&#233; un &#233;tat de pr&#233;paration avanc&#233; (cf. notre analyse ci- dessous). Alors que la presse asiatique pensait que l'ennemi fictif &#233;tait en l'occurrence la Cor&#233;e du Nord, le moment o&#249; a eu lieu l'exercice laisse plut&#244;t supposer que celui-ci avait pour but de pr&#233;parer une attaque contre l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consensus en faveur d'une guerre nucl&#233;aire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'Union europ&#233;enne, aucune personnalit&#233; politique ne s'y est oppos&#233;e. Des consultations entre Washington, Paris et Berlin sont en cours. Contrairement &#224; l'invasion de l'Irak, qui fut refus&#233;e par la France et l'Allemagne au plan diplomatique, Washington a obtenu un consensus au sein de l'OTAN de m&#234;me qu'au Conseil de s&#233;curit&#233;. Ce consensus concerne &#233;galement une guerre nucl&#233;aire qui pourrait affecter une grande partie du Proche-Orient et de l'Asie centrale. De plus, un certain nombre de pays arabes limitrophes sont aujourd'hui des partenaires tacites du projet militaire am&#233;ricano-isra&#233;lien. En novembre 2004, les plus hauts commandants de l'arm&#233;e isra&#233;lienne ont rencontr&#233;, au quartier g&#233;n&#233;ral de l'OTAN &#224; Bruxelles, leurs homologues des six pays riverains de la M&#233;diterran&#233;e - Egypte, Jordanie, Tunisie, Maroc, Alg&#233;rie et Mauritanie. Un protocole de l'OTAN et d'Isra&#235;l a &#233;t&#233; sign&#233;. A la suite de cette rencontre, les USA, Isra&#235;l et la Turquie ont effectu&#233; des man&#339;uvres communes au large de la Syrie. Et en f&#233;vrier 2005, Isra&#235;l a particip&#233; &#224; des exercices militaires et &#224; des man&#339;uvres &#034;antiterroristes&#034; avec quelques pays arabes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias ont &#233;t&#233; unanimes &#224; dire que l'Iran repr&#233;sentait une &#034;menace pour la paix dans le monde&#034;. Le mouvement pacifiste a aval&#233; ce mensonge. Le fait que les USA et Isra&#235;l pr&#233;parent un holocauste nucl&#233;aire au Proche-Orient ne figure pas au programme des anti-guerre et des anti-mondialisation. Les &#034;frappes chirurgicales&#034; sont pr&#233;sent&#233;es &#224; l'opinion mondiale comme un moyen d'emp&#234;cher l'Iran de fabriquer des armes nucl&#233;aires. On nous dit que ce n'est pas une guerre mais une op&#233;ration militaire de maintien de la paix qui consistera &#224; bombarder les installations nucl&#233;aires iraniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mini-nukes sont-elles sans danger pour les populations civiles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;v&#233;lant certains d&#233;tails du projet militaire, les articles de presse servent avant tout &#224; masquer l'ampleur de l'op&#233;ration militaire qui pr&#233;voit le recours pr&#233;ventif aux armes nucl&#233;aires tactiques. Le projet militaire repose sur la doctrine de la guerre nucl&#233;aire &#034;pr&#233;ventive&#034; de l'Administration Bush expos&#233;e dans la Nuclear Posture Review de 2002. On a recouru &#224; une large d&#233;sinformation m&#233;diatique afin de dissimuler les cons&#233;quences d&#233;vastatrices d'une utilisation d'ogives nucl&#233;aires contre l'Iran. Le fait que ces &#034;frappes chirurgicales&#034; soient effectu&#233;es avec des armes classiques et des armes nucl&#233;aires ne fait l'objet d'aucun d&#233;bat. Depuis la d&#233;cision du S&#233;nat am&#233;ricain en 2003, les armes nucl&#233;aires tactiques (low- yield mini-nukes = mini-bombes nucl&#233;aires de faible puissance) de nouvelle g&#233;n&#233;ration dont la puissance explosive est &#233;gale &#224; 6 fois celle de la bombe d'Hiroshima sont consid&#233;r&#233;es comme &#034;sans danger pour les populations civiles&#034; parce qu'elles explosent sous terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; une campagne de propagande qui s'est assur&#233; le soutien de sp&#233;cialistes du nucl&#233;aire &#034;qui font autorit&#233;&#034;, on pr&#233;sente les mini-nukes comme des instruments de paix et non de guerre. On en autorise l'emploi sur les champs de