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		<title>La diplomatie du dollar et la dignit&#233; des peuples de d'Am&#233;rique Latine </title>
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		<dc:date>2004-07-09T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claudia Korol</dc:creator>



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&lt;p&gt;Roger Noriega, sous-secr&#233;taire aux Affaires h&#233;misph&#233;riques du D&#233;partement d'&#201;tat des &#201;tats-Unis, a encore une fois reproduit les attitudes &#233;tats-uniennes classiques d'ing&#233;rence dans les d&#233;cisions politiques des pays latino-am&#233;ricains, dont ils n'attendent que servilit&#233; et docilit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ses r&#233;centes d&#233;clarations au Conseil des Am&#233;riques - un petit groupe qui rassemble une fraction choisie de l'establishment de New York sous la tutelle de Rockfeller -, Noriega a affirm&#233; que la politique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Roger Noriega, sous-secr&#233;taire aux Affaires h&#233;misph&#233;riques du D&#233;partement d'&#201;tat des &#201;tats-Unis, a encore une fois reproduit les attitudes &#233;tats-uniennes classiques d'ing&#233;rence dans les d&#233;cisions politiques des pays latino-am&#233;ricains, dont ils n'attendent que servilit&#233; et docilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses r&#233;centes d&#233;clarations au Conseil des Am&#233;riques - un petit groupe qui rassemble une fraction choisie de l'establishment de New York sous la tutelle de Rockfeller -, Noriega a affirm&#233; que la politique actuelle de l'Argentine envers Cuba &#171; est un motif de pr&#233;occupations et de d&#233;ceptions &#224; Washington &#187;. Il a manifest&#233; son embarras parce que le chancelier Rafael Bielsa n'a pas rencontr&#233;, pendant sa visite &#224; La Havane, de groupes contre-r&#233;volutionnaires, et il a affirm&#233; que l'Argentine avait fait &#171; un virage &#224; gauche &#187; qui &#171; a d&#233;&#231;u la Maison Blanche &#187;. Dans son intervention lors de cette m&#234;me r&#233;union, Noriega a adress&#233; des propos offensants &#224; l'&#233;gard du pr&#233;sident du V&#233;n&#233;zuela, Hugo Ch&#225;vez et du leader bolivien des producteurs de coca, Evo Morales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rejetant les interpr&#233;tations selon lesquelles il s'agissait d' &#171; expressions personnelles &#187; qui ne repr&#233;sentaient pas de ce fait celles du gouvernement &#233;tats-unien, il a re&#231;u le soutien de Bush, &#224; travers le porte-parole du D&#233;partement d'&#201;tat des &#201;tats-Unis, Richard Boucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse, le pr&#233;sident argentin N&#233;stor Kirchner a pris la t&#234;te d'une salve de r&#233;pliques issues autant de membres du gouvernement que de diff&#233;rentes personnalit&#233;s politiques qui ont soulign&#233; sur des tons vari&#233;s l'ind&#233;pendance argentine par rapport au gouvernement &#233;tats-unien. Pendant que Kirchner affirmait au cours d'une c&#233;r&#233;monie &#224; La Matanza - municipalit&#233; populaire de la province de Buenos Aires - que &#171; l'Argentine est un pays ind&#233;pendant et digne &#187;, le chancelier Rafael Bielsa a pr&#233;sent&#233; une plainte &#224; l'ambassadeur des &#201;tats-Unis en Argentine, Lino Guti&#233;rrez (obscur fonctionnaire des &#201;tats-Unis li&#233; &#224; la mafia cubano-&#233;tats-unienne) en lui exprimant le &#171; profond m&#233;contentement &#187; produit sur le gouvernement argentin par les d&#233;clarations des fonctionnaires du gouvernement de Bush. La position argentine a &#233;t&#233; &#233;galement appuy&#233;e par le conseiller du pr&#233;sident Lula, du Br&#233;sil, Marco Aurelio Garc&#237;a, qui a qualifi&#233; d' &#171; impertinentes &#187; les d&#233;clarations de Roger Noriega et indiqu&#233; que &#171; la premi&#232;re chose qu'il devait &#233;claircir &#233;tait de savoir s'il parlait en tant que sous-secr&#233;taire des &#201;tats-Unis ou en tant que dissident cubain &#187;. (Roger Noriega est d'origine cubaine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce duel verbal, qui n'a pas de plus grandes cons&#233;quences pour l'instant, est pour ces pays une mani&#232;re de se positionner peu de jours avant que ne d&#233;bute &#224; Monterrey au Mexique le Sommet des Am&#233;riques o&#249; se r&#233;uniront les trente-quatre pr&#233;sidents du continent &#224; l'exception de Fidel Castro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement argentin