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		<title>Industrie mini&#232;re en ArgentineComplicit&#233; nationale dans la spoliation internationaleFernando &#171; Pino &#187; Solanas </title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Industrie-miniere-en-ArgentineComplicite-nationale-dans-la-spoliation-internationaleFernando-Pino-Solanas</link>
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		<dc:date>2010-01-02T21:16:17Z</dc:date>
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		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Menemisme, mega-industrie mini&#232;re et contamination &lt;br class='autobr' /&gt;
Les plaintes concernant la mega industrie mini&#232;re et la Barrick Gold dont traite mon film &#171; Terre soulev&#233;e / Or impur &#187; ont d&#233;clanch&#233; la col&#232;re du gouverneur de la Province de San Juan [Argentine] qui, &#224; chaque pr&#233;sentation du film dans les diff&#233;rentes provinces, a envoy&#233; ses camionnettes avec ses complices essayant d'emp&#234;cher les projections, mais ils ont toujours &#233;t&#233; refoul&#233; par l'assistance. Jos&#233; Luis Gioja m'a m&#234;me d&#233;fi&#233; &#224; un d&#233;bat (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Exploitation-miniere" rel="directory"&gt;Exploitation mini&#232;re&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Menemisme, mega-industrie mini&#232;re et contamination&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plaintes concernant la mega industrie mini&#232;re et la Barrick Gold dont traite mon film &#171; Terre soulev&#233;e / Or impur &#187; ont d&#233;clanch&#233; la col&#232;re du gouverneur de la Province de San Juan [Argentine] qui, &#224; chaque pr&#233;sentation du film dans les diff&#233;rentes provinces, a envoy&#233; ses camionnettes avec ses complices essayant d'emp&#234;cher les projections, mais ils ont toujours &#233;t&#233; refoul&#233; par l'assistance. Jos&#233; Luis Gioja m'a m&#234;me d&#233;fi&#233; &#224; un d&#233;bat public &#224; la t&#233;l&#233;vision, mais par deux fois il a fait faux bond au rendez-vous et a envoy&#233; son fr&#232;re - le s&#233;nateur C&#233;sar Gioja - qui, avec toupet et cynisme, a ni&#233; mes plaintes sur la d&#233;sastre environnemental et le pillage qui r&#233;sulte de l'exploitation qu'ils d&#233;fendent. Depuis ses m&#233;dias locaux, le gouverneur minier a lanc&#233; une campagne voulant d&#233;montrer que j'&#233;tais contre l'industrie mini&#232;re et, qu'&#233;tant d&#233;put&#233; dans les ann&#233;es '90, j'avais vot&#233; les lois mini&#232;res que lui avait propos&#233;. Mais, bien s&#251;r, j'ai &#233;t&#233; un adversaire virulent &#224; toutes ses propositions, avec comme seule exception d'avoir approuv&#233; dans la Commission de Ressources naturelles l'avant-projet de Protection Environnementale Mini&#232;re (N&#186; 24.585/95 et introduite au Code de l'Industrie mini&#232;re). Personne n'imaginait les ravages que la mega industrie mini&#232;re produirait, aucun de ses gisements n'&#233;tait en fonction. Quelques mois plus tard, je me suis oppos&#233; et je n'ai pas vot&#233; pour dans l'enceinte nationale quand cela fut transform&#233; en loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela vaut la peine de rappeler les trajectoires : au d&#233;but des ann&#233;es 90, les fr&#232;res Gioja &#233;taient les op&#233;rateurs de&lt;strong&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Menem&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;Menem&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;[Pr&#233;sident de l'Argentine entre 1989-1999] et des agents de la&lt;strong&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrick_Gold&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;Barrick Gold&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;[Canada], avec la mission de faciliter le&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;d&#233;barquement de la mega industrie mini&#232;re en Argentine et de pouvoir s'associer commercialement &#224; elle. C'&#233;tait l'&#233;poque o&#249; je d&#233;non&#231;ais Carlos Menem comme le chef d'une bande de d&#233;linquants qui dilapidait le patrimoine national, la compagnie p&#233;troli&#232;re nationale Y.P.F. et les ressources, tandis que ses &#171; &lt;i&gt;compa&#241;eros&lt;/i&gt; &#187; me poursuivaient avec des proc&#232;s et menaces et m'agressaient par six coups de feu dans mes jambes. On vivait la d&#233;route et le festin des privatisations : &#171; le pays est &#224; genoux &#187;- justifiait le ministre Dromi, &#171; je vole pour la Couronne &#187;, pr&#233;venait J. L. Manzano - tandis que l'on entendait dire au Congr&#232;s que les serviettes pleines des dollars &#233;taient distribu&#233;es dans les bureaux. Le projet minier &#233;tait financ&#233; par le Banque Mondiale comme dans 70 autres pays ayant de grandes r&#233;serves mini&#232;res. D&#233;put&#233; &#224; l'&#233;poque, Jos&#233; Luis Gioja, &#233;tait l'un des Benouioui les plus loyaux de Menem, qui a vot&#233; toutes les lois de privatisations du mod&#232;le et ce dernier l'a install&#233; &#224; la pr&#233;sidence de la Commission d'Industrie mini&#232;re de la Chambre de D&#233;put&#233;s pour avancer le paquet de lois que lui dictaient les multinationales &#233;trang&#232;res. C&#233;sar Gioja a &#233;t&#233; la t&#234;te visible de Santa Gema Bentonita&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bentonitas Santa Gema : Une entreprise mini&#232;re producteur de bentonites, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, entreprise familiale qu'ils ont fond&#233;e pour approvisionner le Barrick Gold.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; &#233;lu &#224; la Chambre des D&#233;put&#233;s le 10 d&#233;cembre 1993 et j'ai exerc&#233; mon mandat jusqu'au 10 d&#233;cembre 1997. Au sein de la Commission d'&#201;nergie j'ai &#233;t&#233; en t&#234;te du mouvement qui a emp&#234;ch&#233; la privatisation du &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Yacyret%C3%A1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Barrage de Yacyret&#225;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Salto_Grande&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Salto Grande&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;et de la CNEA [Commission nationale de l'&#233;nergie atomique] ; dans la Commission de Ressources naturelles nous avons arr&#234;t&#233; la privatisation des Parcs Nationaux que Maria Julia Alsogaray promouvait ; dans la Constituante de la Santa Fe j'ai &#233;t&#233; vice-pr&#233;sident de la Commission des Nouveaux Droits qui a r&#233;dig&#233; l'article 41 de protection &#233;cologique, mais je n'ai pas jur&#233; sur la Constitution : le mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral l&#233;gitimait et &#233;tablissait la provincialisation des ressources du sous-sol (art 124). Les premi&#232;res lois mini&#232;res ont &#233;t&#233; vot&#233;es en 1993, avant que je ne sois &#233;lu d&#233;put&#233;. La plus importante a &#233;t&#233; celle d'Investissements Miniers N&#186; 24.196/93 qui a fix&#233; le cadre g&#233;n&#233;ral des suivantes et cela continue d'&#234;tre l'un des plus grands exemples de la volont&#233; antinationale de Menem et de Jos&#233; Luis Gioja : les multinationales mini&#232;res jouissent d'une stabilit&#233; fiscale de 30 ans ; elles sont exon&#233;r&#233;es du paiement de tout type d'Imp&#244;t national, provincial et municipal, au ch&#232;que et au gasoil [particularit&#233; fiscale argentine] ; elles d&#233;duisent des b&#233;n&#233;fices tous leurs investissements et importent librement fournitures et biens de capital. Comme le pourcentage de revenus ne leur semblait pas suffisant, Jose Luis Gioja a promulg&#233; la loi N&#186; 25.161/99, pour qu'elles puissent d&#233;duire des royalties 3 % de tous les co&#251;ts de production &#224; partir de la sortie de mine : broiement, raffinage, transport et s&#233;curit&#233; jusqu'au port de destination et c'est ainsi que les provinces ont commenc&#233; &#224; recevoir mis&#233;rablement entre 1 &#224; 1,5%. Sans contr&#244;le public aucun et avec une simple d&#233;claration sous serment, les mega mines exportent des sommes millionnaires : La Alumbrera produit par an 700.000 onces d'or et 190.000 tonnes de cuivre qui &#224; la valeur d'aujourd'hui repr&#233;sentent 2000 millions de dollars environ ; le complexe Veladero-Pascua Lama produira encore plus. Ce qui co&#251;te aux Gioja de r&#233;pondre c'est : pourquoi avec tant de richesse les provinces mini&#232;res - comme les p&#233;trolieres - continuent &#224; se noyer dans la pauvret&#233; et les d&#233;ficits fiscaux, qui les obligent &#224; s'endetter ? Rappelons que l'industrie mini&#232;re est l'unique secteur de la production qui exporte sans obligation de d&#233;poser dans le pays les devises fuits de leurs ventes et elles sont r&#233;compens&#233;es par des ristournes de l'&#201;tat qui vont de 2,5 &#224; 7,5 % de leurs exportations. La m&#233;thode est plus efficace que le vieux colonialisme de Potos&#237; parce que maintenant nous les payons pour qu'ils emportent tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'&#224; quand nous argentins allons-nous tol&#233;rer une telle spoliation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois d&#233;cennies apr&#232;s la dictature et une apr&#232;s le gouvernement Menem, plusieurs de leurs lois continuent d' &#234;tre en vigueur : celle de &lt;i&gt;Entidades Financieras&lt;/i&gt; (Dictature militaire : Mart&#237;nez de Hoz, de N&#186; 21.526/77), la &lt;i&gt;Reforma del Estado&lt;/i&gt; (N&#186; 23.696/89) ; &lt;i&gt;Provincializaci&#243;n et Privatisacion de Hydrocarburos&lt;/i&gt; (N&#186; 24.145/91) ; les &lt;i&gt;Leyes Mineras&lt;/i&gt; de Gioja et le trait&#233; de &lt;i&gt;Complementaci&#243;n Minera Argentino- Chilena&lt;/i&gt; (29/12/97). Ce dernier est un cas in&#233;dit dans l'histoire contemporaine : il cr&#233;e un troisi&#232;me territoire le long de la cordill&#232;re des Andes et sur une zone frontali&#232;re de 100 km de large, o&#249; les entrepises jouissent d'une souverainet&#233;, d'une douane et d'a&#233;roports propres. Et c'est l&#224; que se trouve l'une des plus grandes r&#233;serves d' eau potable du continent menac&#233;e par l'action de l'industrie mini&#232;re. Le veto r&#233;cent de la Pr&#233;sidente &#224; la Loi des Glaciers que la Barrick Gold soutenait et que les fr&#232;res Gioja ont promu est un exemple de la soumission irresponsable de la Nation aux multinationales. Il est imp&#233;rieux d'en finir avec le mod&#232;le de pillage et de la corruption qu'ils nous ont laiss&#233;. Nous l&#233;gislateurs devons prendre l'engagement patriotique - comme acte de r&#233;paration au peuple - de promouvoir depuis le Congr&#232;s quelques mesures comme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Interdire l'industrie mini&#232;re &#224; ciel ouvert avec des substances toxiques,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; enqu&#234;ter sur la contamination que produit la mega industrie mini&#232;re et &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; exiger la r&#233;siliation du Trait&#233; Minier Argentino-Chilien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la devise &#171; l'eau vaut plus que l'or &#187;, la mobilisation historique des populations et des assembl&#233;es citoyennes de sept provinces a ouvert le chemin apr&#232;s avoir obtenu que leurs parlements interdissent l'industrie mini&#232;re &#224; ciel ouvert avec des substances toxiques. La domination impunie de la canadienne Barrick Gold, &#224; Bajo de la Alumbrera, aux cot&#233;s des Gioja, Beder Herrera et Brizuela del Moral a commenc&#233; son compte &#224; rebour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fernando Pino Solanas, D&#233;put&#233; Proyecto Sur pour la Capitale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&#169; 2000-2010 Proyecto Sur&lt;/strong&gt;.&lt;br/&gt;
R&#233;publique Argentine&lt;br /&gt;
Tous droits r&#233;serv&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour El Correo &lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bentonita.com.ar/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;Bentonitas Santa Gema&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Une entreprise mini&#232;re producteur de bentonites, d'argiles plastiques et d'aluminium et silicate en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Argentine : Le collier de MarsansFlirtant avec la corruption.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-Le-collier-de-MarsansFlirtant-avec-la-corruption</link>
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		<dc:date>2009-02-20T21:49:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le collier par lequel la Couronne espagnole a honor&#233; &#224; la pr&#233;sidente Cristina de Kirchner, plus qu'une d&#233;coration, s'est plut&#244;t trouv&#233; &#234;tre une laisse avec laquelle Marsans veut mener le pays l&#224; o&#249; il le voudrait. Le groupe d&#233;linquant qui a ruin&#233; la compagnie a&#233;rienne A&#233;rolineas Argentinas, et escroqu&#233; tant le gouvernement espagnol que le peuple argentin, se fait passer pour &#234;tre la victime que notre pays doit indemniser en prenant &#224; sa charge un contrat millionnaire d'achat d'avions. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Ingerences-abus-et-pillages" rel="directory"&gt;Ing&#233;rences, abus et pillages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le collier par lequel la Couronne espagnole a honor&#233; &#224; la pr&#233;sidente Cristina de Kirchner, plus qu'une d&#233;coration, s'est plut&#244;t trouv&#233; &#234;tre une laisse avec laquelle Marsans veut mener le pays l&#224; o&#249; il le voudrait. Le groupe d&#233;linquant qui a ruin&#233; la compagnie a&#233;rienne A&#233;rolineas Argentinas, et escroqu&#233; tant le gouvernement espagnol que le peuple argentin, se fait passer pour &#234;tre la victime que notre pays doit indemniser en prenant &#224; sa charge un contrat millionnaire d'achat d'avions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pisode est si insolite et scandaleux qu'on a peine &#224; le croire, sauf que nous sommes devant un nouveau conte espagnol : maintenant il en r&#233;sulte qu'il ne fut pas suffisant que l'entreprise nationale Iberia et ensuite Marsans aient vendu tous les avions de la flotte d' Aerolineas Argentines (AA), les bureaux dans toutes les grandes capitales du monde, aient d&#233;m&#233;nag&#233; les syst&#232;mes de navigation, vid&#233; de leurs machines et des pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es les r&#233;serves des ateliers, et d&#233;viait vers ses autres compagnies a&#233;riennes, Air Comet et Air Europa, le sauvetage par millions que le gouvernement espagnol lui octroyait en 2002 pour sauver AA, il re&#231;ut du gouvernement argentin un sauvetage de presque 1milliard pour les salaires et le combustible depuis juillet 2008, pour laisser l'entreprise en faillite avec un passif de 890 millions de dollars. Malgr&#233; cet encha&#238;nements de d&#233;lits sans que les diff&#233;rents gouvernements argentins ne le d&#233;noncent, au retour du voyage &#224; Madrid, on nous raconte la fable selon laquelle, pour &#233;viter que Marsans se mette en col&#232;re et qu'il nous d&#233;nonce devant le tribunal du CIADI, il serait n&#233;cessaire de prendre en charge 50 % du contrat d'achat d'avions pour 5 milliards d'euros , contrat que pour approvisionner ses entreprises, Air Comet, Air Europa et AA, le groupe espagnol avait sign&#233; avec le consortium europ&#233;en Airbus. Alors : pourquoi a-t-on convoqu&#233; le Congr&#232;s National, le Tribunal des Comptes et l'Audit G&#233;n&#233;ral de la Nation ? Leur conclusion &#233;tablit que &#233;tant donn&#233; son passif, l'entreprise valait un dollar. Les gouvernements avaient toutes les raisons n&#233;cessaires pour attaquer le groupe Marsans devant le CIADI pour pillage et faillite frauduleuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entrepreneurs Antonio Mata, Gerardo D&#237;az Ferr&#225;n et Gonzalo Pascual Arias n'ont pas d'argument juridique pour mener une proc&#233;dure parce qu'ils ont viol&#233; tous les accords. Nous sommes devant un conte fantastique : apr&#232;s l'une des histoires de pillage les plus grossi&#232;res que nous ont laiss&#233; les privatisations dans des mains d'entreprises de la Couronne, il est honteux que le gouvernement argentin pr&#233;tende qu'il doit prendre en charge une somme de plus 3,5 milliards de dollars que les entrepreneurs espagnols laissent comme reliquat. C'est le conte du voleur qui veut, pour faire un proc&#232;s &#224; sa victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si c'&#233;tait rien, la campagne m&#233;diatique de d&#233;sinformation dit que c'est une bonne affaire de prendre en charge un contrat semblable, parce que le prix est excellent et que sinon, nous courrions le risque de rester sans avions. La v&#233;rit&#233; est autre : Marsans veut se d&#233;faire de ce contrat &#224; cause de la baisse du march&#233; a&#233;rien. Aujourd'hui il y a trop d'avions sur la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur se demandera s'il est r&#233;ellement n&#233;cessaire d'acheter 35 ou plus nouveaux avions. Aerol&#237;neas a besoin de reconstruire sa flotte, mais personne n'a d'information digne de foi sur ses besoins r&#233;els. Aujourd'hui dans le monde, la tendance n'est pas d'acheter des avions, mais de les prendre en leasing. Des dizaines de soci&#233;t&#233;s approvisionnent le march&#233; mondial et l'Argentine peut reconstruire sa flotte en louant, comme le font toutes les compagnies. Aujourd'hui la flotte de Aerol&#237;neas Australe est lou&#233;e : un Airbus ou Boeing pour du cabotage, en leasing, co&#251;te pr&#232;s de 800 000 dollars de d&#233;p&#244;t et 200000 dollars par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sauvetage de Marsans nous rappelle le projet anti-national du TGV. Comme s'il s'agissait de l'achat de quelques colifichets madril&#232;nes, on veut engager le pays avec plus d'endettement externe. L'ineptie du Gouvernement en mati&#232;re de transports et de son responsable, Ricardo Jaime, a d&#233;j&#224; fait perdre au pays des milliards de dollars en ne reconstruisant pas la flotte maritime, a&#233;rienne ou les chemins de fer. A la place, ils ont c&#233;d&#233; pour la premi&#232;re fois le march&#233; de cabotage aux lignes &#233;trang&#232;res. Aujourd'hui, American Airlines, &#224; travers Lan Argentina, a conquis 30 % du march&#233; interne. Nous sommes l'un de six grands exportateurs de grains et 3 milliards de dollars sont perdus par an dans le fret maritime faute de flotte. Avec 3 milliards de dollars on pourrait impulser l'industrie navale, les chemins de fer et l'a&#233;ronautique nationale, en g&#233;n&#233;rant des dizaines de milliers de postes. Avec cette somme on peut reconstruire les trains de passagers interprovinciaux et des cargos ou investir la moiti&#233; de cette somme dans l'usine d'avions de Cordoba et la construction d'une flotte de 40 bateaux c&#233;r&#233;aliers de 30.000 tx chacun comme ce fut le cas pour l'Allemagne &#224; R&#237;o Santiago &#224; 25 millions de dollars chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fort investissement en capital dans l'a&#233;ronautique se justifierait s'il impliquait une cession technologique et une mise en marche de notre industrie. Il faut penser &#224; l'int&#233;gration latino-am&#233;ricaine &#224; travers de grands projets, comme une grande ligne continentale, et avec l'entreprise br&#233;silienne Embraer participer &#224; la reconstruction de notre ligne nationale. L'opinion publique et les forces politiques et sociales doivent rejeter cette tentative de r&#233;compenser les voleurs au prix de nouveaux ajustements et de co&#251;ts &#233;lev&#233;s pour le peuple argentin. D&#233;non&#231;ons Marsans, mettons le collier et portons-le au CIADI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; . Paris, le 20 f&#233;vrier 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;ElCorreo&lt;/i&gt; de :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Argentine KUnit&#233; pour construire un projet national contre le faux &#034;progressisme&#034; kirchneriste.</title>