bataille. On pr&#233;voit de les utiliser dans la prochaine &#233;tape de la guerre am&#233;ricaine &#034;contre le terrorisme&#034; parall&#232;lement aux armes classiques. Des membres de l'Administration am&#233;ricaine pr&#233;tendent qu'on les emploiera comme des armes dissuasives cr&#233;dibles &#224; l'&#233;gard des Etats voyous (Iran, Cor&#233;e du Nord). Leur raisonnement est que les armes nucl&#233;aires existantes sont trop destructrices pour &#234;tre employ&#233;es en dehors d'une guerre nucl&#233;aire de grande envergure. Les ennemis potentiels s'en rendent compte, si bien qu'ils ne croient pas &#224; la menace d'une riposte nucl&#233;aire. Les mini-nukes sont moins destructrices et il est donc plus probable qu'on y ait recours. Cela en fait un moyen de dissuasion plus efficace.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Opponents Surprised by Elimination of Nuke Research Funds, Defense News du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'aide d'un raisonnement compl&#232;tement faux, les armes nucl&#233;aires sont pr&#233;sent&#233;es comme un moyen de maintenir la paix et d'&#233;viter les dommages collat&#233;raux. Dans ce contexte, le Pentagone a laiss&#233; entendre que les mini-nukes, avec leur puissance de moins de 5000 tonnes, &#233;taient sans danger pour les populations civiles, l'explosion ayant lieu sous terre. Toutefois, en ce qui concerne leur puissance explosive et les retomb&#233;es radioactives potentielles, chacune de ces bombes repr&#233;sente une fraction importante de la bombe d'Hiroshima. On estime la puissance explosive des bombes largu&#233;es sur Hiroshima et Nagasaki &#224; respectivement 21 000 et 15 000 tonnes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.warbirdforum.com/hiroshim.htm&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Autrement dit, la puissance explosive des mini-nukes repr&#233;sente le tiers de celle de la bombe d'Hiroshima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle d&#233;finition de l'ogive nucl&#233;aire a estomp&#233; la diff&#233;rence entre arme classique et arme nucl&#233;aire : Selon Hans Kristensen, du Nuclear Information Project, &#034;c'est un ensemble (armes armes classiques et armes nucl&#233;aires). Il en r&#233;sulte manifestement que l'arme nucl&#233;aire cesse d'appartenir &#224; une cat&#233;gorie &#224; part, celle d'une arme de dernier recours, pour n'&#234;tre plus qu'un outil parmi d'autres &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;citation du Japanese Economic Newswire du 30/12/2005&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Nous nous trouvons &#224; un tournant dangereux : les strat&#232;ges militaires croient d&#233;j&#224; &#224; leur propagande : les manuels militaires pr&#233;tendent que cette nouvelle g&#233;n&#233;ration d'armes nucl&#233;aires peut &#234;tre utilis&#233;e &#034;sans risques&#034; sur les champs de bataille. Ce ne sont plus des armes de dernier recours. Les politiques ne s'opposent plus &#224; leur utilisation. A ce propos, le s&#233;nateur Edward Kennedy a accus&#233; le gouvernement Bush d'avoir d&#233;velopp&#233; &#034;une g&#233;n&#233;ration d'armes nucl&#233;aires plus praticables&#034;. La communaut&#233; internationale a approuv&#233; une guerre nucl&#233;aire au nom de la paix dans le monde. &#034;Rendre le monde plus s&#251;r&#034;, telle est la justification d'une op&#233;ration militaire qui pourrait aboutir &#224; un holocauste nucl&#233;aire. Mais les holocaustes nucl&#233;aires ne font pas la une des journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Mordechai Vanunu, le gouvernement isra&#233;lien se pr&#233;pare &#224; utiliser l'arme nucl&#233;aire dans sa prochaine guerre contre le monde islamique. L&#224; o&#249; je vis, les gens parlent souvent de l'Holocauste. Mais chaque bombe nucl&#233;aire, quelle qu'elle soit, repr&#233;sente un holocauste : elle peut tuer, d&#233;truire des villes, an&#233;antir des peuples entiers.