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	<title>El Correo</title>
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		<title>Un petit bilan des privatisations</title>
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		<dc:date>2004-02-23T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-S&#233;bastien Zippert</dc:creator>



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&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que les m&#233;dias et nos leaders politiques mart&#232;lent depuis plus de vingt ans, les privatisations ne profitent que tr&#232;s rarement au consommateur et aux petites entreprises, et jamais au contribuable. Illustration avec quelques cas concrets. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les biens et services publics tels qu'ils existent aujourd'hui dans les pays du Nord et du Sud sont accus&#233;s de toutes les tares : ils auraient le malheur de cumuler une redoutable inefficacit&#233; avec un co&#251;t prohibitif pour les malheureux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Privatisees" rel="directory"&gt;Privatis&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que les m&#233;dias et nos leaders politiques mart&#232;lent depuis plus de vingt ans, les privatisations ne profitent que tr&#232;s rarement au consommateur et aux petites entreprises, et jamais au contribuable. Illustration avec quelques cas concrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les biens et services publics tels qu'ils existent aujourd'hui dans les pays du Nord et du Sud sont accus&#233;s de toutes les tares : ils auraient le malheur de cumuler une redoutable inefficacit&#233; avec un co&#251;t prohibitif pour les malheureux contribuables que nous sommes - tendance encore aggrav&#233;e s'ils sont en situation de monopole -, et comme si cela ne suffisait pas ils auraient en plus une f&#226;cheuse tendance &#224; &#034; prendre en otage &#034; le secteur priv&#233; par ses gr&#232;ves &#224; r&#233;p&#233;titions, g&#233;n&#233;ralement pour d&#233;fendre des &#034; int&#233;r&#234;ts corporatistes &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant ce tableau noir, la privatisation est pr&#233;sent&#233;e comme la panac&#233;e, voire l'unique solution - &#034; There is no alternative &#034;, comme l'avait dit et r&#233;p&#233;t&#233; Margaret Thatcher - : en effet celle-ci r&#233;unit les avantages que le consommateur est en droit d'attendre d'un march&#233; concurrentiel. La privatisation des biens et services public est toujours pr&#233;sent&#233;e comme pourvoyeuse d'irr&#233;sistibles avantages tels que : un fantastique amincissement des d&#233;penses publiques, issu de la vente au secteur priv&#233; des biens publics et surtout des &#233;conomies occasionn&#233;es par l'&#233;limination des budgets consomm&#233;s dans les r&#233;mun&#233;rations de ces emplois publics ; une baisse automatique des prix qui sera toujours favorable au consommateur, baisse encore acc&#233;l&#233;r&#233;e si la privatisation s'accompagne d'une d&#233;r&#233;gulation du secteur par la mise en concurrence de plusieurs acteurs ; la disparition des conflits sociaux &#224; r&#233;p&#233;titions et donc d'un meilleur service rendu au consommateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, il se trouve que dans la pratique, les choses ne sont pas aussi simples que sur le papier. Nous ne nous attarderons pas sur le d&#233;sastre de la privatisation des chemins de fers anglais, devenu embl&#233;matique au point de provoquer l'indignation du tr&#232;s lib&#233;ral hebdomadaire britannique &#034; The Economist &#034; qui l'a fort peu aimablement qualifi&#233;e &#034; d'un mod&#232;le de cynisme politique, d'incomp&#233;tence directoriale et d'opportunisme financier &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article extrait de Courrier International, 22/07/99&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). Mais les chemins de fers britanniques ne seraient-ils pas l'arbre cachant la for&#234;t ? Car il existe d'autres exp&#233;riences moins m&#233;diatis&#233;es, tir&#233;es de pays industrialis&#233;s ou en voie de d&#233;veloppement, t&#233;moignant que les r&#233;sultats attendus furent loin d'&#234;tre au rendez-vous...