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		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;checs et les trahisons de la d&#233;nomm&#233;e centre-gauche, aujourd'hui la manoeuvre kirchneriste recommence dans la Capitale pour essayer d'unir les forces progressistes pour affronter Macri, comme repr&#233;sentation sans &#233;quivoque de la droite. &lt;br class='autobr' /&gt;
La politique des manipulations m&#233;diatiques a d&#233;j&#224; montr&#233; ses limites en mai 2007, quand on a voulu convaincre la citoyennet&#233; que les forces progressistes &#233;taient celles du &#171; Front pour la Victoire &#187;. Coup rat&#233; : dans le m&#234;me mois ses &#233;lus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentina-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;checs et les trahisons de la d&#233;nomm&#233;e centre-gauche, aujourd'hui la manoeuvre kirchneriste recommence dans la Capitale pour essayer d'unir les forces progressistes pour affronter Macri, comme repr&#233;sentation sans &#233;quivoque de la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique des manipulations m&#233;diatiques a d&#233;j&#224; montr&#233; ses limites en mai 2007, quand on a voulu convaincre la citoyennet&#233; que les forces progressistes &#233;taient celles du &#171; Front pour la Victoire &#187;. Coup rat&#233; : dans le m&#234;me mois ses &#233;lus votaient au Congr&#232;s la loi antiterroriste et N&#233;stor Kirchner donnait le feu vert &#224; la plus grave d&#233;cision de la politique argentine des derni&#232;res ann&#233;es : la deuxi&#232;me privatisation du p&#233;trole et du gaz avec la prorogation de &#034;Cerro Dragon&#034; et de toutes les concessions de Menem jusqu'en 2047 ; c'est-&#224;-dire, jusqu'&#224; l'extinction totale des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, pour ne pas r&#233;p&#233;ter la m&#234;me farce, il est n&#233;cessaire de mettre au clair ce que nous entendons par politique progressiste ou r&#233;actionnaire, nationale ou collaborationniste [avec les int&#233;r&#234;ts &#233;trangers]. N'est ce pas la nouvelle droite nationale qui s'associe aux multinationales qui pillent nos ressources strat&#233;giques non renouvelables, sans contr&#244;le public et avec une simple d&#233;claration sous serment ? N'est-ce pas cette nouvelle droite, avec le &#034;capitalisme des copains&#034;, qui tire profit gr&#226;ce &#224; la mise &#224; disposition sauvage des terres fiscales - appartenant aux peuples indig&#232;nes - et les gisements miniers et p&#233;troliers aux amis ou aux associ&#233;s des gouverneurs provinciaux ? Est-elle r&#233;ellement opportune, la d&#233;cision de payer au Club de Paris et aux fonds vautour, sans r&#233;viser la l&#233;gitimit&#233; de la dette externe, tandis que le rapport du juge Ballesteros sur son caract&#232;re frauduleux dort dans un tiroir du Congr&#232;s ? Que dire du &#034;TGV&#034; comme une option &#224; la reconstruction des chemins de fer avec des technologies et usines propres, qui peuvent g&#233;n&#233;rer des milliers de postes de travail et garantir une autonomie ? O&#249; placerons nous les membres illustres et amis du &#171; Front pour la Victoire &#187;, comme Crist&#243;bal L&#243;pez, Eskenazi, le s&#233;nateur Roberto Urqu&#237;a et autres grands exportateurs de c&#233;r&#233;ales, qui ont escroqu&#233; le fisc de 1.700 millions de dollars sous le parapluie de la R&#233;solution 125 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le format progressiste de l'&#232;re &#034;K&#034; est une mixture tr&#232;s particuli&#232;re de droits de l'homme et d'essences du mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral. Il suffit de rappeler qu'au nom du centre-gauche on est venu &#224; valider des politiques &#233;conomiques n&#233;olib&#233;rales les plus pures, mises en place depuis le gouvernement m&#233;n&#233;miste, quelques autres depuis la dictature. N'est-elle toujours pas en vigueur la Loi des Entit&#233;s Financi&#232;res de Mart&#237;nez de Hoz [ministre de la sanglante dictature Videla], qui interdit &#224; la petite entreprise d'acc&#233;der au cr&#233;dit public et continue &#224; &#234;tre au service des multinationales ? N'a-t-elle pas suffit la fuite de 26 milliards de dollars en 2001, pour &#233;viter la fuite r&#233;cente de 22 milliards de dollars en imposant un rigoureux contr&#244;le de changes et de devises ? N'est-il pas n&#233;cessaire de rappeler l'aventure tragique de l'Alliance, avec les pots-de-vin aux s&#233;nateurs pour flexibiliser les lois sur le travail ? Ne faut-il pas de se rappeler le retour de Domingo Cavallo - ao&#251;t 2001 - avec des pleins pouvoirs exceptionnels vot&#233;s pour les &#233;lus du &#171; Frente Grande &#187; pour n&#233;gocier un mega-&#233;change qui nous a co&#251;t&#233; presque 54 milliards de dollars de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette grande confusion, le gouvernement de Cristina Kirchner, qui pour certains se trouve &#224; la frange du progressisme ou du centre-gauche, a annonc&#233; , il y a quelques jours, une subvention aux multinationales p&#233;troli&#232;res de 8.750 millions de dollars (Clarin, 13/11/08) et a ignor&#233; la d&#233;cision du Congr&#232;s National, en r&#233;ponse aux exigences du &lt;i&gt;lobby&lt;/i&gt; minier de la Barrick Gold, en mettant son veto &#224; la loi de protection des glaciers qui avait &#233;t&#233; vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233; par les D&#233;put&#233;s et seulement trois votes contre au S&#233;nat. On vient de nommer - avec l'&#233;loge et l'accolade de quelques progressistes - D&#233;bora Giorgi comme ministre de la Production. Parmi ses innombrables postes, la flambante neuve fonctionnaire fut secr&#233;taire &#224; l'Industrie de Fernando de la R&#250;a et a sign&#233;, aux c&#244;t&#233;s de Jos&#233; Luis Machinea, l'un des accords les plus scandaleux et nuisibles &#224; l'int&#233;r&#234;t de la Nation : la prorogation pour dix ans - et ceci dix ans avant l'&#233;ch&#233;ance fix&#233;e par la loi - de ce qui fut le gisement de gaz vedette du pays : &#171; Loma La Lata &#187;. Ses r&#233;serves millionnaires, &#233;valu&#233;es &#224; plus de 10 milliards de dollars, ont &#233;t&#233; c&#233;d&#233;es pour 300 millions de dollars et seulement 12 % &#224; titre de rente devront &#234;tre pay&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour donner une id&#233;e du niveau de colonialisme rampant de l'accord, il suffit de citer l'article 1.3 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'&#201;tat National et la Province garantissent que pendant la validit&#233; de la prorogation de la Concession (...) ils maintiendront YPF indemne face &#224; toute r&#233;clamation ou action de tiers ou d&#233;cision ou changement l&#233;gislatif qui puisse affecter ou modifier le r&#233;gime de concession qui r&#233;git la zone de la &#171; Loma la Lata-Sierra Barrosa &#187;, en s'engageant &#224; la maintenir dans le plein exercice de ses droits&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que ce ne sont pas des raisons suffisantes pour d&#233;limiter ce qu'est la droite ou la gauche en Argentine et qui sont les personnes cr&#233;dibles face aux citoyens ? Dans les d&#233;cennies r&#233;centes et jusqu'&#224; maintenant, les politiques d&#233;tourn&#233;es et les pirouettes des opportunistes sont devenus monnaie courante. L'&#234;tre humain et les &#233;lites de la nation peuvent commettre des erreurs et nous les avons tous commis ; mais il est pr&#233;cis/n&#233;cessaire de les corriger avec des actions autocritiques et des engagements publics qui les surpassent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il y a des choses qui sont inadmissibles. L'une d'elles est la trahison du mandat des urnes et l'autre, les campagnes m&#233;diatiques ou les accords dans le dos du peuple, en esquivant le d&#233;bat ouvert d'id&#233;es. Tout a ses limites : nous parlons d'un d&#233;bat qui exclut n&#233;cessairement ceux qui ont &#233;t&#233; les protagonistes de la &#171; remise de cadeaux &#187; et de la corruption d'hier ou d'aujourd'hui. La crise mondiale actuelle est grave et exige des r&#233;ponses cr&#233;atrices, pouss&#233;es avec grandeur et coh&#233;rence, en rejetant toute tentative d'obtenir des b&#233;n&#233;fices personnels ou pour un groupe avec des ressources publiques et sociales, au co&#251;t de la souffrance d'une grande partie de nos compatriotes. Le d&#233;bat doit inclure alors les politiques &#224; suivre, notamment, celles avec les soci&#233;t&#233;s mini&#232;res, p&#233;troli&#232;res et exportatrices de c&#233;r&#233;ales, favoris&#233;es une rente qui appartient &#224; tous les argentins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est indispensable le d&#233;bat et la d&#233;finition d'un projet authentique national, capable d'&#234;tre un int&#233;grateur de nos potentialit&#233;s, d&#233;sirs et volont&#233; d'&#233;volution, sous une forme cr&#233;ative et autonome dans la r&#233;gion. Il est temps que nous apportons tous &#224; son dessin et construction. La t&#226;che est immense et aucune force politique ou sociale ne se trouve dans la capacit&#233; de faire face &#224; cela de fa&#231;on isol&#233;e. Par ces raisons, Proyecto Sur propose &#224; ceux qui se sentent en adh&#233;sion avec un espace progressiste, national et populaire, une Table de Dialogue pour la construction d'un Projet National.