esp&#232;re jouer le premier r&#244;le dans cette rencontre pour r&#233;affirmer sa gestion interne, compte tenu que cette rencontre se conclura par un discours de Kirchner du fait que le prochain Sommet des Am&#233;riques se r&#233;unira en 2005 dans une ville d'Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de cette r&#233;union une rencontre entre Kirchner et Bush est planifi&#233;e pour le mardi 13 janvier, durant laquelle seront certainement abord&#233;s quelques-uns des sujets &#233;pineux pour les deux administrations, comme le vote sur Cuba &#224; l'ONU (au dernier scrutin, le pr&#233;sident argentin de l'&#233;poque, Duhalde, a choisi de s'abstenir, alors que De La R&#250;a et Menem avaient auparavant vot&#233; contre Cuba), comme la discussion avec le FMI autour de la dette externe, les n&#233;gociations de l'ALCA, l'attitude argentine envers la crise bolivienne, et le d&#233;bat sur l'ex&#233;cution de manoeuvres militaires conjointes sur le territoire argentin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'arri&#232;re-plan de ces sujets, on voit la pression des lobbies et des d&#233;tenteurs des bons argentins pour obtenir leur paiement en esp&#232;ces, sans la r&#233;duction de 75% propos&#233;e par Lavagna. (Il faut se souvenir que les &#201;tats-Unis, dans leur nouveau r&#244;le de gendarme envahisseur de l'Irak, ont demand&#233; une remise de la dette externe de Bagdad, sup&#233;rieure &#224; celle que demande aujourd'hui le gouvernement argentin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre c&#244;t&#233;, l'obsession &#233;tats-unienne &#224; renforcer le blocus et l'agression contre Cuba est remise sur le tapis alors que s'approchent les &#233;lections de novembre aux &#201;tats-Unis. Bush aspire &#224; consolider son appui parmi les nombreux contre-r&#233;volutionnaires exil&#233;s nich&#233;s principalement &#224; Miami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les sujets r&#233;currents, on trouve &#233;galement la n&#233;cessit&#233; pour les &#201;tats-Unis d'inverser les r&#233;sultats des derni&#232;res r&#233;unions r&#233;alis&#233;es pour renforcer l'ALCA. Au-del&#224; des visions diff&#233;rentes de gouvernements comme ceux du Venezuela, leader d'un bloc de mouvements populaires qui rejettent carr&#233;ment ce trait&#233;, et d'autres comme ceux du Br&#233;sil ou d'Argentine qui pr&#233;tendent soumettre ces n&#233;gociations &#224; des conditions, ce qui est certain, c'est que les &#201;tats-Unis voient l'agenda pr&#233;vu avancer avec difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande vague anti-n&#233;olib&#233;rale qui parcourt les peuples du continent et fait pression sur plusieurs gouvernements ou leur fait craindre de nouvelles crises d' &#171; ingouvernabilit&#233; &#187;, a fait chanceler aussi bien les accords qui consolident leur contr&#244;le direct sur les &#233;conomies nationales, que ceux qui se rapportent &#224; la mise en oeuvre du syst&#232;me de s&#233;curit&#233; r&#233;gional et s'appuient sur les progr&#232;s de la militarisation du continent qui doit permettre l'acc&#232;s &#224; et la possession de territoires aux ressources strat&#233;giques, dans la perspective des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve &#233;tats-unien d'un monde unipolaire, dont il deviendrait le gendarme et le principal consommateur, commence &#224; se peupler des soubresauts produits par les peuples en r&#233;bellion, aussi bien dans la r&#233;sistance patriotique iraquienne que dans les insurrections du peuple bolivien, dans la mont&#233;e d'un mouvement qui met en &#233;chec le putschisme r&#233;current au V&#233;n&#233;zuela, dans la r&#233;forme agraire que les sans-terres anticipent dans leurs camps au Br&#233;sil. Quelques gouvernements sont en train d'apprendre, au prix de r&#233;bellions comme celle des 19 et 20 d&#233;cembre en Argentine, que cette vague n'est pas arr&#234;t&#233;e par les porte-parole de la Floride ni par les comptables prolixes du FMI. L'ombre d'un front des peuples et de certains gouvernements latino-am&#233;ricains contre l'ALCA commence &#224; devenir le cauchemar de ceux qui se pr&#233;tendent les nouveaux ma&#238;tres du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol :&lt;/strong&gt; Hapifil, pour RISAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.adital.org.br/asp2/index.asp?idioma=ES&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Adital&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 9 janvier 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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