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand l'eau devient une marchandise elle devient vite imbuvable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a bien un &#233;l&#233;ment indispensable &#224; la vie et qui devrait faire l'objet d'un consensus sur sa nature de bien public mondial , c'est bien l'eau. Tous les habitants de cette plan&#232;te ne sont pas log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne : rappelons que 1,1 milliard d'&#234;tres humains n'ont pas d'acc&#232;s &#224; l'eau potable et 2,4 milliard ne disposent pas de moyen d'assainissement.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 12/09/02&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; De nombreuses collectivit&#233;s ont pourtant fait le choix de laisser la distribution et l'assainissement des eaux us&#233;es &#224; des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le cas de la ville d'Atlanta aux Etats Unis qui apr&#232;s seulement deux ans d'exp&#233;rience, a d&#233;cid&#233; de rompre un contrat de gestion priv&#233;e. Le service rendu par la soci&#233;t&#233; United Water (filiale du groupe fran&#231;ais Suez) &#233;tait effectivement plus proche d'un pays du Tiers-Monde que d'un pays industrialis&#233; : coupures d'eau fr&#233;quentes, eau impropre &#224; la consommation au point de contraindre les autorit&#233;s de la ville &#224; demander &#224; ses administr&#233;s de faire bouillir celle-ci avant de la consommer, etc&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;New York Times, tir&#233; de Courrier international du 13/03/03&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La rupture pr&#233;matur&#233;e d'un contrat de longue dur&#233;e aura pour cons&#233;quence de faire passer le montant du budget annuel destin&#233; au r&#233;seau de distribution de l'eau de 22 &#224; 40 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La funeste coalition d'une aberration &#233;conomique et d'un d&#233;sastre social.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation de l'eau s'est traduite pour la ville de Cochabamba en Bolivie par des &#233;meutes comme celles qui ont secou&#233; le pays en octobre dernier : la gestion de la distribution par une filiale de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine Bechtel s'est traduite par des hausses de tarif qui pouvaient repr&#233;senter jusqu'&#224; un quart (!) du budget mensuel d'un foyer. Apr&#232;s plusieurs mois de heurts sanglants entre la population et les forces de l'ordre, le gouvernement Bolivien a rompu le contrat de 40 ans qui liait la ville de Cochabamba &#224; Bechtel. Mais une fois de plus, il ne s'agit pas d'un jeu &#224; somme nulle : Bechtel r&#233;clame &#224; l'Etat Bolivien la modique somme de 25 millions de dollars de d&#233;dommagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Inde, ce sont tout simplement les cours d'eau qui sont privatis&#233;s : ainsi un homme d'affaires a acquis la concession d'une vingtaine de kilom&#232;tres de rivi&#232;re sur 20 ans. Certes, les tarifs qu'il pratique dans la vente de sa mati&#232;re premi&#232;re font le bonheur des industries, grosses consommatrices d'eau, qui se sont install&#233;es en masse au bord de la rivi&#232;re. C'est moins le cas des agriculteurs et des p&#233;cheurs qui pensaient na&#239;vement que la rivi&#232;re appartenait &#224; tout le monde et qui ont d&#233;sormais affaire &#224; la police s'ils ont l'outrecuidance d'utiliser l'eau de celle-ci pour nourrir leur famille ou pour irriguer leurs cultures.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Outlook (journal indien) tir&#233; de Courrier international du 13/03/03&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe Suez envisage tout simplement de d&#233;tourner les eaux d'une partie du Gange pour la vente de celle-ci aux populations ais&#233;es de Delhi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The Hindu (journal indien), tir&#233; de Courrier international du 25/09/03&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avec la b&#233;n&#233;diction des pouvoirs publics. Outre le fait que Suez s'approprie des fonds publics via la construction de barrages destin&#233;s &#224; d&#233;tourner les eaux, ce projet - s'il se r&#233;alise - spoliera les populations locales d'une double mani&#232;re : d'abord par la privation d'une ressource rare et limit&#233;e aux profit des plus riches, et enfin par le renoncement des pouvoirs publics d'assurer le minimum de bien &#234;tre des populations qui en ont le plus besoin. Mais contrairement au cas pr&#233;c&#233;dent, la population soutenue par plusieurs ONG n'a pas l'intention de se laisser voler sans r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est en Afrique du Sud que la privatisation de la distribution a eu les cons&#233;quences les plus dramatiques. Le gouvernement de Nelson Mandela, sous la pression des plans d'ajustement structurels impos&#233;s par le FMI et la Banque Mondiale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plus d'informations sur la teneur des plans d'ajustements structurels sur le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Heureusement, l'argent du contribuable britannique est venu &#224; leur secours. Au final, le Financial Times - journal peu suspect d'hostilit&#233; &#224; l'&#233;conomie de march&#233; - arrive &#224; la conclusion que la vague de privatisations qui a eu lieu en Grande Bretagne a permis l'&#233;closion de nouveaux oligopoles - voire de monopoles - , mais priv&#233;s cette fois ci. Bien entendu, ces concentrations d'entreprises font preuve d'un go&#251;t tr&#232;s mod&#233;r&#233; pour la guerre des prix le Financial Times en conclut que la vague de privatisations a donn&#233; un r&#233;sultat diam&#233;tralement oppos&#233; &#224; ce que voulait la r&#233;forme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Financial Times, tir&#233; de Courrier International du 17/09/98&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand le march&#233; livr&#233; &#224; lui m&#234;me s'attaque &#224; une population l'exemple de la Californie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est en Californie qu'a &#233;t&#233; pouss&#233;e la logique de la d&#233;r&#233;gulation &#224; son paroxysme : vous souvenez vous des innombrables coupures d'&#233;lectricit&#233; en Californie au cours des &#233;t&#233;s 2000 et 2001 ? Certes, et comme pour la panne g&#233;ante qui a plong&#233; New York en ao&#251;t dernier, on a accus&#233; (&#224; juste titre) la v&#233;tust&#233; des r&#233;seaux et des lignes dont l'entretien est n&#233;glig&#233; par les soci&#233;t&#233;s qui en ont pris la gestion. Mais bien peu de journaux ont mentionn&#233; que ces pannes ont &#233;t&#233; pour la plupart le r&#233;sultat d'une action qui ne doit rien &#224; la malchance : il se trouve qu'un courtier en &#233;nergie a volontairement engorg&#233; les lignes d'approvisionnement de la Californie lors des grandes vagues de chaleur, entra&#238;nant ainsi une &#233;l&#233;vation artificielle du prix de l'&#233;lectricit&#233; avec obligation pour les pouvoirs publics d'acheter l'&#233;lectricit&#233; au prix fort sous la menace d'une coupure de courant.Un des dirigeants de cette soci&#233;t&#233; avait d&#233;clar&#233; cyniquement que &#034;Quand les compagnies seront trop endett&#233;es, nous limiterons l'&#233;nergie livr&#233;e &#224; la Californie et l'Etat sera contraint d'aider ces soci&#233;t&#233;s.&#034;. Ce courtier en &#233;nergie a disparu aujourd'hui dans une faillite frauduleuse, entra&#238;nant dans son naufrage un cabinet d'audit mondialement connu, sans oublier ses 4 200 salari&#233;s (pour la plupart &#233;galement actionnaires de leur soci&#233;t&#233;) livr&#233;s au ch&#244;mage et &#224; la ruine. Gray Davies, le gouverneur de Californie de l'&#233;poque avait d&#233;clar&#233; publiquement que &#034;quelqu'un devrait aller en prison&#034;. A ce jour, les dirigeants de Enron n'ont pas r&#233;pondu de leurs actes devant la justice am&#233;ricaine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Washington Post, 8/05/02 ; Lib&#233;ration 21/05/02 ; Les Echos 7/06/02&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La caract&#232;re peu r&#233;versible d'une privatisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'avons vu pr&#233;c&#233;demment, la cr&#233;ation et l'entretien d'un r&#233;seau de distribution d'eau et d'&#233;nergie n&#233;cessite &#224; la fois une vision &#224; long terme et des investissements consid&#233;rables que seul un Etat pratiquant un niveau d'imposition d&#233;cent