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'unit&#233; que nous proposons ne se r&#233;duit pas au simple dessein &#233;lectoral ni ne se base sur la distribution de responsabilit&#233;s ou de places dans une liste. Nous proposons de construire une force politique, sociale et culturelle qui est capable d'impulser un projet &#233;mancipateur dans la possibilit&#233; concr&#232;te de r&#233;cup&#233;rer les recours strat&#233;giques et de d&#233;mocratiser les institutions, comme le pas indispensable pour finir avec l'indigence, la faim et la d&#233;gradation de l'environnement. Il s'agit de retrouver et respecter la cr&#233;dibilit&#233; de notre peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cin&#233;aste et dirigent de &lt;i&gt;Projecto Sur&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-116311-2008-12-08.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Buenos Aires, le 8 d&#233;cembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; par&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;chec des privatisations en Argentine.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/L-echec-des-privatisations-en-Argentine</link>
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		<dc:date>2008-08-28T22:57:24Z</dc:date>
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		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le vote r&#233;cent &#224; la chambre des D&#233;put&#233;s qui a donn&#233; une mi-sanction &#224; la re&#233;tatisation de Aerolineas Argentinas constitue un pr&#233;cieux pas en avant dans la r&#233;cup&#233;ration de notre bien national. Mais loin d'&#234;tre &#233;puis&#233;, le d&#233;bat commence &#224; peine : les argentins nous nous devons une autocritique profonde sur l'&#233;chec monumental des politiques de privatisation de nos services publics et l'&#233;tat calamiteux des transports. C'est la discussion n&#233;cessaire sur les nouveaux mod&#232;les de gestion publique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Transport" rel="directory"&gt;Transport&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le vote r&#233;cent &#224; la chambre des D&#233;put&#233;s qui a donn&#233; une mi-sanction &#224; la re&#233;tatisation de &lt;i&gt;Aerolineas Argentinas&lt;/i&gt; constitue un pr&#233;cieux pas en avant dans la r&#233;cup&#233;ration de notre bien national. Mais loin d'&#234;tre &#233;puis&#233;, le d&#233;bat commence &#224; peine : les argentins nous nous devons une autocritique profonde sur l'&#233;chec monumental des politiques de privatisation de nos services publics et l'&#233;tat calamiteux des transports. C'est la discussion n&#233;cessaire sur les nouveaux mod&#232;les de gestion publique des entreprises de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, apr&#232;s avoir obtenu des modifications substantielles, avec le Bloc SI, &lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt; a d&#233;cid&#233; d'accompagner, avec des divergences/ dissidences partielles, le projet du Gouvernement pour reprendre la compagnie a&#233;rienne nationale. A cette occasion, la majorit&#233; gouvernementale a surpass&#233; l'ent&#234;tement dont on l'avait vu agir pendant le conflit agraire et a d&#233;montr&#233; une capacit&#233; d'ouverture au dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, nous obtenons que soit &#233;limin&#233;e la possibilit&#233; de reprivatiser l'entreprise. Bien que soit retenu le sch&#233;ma de Soci&#233;t&#233; Anonyme, il a &#233;t&#233; convenu qu'il y aura une majorit&#233; &#233;tatique. On a aussi obtenu que disparaisse la mention de l'Acte de l'Accord que le Gouvernement a sign&#233; avec le groupe Marsans ; et que l'on fixe comme date pour la taxation le moment de l'intervention, le 16 juillet, quand l'entreprise &#233;tait en &#233;tat de faillite. De plus, l'&#233;valuation reste &#224; charge du Tribunal des Taxations et, finalement, le dernier mot sur la valeur de la compagnie reviendra au Congr&#232;s. Si on ne parvenait pas &#224; un accord, le Gouvernement devra proc&#233;der &#224; une expropriation justifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons expliquer que le gouvernement national connaissait depuis des ann&#233;es l'&#233;tat calamiteux d'&lt;i&gt;Aerolineas Argentines&lt;/i&gt;, mais rien n'a fait pour r&#233;cup&#233;rer l'entreprise. D'abord &lt;i&gt;Iberia&lt;/i&gt;, puis &lt;i&gt;American Airlines &lt;/i&gt;et finalement le Groupe Marsans l'ont pill&#233; et l'ont men&#233; &#224; la faillite. En plus de laisser une dette millionnaire, ils ont vendu les bureaux qu'AA avait dans les principales villes du monde ; ils ont d&#233;mantel&#233; le centre le plus avanc&#233; de simulateurs de vol de l'Am&#233;rique Latine et un banc d'essai de moteurs de haute puissance ; ils ont vid&#233; les ateliers sp&#233;cialis&#233;s et les entrep&#244;ts de pi&#232;ces de rechange ; et voil&#224; qu'ils ont vendu les 28 avions que la compagnie poss&#233;dait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En accord avec le pillage de la privatisation et du laisser-aller gouvernemental, le projet que le Gouvernement a originellement pr&#233;sent&#233; semblait scandaleux, parce qu'ils ont d&#233;cid&#233; avec le groupe Marsans que l'&#201;tat argentin prenait en charge la dette de 900 millions de dollars pour tout de suite la reprivatiser &#224; nouveau ; et il &#233;tablissait que devant un d&#233;saccord probable entre le Gouvernement et le groupe priv&#233; sur le prix final des actions, un tiers participant international donnerait un verdict sans appel. Comment a-t-il &#233;t&#233; possible que durant ces 16 derni&#232;res ann&#233;es aucun gouvernement ne commen&#231;&#226;t d'actions p&#233;nales pour le pillage d'AA ? De plus, Marsans, au lieu d'investir, a fait dispara&#238;tre 750 millions de dollars qu'ils ont obtenus pour redresser leurs entreprises. Maintenant, c'est une obligation pour le gouvernement national porter plainte contre celui qui est reponsable de ce d&#233;tournement de fonds. Pour cela, depuis &lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt; nous exigions 180 jours pour enqu&#234;ter &#224; fond sur la situation de l'entreprise et pour arriver &#224; une proposition s&#233;rieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le cas d'&lt;i&gt;Aerolineas Argentines&lt;/i&gt; est une &#233;vidence de plus de l'&#233;chec monumental des privatisations. Devant cela, les organisations sociales et syndicales, les associations d'utilisateurs, des universit&#233;s et des forces politiques ont &#224; discuter d'un nouveau mod&#232;le de contr&#244;le et de gestion des entreprises publiques de service, ce qui doit se traduire, &#224; cette occasion, en un projet pour un fonctionnement transparent et efficient de nos compagnies a&#233;riennes. Il est n&#233;cessaire que les &lt;i&gt;Aerolineas Argentinas&lt;/i&gt;, ainsi que les entreprises de chemin de fer et d'autres services publics, se constituent finalement comme Soci&#233;t&#233; d'&#201;tat, situation qui, &#224; la diff&#233;rence des soci&#233;t&#233;s anonymes, exige de plus grands et plus rigoureux contr&#244;les de gestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit, en d&#233;finitive, d'enterrer avec d&#233;cision le mythe selon lequel le d&#233;barquement des capitaux priv&#233;s dans les services publics assure une plus grande efficacit&#233; et une transparence de gestion. Dans le cas de l'a&#233;rien, il semble superflu de remarquer que la s&#233;curit&#233; dans ce service est essentielle. Mais nous savons que le capital priv&#233; a pour un objectif principal le gain et non la s&#233;curit&#233; des passagers. La catastrophe de LAPA et la r&#233;cente trag&#233;die de Spanair d&#233;montrent ce qui arrive quand on essaie de descendre les co&#251;ts de maintenance ou d'op&#233;rer des vols avec de vieux avions pour assurer une rentabilit&#233;. Le service a&#233;rien, ainsi que le chemin de fer et le maritime, sont des services publics. En cons&#233;quence, ils doivent &#234;tre entre les mains de l'&#201;tat qui, en plus de pouvoir assurer un service d'excellence, apporterait des b&#233;n&#233;fices innombrables &#224; la soci&#233;t&#233; en mati&#232;re de communication, culturelle et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Argentine, apr&#232;s cinq ans de gouvernement des Kirchner, nous avons seulement vu comment empire le syst&#232;me des transports. Les passagers n'ont jamais &#233;t&#233; aussi maltrait&#233;s et le d&#233;veloppement non viable du transport routier provoque plus de 8.000 morts chaque ann&#233;e. Devant cela, le gouvernement national propose la construction de l'irraisonnable et &#233;litiste &#171; TGV &#187;, il ne r&#233;cr&#233;e pas la flotte maritime et fluviale, et il a fait cadeaux, pour la premi&#232;re fois, des routes de cabotage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modifications que &lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt; a r&#233;ussies &#224; introduire &#224; l'initiative officielle pour la r&#233;prise d' &lt;i&gt;Aerolineas Argentines&lt;/i&gt; sont une contribution au d&#233;bat que nous nous devons d'avoir sur l'&#233;chec extraordinaire du mod&#232;le privatis&#233; dans les transports, pour avancer vers la constitution de nouvelles soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat avec de nouveaux mod&#232;les de gestion qui assurent des services publics avec la participation de la communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[El Correo]. Paris, le 26 Ao&#251;t 2008. &lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de :Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Argentine La nuit du S&#233;nat</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/Argentine-La-nuit-du-Senat</link>