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. l'interview de Mordechai Vanunu Israel Preparing to Use Nuclear Weapons (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Unit&#233; de commandement pour des attaques sur terre et dans l'espace&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une attaque pr&#233;ventive avec des armes nucl&#233;aires tactiques serait coordonn&#233;e par l'US Strategic Command et l'Offutt Air Force Base au Nebraska en collaboration avec des unit&#233;s de commandement des USA et de la coalition du golfe Persique, de la base militaire de Diego Garcia, d'Isra&#235;l et de la Turquie. L'US Strategic Command a pour mandat de &#034;superviser un plan d'attaque global&#034; qui pr&#233;voit l'utilisation d'armes classiques et d'armes nucl&#233;aires. En jargon militaire, il doit &#034;jouer le r&#244;le d'un int&#233;grateur global responsable d'op&#233;rations dans l'espace, d'information, de d&#233;fense anti-missiles int&#233;gr&#233;e, de commandement et de contr&#244;le globaux, de renseignement, de surveillance, de reconnaissance, d'attaque globale et de dissuasion strat&#233;gique&#8230;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 2005, au d&#233;but des pr&#233;paratifs de guerre contre l'Iran, l'US Strategic Command a &#233;t&#233; reconnu &#034;premier commandement de l'int&#233;gration et de la synchronisation des efforts du minist&#232;re de la D&#233;fense en vue de la lutte contre les armes de destruction massive&#034;. Pour accomplir cette t&#226;che, une toute nouvelle unit&#233; de commandement a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, la Joint Functional Component Command Space and Global Strike (JFCCSGS). Elle a pour mission de superviser le d&#233;clenchement d'une attaque nucl&#233;aire conform&#233;ment &#224; la Nuclear Posture Review (NPR) adopt&#233;e par le Congr&#232;s en 2002. Celle-ci pr&#233;voit l'utilisation pr&#233;ventive d'ogives nucl&#233;aires non seulement contre les Etats voyous mais contre la Russie et la Chine. Depuis novembre, le JFCCSGS doit, apr&#232;s les exercices militaires appropri&#233;s, &#034;se trouver en &#233;tat de pr&#233;paration avanc&#233;&#034;. C'est ce qu'a d&#233;clar&#233; d&#233;but d&#233;cembre l'US Strategic Command. Cette unit&#233; doit &#234;tre capable &#034;d'atteindre rapidement des cibles dans le monde entier, et cela en utilisant aussi bien des armes classiques que des armes nucl&#233;aires&#034;. Les exercices effectu&#233;s en novembre concernaient &#034;un pays fictif que l'on supposait &#234;tre la Cor&#233;e du Nord&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. David Ruppe, Preemptive Nuclear War in a State of Readiness : US Command (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;A partir du 18 novembre, la nouvelle unit&#233; (le JFCCSGS) remplit les conditions n&#233;cessaires pour pouvoir se dire op&#233;rationnelle.&#034; Une semaine avant cette annonce, l'unit&#233; achevait un exercice de poste de commandement baptis&#233; Global Lightning, qui &#233;tait li&#233; &#224; un autre exercice, appel&#233; Vigilant Shield, dirig&#233; par le North American Aerospace Defense Command (NORAD) qui est charg&#233; de la d&#233;fense anti-missiles en Am&#233;rique du Nord. &#034;Apr&#232;s avoir effectu&#233; plusieurs nouvelles missions en 2002, l'US Strategic Command a &#233;t&#233; r&#233;organis&#233; afin d'assurer une meilleure collaboration et d'&#234;tre plus attentif aux relations entre les diff&#233;rentes fonctions&#034;, a d&#233;clar&#233; le capitaine de la Marine James Graybeal, premier porte-parole de l'US Strategic Command. &#034;Avant le mois de mai de cette ann&#233;e, le JFCCSGS avait publi&#233; un concept d'op&#233;rations et commen&#231;ait &#224; pr&#233;ciser les conditions n&#233;cessaires &#224; sa r&#233;alisation jour apr&#232;s jour et son processus de planification int&#233;gr&#233;. Les performances de l'unit&#233; pendant l'exercice Global Lightning ont montr&#233; qu'elle &#233;tait pr&#234;te &#224; r&#233;aliser sa mission consistant &#224; prouver ses capacit&#233;s de frappe int&#233;gr&#233;e dans le monde et dans l'espace afin de dissuader les agresseurs et, si l'ordre en est donn&#233;, de vaincre l'adversaire au moyen de mesures globales communes visant &#224; appuyer l'US Strategic Command de mani&#232;re d&#233;cisive&#034;, a-t-il ajout&#233; sans donner de d&#233;tails sur les &#034;nouvelles missions&#034; de cette unit&#233; de commandement qui compte environ 250 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des sp&#233;cialistes du nucl&#233;aire et des sources gouvernementales ont pr&#233;cis&#233; qu'une de ses principales missions serait de mettre en oeuvre la strat&#233;gie nucl&#233;aire de 2001 qui inclut une option consistant &#224; attaquer des Etats voyous avec des armes de destruction massive.