peut se permettre. La cession de tels actifs au secteur se fait souvent &#224; des prix sous-&#233;valu&#233;s ; par contre le passage du priv&#233; au public, quand il est possible, se fait &#224; des conditions toujours extr&#234;mement d&#233;favorables pour l'acheteur. De plus il n'est pas ais&#233; de reconstruire ensuite une infrastructure sur base d'un secteur coup&#233; en entit&#233;s non homog&#232;nes. On peut comparer une politique de privatisation et de d&#233;r&#233;gulation &#224; une sorte de d&#233;mant&#232;lement de m&#233;cano : il est beaucoup plus facile de d&#233;manteler celui-ci en petits morceaux et de distribuer ensuite ceux-ci que de remonter un &#233;difice coh&#233;rent &#224; partir de simples briques. Les privatisations sont une double spoliation du bien public : d'abord par le bradage de ceux-ci - !&lt;br class='autobr' /&gt;
comme &#233;voqu&#233; ci dessus - , ensuite par le fait que le service rendu par la soci&#233;t&#233; privatis&#233;e va se faire uniquement dans une optique de recherche de profits &#224; court terme, politique qui p&#233;nalisera syst&#233;matiquement les petits clients, majoritairement des petites entreprises et les citoyens &#224; faible pouvoir d'achat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Jean-S&#233;bastien Zippert&lt;/strong&gt; est Secr&#233;taire d'Attac Luxembourg&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;i&gt;Le Grain de Sable&lt;/i&gt;-. Attac, 18 f&#233;vrier 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Article extrait de Courrier International, 22/07/99&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Monde, 12/09/02&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;New York Times, tir&#233; de Courrier international du 13/03/03&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Outlook (journal indien) tir&#233; de Courrier international du 13/03/03&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;The Hindu (journal indien), tir&#233; de Courrier international du 25/09/03&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Plus d'informations sur la teneur des plans d'ajustements structurels sur le site du Comit&#233; pour l'Annulation de la Dette des pays du Tiers Monde : &lt;a href=&#034;https://www.cadtm.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cadtm.org&lt;/a&gt;] a privatis&#233; la distribution de l'eau de plusieurs grandes villes sud-africaines, ce qui a - comme en Bolivie - entra&#238;n&#233; une telle augmentation des tarifs que la plupart des Sud-africains ont &#233;t&#233; contraints d'utiliser les cours d'eau non potable pour leur consommation, d&#233;clenchant ainsi la pire &#233;pid&#233;mie de chol&#233;ra de son histoire : plus de 114 000 cas identifi&#233;s et 260 morts en deux ans, soit cinq fois le chiffre des d&#233;c&#232;s cumul&#233;s des vingt derni&#232;res ann&#233;es. Le journal am&#233;ricain Mother Jones en arrive &#224; la triste conclusion que &#034; Les initiatives prises pour privatiser les entreprises d'Etat, ouvrir les march&#233;s &#224; la concurrence &#233;trang&#232;re et ma&#238;triser le niveau des d&#233;penses publiques ont laiss&#233; de nombreux Sud-Africains dans une situation mat&#233;rielle pire encore que celle qui &#233;tait la leur avant la chute du r&#233;gime de l'apartheid &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La privatisation de l'&#233;lectricit&#233;, ou la recomposition de monopoles priv&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les nombreux pays ayant &#224; la fois privatis&#233; et d&#233;r&#233;gul&#233; leur march&#233; de l'&#233;lectricit&#233;, le Royaume-Uni a pu constater que si les prix ont effectivement baiss&#233;, ce sont surtout les industries qui en ont profit&#233; et pas les particuliers. Quant aux producteurs d'&#233;lectricit&#233;, la baisse des prix de gros a &#233;t&#233; fatale pour plusieurs d'entre eux [[Lib&#233;ration , 10/05/03&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Financial Times, tir&#233; de Courrier International du 17/09/98&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Washington Post, 8/05/02 ; Lib&#233;ration 21/05/02 ; Les Echos 7/06/02&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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