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		<dc:date>2008-07-20T17:26:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;cision du S&#233;nat, en repoussant la proposition de loi qui appuyait la R&#233;solution 125 propos&#233;e par le Pouvoir Ex&#233;cutif, est un &#233;chec politique et un rappel &#224; l'ordre, vers les formes de conduite gouvernementale du kirchnerisme. Le projet du Gouvernement n'est pas seulement tomb&#233; &#224; cause du vote du vice-pr&#233;sident Cobos ou gr&#226;ce &#224; un complot r&#233;actionnaire. A &#233;galement jou&#233; l'ent&#234;tement du Gouvernement, qui s'est refus&#233; &#224; approuver des r&#233;formes demand&#233;es au projet par d'autres secteurs qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentina-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;cision du S&#233;nat, en repoussant la proposition de loi qui appuyait la R&#233;solution 125 propos&#233;e par le Pouvoir Ex&#233;cutif, est un &#233;chec politique et un rappel &#224; l'ordre, vers les formes de conduite gouvernementale du kirchnerisme. Le projet du Gouvernement n'est pas seulement tomb&#233; &#224; cause du vote du vice-pr&#233;sident Cobos ou gr&#226;ce &#224; un complot r&#233;actionnaire. A &#233;galement jou&#233; l'ent&#234;tement du Gouvernement, qui s'est refus&#233; &#224; approuver des r&#233;formes demand&#233;es au projet par d'autres secteurs qui cherchaient &#224; segmenter- partager les r&#233;tentions et donner la priorit&#233; &#224; l'enqu&#234;te sur la fraude grossi&#232;re r&#233;alis&#233;e contre l'&#201;tat par les grandes multinationales exportatrices de c&#233;r&#233;ales et d'ol&#233;agineux. Depuis novembre 2007 et jusqu'&#224; fin mai 2008, gr&#226;ce &#224; la n&#233;gligence ou &#224; la complicit&#233; des autorit&#233;s les r&#233;tentions ont servi &#224; escroquer l'&#201;tat de 1169 millions de dollars, que les soci&#233;t&#233;s exportatrices ont factur&#233; aux producteurs, et n'ont pas d&#233;clar&#233; au fisc. Le projet pr&#233;sent&#233; par &lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt; &#224; travers de Claudio Lozano &#225; c&#244;t&#233; d'autres d&#233;put&#233;s, a point&#233; dans cette direction, Ils ont cherch&#233; jusqu'au dernier moment de trouver un consensus sur un projet unique avec le projet officiel, en approfondissant les r&#233;tentions mobiles et segment&#233;es. Mais cela fut inutile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'orgueil et l'attitude aveugl&#233;e gouvernementale a men&#233; le pays vers plus de 100 jours de conflit, avant de prendre la d&#233;cision de faire participer le Congr&#232;s. L'exp&#233;rience v&#233;cue &#224; la Chambre des D&#233;put&#233;s n'a servi en rien d'avertissement : devant le S&#233;nat, le Gouvernement a recommenc&#233; &#224; s'enfermer dans une logique sectaire, en rentrant dans un jeu dangereux de miroirs, qui l'ann&#233;e pass&#233;e l'avait port&#233; vers un autre &#233;chec historique &#224; Misiones. Loin de d&#233;montrer des vocations d&#233;mocratiques, le kirchnerisme s'est refus&#233; &#224; d&#233;battre avec la soci&#233;t&#233; sur des grands sujets en attente ; et il ne l'a pas non plus fait au Parlement. Sa dynamique de prise de d&#233;cision &#224; partir d'un noyau r&#233;duit et ferm&#233;, qui &#233;vite les r&#233;unions de cabinet et dont les r&#233;solutions sont impos&#233;es &#224; partir d'une ob&#233;issance due qui coupe l'herbe sous les pieds &#224; toute possibilit&#233; de critique, forc&#233;ment ceci entra&#238;ne n&#233;cessairement la possibilit&#233; de commettre des erreurs s&#233;rieuses, comme ce fut le cas de l'affrontement avec &#034;le secteur agricole&#034;. Un trait compl&#233;mentaire de ce type de gouvernement est de fermer toute possibilit&#233; au consensus, apr&#232;s avoir &#233;tabli des polarisations pourries - dans une logique de confrontation amis-ennemis - tendant &#224; exacerber le conflit et &#224; crisper les intentions sociales. Les campagnes des grands m&#233;dias et du monde rural ont &#233;t&#233; aussi manipulatrices et manich&#233;ennes que celles du Gouvernement. La politique de Kirchner a utilis&#233; le chantage, en invoquant les fant&#244;mes les plus craints par le peuple argentin pour appeler &#224; la d&#233;fense de la d&#233;mocratie, bien qu'elle ait fait voter la loi antiterroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le plus surprenant a &#233;t&#233; leur capacit&#233; &#224; s&#233;duire avec ce type d'arguments beaucoup de compagnons et citoyens progressistes et forces sociales et politiques qui n'auraient pas d&#251; se pr&#234;ter &#224; ce jeu du pejotisme [d'un certain type de p&#233;ronisme]. Ceux qui n'&#233;taient pas dispos&#233;s &#224; se laisser entra&#238;ner &#224; un appel du nouveau pr&#233;sident du PJ -l'un des partis responsables du d&#233;sastre et de l'endettement de la Nation montrant dans sa loge les Scioli, les Gioja, le gros bras du syndicalisme pourris, les gouverneurs corrompus de la banlieue de Buenos Aires et d'autres complices du pillage national- ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme des putschistes, antid&#233;mocratiques, membres d'une &#034;nouvelle droite&#034; antipopulaire ; avec lesquels il est impossible d'arriver &#224; aucune sorte de consensus. Et ceux qui depuis les propres forces du Gouvernement cherchent ce consensus, on les traitera de tra&#238;tres. La consigne est tranchante : ou ils sont avec nous en d&#233;fendant la d&#233;mocratie, ou ils sont avec les putschistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des formes de gouvernement plus semblables &#224; des monarchies absolues -un syndrome caract&#233;ristique de quelques petites provinces de notre pays- qu'&#224; des dynamiques d&#233;mocratiques. Quand pendant de longues ann&#233;es il a &#233;t&#233; gouvern&#233; en contr&#244;lant le Pouvoir ex&#233;cutif, le Pouvoir l&#233;gislatif - emp&#234;chant d'&#234;tre l'enceinte des grands d&#233;bats nationaux - le Pouvoir Judiciaire, les m&#233;dias locaux de communication, les forces de s&#233;curit&#233; et les possibilit&#233;s de donner des postes de travail ou des allocations, peuvent &#234;tre commises &#034;des erreurs d'&#233;chelle&#034;. Parce qu'une chose est de gouverner de cette fa&#231;on une province peupl&#233;e par environ 200.000 habitants ; et une autre est de chercher &#224; le faire dans un pays de quarante millions, beaucoup plus h&#233;t&#233;rog&#232;ne et complexe. Ces distorsions ont men&#233; &#224; appliquer mal une mesure correcte, comme le sont les r&#233;tentions mobiles, en ignorant quelles devaient &#234;tre segment&#233;es et en ignorant, de plus, que dans ce secteur d'affaires participent d'autres groupes de pouvoir comme les grandes soci&#233;t&#233;s exportatrices et les &lt;i&gt;pools&lt;/i&gt; de semances, dont les gains extraordinaires ne sont pas affect&#233;s fiscalement, parce qu'&#224; travers des fid&#233;icommis, ils ne paient pas d'imp&#244;ts sur le b&#233;n&#233;fice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rappel &#224; l'ordre est pertinent, alors que l'affrontement contre la &#034;campagne&#034; pendant plus de quatre mois a rel&#233;gu&#233; d'autres probl&#232;mes non moins graves et fondamentaux, qui requi&#232;rent un d&#233;bat profond si vraiment on cherche &#224; consolider un nouveau mod&#232;le de pays avec une redistribution de la richesse. Nous nous r&#233;f&#233;rons aux politiques contre l'inflation, &#224; la dette ext&#233;rieure croissante qui s'approche des 200.000 millions de dollars ; &#224; la crise &#233;nerg&#233;tique et &#224; l'abandon d'une politique de r&#233;cup&#233;ration des ressources hydrocarbon&#233;s ; au sujet de l'&#233;chec du syst&#232;me de transports et en particulier les chemins de fer ; au profil fiscal et aux avantages du secteur financier, qui jouit encore de la Loi Mart&#237;nez de Hoz [Ministre de la Dictature] ; aux exceptions fiscales des entreprises mini&#232;res qui n'ont pas d'obligation de faire rentrer les devises d'exportation ; &#224; la promotion d'entreprises sociales et &#224; de nouveaux types d'entreprises publiques nationales avec contr&#244;le des utilisateurs et des consommateurs ; &#224; la r&#233;cup&#233;ration des Aerolineas Argentinas, au march&#233; de cabotage national et aux flottes maritimes et fluviales ; &#224; la nouvelle loi sur les m&#233;dias et &#224; la d&#233;mocratisation des espaces audiovisuels dont les les licences appartiennent au peuple ; au sujet des statistiques de l'Indec ; aux modes d'int&#233;gration autonome continentale avec la cr&#233;ation d'entreprises publiques latinoam&#233;ricaines dans diff&#233;rents secteurs strat&#233;giques. En fonction de ces objectifs, il est n&#233;cessaire de provoquer un d&#233;bat de fond qui &#233;vite les fausses polarisations et soit capable de trouver des chemins pour le plus juste dessin d'un projet de pays et capables de donner la r&#233;ponse aux d&#233;fis d'une nouvelle &#233;poque historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Alcira Argumedo y Pino Solanas , Membres de &lt;strong&gt;Proyecto Sur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de : Estelle et Carlos Debiasi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; . Paris, le 18 juillet 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;En &#233;cartelant Per&#243;n&#034; : Fernando &#034;Pino&#034; Solanas.</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/En-ecartelant-Peron-Fernando-Pino-Solanas</link>