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Japanese Economic Newswire du 30/12/2005&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concept plan (CONPLAN) 8022&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le JFCCSGS est dans un &#233;tat de pr&#233;paration avanc&#233; en ce qui concerne le d&#233;clenchement d'attaques visant l'Iran ou la Cor&#233;e du Nord. La mise en oeuvre op&#233;rationnelle d'une attaque globale est appel&#233;e Concept Plan (Conplan) 8022. Il est d&#233;crit comme &#233;tant &#034;un plan concret que la Marine et l'Arm&#233;e de l'air traduisent en attaques coordonn&#233;es de leurs sous-marins et de leurs bombardiers.(ibid.) COMPLAN 8022 est &#034;le plan g&#233;n&#233;ral des sc&#233;narios strat&#233;giques pr&#233;par&#233;s qui impliquent l'usage d'armes nucl&#233;aires&#034;. &#034;Il est particuli&#232;rement centr&#233; sur les nouvelles formes de menaces - Iran, Cor&#233;e du Nord - de m&#234;me que sur les prolif&#233;rateurs et les terroristes potentiels.&#034; Selon Kristensen, &#034;rien ne permet de dire qu'ils n'utiliseront pas le CONPLAN 8022 &#224; une &#233;chelle r&#233;duite contre des cibles russes ou chinoises &#187;. (cf. note 11)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission du JFCCSGS est de mettre en oeuvre le CONPLAN, c'est-&#224;-dire de d&#233;clencher une guerre nucl&#233;aire contre l'Iran. Le Commandant en chef des Forces arm&#233;es, en l'occurrence George W. Bush, chargerait le Secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense qui, &#224; son tour, chargerait les chefs d'&#233;tat-major des trois arm&#233;es d'activer le CONPLAN 8022. Ce dernier est diff&#233;rent des autres op&#233;rations militaires : il n'envisage pas le d&#233;ploiement de forces terrestres. Il pr&#233;voit une op&#233;ration &#224; petite &#233;chelle. Un plan militaire typique comprend un m&#233;lange des trois arm&#233;es - arm&#233;e de l'air, marine et arm&#233;e de terre - et prend en compte les aspects politiques et logistiques n&#233;cessaires au soutien de ces forces dans des op&#233;rations d'une certaine dur&#233;e. Le plan d'attaque globale est offensif, il est d&#233;clench&#233; par la perception d'un danger imminent et ex&#233;cut&#233; sur ordre du Pr&#233;sident. (William Arkin, Washington Post, mai 2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A vrai dire, la capacit&#233; de p&#233;n&#233;tration en profondeur de la [bombe nucl&#233;aire] B61-11 est limit&#233;e. Des essais ont montr&#233; qu'elle ne p&#233;n&#233;trait que jusqu'&#224; quelque 20 pieds [environ 6,6 m] dans un terrain sec lorsqu'elle &#233;tait largu&#233;e d'une altitude de 40 000 pieds [environ 13 km]. M&#234;me ainsi - elle s'enfonce dans le sol avant d'exploser - une proportion beaucoup plus grande d'&#233;nergie explosive, en comparaison avec les explosions en surface, a pour effet d'&#233;branler le sol. Toute tentative de l'utiliser en milieu urbain cependant occasionnerait des pertes humaines consid&#233;rables. M&#234;me avec une bombe de faible puissance (moins d'une kilotonne), l'explosion creuserait un &#233;norme crat&#232;re, &#233;jectant des quantit&#233;s de mati&#232;res radioactives qui &#233;mettraient un rayonnement gamma l&#233;thal sur une vaste &#233;tendue. (&lt;a href=&#034;https://www.fas.org/faspir/2001/v54n1/weapons.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.fas.org/faspir/2001/v54n1/weapo...