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		<dc:date>2008-02-12T11:10:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'accord de Nestor Kirchner avec Roberto Lavagna et sa d&#233;cision de pr&#233;sider le Parti Justicialiste (PJ) est un acte qui clarifie la sc&#232;ne politique argentine. La tactique du &#034;pejotisme&#034; revient &#224; se diviser avant les rendez-vous &#233;lectoraux et d'annuler ses accords internes autour des &#233;lections nationales -1985, 2003 et 2007- et de se rassembler &#224; nouveau apr&#232;s les &#233;lections. Comme le fait &#233;galement l'UCR dans son ardeur &#224; se reconstruire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette fois Kirchner recommence &#224; serrer les rangs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'accord de Nestor Kirchner avec Roberto Lavagna et sa d&#233;cision de pr&#233;sider le Parti Justicialiste (PJ) est un acte qui clarifie la sc&#232;ne politique argentine. La tactique du &#034;&lt;i&gt;pejotisme&lt;/i&gt;&#034; revient &#224; se diviser avant les rendez-vous &#233;lectoraux et d'annuler ses accords internes autour des &#233;lections nationales -1985, 2003 et 2007- et de se rassembler &#224; nouveau apr&#232;s les &#233;lections. Comme le fait &#233;galement l'UCR dans son ardeur &#224; se reconstruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois Kirchner recommence &#224; serrer les rangs avec le mentor de son plan &#233;conomique et ses vieux coll&#232;gues Duhalde, Caama&#241;o, Barrionuevo, Romero, Porta, De la Sota, Rodr&#237;guez Sa&#225; et Menem. Que personne ne s'&#233;tonne : l'accord de Kirchner avec Menem en 2005 l'habilitant &#224; se pr&#233;senter comme s&#233;nateur avait jet&#233; aux oubliettes ses affaires p&#233;nales et l'&#233;cartement du ministre Beliz qui enqu&#234;tait sur ses comptes en Suisse, en fait la d&#233;monstration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui est-ce qui pr&#233;sidait la Commission de Questions Constitutionnelles du S&#233;nat ? : la s&#233;natrice Cristina Kirchner. Pourquoi tant de dirigeants s'unissent : pour approfondir un processus lib&#233;rateur, pour d&#233;mocratiser la d&#233;mocratie, pour r&#233;cup&#233;rer la souverainet&#233;, le p&#233;trole, la participation populaire, ou pour reconstruire les industries de l'&#201;tat ? Non. Parce que ce n'est pas la passion nationale et sociale de Per&#243;n et d'&#201;vita qui les unit mais le pouvoir pour soi, pour se servir du syst&#232;me ou pour s'enrichir. Le PJ est la grande centrale d'affaires o&#249; la trahison et les &lt;i&gt;&#171; affaires &#187;&lt;/i&gt; ont remplac&#233; l'&#233;thique en politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui ils recommencent &#224; se rassembler dans un PJ qui ratifie son appartenance &#224; l' &#034;International Social Chr&#233;tienne&#034; que pr&#233;side Vicente Fox pr&#233;side et dont font partie Aznar et Felipe Calder&#243;n. Un PJ o&#249; cohabitent des gens honn&#234;tes avec des d&#233;linquants et des fonctionnaires corrompus, des p&#233;ronistes authentiques avec des antipatriotes, proy-anquis, n&#233;olib&#233;raux, des propri&#233;taires fonciers, des propri&#233;taires de m&#233;dias. Des gouverneurs qui distribuent des concessions mini&#232;res et des terres de l'Etat &#224; leurs amis et valident la cession &#224; des capitaux &#233;trangers de millions d'hectares. Ce sont les m&#234;mes qui dans les ann&#233;es 90 ont brad&#233; le p&#233;trole et vid&#233; le patrimoine public, qui ont initi&#233; ce mod&#232;le qui a fini en g&#233;nocide social : plus de 30.000 morts en 2001 et 2002 par malnutrition ou maladies gu&#233;rissables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui divise la politique nationale c'est le mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral approfondi par Menem et pas les disputes entre les dirigeants politiques ; un mod&#232;le qui continue aujourd'hui avec ses propres nuances : la l'exploitation du p&#233;trole et des mines, des subventions aux privatis&#233;es et aux multinationales, la polarisation de la richesse. Dans la R&#233;forme Constitutionnelle de 1994, au lieu de remettre l'art. 40 de la Constitution de 1949 - &#034;les minerais et les chutes d'eau, les gisements de p&#233;trole, charbon et gaz (...) sont des propri&#233;t&#233;s inali&#233;nables et imprescriptibles de la Nation&#034; - les justicialistes avec Nestor et Cristina Kirchner ont vot&#233; sa n&#233;gation et ont d&#233;moli la politique s&#233;culi&#232;re de l'&#201;tat qui mettait les ressources strat&#233;giques au service de la Nation : &#034;Correspond aux provinces la domination originelle des ressources naturelles existantes sur leur territoire&#034; (art. 124). [Ouvrant grande la porte &#224; des futures tentatives de s&#233;paratismes comme c'est le cas en Bolivie (Santa Cruz), au Br&#233;sil (Sao Pablo), au Venezuela (Zulia), arme ultime avant l'invasion des empires]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Menem aux deux Kirchner, ces richesses font le bonheur des multinationales et des fonctionnaires qui font des affaires priv&#233;es avec des biens publics. Est-ce que le plus grand exemple n'est pas la fausse &#034;argentinisation&#034; d'YPF-Repsol dans les mains de ce banquier priv&#233; de Santa Cruz ? Pendant ce temps ils continuent d'extraire du p&#233;trole et des m&#233;taux sans contr&#244;le public : un pillage de plus de 20 milliards des dollars annuels consenti par Menem et par les Kirchner. L'impunit&#233; est totale : ce sont les entreprises qui d&#233;clarent ce qu'elles emportent tandis que le gouvernement argentin le permet et met le chapeau sur ce scandale. Elisa Carrio, Lavagna, Alfonsin, aucun ne discute les questions strat&#233;giques comme la prorogation jusqu'&#224; 2047 des vieilles concessions de Menem qu'a facilit&#233; Kirchner, avec la cession de tous les gisements aux provinces. [Diviser pour r&#233;gner sur la contestation du pillage]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cart&#232;lement du projet de Per&#243;n n'est pas nouveau, cela fait des d&#233;cennies qu'ils le font. Dans son message sur le Projet Argentin devant le Congr&#232;s-le 1er mai 1974 - Per&#243;n proposait de r&#233;aliser une r&#233;volution dans la paix et ratifiait la propri&#233;t&#233; sur les ressources naturelles. Huit semaines apr&#232;s, il mourait dans des circonstances myst&#233;rieuses qui n'ont pas voulu &#234;tre &#233;lucid&#233;es. Bien qu'il ait &#233;t&#233; d&#233;licat de sant&#233; il n'y avait pas d'unit&#233; d'urgence dans la r&#233;sidence pr&#233;sidentielle : l'ont-ils laiss&#233; mourir ou l'ont-ils empoisonn&#233; comme Joao Goulart ? Parmi ceux qui l'entouraient se trouvait L&#243;pez Rega. Quelque mois plus tard arrivait le &#034;Rodrigazo&#034; qui annon&#231;ait le plan Mart&#237;nez de Hoz [De sinistre m&#233;moire argentine]. La saga tragique a continu&#233; : frapp&#233;es par l'&#233;chec ou achet&#233;es &#224; coup de canon et des millions des privatisations, la conduite &#034;pejotista&#034; a enterr&#233; les cendres du projet de Per&#243;n. Antonio Cafiero, justifiant ce qu'on travestissait, dirait : &#034;La trahison est inh&#233;rente &#224; l'action politique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps d'investir nos efforts dans le sauvetage et la reconstruction du mouvement national devant l'&#233;tape extraordinaire de l'histoire continentale qui nous est donn&#233; de vivre. Nous qui avons eu l'honneur de traiter et d' apprendre avec Per&#243;n, Scalabrini, Jauretche, Cooke, nous savons qu'il n'y a pas de mission plus urgente pour les compagnons p&#233;ronistes que de nous unir avec tous les patriotes et militants politiques et sociaux pour r&#233;aliser la r&#233;volution nationale inachev&#233;e. Laissons des illusions vaines, ayons de la grandeur et honorons ce que Per&#243;n nous disait apr&#232;s avoir pris cong&#233; le 12 juin 1974 : &#034;Je suis venu au pays pour lancer un processus de lib&#233;ration nationale et non pour consolider la d&#233;pendance. L'unit&#233; que nous avons propos&#233;e fut pour concr&#233;tiser la lib&#233;ration nationale et non pour donner du courage aux ennemis du peuple. Cette unit&#233; &#233;tait et elle est pour que le peuple puisse faire sa volont&#233; sans obstacles&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Fernando Solanas&lt;/strong&gt; Cin&#233;aste, un ex-candidat aux &#233;l&#233;ections pr&#233;sidentielles de &lt;strong&gt;Proyecto Sur&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-98744-2008-02-11.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; . Buenos Aires, le 11 f&#233;vrier 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour El Correo par :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;A quand le d&#233;bat sur &#171; affaires priv&#233;es et biens publics &#187; pour la democratie Argentine&#034; Pino Solanas</title>
		<link>https://www.elcorreo.eu.org/A-quand-le-debat-sur-affaires-privees-et-biens-publics-pour-la-democratie-Argentine-Pino-Solanas</link>