&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#244;le d'Isra&#235;l - Extension de la guerre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin de 2004, Isra&#235;l stocke des armes classiques et nucl&#233;aires made in USA en pr&#233;vision d'une attaque contre l'Iran. Ce stockage, financ&#233; par l'aide militaire am&#233;ricaine, &#233;tait quasi termin&#233; en juin 2005. Isra&#235;l a re&#231;u des Etats-Unis plusieurs milliers &#034;d'armes intelligentes lanc&#233;es depuis des avions&#034; dont quelque 500 bombes anti-bunker qui peuvent &#233;galement &#234;tre utilis&#233;es comme vecteurs de bombes nucl&#233;aires tactiques. La bombe B61-11 est la &#034;version nucl&#233;aire&#034; de la BLU 113 classique. Elle peut &#234;tre lanc&#233;e &#224; peu pr&#232;s de la m&#234;me mani&#232;re que es bombes anti-bunker classiques.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. Michel Chossudovsky, www.globalresearch.ca/articles / CG... et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; En outre, comme on l'a appris &#224; la fin de 2003, des sous-marins Dolphin isra&#233;liens &#233;quip&#233;s de missiles Harpoon am&#233;ricains arm&#233;s d'ogives nucl&#233;aires sont actuellement dirig&#233;s vers l'Iran.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. Gordon Thomas, www.globalresearch.ca/articles/THO3...&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin avril 2005, vente &#224; Isra&#235;l de bombes antibunker GBU28. Au moment de la visite de Poutine en Isra&#235;l, la Defence Security Cooperation Agency (D&#233;partement am&#233;ricain de la D&#233;fense) a annonc&#233; la vente &#224; Isra&#235;l de 100 nouvelles bombes anti-bunker fabriqu&#233;es par Lockheed Martin. Les m&#233;dias ont vu l&#224; &#034;un avertissement &#224; l'Iran &#224; propos de ses ambitions nucl&#233;aires&#034;. La vente concerne les &#034;Guided Bomb Unit-28 (GBU28) BLU-113 Penetrator&#034; (qui comprennent l'unit&#233; de guidage WGU-36A/B et un &#233;quipement de soutien). La GBU-28 est d&#233;crite comme une arme sp&#233;ciale pr&#233;vue pour d&#233;truire des centres de commandement profond&#233;ment enterr&#233;s. Le fait est que cette bombe compte parmi les armes classiques les plus meurtri&#232;res que l'on connaisse car elle peut tuer des milliers de civils. Elle a &#233;t&#233; utilis&#233;e lors de l'invasion de l'Irak en 2003. L'arm&#233;e de l'air isra&#233;lienne pr&#233;voit d'en &#233;quiper ses bombardiers F-15. &lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;a href=&#034;https://www.dsca.osd.mil/Press Releases/36-b/2005/ Isra&#235;l_05-10_corrected.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.dsca.osd.mil/Press Releases/36-...&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extension de la guerre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Iran a confirm&#233; qu'il riposterait s'il &#233;tait attaqu&#233; en lan&#231;ant des missiles balistiques sur Isra&#235;l (CNN, f&#233;vrier 2005). Ces attaques pourraient aussi viser des installations militaires am&#233;ricaines en Irak et dans le golfe Persique, ce qui conduirait imm&#233;diatement &#224; un sc&#233;nario d'escalade militaire et &#224; une guerre totale. Actuellement, il y a trois th&#233;&#226;tres distincts d'op&#233;rations militaires : l'Afghanistan, l'Irak et la Palestine. Les attaques a&#233;riennes contre l'Iran pourraient contribuer &#224; d&#233;clencher une guerre dans une vaste r&#233;gion comprenant le Moyen-Orient et l'Asie centrale. En outre, l'attaque pr&#233;vue de l'Iran devrait &#233;galement &#234;tre envisag&#233;e en relation avec le retrait - opportun - des troupes syriennes du Liban qui a lib&#233;r&#233; un nouvel espace au d&#233;ploiement de forces isra&#233;liennes. Et autre facteur &#224; signaler : la participation de la Turquie &#224; l'op&#233;ration militaire am&#233;ricano- isra&#233;lienne, qui r&#233;sulte de l'accord conclu l'ann&#233;e derni&#232;re entre Ankara et Tel-Aviv.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, T&#233;h&#233;ran a renforc&#233; sa d&#233;fense a&#233;rienne en achetant 29 syst&#232;mes anti-a&#233;riens russes Tor M-1. En octobre dernier, avec la collaboration de Moscou, &#034;une fus&#233;e russe a plac&#233; en orbite un satellite espion, le Sinah-1&#034;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. Chris Floyd, Persian Fire, www.globalresearch.ca du 20/12/2005&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le Sinah-1 n'est que le premier de plusieurs satellites iraniens qui doivent &#234;tre mis en orbite par les Russes au cours des prochains mois. Ainsi, l'Iran poss&#233;dera bient&#244;t un r&#233;seau de satellites constituant un syst&#232;me de pr&#233;alerte en cas d'attaque isra&#233;lienne, bien qu'il s'agisse l&#224; de peu de chose en regard des puissants espions a&#233;riens isra&#233;liens et am&#233;ricains capables de d&#233;tecter les moindres mouvements de la barbe des mullahs de T&#233;h&#233;ran. De plus, selon le Sunday Times, la Russie a sign&#233; &#224; la fin du mois dernier un contrat d'un milliard de dollars portant sur la vente &#224; l'Iran d'un syst&#232;me de d&#233;fense moderne capable de d&#233;truire des missiles guid&#233;s et des bombes guid&#233;es au laser. Il sera op&#233;rationnel au cours des prochains mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guerre terrestre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le CONPLAN n'envisage pas une guerre terrestre, les bombardements a&#233;riens pourraient y mener. Des troupes iraniennes pourraient passer la fronti&#232;re avec l'Irak et s'opposer aux forces de la coalition en Irak. Des troupes isra&#233;liennes et ou des forces sp&#233;ciales pourraient entrer au Liban et en Syrie. Actuellement, Isra&#235;l pr&#233;voit d'effectuer des exercices militaires et de d&#233;ployer des forces sp&#233;ciales dans les r&#233;gions montagneuses de Turquie qui jouxtent l'Iran et la Syrie, cela avec la collaboration du gouvernement d'Ankara. Ankara et Isra&#235;l ont conclu un accord qui autorise ce dernier &#224; effectuer des man&#339;uvres dans les r&#233;gions montagneuses de la Turquie situ&#233;es &#224; la fronti&#232;re avec l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un journal des Emirats arabes unis, et conform&#233;ment &#224; l'accord conclu entre le chef d'&#233;tat-major de l'arm&#233;e isra&#233;lienne Dan Halutz et des hauts responsables turcs, Isra&#235;l va effectuer diverses man&#339;uvres dans les r&#233;gions situ&#233;es aux fronti&#232;res avec l'Iran et la Syrie. Citant certaines sources sans les nommer, le journal en question insiste sur le fait qu'Isra&#235;l a formul&#233; cette demande en raison des difficult&#233;s &#224; passer un hiver dans les territoires montagneux pr&#232;s des fronti&#232;res avec l'Iran. Deux unit&#233;s vont participer &#224; ces exercices dont la date n'a pas encore &#233;t&#233; fix&#233;e. Ce sont les plus importantes unit&#233;s militaires sp&#233;ciales d'Isra&#235;l. Elles ont pour mission de combattre le terrorisme et sont sp&#233;cialis&#233;es dans la gu&#233;rilla Auparavant, la Turquie avait autoris&#233; l'entra&#238;nement de pilotes isra&#233;liens dans la r&#233;gion jouxtant l'Iran. La nouvelle de l'accord a &#233;t&#233; diffus&#233;e au moment o&#249; des responsables turcs essaient d'&#233;chapper &#224; l'accusation de coop&#233;rer avec les Etats-Unis dans des op&#233;rations d'espionnage &#224; l'encontre de la Syrie et de l'Iran. Depuis la semaine derni&#232;re, la presse arabe a publi&#233; divers articles indiquant qu'Ankara est dispos&#233;, du moins en principe, &#224; engager des n&#233;gociations sur la mise &#224; disposition de ses espaces terrestre et a&#233;rien pour des op&#233;rations dirig&#233;es contre l'Iran.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E'temad website, T&#233;h&#233;ran (en persan), 28/12/05, BBC Monitoring Services (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusions :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de tout cela sont effrayantes. La &#034;communaut&#233; internationale&#034; a accept&#233; l'&#233;ventualit&#233; d'un holocauste nucl&#233;aire. Les d&#233;cideurs sont aveugl&#233;s par leur propre propagande. L'Europe de l'Ouest et l'Am&#233;rique du Nord sont parvenues &#224; un consensus concernant des attaques a&#233;riennes au moyen d'armes nucl&#233;aires tactiques sans prendre en compte leurs effets