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		<dc:date>2008-01-21T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le premier mois du gouvernement de Cristina Kirchner deux faits graves pour le pays se sont produits que nous d&#233;noncions pendant la campagne &#233;lectorale au nom de Proyecto Sur : l'achat de 25% des actions d'YPF par le banquier priv&#233; de Santa Cruz, Enrique Eskenazi, avec l'approbation et l'appui des Kirchner et le lancement du m&#233;ga projet du &#034; train balle &#034; (TGV). Ce sont des mesures aux cons&#233;quences strat&#233;giques pour le futur de l'Argentine qui m&#233;ritent un d&#233;bat national vaste et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Privatisees" rel="directory"&gt;Privatis&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le premier mois du gouvernement de Cristina Kirchner deux faits graves pour le pays se sont produits que nous d&#233;noncions pendant la campagne &#233;lectorale au nom de Proyecto Sur : l'achat de 25% des actions d'YPF par le banquier priv&#233; de Santa Cruz, Enrique Eskenazi, avec l'approbation et l'appui des Kirchner et le lancement du m&#233;ga projet du &#034; train balle &#034; (TGV). Ce sont des mesures aux cons&#233;quences strat&#233;giques pour le futur de l'Argentine qui m&#233;ritent un d&#233;bat national vaste et profond. Le Gouvernement a contourn&#233; le Congr&#232;s et les dirigeants politiques - y compris une partie de l'opposition - regardant d' un autre c&#244;t&#233; comme s'il s'agissait de quelque chose de peu d'importance. Les deux cas d&#233;montrent les choix n&#233;olib&#233;raux et privatistes du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reprivatisation d'une partie d'YPF au b&#233;n&#233;fice de la &#034; bourgeoisie nationale &#034; li&#233;e au couple pr&#233;sidentiel est un scandale, quand le pays a des r&#233;serves publiques suffisantes pour reprendre toute l'entreprise au b&#233;n&#233;fice de la Nation. La soit disant exp&#233;riment&#233;e soci&#233;t&#233; &#034; Petersen &#201;nergie &#034; - qui doit permettre l' &#034;argentinisation &#034; p&#233;troli&#232;re - est une l&#233;gende &#233;tant donn&#233; qu'elle n'existe pas dans le pays et qu'elle a &#233;t&#233; enregistr&#233;e &#224; Madrid en ao&#251;t 2007. L'achat de 14.9% des actions par Eskenazi a requis &#224; peine 10% en liquide, parce que les 90% restant sont un cr&#233;dit accord&#233; par Repsol et plusieurs banques. Encore une fois des affaires priv&#233;es avec des richesses et des biens publics, comme cela se passe avec la r&#233;partition de concessions mini&#232;res dans les provinces alli&#233;es au kirchnerisme. Des centaines de gisements sont livr&#233;s tous les jours &#224; des soci&#233;t&#233;s cr&#233;&#233;es par des amis du pouvoir, qui &#224; leur tour les ren&#233;gocient aux multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; celui qu'on nomme le &#034; train balle &#034;, ou train de haute vitesse fran&#231;ais T.G.V., l'annonce du contrat para&#238;t une plaisanterie de mauvais go&#251;t quand les passagers sont abandonn&#233;s et sans information dans des gares ou dans des a&#233;roports. S'ils arrivent &#224; voyager, ils le font comme du b&#233;tail dans des trains qui ne sont pas dans en condition de circuler &#224; plus de 50 kilom&#232;tres &#224; l'heure. Les Kirchner ont approfondi la destruction du syst&#232;me ferroviaire argentin entam&#233;e par Menem, &#224; travers des concessions o&#249; l'&#201;tat paye tous les salaires, pannes, remplacements et frais de fonctionnement, et le priv&#233; - sans courir aucun risque - est le seul b&#233;n&#233;ficiaire du partage. &lt;br /&gt;
Aujourd'hui le syst&#232;me ferroviaire co&#251;te aux argentins trois fois plus que quand les trains &#233;taient g&#233;r&#233;s par l'&#201;tat et nous avions 36.000 kilom&#232;tres des voies et 95 000 employ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, c'est tout juste s'il reste 8.000 km. et 14.000 employ&#233;s. Ils disent que le &#034;balle &#034; nous co&#251;tera 3.600 millions de dollars et que 90% sera fourni par la banque fran&#231;aise Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale. C'est-&#224;-dire, qu' encore une fois, nous nous endettons dans une oeuvre pharaonique dont on ne sait jamais ce qu'elle va co&#251;ter ni quand elle sera termin&#233;e. Il suffit de se rappeler les cas de &#171; l'usine d'Eaux Lourdes &#187;, &#224; Arroyito, de la centrale thermique Atucha II, qui est toujours en construction, ou de Yacyret&#225;, qui a fini par co&#251;ter dix fois le prix initialement pr&#233;vu , et dont les travaux continuent encore. Le &#171; train balle &#187; n'a pas fonctionn&#233; dans aucun autre pays hors de l'Europe - m&#234;me pas aux Etats-Unis - parce que parmi ses nombreuses exigences, il a besoin des d&#233;veloppements technologiques parall&#232;les. La tentative de l'implanter en Egypte a &#233;t&#233; un faramineux &#233;chec financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas seulement des co&#251;ts de fabrication, ni du prix &#233;lev&#233; du billet pour les passagers de la classe moyenne et de la bourgeoisie , du corridor Buenos Aires-Rosario-Cordoba : ce projet nous attache &#224; la technologie de pointe fran&#231;aise et r&#233;affirme le renoncement du Gouvernement &#224; reconstruire une industrie ferroviaire nationale. Celle qui exportait dans toute l'Am&#233;rique Latine et qui actuellement peut &#234;tre dans le pays un des leviers de la reconstruction avec des centaines de milliers d'emplois. Des ing&#233;nieurs et des sp&#233;cialistes argentins d&#233;montrent comme il se doit que, avec ce qui est d&#233;pens&#233; aujourd'hui et avec tout ce qu'on va d&#233;penser, il est possible de reconstruire un syst&#232;me ferroviaire qui restitue aux villages de l'int&#233;rieur et aux &#233;conomies r&#233;gionales, un train s&#251;r et confortable qui circule &#224; 120 km/h. Le chemin de fer n'est pas seulement un moyen de transport, c' est une culture de la communication et un instrument fondamental pour l'int&#233;gration nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est n&#233;cessaire de promouvoir le d&#233;bat et d'exiger la participation du Congr&#232;s : l'abandon est tel que l'Argentine ne dispose pas d'une loi nationale sur les transports. Nous avons besoin de r&#233;cup&#233;rer les ressources naturelles strat&#233;giques et de r&#233;pondre &#224; la dramatique crise du transport que nous vivons. Un pays de 4 000 kilom&#232;tres de long, de base agricole, avec 40 millions d'habitants, sans p&#233;trole ni chemin de fer n'est pas viable : il ne serait pas possible de porter m&#234;me les r&#233;coltes jusqu'aux ports. Le d&#233;bat entre ce qui est public et priv&#233; reste en suspens : l'exp&#233;rience des derni&#232;res ann&#233;es d&#233;montre que les privatisations, outre la maltraitance des usagers, ont &#233;t&#233; et continueront &#224; &#234;tre un vol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fernando &#171; Pino &#187; Solanas : &lt;/strong&gt;Cin&#233;aste, ex candidat &#224; pr&#233;sident pour &#034;Proyecto Sur&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-97725-2008-01-20.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Buenos Aires, 20 Janvier 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction de l'espagnol pour El Correo de :&lt;/strong&gt; Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Elections du 28 octobre. Fernando &#171; Pino &#187; Solanas : &#034; Finissons avec l'&#233;chec&#034; en Argentine.</title>
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		<dc:date>2007-10-16T19:04:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Pino Solanas</dc:creator>



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&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res d&#233;cennies les argentins ont support&#233; des &#233;checs et des trahisons. Fatigu&#233;s de ces mauvais traitements, &#224; la fin de 2001, ils sont descendus dans la rue avec le slogan &#034;qu'ils s'en aillent tous&#034;. Comme le 17 octobre et le Cordobazo , le peuple se fit entendre. Cependant, les assembl&#233;es n'ont pas r&#233;ussi &#224; construire leurs propres repr&#233;sentations politiques et en 2003 on a fini pour voter pour le moins mauvais. Devant le manque d'enthousiasme et les questions que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.elcorreo.eu.org/Argentina-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45-45" rel="directory"&gt;Argentine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res d&#233;cennies les argentins ont support&#233; des &#233;checs et des trahisons. Fatigu&#233;s de ces mauvais traitements, &#224; la fin de 2001, ils sont descendus dans la rue avec le slogan &#034;qu'ils s'en aillent tous&#034;. Comme le 17 octobre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 17 octobre 1945, en Argentine, le colonel Juan Domingo Per&#243;n est sorti de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le Cordobazo&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Cordobazo fut une mobilisation insurrectionnelle dans la ville de Cordoba (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le peuple se fit entendre. Cependant, les assembl&#233;es n'ont pas r&#233;ussi &#224; construire leurs propres repr&#233;sentations politiques et en 2003 on a fini pour voter pour le moins mauvais. Devant le manque d'enthousiasme et les questions que l'&#233;lection du 28 octobre 2007 g&#233;n&#232;re, notre d&#233;cision d'y participer a re&#231;u de nombreux appuis, tandis que d'autres nous montrent leurs doutes. Ils sentent que le syst&#232;me &#233;lectoral est dans un pi&#232;ge et que le chemin ad&#233;quat serait de continuer &#224; construire seulement depuis le bas avec les organisations sociales. Mais la le&#231;on que donnent les luttes et les mobilisations de ces d&#233;cennies est que la construction sociale sans une construction politique nous porte &#224; une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains soutiennent que c'est une