d&#233;vastateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette aventure militaire motiv&#233;e par la recherche du profit est une menace pour l'avenir de l'humanit&#233;. Ce qu'il faut dans les mois qui viennent, c'est un grand mouvement, national et international, qui brise la conspiration du silence, qui reconnaisse les dangers, qui mette ce projet de guerre au centre des d&#233;bats politiques et de l'attention des m&#233;dias, &#224; tous les niveaux, qui exige des chefs politiques et militaires qu'ils prennent position contre cette guerre nucl&#233;aire patronn&#233;e par les Etats-Unis. En derni&#232;re analyse, ce qu'il faut, c'est de lourdes sanctions internationales &#224; l'encontre des Etats-Unis et d'Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Chossudovsy est l'auteur du best-seller international &#034;The Globalization of Poverty&#034; (titre fran&#231;ais : &#034;La mondialisation de la pauvret&#233; &#187;) qui a &#233;t&#233; publi&#233; en 11 langues. Il est professeur d'&#233;conomie &#224; l'Universit&#233; d'Ottawa, canada, et directeur du Center for Research on Globalization (&lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.globalresearch.ca&lt;/a&gt;). Il collabore &#233;galement &#224; l'Encyclopaedia Britannica. Son dernier ouvrage est intitul&#233; &#034;America's War on Terrorism&#034; (Global Research, 2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; sur Global Research le 3/1/06&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction 'Horizons et d&#233;bats', Zurich&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deutscher Depeschen-Dienst du 23/12/2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;James Petras, Israel's War Deadline : Iran in the Crosshairs, &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.globalresearch.ca&lt;/a&gt; du 25/12/2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. : &lt;a href=&#034;https://www.globalsecurity.org/military/obs/iran-strikes.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.globalsecurity.org/military/obs...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Opponents Surprised by Elimination of Nuke Research Funds, Defense News du 29/12/2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.warbirdforum.com/hiroshim.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.warbirdforum.com/hiroshim.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;citation du Japanese Economic Newswire du 30/12/2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. l'interview de Mordechai Vanunu Israel Preparing to Use Nuclear Weapons against Iran, &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.globalresearch.ca&lt;/a&gt; du 2/1/2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. David Ruppe, Preemptive Nuclear War in a State of Readiness : US Command Declares Global Strike Capability, &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.globalresearch.ca&lt;/a&gt; du 2/12/2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Japanese Economic Newswire du 30/12/2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. Michel Chossudovsky, &lt;a href=&#034;https://www.globalresearch.ca/articles / CGO112C.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.globalresearch.ca/articles / CG...&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://www.thebulletin.org/article_nn.php?art_ofn=jf03norris&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.thebulletin.org/article_nn.php ?...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. Gordon Thomas, &lt;a href=&#034;https://www.globalresearch.ca/articles/THO311A.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.globalresearch.ca/articles/THO3...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. Chris Floyd, Persian Fire, &lt;a href=&#034;https://www.globalresearch.ca du 20/12/2005&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.globalresearch.ca du 20/12/2005&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;E'temad website, T&#233;h&#233;ran (en persan), 28/12/05, BBC Monitoring Services Translation&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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