erreur de nous pr&#233;senter maintenant par manque de temps et de ressources ; qu'il serait meilleur lancer notre espace apr&#232;s les &#233;lections. Mais c'est dans les temps &#233;lectoraux quand les d&#233;bats sont ouverts. Le mieux est l'ennemi du bien : les d&#233;buts sont toujours confus, aucune initiative ne peut grandir si elle ne commence pas &#224; se mettre en marche. Nous ne pensons pas arriver maintenant : il s'agit de planter les drapeaux de notre proposition, d'obtenir des si&#232;ges et d'avancer vers 2009 pour disputer le gouvernement en 2011. Nos objectifs ne sont pas seulement &#233;lectoralistes ; nous cherchons &#224; pousser avec d'autres forces un mouvement national, politique, social et culturel, capable de r&#233;aliser les id&#233;aux d'ind&#233;pendance tant de fois trahis. &#171; &lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt; &#187; - auquel participent Alcira Argumedo, Julio Raffo, Luis Brunati - est n&#233; il y a cinq ans &#225; c&#244;t&#233; du &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.info-moreno.com.ar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;M.O.R.E.N.O&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, pour &#233;laborer une proposition transformatrice. Nous additionnons nos efforts &#224; ceux de Claudio Lozano et &#224; &lt;i&gt;Buenos Aires pour Tous&lt;/i&gt; ; Mario Mazitelli, Jorge Selser et le &lt;i&gt;Partido Socialista Aut&#233;nticoe&lt;/i&gt; et les travailleurs sociaux comme Angel Cadelli et Ana Lorenzo ; parce que tous nous avons affront&#233; les dictatures, le n&#233;olib&#233;ralisme, l'injustice et le pillage du pays. Maintenant nous insistons : Il est temps de r&#233;veiller une conscience &#233;mancipatrice des Cara&#239;bes jusqu'&#224; en Patagonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui craignent qu'enlever des votes &#224; Cristina Fern&#225;ndez, c'est faire le jeu &#224; la droite, bien qu'ils ne partagent pas toutes leurs politiques, d&#233;finissent les Kirchner comme l'option de centre-gauche. Mais avec quelle loupe voient-ils ? C'est un gouvernement progressiste, qui est compos&#233; par d'ex-fonctionnaires de Menem et de Duhalde ; alli&#233; aux m&#234;mes gouverneurs, aux m&#234;mes maires corrompus de la banlieue de Buenos Aires et aux m&#234;mes cliques syndicales ; tous protagonistes du pillage national et de la perte des droits sociaux des travailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bonnes mesures du gouvernement Kirchner - les droits de l'homme, la Cour Supr&#234;me, le retrait de l'ALCA - ne doivent pas nous faire oublier que le mod&#232;le fiscal de Menem est maintenu, que la croissance &#233;conomique n'a pas g&#233;n&#233;r&#233; de distribution de la richesse, qu'il y a encore quatorze millions de pauvres, d'indigents, la malnutrition et trois millions de malades de la fi&#232;vre de Chagas, que sont maintenues la Loi de Radiodiffusion et celle d'organismes financiers de Mart&#237;nez de Hoz en vigueur depuis la dictature, qu'il n'a pas emp&#234;ch&#233; la vente aux &#233;trangers de la terre et des entreprises nationales, qu'il a fait voter la loi antiterroriste et a aggrav&#233; la cession de l'exploitation du p&#233;trole et des mines &#224; des multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;stor Kirchner a vot&#233; la privatisation p&#233;troli&#232;re sous Menem qui a co&#251;t&#233; &#224; la Nation une perte de plus de 200.000 millions de dollars. Aujourd'hui il a donn&#233; le feu vert &#224; une re-privatisation de l'hydrocarbure avec la prorogation des concessions jusqu'&#224; 2047 c'est-&#224;-dire jusqu'&#224; l'&#233;puisement des r&#233;serves, quand elles pourraient &#234;tre exploit&#233;es par la Nation et les provinces conjointement. En des temps o&#249; le p&#233;trole se rar&#233;fie et ce qui est la cause de guerres atroces, agir ainsi constitue une trahison &#224; la Patrie et &#224; la jeunesse, parce que ce sont les ressources de nos enfants et de nos petits enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui perdure sur une bonne partie de citoyens c'est la crainte au changement : la convalescence d'une culture de l'&#233;chec r&#233;gnant depuis des ann&#233;es quatre-vingt-dix, qui nous a fait sentir que la r&#233;alit&#233; ne pouvait pas &#234;tre chang&#233;e. Une sorte de fatalit&#233; enracin&#233;e dans nos sentiments que nous devons vaincre, parce qu'existe une possibilit&#233; r&#233;elle de transformer le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces raisons nous croyons que c'est le moment propice pour commencer &#224; construire une alternative politique. Aujourd'hui existe dans le pays une n&#233;cessit&#233;, une urgence et un vide politique. L'espace national, populaire et d&#233;mocratique n'a pas de repr&#233;sentation : tous les candidats m&#233;diatiques expriment des variantes du centre &#224; la droite. L'&#233;lection du 28 octobre 2007 n'est pas une simple pi&#232;ce de rechange pr&#233;sidentielle mais approfondissaient le mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral, dans son essence, qu'est commun &#224; Cristina Fern&#225;ndez et &#224; Lavagna, &#224; L&#243;pez Murphy, &#224; Sobisch, &#224; Rodr&#237;guez Sa&#225; et &#224; Elisa Carri&#243;. Derri&#232;re un apparent progressisme, les propositions de la &lt;i&gt;Coalici&#243;n C&#237;vica&lt;/i&gt; ne vont pas au-del&#224; de propositions institutionnels et que offre comme ministre d'&#201;conomie le lib&#233;ral Prat Gay. Aucun de leurs mod&#232;les ne controverse le model agro-minier-exportateur de Menem et de la spoliation des ressources, qu'est maintenant approfondie par Kirchner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre offre n'est pas simplement occasionnelle : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/esp/article.php3?id_article=8133&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est la seule proposition qui d&#233;montre la possibilit&#233; d'en finir &#224; court terme avec la pauvret&#233; et le ch&#244;mage et d'impulser un fort d&#233;veloppement industriel. Comment ? En revenant &#224; la grande politique de l'&#201;tat qui de 1907 &#224; 1989 a fait de l'hydrocarbure une ressource strat&#233;gique et un service public. La rente p&#233;troli&#232;re s'&#233;l&#232;ve aujourd'hui &#224; 16.000 millions de dollars par an, avec quoi il est possible d'atteindre une souverainet&#233; alimentaire, d'en finir avec l'indigence, la pauvret&#233; et le ch&#244;mage ; faire r&#233;paration aux peuples indig&#232;nes en leur restituant leurs territoires et leurs droits et permettre &#224; la jeunesse qui f&#251;t la victime des plans d'ajustement [du FMI], leur remettre &#224; niveau et son insertion au travail. De plus, il est pr&#233;cis de reconstruire l'&#201;tat, de d&#233;mocratiser les institutions, d'avancer avec une r&#233;forme constitutionnelle qui int&#232;gre la d&#233;mocratie participative et de relancer les grandes industries de l'&#201;tat, le plan sid&#233;rurgique et le d&#233;veloppement scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de reconstruire une &#233;thique publique capable de prot&#233;ger ce qui est &#224; tous et de revendiquer des principes et des valeurs en d&#233;su&#233;tude : solidarit&#233;, participation, honn&#234;tet&#233;, amour de la Patrie. Nous avons besoin d'en finir avec l'&#233;chec, de reconstruire la confiance, de recommencer &#224; nous retrouver, ceux avec qui nous avons partag&#233; des luttes et un espoir pour nous convaincre de qu'unis nous pouvons vaincre. Le 13 d&#233;cembre 2007 on f&#234;tera le centenaire de la d&#233;couverte du p&#233;trole dans le pays : L'Argentine peut nationaliser le p&#233;trole et le gaz si le peuple est mobilis&#233; comme les fr&#232;res boliviens l'ont fait avec Evo Morales, et aucune multinationale p&#233;troli&#232;re n'est partie de la Bolivie. Nous voulons les convoquer &#224; cet appel &#224; la Patrie : aujourd'hui une ligne de fracture existe entre ceux qui proposent la r&#233;cup&#233;ration du p&#233;trole et des minerais et ceux qui &#233;touffent ou d&#233;fendent la d&#233;l&#233;gation des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Candidat &#224; la pr&#233;sidence et au s&#233;nat pour le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/esp/article.php3?id_article=8133&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Proyecto Sur&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-93033-2007-10-16.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;P&#225;gina 12&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Buenos Aires, le 16 octobre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.elcorreo.eu.org/esp/article.php3?id_article=8133&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire la plate-forme&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduit de l'espagnol pour &lt;i&gt;El Correo&lt;/i&gt; de&lt;/strong&gt; : Estelle et Carlos Debiasi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le 17 octobre 1945, en Argentine, le colonel Juan Domingo Per&#243;n est sorti de prison sous la pression des syndicats et d'une grand partie du peuple argentin. C'est le d&#233;but d'une aventure politique foudroyante qui va ruiner pour longtemps les Argentins.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Cordobazo fut une mobilisation insurrectionnelle dans la ville de Cordoba (2&#232;me ville argentine) qui fut l'expression de la r&#233;sistance qu'ont oppos&#233; un nombre important de travailleurs et des &#233;tudiants a la politique global de la dictature du moment.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notas de traduction&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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